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“Amici della Scuola Latina”
“Progetto realizzato con il contributo
della Presidenza del Consiglio dei
ministri – Dipartimento per gli affari
regionali e le autonomie”

Film in lingua originale francese

« De la musique avant toute chose »
[Art poétique, 1884, Paul Verlaine]
giovedì 29 maggio 2025

Si on chantait (2024)
Réalisation Facrice Maruca
Musique
Alexandre Azaria
Acteurs principaux :
Clovis Cornillac, Chantal
Neuwirth, Annie Grégorio, Alice Pol, Artus, Jeremy Lopez
Genre comédie
Durée 1h35 minutes
France 2021
Après que leur usine a fermé, laissant tout le monde sur le
carreau, Franck, Sophie, José et Jean-Claude décident de
monter une entreprise de livraison à domicile.
Jusque-là, pourquoi pas… Le premier hic, c’est qu’ils
entendent livrer… des chansons, et vont donc devoir créer un
marché tout neuf. Le second hic tient à la personnalité et aux
talents des divers membres de l’équipe, pas forcément doués
ni très aptes à s’entendre…

La musique dans le film
Sorti en novembre 2021, le film nous emmène dans la ville de Quiévrechain, près de Valenciennes, dans le
Nord de la France. La comédie, réalisée par Fabrice Maruca, met en scène une bande d’amis touchés par la
fermeture de l'usine sidérurgique Valosteel. Parmi eux, on retrouve José, joué par Jérémy Lopez. Ce dernier
décide de lancer sa propre entreprise : une société qui propose à ses clients de commander des prestations
scéniques sur les chansons de leur choix pour de grands événements. Avec ses amis Jean-Claude (Clovis
Cornillac) et Sophie (Alice Pol), Franck se lance dans cette aventure musicale qui promet de ramener un
peu de joie dans son quotidien. Le film joue sur un mélange de comédie et de divertissement, permettant
aux personnages d'exprimer leurs émotions à travers la musique. Et c'est là que l’on se demande : les acteurs
ont-ils vraiment chanté tout au long du long-métrage ? La réponse est oui ! Dans Si on chantait, les acteurs
interprètent eux-mêmes les chansons à l’écran. Artus, connu pour son humour, s'est glissé avec brio dans la
peau de Franck, chantant plusieurs titres phares du répertoire français. À ses côtés, Clovis Cornillac, Artus
(José), Alice Pol et d'autres actrices comme Chantal Neuwirth (Henriette) et Annie Gregorio (mère de José)
ont également donné de leur personne pour pousser la chansonnette. Ces performances ne se sont pas faites

�sans préparation. Les acteurs ont travaillé avec Jérôme Lateur, superviseur musical du film, qui les a guidés
tout au long du processus. « Nous avons essayé d’être assez éclectiques pour couvrir un répertoire des
années 70 à nos jours”, a-t-il déclaré dans un communiqué de presse. ».
Bien que les acteurs chantent réellement, une petite astuce technique a été employée pour garantir la qualité
des scènes musicales. Si l’on peut admirer leurs voix en direct à l’écran, les performances ont été doublées
d’un pré-enregistrèrent en studio. Ce procédé a permis d’éviter tout incident sur le plateau de tournage.
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Si on chantait (Julien Clerc)
Les Sunlights des tropiques (Gilbert Montagné)
Savoir aimer (Florent Pagny)
Je m'voyais déjà (Charles Aznavour)
Les Yeux de la mama (Kendji Girac)
Tout le bonheur du monde (Sinsemilia)
Voulez-vous danser grand-mère ?
Sapés comme jamais (Maître Gims)
Viens boire un p'tit coup à la maison (Licence IV)
Quand la musique est bonne (Jean-Jacques Goldman)
Le Banana split (Lio)
Je te promets (Johnny Hallyday)
Et si tu n'existais pas (Joe Dassin)
Partir un jour (2 be 3)
Attention mesdames et messieurs (Michel Fugain)
Je suis venu te dire que je m'en vais (Serge Gainsbourg)
Balance ton quoi (Angèle)
Je t'aime (Lara Fabian)
Femme Like U (K. Maro)

Un film made in Hauts-de-France puisant dans les souvenirs du metteur en scène
Durant l'été 2020, une équipe de tournage s'était installée dans le Valenciennois, accompagnée d'acteurs
renommés comme Clovis Cornillac, Artus et Alice Pol, pour la réalisation du film. Et pour cause, Fabrice,
le réalisateur de 51 ans, est un enfant des Hauts-de-France. Il est né à Quiévrechain même. « Ça me tenait à
cœur de tourner là où j'ai grandi, livre-t-il. Et je voulais parler du milieu ouvrier, d'où mon père venait. Des
fermetures d'usines, j'en ai vu plein. C’étaient des moments tristes, mais chaleureux aussi. Car ça concernait
tout le monde. On a dû se serrer les coudes pour se sortir de galères ». À travers ce film, le réalisateur
souhaitait aussi montrer une autre image des personnes du Nord, pour « sortir de la caricature habituelle qui
est faite. Je voulais montrer des gens normaux et bienveillants, même s'ils n'ont pas d'argent ».
Vraisemblablement, l'idée de ce scénario viendrait de l'enfance du réalisateur. « À Quiévrechain, on écoutait
une radio : Aunelle, du nom de la rivière qui passe dans la commune. Et tous les dimanches matin, elle
diffusait des chansons dédicacées. Pour un de mes anniversaires, mes parents m'avaient fait la surprise de
me dédicacer des génériques de dessins animés, et ça m'avait vraiment touché. J'en garde un souvenir ému ».

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                    <text>ASSOCIAZIONE AMICI DEL COLLEGIO VALDESE
Testi italiano/ francese dell’esposizione
“Un viaggio tra le piante di Edouard Rostan”
Pannello n.1
Percorrere l’ambiente significa non solo camminare ma anche guardare
Negli anni 80 dell’800 il botanico Edouard Rostan pensava che conoscere le piante del proprio
territorio significasse acquisire uno strumento di crescita individuale importante, e per questo donò
il suo erbario delle Valli valdesi al Museo valdese. I fogli di quell’erbario furono affidati al
professor Giovanni Maggiore che al Liceo valdese non solo li custodì e completò, ma che li usò
come prezioso strumento didattico anche per le sue uscite con le classi “sul campo”.
Oggi l’erbario è custodito al Museo valdese a Torre Pellice dove le sue digitalizzazioni sono
consultabili per i visitatori.
Il percorso che state per intraprendere racconta il territorio che avete intorno sia utilizzando la
fotografia che Rostan “scattò” attraverso il suo erbario quasi 150 anni fa sia raccontando come le
piante si muovono e dialogano con l’ambiente che le circonda, vengono raccontate e sono state
“usate” dall’uomo contribuendo a cambiare il paesaggio.
Un percorso che si inserisce in un duplice progetto: uno pensato nell’ambito della legge 482/99
sulle lingue minoritarie e che prova a raccontare con parole scritte e parlate (è sufficiente inquadrare
il Qrcode qui a fianco, quanto vedrete nelle tre lingue del territorio, l’italiano, il francese e
l’occitano); il secondo legato all’itinerario culturale europeo “Le strade degli ugonotti e dei valdesi”
che racconta un tratto di storia europea che ha attraversato questa valle e che ha visto la migrazione
forzata e il ritorno della popolazione valdese. Con loro si sono mosse anche le piante e il sapere per
coltivarle. Uno spostamento che ha rimodellato anche l’aspetto dei territori e che anticipa quello che
sul campo possiamo vedere guardando con attenzione quanto ci scorre a fianco camminando.
Le piante, come gli uomini, si muovono, colonizzano, hanno una storia, entrano in dialogo con
quanto le circonda; il viaggio che state per intraprendere vi parlerà proprio di questo…
Se déplacer dans l’environnement signifie non seulement marcher mais aussi regarder.
Vers 1880, le botaniste Edouard Rostan était convaincu que connaître les plantes de son
environnement permettait d’acquérir un outil important pour la croissance individuelle. C’est pour
cette raison qu’il fit don de son herbier des Vallées vaudoises au Musée vaudois. Les feuilles de cet
herbier furent confiées au professeur Giovanni Maggiore du Lycée vaudois qui non seulement les
conserva et les compléta mais les utilisa aussi comme précieux outil didactique lors de ses sorties de
classe « sur le terrain ».
Aujourd’hui, l’herbier est conservé au Musée vaudois de Torre Pellice où les visiteurs peuvent
consulter la version numérique.
L’itinéraire s’inscrit dans un double projet : l’un conçu dans le cadre de la loi 482/99 protégeant les
langues minoritaires (il suffit de scanner le QR code pour accéder aux textes dans les trois langues
du territoire : italien, français et occitan) et le second lié à l’itinéraire culturel européen « Sur les pas
des Huguenots et des Vaudois ». Ce dernier reparcourt les chemins de l’exil et du retour aux Vallées
du peuple vaudois ; ceux-ci avaient pris avec eux des plantes et les connaissances nécessaires pour
les cultiver. Ces déplacements ont contribué à façonner les territoires car les plantes, tout comme les
hommes, bougent, colonisent, ont une histoire et dialoguent avec l’environnement.
Le voyage que vous allez entreprendre va justement vous parler de tout ça…

�Pannello n.2
Pierre Edouard Rostan
Pierre Edouard Rostan (San Germano Chisone, 1826-1895) fu medico, botanico, amante delle
montagne, cultore delle tradizioni e delle parlate locali, l’occitano e il francese, promotore e primo
presidente della Société d’Histoire Vaudoise, stimolatore delle ricerche sulla storia e l’archeologia
delle valli.
La straordinarietà di questo personaggio sta nell’aver attraversato – dalla modesta e remota condotta
medica di Perrero – con le sue centinaia di lettere e con i suoi innumerevoli scambi di piante, il
mondo botanico ottocentesco di cui ci fa conoscere i nomi più prestigiosi, delle università e dei
musei di Firenze, Ginevra, Vienna, Parigi, San Pietroburgo, Stoccolma, Edimburgo, fin negli Stati
Uniti, Sud Africa e in Nuova Zelanda, dove sono conservati fogli dei suoi erbari. La sua
corrispondenza, quasi mille lettere sono conservate all’Archivio della Società di Studi valdesi, è
scritta quasi esclusivamente in francese, lingua che conosceva meglio dell’italiano, com’era
consuetudine nella popolazione valdese dell’Ottocento.
Benché le sue raccolte di piante siano andate perdute, tutte o in parte, durante la II Guerra mondiale,
possiamo valutare in forse 10-15.000 campioni la consistenza di quell’erbario, in larghissima parte
relativo alle Alpi Cozie; mentre si compone di 1.877 fogli quello conservato a Torre Pellice, e
regalato da Rostan per scopi didattici a uso degli studenti del Liceo valdese.
Quest’ultimo erbario si trova oggi al Museo valdese di Torre Pellice, ove è possibile consultarne i
contenuti grazie all’importante lavoro di informatizzazione effettuato al Museo Regionale di
Scienze Naturali di Torino.
Pierre Edouard Rostan
Pierre Edouard Rostan (San Germano Chisone, 1826-1895) était médecin, botaniste, grand amateur
de montagne et passionné par les traditions et les langues locales - l’occitan et le français. Il fut
promoteur et premier président de la Société d’Histoire Vaudoise, encourageant les recherches sur
l’histoire et l’archéologie des Vallées.
C’est un personnage extraordinaire qui, depuis son modeste et lointain cabinet médical de Perrero, a
été l’un des protagonistes du monde botanique du XIXème siècle. Avec ses lettres et ses
innombrables échanges de plantes, il nous a fait connaître les noms les plus prestigieux des
universités et des musées de Florence, Genève, Vienne, Paris, Saint-Pétersbourg, Stockholm,
Édimbourg, jusqu’aux États-Unis, Afrique du Sud et Nouvelle-Zélande, où des feuilles de ses
herbiers sont conservées. Sa correspondance, dont près d'un millier de lettres se trouvent dans les
archives de la Société d'études vaudoises, est rédigée presque exclusivement en français, langue
qu'il connaissait beaucoup mieux que l'italien, comme c'était l'usage au sein de la population
vaudoise au XIXe siècle.
Bien que sa collection de plantes ait été presque entièrement détruite pendant la Deuxième Guerre
mondiale, il a été toutefois possible d’estimer qu’elle se composait de 10-15.000 exemplaires, la
plupart provenant des Alpes Cottiennes. Les 1.877 feuilles conservées au Musée vaudois de Torre
Pellice ont été offertes par Rostan aux élèves du Lycée vaudois. On peut les consulter grâce à la
numérisation effectuée par le Musée Régional des Sciences Naturelles de Turin.

�Pannello n.3
Il paesaggio vegetale ieri e oggi
Il paesaggio vegetale è un quadro in continuo movimento frutto delle interazioni tra le attività
umane e i processi naturali.
La successione è quel processo attraverso il quale, col passare del tempo, le comunità vegetali si
sostituiscono l’una all’altra in uno stesso luogo.
Nel paesaggio esistono dunque delle logiche dinamiche che agiscono su un mosaico di ambienti
diversi (prati, boschi, coltivi, ecc.). Popolazioni animali e vegetali interagiscono tra loro e una serie
di perturbazioni o interferenze, tra cui quelle umane sono spesso determinanti, tendono a indirizzare
l’evoluzione della vegetazione. Tra l’abbandono di un seminativo (ad esempio un campo di patate),
la sua colonizzazione da parte di specie erbacee e legnose e la formazione di un nuovo bosco
possono passare in condizioni favorevoli pochi decenni.
In natura la stabilità è una condizione spesso fugace e illusoria, anche nel caso dello sviluppo finale
di una vegetazione forestale evoluta: si vengono a determinare dei cicli naturali nel bosco che sono
caratterizzati da fasi giovanili, fasi adulte e infine fasi di invecchiamento e deperimento, il cui crollo
favorisce l’installarsi di una nuova generazione di giovani alberi.
I prati e i pascoli di bassa e media quota sono ambienti semi-naturali che non esisterebbero in
natura se non grazie all’azione dell’uomo nel tempo tramite lo sfalcio o il pascolo: essi infatti si
sono originati dal taglio e dal dissodamento di antichi boschi e, nonostante ciò, costituiscono un
elemento ricco di biodiversità e di elevato valore sia da un punto di vista paesaggistico sia
economico.
Le paysage végétal, hier et aujourd’hui
Le paysage végétal est un tableau en perpétuel mouvement, fruit des interactions entre les activités
humaines et les évolutions naturelles.
La succession est ce processus par lequel, au fil du temps, des communautés végétales se
remplacent au même endroit.
Dans des conditions favorables, quelques décennies suffisent entre l’abandon d’une terre arable (par
exemple un champ de pommes de terre), sa colonisation par des espèces herbacées et ligneuses et la
formation d’une nouvelle forêt.
Les prairies et les pâturages de basse et moyenne altitude sont des milieux semi-naturels qui
n’existeraient pas sans le fauchage ou la pâture. Ils sont issus d’anciennes forêts défrichées et ils
constituent un milieu riche en biodiversité ; ils ont une grande valeur tant du point de vue du
paysage que du point de vue économique.

Pannello n.4
Prati, pascoli e piante da frasca
Fino al secondo dopoguerra sotto l’influenza delle attività agricole e pastorali si è venuto a creare
un paesaggio culturale legato all’economia di sussistenza. Di questo paesaggio sono testimoni
ancora oggi i prati e i pascoli, le piante da frasca (in maggioranza frassini,), le “barsaglie” (ovvero i
pascoli rupestri frequentati dalle capre), i terrazzamenti in pietra a secco in cui si praticavano le
colture della vite assieme a colture erbacee e i castagneti da frutto. Il castagno fino alla metà del

�Novecento ha consentito alla popolazione delle valli di vivere in grande sobrietà, ma in mirabile
equilibrio con l'ambiente.
Un tempo i boschi erano spesso radi, pascolati e di basso sviluppo (“buissonate”) a eccezione delle
“bandite” (vedasi quella degli Eyssart, che proteggeva l’omonima borgata), “i boschi neri” poco
accessibili come quelli della Biava o dell’Imeut (a base di abete bianco) o il “Bò de Ciarnira”,
“magnifique bois de tilleul” così menzionato nel “Guide des Vallées Vaudoises” di inizio XX secolo
nei pressi di Villanova, tra la borgata di Gardaou e il vallone di Coumbalira.
Rispetto ai tempi di Edouard Rostan oggi sono diventate rare certe piante dei prato-pascoli, le
specie avventizie delle colture come il gittaione (Agrostemma githago), presenti un tempo assieme
al grano saraceno. Nell’erbario di Rostan tra i campioni raccolti a Bobbio Pellice si trova la cuscuta
(Cuscuta europea), pianta parassita che è ancora possibile rinvenire localmente abbarbicata sopra le
ortiche.
Prairies, pâturages et arbustes
Jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, les activités agricoles et pastorales créaient un paysage
culturel lié à l’économie de subsistance dont témoignent encore aujourd’hui les prairies, les
pâturages, les futaies (en majorité des frênes, voir photo 1), les « barsaglie » (les pâturages rupestres
des chèvres), les terrasses en pierres sèches où l’on cultivait la vigne, avec d’autres cultures
herbacées (« autin », sur la photo n. 2 près du monument de Sibaud) et les châtaigniers. Jusqu’à la
moitié du XX siècle, les châtaigniers ont permis aux gens de vivre de manière très sobre mais en
équilibre avec l’environnement.
Autrefois, les bois étaient clairsemés, on y allait en pâture et surtout ils étaient très peu développés
(« buissonate ») à l’exception des « bandite » (comme celle des Eyssart qui protégeait le hameau),
les « bois noirs », peu accessibles comme ceux de la Biava ou de l’Imeut (composés essentiellement
de sapins blancs) ou le « Bò de Ciarnira », un « magnifique bois de tilleul », comme on le souligne
dans le Guide des Vallées Vaudoises, près de Villanova, entre le hameau de Gardaou et le vallon de
Coumbalira.
Par rapport à l’époque de Rostan, aujourd’hui certaines plantes des pâturages se font rares, telles les
espèces adventices comme la nielle des blés (Agrostemma githago), autrefois présente avec le
sarrasin. Dans l’herbier de Rostan, parmi les espèces récoltées on trouve la grande cuscute (Cuscuta
europe), une plante parasite des orties.

Pannello n.5
Le Piante in movimento
Così come noi le piante si muovono. I loro semi possono viaggiare utilizzando alcuni mezzi di
trasporto quali vento, acqua e animali. I semi volano, navigano oppure usano l’autostop di un
qualche animale di turno che ingerisce semi appetibili, oppure si attaccano ai loro peli. Lo scopo di
questi viaggi è spostarsi un po’ più distante rispetto alla pianta che li ha generati in modo da
diffondere la specie.
L’uomo entra prepotentemente in gioco nella dispersione delle piante! Nel corso della storia,
l’essere umano ha spostato semi da una parte all’altra del Pianeta, volontariamente oppure no,
spesso trasportando sotto le suole delle scarpe o nel risvolto dei pantaloni, carichi preziosi. La sorte
di questi “clandestini” è quella di non riuscire ad adattarsi alle nuove condizioni in cui vengono a
trovarsi, oppure di prosperare addirittura meglio rispetto alla terra natia, diventando ospiti
ingombranti per le specie autoctone.

�Ecco perché è difficile immaginarsi le specie presenti sul territorio anche solo un secolo fa: queste
cambiano, si spostano, imperversano, altre periscono senza che noi quasi ce ne accorgiamo. L’uomo
nel corso del tempo ha imparato a convivere con l’alternarsi delle specie vegetali, le conosceva e
sapeva di quali poteva fidarsi, piante medicinali, mangerecce, tintorie e quelle dalle quali doveva
diffidare o difendersi, specie infestanti delle coltivazioni, velenose.
Le piante, con l’uomo, continueranno a viaggiare come è sempre stato in tutta la storia di
convivenza tra specie vegetali e esseri umani.
Les plantes en mouvement
Les plantes bougent. Leurs graines peuvent voyager avec le vent, l’eau et les animaux. Elles volent,
naviguent ou font du stop étant ingérées ou s’accrochant aux poils. Le but est bien évidemment de
s’éloigner le plus possible de la plante originaire afin d’en diffuser l’espèce.
L’homme joue un rôle très important dans la propagation des plantes ! Tout au long de l’histoire, il a
déplacé les graines aux quatre coins de la planète, volontairement ou non, sous ses semelles ou dans
le revers de son pantalon. Le destin de cette précieuse cargaison « clandestine » a deux issues : soit
elle n’arrive pas à s’adapter aux nouvelles conditions soit elle prospère mieux qu’avant, devenant
souvent un hôte indésirable pour les espèces indigènes.
Voilà pourquoi il est très difficile d’imaginer les espèces qui étaient présentes sur le territoire il y a
un siècle. Elles changent, se déplacent, prospèrent ou périssent sans qu’on s’en aperçoive. Au fil du
temps, l’homme a appris à cohabiter avec l’alternance des espèces végétales, il les connaissait et
savait comment utiliser les plantes médicinales et comestibles, se méfiant des espèces venimeuses et
infestantes.
Comme depuis toujours dans l’histoire de la cohabitation entre l’homme et les espèces
végétales, les plantes continueront de voyager.

Pannello n.6
ll giardino botanico alpino “Bruno Peyronel”
Nel territorio di Bobbio Pellice è visitabile, in estate, un orto botanico che grazie alla propria quota
di 2.290 metri s.l.m. è tra i più alti d’Italia e d’Europa. Il Giardino è situato poco più a valle del col
Barant, sul versante che scende alla Conca del Prà, su una superficie di 17.000 metri quadrati. La
conformazione del sito e la ricchezza dei suoli e delle esposizioni danno naturalmente origine a una
decina di ambienti floristici rappresentativi della flora alpina del Alpi Cozie.
Il Giardino del Colle Barant è stato inaugurato dalla Comunità montana val Pellice nel 1991 ed è
dedicato al prof. Bruno Peyronel, illustre botanico originario della val Germanasca scomparso nel
1982.
Nel Giardino sono state classificate oltre 300 specie spontanee naturalmente presenti, di cui 15
endemiche e oltre 30 inserite tra le piante a protezione assoluta: si tratta di una biodiversità floristica
stimata del 30% superiore a quella di analoghe stazioni alpine. Possiamo ammirare la vegetazione
delle rocce, la zona di greto, la valletta nivale, il pascolo alpino, gli arbusteti e la zona umida dove
si trova la Gentiana rostanii. specie scoperta da Edouard Rostan e a lui intitolata.
In luglio e agosto l’area viene allestita con cartelli esplicativi e presidiata dai botanici
dell’Associazione Naturalistica Pinerolese, che propongono visite guidate per evidenziare la
peculiarità dell’ambiente alpino e le conseguenti strategie di sopravvivenza delle piante.
Il Giardino è raggiungibile in circa 90 minuti sia dal rifugio Barbara Lowrie che dal rifugio Willy
Jervis: l’avvicinamento a piedi consente una progressiva immersione nell’area di pregio ambientale
e giunti sul Colle ci si può rifocillare al rifugio escursionistico Barant.
www.giardinopeyronel.it

�Le jardin botanique alpin « Bruno Peyronel »
Sur le territoire de Bobbio Pellice, on peut visiter pendant l’été un jardin botanique qui est l’un des
plus élevés d’Europe avec ses 2.290 m d’altitude. Il se situe près du Col Barant, sur le versant qui
descend vers la Conca du Pra, et s’étend sur une superficie d’environ 17.000 mètres carrés. La
conformation du site, la richesse de ses sols et son exposition permettent le développement de plus
de dix milieux floristiques, représentatifs de la flore alpine des Alpes Cottiennes.
Le Jardin du Col Barant a été inauguré par la Comunità Montana Val Pellice en 1991 et est dédié à
Bruno Peyronel, un illustre botaniste du Val Germanasca disparu en 1982.
On a classé plus de 300 espèces spontanées, dont 15 sont endémiques et plus de 30 sont répertoriées
parmi celles strictement protégées : il s’agit d’une biodiversité floristique de 30% supérieure à celle
d’autres stations alpines similaires. Nous pouvons admirer la végétation des rochers, de la zone des
lits de gravier, de la vallée nivale, des pâturages alpins, des arbustes et de l’aire humide où pousse la
Gentiana rostanii, une espèce découverte par Rostan et qui porte son nom.
Pendant les mois de juillet et d’août, la zone est aménagée avec des panneaux explicatifs. Des
botanistes de l’Associazione Naturalistica Pinerolese proposent des visites guidées illustrant les
particularités du milieu alpin et les stratégies de survie des plantes.
Le jardin est accessible à pied en 90 minutes environ, aussi bien depuis le refuge Barbara Lowrie
que depuis le refuge Willy Jervis. L’approche permet une immersion progressive dans cette aire de
valeur environnementale et une fois au col, on peut se restaurer au refuge Barant
www.giardinopeyronel.it

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                  <text>Le Attività Culturali di promozione linguistica si propongono l’obiettivo principale di valorizzare e diffondere in maniera efficace studi, materiali e ricerche circa la minoranza linguistica storica, ma anche quello di proporre attività e azioni di diverso genere rivolte sia alla popolazione locale, per riappropriarsi della propria cultura linguistica e della propria identità, con un occhio attento alle nuove generazioni, sia a quella turistica, per poter meglio comprendere la storia dei luoghi che sta visitando.</text>
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                <text>Un viaggio tra le piante di Rostan - Pannelli</text>
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                <text>Pannelli descrittivi dell'itinerario storico naturalistico intitolato a E. Rostan</text>
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                    <text>ASSOCIAZIONE
“AMICI DELLA
SCUOLA LATINA”

COMUNITÀ MONTANA
VALLI CHISONE
E GERMANASCA

Giornata della cultura occitana 2009

ATTI DEL CONVEGNO:

“1999-2009: Dieci anni
di tutela delle lingue minoritarie”
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Enrico Allasino
Marco Stolfo
Lorenzo Geninatti
Riccardo Regis
Silvana Allisio
Stefano Martini
C on l a
partecipazione
di:

Moderatore:
Matteo Rivoira

Associazione “Amici della Scuola Latina”

�GIORNATA DELLA CULTURA OCCITANA 2009

Atti del Convegno:
1999-2009
Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie

Scuola Latina di Pomaretto
26 settembre 2009

�Relatori:
Matteo Rivoira (moderatore), Enrico Allasino, Marco Stolfo, Lorenzo Geninatti,
Riccardo Regis, Silvana Allisio, Stefano Martini
Note biografiche:
MATTEO RIVOIRA
Laureato in Geografia linguistica presso l’Università di Torino e Dottore di ricerca in
romanistica, lavora presso l'Atlante Linguistico Italiano. È stato consulente della Comunità
Montana Val Pellice per il progetto di tutela linguistica (occitano e francese).
ENRICO ALLASINO
Laureato in Filosofia e Dottore di ricerca in Sociologia, oggi Responsabile dell’Osservatorio
regionale sull’immigrazione - IRES Piemonte, è autore di numerose pubblicazioni, tra le quali:
Lingue, culture, identità e politiche locali. Ipotesi per una ricerca sul Piemonte e Le lingue del
Piemonte (con altri autori).
MARCO STOLFO
Dirige dal 2004 il Servizio Identità linguistiche, culturali e corregionali all’estero della
Regione Friuli-Venezia Giulia e dal 2007 fa parte del Comitato tecnico consultivo per
l'applicazione della legislazione in materia di minoranze linguistiche storiche, istituito presso il
Ministero per gli Affari Regionali.
LORENZO GENINATTI
Funzionario del Settore Promozione del Patrimonio Culturale e Linguistico della Regione
Piemonte.
RICCARDO REGIS
Lavora all’Atlante Linguistico ed Etnografico del Piemonte Occidentale – ALEPO.
Si è occupato di linguistica, sociolinguistica, linguistica percettiva e, ultimamente, di politica
linguistica. È segretario di redazione della rivista quadrimestrale LIDI, lingue e idiomi d'Italia,
coordinata e diretta dal prof. Tullio Telmon.
SILVANA ALLISIO
Funzionario amministrativo Comunità Montana Valle Stura, collabora con l’Associazione
“Vou Rëcordàou” di Oncino, in Valle Po. I Quaderni dell'Associazione ne raccolgono le
testimonianze.
STEFANO MARTINI
Funzionario amministrativo dell’ufficio turistico culturale della Comunità Montana Valle
Stura, è responsabile dell’Ecomuseo della Pastorizia della Valle Stura.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

�INDICE

INTRODUZIONE agli Atti del Convegno

5

PRIMA PARTE
INTERVENTI:
Matteo Rivoira
Introduzione al Convegno

7

Enrico Allasino
Lingue, culture, identità: le politiche locali in Piemonte, nel campo
delle minoranze linguistiche storiche

11

Marco Stolfo
Dieci anni di Legge 482/99. Radici europee e risultati italiani

18

DIBATTITO

34

SECONDA PARTE
INTERVENTI:
Lorenzo Geninatti
L’interpretazione della Legge 482 e la sua applicazione in Piemonte:
progetti e realizzazioni

43

Riccardo Regis
Spinte idealistiche e “verità effettuale”. Il caso del provenzale alpino

52

Silvana Allisio, Stefano Martini
Storia di ordinaria tutela della lingua degli affetti.
Esperienze in valle Po e valle Stura

61

CONCLUSIONI e DIBATTITO

66

ALLEGATO A: Diapositive relative all’intervento di E. Allasino
ALLEGATO B: Immagini del Convegno

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

��INTRODUZIONE

Nell’ambito delle attività di promozione previste nel progetto 2006 finanziato mediante la
Legge 482/99 e realizzato nell’anno 2009, è stato organizzato per sabato 26 settembre dalla
Associazione Amici della scuola Latina, in collaborazione con la Regione Piemonte e la
Comunità Montana Valli Chisone e Germanasca, il Convegno “1999-2009: Dieci anni di
tutela delle lingue minoritarie”.
Nella prima sessione del convegno, Matteo Rivoira (moderatore), Enrico Allasino e Marco
Stolfo, ognuno a partire dal proprio ambito scientifico, hanno dato il loro contributo per la
prosecuzione della riflessione mediante la quale si è tentato in questi tre anni di ancorare alla
realtà effettiva quell’esperienza culturale molto particolare consistente nella tutela di alcune
lingue minoritarie. Riflessione ormai ben avviata, anche grazie ai convegni come quello di cui
presentiamo qui gli atti, che hanno voluto affrontare senza sotterfugi alcune contraddizioni
proprie dei provvedimenti emanati dagli enti preposti all’applicazione della legge di tutela e
delle pratiche attuate sul territorio: attività di formazione, di sensibilizzazione, di
documentazione, di raccolta dati, di vera e propria militanza, in alcuni casi, legate soprattutto
alla presenza delle Associazioni, delle riviste - come La Valaddo , ma anche Novel Temp,
Coumboscuro, Valados Usitanos e Ousitanio Vivo – accanto agli Sportelli linguistici e ai
progetti didattici attuati nelle scuole.
Quale ricaduta sulla vita reale delle persone si è avuta del dettato legislativo, quale concretezza
gli è stata attribuita, con quali strumenti e contenuti? E, in ultima analisi, a partire da quali
presupposti? Se la lingua, insieme alla storia, ad alcuni luoghi della memoria, un paesaggio
caratteristico, le specialità culinarie, il folklore, - per alcuni anche una bandiera - rappresenta
uno dei classici elementi che “fondano” l’identità, vista sia come costruzione culturale, sia
come eredità del passato, il tema dell’identità diventava centrale nel dibattito che ci riguarda.
A noi interessava sottolineare come la via per definirla comporti comunque sempre una
capacità di relazione, di rapporto con l’altro, di configurazione del futuro, senza richiamarsi a
origini o a radici inventate. Ci è parso che la via meno ideologica fosse quella di andare a
cercare i risultati del lavoro svolto fin qui nella concretezza dell’uso che si fa della lingua da
parte di chi si riconosce in quella che possiamo chiamare l’identità alpina.
Con questo convegno abbiamo quindi voluto tentare una prima valutazione nel decennale
dell’approvazione della Legge 482/99, benché essa diventi applicativa con il Regolamento
solo nel 2001.
Enrico Allasino ha presentato i risultati della ricerca da lui condotta per conto dell’Ires
Piemonte sulle politiche locali nel campo delle minoranze linguistiche storiche.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�Marco Stolfo, il cui campo di studi verte principalmente sulla tutela delle minoranze in
Europa, si è addentrato in un’analisi dei risultati conseguiti in Italia a partire dalle radici
europee della legge in questione.
Poiché, grazie ai finanziamenti previsti, è stato possibile dar vita a progetti di formazione,
coinvolgere i ragazzi delle scuole, gli insegnanti, i dipendenti comunali, i giovani che hanno
lavorato agli Sportelli, si sono messe in moto delle potenzialità e investite delle risorse che
costituiscono ormai una ricchezza per il territorio. Quale continuità potrà avere tutta questa
operazione?
Nella seconda sessione, quella pomeridiana, Lorenzo Geninatti, che si è sempre occupato dei
progetti che gli venivano sottoposti in qualità di funzionario del settore promozione del
patrimonio culturale linguistico, si è soffermato sulle modalità con cui la Regione Piemonte ha
affrontato i problemi posti dalla applicazione della legge, sottolineando come essa abbia
sempre dimostrato una grande attenzione per le sue lingue storiche.
Riccardo Regis, esperto di politica linguistica, ha formulato alcune riflessioni circa il lavoro
compiuto, fino ad oggi, sulle varietà di occitano (o provenzale) delle valli alpine piemontesi.
Silvana Allisio e Stefano Martini, funzionari della Comunità Montana Valle Stura, da anni
impegnati nella ricerca e nelle azioni sulla lingua a livello locale, hanno presentato alcune
esperienze pratiche in valle Po e valle Stura, come quella dei quaderni dell’Associazione
Culturale "I Renèis", che sono veri e propri racconti di vita scritti in lingua.
È seguito un ricco dibattito, di cui riportiamo nel seguito i tratti essenziali.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

6

�PRIMA PARTE
Matteo Rivoira
Introduzione
Chiunque si sia cimentato nell’elaborazione di una qualsivoglia azione di tutela o di
promozione linguistica si sarà trovato a mediare rispetto a una realtà complessa, a volte
complicata, spesso contraddittoria. E forse non pochi avranno provato un senso di frustrazione
dinanzi alla sproporzione tra i mezzi a disposizione e l’altezza del compito che ci si prefigge,
quello cioè di contribuire alla vitalità di un’esperienza culturale che, per molti aspetti, rimane
irriducibile al mondo che ci circonda.
Il percorso lungo il quale ci siamo incamminati è lungo e tortuoso, e grande è la fatica rispetto
ai risultati che è lecito attendersi, inoltre sono molti i rischi di perdersi per strada, o perché si è
smarrito il senso di quello che si stava facendo o, peggio, perché si sono imboccate quelle che
sembravano scorciatoie e si sono rivelate, invece, vicoli ciechi.
I convegni organizzati nel contesto delle Giornate occitane della Scuola Latina in
collaborazione con la Comunità Montana Valli Chisone e Germanasca sono, in questo
cammino, occasioni per fermarsi a riflettere e – senza l’ansia del dover elaborare e realizzare
progetti – nutrire la propria riflessione, sia come singoli sia come associazioni o enti,
ascoltando i contributi di persone che a vario titolo si occupano della questione occitana.
La “Giornata della cultura occitana 2007” era dedicata alla “Tutela e promozione delle lingue
minoritarie attraverso i linguaggi dell’arte”, affrontati come terreno della possibilità per le
nostre lingue locali. Di fronte al mondo tecnologico di oggi le nostre parlate si trovano
sprovviste di termini e assai indebolite, tuttavia, anche di fronte all’onnipresenza della tecnica
nelle nostre vite, vi sono ambiti in cui è necessario dire cose differenti, dove i significati sono
più profondi e dove ha senso recuperare le lingue dei padri e delle madri. Lingue vive, il cui
senso, che forse risiede più nel cuore che nella mente, va cercato nel piacere di sentire la
propria lingua parlata dai figli, al di là delle posture ideologiche, al di là dei passatismi. Il
piacere di usare le parole che esprimono la visione del mondo al quale ci si sente legati, parole
capaci – come la poesia – di esprimere il ritmo essenziale delle cose.
Lo scorso anno ci si è invece mossi su due livelli, da un lato continuando la riflessione sui
linguaggi dell’arte e, dall’altro, affrontando una riflessione più articolata che aveva come
oggetto alcune categorie che fondano il nostro discorso sulla minoranza linguistica, ma che
spesso non sono sufficientemente comprese nella loro rilevanza: abbiamo così ragionato di
«identità», concetto usato e – soprattutto – abusato in questi anni. Troppo spesso cucinato con
una buona dose di “radici” e “tradizioni”, con il risultato di ottenere un piatto a dir poco
indigesto, il cui sapore è quello dell’esclusione, della chiusura e della paura dell’altro. E non
c’è da andar troppo lontano per trovare esempi che illustrino quanto vado dicendo: è di
quest’estate una polemica inutile sul dialetto i cui contenuti, se c’erano, non riguardavano
minimamente la tutela delle parlate minori e delle culture altre, bensì la difesa di una supposta
cultura ancestrale e immutabile. L’identità di cui si è parlato nei nostri incontri era invece un
concetto declinato in termini di costruzione consapevole, di scelte e di una continua
negoziazione con le condizioni socioeconomiche delle nostre valli che sono zone di montagna,
con i loro problemi e le loro sfide tipicamente ‘alpine’, prima ancora di essere ‘occitane’ (ma,
anche volendo soffermarsi sull’aspetto linguistico, sarebbe comunque più opportuno
sottolinearne maggiormente la dimensione plurilingue!).
Quest’anno il percorso di riflessione si qui condotto in qualche modo s’interrompe
(quantomeno a livello superficiale, poiché a un livello più profondo è evidente che non c’è una
vera e propria soluzione di continuità). Come recita il titolo dell’incontro di quest’anno, nel
2009 ricorre il decennale dell’approvazione della legge 482/99 “Norme in materia di tutela
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�linguistica”. Non so dire se dieci anni siano una ricorrenza importante. A ben vedere, inoltre,
la legge 482/99 diventa operativa grazie al suo regolamento attuativo soltanto nel 2001,
tuttavia l’occasione era propizia per tentare un primo bilancio su questi ultimi anni
caratterizzati dall’importante mutamento, a livello pratico, avvenuto nell’ambito delle azioni
di promozione linguistica grazie ai fondi resi disponibili dalla legge 482/99. Una legge che
naturalmente non è un testo isolato, ma si inserisce in un panorama più ampio, che vede da un
lato la norma costituzionale come prius nel quale fonda il suo senso e in particolare, come è
noto, nell’articolo 6, dove si preconizza la tutela delle minoranze linguistiche mediante
apposite norme. Articolo che a sua volta amiamo collegare, in una sorta di genealogia forse
più ideale che reale, alle istanze contenute nella Carta di Chivasso, redatta nel dicembre del
1943 dove si denunciava la politica fascista per la “soppressione della lingua fondamentale
locale, laddove esiste, la brutale e goffa trasformazione dei nomi e delle iscrizioni locali, la
chiusura di scuole e di istituti locali autonomi, patrimonio culturale che è anche una ricchezza
ai fini della emigrazione temporanea all’estero” e si auspicava: “1) (il) diritto di usare la lingua
locale, là dove esiste, accanto a quella italiana, in tutti gli atti pubblici e nella stampa locale; 2)
(il) diritto all’insegnamento della lingua locale nelle scuole di ogni ordine e grado con le
necessarie garanzie nei concorsi perché gli insegnanti risultino idonei a tale insegnamento”.
Se la parentela è ideale, certamente all’articolo 6 si giunse partendo dalla riflessione sulle
situazioni delle diverse regioni di confine e a statuto speciale, accogliendo gli emendamenti di
Codignola, il quale nel suo intervento fece espressamente riferimento alla minoranza
francofona delle Valli Valdesi.
Inoltre, la legge 482 arriva dopo l’approvazione di numerosi statuti e leggi regionali dove si fa
espresso riferimento al patrimonio linguistico, inteso soprattutto come bene culturale. Norme a
loro volta parte di un più ampio processo che avviene in Europa, e vede nell’atto finale della
conferenza sulla sicurezza e la cooperazione in Europa (Helsinki 1975) un momento
importante in cui si afferma che “gli Stati partecipanti, riconoscendo il contributo che le
minoranze nazionali o le culture regionali possono apportare alla cooperazione tra di essi in
diversi campi della cultura, si propongono, laddove esistano sul loro territorio tali minoranze o
culture, e tenendo conto degli interessi legittimi dei loro membri, di facilitare questo
contributo”. Ed è sempre in Europa che viene adottata la fondamentale Risoluzione Arfé del
1981, la prima di una serie di risoluzioni che porteranno all’elaborazione della Carta Europea
delle lingue regionali o minoritarie del 1992.
Strumento assai discusso – et pour cause – da linguisti, ma anche da militanti, la legge 482/99
è pur sempre – con tutti i suoi limiti, pensiamo per esempio all’esclusione della minoranza
sinti – uno degli pochi strumenti di cui disponiamo e ha avuto, se non altro, il merito di
stimolare una ripresa dell’attività legislativa a livello regionale1 e certamente anche quello di
far affluire un cospicuo flusso di denaro (cospicuo rispetto a quanto si era abituati sino ad
allora...), che in qualche modo ha determinato l’apertura verso nuove possibilità di azione e, in
certi casi, ha favorito la professionalizzazione degli operatori culturali. Dopo una fase di
militanza, durante la qual tutto era lasciato alla buona volontà di appassionati, sono così
finalmente comparse alcune figure professionali che hanno garantito continuità ai progetti.
Figure in parte proposte dal mondo dell’associazionismo, ma in alcuni casi dallo stesso
osteggiate.
Obiettivo di questo incontro è dunque quello di ripercorrere questi ultimi dieci anni tentandone
un bilancio. Forse i tempi sono prematuri, tuttavia in questo momento, in cui determinate
scelte politiche hanno fatto sì che il settore della cultura venisse indebolito e, nel caso
specifico, si iniziasse a ridurre radicalmente il contributo economico per le iniziative attivate

1

Maurizio Tani, La legislazione regionale in Italia in materia di tutela linguistica dal 1975 a oggi, in
LIDI-Lingue e Idiomi D’Italia, n. 1, 2006, pp. 115-158.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�grazie alla 482, credo sia importante almeno abbozzare, anche a livello territoriale, una
riflessione critica su quanto è stato fatto e sulle sfide che ci si pongono davanti.
Il primo intervento è quello di Enrico Allasino, responsabile dell’Osservatorio Regionale
sull’immigrazione dell’IRES Piemonte, che già nel 2001 si era dedicato alla questione delle
lingue, culture, identità, e delle politiche locali in Piemonte esponendo i risultati della sua
riflessione preliminare in uno scritto2, nel quale si preconizzava una ricerca più approfondita.
Tale programma di ricerca venne promosso anni più tardi dalla Regione Piemonte e affidato
all’IRES, che, a sua volta, si è avvalso della collaborazione dell’Università di Torino. Si è
trattato di un importante lavoro che, a mio avviso, risponde almeno in parte a uno dei
desiderata espressi durante Convegno di Lanzo del 20023 da Vincenzo Orioles il quale,
denunciando i rischi di “burocratizzare la legge” (una legge, non dimentichiamolo, che sin
dalla sua formazione e nel modo in cui ci si propone di attuarla, punta molto su un livello che,
almeno nel nostro caso, non esiste) individuava nell’apprendimento delle conoscenze della
realtà socio linguistica e socio culturale nella quale l’azione di tutela si realizza il presupposto
per un’azione efficace. L’indagine dell’IRES, per quanto non abbia risposto, ovviamente, a
tutte le domande sulla situazione delle minoranze parlanti occitano, franco-provenzale, walser,
francese e piemontese, in Piemonte, è chiaro che segna un momento imprescindibile e si pone,
in qualche modo, anche come modello, dove alla sintesi e all’analisi dei numerosi dati ricavati
da inchieste condotte sul campo si uniscono numerosi spunti di riflessione assai interessanti
per le nostre comunità locali, come quelli introdotti nei paragrafi finali, firmati da Allasino,
dedicati alle cosiddette “nazioni virtuali” e all’identità culturale.
Seguirà il contributo di Marco Stolfo, da anni impegnato nell’ambito della politica linguistica,
prima in Piemonte e poi in Friuli, che delineerà dal punto di vista storico e legislativo la
nascita e l’evoluzione del quadro normativo attuale, incardinato in nel più ampio panorama
europeo, fornendo importanti elementi per valutare la situazione attuale e le prospettive future.
La riflessione proseguirà quindi entrando nel cuore di alcune questioni che pertengono a quella
realtà complessa e a volte incoerente che è la lingua in azione. O, più correttamente, si tratterà
di discutere delle azioni sulla lingua, che sono spesso e volentieri ancora più contraddittorie.
Aprirà la sessione Lorenzo Geninatti, funzionario della Regione Piemonte che insieme ad
Annamaria Morello segue ormai da anni tutto ciò che ha a che vedere con la tutela linguistica.
Come si è detto, il Piemonte vanta una legge regionale che trova la sua radice in uno statuto
che per molti versi si può considerare molto più pertinente alla realtà sociolinguistica in cui ci
troviamo, rispetto alla legge nazionale. In esso infatti la lingua è considerata innanzitutto come
bene culturale e la flessibilità della norma permette di calibrare assai meglio l’azione evitando
quel processo di burocratizzazione evocato prima. A Geninatti quindi il compito di offrire un
primo bilancio dell’attività del principale Ente impegnato nella tutela e promozione linguistica
in Piemonte, fornendo parallelamente gli spunti necessari per affrontare il futuro prossimo che
si prospetta assai critico.
L’intervento di Riccardo Regis, invece, prenderà in considerazione, con l’acume e la chiarezza
che gli sono proprie, alcune questioni legate alla politica linguistica dal punto di vista
specificamente linguistico. In particolare affronterà la questione della standardizzazione e
dell’elaborazione linguistica. Problema che forse non ha ancora turbato i sonni di chi opera
nelle Valli Chisone e Germanasca e Pellice, che se ne chiamano abbastanza serenamente fuori,
ma che tuttavia è un tema di grande attualità nelle nostre valli provenzali. Anche perché in
qualche modo la norma legislativa favorisce in modo decisivo questo passo: in fondo le lingue
sembrano esser tali soltanto nel momento in cui hanno completato il loro percorso di
elaborazione. Il suo intervenendo si colloca perciò all’interno di questa riflessione come
2

Enrio Allasino, Lingue, culture, identità e politiche sociali. Ipotesi per una ricerca sul Piemonte, IRES Istituto di Ricerche Economico Sociali del Piemonte, working paper n. 150, settembre 2001.
3
Convegno Internazionale “Minoranze linguistiche: prospettive per l’operatività di una Legge”,
organizzato dall’Amministrazione Provinciale di Torino nei giorni 23 e 24 marzo a Lanzo Torinese (To).

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�momento di approfondimento su questioni di primaria importanza per la tutela delle lingue
minoritarie, perché se è molto importante ascoltare sociologi, antropologi e storici, che
collocano la questione delle lingue minoritarie su uno sfondo culturale più ampio, non bisogna
però mai dimenticare che si sta parlando della lingua, e la realtà linguistica non
necessariamente corrisponde a quello che per principio ci pare bello affermare.
Concluderanno la nostra giornata gli interventi di Stefano Martini e Silvana Allisio, i quali,
oltre ad essere funzionari di Comunità Montana (della Comunità Montana Valle Stura di
Demonte) attivi in prima linea sulla promozione e tutela linguistica, sono persone impegnate
da anni nella ricerca e nelle azioni sulla lingua a livello locale, sempre fortemente attenti alla
realtà che ci circonda e alle possibilità di documentarla.
Se vogliamo tutelare e promuovere le nostre lingue locali, il primo passo è quello di far tesoro
dell’esperienza culturale di chi ci precede e condensarne la memoria. I progetti e le iniziative
messe in opera da Stefano Martini e Silvana Allisio hanno avuto esattamente questi obbiettivi:
hanno tesaurizzato e condensato la memoria della ricchezza culturale delle nostre terre. Penso,
in particolare, alla valle Po, dove, grazie a Silvana e a un’altra persona, vengono pubblicati
ogni anno i quaderni di Oncino dell’associazione Vou Rëcourdaou, che raccolgono splendidi
etnotesti, che costituiscono un’importante testimonianza dei ricordi di una comunità, ormai
erosa dalle migrazioni, piccola e indebolita, che però in queste pagine si può ritrovare. E allo
stesso tempo forniscono a chi voglia occuparsi delle parlate di questa valle un importante
strumento conoscitivo poiché in esse vi può trovare la lingua così come è parlata dai testimoni.
E la stessa cosa vale per i quaderni dell’associazione I Rëneis di Ostana (ai quali peraltro i
quaderni di Oncino si ispirano). Si tratta di esperienze, analoghe a quelle condotte in valle
Stura, pensiamo a “La lengo de ma maire”. Una parola ancora per Stefano Martini, per
ricordare che per lungo tempo egli ha collaborato, con Arturo Genre, quando questi era
all’università, e questo non per compiacersi nel ricordo, ma per mettere in luce la possibilità di
fare rete all’interno delle realtà che si occupano di occitano nelle nostre vallate.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�Enrico Allasino
Lingue, culture, identità: le politiche locali in Piemonte,
nel campo delle minoranze linguistiche storiche
La ricerca che vi presento è pubblicata nel volume “Le lingue del Piemonte”4, a cui rinvio per
maggiori informazioni. La ricerca nacque nei primi anni 2000, proprio dall’incontro di comuni
interessi ed esigenze con la dottoressa Anna Maria Morello della Regione Piemonte, con il
professor Tullio Telmon dell’Università di Torino, a cui si aggiunse poi in seguito il professor
Sergio Scamuzzi dell’Università di Torino.
L’idea che ne è nata era, di fronte ad una legge che introduceva degli strumenti di tutela per le
lingue minoritarie, di dotarci di informazioni, di attrezzarci a capire se, quanto e come questi
strumenti permettevano effettivamente di tutelare questa lingua.
Si trattava in altri termini di avere una sorta di fotografia al punto zero della situazione, per
vedere poi come sarebbero intervenuti i cambiamenti. Se mi permettete un esempio banale, se
faccio una legge per proteggere gli stambecchi devo avere un’idea di quanti stambecchi ho in
quella zona, altrimenti dopo dieci o venti anni, viene da chiedersi se gli stambecchi sono
aumentati o diminuiti, se la legge è servita a tutelarli o se invece ha peggiorato la situazione.
Anche in questo caso bisogna avere degli strumenti per capire se la legge ha effettivamente
ottenuto il risultato che si prefiggeva con il trascorrere del tempo.
Compito particolarmente difficile, perchè, la lingua non è qualcosa di statico, non è un
monumento che sta lì e che si cerca di proteggere invariato, ma è qualcosa che muta nel
tempo, dove può cambiare la quantità di persone che la parlano, ma anche le occasioni, i modi
in cui la parlano, anche il contenuto stesso della lingua, e oltretutto, come cercherò di
spiegarvi, anche la valutazione dei risultati può cambiare molto a seconda del tipo di progetto,
di visione della questione che si ha in mente. Per cui lo stesso risultato può poi essere
considerato più o meno positivo a seconda dell’idea, direi quasi politica, che si ha della
questione.
Quindi un compito particolarmente complicato. Noi abbiamo cercato di fornire qualche
strumento di base. Devo dire che, in realtà, il materiale raccolto dalle tante persone che, come
Matteo Rivoira, all’epoca lavorarono a questa ricerca, era molto più abbondante: spero che vi
saranno occasioni per valorizzarlo appieno.
Allora, cosa possiamo dire sulla questione, appunto, dopo dieci anni di tutela, di leggi sulla
tutela delle minoranze linguistiche?
Vorrei cominciare con una questione che, apparentemente, non c’entra molto, ma che secondo
me invece è molto importante tenere presente: la questione demografica.
Questa (diapositiva 10) è quella che in gergo si chiama una piramide di età, anche se, ormai,
in tutti i casi, in tutte le regioni italiane questa piramide assomiglia a un fungo, (è una piramide
nei paesi in via di sviluppo). Ogni barretta orizzontale corrisponde al numero di persone
residenti in quelle due aree, area occitana e area franco provenzale, che hanno quella specifica
età.
Allora qui vediamo che a partire, più o meno, dai primi anni settanta, il numero di nati è
diminuito molto e quindi i giovani sono molto poco numerosi.
Questo cosa vuol dire? Vuol dire che se anche questi giovani continuano a parlare in alta
percentuale la lingua di quell’area, comunque il numero di persone in grado di parlare quella
lingua è destinato a diminuire. Sappiamo dallo stesso testo della ricerca che poi, in realtà,
mentre tra le persone anziane, il numero di persone in grado di parlare la lingua locale, il
dialetto (userò lingua locale, dialetto, senza formalizzarmi – nel questionario noi, alla gente,
abbiamo chiesto se conoscevano il dialetto, perchè altrimenti diventava un inviluppo di
4

Enrico Allasino, Consuelo Ferrier, Sergio Scamuzzi, Tullio Telmon, Le lingue del Piemonte, IRES Istituto di Ricerche Economico Sociali del Piemonte, Torino, 2007.

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�complicazioni); allora dicevo, il numero di persone in grado di parlare dialetto, è praticamente
il 90% tra i più anziani; poi man mano diminuisce e fra i quarantenni che è il 20%, più o
meno. Solo che il 20 o 30% di 2000 persone fa una certa cifra, ma se il numero assoluto di
ventenni è la metà dei quarantenni, il 20% di costoro darà un numero di persone in grado di
parlare la lingua molto minore. Avete capito il mio ragionamento: anche se la percentuale di
persone che parlano dialetto resta alta, comunque il numero assoluto è destinato a crollare.
C’è un’altra cosa da dire, che qui non si vede molto, ma che è ben presente. Qui in mezzo, già
a partire dalle età intermedie, ma soprattutto tra i neonati, c’è una quota di persone che sono
degli immigrati stranieri. Forse sapete che il comune piemontese che ha la più alta percentuale
di residenti stranieri è Pragelato. Dopo c’è Viganella, nel Verbano Cusio Ossola. Qui parliamo
di residenti, sono in regola, non si parla di gente che è li di passaggio.
Non c’è nessuna ragione per cui questi giovani immigrati non possano e non debbano
imparare la lingua locale, però capite che il quadro si arricchisce, si complica un po’. Poi
naturalmente bisognerà essere convincenti nello spiegare perché dovrebbero investire tempo e
fatica nell’apprendimento della lingua locale. Se l’idea che prevale è quella che circola in
alcuni ambiti politici, che gli stranieri è meglio che se ne vadano, mi spiegate voi perchè un
bambino cinese o rumeno dovrebbe darsi da fare a imparare l’occitano a Pragelato? Gli verrà
da pensare che è tempo perso. A mano che l’obiettivo finale non sia esattamente questo, di
restare dieci famiglie del posto, che controllano tutto e gli altri, vadano, vengano, non
interessa. Forse sono polemico, ma era per capirsi, per capire i termini del problema,
comunque il numero di parlanti è destinato quantitativamente a diminuire.
Tornando a noi, la questione delle lingue minoritarie, detta in estrema sintesi, nasce in qualche
modo da una sorta di “movimento geologico”, carsico, deriva dei continenti, che noi sociologi
chiamiamo “processi di modernizzazione”, che sono dei processi che si sono svolti nell’arco di
secoli, in alcuni casi. In altri paesi sono stati concentrati in pochi anni, causando una serie di
problemi e che hanno portato a quelle trasformazioni epocali che, per quanto riguarda la
lingua, hanno voluto dire, per esempio, che la miriade di parlate locali che si erano sviluppate
nel corso del tempo, sono state tendenzialmente inglobate, sottomesse ad una lingua nazionale,
che la cultura si è molto centralizzata con scuole, università, élite culturali che, in qualche
modo, tendevano ad imporre la loro egemonia a livello di un intero stato nazione. Un processo
secolare che ha fatto sì che oggi parliamo appunto di Francia, di Spagna, di Italia.
Naturalmente questi sono processi storici, di cui noi adesso conosciamo gli esiti ma che,
potevano essere aperti; per essere banali, noi qui parliamo italiano, non perché siamo stati
invasi dai toscani e i toscani ci hanno costretto a parlare italiano, ma perchè un processo
storico molto più complesso ha fatto sì che la cultura di lingua italiana, che non è esattamente
toscana, abbia in qualche modo avuto un prestigio che andava al di là di quello militare. Nel
caso della Francia la storia è un po’ diversa. Comunque quello che interessa dire è che questo
processo carsico, storico, è quello che ha portato, nel corso di molti secoli, a questa situazione,
in cui appunto, abbiamo delle lingue che si sono limitate negli anni in un ambito locale ed altre
che sono diventate lingue nazionali.
Ma a fianco di questo processo di lunga durata, ne è emerso uno più recente (più recente, ma
non per questo meno importante), che ha fatto sì che invece si sia in qualche modo ricreata la
condizione per cui delle identità locali, delle identità più variegate, meno sottomesse ad un
potere nazionale, riacquistassero interesse e valore.
Questo è successo a livello individuale: mentre un tempo un contadino di Pomaretto aveva un
percorso di vita molto legato a questa condizione, tolte rare eccezioni, non aveva grandi
possibilità di fare altre cose, se si recava anche solo nei paesi vicini, era evidentemente
identificabile, anche dall’abito. Avete presente le tavole illustrate dell’Ottocento: “costume
della valle…” era proprio un modo di marcare l’appartenenza. La propria identità era non
tanto esibita, ma era naturale, vestendosi nel modo in cui ci si vestiva ci si dichiarava
appartenenti a quel gruppo.
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�Oggi tutto questo è cambiato. Noi possiamo essere, appunto, un contadino di Pomaretto, ma
possiamo allo stesso tempo far parte di un club che si occupa di tutt’altre cose, ascoltare
musica non tradizionale, leggere libri e riviste sui temi più vari pubblicate lontano. Se andiamo
a Torino possiamo passare del tutto inosservati perché non siamo più riconoscibili come tali,
possiamo andare in vacanza in paesi lontani, senza esibire segni di appartenenza locale. Cioè
in qualche modo le identità si sono slegate da questi pesanti condizionamenti locali, è possibile
rivendicare delle appartenenze multiple.
Questo è successo anche a livello territoriale, per cui, mentre va avanti questo processo di
globalizzazione che, in qualche modo, sembrerebbe uniformare tutto, proprio per contrastare
questo effetto di globalizzazione, ma anche, in qualche modo, per entrare nella
globalizzazione, diventa utile, importante, avere delle risorse locali.
Di nuovo, faccio un esempio banale: mentre un tempo, pochi decenni fa, poteva essere utile
dire “Noi produciamo tanto formaggio, ne produciamo tanto e costa poco, non ha nessuna
importanza che qualità è, basta che ci sia da mangiare”, in certe zone, in altri paesi resta così.
Oggigiorno vedete invece che è diventato importante non produrre tanto e a basso costo, ma
diventa importante avere prodotti che invece hanno qualità particolari, si differenziano dagli
altri. Questo non solo per contrastare la globalizzazione, ma al contrario, per entrare nel gioco
della globalizzazione. Se voglio vendere in Cina, appunto, o mi butto a stracciare i prezzi, a
produrre cose a prezzi bassissimi, con scarse possibilità di successo, oppure, al contrario, devo
spiegare perchè il mio prodotto locale ha qualche cosa che può interessare la Cina, o gli Stati
Uniti.
Sono stato molto veloce, ma spero di non essere stato troppo confuso.
Allora, cosa c’entra tutto questo con il nostro tema? C’entra perché anche la legge sulle
minoranze linguistiche, secondo me, nasce, è portata da queste due “zolle continentali” che si
incontrano. Nel senso che è evidente che questa legge porta ancora con sé dei riflessi della
situazione del nazionalismo della modernizzazione della prima versione che vi ho dato.
Non a caso l’ufficio ministeriale che si occupa della questione delle minoranze linguistiche si
chiama, o almeno si chiamava quando ho fatto la ricerca un paio di anni fa, “Ufficio per le
zone di confine e le minoranze etniche”, perché l’idea era ancora che le minoranze linguistiche
interessavano soprattutto dei punti di contatto tra i diversi nazionalismi. Il problema era
laddove il nazionalismo italiano entrava in contatto con quello slavo, con quello germanico, o
con quello francese, e allora bisognava, tra potenze, tra stati nazionali, trovare un accordo per
far sì che i gruppi minoritari oltre confine vedessero protetti i loro diritti.
D’altra parte è anche evidente che questa legge si colloca oramai appieno in questa situazione
dove le risorse locali, la valorizzazione delle identità locali è diventata qualcosa di non solo
possibile, ma addirittura di importante da giocare. Non si tratta più di contrapporre nazione e
nazione, ma, in qualche modo, di permettere lo sviluppo di risorse, di identità, di
caratteristiche locali. Questo si manifesta anche nella situazione del Piemonte? Certamente sì.
Allora, uno dei modi in cui si manifesta questa situazione è questo: la legge permetteva ai
Comuni di chiedere di essere riconosciuti come appartenenti alla minoranza. La cosa curiosa,
che è stata anche un po’ lo stimolo, soprattutto per i linguisti a lanciarsi in questa ricerca, era
che molti Comuni che hanno chiesto subito, per primi, appena uscita la legge, di essere
riconosciuti come minoranza linguistica, nell’inchiesta che il professor Telmon e i suoi
collaboratori avevano fatto negli anni settanta sull’uso delle parlate locali in Piemonte, non
risultavano appartenere a queste minoranze linguistiche. Cioè sono comuni in cui non si
parlava occitano, franco provenzale, walzer - i comuni che Telmon ha chiamato “deliberanti e
non appartenenti” - sono quelli che hanno chiesto e ottenuto di esser riconosciuti come
appartenenti alla minoranza, ma negli anni settanta, quando si può immaginare che la lingua
locale fosse più conosciuta, non erano di lingua minoritaria; insomma, si parlava piemontese,
per esser chiari.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�Mentre invece in qualche Comune, in cui indubbiamente si parla franco provenzale o occitano
o è conosciuto il francese, hanno chiesto solo dopo, con più calma, di esser riconosciuti.
Questa (diapositiva 3) è la situazione dei Comuni francofoni tre anni fa. Qui vedete che c’è un
certo numero di Comuni che hanno chiesto di essere riconosciuti come francofoni, ma a
Telmon non risultavano essere tali negli anni settanta. Mentre invece parecchi sono quelli
gialli, in cui era presente negli anni settanta una, se pur ridotta, presenza del francese come
lingua locale, studiata a scuola, non l’avevano ancora fatto.
Questa (diapositiva 4) è la situazione dei Comuni franco provenzali, anche qui parecchi
Comuni della bassa valle non avevano chiesto riconoscimento, mentre invece alcuni, in cui
non si parlava franco provenzale, avevano chiesto di esser riconosciuti.
E questa (diapositiva 5) è la situazione dei walser, dove parecchi Comuni hanno chiesto di
esser riconosciuti come minoranza walser, anche se più nessuno lì parla o ha mai parlato
tedesco.
Situazione curiosa perchè, se ci pensate, di solito appartenere a una minoranza è considerato
uno svantaggio. Non a caso appunto ricordava Rivoira che la legge non ha messo nulla sulla
minoranza sinti, che mi permetto di ricordare, è forse la vera minoranza discriminata che
abbiamo qui in Piemonte.
Cosa possiamo dire su questa situazione? La mia spiegazione era, in realtà, che ciò che hanno
chiesto questi comuni, in cui non c’era la minoranza linguistica, ma hanno chiesto di essere
riconosciuti come tale, fosse soprattutto il riconoscimento di una qualche forma di specificità,
di autonomia, di distinzione rispetto agli altri.
E perché questo? Perché probabilmente qui si sedimentano diversi fattori. La prima
spiegazione potrebbe essere che volevano attingere ai fondi disponibili, come ha ricordato
Rivoira; questo certamente esiste. Non dico che sia una cosa scandalosa: è esattamente quello
che dicevo prima, cioè che nella situazione attuale conviene avere qualche carta da giocare,
risorse, per cercare di avere riconoscimenti e anche finanziamenti. Questo può aver giocato
ma, secondo me, c’è altro.
C’è anche il fatto che chiedere di essere riconosciuti come appartenenti ad una minoranza
linguistica era anche uno strumento per chiedere un qualche riconoscimento come area
montana, come area che vorrebbe avere qualcosa di diverso da altri Comuni. E di nuovo,
questo non solo perchè può essere giocato per chiedere soldi, ma anche in giochi di strategie,
di alleanze, di costruzioni di progetti.
Quello che ho cercato di argomentare nel saggio che ho scritto nel volume (“Nazioni virtuali”)
è che qui, in realtà, si incontrano diverse visioni della questione. Questo sulla base di un certo
numero di interviste a sindaci, a esponenti locali: non sono opinioni mie personali.
Intanto, attenzione a una cosa: quando parliamo di area occitana, area franco provenzale, cioè
quando guardiamo queste popolazioni, non stiamo parlando di una unità etnica e linguistica,
non stiamo dicendo che tutti qui appartengono a un gruppo omogeneo. Se guardate questa
immagine (diapositiva 8), che è la distribuzione della lingua conosciuta per area linguistica,
nell’area che ha chiesto di essere riconosciuta come appartenente alla minoranza occitana, la
prima lingua locale più conosciuta, dalla metà degli abitanti, è il piemontese, mentre l’occitano
è sul 40%. La distribuzione del dato è affidabile. Vi posso assicurare che mi sono guardato
una per una le interviste e tutte le volte che trovavo, per esempio, un’anziana signora dell’alta
Val Maira, che aveva i genitori nativi di quella zona e che diceva di parlare piemontese, ho
riclassificato la sua prima lingua in occitana. Abbiamo tenuto conto di quest’effetto.
Nonostante ciò, vedete che anche in queste aree minoritarie la prima lingua più conosciuta è il
piemontese.
Un’altra cosa interessante è che, quando passiamo a vedere la seconda lingua conosciuta
(diapositiva 9), la situazione si fa più variegata. Intanto la cosa interessante che i linguisti mi
dicono essere tipica di questa zona, è che c’è un numero non piccolo di persone che sono in
grado di parlare più lingue locali, cioè possono passare dal francese, al patouà al piemontese,
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�senza particolari problemi e in base all’interlocutore che hanno davanti. Mi dicono i linguisti
che queste non sono cose che succedono dappertutto.
Esiste quindi una forte compresenza e non opposizione delle varie lingue e poi c’è anche, nella
figura, la presenza di quella barra gialla, quelle che ho chiamato “altre lingue” che, per essere
chiari, sono i dialetti delle altre regioni italiane, dal calabrese, al siciliano, al lombardo che,
vedete, per esempio, nell’area metropolitana torinese, pesano parecchio.
Quindi quando parliamo di aree minoritarie, non stiamo parlando di blocchi etnici, stiamo
parlando di zone molto composite, dove la compenetrazione tra le varie lingue può essere
anche abbastanza ricca.
Allora, tornando alla questione che ponevo. Che tipo di logica può sottostare a questa corsa a
farsi riconoscere come appartenenti una minoranza?
Probabilmente in questo desiderio di distinguersi, di chiedere una qualche forma di
riconoscimento giocano molti fattori. Uno che, va detto, ricollega alcune zone del Piemonte a
quella vasta area che è stata detta del “disagio del nord”. Per essere chiari, l’area che ha dato
consensi elettorali alla Lega, cioè zone in cui c’è una qualche forme di disagio, che si esprime
anche attraverso il voto della Lega. Se guardate la distribuzione del voto alla Lega, vedete che
la zona forte è l’area ai piedi delle montagne, cioè le valli che confinano con la pianura della
Lombardia, non però, ad esempio, il Trentino e anche un pezzo del Piemonte, in particolare
del cuneese. Non entro in questo discorso perché sarebbe molto complicato ma, diciamo,
questo fattore politico può giocare.
Ma poi ci sono altri fattori: c’è indubbiamente un resto, un eco di quello che è stato e che è
ancora l’autonomismo occitano. Però come vedete non si può dire che una mattina i
piemontesi di un certo comune si sono svegliati decidendo di fare l’autonomismo occitano,
però, evidentemente, questo ha introdotto un discorso che, in qualche modo, poteva andare
verso una situazione macro regionale, che è contrasto con l’idea di Padania, diventano due
nazionalismi che configgono da un punto di vista politico, però vedremo poi come possono
coesistere senza grossi problemi.
L’altra cosa che indubbiamente ha giocato è la richiesta di un riconoscimento come “area
alpina”, che non è la stessa cosa dell’Occitania. Ci sono molti sindaci che ritengono che
sarebbe opportuno che il loro Comune, la loro Comunità Montana, avesse dei legami più
intensi di collaborazione con le aree montane oltre confine, ma a prescindere dal fattore
linguistico. Cioè non si tratta tanto di dire “dobbiamo collaborare con gli altri che parlano la
stessa lingua dall’altra parte del confine”, ma l’idea sarebbe piuttosto una struttura tipo
Svizzera, che, come sapete, non è un’unità linguistica però trova, in qualche modo, attorno alla
propria specificità alpina, una qualche forma di collaborazione. In questa logica non si tratta di
andare alla ricerca di chi parla al mio stesso modo. In questa logica cantonale c’è forse meno
interesse a collegarsi a Bordeaux o Marsiglia”, perché queste sono realtà geograficamente, ma
anche dal punto di vista dei problemi, molto diverse. Va bene avere delle basi linguistiche
comuni, ma sono situazioni molto diverse.
Quindi accanto al permanere di una logica regionalista, nazionalista occitana, insomma quello
che ci fa vedere quelle mappe che si estendono dall’Atlantico alla pianura Padana, per la quale
è secondario che in alcuni Comuni non si parli occitano perché quello che interessa non è tanto
conservare la varietà linguistica locale, ma piuttosto cogliere l’opportunità per estendere anche
in queste zone l’occitano uniformato. Quindi, la logica è di nuovo quella della lingua
nazionale: non interessa la parlata locale, interessa la disponibilità ad accettare la disponibilità
a aderire a un progetto.
L’altro tipo di logica è un’altra cosa: cooperiamo con le valli vicine.
Accanto a questo però, attenzione, esiste anche un altro tipo di logica, che alcuni politologi
francesi hanno chiamato adhocratica, cioè dove bisogna scegliere delle alleanze ad hoc. La
logica è aperta alle opportunità, alle possibilità. Nell’epoca postmoderna non ci sono più
identità nazionalità rigide, bloccate, le lingue monolitiche, ma bisogna giocare strategicaConvegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�mente. E queste strategie, anzi, obbligano ogni area, ogni comune che voglia darsi da fare,
trovare soldi, trovare risorse per lanciarsi in progetti di sviluppo, a trovare delle alleanze. E
queste alleanze devono essere giocate nei modi legati all’interesse specifico.
L’esempio più evidente che si può fare in questa zona è quello dei giochi olimpici invernali:
oramai è chiaro che le olimpiadi non possono più essere realizzate da una vallata, i costi sono
troppo alti, non ci sono più le energie politiche, economiche sufficienti. Per ottenere dei giochi
olimpici bisogna ottenere delle alleanze molto solide, molto ben dotate di risorse e quindi per
forza di cose i giochi olimpici sono stati i giochi olimpici di Torino.
In questa vicenda, certo, le vallate hanno anche giocato la carta dell’Occitania, però è una
logica, appunto, di alleanza; così come se un domani ci si potesse agganciare a eventuali
giochi olimpici, per dire, gestiti da Grenoble o da Marsiglia, di nuovo il gioco sarebbe
costruire delle alleanze. Capite cosa voglio dire, non è una cosa naturale. “Se li fanno a
Grenoble, a Grenoble sono franco provenzali e quindi ci staremmo dentro per forza”: no, ci
staremmo dentro se si troveranno dei modi per entrare nella rete di alleanze. L’esempio in
negativo che faccio nella mia relazione è quello della TAV, del tunnel, dove invece l’aspetto
della minoranza linguistica non è stato giocato per niente, perchè non è quello adatto alle
strategie e alle situazioni locali. Ci sono dei franco provenzali favorevoli e dei franco
provenzali contrari; c’è gente che non è franco provenzale ed è favorevole, e altra che è
contraria. L’alta valle occitana è favorevole… Insomma lì le minoranze non c’entrano, non
giocano, gli schieramenti sono trasversali; non a caso quando in quest’area si è cercato di
mostrare il volto di una minoranza che combatte contro i poteri forti si è scelta una metafora,
quella degli “indiani di valle”, non gli occitani o i provenzali o i valligiani.
E questo mi porta all’ultimo aspetto che ho cercato di sviluppare di queste politiche
linguistiche, che è quella che ho chiamato delle “nazioni virtuali”. Termine che detto così può
sembrare un po’ denigratorio: dire che l’Occitania è una nazione virtuale sembra un modo di
sminuirla, di dire che è una cosa che ci si è sognati la notte, che non esiste. Io penso che questa
svolta virtuale - virtuale vuol dire appunto non più legata alla materialità della residenza,
dell’appartenenza locale di chi è nato, è vissuto, è rimasto lì per tutta la vita, ma che appartiene
a questa capacità di giocare queste strategie multiple, di utilizzare strumenti come internet,
come collegamenti internazionali, in modo anche creativo e innovativo - è oramai la nuova
frontiera di questi processi politici.
Dire “virtuale” non vuol dire una cosa che non esiste, che non c’è più quando spegni il
computer. Se io accedo a una biblioteca virtuale via internet i testi li leggo, anche se non li ho
in mano il volume di carta: il risultato è lo stesso. Possono essere comunità virtuali anche certi
movimenti politici: pensate a tutto il sostegno che c’è stato a certe rivolte politiche in Asia o in
Africa, dovute appunto a collegamenti a grande distanza, non al fatto che si apparteneva alla
stessa parte politica. Pensate ai club di fan qualche cantante, di adepti di qualche movimento
religioso, che possono addirittura avere più legami attraverso reti di tipo multimediale che non
attraverso il contatto fisico, la presenza contemporanea.
Ecco io credo che lo sviluppo, in questo momento, vada in questa direzione, cioè
nell’utilizzare in modo aperto e creativo questi strumenti di immagine, di auto
rappresentazione, ma immagine non vuol dire sempre e necessariamente una cosa finta, “io mi
presento come.. ma sono tutta un’altra cosa”. Oramai una società che ha risolto una serie di
problemi materiali, di sopravvivenza quotidiana, può permettersi di giocare di più con questi
aspetti della cultura, dell’identità, dell’immagine, dell’inventarsi anche degli interessi culturali
nuovi. Spero di non esser stato troppo confuso, ma nel testo forse le cose sono raccontate
meglio.
Volevo ancora mostrarvi un paio di altre immagini, che possono forse aiutare a spiegare
meglio alcune cose. (diapositiva 6), “Persone che conoscono l’esistenza di leggi nazionali
sulla tutela…”: come vedete la conoscenza è molto diffusa. È un dato interessante, non solo

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�sull’area occitana, ma anche del resto del Piemonte. Ricordate che ci sono leggi regionali che
tutelano il piemontese.
Ecco, questo è interessante (diapositiva 7): quando abbiamo chiesto agli intervistati se erano
d’accordo sul fatto che ci fossero queste leggi di tutela, vedete che, in buona sostanza, a parte
pochi che non rispondono, un nucleo che va dal 12 al 17% di indifferenti, i contrari sono
pochissimi, praticamente sono tutti d’accordo, va bene a tutti. Soprattutto in area occitana, ma
addirittura anche nel resto del Piemonte. Qui ci può essere un rischio, perché quando tutti sono
d’accordo può accadere che ci sia qualcosa che non quadra.
In realtà, ecco perché avevo messo queste immagini (diapositive 11, 12): questi sono i risultati
di un’indagine fatta in un paese basco del nord, cioè francese, dove si chiedeva la stessa cosa,
cioè se erano favorevoli alle leggi di tutela del basco. Vedete che qui la quota di indecisi e
addirittura di contrari, è molto più alta. Addirittura nella Comunità autonoma basca, dove il
basco è riconosciuto a tutti gli effetti come lingua, vedete che la quota di contrari e di indecisi
è molto più ampia. Cosa vuol dire? Probabilmente quello che tutti immaginate, cioè che la
situazione è molto più tesa, non è una questione generica di tutela di lingue, l’argomento è
molto più delicato.
Il fatto che da noi, invece, ci sia un consenso molto più vasto, è una delle testimonianze che, per fortuna - qui la questione non è oggetto di forti tensioni politiche, di forti contrasti. La
situazione è molto più pacifica e aperta e questo permette di raggiungere un consenso più
elevato ed è quello che poi consente questo gioco. Anche i comuni dove si parla piemontese
possono tranquillamente accettare di entrare in questo quadro.
Questa (diapositive 13, 14) è la “percentuale di giudizi positivi e negativi sull’utilità di una
serie di misure previste dalla legge o che potrebbero esser previste dalla legge”. Ancora una
volta vedete che alcune misure ricevono la quasi unanimità: tutela dei marchi locali,
insegnamento delle lingue a scuola…
In generale, ricevono più consenso le misure di tutela a scuola e della cultura, mentre invece
suscita qualche resistenza in più, qualche perplessità l’uso delle lingue minoritarie nella sfera
pubblica. Anche qui probabilmente c’è una composizione di due cose: da un lato il fatto che
molti cittadini non ardono dal desiderio di sapere come si dice: “visto l’articolo 24, comma 2”
ecc... - in occitano o in franco provenzale… e dall’altro che su alcuni temi riguardanti la sfera
pubblica vi sono maggiori sensibilità.
A questo proposito apro una breve parentesi sulle recenti polemiche che ci sono state quando
un certo partito politico o qualcuno di quel partito, ha lanciato l’idea di fare programmi
televisivi in bergamasco. Qui ci può essere una trappola se si dice che la gente si è risentita,
perché noi parliamo una lingua minoritaria, i bergamaschi parleranno qualche dialetto
montano”. Questa è una trappola in cui non bisognerebbe cadere. Credo che questa tensione,
questa levata di scudi di fronte a proposte del genere, così come a quella di chiedere esami di
lingua locale agli insegnanti, è dovuta ad un’altra preoccupazione. Al fatto che queste
iniziative presentate da questo partito come innocue misure di tutela, celino in realtà un
desiderio di porre pesanti vincoli a chi, non essendo originario di quell’area, ci viva e ci lavori.
E appunto, Bergamo è un po’ più grosso di un piccolo comune di montagna, per cui la
preoccupazione può essere comprensibile.
Anche le identità che abbiamo rilevato sono in realtà molto più sfumate. Questo (diapositiva
15) è l’incrocio tra la prima e la seconda identità; cioè si diceva “Io mi sento italianooccitano, piemontese-occitano, ecc…”. Il risultato permette una certa composizione di
identità: sono pochissimi quelli che dicono di sentirsi una appartenenza sola. Molti si sentono
piemontesi-occitani o occitani-piemontesi, perché non sono termini etnici, non sono tribù.
Quindi, ancora una volta (vedete questa composizione, diapositiva 16) io credo che questa
presenza di identità multiple, di mancanza di tensioni, di mancanza di forti opposizioni
politiche, sia in realtà la condizione che permette di giocare appieno queste possibilità
creative, innovative che la legge permette di fare e che “l’aria del tempo” esige di fare.
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�Marco Stolfo
Dieci anni di Legge 482/99. Radici europee e risultati italiani
A dieci anni dal 25 novembre 1999, quando fu definitivamente approvata al Senato, la Legge
482/1999 presenta un bilancio con luci ed ombre per ciò che concerne la sua attuazione. Si
tratta, infatti, di una Legge importante ed attuale, che ha permesso di conseguire alcuni
risultati importanti, che deve essere applicata meglio e che rischia di non essere attuata affatto.
Con questo contributo si propongono alcune riflessioni e valutazioni sull'entrata in vigore del
primo provvedimento statale dedicato alla tutela delle minoranze linguistiche e sulla sua
effettiva attuazione. Per fare ciò, si intende altresì tener conto del lungo e difficoltoso percorso
in seguito al quale il Parlamento è riuscito finalmente a predisporre le “apposite norme”
previste dall'art. 6 della Costituzione.
1. Radici europee e italiane
1.1 La tutela delle minoranze linguistiche: un principio fondamentale dell'ordinamento
italiano
La tutela delle minoranze linguistiche costituisce un principio fondamentale dell'ordinamento
costituzionale italiano. L'art. 6 della nostra Costituzione recita infatti “la Repubblica tutela
con apposite norme le minoranze linguistiche”5.
Questa previsione ha radici storiche e giuridiche molto chiare e molto forti.
Dal punto di vista storico essa trova fondamento nella lotta antifascista, nella Resistenza, e
nella conseguente volontà espressa dai padri costituenti di marcare una netta discontinuità con
il precedente regime fascista, il quale ha dato parte del meglio di sé (cioè del peggio) proprio
nell'attuare particolari forme di oppressione e discriminazione nei confronti dei cittadini
italiani appartenenti a minoranze linguistiche6, attraverso una politica di assimilazione e
persecuzione delle minoranze che non si è discostata in teoria da quella del precedente Stato
liberale, di cui ha applicato gli stessi principi di “nation building” con una forma “solo” più
muscolare7.
Sul piano giuridico, invece, la tutela delle minoranze linguistiche si ricollega a principi
democratici quali eguaglianza, libertà, non discriminazione e rispetto dei diritti fondamentali
5

Cfr. Repubblica italiana, Costituzione della Repubblica italiana (varie edizioni a stampa).
Cfr. V. Giuliano (a cura di), Carta di Chivasso. Materiali per una riflessione, Torino, Provincia di
Torino 2008, p. 8; D. Maselli, La tutela delle minoranze linguistiche storiche in Italia, in La tutela delle lingue
minoritarie a vent'anni dalla risoluzione Arfè. Atti del seminario – Torino, 20-11-2001, Torino, Provincia di
Torino, 2002, pp. 19-22; P. Momigliano Levi – J.C. Perrin (a cura di), Dichiarazione dei rappresentanti delle
popolazioni alpine. Chivasso 19 dicembre 1943. Il contesto storico, i protagonisti e i testi, Aosta, Le Château,
2003; Storia contemporanea in Friuli, Anno XXXVII, n. 38, Minoranze linguistiche e Resistenza. Friuli-Venezia
Giulia, Italia, Europa. Atti del convegno. Udine, 8 e 9 maggio 2008, Udine, IFSML, 2008.
7
Sicuramente quella linguistica è una delle dimensioni in cui si opera per “fare gli italiani”, secondo la
celebre frase di Massimo D'Azeglio, coerentemente con l'idea, espressa da Alessandro Manzoni in Marzo 1821,
di un'Italia “una di'armi, di lingua, d'altare”. A questo proposito è interessante citare la posizione del senatore
Giovenale Vegezzi Ruscalla, il cui punto di vista emerge dirompente in alcune sue pubblicazioni, come Diritto e
necessità di abrogare il francese come lingua ufficiale in alcune valli della provincia di Torino del 1861 e La
lingua e la nazionalità del 1873 (cfr. anche S. Salvi, Le lingue tagliate. Storia delle minoranze linguistiche in
Italia, cit., pp 64-80). Per quanto concerne fascismo e minoranze linguistiche, cfr. G. Klein, La politica
linguistica del fascismo, Bologna, Il Mulino, 1986 nonché Il fascismo e il martirio delle minoranze, s.l., Edizioni
di Giustizia e libertà, 1933. Con riferimento alle e nuove “terre redente” e in particolare la minoranza slovena, si
rimanda altresì a J. Pirjevec - M. Kacin-Wohinz, Storia degli sloveni in Italia, 1866-1998, Venezia, Marsilio, 1998 e P.
Parovel, L’identità cancellata. L’italianizzazione forzata dei cognomi, nomi e toponimi nella Venezia Giulia dal
1919 al 1945, Trieste, Eugenio Parovel Editore, 1985, nonché all'autorevole testimonianza dello scrittore Boris
Pahor, nelle cui opere e nei cui interventi pubblici ha più volte denunciato la “snazionalizzazione” degli sloveni,
sottolineando in più occasioni come la medesima sorte sia stata inflitta anche ai friulani (cfr. B. Pahor, Qui è
proibito parlare, Roma, Fazi, 2008 e A. Bogaro, Boris Pahor: La mê vite pe libertât di jessi sloven,
www.lenghe.net).
6

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�dell'uomo. In questo senso il contenuto dell'art. 6 della Costituzione è una “sottolineatura”
specifica di quanto sancito dall'art. 2, “La Repubblica riconosce e garantisce i diritti
inviolabili dell’uomo sia come singolo, sia nelle formazioni sociali ove si svolge la sua
personalità” (tra queste “formazioni sociali” rientrano a pieno titolo anche la comunità
linguistica d’appartenenza e la comunità territoriale d'appartenenza nella quale si usano
tradizionalmente più lingue, quella italiana e una o più lingue di minoranza, come nei casi del
Friuli, del Trentino-Alto Adige, delle Valli Valdesi del Piemonte o della Sardegna), e dall'art.
3 (il principio di eguaglianza tra tutti i cittadini senza distinzione, tra l'altro, “di lingua”, e il
“compito” della Repubblica di “eliminare gli ostacoli di carattere economico e sociale che,
limitando di fatto la libertà e l'uguaglianza tra i cittadini, impediscono il pieno sviluppo della
persona umana”) della stessa Carta Costituzionale.
La tutela delle minoranze linguistiche è un principio costituzionale che ribadisce altri principi
fondamentali della Costituzione repubblicana. Per quanto concerne il legame, che possiamo
così definire “confermativo e rafforzativo”, con l'art. 2, esso si sostanzia nell'affermazione del
diritto all'uso della lingua, in entrambe le dimensioni nelle quali ciascuno svolge e sviluppa la
propria personalità, cioè sia “come singolo” sia in relazione con gli altri, in una dimensione
sociale, pubblica, collettiva. Questa dimensione è essenziale per ciò che concerne la lingua, a
meno di voler ridurre il tutto al riconoscimento per il singolo individuo del diritto di parlare da
solo davanti allo specchio, scrivere lettere o sms a sé medesimo e leggere soltanto ciò che esso
stesso si scrive..., o di imparare a leggere e scrivere nella sua lingua solo e da solo nel chiuso
della propria casa. Più in generale pare impossibile non riconoscere l'esercizio dei diritti e
delle libertà fondamentali da parte del singolo individuo nel contesto di una relazione
dinamica e continua con gli altri8.
Il collegamento, altrettanto “confermativo e rafforzativo”, con l'art. 3 si traduce
nell'affermazione della pari dignità sociale e dell'eguaglianza tra tutti i cittadini
indipendentemente dall'appartenenza linguistica e culturale e nel fatto che la Repubblica,
attribuendosene il “compito”, si impegna ad eliminare gli ostacoli che limitano la libertà e
l'eguaglianza affermate, attraverso la “tutela”: non una mera protezione, ma una difesa attiva,
che consiste in interventi – quelli previsti nelle “apposite norme” – volti a eliminare ostacoli e
limitazioni e a creare specifiche condizioni favorevoli, oppure più favorevoli (in nome di un
principio di eguaglianza e di una libertà effettivi e sostanziali), per le minoranze linguistiche,
che sono l'oggetto dichiarato della tutela stessa di cui all'articolo 6, e per l'uso delle rispettive
lingue.
La tutela delle minoranze linguistiche e il diritto alla lingua si collegano altresì con altri diritti
e principi fondamentali, tra cui la libera manifestazione del pensiero (art. 21 Cost.), che
garantisce anche forme di espressione diverse da quella della maggioranza, lo sviluppo e la
valorizzazione della cultura (art. 9 Cost.) e il conseguente riconoscimento della diversità
linguistica e culturale come un valore e una ricchezza, e la promozione delle autonomie locali,
espressione del pluralismo territoriale (art. 5 Cost.)9.
1.2 La tutela extra-costituzionale di alcune minoranze linguistiche in Italia
In merito alla tutela delle minoranze linguistiche, nel corso del dibattito in seno all'Assemblea
costituente, emersero due diverse linee: la prima prevedeva di inserire una disposizione sulle
“minoranze etniche e linguistiche” nel Titolo dedicato all'ordinamento regionale, legando la
tutela all'istituzione di alcune regioni ad autonomia speciale in aree di confine abitate da
popolazioni la cui lingua è la medesima che oltre frontiera aveva uno status di ufficialità e un
8

Cfr. D. Rousseau, La philosophie du droit, in H. Giordan (sous la direction de), Les minorités en Europe. Droits
linguistiques et droits de l'homme, Paris, Kimé, 1992, pp. 79-85 e C. Lefort, L'invention démocratique, Paris, Fayard, 1981.

9

In merito al collegamento con l'art. 21 Cost., ciò vale sia per l'espressione del pensiero usando le lingue
minoritarie, e quindi per l'accesso ai media da parte delle minoranze, sia considerando la manifestazione di
appartenenza ad una comunità linguistica come una forma di espressione della propria opinione.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�valore nazionale; la seconda era invece favorevole ad attribuire alla questione il rango di
principio fondamentale riguardante l'ordinamento in quanto tale, non riconducibile soltanto
all'autonomia regionale e quindi utilizzabile solo per quelle minoranze abbastanza consistenti
in termini demografici e territoriali e soprattutto dotate di uno stato-tutore10.
Nonostante avesse prevalso quest'ultimo approccio, a lungo nella sostanza fu praticato il
primo, dato che le “apposite norme” previste in attuazione dell'art. 6 tardarono ad arrivare,
mentre si procedette a garantire forme di tutela anche molto avanzata solo ad alcune
minoranze per effetto di accordi o trattati internazionali e, in particolare nei casi valdostano e
sudtirolese, attraverso le conseguenti previsioni contenute negli Statuto speciali di autonomia
regionale.
L’Accordo di Parigi, concluso il 5 settembre 1946 dal Presidente del consiglio italiano Alcide
De Gasperi e dal Ministro degli esteri austriaco Karl Gruber, è così la base della tutela dei
germanofoni sudtirolesi e in parte anche dei ladini della provincia di Bolzano (ma non di quelli
della provincia di Trento), sviluppata dallo Statuto di autonomia della Regione Trentino-Alto
Adige del 1948 e, soprattutto, da quello riformato a fine anni sessanta ed approvato con
decreto del Presidente della Repubblica nel 197211. Il riconoscimento in Valle d’Aosta del
francese (ma non del franco-provenzale, né della lingua dei walser) è invece garantito nello
Statuto regionale, in cui è prevista per esempio la sua parificazione con l'italiano, che è
conseguenza del Decreto legislativo luogotenenziale n. 545 del 7 settembre 1945, emanato per
sventare la minaccia del separatismo valdostano e dell’annessionismo francese12.
Ha la stessa natura la tutela garantita sino alla fine del secolo scorso solo ad una parte della
sola minoranza linguistica slovena (ma non i friulani e i germanici) del Friuli-Venezia Giulia quella presente nelle province di Gorizia e Trieste (ma non quella in provincia di Udine) poiché deriva da trattati internazionali e accordi bilaterali, come il Trattato di pace del 10
febbraio 1947, il Memorandum di Londra del 1954 e il più recente Trattato di Osimo, siglato
nel 1975 da Italia e Yugoslavia e confermato successivamente da Italia, Slovenia e Croazia13.
In questo caso la presenza delle minoranze linguistiche costituisce senza dubbio il fondamento
dell'autonomia speciale della Regione - che deriva non solo dalla necessità di garantire i diritti
della minoranza slovena in Italia (e specularmente quelli della minoranza italiana in
Yugoslavia), ma anche dalle istanze autonomistiche presenti in Friuli nel corso di tutta la
prima metà del Novecento ed emerse in particolare durante e dopo la Resistenza, che hanno
sempre tenuto conto della questione della lingua friulana accanto a rivendicazioni di carattere
socio-economico14 - tuttavia la stessa autonomia ha un impatto più limitato a favore delle
minoranze, a differenza dei casi valdostano e sudtirolese, non solo in termini generali ma
anche per quella parte di comunità slovena internazionalmente riconosciuta e garantita, poiché
l'unica disposizione presente è la norma di principio prevista dall'art. 3 dello Statuto: “Nella
Regione è riconosciuta parità di diritti e di trattamento a tutti i cittadini, qualunque sia il

10

Cfr. J. Woelk, Il rispetto della diversità: la tutela delle minoranze linguistiche, in AA.VV., Lezioni sui
principi fondamentali della Costituzione, Torino, Giappicchelli, 2009, pp. 157-159.
11
Cfr. R. Jenniges, Mini-Guide tu the lesser used languages of the EC, Brussel-Bruxelles, EBLUL, 1993, p
31 e J. Marko – S. Ortino – S. Palermo (a cura di), L'ordinamento speciale della Provincia autonoma di Bolzano,
Padova, Cedam, 2001. A partire dal nuovo Statuto del 1972 e soprattutto nel corso degli anni Novanta si è
rafforzata anche la tutela delle minoranze linguistiche del Trentino.
12
Cfr. S. Salvi, Le lingue tagliate. Storia delle minoranze linguistiche in Italia, Milano, Rizzoli pp.12 e 13.
13
Cfr. A. Pizzorusso, Il pluralismo linguistico tra stato nazionale e autonomie regionali, Pisa, Pacini, 1975
e S. Salvi, Le lingue tagliate. Storia delle minoranze linguistiche in Italia, cit., pp. 12-16.
14
Al riguardo, cfr. G. D’Aronco, Friuli. Regione mai nata. Venti anni di lotte per l’autonomia ,Tricesimo,
Clape culturâl furlane Hermes di Colorêd, 1983; Z. Cavallo-A. Cescje-P.C. Begot, La nazione Friuli, voll. I e II,
Udine, Centro editoriale friulano, 1980; T. Tessitori (a cura di), Come nacque la Regione Friuli - Venezia Giulia.
Documenti e note, Udine, Del Bianco, 1947; D. Toffoli, Lotta di liberazione e questione friulana, in Storia
contemporanea in Friuli, n. 38, cit., pp. 61-71; D. Toffoli, Lidrîs dal pinsîr autonomist, in La Patrie dal Friûl, n.
5, Mai 2004.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

20

�gruppo linguistico al quale appartengono, con la salvaguardia delle rispettive caratteristiche
etniche e culturali”15.
Questa situazione di tutela “extra-costituzionale”, riferita soltanto ad alcune minoranze
linguistiche, ha visto lo Stato italiano usare due pesi e due misure (la creazione di strumenti e
condizioni di tutela per i casi in cui è stato costretto a farlo da pressioni esterne, l'assoluta
indifferenza e l'atteggiamento prepotente da “forte con i deboli” nei confronti delle altre realtà
minoritarie). Un principio fondamentale dell'ordinamento italiano si è trasformato così,
regredendo, in una “semplice” questione di buon vicinato. Ciò ha comportato altresì il
diffondersi della convinzione dell'esistenza in termini teorici “a monte”, e non per effetto di
dinamiche di potere “a valle”, di due fantomatiche categorie di minoranze linguistiche, una di
“serie A” e una di “serie B”. L'assolvimento di questi impegni di carattere internazionale ha
infine creato un'altra convinzione, quella secondo cui l'Italia aveva fatto tutto il dovuto, e
addirittura anche di più, per le minoranze linguistiche presenti sul suo territorio16.
Un simile atteggiamento, insieme all'idea di nazione “una d'arme, di lingua, d'altare” e alla
situazione internazionale rigidamente “bloccata”, caratterizzata dalla guerra fredda e dalla
divisione dell’Europa a metà, ha contribuito ad allontanare il momento in cui, quanto meno in
termini formali, quanto stabilito dall'art. 6 della Costituzione potesse cessare di essere lettera
morta. Perché ciò avvenisse, sarebbero dovuti passare più di cinquant'anni dall'entrata in
vigore della Carta costituzionale.
1.3 Diritti linguistici, diversità culturale e integrazione europea
Il contesto internazionale ed europeo in cui è stato approvato l'articolo 6 della Costituzione,
ma a lungo non è stato attuato con l'approvazione e l'applicazione delle “apposite norme”, non
è solo quello condizionato dalla Guerra fredda, dall'ideologia nazionalista e dalla ragion di
stato. E' altresì quello dell'affermazione internazionale dei diritti umani - dalla Dichiarazione
universale dei diritti dell'uomo (10 dicembre 1948) al Patto internazionale sui diritti civili e
politici (16 dicembre 1966) sino alla Dichiarazione sui diritti delle persone che appartengono
ad una minoranza nazionale, etnica, religiosa, linguistica (3 febbraio 1993) - e della
prospettiva di integrazione continentale basata su democrazia, coesione sociale e sviluppo
socio-economico, promossa da organizzazioni intergovernative come il Consiglio d'Europa e
dalle istituzioni comunitarie, a partire dal Parlamento europeo17.
a) Il Consiglio d'Europa
Proprio il Consiglio d'Europa, impegnato a favore del progresso economico e sociale europeo
e della garanzia di diritti umani e libertà fondamentali assume un ruolo rilevante, a partire
dalla sua fondazione, nel 1949, a favore della tutela delle minoranze. A questo riguardo, nella
sua attività, che comprende tra l’altro, media, cooperazione legale, salute, istruzione, cultura,
sport, ambiente e gioventù, sono individuabili tre diverse fasi.
Nella prima, che coincide più o meno con il primo decennio di attività dell’organizzazione
stessa, l’argomento è affrontato soltanto “di striscio”, nell'ambito della Convenzione europea
sulla tutela dei diritti dell’uomo e sulle libertà fondamentali18, firmata a Roma il 4 novembre
1950 ed entrata in vigore il 3 settembre 1953, che riprende i contenuti della Dichiarazione

15

Legge costituzionale 31 gennaio 1963, n.1, Statuto speciale della regione Friuli-Venezia Giulia,
www.regione.fvg.it.
16
Emblematico il punto di vista sull'argomento di Giovanni Spadolini nel 1991, quando era Presidente del
Senato: cfr. G. Spadolini, L’Italia e le minoranze linguistiche in Corriere del Ticino , 4 dicembre 1991.
17
E' importante anche l'azione in questo campo promossa in seno alla CSCE-OSCE, il cui approccio
privilegia la tutela delle minoranze e la garanzia dei diritti fondamentali come opportunità per prevenire o
risolvere i conflitti e, in particolare negli anni Settanta, come “ambito” favorevole al disgelo e al dialogo estovest.
18
Council of Europe, Convention for the Protection of Human Rights and Fundamental Freedoms (Rome,
4/11/1950), Strasbourg, CoE, 1951. Disponibile anche in internet: www.conventions.coe.fr.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�universale dell'ONU, a partire il principio di non discriminazione (art. 14), e li sviluppa sul
piano operativo approfondendo alcuni aspetti riguardanti l'uso delle lingue in ambito penale.
Nella seconda, che va dal 1961 alla fine degli anni Settanta, il Consiglio d'Europa, in
particolare in seno alla sua Assemblea consultiva19 e alla Conferenza dei poteri locali e
regionali20, ha più volte sottolineato la necessità di approfondire le questioni relative alle
minoranze, con una particolare attenzione manifestata proprio nei confronti delle lingue e del
loro uso, della diversità linguistica e culturale e del ruolo positivo che in questi campo possono
giocare gli enti territoriali substatali, se dotati delle necessarie competenze.
La terza fase, che giunge ai giorni nostri, è infine caratterizzata dall’approfondimento di questi
temi e dalla adozione di due importanti convenzioni: Carta europea delle lingue regionali o
minoritarie, adottata il 29 giugno 1992 dalla Conferenza dei Ministri e sottoposta alla ratifica
degli Stati membri a partire dal 5 novembre dello stesso anno, e della Convenzione quadro per
la protezione delle minoranze nazionali, adottata il 1° febbraio 1995 ed entrata in vigore, in
seguito all'avvenuta ratifica da parte di almeno dodici Stati, il 1° febbraio 199821. La Carta
definisce, in maniera approfondita e talvolta molto dettagliata, una serie di risultati da
raggiungere e di misure da applicare in materia di uso delle lingue minorizzate nella vita
pubblica, specialmente nei campi dell’istruzione, della giustizia, dei media, della pubblica
amministrazione, dei servizi, della vita culturale, sociale e economica, la Convenzione quadro
fa altrettanto, sottolineando come una società pluralista e genuinamente democratica non
debba solo rispettare l'identità etnica, culturale, linguistica e religiosa di ciascun appartenente
ad una minoranza, bensì debba creare anche le appropriate condizioni favorevoli che
permettano a ciascuno di esprimere, mantenere e sviluppare questa identità. In entrambi i casi
gli Stati membri che le ratificano sono vincolati ad attuare indirizzi e previsioni, attraverso la
propria legislazione interna, e a renderne conto con relazioni e verifiche periodiche.
Le due convenzioni europee, oltre costituire un autorevole punto di riferimento teorico e
tecnico, hanno pertanto una forza concreta. L'Italia ha firmato tardivamente la Carta europea,
il 27 giugno 2000, e non l'ha ancora ratificata, mentre è stato uno dei primi Paesi a
sottoscrivere e ratificare la Convenzione quadro, il 3 novembre 1997, in seguito
all'approvazione in Parlamento della Legge 302/199722 e ciò ha sicuramente favorito
l'approvazione della Legge 482/1999, nonché quella successiva della Legge 38/2001, dedicata
alla minoranza slovena, rappresentando altresì una ragione di attenzione in più da parte dello
Stato per la corretta attuazione della legislazione di tutela23.
b) L'Unione europea
19

Cfr. in particolare Parliamentary Assembly of the Council of Europe, Recommendation 285 (1961),
Strasbourg, CoE, 1962, un altro esempio di come l'iniziativa del Consiglio d'Europa anticipi sul piano dei
contenuti quella dell'ONU con il Patto internazionale sui diritti civili e politici del 16 dicembre 1966, il cui
articolo 27 afferma che “gli Stati in cui si trovano minoranze etniche, religiose o linguistiche non possono negare
alle persone appartenenti a dette minoranze il diritto, in comunità con gli altri membri del loro gruppo, di vivere
la loro propria cultura, di professare la loro propria religione o di usare la loro propria lingua”.
20
Cfr. in particolare Council of Europe – Conference of Local Authorities Of Europe (CLAE), The Galway
Declaration (1971), Strasbourg, CoE,1971 e Council of Europe – Conference of Local and Regional Authorities
Of Europe (CLRAE), The Bordeaux Declaration (1978), Strasbourg, CoE, 1978. La Conferenza permanente
delle amministrazioni locali, istituita nel 1957, comprende le Regioni soltanto a partire dal 1975.
21
Cfr. Council of Europe, European Charter for Regional or Minority Languages, ETS n. 148, Strasbourg,
CoE, 1992. e Council of Europe, Framework Convention for the Protection of National Minorities, ETS n. 157,
Strasbourg, CoE, 1995. Sonio entrambe consultabili anche presso il sito internet ufficiale del Consiglio d’Europa,
http://coventions.coe.int.
22
Legge 28 agosto 1997, n. 302, Ratifica ed esecuzione della convenzione-quadro per la protezione delle
minoranze nazionali, fatta a Strasburgo il 1° febbraio 1995, in Gazzetta Ufficiale, n. 215 (s.o.) del 15 settembre
1997.
23
Cfr. Presidenza del Consiglio de ministri – Dipartimento Affari regionali, Le lingue minoritarie nella
scuola e nella pubblica amministrazione in Italia: obiettivi e interventi realizzati dalle collettività locali, Roma,
Dipartimento per l'Informazione e l'editoria, 2004.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

22

�Data la prevalente impostazione funzionalista e economicista delle Comunità europee, in
questo ambito la tutela delle minoranze linguistiche è stata a lungo una questione trascurata o
addirittura ignorata. La situazione è cambiata radicalmente in seguito alle prime elezioni
europee, il 7 e 10 giugno 1979, grazie alle quali si è avviato anche a livello continentale quel
rapporto eletti-elettori, già consolidato a livello statale, che ha messo l’aula di Strasburgo in
condizione di confrontarsi in maniera diretta con le esigenze emergenti tra i cittadini,
incoraggiando la società civile a sottoporre al Parlamento europeo istanze, bisogni e questioni
che non trovano soluzioni o soddisfazioni adeguate all’interno degli Stati. E' proprio in questo
modo che la tutela delle minoranze è entrata ufficialmente nell'agenda del Parlamento europeo
il 28 settembre 1979 con la presentazione di una prima proposta di risoluzione al riguardo da
parte di un gruppo di eurodeputati socialisti, seguita da altre quattro proposte sottoscritte
rispettivamente da europarlamentari socialisti, comunisti, popolari e dal democratico
fiammingo Maurits Coppieters24, e la successiva approvazione, il 16 ottobre 1981, della
Risoluzione su una Carta delle lingue e culture regionali e una Carta dei diritti delle
minoranze etniche, approvata a Strasburgo25.
La prima autorevole presa di posizione del Parlamento europeo in materia è una sintesi e una
sistematizzazione delle affermazioni di principio contenute nei documenti precedenti elaborati
in sede ONU, UNESCO, Consiglio d’Europa e CSCE. La risoluzione, su solide basi teoriche,
individua una serie di interventi e di azioni concrete inerenti all'uso delle lingue minoritarie,
che riguardano tutti i settori fondamentali della politica linguistica – istruzione, media e vita
pubblica – di cui sollecita l'attuazione sia a governi statali e amministrazioni locali sia a
Consiglio e a Commissione europea. Quella prima iniziativa del Parlamento europeo contribuì
a dare “cittadinanza europea” alla tutela delle minoranze, oltre a comportare l’apertura di una
linea di bilancio dedicata appositamente a progetti e iniziative coerenti con gli orientamenti in
essa contenuti e compatibili con i principi e gli obiettivi in essa formulati talmente a progetti e
iniziative coerenti con gli orientamenti in essa contenuti e compatibili con i principi e gli
obiettivi in essa formulati. Su quella scia il Parlamento europeo interverrà ripetutamente su
questo tema26 e nel quadro dell'Unione europea la questione non ha potuto essere più ignorata,
con l'effetto di veder sviluppati specifici progetti con fondi comunitari, a partire da Mercator27,
e di trovare riferimenti normativi validi anche per lingue e minoranze in documenti importanti
come la Carta dei diritti fondamentali dell'Unione europea, proclamata a Nizza il 7 dicembre
2000, e nei più recenti Trattati comunitari, anche in seguito alle riforme introdotte con il
Trattato di Lisbona, entrato in vigore il 1° dicembre scorso28.
1.4 La lunga strada verso la Legge 482/1999
Tra le “radici” della Legge 482/1999 va annoverata anche la mobilitazione sociale e politica
che ha avuto per protagonisti le organizzazioni delle minoranze linguistiche, gli enti locali,
alcuni studiosi e parlamentari, perseguendo l'obiettivo di far cessare la situazione di evidente
contraddizione tra la teoria (i principi costituzionali) e la prassi (la tutela “extracostituzionale”
che escludeva gran parte dei cittadini appartenenti alle minoranze linguistiche) con
l'approvazione di uno o più provvedimenti con cui rendere disponibili le “apposite norme”
previste e promesse dalla Costituzione.

24

Cfr. M. Stolfo, Lingue minoritarie e unità europea. La “Carta di Strasburgo” del 1981, Milano, Franco
Angeli, 2005.
25
Parlamento europeo, Risoluzione su una Carta delle lingue regionali e una Carta dei diritti delle minoranze
etniche, in Gazzetta ufficiale delle Comunità europee, NC 287, del 9 novembre 1981.
26
Mercator, www.mercator-network.eu.
27
Al riguardo si rimanda a M. Stolfo, Lingue minoritarie e unità europea. La “Carta di Strasburgo” del
1981, cit., Mercator, www.mercator-network.eu, e Mercator Legislation, http://www.ciemen.cat/mercator.
28
Un quadro generale al riguardo è disponibile in M. Stolfo, Minoranze linguistiche. Radici e prospettive
europee della L. 482/1999, Udine, Consorzio universitario del Friuli, 2007.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

23

�Questa mobilitazione riguardò un po' tutte queste minoranze e in particolare quelle sarda,
friulana, slovena (il cui obiettivo era l'estensione alla provincia di Udine delle garanzie
previste a Trieste e nel Goriziano), albanese, ladina e occitana.
In questo quadro merita una menzione speciale, rispetto all'uso pubblico delle lingue,
l'iniziativa assunta tra il 1973 e il 1975 da parte della comunità occitana di Roure, in Val
Chisone, che si attivò con successo affinché venisse ristabilita la denominazione originaria del
comune, trasformato per decreto in Roreto Chisone29. Più o meno nello stesso periodo altri
Comuni cominciarono ad installare i cartelli bilingui, spesso scontrandosi con le Prefetture30.
La nascita, nel corso degli anni Settanta, delle prime radio “libere” un po' in tutto lo Stato
italiano si accompagnò alla realizzazione, al loro interno, di trasmissioni nelle lingue delle
minoranze e in qualche caso furono costituite anche emittenti caratterizzate dall'uso costante o
almeno prevalente delle lingue stesse, come le radio sarde Radiu Supramonte e Arradiu Norde
Sero o quella che poi divenne la ancora attiva Radio Onde Furlane31
Particolarmente significativa la rilevanza di attività nel settore dell'istruzione, a partire
dall'organizzazione volontaria di corsi di lingua e in lingua nelle scuole, con l'avvio, tra l'altro,
di quella esperienza sociale e didattica unica che è la scuola bilingue (italiano-sloveno) di San
Pietro al Natisone32, sino ad iniziative riguardanti la formazione degli insegnanti e più in
generale il mondo dell'Università, con la lunga battaglia di emancipazione culturale,
economica e territoriale volta alla creazione dell'Ateneo friulano, che sarà poi istituito nel
1977, per legge chiamato ad essere anche “organico strumento di sviluppo e rinnovamento dei
filoni originali della cultura, della lingua, delle tradizioni e della storia del Friuli” 33.
Dove l'Università c'era già, essa stessa – almeno in qualche sua componente – condivise e
sostenne motivazioni e finalità espresse da associazioni e organizzazioni, come avvenne con la
celebre risoluzione adottata il 19 febbraio 1971 all’unanimità dal Consiglio della Facoltà di
lettere dell’Università di Cagliari, nella quale si rilevava che “poiché esiste un popolo sardo
con una propria lingua dai caratteri diversi e distinti dall’italiano, la lingua ufficiale dello
Stato risulta in realtà una lingua straniera per di più insegnata con metodi didatticamente
errati che non tengono conto in alcuna maniera dei sardi; e ciò con grave pregiudizio per
un’efficace trasmissione della cultura sarda, considerata come subcultura”34.

29

L'iniziativa promossa dall'associazionismo locale e sostenuta dal Comune, a seguito dei risultati di un
referendum, si conclude con un provvedimento regionale ad hoc: cfr. Regione Piemonte, L.R. 17 febbraio 1975,
n. 40, Restituzione della denominazione del comune di Roreto Chisone di Roure, in Bollettino ufficiale della
Regione Piemonte n. 8-1975.
30
E' il caso di Sappada e Livinallongo in Veneto e di Prato Carnico e Tavagnacco in Friuli. Al riguardo,
cfr. Toponomastiche furlane: www.patriedalfriul.it/gino/friulitoponimi.htm.
31
Cfr. S. Salvi, Patria e matria, Firenze, Valecchi, 1978, p. 153 e M. Mauro, Un Friûl difarent. I 90 Mhz
di Radio Onde Furlane, Montereale Valcellina, Il Menocchio, 2005. Per Radio Onde Furlane, cfr. anche il sito
web www.ondefurlane.eu.
32
Sull'esperienza sarda, cfr. S. Salvi, Le nazioni proibite, cit., pp. 552-553, e S. Salvi, Patria e matria,
Firenze, Vallecchi, 1978, pp. 152-153. Sulla scuola bilingue di San Pietro al Natisone, che riceverà un
rinoscimento ufficiale con la L. 38/2001, Norme per la tutela della minoranza linguistica slovena della regione
Friuli - Venezia Giulia, cfr. Ž. Gruden, Dvajeset korakov/Venti passi, Špeter/San Pietro al Natisone, Zavod za
Slovensko Izobraževanje/Istituto per l'istruzione slovena, 2005. Nella stessa pubblicazione si trovano rifrimenti
ad altre esperienze. Cfr. anche S. Bonato (a cura di), Scuola e minoranze linguistiche oggi in Italia, Roana,
Istituto di cultura cimbra, 1992.
33
Cfr. Legge 8 agosto 1977, n. 546, Ricostruzione delle zone della regione Friuli-Venezia Giulia e della
regione Veneto colpite dal terremoto del 1976, in Gazzetta Ufficiale n. 227 del 22 agosto 1977. Sull'argomento,
cfr. anche T. Petracco, La lotta per l'università friulana, Udine, Forum, 1998; C. Rossetti, L'Università di Udine:
eventi e personaggi della nascita di un ateneo, Padova, Il poligrafo, 1994; G. Ellero-R. Carrozzo, L'università
friulana, Udine, Grafiche Fulvio, 1967; G. Ellero, L'università del popolo friulano, Udine, Arti Grafiche Friulane,
1974.
34
Il documento è riprodotto anche in M. Argiolas – R. Serra (a cura di), Limba, lingua, language. Lingue
locali, standardizzazione e identità in Sardegna nell’era della globalizzazione, Cagliari, Cuec, 2001.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

24

�Un contributo importante alla causa delle minoranze fu dato dalle Regioni, soprattutto quelle
“nuove” a Statuto ordinario. Piemonte, Veneto, Molise e Calabria, in particolare, già nello
Statuto disponevano di norme di indirizzo sulla valorizzazione del patrimonio linguistico e
talvolta anche sulla tutela delle minoranze35 e su questa base si dotarono di alcune Leggi
regionali dedicate a storia, cultura, dialetti e anche – pur se esclusivamente su un piano di
promozione culturale – minoranze linguistiche36.
L'azione delle Regioni, sia ordinarie come il Piemonte sia autonome come il Friuli-Venezia
Giulia e la Sardegna, è stata più efficace a partire dall'inizio degli anni Novanta37. Nel 1993, in
particolare, il Consiglio regionale della Sardegna approvò a larghissima maggioranza un testo
di legge ben articolato, oggetto di un conflitto con il Governo statale, risoltosi con la Sentenza
della Corte costituzionale del 13 luglio 199438. Nella regione Friuli-Venezia Giulia, intanto,
erano stati promossi i primi interventi di valorizzazione culturale riguardanti la minoranza
linguistica friulana, supportati prima da provvedimenti di portata generale, dedicati allo
sviluppo delle attività culturali, e successivamente da specifiche ma limitate leggi di spesa,
tuttavia era evidente l'insufficienza di una simile azione. Così nel 1990 arrivò in Consiglio
regionale una proposta di legge organica di tutela della lingua friulana, che fu poi riproposta
nel 1994 insieme ad un’altra dedicata alla valorizzazione e alla promozione del patrimonio
bibliografico e documentario friulano e delle biblioteche. Nelle aule di Cagliari e di Trieste
erano state gettate le basi per l'approvazione di quelle che sarebbero diventate la Legge
regionale 26/1997, Promozione e valorizzazione della cultura e della lingua della Sardegna, e
la Legge regionale 15/1996, Norme per la tutela e la promozione della lingua e della cultura
friulane e istituzione del Servizio per le lingue regionali e minoritarie, entrambe considerate in
qualche modo anticipatrici della Legge 482/199939.
L'approdo in Parlamento della tutela delle minoranze linguistiche risale già agli anni
Cinquanta, con relazioni, interpellanze ed interrogazioni. Poco dopo arrivarono le prime
iniziative legislative, dedicate alle comunità albanesi e slovene40. Tra la fine degli anni
Sessanta e l'inizio del decennio successivo ci fu un proliferare di progetti di legge, che a lungo
però non furono neppure oggetto di discussione in Commissione. In questo quadro pare
opportuno ricordare l'iniziativa condotta dal parlamentare comunista friulano Mario Lizzero,
35

Talvolta le previsioni statutarie erano state bloccate nella loro versione originale in Senato, in quanto
ritenute confliggenti con l'interpretazione della Corte costituzionale che all'epoca limitava allo Stato le
competenze sulla tutela delle minoranze. Cfr. S. Salvi, Le lingue tagliate, cit., pp.28-33 e P. Armaroli, Gli Statuti
delle Regioni, Firenze, Sansoni, 1971, in particolare pp. 284, 288, 289, 290. le norme statutarie più significative
sono quelle contenute negli art. 5, c. 3, e art. 7. della Legge 22 maggio 1971, n. 338, Statuto della Regione
Piemonte, art. 2, c. 2. della Legge 22 maggio 1971, n. 340, Statuto della Regione Veneto, art. 4. della Legge 22
maggio 1971, n. 347, Statuto della Regione Molise, art. 56(r) della Legge 28 luglio 1971, n. 519, Statuto della
Regione Calabria.
36
Per esempio, Regione Veneto, Legge regionale 1 agosto 1974, n. 40, Tutela del patrimonio storico,
linguistico e culturale del Veneto, e Regione Piemonte, Legge regionale n. 30 del 3 giugno 1979, Tutela del
patrimonio storico, linguistico e culturale del Piemonte.
37
Cfr. Regione Piemonte, Legge regionale 10 aprile 1990 n. 26, Tutela, valorizzazione e promozione della
conoscenza dell'originale patrimonio linguistico del Piemonte, in Bollettino ufficiale della Regione Piemonte n.
16 del 18 aprile 1990 (modificata e integrata con la Legge regionale n. 37 del 17 giugno 1997, Modifiche ed
integrazioni alla legge regionale 10 Aprile 1990, n. 26, 'Tutela, valorizzazione e promozione della conoscenza
dell'originale patrimonio linguistico del Piemonte', in Bollettino ufficiale della Regione Piemonte n. 25 del 25
Giugno 1997).
38
Cfr. Corte Costituzionale, Sentenza 4-13 luglio 1994, in Gazzetta ufficiale, Prima serie speciale, n. 30
(20 luglio 1994), pp. 23-27. Per i ricorsi, cfr. Gazzetta ufficiale, Prima Serie Speciale, n. 47 (17 novembre 1993),
pp. 55-56, e Gazzetta ufficiale, Prima Serie Speciale, n. 50 (9 dicembre 1993), p. 42.
39
Legge regionale 22 marzo 1996, n. 15, Norme per la tutela e la promozione della lingua e della cultura
friulane e istituzione del servizio per le lingue regionali e minoritarie, in Bollettino Ufficiale della Regione
autonoma Friuli-Venezia Giulia n. 10, anno XXXIX, del 27 marzo 1996 e Legge regionale 15 ottobre 1997 n. 26,
Promozione e valorizzazione della cultura e della lingua della Sardegna, in Bollettino ufficiale della Regione
autonoma della Sardegna n. 32 del 24 ottobre 1997. Al riguardo cfr.più avanti cap. 4, par. 2.
40
Cfr. S. Salvi, Le lingue tagliate, cit. pp.29-30 e www.parlamento.it.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

25

�che, dato il permanere dell'interpretazione minimalista della Corte costituzionale che
riconosceva al solo Stato le competenze di attuazione dell'art. 6 della Costituzione, dal 1971
lavorò per poi sottoscrivere con altri esponenti del Pci, del Psi e del Pri un progetto di legge
costituzionale volto ad includere tra le materie spettanti alla competenza legislativa delle
Regioni anche la tutela delle minoranze41. Contemporaneamente si presentavano proposte
riguardanti singole comunità, che venivano riproposti legislatura dopo legislatura.
Tra il 1978 e il 1982, più o meno in contemporanea con la predisposizione e l'approvazione al
Parlamento europeo della Risoluzione su una Carta delle lingue e culture regionali e una
Carta dei diritti delle minoranze etniche42, ci furono le ennesime proposte di leggi riguardanti
la tutela delle minoranze friulana, slovena, sarda, occitana e albanese43 e nuove proposte
riguardanti la tutela di tutte le minoranze linguistiche del Paese, che tuttavia non raggiunsero
mai l'aula. Si sarebbe dovuta aspettare ancora una legislatura perché finalmente un testo
coordinato, sintesi delle varie proposte ripresentate, arrivasse alla Commissione affari
istituzionali della Camera il 6 febbraio 1985 (relatore il socialista friulano Loris Fortuna) per
essere approvato ad ampia maggioranza (favorevoli Dc, Pci, Psi, Psdi; contrari Pli, Pri e MsiDn) il 19 aprile successivo e quindi giungere in aula due anni dopo, a fine legislatura. Il lavoro
avviato con un certo successo, nonostante una dura opposizione, fu rilanciato nella seconda
metà del 1987 e sfociò nell'approvazione dell'articolato alla Camera nel 199144. L'avvicinarsi
della fine anticipata della Legislatura e la mancata iscrizione del testo all'ordine del giorno del
Senato non permisero di “completare l'opera”. Ci sarebbero voluti ancora otto anni di
mobilitazioni da parte delle minoranze, di lavoro nei due rami del Parlamento e di nuove
sollecitazioni e ispirazioni europee, per giungere allo “storico” momento del 25 novembre
1999 con l'approvazione definitiva la Senato della Legge 15 dicembre 1999, n. 482, Norme in
materia di tutela delle minoranze linguistiche45.
2. La Legge 482/1999: un primo risultato
2.1 Un primo passo verso l'Europa, un primo passo verso l'Italia
Si tratta di un provvedimento che è arrivato tardi (forse troppo, per la situazione ormai
compromessa di almeno alcune comunità linguistiche minorizzate) eppure, forse anche per
questo, la Legge 482/1999 ha rappresentato un punto di arrivo, il risultato di istanze, lotte e
mobilitazioni volte al riconoscimento della diversità linguistica in Italia e alla garanzia del
diritto alla lingua per almeno tre milioni di cittadini italiani. La Legge ha costituito altresì una
41

La Corte costituzionale, dal 1960 (Sentenza 18 maggio 1960 n. 32), aveva sempre considerato la tutela
delle minoranze linguistiche una materia riservata esclusivamente allo Stato. Il suo atteggiamento mutò a partire
dal 1983 (Sentenza 18 ottobre 1983 n. 312). Sull'argomento, cfr. A. Pizzorusso, Il pluralismo linguistico tra stato
nazionale e autonomie regionali, cit. e ancora A. Pizzorusso, Le comunità etnico linguistiche in rapporto al loro
riconoscimento giuridico nello Stato italiano, in Gruppi etnico linguistici della provincia di Udine, Udine,
Chiandetti, 1978, pp.65-71. Sull'iniziativa di Lizzero, cfr. Mario Lizzero “Andrea”. Il suo impgno civile, politico
e sociale, Udine, IFSML, 1995, pp. 65-77.
42
Cfr. più avanti, cap. 3, par.3.
43
PdL C0013, Norme speciali di tutela del gruppo linguistico sloveno (20 giugno 1979, on. Loris
Fortuna); PdL S0236, Tutela della lingua e della cultura della popolazione calabrese di origine albanese (12
agosto 1979, sen. Sisinio Zito); PdL C1678, Norme per la valorizzazione della lingua e della cultura friulana (14
maggio 1980, on. Arnaldo Baracetti); PdL C2602, Riconoscimento della parità giuridica della lingua sarda con
la lingua italiana e introduzione del sistema del bilinguismo in Sardegna (19 maggio 1981, on. Francesco
Macis); PdL C381, Norme per la tutela della minoranza linguistica sarda in applicazione dell’articolo 6 della
Costituzione (23 marzo 1982, on. Gianuario Carta); PdL C3549 Provvedimenti per la tutela e la promozione della
lingua e della cultura della minoranza etnico-linguistica occitana in Italia (5 ottobre 1982, on. Cesare Dujany).
44
Si tratta delle PdL C0400, Norme in materia di tutela delle minoranze linguistiche, presentata all’inizio
di luglio 1987 dal gruppo Psdi, C0612, Norme in materia di tutela delle minoranze linguistiche, presentata il 7
luglio 1987 dal gruppo Psi, e C1111, Norme in materia di tutela delle minoranze linguistiche, presentata il 21
luglio dal gruppo Pci e Indipendenti, ai quali si aggiunse la PdL n. 2074, Norme in materia di tutela delle
minoranze linguistiche, presentata il 16 dicembre da due deputati DC: uno friulano e uno sardo.
45
A questo riguardo si rimanda ai successivi capitoli 3 e 4.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

26

�nuova partenza. Nella direzione dell'Europa “unita nella diversità”, coerentemente con gli
impegni assunti dallo Stato italiano ratificando la Convenzione quadro per la protezione delle
minoranze nazionali, con gli indirizzi più volte espressi dal Parlamento europeo, con i criteri
di Copenhagen proposti nel 1993 agli Stati aspiranti membri dell'Unione europea ma validi
anche per gli Stati che già ne fanno parte, con i principi ribaditi in quel Trattato di Lisbona,
entrato in vigore il 1° dicembre scorso46. Nella direzione dell'Italia “libera e democratica”,
nella quale, secondo quanto previsto dalla Costituzione tutti i cittadini sono uguali, anche
quelli la cui lingua propria è diversa da quella italiana.
2.2 I contenuti della Legge: tutela delle minoranze linguistiche o tutela della maggioranza
dalla tutela delle minoranze?
La Legge 482/1999 ha visto la luce in un momento tendenzialmente favorevole al
riconoscimento della diversità e della pluralità linguistica e culturale, ma dopo un lungo
periodo di forti ostacoli teorici e pratici, e i sostenitori della tutela delle minoranze
linguistiche, a tutti i livelli, sino in Parlamento, si sono dovuti scontrare con radicali posizioni
ideologicamente contrarie a qualsiasi forma di effettiva attuazione dell'art. 6 della
Costituzione. Questo confronto non ha generato soltanto oltre cinquant'anni di distanza tra
l'entrata in vigore della Carta costituzionale e l'attuazione di un suo principio fondamentale,
ma ha influito anche sulla forma e sulla sostanza dei provvedimenti con cui si è giunti, seppur
tardivamente, a dare attuazione alla previsione secondo cui “La Repubblica tutela le
minoranze linguistiche con apposite norme”.
Ciò è evidente proprio nella Legge 482/1999, che costituisce il primo momento in cui a livello
statale l'art. 6 della Costituzione ha cessato di essere lettera morta. La lettura del suo testo
permette di apprezzare l'attenzione del Legislatore nei confronti della complessità delle azioni
da mettere in campo per tutelare le minoranze linguistiche, soprattutto di fronte alla grande
varietà, sul piano storico, geografico, demografico e sociale, delle situazioni minoritarie
presenti nello Stato italiano. Ma è possibile altresì percepire l'eco delle tensioni e delle
contrapposizioni che si sono avute in sede di discussione e votazione in Parlamento. Alcune
previsioni e diverse formulazioni, addirittura, fanno sorgere il dubbio se la Legge 482/1999
non sia realmente un provvedimento di tutela delle minoranze linguistiche quanto, piuttosto,
una legge di tutela della maggioranza dall'impatto della tutela delle minoranze.
Questa impressione si ha, per esempio, di fronte all'articolo 1, che si apre all’insegna
dell’affermazione che “la lingua ufficiale della Repubblica è l’italiano” e sancendo che “la
Repubblica, che valorizza il patrimonio linguistico e culturale della lingua italiana, promuove
altresì la valorizzazione delle lingue e delle culture tutelate dalla presente legge”. La Legge
482/1999 è il primo provvedimento statale in cui si afferma esplicitamente il ruolo dell'italiano
come lingua ufficiale e ciò suona come una sorta di “rassicurazione” nei confronti
dell'eventualità che le lingue delle minoranze possano avere pienamente lo stesso status. È un
po' come se una Legge per la promozione della mobilità alternativa si aprisse con
l'affermazione che le automobili sono il principale mezzo di locomozione e con il dichiarato
impegno a promuovere l'uso del treno o della bicicletta, subordinato però al ribadito sostegno
alla diffusione delle auto.
Qualcosa di simile accade anche altrove, magari per colmare qualche vuoto normativo
riguardante la lingua maggioritaria. L'articolo 19, per esempio, non è solo dedicato alla
promozione delle lingue e delle culture minoritarie “diffuse all’estero, nei casi in cui i
cittadini delle relative comunità abbiano mantenuto e sviluppato l’identità socio-culturale e
linguistica d’origine”, ma anche alle intese con altri Stati promosse dal Ministero degli affari
esteri per “diffondere all'estero la lingua e la cultura italiane”. Oppure l'articolo 10, che

46

Cfr. Il Trattato di Lisbona, Gazzetta ufficiale dell’Unione europea C 306, 17 dicembre 2007 e
http://europa.eu/lisbon_treaty/index_it.htm.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�prevede che i consigli comunali adottino “toponimi conformi alle tradizioni e agli usi locali”,
ma “in aggiunta” a quelli ufficiali.
Più in generale, ogni qual volta compaiono indirizzi operativi rilevanti, essi paiono essere
mitigati da formulazioni articolate, come nel caso dell'articolo 4 che riguarda le scuole. Non si
comprende inoltre la (presunta) distinzione, all'articolo 2, tra quelle popolazioni definite con
un aggettivo (catalane, slovene, albanesi...) e quelle indicate come “parlanti” una lingua (il
sardo, il friulano, il francese...): dato che non pare legata al fatto che la corrispondente lingua
sia maggioritaria in qualche altro Stato, perché in tal caso non si comprenderebbe la
collocazione di catalani e soprattutto francofoni, l'unica spiegazione possibile è legata
all'origine delle diverse comunità, “pienamente” autoctone quelle “parlanti”, e anticamente
immigrate le altre, normalmente tra il 1.200 e il 1.500 d.C. Ma anche se così fosse non si
comprenderebbe la posizione degli sloveni, tenuto conto che la presenza prima slava e poi
slovena nel Friuli orientale e nella zona di Trieste risalirebbe almeno al VII secolo47.
Quel che è certo è che tutte le minoranze linguistiche storiche, enumerate all'articolo 2, hanno
pari dignità secondo la Legge e sono parimenti destinatarie di tutela, poiché la eventuale
differenziazione tra due categorie di minoranze oltre a non avere un fondamento storico non
esiste né in termini grammaticali – sempre di “popolazioni” si tratta – né sul piano giuridico.
L'articolo 2 ha proprio il merito di enumerare le minoranze che, “in attuazione dell'articolo 6
della Costituzione” e “in armonia con i principi generali stabiliti dagli organismi europei e
internazionali”, sono oggetto di tutela, cioè – con l'eccezione di rom e sinti, esclusi “in corso
d'opera”, con l'impegno a tutt'oggi disatteso di approvare uno specifico provvedimento – tutte
le comunità linguistiche storicamente presenti nel territorio dello Satto italiano, la cui lingua è
diversa da quella italiana o dai dialetti italiani48. Un'altra norma importante è quella enunciata
nell'articolo 3, che definisce le modalità per la delimitazione dell’ambito territoriale in cui si
applicano le disposizioni di legge: si tratta di una sorta di “autocertificazione” realizzata a
livello comunale e “controfirmata” dal Consiglio provinciale. Al di là della prassi da seguire
nella sua delimitazione, il riferimento al territorio rappresenta potenzialmente un elemento di
forza della Legge, poiché non limita l'impatto della sua attuazione solo a coloro che parlano la
lingua, ma pone le basi di un’azione di recupero della presenza della lingua anche tra coloro
che non la utilizzano più, ma per diverse ragioni sono intenzionati a conoscerla e ad usarla.
Seguono disposizioni che si concentrano opportunamente sull'uso della lingua nei campi
dell'istruzione e della formazione, della vita pubblica e dei media.
Per ciò che concerne l’istruzione, l'articolo 4 della Legge stabilisce che “nelle scuole materne
[...] l'educazione linguistica prevede, accanto all'uso della lingua italiana, anche l'uso della
lingua della minoranza per lo svolgimento delle attività educative” e “nelle scuole elementari
e secondarie di primo grado è previsto l'uso anche della lingua della minoranza come
strumento di insegnamento” e definisce il “fine di assicurare l'apprendimento della lingua
della minoranza” che le scuole devono perseguire “nell'esercizio dell'autonomia
47

Cfr. V. Valenčič, Botta e risposta sugli sloveni in Italia, Trieste, SLORI, 2003, p. 18.
Sulle minoranze linguistiche in italia, si rimanda a AA.VV., Città &amp; Regione, Le dodici Italie. Le
minoranze etnico-linguistiche nello Stato italiano, Anno 6, n. 3, Firenze, Nuova Guaraldi Editore, 1980; T. De
Mauro, Storia linguistica dell’Italia unita, Bari, Laterza, 1990; G. Freddi, l’Italia plurilingue, Milano, Minerva
Italica, 1983; M. Olmi, Italiani dimezzati. Le minoranze etnico-linguistiche non protette, Napoli, Edizioni
Dehoniane, 1986, nonché alla rappresentazione geografica presente in C. Grassi - A. Sobrero - Tullio Telmon,
Fondamenti di dialettologia, Bari, Laterza, 1998 (2 ed.), p. 88 e alla già citata opera di Sergio Salvi, Le lingue
tagliate. Rom e sinti erano previsti nelle diverse versioni preliminari di quella che è diventata la Legge 482/1999
(cfr. per esempio PdL n. 169, Norme in materia di tutela delle minoranze linguistiche, presentata il 9 maggio
1996 dal deputato Corleone, Atti parlamentari della Camera dei deputati, XIII Legislatura). A proposito
dell'enumerazione e denominazione delle minoranze riconosciute con la Legge 482/1999, si potrebbe contestare
che la unitarietà dei diversi gruppi minoritari, che si presume con la sua enumerazione all'art. 2 della Legge, è più
apparente che reale, a partire dalla pluralità di situazioni, in tutto l'arco alpino, che ricadono sotto l'etichetta di
germanici. Va detto che in sede di attuazione di questa pluralità si tiene assolutamente conto, visto il ruolo
attribuito a tal fine alle singole comunità locali.

48

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

28

�organizzativa e didattica di cui all'articolo 21, commi 8 e 9, della legge 15 marzo 1997 n.
59”49. Lo stesso articolo della Legge 482/1999 lascia alle scuole, nella loro autonomia, il
compito di definire in termini operativi la presenza delle lingue minoritarie nell'offerta
formativa degli adulti, la formazione e l'aggiornamento degli insegnanti e le modalità di
svolgimento delle attività di insegnamento della lingua. L'articolo 5 rimanda poi ai decreti del
Ministro della pubblica istruzione il compito di indicare i criteri generali per l'attuazione delle
misure contenute nell'articolo 4 e indica una certa disponibilità finanziaria a sostegno di queste
azioni, mentre l'articolo 6 prevede che le Università delle regioni interessate assumano
iniziative a questo riguardo, “compresa l’istituzione di corsi di lingua e cultura delle lingue di
cui all’articolo 2, finalizzata ad agevolare la ricerca scientifica e le attività culturali e
formative a sostegno delle finalità della presente legge”.
Gli articoli 7, 8 e 9 fanno entrare le lingue di minoranza nei rapporti tra cittadini e istituzioni,
nell’amministrazione, nei servizi e in qualche modo anche nella giustizia, in forma sia orale
sia scritta, fermo restando che gli effetti giuridici sono prodotti dai soli atti in italiano.
L'articolo 9 prevede anche una certa dotazione finanziaria annua per questo genere di
interventi, mentre nel quadro dell'uso pubblico delle lingue ammesse a tutela ci sono apposite
previsioni in materia di toponomastica e di onomastica, in particolare per il ripristino dei nomi
e cognomi originari, rispettivamente agli articoli 10 e 11.
Gli articoli 12 e 14 sviluppano un altro indirizzo generale di politica linguistica: le lingue
tutelate devono essere utilizzate nei media, alla radio, in televisione e nell’editoria. Al servizio
pubblico radiotelevisivo in particolare è attribuito un valore strategico, tanto che la Legge
prevede che “Nella convenzione tra il Ministero delle comunicazioni e la società
concessionaria del servizio pubblico radiotelevisivo e nel conseguente contratto di servizio
sono assicurate condizioni per la tutela delle minoranze linguistiche nelle zone di
appartenenza” e che con la stessa concessionaria possono stipulare apposite convenzioni
“altresì” (cioè in aggiunta) le Regioni interessate.
Infine l'articolo 16 prevede la possibilità di costituire appositi istituti culturali, l'articolo 17 dà
disposizioni circa l'adozione delle norme regolamentari, l'articolo 18 si occupa della disciplina
dell'attuazione della Legge nelle regioni a Statuto speciali, l'articolo 19 riguarda la promozione
linguistica e culturale nelle realtà di emigrazione, pur con le modalità sopra ricordate, e il
conclusivo articolo 20 contiene le norme finanziarie.
3. Dalle parole ai fatti. L'attuazione della Legge 482/1999
3.1 La delimitazione territoriale
Un primo aspetto è quello della delimitazione territoriale. Ai sensi dell'articolo 3 della Legge è
la popolazione locale del singolo comune o i suoi rappresentanti in Consiglio comunale ad
avviare il riconoscimento della presenza tradizionale della singola lingua minoritaria in un
determinato territorio. La finalità è quella di valorizzare la soggettività della singola comunità
locale, chiamata ad “auto identificarsi”, nei cui confronti i vari Consigli provinciali hanno una
funzione che si potrebbe definire “notarile”.
In più di qualche caso, però, è stato osservato che non c'è piena coincidenza tra il territorio
dove effettivamente sono presenti le minoranze ammesse a tutela e quello delimitato che
talvolta risulta più ristretto, escludendo aree “di minoranza linguistica”, per effetto della scarsa
sensibilità locale nei confronti della questione o della consapevolezza della propria specificità
linguistica e culturale abbinata all'idea che la situazione sarebbe tale da non richiedere speciali
interventi di tutela50, oppure più ampio, inglobando anche aree in cui non si riscontra la

49

Al riguardo, cfr. Legge 15 marzo 1997, n. 59, Delega al Governo per il conferimento di funzioni e
compiti alle regioni ed enti locali, per la riforma della Pubblica Amministrazione e per la semplificazione
amministrativa, pubblicata nella Gazzetta Ufficiale n. 63 del 17 marzo 1997.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�presenza delle minoranze, per soddisfare una volontà e un bisogno di identità “altra” o più
prosaicamente per accedere a eventuali finanziamenti51. Il rischio di distorsioni potenzialmente
alto, legato a questa forma di “autocertificazione”, ha avuto nel complesso effetti limitati, sia
perché i comuni “minoritari” esclusi non sono così numerosi, sia perché gli inclusi “non
minoritari” non hanno in massima parte mai presentato domande di finanziamento, sia perchè
infine si è intervenuto per fermare i casi-limite, come quello dei comuni dell'isola di Ischia che
intendevano farsi riconoscere come area germanofona, con l'avvallo della Provincia di Napoli,
in base alla presenza “storica” (sic!) di persone di origine austriaca e tedesca 52.
3.2 L'istruzione: qualcosa si muove
Per quanto riguarda l'istruzione, di fronte ad una Legge secondo cui “è previsto” e si
“prevede” l'uso delle lingue minoritarie nelle scuole e si persegue “il fine di assicurar(ne)
l'apprendimento”, non avrebbero dovuto esserci più problemi per un'azione efficace in questo
campo. In realtà non è stato proprio così, per più motivi. Da una parte, perché nella Legge
482/1999 accanto alle lingue figurano spesso e volentieri “culture” e “tradizioni culturali” e
ciò ha comportato il prevalere in diverse delle attività realizzate dei contenuti “culturali” e
“tradizionali”, magari insegnati in italiano, rispetto all'uso, all'insegnamento e quindi
all'apprendimento linguistico. Dall'altra, perché l'autonomia scolastica è stata spesso
interpretata non come possibilità, per ogni singolo istituto, di definire le modalità più consone
per attuare quanto disposto dall'articolo 4 della L. 482/1999, bensì come libertà di scegliere se
applicare o meno, totalmente o parzialmente, la Legge, spesso considerata soltanto come una
provvedimento che dà la possibilità di accedere a qualche contributo per “provare” ad
applicarlo con qualche progetto sperimentale. Infine, proprio la “sperimentazione” – che
secondo l'articolo 2 del D.P.R. 345/2001 avrebbe dovuto avere “durata massima di tre anni”
– da temporanea sembra destinata a diventare permanente, cosicché i previsti uso,
insegnamento e apprendimento delle lingue minoritarie che dovrebbero, almeno in prospettiva,
essere la norma, restano l'eccezione, qualcosa di episodico e estemporaneo. A ciò va anche
aggiunta la limitata disponibilità di materiale didattico nelle lingue ammesse a tutela, rilevata
anche dal Comitato di accompagnamento della Convenzione quadro per la protezione delle
minoranze nazionali 53.
Un'altra questione aperta attiene alla formazione e all'aggiornamento degli insegnanti di (e in)
lingua minoritaria e quindi alla riconoscibilità e al riconoscimento delle competenze specifiche
acquisite. In questo campo la Legge 482/1999 attribuisce un ruolo strategico alle Università
delle regioni interessate dalla presenza delle minoranze linguistiche, le quali, secondo l'articolo
6, “assumono ogni iniziativa (...) finalizzata ad agevolare la ricerca scientifica e le attività
culturali e formative a sostegno delle finalità”, con la precisazione che ciò avviene
“nell'ambito della loro autonomia e degli ordinari stanziamenti di bilancio”. L'assenza di un
apposito fondo - che non è stato previsto evidentemente per il fatto che “essere” Università in
aree di minoranza significa “fare” Università, cioè ricerca e formazione, anche per le
minoranze e nelle (e con le) lingue minoritarie – spiega forse il limitato dinamismo degli
50

In entrambi i casi – in particolare nel primo “negazionista”, ma anche nel secondo, che denota scarsa
consapevolezza di quelli che sono i bisogni di una minoranza linguistica – si tratta di un sintomo evidente
dell'avvenuta completa minorizzazione della specificità linguistica “altra”.
51
Sull'argomento, con riferimento alla realtà del Piemonte, si richiama l'intervento di Enrico Allasino
nonché E. Allasino-C. Ferrier-S. Scamuzzi-T. Telmon, Le lingue del Piemonte, cit., pp. 3-5.
52
Cfr. Consiglio provinciale della Provincia di Napoli, Deliberazione n. 10 del 22 marzo 2006,
Riconoscimento della minoranza linguistica germanica sul territorio dell'isola d'Ischia. Istanza ex art.3 della
legge-n.482/99,
www.notes.provincia.napoli.it/ProvNapoli/NA_DELIB.NSF/6ea2ca1caacfb0aec1256a08004f95fd/9daf843ef73d
4330c12571640049692d?OpenDocument.
53
Cfr. Council of Europe – Advisory committee on the Framework Convention for the Protection of
National Minorities, Second Opinion on Italy adopted on 24 February 2005, ACFC/INF/OP/II(2005)003, pp. 1,
25-29 e 35.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�Atenei in questo campo, ma non lo giustifica. Va ricordato che molte Regioni sostengono le
Università per la tutela delle minoranze o più in generale per la valorizzazione del patrimonio
linguistico, ma in tal caso l'azione degli Atenei riguarda più la dimensione culturale che quella
linguistica e quasi mai è nelle (e con le) lingue ammesse a tutela54.
Al di là di questi limiti, in parte insiti nelle medesime previsioni normative, un dato
sicuramente positivo è rappresentato dal fatto che la Legge 482/1999 ha riconosciuto alle
lingue e alle culture delle minoranze linguistiche piena “cittadinanza scolastica”. Ciò ha
comportato la crescita dello status sociale delle lingue stesse e l'“uscita dalla clandestinità” sia
della volontà delle famiglie a favore del loro insegnamento sia della professionalità e della
sensibilità di quegli insegnanti che già prima della legge avevano cominciato a lavorare
sulle/con le/nelle lingue minoritarie.
I veri problemi risiedono nel permanere della mancanza di quei decreti del Ministro della
Pubblica istruzione previsti dall'art. 5 della legge e nel calo delle risorse statali messe a
disposizione per questo tipo di interventi, che è oscillato 746.796,68 euro del primo anno ai
circa un milione di euro dal 2003 al 2007 sino a ridursi a 680.000 euro nel 2008 e 590.000 nel
2009 e riguardano la formazione e l'aggiornamento degli insegnanti di (e in) lingua minoritaria
e quindi alla riconoscibilità e al riconoscimento delle competenze specifiche acquisite.
3.3 L'uso pubblico della lingua. Cresce la consapevolezza, calano i fondi
Nell'architettura complessiva della Legge 482/1999 le norme riguardanti l'uso pubblico delle
lingue delle minoranze occupano, giustamente, una posizione di rilievo, non solo perché non
esiste tutela se non c'è previsione e garanzia d'uso, ma anche per la sempre maggiore
importanza attribuita alla comunicazione nei rapporti tra cittadini e istituzioni, tra cittadini e
amministrazioni e tra utenti e servizi.
Questo è l'ambito di attuazione della legge di tutela in cui si registrano i risultati più
significativi. Corsi di formazione per il personale, progetti di comunicazione istituzionale e di
servizio nelle lingue minoritarie (campagne informative e promozionali, siti internet, serie di
trasmissioni tematiche radiofoniche e televisive), utilizzo di interpreti e traduttori a sostegno
delle attività degli organi collegiali o per la traduzione nelle lingue minoritarie di atti,
documenti e testi di pubblico interesse, sportelli linguistici e segnaletica istituzionale e
cartellonistica toponomastica hanno in generale avuto un effetto positivo sullo status e sulla
“cittadinanza” delle lingue minoritarie. L'impatto di questi interventi, nelle diverse minoranze
d'Italia, è stato però assai variabile, a seconda della situazione e della possibilità che gli
interventi realizzati – in particolare segnaletica e cartellonistica, corsi di formazione e sportelli
linguistici – potessero essere inseriti o meno in un quadro complessivo di politica linguistica.
Questo approccio, che comporta scelte, indirizzi, valutazioni e programmi, di fatto manca, per
più ragioni, nella maggior parte delle minoranze linguistiche destinatarie della tutela prevista
dalla Legge 482/1999, come si può constatare anche nel caso della comunità occitana.
In questo contesto occupa una posizione strategica la figura dell'operatore di sportello
linguistico, la cui attività si dovrebbe sviluppare – e ciò accade spesso, ma non sempre – lungo
le due dimensioni della comunicazione pubblica e dell'informazione al cittadino nelle lingue
ammesse a tutela e della promozione dell'uso sociale della lingua “come lingua” nel territorio.
La funzione dei cosiddetti “sportellisti” è cresciuta nel corso degli anni e può essere una vera
cartina di tornasole dell'efficacia delle azioni previste dall'art. 6 del Regolamento d'attuazione
della legge di tutela. Si tratta, in linea di massima, di persone giovani che esercitano un lavoro
nuovo, in parte ancora da inventare, nel cui svolgimento hanno la possibilità di mettere in
gioco il proprio “saper essere” e il proprio “saper fare” e di crearsi una professionalità con la
lingua minoritaria, che si rivela non solo patrimonio o diritto, ma anche opportunità economica
54

Su questa e sulle altre criticità del mondo della scuola e dell'università si segnala l'intervento di
Giovanni Frau (Università degli studi di Udine) al convegno internazionale Nùmenes de logu. I nomi di luogo in
Sardegna tra toponomastica storica e politica linguistica, organizzato dalla Regione autonoma della Sardegna
l'11 e 12 luglio 2009 a Orosei (Nu).

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�e sociale. Accanto a questi aspetti positivi non si può non osservare che questa miscela di
motivazione, preparazione, competenze, conoscenze e attitudini multidisciplinari rischia di
non esprimere tutto il suo potenziale per la precarietà dei rapporti di lavoro – la prestazione
professionale a tempo determinato dell'operatore di sportello è per ora condicio sine qua non
per l'ottenimento di un finanziamento ministeriale – e conseguentemente per la impossibilità di
garantire una progettazione e un servizio senza soluzioni di continuità e con una piena
coerenza progettuale nel corso del tempo.
Più in generale la drastica riduzione dei fondi statali - si è passati, per tutte le minoranze
d'Italia, dagli 8.884.542,58 euro del 2001 e addirittura dai 13.784.607,66 euro del 2002, che ha
registrato risorse più consistenti per effetto dei fondi accantonati nel 2000, prima
dell'approvazione del Regolamento attuativo, ai 5.979.054,99 del 2007, ai 4.681.621,00 euro
del 2008 e ai 2.072.000,00 euro del 2009 – è una concreta minaccia all'efficacia degli
interventi previsti, rispetto ai quali anche in questo caso si sente in particolare la mancanza di
forme di riconoscimento delle competenze linguistiche e delle competenze professionali nelle
lingue minoritarie di formatori, comunicatori, operatori di sportello e funzionari
amministrativi.
3.4 Radio e tv restano spente
Per ciò che concerne il terzo settore di intervento previsto dalla Legge 482/1999, che riguarda
in particolare la presenza e l'uso delle lingue minoritarie nel servizio pubblico radiotelevisivo,
c'è purtroppo poco da dire.
L'articolo 12, c. 1, della Legge stabilisce con quali strumenti si deve intervenire (“nella
convenzione tra il Ministero delle comunicazioni e la società concessionaria del servizio
pubblico radiotelevisivo e nel conseguente contratto di servizio”), chi sono i soggetti tenuti a
farlo (il Governo statale e la Rai) e qual è l'obiettivo e quindi l'intervento concreto da
realizzare (assicurare “condizioni per la tutela delle minoranze linguistiche nelle zone di
appartenenza”). Quali siano le “condizioni per la tutela” è invece specificato dal
Regolamento di attuazione. Il D.P.R. 345/2001, infatti, prevede all’art. 11, c. 1 che
“Nell'ambito delle finalità di cui all'articolo 12 della legge, la convenzione tra il Ministero
delle comunicazioni e la società concessionaria del servizio pubblico radiotelevisivo, e il
conseguente contratto di servizio individuano, di preferenza nel territorio di appartenenza di
ciascuna minoranza, la sede della società stessa cui sono attribuite le attività di tutela della
minoranza, nonché il contenuto minimo della tutela, attraverso la prevista attuazione per
ciascuna lingua minoritaria di una delle misure oggetto delle previsioni di cui all'articolo 11,
comma 1, lettera a) della Carta europea delle lingue regionali e minoritarie”.
Tuttavia, nonostante la particolare inequivocabilità delle norme, in nessuna convenzione tra il
Ministero delle comunicazioni e la Rai né in nessun conseguente contratto di servizio, si è
riusciti ancora ad individuare le sedi della società concessionaria competenti per ciascuna
minoranza linguistica e il “contenuto minimo della tutela” per ciascuna lingua e men che
meno questo “contenuto” è stato realizzato55.
4. Valutazioni, problemi e prospettive
Dieci anni di Legge 482/1999 – anche se in realtà l'attuazione del provvedimento è stata
avviata solo sette anni e mezzo fa – possono essere valutati da un punto di vista emotivo. In tal
caso rispetto alla lunga attesa subita e alle grandi aspettative create i risultati possono essere
considerati deludenti, in particolare su servizio radiotelevisivo pubblico e istruzione. Tuttavia,
se si tiene conto del contesto storico, politico e ideologico in cui la Legge è nata e si è trovata
55

Una descrizione della situazione è offerta da Ivana Suhadolc nel volume di E. Matarazzo, La Rai che
non vedrai. Idee e progetti sul servizio pubblico radiotelevisivo, Milano, Franco Angeli, 2007. Documentazione
al riguardo è disponibile anche presso il sito internet del Comitât/Odbor/Komitat/Comitato 482, che aggrega
associazioni e altre entità espressione delle minoranze linguistiche friulana, slovena e germanica del Friuli:
www.com482.altervista.com.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�ad operare, gli esiti concreti ottenuti hanno una connotazione decisamente meno negativa.
Anzi, con riferimento ad alcune esperienze in particolare, si può parlare di importanti
conquiste, sia simboliche sia concrete, che vanno dall'uscita dalla “clandestinità” di lingue,
culture, persone, al supporto ad attività didattiche innovative sino alla creazione di nuove
professionalità ad alto contenuto di conoscenza.
A dieci anni dalla sua storica approvazione, più che delusione, si potrebbe provare una certa
preoccupazione perché l'attuazione della Legge 482/1999 e più in generale la tutela delle
minoranze è minacciata: sul piano ideale, dal riemergere di vecchie tendenze scioviniste e
dall'affermarsi di nuove paure della diversità, che si manifestano sia con il vecchio culto del
più rigido monolinguismo sia attraverso nuovi particolarismi strumentali; in concreto, per
effetto delle pesanti decurtazioni ai già limitati fondi messi a disposizione per l'uso e
l'insegnamento delle lingue minoritarie nelle scuole, il loro utilizzo nella vita pubblica e la loro
presenza nei media.
A dieci anni dall'approvazione e dalla promulgazione della Legge 482/1999, quindi è quanto
mai necessario sostenerne e completarne l'attuazione.
Alla luce dei risultati ottenuti, delle difficoltà incontrate e delle necessità presenti, ciò significa
intervenire non solo con maggiori risorse finanziarie, tenendo conto che la democrazia
linguistica può essere anche un buon investimento economico, ma anche in virtù di indirizzi
operativi più determinati e vincolanti in termini di risultato da parte delle autorità competenti,
con indicazioni di priorità nell'utilizzo dei fondi per azioni con coerenti obiettivi di
pianificazione linguistica e in cui in cui si creano professionalità e lavoro, nonché con
strumenti e sistemi di valutazione e monitoraggio degli interventi realizzati e da realizzare,
maggiore responsabilizzazione di Regioni e enti locali, definizione chiara di percorsi formativi
e riconoscimento di competenze linguistiche e professionali in questo campo.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�Dibattito
Matteo Rivoira
Ringraziamo Marco Stolfo per il suo intervento, che ricolloca la normativa nel quadro dei
grandi ideali, che a volte, troppo spesso, si dimenticano. Certo è che l’Italia è un paese dove
culturalmente, sulla questione della differenza e delle minoranze linguistiche, non si è fatto
molto. Il più volte evocato “dibattito” di questa estate, quando la Lega ha sollevato tutta una
serie di questioni riguardo al dialetto, si è distinto per l’insipienza, tanto dal lato leghista
quanto da quello di chi si opponeva alla proposta. Nessuno ha parlato della legge di tutela; i
leghisti hanno affermato che la loro proposta era quella di insegnare il dialetto a scuola, però
nessuno si è ricordato di dire che in alcuni posti, già lo si faceva. Dall’altro canto, la politica di
sinistra, gli intellettuali, hanno brillato per il loro silenzio.
In particolare mi sembra un concetto interessante quello della tutela attiva, che non si limita
alla documentazione, all’archiviazione delle lingue. Certo è che va fatta adoperando la
ragione, perché, come è stato evocato, le realtà socio linguistiche sono molto differenti.
Ad esempio, in una comunità walser, come quella di Alagna, dove negli anni ’90 si contavano
una trentina di parlanti, è stato fatto un tentativo di trasformare la loro parlata in ‘lingua’,
dotandola di tutto ciò che una lingua, nell’immaginario collettivo, deve avere: hanno così
redatto un dizionario di 40.000 parole ottenendo uno strumento assolutamente non
commisurato alla realtà: di 40.000 parole, 35.000 almeno sono inventate; non si capisce a cosa
serve e, soprattutto, l’esperienza culturale, quella invece importante, che era, che è, per i
parlanti, il walser di Alagna, ne risulta obliterata, confusa in una melma di invenzioni gratuite.
Io sono dell’idea che, soprattutto attraverso la chiave del plurilinguismo, uno possa accedere a
modelli di convivenza diversa, il cui successo non necessariamente debba misurarsi sul grado
di ufficialità ottenuta, ma possa anche misurarsi su altri terreni. Comunque, queste sono tutte
questioni che rimangono aperte, come la questione della grafia per l’occitano. Inoltre, la legge
nomina le lingue al singolare (occitano, francoprovenzale…): è chiaro però che dietro questo
singolare, si cela in realtà una molteplicità di realtà e di situazioni che non sempre ben si
adattano al dettato legislativo.

Sandra Pasquet
Io penso al ritardo con cui queste leggi sono arrivate… Le paure che ho avuto io stessa, per
esempio, nei confronti dell’occitano a scuola, sono legate al fatto di voler a tutti i costi
soffermarsi su una lingua che escludeva chi non la conosceva. Nel momento in cui, invece, tu
chiedi di fare un consiglio comunale in occitano, come si è sempre fatto anche in passato, o
che gli atti vengano redatti in occitano, hai fatto un’operazione che, tutto sommato, allontana
dei fantasmi e delle paure. In fondo, è un’operazione giusta, con la quale sono abbastanza
d’accordo… È vero, io penso che l’italiano sia la lingua nazionale, quella che ci serve per
comunicare, tutti, in modo che nessuno venga escluso. Dopodichè, possiamo benissimo fare
come abbiamo fatto in questi ultimi anni, proprio grazie alla 482: delle attività nelle scuole,
fuori dalle scuole, che permettono di mantenere la lingua, di creare un consenso, perché solo
con il consenso la lingua si manterrà attiva, cioè solo se la gente non ne è infastidita. E, invece,
in questo campo si è creato una sorta di fastidio. Io ricordo di aver vissuto negli anni sessantasettanta con un certo fastidio il discorso che veniva fuori, ‘il cartello deve essere scritto in
occitano, quest’altro deve essere in occitano, ecc.’. Assolutamente ti allontanavi, non volevi
aver nulla a che fare con queste idee.

Marco Stolfo
Solo due precisazioni: intanto, l’italiano è la lingua ufficiale, non la lingua nazionale, così dice
la 482; i due termini vogliono dire due cose abbastanza diverse. Sono d’accordo con lei, sia
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

34

�chiaro. Ritengo però, che, probabilmente, arrivando molto tardi, soprattutto in situazioni in cui
questo ritardo – questa lunga mancanza – ha avuto effetti particolarmente dannosi, si è cercato
di fare un po’ tutto subito, magari facendo precedere il secondo piano al primo, o alle
fondamenta.
Io credo che, in realtà, bisogna fare tutto con una cerca gradualità, ma con una certa coerenza
con l'obiettivo di garantire e agevolare l'uso e quindi lo sviluppo della lingua, l'uso della lingua
e quindi il godimento concreto dei diritti linguistici.
Sulla questione “esclusione”: il fatto che io possa esprimermi in consiglio comunale, in
consiglio regionale, in friulano, non è escludente di nessuno; al contrario, mi include
finalmente in quelle istituzioni, che finalmente sono “anche” mie. Faccio un esempio: anni fa
mi è capitato, come animatore di scambi internazionali giovanili, di far parte di un gruppo di
Torino in visita a Strasburgo e Bruxelles, presso le sedi delle istituzioni europee. Qualche
partecipante al viaggio sottolineò come le sedi di Consiglio d'Europa e Unione europea
avessero tabelle solo in inglese e francese, le principali lingue di lavoro, o in neerlandese e
francese, le lingue della capitale del Belgio, domandando perchè non ci fosse l’italiano.
Avevano ragione. È lo stesso problema che avevamo e in parte abbiamo ancora oggi noi
“minoritari”, che nelle sedi istituzionali dei “nostri” enti territoriali non troviamo le nostre
lingue.
Si parla di chiusure. Vedo due strade, una retorica e irreale e una non considerata e sostanziale.
Se il rischio che in determinato territorio una minoranza ben tutelata “minorizzi” gli
appartenenti alla maggioranza è a mio modo di vedere impossibile, mi pare una evidente bugia
quella che considera in maniera acritica la lingua dominante e maggioritaria come uno
strumento di inclusione. Caso mai si tratta si assimilazione. E' un approccio sbagliato, figlio di
pregiudizi, quello che, per esempio nel campo della scuola, subordina l'insegnamento della
lingua minoritaria ad una scelta, un'opzione. Siamo mai stati liberi di scegliere se imparare e
usare la lingua maggioritaria? No, ci è stato imposto, e basta. Ora l'alternativa non è
promuovere due imposizioni al posto di una, bensì garantire un'offerta formativa che
contempli più opportunità: la lingua maggioritaria, che è diventata senza dubbio una lingua
utile e dunque deve essere conosciuta ed appresa, le altre lingue dell'ambiente – qui, per
esempio, occitano e francese – che sono anch'esse importanti e utili, nel quadro di
un'educazione alla diversità e di una formazione plurilingue. La tutela delle minoranze e delle
lingue minoritarie non è escludente! Anzi, supera un'esclusione, crea inclusione, offre
opportunità per tutti, minoritari e maggioritari. Il punto di vista “maggioritario” non conosce e
riconosce nulla di “altro” da sé, quello “minoritario” è cosciente del fatto che le sue specificità
non sono le uniche.
La prospettiva è quella di non rischiare di scivolare in un anacronistico monolinguismo e di
trasformare positivamente la potenziale di-poliglossia in un effettivo bi-plurilinguismo. Questa
idea è ben presentata nella più recente Legge regionale di tutela della lingua friulana, la quale,
per quanto riguarda la scuola, colloca l’insegnamento e l’uso del friulano, come un contributo
all’educazione plurilingue e alla formazione della cittadinanza europea. La logica è: non più
la tua e la mia lingua, ma le nostre lingue, con le quali abbiamo più possibilità di conoscenza,
di scambio, di relazione e grazie alle quali possiamo imparare meglio anche altre lingue:
l'inglese, lo spagnolo, il tedesco... Mi sembra interessante ricordare la Raccomandazione n.
3642 del 1989 (dieci anni prima la Legge 482/1999!) del Consiglio nazionale della pubblica
istruzione, secondo cui la tutela delle minoranze linguistiche nelle scuole non deve
raggiungere solo l’obiettivo del “pieno sviluppo delle capacità di esprimersi nella propria
lingua materna ai cittadini “minoritari”, ma anche quello di assicurare a tutti i cittadini
residenti in zone tradizionalmente abitate dalle minoranze linguistiche “una sufficiente
conoscenza della lingua della minoranza”.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

35

�Silvana Marchetti
Io volevo parlare come insegnante che, con altri insegnanti, ha fatto dei progetti per poter
avere dei finanziamenti per l’inserimento della lingua minoritaria nelle scuola. È stato un
percorso lungo, faticoso; ed è sempre più faticoso seguire le tracce di questi progetti, per avere
pochissimi soldi, perché chi ha sempre avuto di meno dai finanziamenti della legge 482 sono
state le scuole, perchè hanno tagliato. I primi anni ci hanno dato, mi sembra, circa 10.000 euro;
l’anno scorso, siamo arrivati a 1.900 euro, proprio una cosa pazzesca. E poi, sempre di più,
chiedono progetti, di compilare tabelle di cui non si sa che esito avranno. Però la cosa
interessante è che la legge ha sollevato il problema nelle scuole, perché si è dovuto, appunto,
organizzare questi progetti. Non tutti vi partecipano; c’è stato anche chi ha detto, tra gli
insegnanti, che insegnare una lingua minoritaria è assurdo, perchè si insegnava l’inglese, e le
lingue minoritarie non servono a niente. Chi le vuol parlare le parla, ma non è una materia di
insegnamento. Però per un buon gruppo di noi, comunque, poco per volta è nata la coscienza
che, se questa è una lingua minoritaria, deve essere insegnata. Io penso, personalmente, che a
scuola le esperienze non possono riguardare solo la salvaguardia delle tradizioni o della
cultura. Un gruppo di insegnanti dei quali faccio parte ha insistito molto: deve esserci
l’insegnamento della lingua, come di qualsiasi altre lingua, soprattutto per chi non la parla più
o la pratica poco, ma anche per chi la parla in casa. Per fortuna, dalle nostre parti, anche i
bambini la parlano ancora. Se poi la si vive come una lingua vera, se viene inserita
nell’insegnamento curriculare come le altre, la cosa, secondo noi, le dà dignità. Ci sono
obiezioni da parte dei genitori. Anche quest’anno, abbiamo parlato con i genitori della mia
classe, -bambini di seconda elementare; fanno obbligatoriamente l’inglese, per scelta il
francese, perché abbiamo continuato anche questo, per scelta l’occitano, perché ci teniamo a
farlo, più l’italiano. Alla fine i genitori dicevano: quattro lingue!! Erano un po’ preoccupati,
ma noi abbiamo detto no, i bambini sono quelli che ci si vogliono mettere, si appropriano dei
codici, li usano ... E in effetti posso testimoniare che, insegnando in quattro lingue, io faccio
un giorno francese, loro rispondono in francese e capiscono quello che dico; l’inglese non lo
so perché non lo conosco; faccio patouà, ripetono, sono contenti e seguono; e l’italiano è la
lingua ufficiale…
Purtroppo, la cosa che manca, è che non siano previsti né preparazione, né finanziamenti.
Tutto è lasciato a chi ha voglia di farlo, non c’è un obbligo, nonostante la legge dica che
sarebbe comunque un insegnamento opzionale. È vero, opzionale, però sarebbe da proporre e
sostenere...

Marco Stolfo
In realtà, se l'insegnamento della lingua minoritaria è limitato a chi lo richiede, l’uso è previsto
per tutti. La Legge 482 dice: è previsto l’uso nelle zone... Quindi si può insegnare storia,
inglese, in friulano… Inoltre è provato da molte ricerche che la capienza del cervello non è
limitata a una o due lingue... Al contrario, per parafrasare una celebre frase idiomatica italiana,
le lingue sono come le ciliegie: una tira l'altra. E l'apprendimento e l'uso di più lingue
agevolano l'apprendimento e l'uso di altre lingue oltre che l'apprendimento in generale.

Sandra Pasquet
Se però gli insegnanti non lo parlano…

Marco Stolfo
Il problema è questo: bisogna investire sulla formazione. L'insegnante deve acquisire ed usare
nel suo lavoro determinate competenze e conoscenze.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

36

�Sandra Pasquet
Non si può pensarlo. Può darsi che il friulano sia una lingua ad ampia diffusione, ma sul
francese e sull’occitano è ridotto il numero di chi è in grado di insegnarli…

Marco Stolfo
Ma anche sul friulano! Anzi, rispetto alla platea territoriale di 900 mila persone, nelle tre
province di Gorizia, Udine e Pordenone, (i parlanti oscillano tra 450 e 650mila), sicuramente il
numero di insegnati è molto molto limitato. Ma serve un programma di formazione, un
sistema di riconoscimento delle competenze linguistiche e professionali nella lingua.

Sandra Pasquet
Però per noi adesso si è ancora aggiunto il fatto che, con la ministra Gelmini, siamo passati
all’inglese totale. In seconda elementare va ancora bene, con due ore di inglese; quando arrivi
in quinta, hai tre ore di inglese, dopodichè non ti rimane molto tempo per il francese e
l’occitano; non ci sono neanche gli insegnanti. Noi siamo in Val Pellice, dove avevamo degli
insegnanti di francese distaccati, ora non li avremo più. Il francese rimarrà in una classe o due,
rimarrà nel mio plesso e stop.

Matteo Rivoira
Alla luce di queste considerazioni, mi sembra che ci sia un certo strabismo tra una società che
risponde alle domande dell’IRES dichiarandosi favorevole all’insegnamento delle lingue e uno
Stato che, a parte millantare tutta una serie di iniziative che non servono a niente, o non vanno
in quella direzione, non si impegna realmente. Rispetto ai grafici che mostrava il dott.
Allasino, quella della torta dei baschi e le barre del Piemonte c’è un dato che colpisce: gli
indifferenti della torta dei baschi e i favorevoli sui generis piemontesi. Si riesce a dire
qualcosa di più su quella dimensione lì, di propensione positiva? Si riesce a intravedere un
atteggiamento tendenziale della società civile rispetto a questi argomenti, o no?

Enrico Allasino
L’interpretazione che io do rispetto a questo forte favore nei confronti della tutela delle
minoranze linguistiche è quello che ho già detto prima, cioè il fatto che non viene percepito
come escludente. La legge non prevede che ci sia un’imposizione dell’uso della lingua, perché
è chiaro che questo avrebbe causato direttamente un problema. E quindi questo tipo di tutela,
in una situazione in cui non ci sono, per fortuna, tensioni né conflitti aperti, e dove c’è una
notevole varietà anche di situazioni sociali, la delibera di appartenenza all’area linguistica non
è vista come una minaccia, come qualcosa che escluda qualcuno. È una possibilità in più, c’è
anche questa variante in più; si apprezza il fatto che possano essere tutelate lingue e culture
locali, senza mettersi sulla strada di lingue imposte generalizzate. Questa naturalmente è la
mia interpretazione, che mi sembra solida sulla base dei dati che vi ho presentato.
Come è già stato detto, il fatto che una lingua viva, dipende in realtà da scelte che devono fare,
giorno per giorno, milioni di persone. Il fatto che ci sia una legge che la tutela, che ne richiede
l’insegnamento nelle scuole, che prevede un uso ufficiale, che venga utilizzata nei mezzi di
comunicazione, è certamente uno strumento importantissimo, però non è risolutivo. Un
esempio, se non mi sbaglio, è quello del gaelico d’Irlanda. Gli irlandesi non hanno bisogno di
prendere lezioni da nessuno in fatto di identità nazionale, di orgoglio nazionale. Neanche
cent’anni fa stavano ancora lottando contro gli inglesi. Eppure in Irlanda il gaelico, che è
lingua ufficiale, che è insegnata a scuola, che può essere usata nei mezzi di comunicazione,
non è particolarmente diffuso, ma questo non perché c’è qualche cattivo inglese che impone
l’uso della sua lingua, ma semplicemente perchè gli irlandesi non ritengono che sia una cosa
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�così importante da mantenere, da riprodurre per la loro identità. È un disastro? Lasciamolo
dire a loro.
La stessa cosa può succedere per altre lingue minoritarie. Anche qui, non voglio fare
polemiche con nessuno, ma c’è un libro di Bernard Poche, che io trovo particolarmente
interessante, che sottolinea il fatto che, qualche volta, nella pur giusta polemica contro le
imposizioni delle lingue nazionali, si vada magari persino un po’ oltre. E’ un fatto che può non
piacere, che può esser ritenuto sgradevole, ma molte persone hanno ritenuto che a un certo
punto non fosse il caso - senza negare la propria identità - di fare sì che la lingua locale ne
fosse l’elemento centrale.
Pensiamo al caso che è stato citato prima, il francese e i Valdesi: c’è stato un momento in cui,
dopo la Carta di Chivasso, era possibile che i Valdesi chiedessero di utilizzare il francese,
come è successo in Valle d’Aosta. Non l’hanno fatto. Molte cose sono state dette su questo,
scritte per esempio dal pastore Tourn: è perchè i Valdesi non volevano apparire la minoranza
protestante di una piccola enclave montana. Volevano, e vogliono tuttora, essere la minoranza
protestante d’Italia. Questo non vuol dire che rifiutassero il francese, che non lo volessero più
usare: non volevano, in qualche modo, essere limitati da esso. Questa è stata una scelta, non è
stata un’imposizione. Così come, d’altra parte, quando voi celebrate la giornata del francese,
non tirate fuori la bandiera francese, non mettete fuori la bandiera del cantone di Ginevra,
perché non è questo il problema.
Questo soltanto per dire che quella dell’uso della lingua è una scelta che, di nuovo, può essere
giocata su molti fronti. Ciò che rimane della vecchia tradizione della modernizzazione, cioè
l’avere una lingua nazionale, è una delle possibilità; cioè dire che le lingue locali sono delle
lingue che non hanno una Nazione, ma in qualche modo dovrebbero averla, o avere almeno,
una Regione.
L’altro fronte è quello che sta venendo avanti adesso, di un uso molto più articolato e
composito, dove il problema non è “o solo una cosa o solo l’altra”, ma è proprio solo questo
gioco articolato, in cui non conta tanto utilizzare massicciamente, esclusivamente una lingua,
ma poterle utilizzare in maniera variegata, a seconda delle opportunità e delle possibilità.
Dall’altra parte delle Alpi il contrasto è fra l’occitano e il francese, ma qui non è così.
Allora, io direi, lasciamo che ci sia questa articolazione e lasciamo anche, con tutto il rispetto
delle norme, che sia il risultato di una scelta fatta democraticamente da tutti; cosa che, in
qualche caso, può anche comportare il fatto che si scelga liberamente di non essere una
‘minoranza linguistica’ se non si ritiene che sia questo il punto. Spero di non essere frainteso,
scegliete voi, però...

Carlo Baret
Vorrei semplicemente provare a dare una risposta, forse banale, alla questione posta negli
interventi precedenti, sulla divaricazione tra i dati statistici, in cui la maggioranza degli
intervistati si mostra favorevole all’insegnamento della lingua minoritaria, e certe difficoltà
che si possono trovare, quando si va a proporre un insegnamento anche nella scuola.
Per me è la solita divaricazione tra diritti e doveri. Nel momento in cui si chiede se gli
appartenenti ad una minoranza hanno il diritto di poter vedere riconosciuta la propria cultura,
la propria identità, la propria lingua, alla fine, tranne proprio quelli più “cattivi”, tutti
generalmente convengono “Sì, è giusto che questo diritto venga riconosciuto”. Ma nel
momento in cui si passa ad applicare praticamente la normativa, e il diritto si trasforma in un
impegno da sostenere e un lavoro da fare, diventa quasi un dovere, allora il ragionamento
diventa opposto: “No, i doveri devono essere i minimi possibili”. Questo purtroppo è un
atteggiamento culturale abbastanza diffuso e in espansione, a mio parere.
È necessario, credo, in tutte queste cose, trovare un giusto punto di equilibrio. Rispetto a
quanto si diceva prima, io sono d’accordo sul fatto che, benché ormai si esprimano quasi tutti
o tutti in italiano, se una persona si esprime molto meglio nella sua lingua, sia giusto che
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�questo diritto gli venga riconosciuto, se questo non crea problemi particolari da un punto di
vista pratico. Ma se questo diritto diventa “allora tutti gli atti del Comune devono essere
tradotti” e quindi si spendono ore ed ore a fare traduzioni, mi sembra che ci si sposti sul
terreno di un formalismo inutile e costoso.
È chiaro che ci vuole il giusto punto di equilibrio: anche nella scuola non si può andare ad
inventare ogni giorno una situazione nuova, ci vuole coerenza tra gli insegnamenti; questo
comporta un minimo di imposizione, ma non quella che crea le cose inutili, che alla fine fanno
odiare quella che dovrebbe essere semplicemente la difesa di un diritto.

Silvana Allisio
Io che sono molto più polemica direi che si arriva addirittura ad una divaricazione tra il dire ed
il fare: fin che è un dire, va bene a tutti, quando è un fare, molto meno bene. Vuol dire un
impegno, una fatica in più, diciamo uno “sbattimento” in più, ecco.

Annalisa Coucourde
Io volevo chiedere come mai, se il francese è una lingua minoritaria, nella nostra zona perde
sempre più piede e si riducono le cattedre, si riducono le ore di insegnamento, si toglie
l’insegnamento dalle elementari. Volevo sapere se questa legge non dà nessuna tutela…

Sandra Pasquet
Mi riallaccio al discorso che faceva prima l’esperto, dicendo che c’è il diritto di scegliere,
quando c’è la possibilità materiale di farlo. Però la scelta adesso non c’è, l’insegnamento
opzionale non c’è, gli insegnanti che possono insegnare la seconda o terza lingua non ci sono.
Perché le risorse sono calate, sia quelle finanziarie, sia il monte ore, quindi non c’è questa
possibilità di scelta; è un diritto negato. Non c’è nessuno che possa scegliere l’insegnamento
della lingua, né del francese, né dell’occitano. Per quanto riguarda il francese, dopo la guerra
c’è stato un carteggio anche piuttosto interessante, perchè tutti i comuni del Pinerolese
avevano chiesto delle garanzie per il francese. La risposta è stata “verranno le Regioni, la
questione sarà risolta a livello regionale”. Quindi la cosa sembrava risolta così, poi in realtà ci
sono voluti trent’anni per avere le Regioni, e l’inghippo è stato lì. I comuni a questo punto
avevano attivato dei corsi pomeridiani di lingua francese, quando ancora il francese era molto
diffuso nelle famiglie, che venivano fatti alcune volte alla settimana. Dopodichè, negli anni
’70, con l’introduzione del tempo pieno, erano stati attivati dei laboratori, si erano avuti dei
distacchi, la formazione degli insegnanti, il comune aveva fatto dei convegni, ecc.. Si è riusciti
ad averlo alle elementari con l’introduzione delle lingue a partire dagli anni ’90, ci sono stati
gli insegnanti specialisti distaccati per insegnarlo e adesso… siamo in un momento molto
grave, perchè se interrompiamo l’insegnamento del francese, è morta, ma non per scelta....

Enrico Allasino
Quando parlo di scelta, mi riferisco al fatto che ci sono lingue minoritarie che non sono
insegnate per niente, ma che continuano a mantenersi perchè, appunto, nelle famiglie, nella
società, si parlano. Ci sono zone d’Italia in cui, se ci andate, tutti parlano il dialetto locale, non
perché sia tutelato, ma perché è utilizzato.

Silvana Marchetti
Il francese non è stato insegnato a scuola come seconda lingua in quanto lingua minoritaria
(legge 482/99), ma in quanto lingua della Comunità Europea. Era lingua comunitaria, un

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�insegnamento riconosciuto al pari dell’inglese, dello spagnolo e del tedesco. Se ora lo
facciamo rientrare come lingua minoritaria è tutta un’altra cosa.

Marco Stolfo
Ho una domanda legata alla valutazione che Matteo Rivoira faceva: qual è il campione che voi
avete usato per fare la vostra indagine all’IRES?

Enrico Allasino
Abbiamo fatto un campione rappresentativo della popolazione dell’area occitana, intesa come
area franco-provenzale, resto del Piemonte e area metropolitana di Torino. I walser no, perchè
sono talmente pochi che è più semplice ed economico studiarli direttamente come in effetti è
stato fatto dai linguisti.
È un campione statisticamente rappresentativo; i numeri sono sufficienti ad avere un campione
valido, con un margine di errore del solito 4-5 %.

Marco Stolfo
Condivido: la politica, le istituzioni, ma ancor di più, gli opinion leader sono spesso assai
lontani da quello che pensa la gente, come emerge dai risultati presentati. Io posso confermare
questo dato alla luce di un’indagine simile condotta su un campione complessivo di 3mila
persone nei territori del Friuli - Venezia Giulia dove sono presenti le minoranze friulana,
slovena e germanica, cioè 198 comuni su 218, quindi sono sostanzialmente quasi tutta la
Regione. E trovo una consonanza su molti dei dati.
Prima di tutto, su una domanda generale: “È importante la lingua madre per la persona?”. È
evidente che quasi il 100% è d’accordo. Se la domanda è: “Qual è la tua lingua madre?”, ci
sono approcci diversi: qualcuno dice: “Il dialetto locale”, qualcuno talvolta, anche in funzione
polemica, diceva “No no, per me la mia lingua è l’italiano”, eccetera (tra l’altro questa
indagine era stata fatta quando c’era il dibattito sulla legge regionale sul friulano, che cercava
di applicare correttamente la 482 nelle scuole). In questo caso il dato può essere ambiguo, ma
resta molto interessante.
I dati più significativi di questa ricerca, a mio modo di veder, arrivano da alcune domande
specifiche. Per esempio, di fronte a un quesito come “Quanto condividi questa affermazione:
le minoranze linguistiche riconosciute hanno diritto ad usare la loro lingua all’interno della
società come la lingua maggioritaria”, tra chi risponde abbastanza, circa il 40%,chi molto,
intorno al 27-30%, c’è quasi il 70% delle persone che condivide questo punto di vista. Il che,
secondo me, è un dato veramente incoraggiante.
Di fronte ad un’altra domanda più specifica su uso e insegnamento nella scuola, si
ripropongono le medesime percentuali. Un'altra questione ancora voleva misurare il grado di
conoscenza della normativa di tutela delle minoranze: da noi è risultato che in media il 41 %
conosce il fatto che esista la 482 o la legislazione regionale di tutela e questo è stato visto
come un dato negativo da molti. Io non sono di questo avviso, alla luce degli altri dati. Magari
non si conosce la normativa (ma quanti di noi sanno quali sono tutte le leggi vigenti, in
generale?), ma se ne ha interiorizzato, condividendoli, il senso, le disposizioni e gli indirizzi.
Questi sono dati positivi, che fanno ben sperare.
Sul timore di burocratizzare, di imbalsamare le lingue, come il chiudersi nella traduzione
delle delibere. Condivido questa preoccupazione, nella misura in cui non diventi un dogma
ideologico contro l'uso scritto con tanto di specifica terminologia di settore nel campo
amministrativo e istituzionale. Piuttosto che tradurre delle delibere – in primo luogo per
ragioni pratiche e per ottimizzare l'uso delle risorse scarse disponibili - è meglio produrre della
comunicazione istituzionale in lingua minoritaria che si vede e che interessa di più, al fine di
promuovere la cittadinanza di lingue e la partecipazione delle persone (quindi siti internet
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�bilingui, tabelle di uffici e sedi istituzionali, informazioni di servizio, avvisi pubblici). Per
esempio l'annuncio che la prossima settimana il centro di Pomaretto è chiuso perchè c’è la
festa d’autunno e il traffico è deviato: ci sono informazioni di diretto interesse per la
cittadinanza, c'è un testo breve, che deve essere offerto anche nella lingua ammessa a tutela,
con pari visibilità e dignità grafica, allo scopo di far vedere che la lingua esiste ed esiste come
lingua.
Altro elemento per concludere: l’importanza della scuola, ma anche il pericolo della scuola, A
volte c’è un’eccessiva delega alla scuola, a partire dalla famiglia: “No, ma te lo insegnano a
scuola, non te lo insegno io, anche perché a me mio padre e mia madre non me l’hanno
insegnato e a scuola mi martellavano perchè provavo a parlarlo lo stesso, quindi cosa ti
insegno io? non sono più capace.” In questo caso si tratta di una manifestazione di difficoltà
della trasmissione intergenerazionale della lingua, ma ciò vale anche da un altro punto di vista:
pensare solo alla scuola senza il resto non basta. Secondo me, bisogna procedere con
moderazione, ma con una prospettiva equilibrata, precisa, chiara, e con una visione unitaria: la
lingua nella società, come diceva in maniera illuminante la risoluzione Arfè, cioè nei media,
nella scuola, nella vita pubblica. Vita pubblica significa i consigli comunali, le convocazioni
delle elezioni, lo Statuto o l’avviso della festa del 25 aprile o del 2 di giugno, ma anche
economia, turismo, sviluppo... Io credo che l’uso della lingua nel settore economico e il
riferimento alla cultura e alla lingua in questo campo, costituiscano un settore strategico. Non
sono previsti interventi in questo campo dalla Legge 482/1999, però è possibile fare qualcosa
applicando la legge. Abbiamo una lingua che non è solo la nostra lingua (o una delle nostre
lingue), ma è anche una lingua utile. Allora l’utilità agevola la possibilità di scelta. Vi
ricordate la pubblicità di quel detersivo: è chiaro che se la scelta non è tra il fustino di marca e
due fustini non di marca, è già difficile scegliere, ma se l'opzione è tra il fustino di marca e il
nulla, è ovvio che io scelgo il fustino di marca. Ed è un po’ quello che la storia dell’Irlanda ha
visto. Nella storia d’Irlanda, il «fustino gaelico» è stato sostanzialmente messo fuori dal
mercato con il plurisecolare dominio dell'inglese in gran parte del territorio e poi è stato
ripreso, ma solo nelle scuole e non nel resto della società. E così in molte aree dell'Irlanda il
gaelico pur con il suo status di lingua ufficiale e nazionale si trova nelle medesime condizioni
del latino in Italia cinquant'anni fa.
Altro elemento importante, anche dall’esperienza personale e professionale: gli immigrati,
nelle zone di lingua minoritaria, parlano le lingue minoritarie. Le parlano bene, probabilmente,
provenendo essi stessi da aree di più lingue; per esempio un Kossovaro sa che c’è l’albanese e
il serbo, capisce che in Friuli c’è il friulano, l’italiano o anche lo sloveno, eccetera.
Quindi, da quella che è l’esperienza sul nostro territorio, che è stata zona di grande
emigrazione ed è anche, soprattutto in certi distretti, zona di grande immigrazione, la lingua
minoritaria nelle scuole è una lingua dell’inclusione, perché riconosce la diversità e si fa
riconoscere come diversità e pertanto apre al confronto con le lingue proprie degli immigrati.
Applicando correttamente la Legge e quindi superando il discorso dell’opzione, della scelta
dell’insegnamento come materia, ci sono insegnanti che utilizzano il friulano con tutta la
classe, non so, per insegnare l’educazione civica o la storia, o per insegnare l’inglese e poi
dopo viene il resto: lo sviluppo ulteriore di una coscienza interculturale, plurilingue, che è
quella che dovrebbe essere la nostra salvezza.
Forse la differenza fra le realtà localiste italiane e le minoranze linguistiche, in cui c'è una
certa coscienza della propria specificità, sta proprio nel rapporto con gli immigrati. A questo
proposito mi pare opportuno ricordare l'esperienza di Radio Onde Furlane: è la radio
comunitaria che trasmette in lingua friulana per circa il 70 % della sua programmazione
(informazione e intrattenimento, musica e cultura), è nata nel 1980 - cioè prima della 482,
prima di tutto - ed è stata una delle prime radio in Italia a fare i programmi radiofonici con gli
immigrati, nelle lingue degli immigrati; immigrati che, tra l’altro, fanno anche dei programmi
in friulano!
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

41

�Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

42

�SECONDA PARTE
Lorenzo Geninatti
L’interpretazione della Legge 482 e la sua applicazione in Piemonte:
progetti e realizzazioni
Boun dì é boun travai a tuiti, seui counteunt d’èstri éisì eunseumbiou a ill’amis que véiou peur
counfrountanou soul quéstioun euncoù duèrte sul nostre lèngue.
Un saluto in francoprovenzale, la mia lingua madre, non solo per augurare “buon lavoro”, ma
per manifestare la mia gioia di essere qui per confrontarci, insieme con tutti gli amici presenti,
sulle questioni ancora aperte che investono le nostre lingue.
Sono stato incaricato dall’Assessore alla Cultura della Regione, Gianni Oliva, di portare il suo
personale saluto e, considerato l’argomento di cui si parla oggi, l’augurio a tutti di un proficuo
lavoro.
Non così semplice, dopo la pausa, è per me riprendere il filo di tutti quei ragionamenti
puntuali e interessanti emersi in mattinata. Tuttavia proverò a sintetizzare al massimo,
toccando solo alcuni degli aspetti centrali della legge nazionale 482/99: partendo dalle sue luci
e ombre, mi soffermerò sulle modalità con cui la Regione Piemonte ha affrontato i problemi
posti dalla sua applicazione.
È fatto risaputo che la legge 15 dicembre 1999, n. 482 “Norme in materia di tutela delle
minoranze linguistiche storiche”, è una legge che arriva con oltre cinquant’anni di ritardo
rispetto all’approvazione della Carta Costituzionale Repubblicana.
È da notare, però, che, per quanto riguarda la Regione Piemonte, tale legge va ad inserirsi in
un solco già tracciato dalla normativa regionale: ad un primo riconoscimento già presente
nello Statuto del novembre del 1970 (all’art. 7 “Patrimonio culturale delle comunità locali”,
infatti recita “La Regione difende l’originale patrimonio linguistico…”), fanno seguito le
successive specifiche leggi di settore, avvenute –per la nostra Regione a Statuto Ordinarioalla fine degli anni Settanta (successivamente all’approvazione del DPR 616 del 1977) e
recentemente è stata modificata la legge 26/90 modificate dalla legge regionale 7 aprile 2009
n. 11 “Tutela, valorizzazione e promozione del patrimonio linguistico del Piemonte” (ora in
attesa di giudizio di fronte alla Corte Costituzionale).
Perciò una Regione che da sempre ha dimostrato, e tuttora dimostra, una grande attenzione per
le sue lingue storiche.
Tuttavia l’approvazione della legge 482, benché innestata in un profondo solco normativo
regionale, ha comunque aperto dibattiti a vari livelli; accenno a titolo esemplificativo alcuni
dei temi sui quali si è focalizzato maggiormente il dibattito: le distinzioni fatte tra lingue e
dialetti, hanno portato al riconoscimento di questa e all’esclusione di quell’altra lingua e, per
esser più precisi, in Piemonte ha riguardato l’esclusione della lingua regionale piemontese,
esclusa dalla tutela della 482, ma riconosciuta dalle leggi regionali tra i settori di intervento.
Questo non è che uno degli oggetti del dibattito, particolarmente vivace anche per quanto
riguarda non solo la gestione centralizzata in capo alla Presidenza del Consiglio, ma anche i
tempi di validazione dei progetti o, altro tema scottante, nonché l’incompleta attuazione della
legge nazionale. Naturalmente non si tratta che di alcuni esempi, tanti altri potrebbero essere
ricordati e su ciascuno di essi si potrebbe certamente aprire un dibattito.
Tuttavia non bisogna dimenticare come anche le leggi siano frutto di un certo periodo storico,
di un certo humus culturale e per quanto riguarda questa Legge è fuor di dubbio che
rappresenti il meglio di quanto in quel momento poteva essere previsto e approvato; può
suscitare consenso, così come dissenso, ciascuno ha la propria opinione in proposito e questo
potrebbe già di per sé costituire fonte di riflessione per successivi confronti e dibattiti.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

43

�Tuttavia, la valutazione della Regione Piemonte, mi preme molto sottolinearlo, è decisamente
positiva: l’approvazione della legge nazionale, infatti, rappresenta un evento di portata storica,
poiché attraverso la tutela, la valorizzazione e la promozione del patrimonio culturale, ne ha
sancito il riconoscimento formale e giuridico da parte dello Stato italiano.
Le azioni di tutela previste, quale ad esempio l’uso scritto e orale delle lingue minoritarie nella
Pubblica Amministrazione, rispondono all’esigenza di dare valore alle lingue stesse (e
conseguentemente ai locutori di queste). Ciò ha aperto nuove possibilità e nuovi orizzonti di
intervento, che, tuttavia, le Regioni, da sole, non hanno potuto colmare.
Certamente è necessario non dimenticare che nonostante le difficoltà riscontrate nella fase di
avvio, tuttavia l’applicazione della legge ha introdotto alcuni elementi innovativi, quali il
coinvolgimento diretto degli Enti Locali nel processo di autoderteminazione per
l’appartenenza alla lingua di minoranza storica di riferimento, sulla base di due fondamentali
elementi: da un lato il radicamento storico della lingua sul territorio e, dall’altro, la volontà
d’appartenenza espressa dalla popolazione e dagli amministratori.
Di fatto in Piemonte l’azione di riconoscimento è stata avviata, in via esclusiva, dai singoli
Consigli Comunali e, successivamente, ratificata dai Consigli Provinciali. Il numero dei
Comuni piemontesi, che si sono autodichiarati appartenenti ad una minoranza linguistica
storica, è decisamente importante, ben 192, suddivisi tra le quattro Province piemontesi
(Torino, Cuneo, Vercelli, Verbania – Cusio - Ossola).
Approfondendo e scorporando questo dato, si contano, in provincia di Torino, 47 Comuni
francoprovenzali (e tra questi uno ha deliberato anche l’appartenenza alla minoranza
linguistica francese); 37 Comuni occitani (tra questi 24 hanno deliberato anche l’appartenenza
alla minoranza linguistica storica francese).
Nella provincia di Cuneo si è registrata l’adesione di 72 comuni appartenenti alla minoranza di
lingua occitana e 12 Comuni di lingua Walser (6 in Provincia di Vercelli e 6 in Provincia del
Verbano – Cusio – Ossola).
Perciò ad un’osservazione macroscopica in Piemonte si registrano 109 Comuni occitani, 24
Comuni francesi, 47 Comuni francoprovenzali e 12 Comuni walser: come già considerato ben
192 Comuni piemontesi si sono autodeterminati come appartenenti ad una minoranza
linguistica ai sensi dell’articolo n. 3 della legge in considerazione.
Resta sottointeso che una simile “territorializzazione autodeterminata” ratificata dalle
Province, non è speculare e corrispondente con quanto emerge dalle indagini linguistiche,
resta però da registrare l’esigenza identitaria.
Sottolineo che da un lato che la scelta di non aderire di alcuni comuni, pur appartenenti ad un
territorio di minoranza, è stata frutto della decisione ponderata di ogni singola
Amministrazione comunale e, dall’altro che la legge, ovviamente, è operativa solo laddove si
sia effettuata la “territorializzazione”.
Dopo alcune considerazioni di ordine generale, vorrei ora entrare un po’ più nel merito così da
osservare come la legge è stata applicata, in ottemperanza non solo al Decreto Attuativo 345
(2/05/01) ma anche riguardo ai decreti di riparto annuali, nonché in riferimento alle specifiche
circolari, sempre annuali, di riparto dei fondi.
Nel merito, prendendo la prima annualità di finanziamento come riferimento, il Decreto del
Presidente del Consiglio dei Ministri (10 dicembre 2001) di determinazione dei criteri di
ripartizione dei fondi, all’articolo n. 2 sono elencate le azioni e gli interventi ammissibili; più
dettagliatamente le attività previste possono sistematizzate in tre grandi categorie:
1. L’uso della lingua nella Pubblica Amministrazione.
2. L’insegnamento della lingua.
3. Le iniziative di valorizzazione e di promozione.
In alcune annualità successive, saranno previsti interventi volti alla toponomastica intesa non
come ricerca ma come cartellonistica stradale.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

44

�Prendiamo in considerazione la prima categoria, l’uso della lingua nella Pubblica
Amministrazione.
La legge prevede attività volte a garantire nelle Pubbliche Amministrazioni l’uso della lingua
storica attraverso l’istituzione di “sportelli linguistici per i cittadini che utilizzano la lingua
minoritaria” e, ove queste non siano dotate di personale linguisticamente idoneo, si prevede la
presenza di personale traduttore e/o interprete.
L’utilizzo della lingua di minoranza nella Pubblica Amministrazione costituisce un aspetto
centrale della Legge attraverso il quale passano tutte le altre azioni previste dalla Legge.
Ma siamo sicuri che lo sportello linguistico sia lo strumento “principe”, il motore attuativo
della Legge?
Porto qualche esempio e considerazione personale: come molti di voi, anche io utilizzo la
lingua di minoranza nel mio Comune, nella mia vallata e vi assicuro che non sento l’esigenza
di un traduttore o di un interprete per comunicare. Allora spontaneamente ci si dovrebbe
domandare quale sia lo scopo dello sportello linguistico.
Senza dubbio l’uso della lingua di minoranza nell’ambito della Pubblica Amministrazione ha
contribuito a far crescere la percezione dell’importanza della lingua nei locutori stessi. Ma ciò
non sarebbe stato sufficiente, se non fossero entrate in gioco altre due componenti, l’operatore
linguistico e le Amministrazioni stesse.
L’operatore linguistico, con le sue competenze linguistiche e culturali, con il suo bagaglio
motivazionale, diventa, con il sostegno delle Amministrazioni, quella figura centrale delineata
dalla legge e insieme ai funzionari, con il loro lavoro sinergico, costituiscono le carte vincenti
dei nostri sportelli linguistici.
Più volte, in diversi incontri, ho sempre ritenuto fondamentale ribadire il fatto che la figura
dello “sportellista” non costituisce un “dipendente” in più a disposizione dell’amministrazione
per svolgere compiti di promozione turistica o lavori di natura amministrativa, al contrario, si
tratta di un operatore culturale, una figura altamente professionale, specificatamente formata
per sviluppare la promozione delle lingue di minoranza.
In generale sul nostro territorio gli sportelli linguistici esistenti sono stati quasi tutti attivati da
Comunità Montane, perciò se ne conta quasi uno per valle. Naturalmente il personale,
altamente specializzato e fortemente motivato, è in grado di rispondere nella lingua di
minoranza, di cui ha un’ottima conoscenza, sia in forma orale sia in forma scritta.
A tal proposito mi preme rammentare come la normativa attuativa della Legge, specie nei
primi quattro - cinque anni, ha sempre enfatizzato la temporaneità degli sportelli linguistici,
sostenendo che fossero da “…realizzare in via temporanea da parte della Pubblica
Amministrazione…”, oltre al fatto che “…in assenza di personale linguistico idoneo facente
parte dell’organico di dette amministrazioni, si possa utilizzare personale interprete o
traduttore assunto con un contratto a tempo determinato di durata massima annuale…”: a tutto
ciò si aggiunga il fatto che i relativi finanziamenti non potevano superare il quinquennio.
Naturalmente di fronte ad una simile situazione, la Regione Piemonte, insieme con le altre
Regioni, si trovato a muovere decise critiche e a proporre soluzioni alternative, si è così giunti
ad un compromesso grazie al quale il termine del quinquennio è stato cassato. Permane
tuttavia la precarietà del tempo determinato, di durata annuale, dell’incarico.
A tal proposito propongo alcuni dati di confronto: nel 2001 sono stati finanziati 8 sportelli
linguistici, mentre nel 2007, ultima annualità finanziata, sono stati ammessi a contributo 13
sportelli linguistici, di questi 10 fanno capo a rispettive Comunità Montane, mentre i restanti 3
uno da capo alla Provincia di Torino, uno al Comune di Ronco per il Canavese e uno al
Comune di Formazza, quale coordinatore del progetto walser.
In apertura abbiamo visto come la Legge individui tre ambiti d’intervento, abbiamo
considerato la prima, passiamo ora ad occuparci della seconda, cioè dell’insegnamento della
lingua.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

45

�Riguardo questo aspetto è possibile riconoscere due filoni: il primo, in riferimento in
particolare agli artt. n. 4 e 5 della Legge, riguarda i corsi scolastici attivati nelle scuole per
l’infanzia, scuole primarie e secondarie di primo grado. Il secondo livello riguarda i corsi di
formazione previsti per il personale dipendente delle Pubbliche Amministrazioni.
Per quanto concerne il primo filone è bene specificare che si tratta di corsi finanziati da una
voce del bilancio del Ministero dell’Istruzione e che le domande passano dalle direzioni
didattiche proponenti agli uffici del MIUR e infine al Ministero.
Non mi addentro nell’analisi di questo aspetto della Legge che, come Regione, non ci vede
direttamente coinvolti, nonostante si presti attenzione a quanto accade anche in questo ambito,
principalmente per tre ragioni. La prima è legata al fatto che la nostra legge regionale prevede,
tra le altre azioni dirette, anche il sostegno alle attività formative nelle scuole di ogni ordine e
grado. La seconda tiene conto del fatto che la 482 lascia aperto il problema della mancanza di
docenti preparati e con titoli riconosciuti. In ultimo in ragione del fatto che, e qui entriamo nel
secondo filone formativo, la Legge prevede tra le proprie finalità corsi di formazione per il
personale dipendente delle Pubbliche Amministrazioni.
La Regione Piemonte, per dare risposta alle problematiche poste dall’insegnamento e alle
difficoltà nel reperire personale adeguatamente preparato, fin da subito, nella prima annualità
di finanziamento, ha presentato un progetto per la realizzazione di un Master Universitario di
primo livello, di durata biennale e dal titolo emblematico: “Lingua, cultura e società nella
tutela delle minoranze linguistiche storiche del Piemonte”. Si intendeva, così, creare un nucleo
di “formatori”, in grado a loro volta di creare sul territorio i presupposti per dare risposte
formative. C’era un ostacolo: ai sensi dell’art. 3 del decreta 345 la competenza era prevista in
capo al Ministero della Pubblica Istruzione e al Ministero della Ricerca Scientifica. Infatti nel
2001 il progetto non è stato finanziato, ma ciò si è verificato l’anno successivo e il master è
stato poi attivato nell’anno accademico 2004-2005.
Come già considerato, l’aspetto formativo è per la Regione Piemonte non solo un aspetto
centrale, ma anche uno tra i più dibattuti, tanto che, se non ricordo male, nel 2006 avevamo
organizzato a Villar Pellice una giornata di riflessione con la partecipazione di tutti i
rappresentanti delle quattro minoranze. Era un momento particolare, si usciva infatti da una
fase progettuale piuttosto sperimentale (come d’altra parte era sperimentale l’applicazione
della Legge stessa), in cui tutte le minoranze avevano avviato corsi in una maniera piuttosto
“anarchica”: infatti ognuno aveva sviluppato i corsi che aveva ritenuto più opportuno avviare
(corsi di storia, di cultura locale, di lingua…).
Obiettivo di quella giornata a Villar Pellice era quello di riflettere su quanto era stato fatto e
trarre utili elementi per il futuro, auspicando una ripartenza legata più alla lingua, in tutti i suoi
aspetti, che alla storia e alla cultura locale, in un’ottica di continuità. Infatti superati i primi
anni in cui i corsi costituivano una novità registrando entusiastiche partecipazioni, ormai quasi
ovunque si cominciava a percepire una certa cristallizzazione. Ricordo che uno dei principali
problemi emersi in quella giornata di lavori era costituito dalla scarsa partecipazione dei
dipendenti pubblici.
La giornata di lavoro è stata particolarmente proficua soprattutto per i tanti problemi portati
all’evidenza quali l’apertura dei corsi all’intera popolazione, a quali formatori affidare la
formazione, con quali strumenti, quali verifiche…
Tale dibattito è stato preceduto da profonde riflessioni anche all’interno dei nostri uffici
coinvolgendo le Associazioni e gli Enti più rappresentativi, allargandosi a questioni legate a
questioni più mirate come i testi didattici e di conseguenza alla grafia da adottare.
Inutile soffermarsi sulle spinte verso la scelta di una piuttosto che un’altra grafia o sulla corsa
alla normalizzazione (come se una lingua minoritaria non normalizzata non possa raggiungere
un ampio pubblico). La Regione, in questo ambito, volutamente non ha indicato né imposto
alcuna soluzione, lasciando ai singoli Enti e Associazioni di sviluppare liberamente le proprie
scelte, purché effettuate nell’ambito delle grafie scientificamente codificate.
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�Per chiudere l’aspetto formativo vorrei condividere un dato: nel 2001, primo anno di
finanziamento della Legge, i corsi di formazione previsti erano 5 più 3 progetti che
preventivavano corsi on-line. Nel programma contributi del 2007 sono stati previsti 4 corsi, ne
sono stati finanziati 2, 1 in capo alla Provincia di Torino e 1 in capo alla Comunità Montana
Val Pellice.
Inoltre mi preme ricordare come, in questi anni, la Regione Piemonte ha finanziato, con risorse
proprie, numerosi corsi nelle scuole. Naturalmente ciò è stato possibile grazie alla
collaborazione di numerose Associazioni (che vedo qui ben rappresentate). Si tratta di corsi
che ormai coinvolgono quasi tutte le minoranze linguistiche. Ciò che inorgoglisce e fa ben
sperare per il futuro è il favore e la partecipazione con le quali le famiglie accolgono queste
iniziative.
Arriviamo così a toccare l’ultimo ambito di intervento previsto dalla Legge, le iniziative di
promozione e il sostegno alle attività culturali.
Nei primi anni di applicazione della legge, si è da più parti sottolineato come a causa dei limiti
imposti dai DPCM, l’intervento statale rischiasse di venir confinato ad un’azione di mera
tutela linguistica. Una simile azione avrebbe potuto essere giustificata, seppur parzialmente,
per minoranze numericamente rilevanti e con un elevato grado di conoscenza dei parlanti. Al
contrario, tale azione veniva vissuta dalle minoranze più esigue come un’imposizione non
condivisa dall’intera comunità e, perciò, confinata nel mero esercizio erudito, separato dalla
reale espressione culturale della minoranza.
Questo orientamento è stato recepito, consentendo la realizzazione di progetti volti al recupero
dell’identità minoritaria più profonda, favorendo, al contempo, operazioni di valorizzazione e
di tutela di quei numerosi aspetti che concorrono nella conoscenza: quindi non solo
competenze linguistiche, ma cultura della minoranza linguistica intesa in senso ampio e della
quale l’aspetto linguistico non è che il più “appariscente”, ma certamente non l’unico elemento
che la caratterizza.
Perciò le attività di promozione sono state, nel corso degli anni, sempre più eterogenee dal
punto di vista contenutistico, di durata nel tempo e di organizzazione, dando così una visibilità
sempre crescente alle minoranze.
Ho accennato prima ai corsi di storia e cultura locale accolti con grande favore e con gran
successo di pubblico.
Una riconoscimento va certamente ad una grande iniziativa, fortemente sostenuta dalla
Regione Piemonte, dalla Provincia di Torino e dalle Amministrazioni Locali realizzate in
occasione dei Giochi Olimpici Invernali di Torino 2006, che hanno interessato il territorio di
diversi Comuni Occitani.
Il progetto, dall’emblematico titolo “Occitan lènga Olimpica” è stato proposto da
un’Associazione e fatto proprio dalle Amministrazioni. Facile immaginare l’enorme visibilità
che la realizzazione di questo progetto ha portato alla cultura e alla lingua occitana.
Come non ricordare, poi, il progetto regionale intitolato “Indagine sulla situazione socio
linguistica e socio culturale nei territori delle quattro minoranze storiche del Piemonte”,
coordinato dal dott. Allasino dell’IRES e sviluppato in collaborazione con l’Università degli
Studi di Torino e la Regione Piemonte. Si è trattato di un notevole contributo alla conoscenza
delle effettive realtà culturali della nostra Regione, uno studio approfondito del quale si
percepiva fortemente la necessità.
In questa “carrellata” di esempi non possono certo essere tralasciati né il lavoro di
coordinamento delle attività avviato dalla Provincia di Torino, né il progetto “Occitani,
Francesi, Francoprovenzali e Walser: radio, web e contenuti digitali podcast” in grado di
trasmettere su tutto il territorio regionale. In ultimo mi preme ricordare i progetti interregionali avviati con la Valle d’Aosta per la diffusione della cultura francoprovenzale e della
lingua attraverso trasmissioni radiofoniche d’informazione e corsi di lingua.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�Ho portato solo alcuni esempi, sicuramente non si tratta di un elenco, tanto meno di un elenco
esaustivo: tanti altri e altrettanto importanti progetti sono stati sviluppati sul territorio
regionale, mi sono limitato a citarne solo alcuni.
Un’ultima considerazione: gli auspici dell’art. 12 della Legge 482/99 in cui si prevede che
“Nella convenzione tra il Ministero delle comunicazioni e la società concessionaria del
servizio pubblico radiotelevisivo e nel conseguente contratto di servizio sono assicurate
condizioni per la tutela delle minoranze linguistiche nelle zone di appartenenza” rimane
ancora sulla carta: nonostante i numerosi incontri tra il nostro Presidente della Giunta,
l’Assessore e i vertici della RAI, tuttavia i tempi per ora non sembra maturi. Il Direttore di Rai
Tre ha dichiarato la propria attenzione ad inserire e trasmettere, all’interno della nuova
trasmissione “Buongiorno Regione”, notizie relative alle minoranze e alle loro attività.
In ogni caso, al di là del percorso intrapreso con la RAI, mi risulta che vi siano trasmissioni
radiofoniche in occitano e in francese. Senza contare che in questi ultimi anni una trasmittente
valdostana manda regolarmente in onda programmi e due notiziari regionali in
francoprovenzale.
In parallelo si stanno portando avanti i progetti avviati in parternariato tra la Regione Piemonte
e la Regione Valle d’Aosta, senza dimenticare come, con fondi regionali si sia sperimentato,
attraverso il portale dell’Associazione Chambra d’Oc, il progetto di una web-radio e di un
podcast (contenuti digitali): finanziato con fondi del 2006 della L. n. 482, sarà in grado di
trasmettere su tutto il territorio regionale le informazioni relative alle quattro minoranze
linguistiche del Piemonte.
Certamente le minoranze linguistiche storiche del Piemonte non hanno ancora raggiunto i
palinsesti della RAI, tuttavia qualcosa si sta muovendo.
Per concludere vorrei mostrarvi alcuni dati legati alla progettualità della Legge 482.
Nel 2001 sono stati finanziati diciannove progetti che hanno riguardato tutte le minoranze
linguistiche per un importo di quasi 790.000 euro.
Vorrei farvi notare come i due progetti sulla minoranza francese, presenti e costanti negli anni
successivi, siano stati presentati dalla C. M Val Chisone e Germanasca e dalla C. M. Val
Pellice sempre molto attente e propositive.

Totale Progetti 2001
26%
63%

11%

Occitano

Francoprovenzale

Walser

Occitano

13

€ 455.377,58

Francoprovenzale

4

€ 82.070,15

Walser

3

€ 186.051,79

Totale

30

€ 787.994,55

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

48

�Anno 2002: come si può evincere dal grafico, nel corso degli anni questa situazione si è
mantenuta stabile, pur nelle consuete oscillazioni.

Totale Progetti 2002
31%

45%
24%

Occitano

Occitano

13

€ 551.215,12

Francoprovenzale

10

€ 291.788,66

Walser

4

€ 380.421,64

Totale

27

€ 1.312.515,09

Francoprovenzale
Walser

Totale Progetti 2003
42%

41%
17%

Occitano

Francoprovenzale

Occitano

10

€ 231.297,03

Francoprovenzale

5

€ 95.661,47

Walser

2

€ 232.000,00

Totale

17

€ 598.208,49

Walser

Totale Progetti 2004
22%
11%
Occitano

17

€ 558.112,00

Francoprovenzale

8

€ 88.740,00

Walser

2

€ 180.000,00

Totale

27

€ 931.552,00

67%

Occitano

Francoprovenzale

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

Walser

49

�Totale Progetti 2005
8%
22%
55%
Occitano

20

€ 440.437,58

Francoprovenzale

9

€ 120.161,33

Walser

1

€ 180.000,00

Francese

4

€ 60.949,41

Totale

34

€ 801.548,32

15%

Occitano
Francoprovenzale
Walser
Francese

Anno 2006: si è trattato di un anno emblematico, quasi un anno di luce tra le ombre,
caratterizzato da una gran capacità progettuale (tra tutte le minoranze sono stati presentati 30
progetti), premiata da ottimi risultati in termini di finanziamento (€ 1.033.000,00).

Totale Progetti 2006
Regione Piemonte
(occitano, francese,
francoprovenzale, walser)

6%

12%

64%

18%

1

€ 94.380,00

1

€ 171.250,00

Occitano

17

€ 654.074,00

Francoprovenzale

8

€ 188.326,00

Walser

1

€ 123.600,00

Francese

4

€ 67.000,00

Totale

30

€ 1.033.000,00

Provincia di
Torino
(occitano, francese,
francoprovenzale)

Occitano

Francoprovenzale

Walser

Francese

Totale Progetti 2007
Regione Piemonte

16%

9%

17%

33%

18%

(occitano, francese,
francoprovenzale, walser)

1

€ 77.400,00

1

€ 145.300,00

Occitano

11

€ 302.000,03

Occitano +
Francese

2

€ 147.542,00

Francoprovenzale

2

€ 58.660,00

Walser

1

€ 159.200,00

Totale

18

€ 927.092,03

Provincia di
Torino
(occitano, francese,
francoprovenzale)

7%

Occitano

Francoprovenzale

Walser

Occitano+Francese

Provincia di Torino

Regione Piemonte

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

50

�Totale Progetti 2001-2007: nel grafico sono riportati i finanziamenti annuali dal 2001, primo
anno di finanziamento, fino al 2007, ultima annualità finanziata.
Si osservi come in questi anni il numero dei progetti finanziati non sia costante ma oscilli tra
un anno e l’altro.
Ad oggi sono stati approvati, e quindi finanziati, 174 progetti relativi alle annualità 2001/2007.
Si evidenzia come il grafico a torta riguardi l’aspetto economico (i contributi erogati) e non il
numero dei progetti presentati in quanto non vi è correlazione tra progetti presentati e
finanziamenti concessi.
Il finanziamento dei progetti discende da numerosi fattori annuali variabili: per esempio
Budget previsto per l’annualità; budget previsto per la minoranza; priorità d’intervento
individuati dal Ministero; aggregazione del maggior numero di Enti ecc.
Facendo un bilancio generale ed esaminando la situazione da un punto di vista meramente
quantitativo, si rileva il fatto che la minoranza occitana detiene il maggior numero di interventi
e, conseguentemente, di finanziamenti. A ruota segue la minoranza walser. Si noti il recupero
del francoprovenzale e del francese.
La comunità walser, benché meno numerosa di quella francoprovenzale, ha saputo superare la
lontananza fisica tra i singoli comuni, attestati nelle valli intorno al Monte Rosa, proponendo
un progetto di sportello di rete, capace di collegare virtualmente il dodici Comuni piemontesi
appartenenti alla comunità di minoranza.
Meno attivi i francoprovenzali, ancora troppo parcellizzati e con sentimento identitario
sicuramente meno sviluppato.

Riepilogo Progetti L. 482/99
12%

15%
16%
13%

2001

2002

2006

2007

15%

2003

2004

9%

2005

Importo
Finanziamenti

Anno

Numero
Progetti

2001

20

€ 787.994,55

2002

27

€ 1.312.515,09

2003

17

€ 598.208,49

2004

27

€ 931.552,00

2005

34

€ 801.548,32

2006

32

€ 1.033.000,00

20%

2007

18

€ 927.092,03

Totale

175

€ 6.391.910,48

Volutamente non ho inserito alcuna scheda relativa all’articolazione delle diverse attività,
avviate in questi anni, dagli Enti.
Consapevole di aver abusato della vostra attenzione e aver ampiamente sforato il tempo
concessomi, vi ringrazio per la partecipe attenzione.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

51

�Riccardo Regis
Spinte idealistiche e “verità effettuale”. Il caso del provenzale alpino
«mi è parso più conveniente andare drieto alla verità
effettuale della cosa che alla imaginazione di essa »
Niccolò Machiavelli, Il Principe, XV

La nozione di standard e il processo che porta ad una varietà standard, ovvero la
standardizzazione, sono diventati argomenti tra i più frequentati da chi si occupa di minoranze
linguistiche in Italia, specie nei dieci anni trascorsi dall’approvazione della legge 482/99.
Com’è noto, la standardizzazione opera su due livelli principali, il corpus-planning e lo statusplanning. Se il primo è lo “studio che si compie su un particolare codice per metterlo in grado
di assumere le funzioni di lingua dell’amministrazione, della scuola o dell’alta cultura”
(Dell’Aquila-Iannàccaro 2004: 59), il secondo concerne “l’insieme dell’apparato normativo e
legislativo volto a rendere effettivi […] i diritti linguistici della popolazione” (eidem: 97). In
linea di massima, semplificando molto, possiamo dire che il corpus-plannig prevede degli
interventi sulla lingua tali da rendere poi realizzabile il programma di status-planning: solo
una lingua adeguatamente codificata può infatti aspirare a coprire i registri “alti” della
comunicazione. L’obiettivo del pianificatore consisterà nel creare le condizioni affinché il
codice minoritario, già lingua per distanziazione (Abstandsprache) rispetto alle lingue
limitrofe, diventi anche una lingua per elaborazione (Ausbausprache).
Formulerò qui di seguito alcune riflessioni circa il lavoro compiuto, fino ad oggi, sulle varietà
di occitano (o provenzale) delle valli alpine piemontesi.
1. Questioni di etichetta
Ho usato la definizione poco maneggevole di «varietà di occitano (o provenzale) delle valli
alpine piemontesi» per due ragioni. In primo luogo, perché ritengo che parlare di varietà di
lingua X dell’area Y, invece che di lingua X tout court, sia più corretto rispetto alla
frammentazione attuale dell’area: e mi riferisco tanto al complesso del dominio d’oc quanto
alle singole macro-varietà che si suole individuare al suo interno (gavot o vivaro-alpino, nel
nostro caso). In seconda istanza, perché ancora non si è raggiunto un accordo, né tra gli
studiosi né tra i cultori locali, su quale sia meglio preferire tra i glottonimi occitano e
provenzale. È una questione che Telmon (2006: 43-4) ha efficacemente definito come “disputa
tra la fontina e il formaggio”, essendo oggi il provenzale-fontina una delle varietà
dell’occitano-formaggio. Chi volesse definire la parlata di Bellino occitana opererebbe una
sineddoche totum pro parte; chi, viceversa, desiderasse etichettare l’intera area occitanica
come provenzale userebbe una sineddoche pars pro toto. Possono esserci a sostegno dell’una
o dell’altra scelta varie motivazioni, tutte ugualmente valide e condivisibili; ciò che realmente
conta è maturare la consapevolezza che ci troviamo di fronte soltanto a dei contenitori, mentre
l’attenzione dovrebbe essere rivolta al contenuto, alla lingua bisognosa di cure. Per questa
ragione, non mi unirò agli “alti lai” di Sergio Maria Gilardino (2009), il quale, in un articolo
su Coumboscuro, lamentava che le istituzioni avessero comunicato a lui e ai suoi collaboratori
“che non avevamo il diritto di chiamarci “provenzali”, o di chiamare la nostra lingua
“provenzale”, perché le loro leggi e i loro regolamenti lo vietano”. Se la legge 482/99 fa
riferimento all’occitano anziché al provenzale, non resta che accettare la scelta terminologica
del legislatore: il dato importante risiede nel fatto che, ormai da dieci anni, sia vigente una
normativa in difesa delle minoranze linguistiche e che questa normativa protegga, fra gli altri,
anche i dialetti parlati nelle valli piemontesi. Che poi questi dialetti vengano definiti
“occitano” o “provenzale” è puro nominalismo. Qualora infatti abbandonassimo le dispute tra
provenzalisti e occitanisti per interessarci alla percezione che di tutto questo ha il parlante
comune, noteremmo che non rientra nelle sue abitudini d’impiego né l’uno né l’altro dei
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

52

�glottonimi; la carta dell’Atlante Linguistico ed Etnografico del Piemonte Occidentale dedicata
al nome delle parlate alpine mostra l’alternanza tra etnici (aisounenc ‘parlata di Aisone’,
chusasc ‘parlata di Chiusa Pesio’, ecc.), perifrasi (nosta moda, a nosto modo, ecc.) e
genericismi (patouà), ma nemmeno un’occorrenza di prouvensal o ousitan. Il fatto che i
materiali risalgono a circa vent’anni or sono, e quindi ad una fase che con qualche
approssimazione potremmo definire pre-ideologica, sarà da considerarsi oltremodo
significativo.
2. Grafie
In realtà, la contesa è oggigiorno incentrata, più che sui glottonimi, sulla norma ortografica da
adottare (per una visione d’insieme, è utile Pla-Lang 2008). Alla grafia dell’Escolo dou Po o
concordata, che prosegue la tradizione mistraliana, si oppone la grafia classica, comune o
alibertina, che mira alla creazione di un diasistema valido per tutte le varietà di occitano.
Tralascio le grafie personali, che hanno avuto sul territorio un impatto spesso limitato ad una
singola valle o località. I vantaggi della grafia concordata sono noti, il più cospicuo dei quali
consiste nel garantire una buona corrispondenza tra grafema e suono; essa consente di fissare
su carta la variabilità dialettale percepita nel parlato. Diversamente da quella concordata, la
grafia classica mette tra parentesi la salvaguardia della varietà diatopica e diventa uno
strumento a tal punto trasversale da comprendere in un unico involucro (diasistema grafico) la
totalità dei dialetti occitanici; i criteri su cui essa si fonda sono eminentemente etimologici.
I rapporti di forza tra le due grafie non sono di facile valutazione. Blanchet e Schiffman (2004)
asseriscono che il 90% delle associazioni e il 95% degli scrittori impiega la grafia mistraliana;
queste percentuali plebiscitarie vanno tuttavia considerate con cautela, in quanto si riferiscono
al Midi e ad un’indagine di 19 anni or sono (1990). Più recente, e basato su un corpus di testi
scritti delle valli piemontesi, è il lavoro di Allisio e Rivoira (2009), dal quale si evince una
sorta di pacifica convivenza tra i due modi scribendi; andrà comunque osservato che il triennio
2006-2008 ha assistito ad una netta prevalenza della grafia classica, che si riverbera nell’opera
di proselitismo compiuta da alcune associazioni (in primis, Chambra d’oc e Espaci Occitan).
Il sociolinguista stricto sensu è senza dubbio portato a favorire la grafia concordata, perché
essa non oblitera, ma anzi può rappresentare con successo, la differenziazione diatopica; il
pianificatore linguistico, o il sociologo del linguaggio, manifesterà invece una naturale
propensione verso la grafia classica, che guarda alla lingua sub specie unitatis. Chi scrive
crede che, nella fase attuale, sarebbe più opportuno mettere sulla pagina ciò che effettivamente
è dato di ascoltare nella realtà comunicativa quotidiana (grafia concordata), riservando magari
le velleità unitaristiche (grafia classica) ad un momento successivo, ove la comunità avvertisse
il bisogno di una lingua veicolare.
Direi che, essendo già presenti sul territorio due proposte grafiche così diverse (e, a mio
avviso, non conciliabili, se non in tappe differenti, e alquanto distanti, del percorso di
rivitalizzazione), non è auspicabile la creazione di un sistema alternativo. Di recente, Gilardino
(s.d.) ha elaborato un prontuario di ortografia e ortoepia che, pur seguendo di fatto le linee
guida della grafia concordata, vi introduce alcuni elementi di rottura. Cito, ad esempio, l’uso
della doppia &lt;ss&gt; per indicare la fricativa sorda in corpo di parola, mutuata probabilmente
dalla grafia del piemontese (ma impiegata anche nella grafia classica); oppure l’uso, per
rappresentare la nasale palatale [�], del digramma italiano &lt;gn&gt; in luogo del consueto &lt;nh&gt;,
già attestato nella lirica trobadorica e utilizzato nelle grafie sia concordata sia classica. Sembra
poi di capire che Gilardino voglia rendere la laterale palatale [�] con &lt;lh&gt;, come del resto
avviene negli altre due ortografie; è chiaro che una scelta di tal fatta porta ad una patente
asimmetria sistemica, perché se &lt;gn&gt; vale [�], allora &lt;gl&gt;, e non &lt;lh&gt;, dovrebbe valere [�].
La grafia ha un potente significato identitario; da ciò discende la regola d’oro per la quale non
andrebbero cassate le soluzioni ortografiche ormai entrate nella tradizione – mi riferisco, in
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

53

�special modo, ai digrammi &lt;nh&gt; e &lt;lh&gt; –, spesso assunte dallo scrivente come bandiera della
propria lingua. Che poi i digrammi in questione siano utilizzati anche dal portoghese non è
vissuto dalla comunità occitanofona come un problema, essendo la minaccia più prossima per
quei dialetti costituita non certo dalla lingua lusitana, ma dall’italiano, dal francese e, in misura
minore e limitatamente all’area cisalpina, dal piemontese. Se già esiste una tradizione
ortografica consolidata, è meglio evitare l’introduzione di nuovi sistemi, anche qualora questi
ultimi apportassero una semplificazione del sistema originario. Penso alla grafia cosiddetta
internazionale del piemontese di Bruno Villata (s.d.), che propone più di un ragionevole
emendamento alla grafia tradizionale; ma quest’ultima ha, dalla sua parte, un uso ormai
plurisecolare.
3. Parole
Il problema della grafia si ripercuote, è forse superfluo precisare, nel modo in cui la
pianificazione del corpus viene concepita. Mentre la grafia concordata svolge un onesto
compito strumentale (“parliamo una certa varietà e vogliamo trascriverla”), la grafia classica
confluisce in un progetto di più ampio e generale corpus-planning. Emblematico, in tal senso,
è l’imponente lavoro compiuto da Domergue Sumien (2006) sull’occitano; detto molto in
breve, il linguista francese auspica l’affermazione di un occitan larg56 a base linguadociana,
che funga da varietà di riferimento per gli altri sei standard regionali (che sono, precisamente,
guascone con aranese, limosino, alverniate, vivaro-alpino con cisalpino, provenzale,
provenzale nizzardo). Ciascuno di questi standard regionali sarà a sua volta il risultato di
un’opera di codificazione, unitarista (a partire da una sola varietà preesistente) o
composizionale (a partire da più varietà preesistenti). L’obiettivo principale di Sumien (2006:
161) sta nel pervenire ad un occitano comune da riservare, se la pianificazione dovesse
attecchire, ai tele- e radiogiornali, alla massa dei documenti amministrativi, alla traduzione di
opere straniere, ecc. Tutte funzioni “alte”, per assolvere le quali, nell’ottica di Sumien, sarebbe
indispensabile un occitano di koinè. Gli altri standard regionali, dal canto loro, verrebbero
impiegati per le medesime funzioni e per la formazione degli insegnanti, ma a livello locale;
non cambia quindi la sostanza, bensì la scala geografica di applicazione.
La parte più interessante del volume di Sumien riguarda la neologia endogena (cioè le parole
nuove costruite a partire dagli elementi di affissazione della lingua medesima). Il pianificatore
fornisce una lista assai nutrita di affissi produttivi in occitano (idem: 303-27), ai quali si può
eventualmente attingere per incrementarne il lessico: un utile aggiornamento del lavoro di
Adams (1916) sulla Wortbildung in provenzale antico. Come sempre per le lingue che non
godono di buona salute sociolinguistica, risulta però assai spinoso valutare quanto i processi di
derivazione siano interni alla lingua, e quindi vitali, ovvero riproducano un modello allotrio
(quello, tipicamente, della lingua di superstrato culturale); la stessa difficoltà è stata
denunciata, per il piemontese, da Ricca (2006). Ad esempio, il sostantivo occitano parlament,
che Sumien (2006: 306) attribuisce all’applicazione del suffisso –ament alla base verbale
parlar (gruppo A), è effettivamente una parola ottenuta attraverso regole di formazione interne
alla lingua o non sarà piuttosto un prestito diretto dal francese (parlement) o, per l’area
cisalpina, dall’italiano (parlamento)? Propenderei per la seconda opzione; la propensione si
trasforma tuttavia in certezza quando Sumien passa ad illustrare i risultati dell’applicazione di
prefissi e suffissi colti (noti generalmente come prefissoidi o suffissoidi): bibliofilia,
claustrofobia, geografia, ortografia, multimedia, paleolitic, protoindoeuropèu, telefilme, ecc.
non possono che essere dei lessemi passati dalle lingue di superstrato (francese, italiano)
all’occitano e variamente adattati alle abitudini fono-morfologiche della lingua mutuante.
Il prestito, in effetti, è l’altro grande strumento di rinnovamento del lessico di una lingua
(neologia esogena). Sumien confina il meccanismo del prestito, peraltro trattato in modo del
tutto cursorio (pp. 265-70), ad una questione di adattamento grafico-fonetico. Esistono delle
56

Utilizzo, nel citare dall’opera di Sumien, la grafia classica impiegata dall’autore.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

54

�borrowing routines, degli schemi mediante i quali il prestito si attua, che agiscono, oltre che a
livello fonetico, anche a livello morfologico. Sappiamo, per esempio, che i verbi oggetto di
prestito ricevono in italiano la morfologia flessionale della prima declinazione (it. forwardare
&lt; ingl. to forward; it. australiano draivare &lt; ingl. to drive; it. reg. piem. blagare &lt; piem.
blaghé, ecc.); sembra essere, quella appena enunciata, una tendenza comune anche ad altre
lingue (si vedano fr. Lousiana guésser ‘indovinare’ &lt; ingl. to guess , port. USA jampar
‘saltare’ &lt; ingl. to jump, sp. atachar ‘allegare, unire’ &lt; to attach, ecc.), ma l’opera di Sumien
non dice nulla circa le consuetudini dell’occitano. In compenso, l’autore (pp. 36-7) rivela un
atteggiamento alquanto puristico nei confronti dei forestierismi già acclimatati: la forma
chèdre (&lt; it. cedere) andrebbe sostituita, nell’occitano codificato, con cedir; al francesismo
Mossur sarebbe da preferire Sénher e via elencando.
La maniera in cui Sumien si rapporta alla neologia è bifida. Se, per un verso, egli accetta e fa
passare per formazioni interne probabili casi di prestito – si tratta tipicamente di prestiti
analizzabili in affissi ed elementi di composizione che il pianificatore presume essere
produttivi anche in occitano –, per l’altro, rifiuta recisamente i prestiti non assoggettabili agli
schemi morfologici della lingua mutuante (in altre parole, semaforo verde per parlament e, sic,
bibliofilia, semaforo rosso per chèdre e Mossur). Alquanto variegate sono pure le tendenze
dell’odierna lessicografia, che può a buon diritto fungere da cartina di tornasole della neologia.
Esaminando a volo d’uccello i criteri di selezione dei lemmi di alcuni dizionari di area
occitanica cisalpina, noteremmo che l’inclinazione fortemente puristica di un Masset o di un
Genre viene bilanciata dagli approcci più inclusivisti di un Bernard e un Baret. Il Dizionario
Italiano-Occitano Occitano-Italiano (d’ora in poi, Doc) occupa, nell’attuale quadro
lessicografico di àmbito piemontese, un posto a sé, in prima istanza, perché rappresenta la
realizzazione di alcune delle idee espresse da Sumien (e accettate dalla compagine occitanista
nel suo insieme), in secundis, perché è un dizionario che non solo registra l’uso, ma si fa
promotore di neologismi. Da parte mia, è forte la convinzione che un vocabolario dovrebbe
limitarsi ad assistere ai giochi linguistico-lessicali e ad offrirne la cronaca; il servizio di
arbitraggio non solo non è richiesto, ma è sconsigliato. I dizionari monolingui italiani, sebbene
paiano talvolta troppo dediti al culto della neologia (si vedano i due recenti volumi di
aggiornamento al GRADIT e al GDLI o le edizioni annuali dello Zingarelli), ben si guardano
dal diventarne creatori. Il DOc, per contro, assurge a linguae arbiter, portando all’attenzione
del lettore numerose parole nuove (contrassegnate da una P [= proposta]), che saranno utili, e
forse indispensabili, per le funzioni istituzionali a cui l’occitano cisalpino (codificato a partire
dalle varietà centrali) potrebbe (o vorrebbe) accedere. Non sono ancora stati resi noti i principi
di selezione dei lemmi del Grande dizionario del provenzale alpino coordinato da Sergio
Maria Gilardino; ma temiamo che, data la prova precedente di Gilardino [2008] come
“rivitalizzatore” della parlata walser di Alagna Valsesia (con 34.000 neoformazioni endogene
su un totale di 40.000 parole, facilitate in parte dalle potenzialità di composizione delle lingue
germaniche), l’attitudine del DOc, forse non del tutto condivisibile ma rispettosa del tesoro
lessicale comunitario, verrà portata alle estreme conseguenze.
4. La morte del parlante
Le riflessioni compiute fino ad ora hanno messo al centro l’homo scribens, dimenticando
totalmente un’altra figura di qualche rilevanza, l’homo loquens. Il pianificatore paga un tributo
costante allo scribo, ergo sum, mentre pone costantemente tra parentesi il loquor, ergo sum.
Come ammette esplicitamente Haugen (1972: 163), le politiche di pianificazione si sono fin
dall’inizio orientate verso il polo scritto della diamesia, capovolgendo, in tal modo, e
l’interesse delle scienze linguistiche e l’evoluzione ontogenetica, che sanciscono, per
converso, la primazia speculativa e temporale del parlato sullo scritto. Lo standard orale è
considerato dagli addetti ai lavori alla stregua di un surplus rispetto allo standard scritto; anche
dal punto di vista operativo, se già non è facile imporre ad una comunità una lingua codificata
scritta, ancora più ardua è l’accettazione di una lingua codificata orale, che sarà vista dalla
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�gente come una sfida rivolta al dialetto della quotidianità. Appare però chiaro a tutti che una
lingua che ha pochi parlanti, non dico di una varietà standard ma di un qualsiasi dialetto,
difficilmente potrà avere un esercito di scriventi.
Gli studi dedicati al salvataggio delle lingue minacciate, almeno da Fishman (1991) in avanti,
hanno sempre più evidenziato la fondamentale importanza del momento della trasmissione
intergenerazionale: se manca questo passaggio, è arduo supporre che la lingua in pericolo
abbia i mezzi per sopravvivere. A conferma di ciò, nello sviluppare alcuni criteri per giudicare
in quale misura le lingue di minoranza siano minacciate, Krauss (2007) ha preso in
considerazione soltanto il fattore della trasmissione linguistica; e Salminen (2007), applicando
questi criteri al provenzale alpino, arriva a conferirgli un livello b-, con b che indica una lingua
irrimediabilmente in pericolo e in declino, che ha sì superato la soglia base di vitalità, ma non
è più parlata come lingua materna dai bambini in casa ed è usata a partire dalla generazione
dei genitori (25-30 anni) (o, va da sé, da soggetti più anziani).
La situazione non è migliore oltralpe. Lo stesso Salminen assegna alle varietà di occitano
parlate nell’Esagono un livello da c- (alverniate, linguadociano, provenzale) a c+ (guascone):
se ne ricava l’immagine di una lingua severamente danneggiata e parlata soltanto dalle persone
di mezza età, che i genitori non sono più in grado di insegnare ai figli. Il dato trova conferma
in Lewis (2005), il quale, in una scala da 0 (= lingua estinta) a 5 (= lingua pienamente vitale),
attribuisce un punteggio medio di 2,5 all’unico dialetto occitano considerato, il guascone (i
fattori impiegati per la valutazione sono i nove previsti dall’UNESCO 57). Analizzati e posti a
confronto i risultati autovalutativi sull’uso di patois e piemontese in tre località occitanofone
cisalpine (Exilles, Entracque, Prea/Fontane 58) con quelli sull’impiego del patois in quattro
località occitanofone francesi (Bedous, Osse-en-Aspe, Aulus-les-Bains, Bethmale, di area
guascona), Berruto (in stampa) giunge alla conclusione che le due situazioni sono in larga
misura sovrapponibili (regressione e uso quasi esclusivamente in-group dell’occitano;
rapporto tra spopolamento e decadenza, e potenziale morte, della lingua), ma con una
differenza non marginale: in Francia, nonostante nessun codice oltre alla lingua nazionale
insidi il patois, le cifre relative all’occitanofonia mostrano valori più bassi rispetto alla
Galloromania piemontese.
Un quadro non consolante, al di qua e al di là della Alpi, che getta un’ombra sinistra sulla
trasmissione intergenerazionale della lingua.
5. Vuoto sociolinguistico
Come avrete notato, nei lavori ora citati il fuoco è sul parlante (e non sullo scrivente). Chi
giudica e descrive una realtà (socio)linguistica ha ben presente la categoria del parlante, la
quale è invece trascurata da chi vuole puntare, fin da subito, ai gradi più alti della
rivitalizzazione, senza che si sia prima consolidato un regime di diglossia (ovvero la presenza
nel repertorio di due codici funzionalmente differenziati, uno alto, destinato solo agli usi
formali, e uno basso, destinato solo agli usi informali). Quello di puntare ex abrupto
all’empireo della rivitalizzazione è stato l’errore di Sumien (2006), che sembra colpevolmente
ignorare la “verità effettuale” dell’occitano del III millennio.
Lo scopo del linguistica francese, apertamente dichiarato (idem: 152), si esaurisce nel vincere
la diglossia; ed è un obiettivo alquanto curioso, visto che ci troviamo in un contesto di
incipiente sostituzione di lingua, in cui il conseguimento di un regime di diglossia
generalizzato sarebbe già una grande vittoria. Un conto è confrontarsi con una diglossia
diffusa, in cui cioè l’intera comunità padroneggia i due codici, altro conto è confrontarsi con
57

Nell’ordine: 1) trasmissione intergenerazionale della lingua; 2) numero assoluto di parlanti; 3)
proporzione di parlanti in rapporto al totale della popolazione; 4) perdita di domini d’uso; 5) risposta ai nuovi
domini e media; 6) materiali per l’educazione linguistica e l’alfabetizzazione; 7) atteggiamenti e politiche
linguistiche a livello istituzionale e governativo; 8) atteggiamenti dei membri della comunità verso la lingua; 9)
quantità e qualità della documentazione.
58
Si tratta di due frazioni dei comuni, rispettivamente, di Roccaforte Mondovì e di Frabosa Soprana.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

56

�una diglossia a macchia di leopardo, sbrindellata, che non è patrimonio della comunità, bensì
di un numero esiguo e declinante di individui. Il secondo caso sembra bene attagliarsi al
quadro sociolinguistico dell’occitano, in cui, seguendo la lezione di Fishman, la diglossia non
solo non andrebbe osteggiata, ma perseguita e rafforzata, in attesa di tempi (e di politiche)
migliori. Sumien (2006: 52) caldeggia, di par suo, un inafferrabile bilinguismo cognitivo, che
viene interpretato da Blanchet (2008: 174) come la volontà di sostituire l’occitano al francese
nel ruolo di lingua di cultura; credo invece che Sumien miri ad una sorta di bilinguismo
comunitario, in cui il codice basso, l’occitano, si trasformi in codice alto, non al posto del
francese, ma al suo fianco. Il modello è costituito dal catalano, ma il pianificatore dimentica
che la lingua dei vicini ha beneficiato di una tradizione ininterrotta dal Medioevo ad oggi ed è
stata sostenuta da una forte spinta ideologica, popolare ed economica (Paulston 1987, Priest
2008), ciò che manca totalmente all’occitano.
Ogni intervento di pianificazione, per non trasformarsi in un puro esercizio intellettuale, deve
necessariamente poggiare su un’indagine circa le competenze e gli usi linguistici della
comunità, al fine di ricostruirne correttamente il repertorio; si scoprirebbe allora, sia ricordato
en passant, che il concetto di diglossia (diffusa o meno) non è il migliore dei concetti possibili
per delineare il rapporto tra occitano, da un lato, e francese o italiano e piemontese, dall’altro
(si veda più avanti). Nello stesso tempo, verrebbe molto a vantaggio se, accanto al rilievo
sull’uso linguistico, si affiancasse un carotaggio su ciò che la comunità effettivamente desidera
e pensa: quali sono cioè gli atteggiamenti verso il codice di minoranza e come l’introduzione
di una varietà codificata extra o super partes verrebbe vissuta. Di tutte queste informazioni il
pianificatore dovrebbe tenere gran conto, per meglio tarare la propria opera e per evitare che
essa si trasformi in un progetto troppo marcatamente idealistico59. Sumien elude questi principi
di validazione, dettati peraltro dal senso comune, e vagheggia un occitan estandard sospeso in
una sorta di vuoto sociolinguistico, che trae conforto e vigore da un intervento di prodigioso
corpus-planning e dalle ambizioni legate allo status futuro (realizzabili?).
6. Che fare?
La pianificazione linguistica non è soltanto incentrata su corpus e status. Esiste infatti una
terza attività, nota come acquisition-planning, che si intreccia e in parte si sovrappone alle
altre due; con essa «si definisce l’insieme di interventi pubblici che mirano ad aumentare il
numero degli utenti potenziali di una lingua» (Dell’Aquila-Iannàccaro 2004: 133).
L’acquisition planner può lavorare di concerto e in parallelo con il corpus-planner e lo statusplanner e l’importanza del suo ruolo è destinata a crescere nei contesti sociolinguistici in cui il
numero dei parlanti attivi è in forte declino, com’è il caso dell’area occitana. Prima fermare lo
smottamento, poi avviare la ricostruzione: questo è l’adagio che sempre dovrebbe tenere a
mente il pianificatore, nella consapevolezza che l’agire altrimenti equivarrebbe ad edificare
una casa, bella e dotata di tutti i comfort, su un terreno infido, inutilmente rischioso.
In seguito all’attuazione della legge 482/99, molte sono state le iniziative intraprese da
Comuni, Comunità e Associazioni sul territorio piemontese. Telmon e Ferrier (2007: 56-7)
elencano le principali azioni presentate negli ultimi anni, che vanno dalla creazione di sportelli
linguistici, dedicati alla traduzione, alla progettazione e al coordinamento di corsi e lezioni
tematiche, al finanziamento di pubblicazioni (dizionari, opuscoli, raccolte di proverbi e modi
di dire, ecc.); dalla promozione di manifestazioni e iniziative storico-culturali all’allestimento
di musei etnografici. Tutte attività lodevoli, che non hanno portato ad un incremento del
numero degli utenti reali della lingua (le iniziative indirizzate a promuovere la lingua di
minoranza sono spesso discontinue e godono di una buona ricezione solo da parte di coloro
che hanno una buona competenza attiva del codice minoritario e già lo coltivano in vario
modo), ma che hanno contribuito a creare un nuovo atteggiamento nei confronti di alcuni dei
59

Qui e più avanti, utilizzo idealistico nel senso (non filosofico) di “ideologico”, sulla falsariga di Van
Hoorde (2005).

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�dialetti oggetto di difesa. La mia impressione è che oggi, nelle valli occitanofone del
Piemonte, il repertorio stia evolvendo in un tipo simile allo schema dilalico A2 illustrato da
Dal Negro-Iannàccaro (2003: 441-2), nel quale il codice alto, l’italiano, è anche usato nella
conversazione quotidiana, e i codici bassi, l’occitano e il piemontese, a cui sono precluse le
funzioni formali, risultano in declino di parlanti; uno dei due codici, l’occitano nella
fattispecie, si prospetta tuttavia in espansione di status. Gioverà ad ogni modo ricordare che,
pur nel quadro di generale contrazione proprio dell’area occitanica, il piemontese resta la
prima lingua locale conosciuta per il 53,9% degli informatori dell’indagine IRES (anno 2005),
mentre il provenzale cisalpino gode della stessa qualifica soltanto nel 39,4% dei casi (Allasino
2007: 64; v. anche Allasino 2009). Più complessa ancora è la situazione repertoriale delle
Valli Valdesi, che presentano due codici nel polo alto, italiano e francese, con il primo che
viene normalmente usato nella conversazione quotidiana e il secondo che, lingua di identità
confessionale e culturale, è oggi confinato quasi esclusivamente al dominio familiare di un
numero sempre più ristretto di famiglie (il 10% circa, in base alla stima non recentissima di
Telmon 1994: 927), e i codici nel polo basso, l’occitano e il piemontese (torinese), che
ripropongono il quadro testé schizzato. Mentre il rapporto tra l’italiano e i codici del polo
basso è di indubbia dilalia, appare più sfumata la relazione tra il francese, per un verso,
l’occitano e il piemontese, per l’altro. La lingua d’Oltralpe, infatti, può essere sì impiegata nel
parlato quotidiano, ma, a differenza di quanto succede per l’italiano, assai di rado in
sovrapposizione funzionale con i dialetti gallo-romanzo e/o gallo-italico; lo status alto del
francese, che è comunque da considerarsi sociolinguisticamente inferiore rispetto all’italiano,
è oggi più potenziale (e legato al prestigio al di fuori della comunità) che non reale (sui
repertori delle valli occitanofone, cfr. Telmon 1994 e Berruto in stampa).
Il modello ideale (non idealistico!) per migliorare la competenza nella lingua di minoranza,
incentivarne l’uso sociale e aumentarne nel contempo il prestigio è il Catherine Wheel Model
di Strubell (2001a). È una proposta che pone l’individuo-consumatore al centro di ogni
cambiamento sociale democraticamente inteso (Strubell 2001b: 280) e prevede sei modalità di
sviluppo: 1) se ci sono più persone che imparano una lingua, 2) crescerà la richiesta di prodotti
e servizi in quella lingua, che 3) porterà ad una maggiore disponibilità di quei prodotti e di
quei servizi; 4) il loro accresciuto consumo condurrà a 5) un incremento nella percezione
dell’utilità della lingua, che causerà 6) una maggiore motivazione al suo apprendimento e al
suo uso. Tutto questo indurrà 1) più persone ad imparare la lingua, ecc. ecc. Si tratta, in
condizioni ottimali, di un perpetuum mobile, di una rotazione incessante che tocca a turno i
vari steps, non importa quale sia il punto di avvio; in condizioni non ottimali, come è spesso il
caso, possono intervenire degli ostacoli. Ad esempio, quando aumenta il numero di
apprendenti di una lingua, ma il tasso di natalità è basso o l’emigrazione cospicua, allora la
crescita della richiesta di prodotti e di servizi in tale lingua è messa in serio pericolo; allo
stesso modo, se è maggiore la motivazione ad imparare e usare una lingua, ma mancano i
materiali didattici e/o i corsi istituiti alla bisogna sono insufficienti, è inutile sperare in un
incremento degli apprendenti.
Spero, con questa rapida carrellata, di aver messo in luce alcune criticità del rapporto tra
pianificatore e “verità effettuale”: un confronto che, in molti casi, non ha nemmeno la ventura
di manifestarsi. Le politiche idealistiche, ancorate alla triade Popolo, Lingua, Identità (Van
Hoorde 2005) e nutrite nel mito delle culture “ancestrali”, danno spesso la stura a progetti
sovradimensionati, volti più a titillare l’ego del pianificatore-demiurgo che a perseguire il bene
linguistico della comunità; il rischio più prossimo è quello di giungere alla creazione di un
nuovo codice (“glotto-poiesi”), il quale avrà poco o nulla a che spartire con la lingua
minacciata. Un approccio realistico, per contro, può condurre a progetti equilibrati, rispondenti
alle esigenze del parlante (e in seconda istanza dello scrivente), ma, proprio per questo motivo,
meno reboanti e seducenti. Meglio le grandi traversate dell’idealismo o il piccolo cabotaggio
del realismo? L’ultima parola andrà accordata non già ai timonieri, bensì agli utenti del
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�servizio, che dovranno soppesare con attenzione e saggezza costi e benefici delle grandi
traversate e del piccolo cabotaggio, ben consapevoli del fatto che, una volta lasciato il porto,
l’approdo può essere distante, e la rotta del ritorno costellata di insidie.
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Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�Silvana Allisio – Stefano Martini
Storia di ordinaria tutela della lingua degli affetti. Esperienze in valle Po e
valle Stura
Silvana Allisio
Dopo i vari interventi di questa mattina che hanno fornito approcci di tipo giuridico, culturale,
linguistico, tentiamo ora un’analisi maggiormente legata alla situazione reale delle valli.
Vorrei raccontarvi come avviene concretamente, e con quali difficoltà, l’applicazione della
Legge 482, proponendovi altresì una panoramica sulle azioni intraprese per la tutela, la
salvaguardia e la promozione, di quella che la legge definisce “lingua minoritaria”.
Faccio una premessa che mi deriva dall’interrogativo posto da Riccardo Regis nel suo
intervento: “idealismo o realismo?”. In concreto, quale posizione assumere nei confronti delle
iniziative intraprese per la salvaguardia e tutela della lingua occitana? In relazione al fermento
che gravita attorno alla questione, e di cui tutti siamo più o meno a conoscenza, sento di poter
condividere ed apprezzare la proposta di un ottimismo della volontà. Un ottimismo della
volontà in base al quale posso affermare a priori e comunque prima di avanzare qualunque
altra interpretazione, che a questa lingua, io, Stefano Martini e molti altri, vogliamo bene!
In tutti gli interventi di questa mattina mi è parso non sia emerso questo fatto: che a una
lingua, in primo luogo, si è affezionati. Questa “lingua minoritaria” va oltre ogni
classificazione poiché per noi è soprattutto la lingua degli affetti, delle comunicazioni intime e
famigliari. È una lingua che abbiamo succhiato da piccoli come il latte nel biberon; per questo
motivo ha senso cercare in tutti i modi possibili di mantenerla viva.
Questo non significa che i tentativi di mantenere in vita questa lingua debbano poi per forza
giungere a delle soluzioni estreme, alcune delle quali peraltro osservabili nelle nostre valli.
Queste applicazioni conducono infatti al processo indicato da Regis come “glotto-poiesi”,
ovvero alla formazione di un codice definibile come “luogo insperato”, che sento non mi
appartiene poichè di per sé sterile.
Fatta questa breve introduzione, desidero illustrarvi brevemente che cosa intendiamo Stefano
Martini ed io con “Storie di ordinaria tutela della lingua degli affetti”, il titolo assegnato
d’istinto al nostro intervento quando ci è stato richiesto. “Storie”, perché quelle di cui vi
raccontiamo sono solo alcune delle molteplici iniziative realizzate in valle Stura e in valle Po
per la tutela della lingua. Esistono altre realtà, altre associazioni, altri enti, che hanno lavorato
e operato magari in maniera diversa, ma che hanno prodotto della documentazione e degli
strumenti più che validi per la valorizzazione della lingua occitana.
“di ordinaria tutela”: ordinaria inteso nell’accezione più bella di questo termine, nel senso che
le cose ordinarie sono quelle che facciamo tutti i giorni, ma se le facciamo tutti i giorni è anche
perché sono quelle a cui, in qualche modo, siamo più affezionati, o comunque, quelle talmente
normali e per noi giustificate che non richiedono nessun particolare impegno o
programmazione. Sono ordinarie, appunto. Più nello specifico, con storie di ordinaria tutela,
mi riferisco a quegli interventi molto spesso realizzati senza usufruire dei finanziamenti della
legge 482. Voglio dire, quelle iniziative che hanno coinvolto la gente del luogo, che hanno
sviluppato in primo luogo passione e che quindi, si sarebbero realizzate comunque, anche
senza i finanziamenti derivanti da un’apposita legge di tutela.
E “della lingua degli affetti”, perché mi ha sempre un po’ infastidita la definizione di “lingua
minoritaria”, soprattutto se analizzata nel contesto della variante occitana o provenzale alpina,
che nel caso delle vallate del Cuneese, delle vallate da cui proveniamo noi, è strettamente
legata a una condizione geografica, territoriale, culturale, già di per se marginale. È un po’
come identificare i “montanari sfigati”, quelli che in qualche modo sono già stati inquadrati in
questa sorta di “mondo dei vinti” e che, per di più, sono pure minoritari!

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�I toni un po’ accesi di queste affermazioni, sono dettati dalla passione, dall’affetto per una
realtà che è poi quella in cui sono cresciuta e alla quale sono profondamente legata.
Talvolta i toni accesi della passione lasciano il posto ad un’evidente irritazione derivante dalle
“costrizioni lavorative” di povero funzionario di comunità montana, obbligato a fare cose che
probabilmente Silvana Allisio non farebbe. Se è pur vero che a casa mia non troverete mai una
bandiera occitana poiché per me non ha alcun valore, è altrettanto vero che potreste
incontrarmi a cerimonie in cui la bandiera sventola alla grande. Sappiate che lì c’è solo la
dipendente in orario di lavoro.
In relazione a questa situazione che tiene conto dei parlanti effettivi delle vallate del cuneese,
in un territorio di alta montagna con problemi economici e di comunità enormi, mi sono
chiesta tante volte se questi soldi non sarebbero stati più utilmente spesi in un qualche progetto
dalle dirette ricadute economiche e sociali sulla montagna. I nostri paesi vivono una situazione
difficile e a fare la differenza non è certo un qualche individuo in più che parla l’occitano, ma
una famiglia che sceglie di aprire un’attività ad esempio a Pontebernardo, la differenza la fa
eccome! Anche se non parla l’occitano. Ma mi rendo conto che un’interpretazione del genere
ci porterebbe lontano, quindi ve la propongo semplicemente come una riflessione personale
dettata dall’affetto per la montagna intesa come comunità di uomini e donne che ci vivono.
Mi sento invece di asserire tranquillamente che la legge non tiene conto delle reali differenze
geografiche, culturali e sociali che vi sono anche tra territori e vallate limitrofe. Consideriamo
ad esempio la Valle Stura e la Valle Po. La Stura è una valle da sempre aperta al passaggio, al
transito, allo scambio di merci, di persone e forse questo corridoio ha anche mantenuto più
vivo il tessuto linguistico. Un tessuto linguistico riscontrabile, a differenza della valle Po,
anche nella media e bassa valle; a conferma di tale realtà, potete entrare in una panetteria o in
qualunque altro negozio di Demonte e non sarà difficile udire colloqui in lingua occitana.
Anche a Moiola, Gaiola, Rittana, Roccasparvera e Valloriate non si fatica a trovare un buon
numero di parlanti attivi; qualche realistica difficoltà si presenta invece nel caso di Borgo San
Dalmazzo dove i parlanti, se ancora esistono, vanno cercati col lanternino! Ma parliamo
veramente dell’ingresso in valle.
Ben diversa la situazione della valle Po dove già Corrado Grassi nel ’58 definiva come
provenzali alpini, esclusivamente i tre Comuni dell’alta valle, mentre riscontrava grosse
difficoltà ad individuare tali caratteri linguistici su Paesana, fatta eccezione per alcune borgate
in quota (anche di Sanfront). Vale la pena pensare che Paesana può essere considerata
l’equivalente di Demonte. Per non parlare di realtà limitrofe come la Valle Bronda definita
come “estrema propaggine provenzaleggiante”. Curioso il fatto che attualmente, l’articolo 2
della legge 482 riconosca come occitani i comuni in cui neppure 50 anni fa un linguista
riusciva ad identificarne alcuni tratti!
Per quanto riguarda alcune delle iniziative di valorizzazione della lingua intraprese in alta
Valle Po, vorrei parlarvi brevemente dei quaderni realizzati dalle due associazioni culturali “I
Rënèis” di Ostana e i “Vou Rëcourdàou” di Oncino. I quaderni raccolgono le inchieste
etnolinguistiche realizzate attraverso le interviste agli informatori locali e fedelmente trascritte
con la grafia dell’Escolo dou Po. Trattasi di lavori che spesso si riescono a chiudere con molte
difficoltà, perchè è necessario andare a cercare gli informatori, realizzare le interviste,
sbobinarle e trascriverle, organizzare i testi, cercare il materiale fotografico. E considerate che
la maggior parte di questi informatori non vive più né a Oncino, né a Ostana; si devono
cercare a Torino, a Saluzzo, altro che ritorno sulle montagne! Siamo tuttavia convinti che sia
un lavoro di fondamentale importanza e lo sarà ancora di più con il passare degli anni, perché
rimarrà come documentazione fedele di una cultura, di una comunità e della sua lingua
riportata nell’integrità della sua variante locale. Per questo motivo che è anche e soprattutto
passione, affetto per le proprie cose, continueremo ad impegnarci in questa direzione.

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�Prima di lasciare la parola a Stefano, che vi parlerà della “Lengo de ma maire”, questo
progetto realizzato nel ’97 (quindi prima della 482) ma che ancora adesso è lo strumento
maggiormente utilizzato nelle scuole della valle Stura, vorrei condividere con voi ancora una
riflessione.
L’altra sera sfogliando questo volumetto, mi sono soffermata per puro caso sulla presentazione
che, a mio parere, è particolarmente significativa per due motivi. Il primo, perché è stata scritta
da un presidente di comunità montana, un politico per intenderci, ed è abbastanza raro
trovarne qualcuno particolarmente sensibile alla vera realtà della propria valle. Il secondo
motivo è che, a distanza di tanti anni, ci aiuta a fare un’analisi legata alla situazione linguistica
contingente delle nostre valli. Ve la leggo brevemente: “Il lavoro che viene presentato non è il
risultato di uno scavo archeologico, è la lettura partecipata e viva di una valle, che ha ancora
ben salde radici nel mondo rurale. Una lettura partecipata, perchè svolta dai ragazzi di
elementari e medie guidate da insegnanti sensibili. Viva perché raccolta sul territorio con i
reali protagonisti della vita quotidiana. È una ricerca sincera, senza infingimenti nè
accademismi.”
Era dunque una ricerca linguistica possibile perchè legata a due delle attività lavorative più
tipiche della valle Stura, ovvero la castanicoltura e l’allevamento ovino.
In chiusura di premessa, chi scrive conclude così: “Questo lavoro si inserisce in un solco di
attività che ebbe inizio ben prima, tre lustri in cui molto si è fatto e si è seminato. Gran parte
della popolazione è stata coinvolta. Non è ancora tempo di bilanci o di riepiloghi. Un risultato
certo lo abbiamo raggiunto: tutti oggi ci conosciamo meglio.” Questo risultato va, secondo
me, nell’ottica di quello che si diceva stamattina, del fatto che comunque l’apertura alla
condivisione di quella che viene definita “cultura minoritaria” con chi non vi appartiene
strettamente, può produrre dei buoni risultati poiché trattasi in primo luogo di uno scambio
culturale che arricchisce sempre.
Sugli altri bilanci e riepiloghi, probabilmente chi scriveva allora, ad oggi vi racconterebbe in
modo diverso, perchè sicuramente questa ricerca non potrebbe essere condotta nello stesso
modo. Mancano infatti i bambini e le insegnanti con una competenza linguistica attiva.
Pensate che in Valle Stura, dove comunque come vi ho detto prima la parlata si è meglio
conservata anche nelle zone di media e bassa valle, esiste ormai un’unica scuola (quella di
Festiona, borgata di Demonte) con cui è possibile tentare la realizzazione di progetti
linguistici. Questo dato la dice lunga anche su come si è evoluta la situazione socioculturale su
quel territorio nel giro di pochi anni.
Concludo ringraziandovi per l’attenzione e lasciando la parola a Stefano. Permettetemi una
battuta conclusiva: la valle Po ha come proprio simbolo il Monviso. Potrebbe succedervi di
sentirlo nominare come lo Visol: molto carino, ma ricordate che i parlanti dell’alta valle
l’hanno sempre chiamato Vizou e potrebbero far finta di non capire le vostre eventuali
richieste d’informazione. Non vorrei che per sbaglio, vi mandassero in un’altra valle…!

Stefano Martini
Con questa esposizione mi permetto di andare un po’ fuori tema ed anziché limitare la mia
chiacchierata al decennio“ 1999-2009”, relativo al lavoro svolto con la legge 482, vorrei
parlarvi delle iniziative realizzate, sul tema della Lingua Occitana, in trent’anni di attività,
come dipendente della Comunità Montana Valle Stura.
Sono stato assunto nel ’77 e all’inizio mi occupavo di attività sociali, legate soprattutto agli
anziani, impegno che mi ha consentito di avvicinarmi maggiormente al grande patrimonio
culturale da loro posseduto. Qualche anno dopo mi è stato proposto di dedicare il mio lavoro
alla valorizzazione della cultura locale ed in particolare della lingua occitana.
L’argomento, chiaramente, mi interessava in quanto la parlo e sono legato da profondo affetto
a questa lingua. Il rapporto con la lingua che abbiamo noi abitanti delle valli occitane italiane è
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�diverso rispetto a quello dell’Occitania francese. Sempre più spesso mi capita di frequentare
quelle zone e noto come ormai non utilizzino più la loro parlata originaria, mentre da noi è
una realtà ben viva. Recentemente ho incontrato, in occasione di un convegno internazionale
in valle Stura presso l’Ecomuseo della Pastorizia, un anziano pastore originario della Valle
Maira, che attualmente vive nella Crau, il quale parlava con me un perfetto occitano, lou
miran, come diciamo noi. Con gli altri pastori parlava il provenzale o il piemontese ed ancora
con altri partecipanti l’italiano o il francese in base alla lingua usata dai suoi interlocutori. E
questo patrimonio appartiene a quasi tutti gli occitani che vivono nelle valli italiane di lingua
d’Oc.
Quando poi negli anni ’80 ho iniziato ad occuparmi di cultura, la prima iniziativa avviata
riguardava il progetto di ricerca toponomastica per la realizzazione dell’Atlante
Toponomastico del Piemonte Montano. Quella è stata l’occasione che mi ha consentito di
conoscere e soprattutto di fare amicizia con il professor Arturo Genre, docente dell’Università
di Torino, Dipartimento di Scienze del Linguaggio, profondissimo conoscitore della lingua
occitana.
Oggi sono particolarmente contento di essere qui nella sua valle e per ricordarlo vorrei
raccontarvi un simpatico episodio successo a Maniglia di Perrero, nell’abitazione del
professore. Mentre chiacchieravo con la sua mamma in lingua d’Oc, a un certo punto ho
notato che era in difficoltà a comprendere una parola all’interno della frase che io avevo
pronunciato “Que bel bòdis qu’avé” (“Che belle patate che avete”). Il vocabolo era “bodis”,
che in Valle Stura indica le patate, mentre in Val Germanasca sono chiamate le “trifoule”.
L’intervento chiarificatore di Arturo che, con la moglie, stava preparando un buon pranzetto,
ci ha permesso di continuare la conversazione, che è proseguita sempre in lingua d’Oc, senza
ulteriori difficoltà.
Proprio sotto la direzione di Arturo Genre abbiamo iniziato a lavorare sulla ricerca toponomastica in Valle Stura ed in particolare sul territorio del Comune di Gaiola, primo volume
edito dall’ATPM (Atlante Toponomastico del Piemonte Montano).
Da allora in Valle Stura sono stati raccolti oltre ottomila toponimi. L’intenzione è quella di
riuscire a presentare, tra alcuni anni, in un convegno itinerante nella nostra Valle, l’Atlante
Toponomastico di tutti i Comuni; adesso abbiamo concluso la ricerca in otto e sugli altri
stiamo proseguendo il lavoro.
Da un punto di vista linguistico, la ricerca intanto ha prodotto un patrimonio eccezionale di
informazioni; ogni toponimo ci racconta infatti un pezzo di storia del territorio, ma è anche
stata per i giovani coinvolti una importante sensibilizzazione all’uso della lingua ed un
approccio all’uso della grafia, proposta anche attraverso l’organizzazione di corsi e di incontri.
L’iniziativa, come già ricordato, prosegue tuttora coinvolgendo tutti i comuni della Valle.
Verso la fine degli anni 80 poi, è stato attivato il “Centro di Documentazione”, come centro
propulsore delle attività culturali della valle e strumento per la raccolta e la conservazione
della documentazione relativa al patrimonio storico-culturale presente in valle e nelle valli
occitane.
Tra le principali iniziative promosse dal Centro, possiamo ricordare :
a ) le mostre temporanee allestite ogni anno su tematiche diverse.
La prima esposizione realizzata riguardava l’antica tradizione dell’Abbadia di Sambuco, paese
situato in Alta Valle Stura e sede del Centro di Documentazione. (la mostra è stata alla base
della rinascita dell’Abbadia, che dagli anni ’50 non si era più manifestata in pubblico).
b) la pubblicazione della collana dei “Quaderni della Valle Stura”, nata con l’intento di
raccogliere il contributo di studiosi, accademici e locali, come veicolo di comunicazione e di
partecipazione ad una storia che è speranza e progetto di sviluppo. Il volume numero quattro
in particolare “La Valle Stura: caratteri linguistici” presenta gli interventi di Arturo Genre,
Tullio Telmon e Sabina Canobbio, docenti del dipartimento di scienze del linguaggio.
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�c) il progetto “La lengo de ma maire” che ha ottenuto il sostegno finanziario della Regione
Piemonte e della CEE nell’anno 1996. L’iniziativa ha preso l’avvio con la collaborazione delle
scuole medie ed elementari della Valle, molto sensibili al tema del patrimonio linguistico e
culturale, con un lavoro di ricerca sull’allevamento ovino in Alta Valle e sulla castanicoltura in
Bassa Valle. Questi lavori di ricerca hanno prodotto una valida ed abbondante
documentazione: una serie di schede, frutto delle interviste ai genitori ed agli esperti, materiale
fotografico, disegni, raccolti poi in una pubblicazione, in un alfabetiere ed in un documentario.
Per quel che riguarda la pubblicazione si è cercato di renderla particolarmente interessante,
con:
- brevi testi introduttivi in italiano e la traduzione di frasi particolarmente significative,
caratteristiche e curiose in lingua d’Oc, in quanto l’obbiettivo era quello di creare uno
strumento utile e facilmente consultabile anche da parte di chi non parla la lingua;
- alcune schede identificative di oggetti, di attrezzi particolarmente importanti, ad esempio
delle diverse campanelle, della pecora floucà, ossia la pecora che porta caratteristici fiocchi
di lana realizzati durante la tosatura ed è la migliore dell’allevamento;
- un piccolo dizionario con le parole chiave relative alle due tematiche trattate.
L’alfabetiere è stato molto richiesto, così come il documentario, da tutti gli abitanti della Valle
e si trova esposto in tutte le abitazioni dei valligiani e dei turisti che abitualmente la
frequentano Ambedue sono stati concepiti come strumenti di conoscenza della lingua e di
sensibilizzazione nei confronti delle persone.
Un’altra iniziativa di rilievo è stato il lavoro di ricerca sul contrabbando, definito “un mestiere
per vivere”, soprattutto nelle borgate poste alle quote più alte. A Ferriere, ad esempio, dove è
stato realizzata “La Mizoun dal Countrabandìer”, che illustra questa antica tradizione, la
ricerca è stata un’occasione per recuperare il gergo “Lou gergoun”, cioè la parlata che veniva
utilizzata oltre confine dai contrabbandieri.
Venendo poi al tema del nostro incontro, riguardo alla legge 482, in questi anni abbiamo
operato all’interno delle iniziative organizzate nell’ambito dello Sportello Linguistico,
coinvolgendo soprattutto gli insegnanti e gli abitanti della valle interessati, attraverso la
realizzazione di ricerche, mostre, corsi ed incontri.
Ad esempio per due anni sono stati organizzati incontri e corsi per insegnati, che hanno poi
prodotto il DVD “La Meizoun d'Encui”, uno studio sui borghi più caratteristici dal punto di
vista dell’architettura alpina. Tali borghi sono stati fotografati, con i loro particolari
architettonici e di questi ultimi è stata raccolta la ricca nomenclatura in diversi centri della
Valle. Per rendere più interessante la consultazione il DVD è stato impostato come un gioco
con diverse opzioni linguistiche.
Grazie a questa legge, in tutte le valli, sono stati realizzati molti lavori che sicuramente hanno
valorizzato e incrementato l’uso della lingua d’Oc quindi possiamo definirla “strumento
fondamentale”, ben sapendo comunque che il futuro di questa lingua dipende dal nostro
impegno di occitani, la lingua vivrà se sapremo parlarla. Un proverbio occitano afferma “I à
que en marì persounage que parlo ren sou lengage!”

Matteo Rivoira
Io vi ringrazio, e vorrei sottolineare una cosa prima di lasciare lo spazio anche alle domande.
Questo genere di attività, anche l’attività di documentazione, non è un imbalsamare la lingua,
perchè questi quaderni, queste associazioni - ma di riviste ce ne sono almeno altre due, da
Novel Temp a Valados Usitanos - sono dei veri e propri presidi culturali sul territorio, perché è
vero che salvaguardano, ma è anche altrettanto vero che fanno conoscere, sensibilizzano,
danno una testimonianza e comunque, se c’è qualcuno che fa un quaderno sulla mia lingua,
vuol dire che questa mia lingua qualcosa di buono ce l’ha.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

65

�Questo è il livello base, poi c’è tutto il resto, ovviamente. Evidentemente le nostre comunità
hanno un tessuto sociale vario, a seconda dei luoghi. La valle Po è uno di quelli più
difficoltosi. Quando facevo le ricerche dell’IRES non era difficile essere rappresentativi per la
classe dei giovani, era difficile trovare due giovani, non si stava a guardare se parlavano o non
parlavano occitano... In altre valli la situazione è un po’ diversa, ma c’è in qualche modo
bisogno di riannodare questi legami e la narrazione è uno dei modi possibili …. Per cui, grazie
per il vostro ruolo.

Dibattito
Danilo Breusa
(Sindaco di Pomaretto)
Innanzitutto, grazie ai promotori per questa iniziativa che è sempre importante e lodevole.
Volevo dire che sono arrivato tardi, e quindi mi trovo un po’ spiazzato a dover fare qualche
commento di rilievo sui vostri interventi. Collegandomi a quella che è stata la nostra giornata
di oggi a Torino, anche con il qui presente Presidente della Comunità Montana, possiamo fare
dei riferimenti al nostro dibattito proprio di questa mattina riguardante i Comuni montani:
anche lì si parlava dello sviluppo futuro delle nostre Valli, del nuovo ruolo delle Comunità
Montane e delle Agenzie di Sviluppo. E io lo dico con molta sincerità - posso essere ottimista,
perchè sono nei miei primi mesi di mandato da Sindaco - sono convinto che facendo rete,
come più e più volte è stato enunciato, facendo sistema, grazie anche all’utilizzo delle vostre
grandi esperienze, ci possono essere delle opportunità per coniugare insieme sviluppo e
cultura. In questo caso, stiamo parlando di lingue minoritarie, ma è una delle realtà delle
nostre valli; sicuramente possono essere degli strumenti validi. Quindi, fare sistema e lavorare
insieme. Sicuramente nel mio ruolo mi è un po’ difficile entrare nello specifico delle analisi
tecniche che oggi ci avete illustrato. Però approfitto per ringraziare e dare la massima
disponibilità della mia amministrazione a seguire e sostenere quanto si va sviluppando su
questo argomento.

Andrea Coucourde
(Commissario della Comunità Montana Valli Chisone e Germanasca)
Molto rapidamente, mi riallaccio ad una delle considerazioni che faceva Danilo, perchè noi
che siamo nati qui, parliamo il patouà regolarmente, (io ho un’età per cui lo parlo da bambino,
insieme ai genitori che me l’hanno insegnato, e poi lo parlavo alle elementari, benché non
fosse materia di studio. Mi permetteva di parlare anche con i miei “colleghi”, diciamo).
A me pare che, al di là delle considerazioni sulla legge 482 a dieci anni dalla sua applicazione,
ci sia anche da considerare alcuni aspetti di evoluzione della situazione che, comunque sia,
bisogna prevedere per questi territori. Siamo quasi obbligati a fare così, al di là di quelle che
possono essere le nostre idee. Situazione che, come diceva il Sindaco, prevederà delle Agenzie
di Sviluppo. Considerate che stamattina il convegno l’ha concluso il presidente della Giunta
Regionale, dando anche delle garanzie in termini di finanziamenti.
Mi spiego meglio. Le Comunità Montane vivono, per certi versi, o vivevano, grazie a un fondo
nazionale, in base all’istituzione della legge sulla montagna. La Presidente Bresso ha detto
grossomodo: “Se il prossimo anno non avessimo più assegnata nessuna risorsa, noi siamo in
grado, individuando dei filoni di sviluppo, di trovarne”, può essere l’acqua, può essere la
risorsa forestale, o altre alternative...
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�Queste sono alcune direzioni di marcia che, chiaramente, è più facile dirle che poi applicarle.
Ma volevo fare un parallelo di tipo diverso: se noi andassimo in quella direzione, ma ci
dimenticassimo non il famosissimo slogan delle nostre radici, ma questa documentazione che
è stata prodotta, perderemmo il meglio. Per cui, io sono il primo a dire, che quelli sono stati
soldi ben spesi. Comunque sia, sono stati soldi ben spesi. Perché sono le testimonianze delle
memorie che mancano, che creano non solo una base per dei ritorni nelle nostre valli, ma
soprattutto perché rappresentano la realtà di chi queste cose ancora le vive. Perché altrimenti,
se non consideriamo la realtà di chi ci vive, siamo messi nella condizione per cui diventano
nemmeno più -permettetemi la piccola preoccupazione- un problema di studiosi. Noi abbiamo
bisogno di gente che viva, che tramandi delle cose che ha saputo. A me piace cantare, ho
imparato delle canzoni da Maurizio Oliva, che faceva il pastore d’estate a Pragelato, e poi
quando cantava la “Le pauvre moîne”, la sapeva dall’inizio alla fine; io arrivavo fino a metà e
poi mi stufava, quella canzone, però devo dire che era una realtà, era una testimonianza, che
poi ha potuto tramandarsi. Lo stesso Maurizio ha contribuito a dare una mano alla Cantarana
a fare il primo loro CD. Ce n’erano due che avevano imparato da lui a fare canzoni di quelle
zone.
Allora chiudo rapidamente per ringraziarvi di questa iniziativa. Mi spiace di non esserci stato
stamattina, ma ci sono stato da studente, in questa Scuola Latina, per cui ho anche un
sentimento non solo di gratitudine, ma di ricordi, che mi portano a dire che, secondo me,
bisogna continuare su certi filoni. Purtroppo, di necessità bisognerà fare virtù, ma credo che
queste cose che voi producete e che ci portate, nel Convegno annuale che fate sempre qui,
siano utilissime a tutti i nostri territori. Grazie mille.

Matteo Rivoira
Io, per parte mia, e a nome di tutti, ringrazio per questi due interventi. Sono convinto che i
“politici”, quelli che amministrano il territorio, che fanno la politica nel senso più nobile del
termine, debbano essere vicini a questo genere di iniziative, devono accompagnarle, perché è
in questo scambio che si fa qualcosa di buono e si avanza.

Marco Stolfo
Come “forestiero”, ho ascoltato con particolare interesse e, devo dire, in qualche momento
anche con un po’ di preoccupazione. Mi spiego: mi è sembrata eccessiva la contrapposizione
tra pianificatori “cattivi” e naturalisti (li chiamiamo così?) “buoni”. Credo che la
pianificazione, fatta bene, con equilibrio e con la definizione di bisogni, obiettivi, strategie,
risultati, sia un aspetto importante della politica linguistica per una minoranza. Non possiamo
volere la co-ufficialità o rafforzare lo status della lingua come “lingua utile” e non avere uno
standard di riferimento e della terminologia settoriale aggiornata. È ovvio che la pianificazione
non basta e che la pianificazione ideologica è sicuramente dannosa (e non è vera
pianificazione!), ma è altrettanto dannoso il pregiudizio ideologico contro la pianificazione e
l’idea che, come per l’economia secondo il pensiero liberista, ci sia una mano invisibile che
risolve i problemi di una lingua minorizzata, impoverita, “meno lingua”, senza alcun
intervento...
Una “norma” linguistica di riferimento è altresì necessaria per la formazione e per la
certificazione delle competenze linguistiche. Come facciamo ad applicare i livelli del Quadro
comune europeo di riferimento sulle competenze linguistiche senza “norma” e senza criteri?
Come facciamo ad imparare a parlare, a leggere e scrivere e a farci valutare su come sappiamo
parlare, leggere e scrivere e insegnare a parlare, leggere e scrivere se non abbiamo una
scrittura? Non si può fare la polenta senza farina.
Non sono un esperto di linguistica, mi interessa l’uso della lingua come diritto, come fatto,
come opportunità. Mi sembra quindi che talvolta si faccia confusione tra un aspetto che è la
grafia e un aspetto che sono le diverse varietà.
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�Mi riferisco a quella che è l’esperienza friulana: è ovvio ogni lingua (in realtà il sistema
linguistico) è composta dalle sue varietà. Anzi, la lingua è le sue varietà. Tra queste, ce n’è una
magari di riferimento, che storicamente si seleziona e crea, e più o meno artificialmente si
sostiene. Ma anche proprio il percorso storico della creazione di una varietà di riferimento ha
degli elementi artificiali, basta pensare alla situazione dell’italiano, giusto per fare un esempio
che conosciamo tutti abbastanza bene. Ora in Friuli abbiamo una grafia ufficiale, definita per
legge. È una grafia che si applica a tutte le varietà. Ci sono caratteri che riproducono tutti i
suoni. C’è poi una varietà standard di riferimento, alla quale ovviamente si applica la stessa
grafia, in forma scritta, ma che poi deve confrontarsi con la forma orale che è evidentemente
plurale, col risultato che scriviamo tutti in un certo modo e parliamo ognuno a modo suo, ci
capiamo e ci esprimiamo. A proposito come si pronuncia in italiano “cosa”, “casa”, “chiesa”,
“Pisa”?
Non condivido il timore sulla possibilità che una varietà standard minacci le varietà. Le
singole varietà locali non sono minacciate dallo standard di riferimento, ma dalla lingua
maggioritaria, nel nostro caso l'italiano. Uno standard di riferimento al contrario aiuta le
varietà a mantenersi e a rinnovarsi, dal punto di vista lessicale, fonetico e morfologico. Faccio
un esempio: lucertola nella mia varietà locale friulana si dice “rasascule”, ma questo termine è
ormai in disuso, non in quanto sostituito dal termine prevalente nella varietà standard
“lisierte”, che non è conosciuto, ma perché sostituito da “lucertola” italiano, che è l'unica
parola “sul mercato”, in quanto appartenente alla lingua dominante.
Mi ha colpito e, se mi è concesso, preoccupato l'atteggiamento ostile nei confronti della
bandiera occitana. Conosco la complessità della vostra realtà, di cui questo approccio è una
manifestazione, ma mi pare che i problemi sono altri e anche le bandiere problematiche sono
altre: quelle abbinate all'odio per il sangue impuro dei nemici... Per l'esperienza che ho io
quella occitana è una bandiera che si accompagna a un inno che è un canto d'amore...

Sandra Pasquet
Ancora una brevissima riflessione. Il dottor Martini prima ha parlato degli insegnanti che
frequentavano i corsi di formazione sulla lingua, e la stessa cosa è successa nelle nostre Valli.
La Val Pellice ha cominciato a istituirli prima attraverso la Comunità Montana, che poi ha
delegato al Centro Culturale Valdese il compito di organizzarli. Lo facciamo da due anni,
anche con la Scuola Latina, che opera nell’ambito della Comunità Montana Valli Chisone e
Germanasca. Abbiamo un’affluenza molto alta.
Stamattina lei ha parlato di un calo: per noi non c’è stato un calo, anzi, c’è stata una
partecipazione decisamente alta. Non ci sono state delle spese enormi, per questi corsi, ...
dell’ordine dei 30 mila euro. Sono dei corsi tuttora molto seguiti. È vero che mancano forse un
po’ i dipendenti dei Comuni, fra chi li frequenta, forse proprio per le motivazioni che dava Lei.
Mentre il fatto che ci siano molti insegnanti, e non solo, permette forse di essere un po’
ottimisti sulle possibilità di ricaduta sulle generazioni a venire.

Marinella Baral
Giovani, non tantissimi insegnanti, se vuoi, ma proprio gente che non è del settore. Quando la
possibilità di partecipare è allargata così e vedi la gente venire, fa decisamente piacere.

Ebe Balma
C’è anche la voglia delle nuove generazioni. Io persino mi stupisco… Stamattina stessa,
mentre noi eravamo qui, ho sentito dei passi, sono scesa e c’era un ragazzo, che non conosco,
credo della Val Chisone: mi ha detto che era venuto a vedere se c’era un corso di occitano,
perché lui è molto dispiaciuto di non poter parlare questa lingua con i suoi genitori, può
parlare solo col nonno, ma è molto anziano e lui vorrebbe fare questi corsi. E abbiamo delle
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

68

�richieste di questo tipo, come se una generazione fosse stata un po’ defraudata di qualche cosa,
e la volesse recuperare.

Sandra Pasquet
Non so se è successo anche nella vostra Valle. Io ho notato, come maestra in un Comune di
alta montagna per molti anni, che c’è un ritorno al dialetto. Nei primi anni in cui io ero in
questo Comune di montagna, la gente non parlava patouà ai figli, o comunque lo faceva poco.
Si è ritornati, invece, nelle generazioni nuove, che lo parlano ai bambini, perché non ci si
vergogna più di parlare occitano. È un elemento di chiarezza: io mi distinguo perché sono
occitano e tu no ... C’è anche questo elemento, non ho più bisogno di dimostrare che io so
l’italiano, va da sé. E invece posso vantare il mio occitano e viene parlato spesso ai bambini.

Silvana Allisio
Quella delle bandiere era una battuta, no? Infatti il pubblico ha sorriso. Penso che non sia da
spiegare più di tanto, dato che chi conosce la realtà locale e conosce anche i vari movimenti
che operano nell’ambito della salvaguardia dell’occitano, e che beneficiano dei contributi della
482, sanno bene quali schieramenti si sono determinati, sia per quanto riguarda la bandiera, sia
per la questione della grafia. Questioni che rimandano a delle posizioni ben precise, che non
possiamo analizzare qui, ora. Non mi addentrerei di più.

Riccardo Regis
Sulla questione dei pianificatori “cattivoni”, mi spiace che sia passato questo messaggio. Non
era mia intenzione dare un quadro a tinte fosche del pianificatore, assolutamente. Ci sono delle
buone opere di pianificazione, ci sono delle cattive opere di pianificazione, la differenza è
questa. C’è questa grande dicotomia, ecco.
Diciamo che, consultando qualsiasi manuale di pianificazione linguistica, anche il più
semplice, il meno tecnico, si apprende che, prima di avviare una qualsiasi opera di
pianificazione, è necessario conoscere bene l’area su cui si desidera intervenire, dal punto di
vista sociolinguistico. Quindi avere un’idea ben precisa dei repertori, di chi parla che cosa,
come, quando lo parla, perchè lo parla eccetera. Questo viene molto raramente fatto.
Magari in Friuli, adesso io non conosco con precisione la situazione friulana, però so che in
molti altri casi la pianificazione è stata commissionata ad un esperto esterno, vedi il caso di
Schmid per il romancio e per il ladino dolomitico, e si tende a promuovere questa varietà per
gli usi scritti e si arriva ad una sorta di diglossia mediale. Per cui c’è una varietà codificata,
che va bene per gli usi scritti. In tutte queste realtà, a mia conoscenza, non è stata accettata
benissimo la varietà, diciamo, codificata, standardizzata, perchè sono spesso repertori
sovraffollati, con un sacco di lingue coinvolte e quindi la nuova varietà di lingua è avvertita
dal parlante come estranea. Perché è come se si aggiungesse un’altra lingua, che non è quella
materna, e questo non viene vissuto benissimo. Però questo lo si scopre dopo, mentre
bisognerebbe verificare prima qual è la situazione.
Le dico soltanto questo, relativamente alla situazione sociolinguistica dell’Occitania
solitamente intesa. Io qualche tempo fa avevo bisogno di sapere quanti fossero i parlanti
dell’occitano cisalpino. Ho consultato vari libri, ho consultato siti internet: Euromosaic, quello
del LEM, Ethnologue (www.ethnologue.com) eccetera; le stime vanno da 35 mila a 200 mila
parlanti. Non ha senso discutere di parlanti se non sappiamo quanti sono i residenti, allora
sono andato a vedere quali erano le stime dei residenti. E si andava da 80 mila a 180 mila.
Quindi la stima di 200 mila parlanti a fronte degli altri dati non funzionava tanto.
In realtà, facendo un calcolo sugli ottanta Comuni che possono definirsi a buon diritto di
lingua occitana, in base alle considerazioni fatte dai dialettologi eccetera, si arriva a poco
meno di 80 mila residenti. I parlanti quanti saranno? Dall’inchiesta IRES, che però si riferisce
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

69

�a un numero di residenti molto maggiore, si può ipotizzare un 30% della popolazione
residente. Però chi lo sa.
Allo stesso modo, sui repertori noi formuliamo delle ipotesi, che sembrano credibili. Ci sono
delle tesi di laurea, date magari dall’Università di Torino, su singole realtà; si può fare una
stima.
Però, altro aspetto importantissimo che manca totalmente all’area occitana, è un’indagine sui
fenomeni di contatto linguistico. Esistono per il piemontese, esistono per il walser, in area
occitanica non è mai stato condotto nessuno studio di questo tipo, quindi non sappiamo quale
sia la rilevanza del code switching, la “commutazione di codice”, il passaggio fra lingue
diverse. Non sappiamo nulla sui fenomeni di prestito.
Aggiungerei anche una cosa sulle grafie. Il caso delle varietà occitaniche è molto diverso
rispetto a quello del friulano, perché l’opposizione è fra una grafia che consente di trascrivere
la varietà linguistica, cioè ciò che effettivamente si ascolta, ed una che ignora la varietà.

Lorenzo Geninatti
Io volevo dire qualcosa sugli aspetti della legge 482.
Prima di tutto, la 482 non doveva essere centralizzata. Io, l’unica volta che ho visto i
funzionari del Ministero in Piemonte, li ho visti quando è stato presentato il progetto al quale
accennavo, quello del 2006. Perché sono venuti? Perché c’era la televisione, perché c’era il
momento mediatico, ma delle lingue nostre, gliene importava assolutamente zero.
E poi, lo sai benissimo che quando ci troviamo a Roma, ci vogliamo tutti bene, certamente, ma
perché non c’è una vera politica linguistica. È tutto lasciato molto nel vago… È l’esempio che
facevi tu stesso, che non si valutano i progetti: faccio già il riparto, è preventivo, per mettermi
le spalle al sicuro, così non ho nessuna contestazione. La legge mi dice che almeno un
progetto per minoranza deve essere approvato; pedestremente, viene ripartito in quella
maniera, ma io l’ho dimostrato stamattina che non era la bontà del progetto regionale in sé ad
essere premiata. È stato premiata l’azione politica. Poi, noi non abbiamo utilizzato sempre
quel meccanismo. Ma quel meccanismo è servito in un momento di partenza della legge, che
non era neanche stato colto. Ed è questa la cosa grave. Che io non posso partire se non so che
cosa ho di fronte, devo fare un’indagine, devo preparare dei formatori.
Sulla certificazione dei formatori, noi ci siamo rivolti all’Università, perchè li formasse e li
certificasse. Sul territorio, avendo quell’indicazione di validità dei progetti annuali, quello è il
vincolo. E di quei ragazzi lì, molti poi sono andati a fare altro, perché probabilmente, per
fortuna loro, hanno avuto altre opportunità. Ma così si sono persi degli investimenti forti.
Ma questo interessa a qualcuno? Tu lo sai, perché sei nel Comitato. La risposta è no.
Altra cosa che volevo dire al sindaco e al presidente: secondo me, e io l’ho sempre sostenuto,
l’ho sempre detto ogni volta che ho avuto occasione, le lingue minoritarie e la cultura delle
lingue minoritarie, sono un valore aggiunto per le nostre valli. Forse è una cosa della quale
fino a ieri ci siamo vergognati, ma oggi è un segno di distinzione. Loro due non hanno potuto
sentire stamattina i vari interventi, il dibattito, ma quello che io vorrei sottolineare con forza è
l’argomento delle scuole, delle scuole nostre di montagna. Perchè le minoranze sono tutte in
montagna, non solo nelle città. Le nostre scuole sono scuole di montagna, ma sono scuole
occitane, sono scuole franco provenzali, sono scuole walser, e sono tutelate da una legge
nazionale. E quindi, senza quella tutela, esse perdono qualcosa cui hanno diritto. E questo va
portato anche nelle discussioni che avvengono in questo momento all’interno delle liste per le
prossime elezioni dei presidenti di Comunità Montane. Questo veramente per me ha un valore
aggiunto, che va speso e va speso bene. È una carta in più, bisogna giocarla. Bisogna sapere
come giocarla.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

70

�Matteo Rivoira
Al termine di questa ricca e interessante giornata, vi ringrazio tutti e tutte per aver partecipato,
per i vostri interventi e per le numerose sollecitazioni che sono emerse. Molte sono le
questioni problematiche davanti alle quali non la riflessione è bene che continui al fine di
dotarsi degli strumenti migliori per comprendere la situazione e concepire le più opportune
azioni di promozione e tutela culturale.
Tra i tanti problemi sul tavolo, uno – quello della territorializzazione, vale a dire dell’individuazione dell’area di minoranza – è stato più volte evocato e non smette di animare
discussioni a più livelli. Io sono tuttavia convinto del fatto che si tratti più che altro di un falso
problema, anche se sarebbe interessante da studiare da altri punti di vista, perché se alcuni
l’hanno spiegato come volontà di appartenere a qualcosa di bello, di ampio, di ricco;
bisognerebbe, a ben vedere, valutare qual è stata l’azione delle associazioni e dei ‘militanti’ in
generale: spesso infatti la decisione di dichiararsi appartenente a una determinata minoranza
linguistica è stata presa dal consiglio comunale, il più delle volte senza aver minimamente
consultato la popolazione, magari approvando frettolosamente una delibera già predisposta
seguendo la filosofia del ‘male non fa’, sperando magari in qualche generico beneficio di tipo
economico. Se ciò è accaduto, il problema non risiede tanto nel criterio opinabile
dell’autodeterminazione adottato – poiché in molti casi criteri storico-culturali e linguistici
scientifici non necessariamente porterebbero a scelte meno discutibili –, ma va individuato nel
rapporto tra il mondo dell’associazionismo, gli enti locali e, soprattutto, la comunità dei
parlanti. Il più delle volte, infatti, le associazioni pur svolgendo un lavoro meritorio non è
corretto considerarle (tanto meno è corretto che si considerino esse stesse) come espressione di
istanze condivise a livello territoriale60.
Degli altri nodi che sono stati evocati e che rimangono per ora senza una soluzione, vorrei in
chiusura riprendere quello relativo alla formazione dei funzionari pubblici e, tanto più, degli
operatori culturali. A parte le risorse da investire in tal senso e la disponibilità di persone a
formarsi, una grande questione è quella della possibilità di sviluppare figure professionali, le
cui capacità siano in qualche modo certificabili. È qui risiedono un certo numero di difficoltà,
poiché se – come alcuni propongono – tale certificazione la si lega alla norma linguistica tutta
una serie di difficoltà vengono risolte velocemente, tuttavia in tal caso sorge un altro
problema: nel contesto linguistico-culturale in cui ci troviamo un tale approccio implica
l’obliterazione di tutto un patrimonio di saperi che sfuggono alla codifica. Veniamo da 150
anni di scuola unitaria che, sistematicamente, segna una separazione tra quello che deve stare
dentro e quello che deve stare fuori, tra quello che è giusto e quello che è sbagliato. Non
bisogna correre, a livelli più bassi, lo stesso rischio. Rimane quindi un problema aperto,
chiaramente legato alle scelte di pianificazione linguistico-culturale che si intendono adottare,
alla loro lungimiranza e alla loro solidità, che si misura nel confronto serio con le esigenze di
un territorio, evitando di prendere strade strade sbagliate seguendo le esigenze di un’elite il cui
contatto con la realtà sociale locale è interrotto. Agire su questo piano implica inoltre lavorare
in modo creativo, arricchendosi nel reciproco scambio, sminando le conflittualità che vedono i
sostenitori di opposti modelli. A questo proposito, mi pare tuttavia che si possa registrare una
certa attenuazione, della conflittualità rispetto a un tempo, un po’, forse, perché si sono
stemperate le passioni, un po’ perché il ruolo positivo svolto da un Ente come la Regione
Piemonte, che si pone su un piano diverso rispetto alle nostre beghe, non prendendo
ufficialmente posizione, costringe tutti a porsi in modo più positivo per non perdere la
credibilità di interlocutori interessati alla sostanza delle cose più che alle ideologie.

60

È naturalmente ben vero che sono espressione di istanza che emanano dal territorio (tranne in rari casi),
ma è al livello della condivisione che sorgono le difficoltà.

Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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�Lorenzo Geninatti
Giustamente. Nel mio ragionamento di questa mattina ho messo in evidenza che, ad esempio,
noi non siamo intervenuti sulla questione delle grafie…

Matteo Rivoira
In realtà la questione è più ampia della querelle della grafia, rispetto alla quale, peraltro, la
Regione ha caldeggiato, se non ricordo male durante un incontro tenutosi a Espaci tra le varie
associazioni e l’Assessore alla cultura Oliva, l’uso delle due grafie maggioritarie, quella
normalizzata e quella concordata, cercando di evitare altre soluzioni localiste. Io sono, infatti,
dell’idea che sarebbe auspicabile una progettazione dell’Ente a un più alto livello,
appoggiandosi per esempio all’Università per progettare un percorso formativo adeguato, ed
elaborando, grazie all’esperienza acquisita in questi anni, progetti di portata più ampia.
In questo modo verrebbero forse meno alcune delle prerogative delle associazioni (che
potrebbero tuttavia continuare a essere coinvolte), ma si potrebbe favorire una maggiore
visibilità dell’alto valore civico di un’operazione di tutela e promozione di una minoranza
linguistica, sia per i parlanti, sia per coloro che non lo sono, ma che possono trarre un
arricchimento dal vivere in una società plurale.

Lorenzo Geninatti
Io devo una risposta a una signora che non so se è già andata via; voglio rispondere almeno
pubblicamente. Noi non siamo contrari ai corsi che fanno le Associazioni. Le Associazioni
possono fare tutti i corsi sulla lingua, sulla cultura, tutto quello che vogliono. Ma i corsi della
482 devono essere finalizzati al personale che lavora negli Enti, poi eventualmente aperti al
pubblico (noi li abbiamo sempre aperti al pubblico). Era quello che io stavo sostenendo questa
mattina, perché già nei corsi che abbiamo organizzato nei primi due tre anni, qualcuno che ha
partecipato, ha storto un po’ il naso. Se io organizzo oggi un corso di storia e cultura, sono
sicuro di riempire le sale, ma con la lingua no.

Graziella Tron
Ma allora è la legge che è sbagliata!

Lorenzo Geninatti
La legge dice chiaramente che devo formare gli operatori che lavorano all’interno dell’Ente
pubblico. Io devo costituire e inserire delle persone esterne per interloquire con le persone in
lingua. Ora questo non avviene. Nel mio Comune, ad esempio, l’operatore che la Comunità
Montana aveva scelto, non lavorava lì per accogliermi nella mia lingua quando io entravo in
Comune, ma faceva altro, faceva l’operatore culturale.

Carlo Baret
Però sono contemplate altre voci, che non sono esattamente quella della formazione e che
possono rientrare nelle attività di promozione previste dalla legge…

Lorenzo Geninatti
La valorizzazione della lingua e della cultura. Se uno ritiene che fare un corso di storia e
cultura sia importante per far capire al territorio che esso ha bisogno di quel tipo di intervento,
va benissimo, certo. Però i corsi, così come li definiamo secondo la Legge 482, sono corsi
rivolti a chi lavora già dentro la pubblica amministrazione. Che però non vengono e non li
frequentano, perché al lavoratore questa formazione non viene riconosciuta...
Convegno “1999-2009: Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

72

�ALLEGATO A

Diapositive relative all’intervento di Enrico Allasino:
Lingue, culture, identità: le politiche locali in Piemonte,
nel campo delle minoranze linguistiche storiche

Convegno “1999-2009 Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

�Convegno “1999-2009 Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

�Convegno “1999-2009 Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

�Convegno “1999-2009 Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

�Convegno “1999-2009 Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

�Convegno “1999-2009 Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

�11

12
Convegno “1999-2009 Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

�Convegno “1999-2009 Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

�Convegno “1999-2009 Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

�ALLEGATO B

Immagini del Convegno

Convegno “1999-2009 Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

�GIORNATA DELLA CULTURA OCCITANA 2009

CONVEGNO:
"1999-2009: DIECI ANNI DI TUTELA DELLE LINGUE MINORITARIE"

Enrico Allasino

Marco Stolfo
Matteo Rivoira

Convegno “1999-2009 Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

�Lorenzo Geninatti

Riccardo Regis

Stefano Martini
Silvana Allisio
Matteo Rivoira

Andrea Coucourde

Convegno “1999-2009 Dieci anni di tutela delle lingue minoritarie”

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di tutela delle lingue minoritarie</text>
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                    <text>��P IANTE

E

F IORI

DELLE NOSTRE

M ONTAGNE

L’idea di creare una pubblicazione sulle piante e sui fiori tipici delle montagne del Piemonte è nata da
molteplici stimoli: l’Associazione La Valaddo, nell’ormai lontano 2012, aveva iniziato un progetto chiamato
“Coltivare Parole” insieme all’Associazione Amici della Scuola Latina, creando un sito internet trilingue
(www.coltivareparole.it) ancora oggi on line e consultabile su questo argomento. Le piante e i fiori
spontanei delle nostre montagne sono una parte importante del patrimonio linguistico e tradizionale delle
comunità alpine e, per questa ragione, spesso le popolazioni locali attribuiscono loro proprietà curative e
nomi che cambiano a seconda della valle in cui ci si trova e, addirittura, della borgata. Per queste ragioni
abbiamo unito gli sforzi delle diverse associazioni (La Valaddo, Vivere le Alpi e Amici della Scuola Latina) per
creare una pubblicazione che provasse a riunire in un luogo unico la bellezza delle fotografie di uno
storico collaboratore de La Valaddo, Riccardo Breuza (appassionato delle nostre montagne e dei loro fiori,
prematuramente scomparso nel 2018), di Adriana Audisio e di Marta Baret, i nomi dati alle diverse
essenze nelle diverse vallate e alcune curiosità riguardanti gli usi medicinali, culinari ed erboristici delle
stesse.
La pubblicazione è organizzata in tre sezioni separate e complementari: nella prima potete trovare le
fotografie di Riccardo Breuza, di Adriana Audisio e di Marta Baret con il nome dell’essenza rappresentata
in italiano, francese e nelle diverse varianti di occitano pervenute. Per tale lavoro di ricerca e trasmissione
ringraziamo tutti i collaboratori delle Associazioni. Gli approfondimenti riguardanti gli usi culinari,
medici ed erboristici delle piante e dei fiori sono stati curati da Manuela Bertrand, laureata in Tecniche
Erboristiche e titolare dell’“Erboristeria del Ciabot” a Pinasca (TO). Le applicazioni erboristiche e
alimentari riportate in questa pubblicazione non non hanno alcun valore medico, ma solo valore storico o
culturale. Consultare sempre un medico o un professionista qualificato preventivamente all’uso di piante.
Decliniamo pertanto ogni responsabilità sul loro utilizzo a scopo curativo, estetico o alimentare.
La seconda sezione riporta, ed allarga, le ricerche effettuate per il progetto “Coltivare Parole” in cui sono
presenti il nome scientifico, italiano e francese delle essenze e, per ognuna di esse, una cartografia
georeferenziata delle varianti dei nomi occitani delle stesse; inoltre troverete approfondimenti rispetto ai
saperi locali e alla classificazione botanica. La terza sezione, infine, riporta alcuni elenchi e curiosità sulle
piante e i fiori nei diversi patouà delle valli.

1

�P LANTES ET F LEURS DE

NOS

M ONTAGNES

L’idée de créer une publication au sujet des plantes et des fleurs typiques des montagnes du Piémont est
née en conséquence de nombreuses stimulations : l’Association La Valaddo, au cours du déjà lointain 2012,
avait entamé un projet intitulé “Coltivare Parole” (Cultiver des Mots) en collaboration avec l’Association
Amici della Scuola Latina (Amis de l’École Latine), en mettant en place un site internet trilingue
(www.coltivareparole.it) disponible encore aujourd’hui en ligne et consultable à ce sujet. Les plantes et les
fleurs à croissance spontanée de nos montagnes sont une partie importante du patrimoine linguistique et
traditionnel des communautés alpines et donc, pour cette raison, souvent les populations locales leurs
attribuent des propriétés curatives et des noms qui changent d’une vallée à l’autre et même de bourgade à
bourgade. Pour ces raisons nous avons unis les efforts des différentes associations (La Valaddo, Vivere le
Alpi et Amici della Scuola Latina) afin de créer une publication essayant de concentrer dans un seul endroit
la beauté des photographies d’un collaborateur historique de La Valaddo, Riccardo Breuza (passionné de
nos montagnes et de leurs fleurs, prématurément décédé en 2018), de Adriana Audisio et de Marta Baret,
les noms différents attribués aux essences dans chaque vallée et d’autres curiosités concernant leur emploi
dans la médicine, dans la tradition culinaire et de l’herboristerie.
La publication est structurée en trois sections séparées et complémentaires: dans la première vous pouvez
trouver les photographies de Riccardo Breuza, de Adriana Audisio et de Marta Baret avec le nom de
l’essence représentée en italien, en français et dans les variantes différentes de l’occitan dont nous sommes
à connaissance. Pour ce travail de recherche et de transmission des données nous remercions tous les
collaborateurs des Associations. Les approfondissements concernant l’emploi dans la cuisine, dans la
médicine et dans l’herboristerie des plantes et des fleurs ont été soignés par Manuela Bertrand, diplômée
en Technique d’Herboristerie et propriétaire de l’ « Erboristeria del Ciabot » à Pinasca (TO). Les
applications à base de plantes et alimentaires décrites dans cette publication n’ont aucune valeur
médicale, mais seulement une valeur historique ou culturelle. Toujours consulter un médecin ou un
professionnel qualifié avant d'utiliser des plantes. Nous déclinons donc toute responsabilité quant à leur
utilisation à des fins curatives, esthétiques ou alimentaires.
La deuxième section reprend et met à jour les recherches effectuées pour le projet “Coltivare Parole” dans
lequel l’on trouve le nom scientifique, italien et français, des essences et, pour chacune, une cartographie
avec les références géographiques des variantes de leurs noms occitans ; en outre, vous pouvez trouver
également des approfondissements sur le savoir local et la classification botanique. Enfin, la troisième
section contient des listes et des faits intéressants sur les plantes et les fleurs dans les différents patouàs
des vallées.

2

�I L P ROGETTO “C OLTIVARE P AROLE ”
“Coltivare parole” è un progetto nato nel 2012 su iniziativa di due associazioni piemontesi, La Valaddo e gli
Amici della Scuola Latina di Pomaretto, grazie ai fondi regionali dedicati alla tutela delle minoranze
linguistiche (Legge 482/99).
L’obiettivo originario era quello di diffondere, attraverso un sito internet, testi, audio e video in occitano
(tradotti in italiano e in francese) anche fra le persone che non avevano una particolare sensibilità nei
confronti delle lingue minoritarie, proponendo dei contenuti di “pubblica utilità”: da questa esigenza è
nato il connubio fra gli orti e il dialetto. Questa prima fase del progetto ha visto il coinvolgimento di quasi
cinquanta persone, che sono state intervistate a più riprese per raccogliere le testimonianze orali che sono
alla base del centinaio di articoli, spesso brevi, che sono stati pubblicati in tre anni di attività.
Questa esperienza ha riscosso un certo successo, che ha convinto l’Associazione Amici della Scuola Latina di
Pomaretto a promuoverne un ampliamento, che andasse nella direzione dell’allargamento della rete
d’inchiesta (nella prima fase, le persone intervistate erano tutte originarie delle sole valli Chisone e
Germanasca) e di un maggior rigore metodologico.
Così, nel 2015, grazie a un finanziamento della Fondazione CRT, il progetto ha potuto dotarsi di un
impianto scientifico più rigoroso, con inchieste onomasiologiche ed etnobotaniche, che hanno permesso la
realizzazione di un piccolo atlante online del pinerolese e delle valli valdesi.
La ricerca alla base del progetto “Coltivare parole – Raccolta e semina di saperi agricoli nelle lingue locali”
ha visto la conduzione di una campagna d’inchiesta volta a indagare, dalla viva voce dei parlanti, il lessico
e le pratiche legate alla coltivazione di specie orticole e all’uso e alla raccolta di piante spontanee. Le
interviste, condotte da Giada Bellia e Pier Andrea Martina, hanno coinvolto almeno una persona per
ognuna delle località indagate, sebbene spesso si sia reso necessario ricorrere a più fonti. Le inchieste
hanno interessato 20 comuni della Provincia di Torino, distribuiti in due diverse macro-aree dove
l’aspetto paesistico può essere sommariamente sovrapposto all’aspetto linguistico, distinguendo la zona
montana di parlata occitana dalla zona di pianura di parlata piemontese.
A conclusione di questa fase del progetto si è organizzato un convegno, tenutosi presso la Scuola Latina di
Pomaretto il 24 settembre 2016, i cui atti sono stati curati da Aline Pons pubblicati con il titolo di
“Coltivare Parole. Lingue locali ed etnobotanica”, scaricabile gratuitamente all’indirizzo:
http://www.academia.edu/35438474/Coltivare_Parole._Lingue_locali_ed_etnobotanica_Pomaretto_Scuola
_Latina_2017.

§
Ora, grazie allo stimolo dell’Associazione La Valaddo, “Coltivare Parole” vede la pubblicazione cartacea di
parte dei dati raccolti (che restano interamente disponibili al sito https://coltivareparole.it/). Per questo
opuscolo, si è scelto di selezionare i soli materiali relativi a località site nelle valli Pellice, Chisone e
Germanasca, escludendo tutta l’area planiziale (e dunque buona parte delle località di parlata piemontese)
ma inserendo i dati raccolti dagli Atlanti Linguistici nell’area di interesse della Valaddo non coperta dalle
indagini. In particolare abbiamo integrato, laddove disponibili, i dati raccolti dall’ALEPO (Atlante
Linguistico ed Etnografico del Piemonte Montano) per le località valsusine di Chiomonte, Bardonecchia e
Sestriere, e quelli raccolti dall’ALP (Atlas Linguistique et Ethnographique de la Provence) per le località
queyrasine di Arvieux, Aguilles e Abrìes (con alcuni cenni anche ad altre località del Brianzonese).

3

�Il confronto fra i materiali originali del progetto e le voci riprese dagli atlanti necessita di alcune cautele:
innanzi tutto, tutti i fitonimi sono stati riportati sulle carte in grafia ortografica, rinunciando ad alcune
finezze della trascrizione fonetica con cui erano presentati sugli Atlanti. Inoltre, se le modalità d’inchiesta
fra le diverse campagne d’indagine sono sovrapponibili (il questionario di Coltivare Parole ha tratto
ispirazione da quello dell’ALEPO, e le inchieste si sono svolte secondo le classiche modalità in uso nella
geolinguistica), gli anni in cui queste si sono svolte non sono gli stessi. Le inchieste dell’ALP, iniziate negli
anni ’60, si sono concluse negli anni ’90, così come quelle dell’ALEPO, che erano però state avviate
soltanto nel decennio precedente; le indagini di Coltivare Parole, molto più modeste e circostanziate, si
sono invece svolte fra il 2015 e il 2016.
Consultando le carte (la cui elaborazione si deve a Davide Bianco), sarà dunque bene tenere a mente che i
dati delle località della Valle di Susa e del Queyras provengono da altre fonti; parimenti, è bene ribadire
anche qui (la scelta è diffusamente giustificata in Pons 2016), che nelle località di parlata pedemontana
(Bibiana e Villar Perosa) i dati non sono trascritti in grafia concordata ma nella grafia che l’ATPM (Atlante
Toponomastico del Piemonte Montano) ha predisposto per il piemontese, simile a quella proposta da
Bruno Villata.
Le carte sono accompagnate da un testo di commento strutturato in tre sezioni:
-

-

-

la prima, “per leggere la carta”, è stata curata da Pier Andrea Martina e Aline Pons, e offre alcuni
spunti per l’interpretazione etimologica delle diverse forme e per tentare una spiegazione della
loro disposizione spaziale;
la seconda, dedicata ai “saperi locali”, è stata curata da Giada Bellia e Pier Andrea Martina, e
raccoglie tutte le informazioni etnobotaniche testimoniate durante le inchieste dai nostri
informatori, insieme alle notizie fornite dall’ALEPO per le località che ci interessano;
la terza, dedicata alla “botanica”, è stata curata da Giada Bellia, e offre una descrizione delle
proprietà delle diverse piante, con particolare attenzione ad un loro possibile uso fitoterapico.

4

�L E P ROJET « C ULTIVER

DES

M OTS »

« Cultiver des Mots » est un projet né en 2012 par l’initiative de deux associations piémontaises, La Valaddo
et l’École Latine de Pomaret, grâce aux fonds régionaux dédiés à la tutelle des minorités linguistiques (Loi
n. 482/99).
L’objectif originaire était de diffuser, à travers un site internet, des textes audio et vidéo en occitan
(traduits en italien et en français) même parmi les gens qui n’avaient pas une sensibilité particulière vis-àvis des langues minoritaires, en proposant des contenus d’« utilité publique »: de cette exigence est née la
combinaison entre les potagers et le dialecte. Cette première phase du projet a vu l’engagement de
presque cinquante personnes, qui ont été interviewées à mante reprises afin de recueillir les témoignages
oraux qui sont à la base d’une centaine d’articles, souvent très brefs, publiés au cours de trois ans
d’activité.
Cette expérience a obtenu un certain succès, en convainquant donc l’Association Amis de l’École Latine de
Pomaret à en promouvoir un agrandissement orienté vers l’enrichissement du réseau de recherche (dans
la première phase, toutes les personnes interviewées étaient originaires seulement des vallées Cluson et
Germanasca) et vers une rigueur méthodologique plus consistante.
Ainsi, en 2015, grâce à un financement de la Fondation CRT, le projet a pu se développer dans un cadre
scientifique plus rigoureux, avec des recherches onomasiologiques et ethnobotaniques, qui ont permis la
réalisation d’un petit atlas en ligne du territoire de Pignerol et des vallées vaudoises.
La recherche à la base du projet « cultiver des mots – Récolte et semailles des savoirs agricoles dans les
langues locales » s’est déroulée avec une campagne de recherche visée à connaître, par la vive voix des
locuteurs, le lexique et les expériences relatives à la culture de produits horticoles et à l’emploi et à la
récolte de plantes à croissance spontanée. Les interviews, menées par Giada Bellia et par Pier Andrea
Martina, ont engagé au moins une personne pour chacun des endroits objet de la recherche, même si à la
fois l’on a dû recourir à plus de sources. Les recherches touchent plus de 20 communes de la Province de
Turin, et sont distribuées dans deux macro-zones différentes, là où l’aspect du paysage peut être
sommairement superposé à l’aspect linguistique, en distinguant la zone de montagnes au parler occitan
de la zone de la plaine au parler piémontais.
À conclusion de cette phase du projet l’on a organisé une rencontre, qui eut lieu auprès de l’École Latine de
Pomaret le 24 septembre 2016, dont les comptes rendus ont été soignés par Aline Pons, publiés avec le
titre « Cultiver des Mots. Langues locales et ethnobotanique » et peuvent être téléchargés gratuitement à
partir de l’adresse:
http://www.academia.edu/35438474/Coltivare_Parole._Lingue_locali_ed_etnobotanica_Pomaretto_Scuola
_Latina_2017.

§
Maintenant, grâce à l’impulsion de l’Association La Valaddo, Coltivare Parole assiste à la publication en
format papier d’une partie des données recueillies (qui restent entièrement disponibles sur le site
https://coltivareparole.it/). Pour cette brochure l’on a choisi de sélectionner seulement les matériaux
concernant les endroits situés dans les vallées Pellice, Cluson et Germanasca, tout en excluant la zone des
plaines (et donc une bonne partie des zones au parler piémontais) mais, par contre, en incluant les
données recueillies par les Atlas Linguistiques dans le domaine d’intérêt de la Valaddo et non pas encore

5

�couvert par des recherches. En particulier nous avons intégré, là où disponibles, les données recueillies
par l’ALEPO (Atlas Linguistique et Ethnographique du Piémont Montan) pour la Vallée de Suse à
Chaumont, à Bardonnèche et à Sestrières, et celles recueillies par l’ALP (Atlas Linguistique et
Ethnographique de la Provence) dans le Queyras à Arvieux, à Aguilles et à Abries (également avec des
brefs rappels concernant des autres lieux du Briançonnais).
La comparaison entre les matériaux originaux du projet et les noms repris par les atlas demande des
précautions : d’abord, tous les phytonimes ont été transcris sur les cartes avec graphie orthographique, en
renonçant aux finesses de la transcription phonétique selon laquelle ils étaient indiqués dans les Atlas. En
outre, si d’une part les méthodes de recherche au cours des différentes campagnes peuvent être
superposées (le questionnaire de Coltivare Parole eut son inspiration à partir du questionnaire de
l’ALEPO, et les recherches se déroulèrent selon les méthodes classiques utilisées dans la géolinguistique),
de l’autre, les années de ces recherches ne sont pas les mêmes. Les recherches de l’ALP, entamées au cours
des années ’60, sont terminées au cours des années ’90, ainsi que celles de l’ALEPO, qui, par contre,
avaient démarré seulement au cours de la décennie précédente ; les recherches de Coltivare Parole,
beaucoup plus modestes et circonstanciées, se sont déroulées plutôt entre 2015 et 2016.
En consultant les cartes (dont leur élaboration est à attribuer à Davide Bianco), il faudra donc tenir en
compte que les données des localités de la Vallée de Suse et de la Vallée du Queyras proviennent d’autres
sources ; de la même manière, il est important de souligner aussi dans ce contexte (le choix est largement
justifié dans le texte de Pons 2016), que dans les zones au parler piémontais (Bibiana et Villar Perosa) les
données ne sont pas transcrites dans la graphie concordée mais dans la graphie que l’ATPM (Atlas
Toponymique du Piémont Montan) a prédisposé pour le piémontais, tout-à-fait similaire à celle proposée
par Bruno Villata.
Les cartes sont accompagnées par un texte avec commentaires structuré en trois sections:
-

-

-

la première, « pour lire la carte », a été soignée par Pier Andrea Martina et par Aline Pons, et offre
des idées pour l’interprétation étymologique dans ses formes différentes et pour essayer de
donner une explication au niveau de leur position dans l’espace ;
la deuxième, dédiée aux « savoir-faire locaux », a été soignée par Giada Bellia et par Pier Andrea
Martina, et recueille toutes les informations ethnobotaniques témoignées par nos interlocuteurs au
cours de nos recherches, ainsi que les nouvelles fournies par l’ALEPO concernant les localités qui
nous intéressent ;
la troisième, dédiée à la « botanique », a été soignée par Giada Bellia, et offre une description des
propriétés des différentes plantes, avec de l’attention particulière vis-à-vis d’une éventuelle
utilisation phytothérapique.

6

�SEZIONE I

7

�ACONITO NAPELLO
Aconitum napellus L.

Aconit Napelle

In Val Germanasca si chiama: érbo toro

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranunculaceae
Nomi Comuni: aconito napello, aconito, napello, strozzalupo, erba tora, risigallo, erba riga,
radice del diavolo, erba velenosa.
Etimologia: il nome del genere pare derivi dal greco "aêoítéïí"= "dardo o giavellotto", la pianta
veniva impiegata per avvelenare le punte delle frecce, o da "dal greco "akóne" = "pezzo di pietra",
la pianta vegeta in luoghi rocciosi, o ancora da "konè" = "uccisione". Negli scritti di Teofrasto e
Dioscoride, il termine "akoniton" veniva usato per individuare una pianta velenosa
particolarmente diffusa nei pressi di acona, villaggio della bitinia. Il nome specifico dal latino
significa "rapa" a indicare la forma del rizoma.
Proprietà e Usi: nonostante la marcata tossicità, in passato la pianta era utilizzata per le
proprietà sedativa, diuretica, antireumatica, diaforetica, antitussiva, analgesica, antipiretica,
antinevralgica nelle artriti e nella gotta. Uso topico contro sciatalgia, nevralgie facciali e dolori
reumatici.
Attenzione: tutte le specie di ACONITUM contengono l'alcaloide aconitina, una delle sostanze
vegetali più tossiche che si conoscano. Agisce sul cuore e il sistema nervoso centrale fino
all’insufficienza respiratoria e cardiaca. È possibile l’insorgere di irritazione e intossicazioni
anche solo tenendo in mano l'Aconito per l’assorbimento dei principi attivi attraverso la pelle.
Curiosità: anche il termine Aconitum, oltre che la pianta, indica genericamente qualsiasi veleno
ad azione rapida. Erba legata a moltissimi Miti. Secondo una leggenda il nome deriverebbe da
Acona, dove questa pianta sarebbe germogliata per la prima volta dalla bava di Cerbero.

8

�AMBRETTA STRISCIANTE
Geum reptans L.
B enoîte Rampante / Benoite Rampante

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Rosaceae
Nomi Comuni: cariofillata delle pietraie, cariofillata strisciante, ambretta strisciante
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco “ghéuo” = io do sapore, io rendo gustoso per il
profumo, simile al chiodo di garofano, emanato dal rizoma di molte specie del genere; il nome
specifico indica gli stoloni striscianti.
Proprietà e usi: la medicina popolare attribuisce a tutte le specie del genere Geum proprietà
curative. Queste derivano dalla presenza di un glucoside, la Geina, presente in particolare nelle
radici e nelle foglie.

9

�ANEMONE FRAGOLINO (O ANEMONE DEL MONTE BALDO)
Anemone Baldensis L.

Anémone du Mont Baldo

In Val Germanasca si chiama: té d’mountannho
In Val Pellice si chiama: the ‘d mountanha

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranuncolaceae
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco "ánemos"= vento, per la facilità con cui si
distaccano i petali alla minima brezza.
Attenzione: come nella maggior parte degli Anemoni, e di tutta la famiglia delle Ranuncolaceae,
la presenza di Ranunculina nei tessuti della pianta può provocare dermatiti da contatto e
irritazioni alle mucose interne nel caso di ingestione.
Curiosità: la leggenda narra che l’Anemone nacque dal sangue di Adone e da una sostanza
magica versatavi sopra da Afrodite. Il fiore acquista la simbologia di fugacità in quanto la sua
fioritura è di breve durata per via dei venti che lo privano dei suoi petali. Da qui il nome che
deriva dal greco “Ànemos” (= vento).

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�ANEMONE MONTANA
Pulsatilla Montana (Hoppe) Rchb.

Pulsatille des Alpes

11

�In Val Germanasca si chiama: javanél / fioc / guigoun
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: chabousèllë, javanél
In Val Pellice si chiama: troumboun

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranunculaceae
Nome Comune: anemone delle Alpi
Proprietà: usato in passato come diaforetico, febbrifugo, anticonvulsivo, espettorante, ipotensivo
e narcotico sedativo poiché deprimente del sistema nervoso e bradicardico.
Attenzione: dalle proprietà sopra descritte si riconoscono le attività tipiche dell’intossicazione.

12

�ANEMONE NARCISSINO (O ANEMONE A FIOR DI NARCISO)
Anemonastrum narcissiflorum (L.) Holub

Anémone à fleurs de narcisse
Etimologia: Il nome del genere deriva dal greco
"ánemos"= vento, per la facilità con cui si
distaccano i petali alla minima brezza e "ἀóôÞñ
astér"= astro, stella: anemone stellato; il nome della
specie deriva da "Narcissus" e "flos" (con fiori simili
a quelli del narciso)

ANEMONE PULSATILLA
Anemone Pulsatilla

Pulsatille Commune

In Val Germanasca si chiama: guigounét
In Alta Val Susa (a Salbertrand) si chiama: anhasä

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�ANGELICA
Angelica Sylvestris L.

Angelique sauvage

In Val Germanasca si chiama: angèlico

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Apiaceae
Nomi Comuni: angelica selvatica, angelica dei boschi, erba angelica
Etimologia: il nome del genere deriva dal latino medioevale “HERBA ANGELICA”, si credeva
infatti, che la pianta proteggesse dal diavolo e curasse tutte le malattie. Il nome specifico da
latino "sylvestris" = selvatico.
Parte: radice, foglie, semi
Proprietà e usi: la pianta ha attività digestive, aperitive, carminative, toniche, diuretiche,
espettorati, emmenagoghe. Impiegata per la preparazione di amari eupeptici. È da segnalare
l’uso popolare della polvere dei semi contro i pidocchi. Le foglie e gli steli teneri si possono
consumare come verdure. Le foglie crude si possono aggiungere alle insalate miste, alle salse e
ai ripieni. In pasticceria i piccioli e i germogli, sono utilizzati nella preparazione di canditi.
Attenzione: la pianta contiene Furocumarine, molecole che aumentano la fotosensibilità della
pelle e possono causare dermatiti.

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�AQUILEGIA ALPINA (O AQUILEGIA MAGGIORE)
Aquilegia atrata W.D.J. Koch

Ancolie des Alpes

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�In Val Germanasca si chiama: peiroulét
In Alta Val Chisone si chiama: icloupaou / gróo dials / peiroulét / tënnho fiël
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: peirouét
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: cluchettä

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PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranunculaceae
Nomi Comuni: aquilegia scura, aquilegia nerastra
Etimologia: il nome del genere sembrerebbe derivare per alcuni dal termine latino “aquilegium”
(cisterna) o “aquam legere” (raccogliere acqua) per la particolarità delle foglie di questa pianta di
raccogliere l’acqua piovana. Per altri invece, il termine allude alla forma degli speroni del fiore
somiglianti ai rostri dell’aquila, interpretando il nome aquilegia come aquilina. Il nome specifico
fa riferimento al colore oscuro dei petali.
Proprietà: ha proprietà antisettiche, calmanti, astringenti e detergenti, depurative, diuretiche,
diaforetiche e parassiticide.É stata usata in passato per combattere la scabbia e la tigna, per
favorire con i suoi semi, la secrezione urinaria, la tintura alcolica era utilizzata contro le cefalee,
le crisi da dispnea e da dismenorrea. Con le sue foglie si preparavano cataplasmi per combattere
foruncoli, ulcere, piaghe e scorbuto.
Attenzione: tutta la pianta e soprattutto i semi sono tossici per il loro contenuto di glucosidi
cardioattivi che liberano acido cianidrico ed alcaloidi tra cui Aquilegina e Ranunculina. Produce
un avvelenamento simile a quello del genere Aconitum: bruciori alla bocca e sulla pelle, stato di
agitazione, indebolimento delle pulsazioni cardiache, vomito, diarrea, convulsioni e morte.
Curiosità: alcuni caratteri morfologici della pianta possono ricordare il becco e gli artigli
dell’aquila, per questo motivo in passato si pensava che avesse la proprietà di rendere la vista
acuta come quella del rapace.

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�ASFODELO
Asphodelus Albus Mill.

Asphodèle

In Val Germanasca si chiama: pouraccha

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PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asphodelaceae
Nome Comune: asfodelo montano, porraccio
Etimologia: Asphodelus dall’antico nome greco di questa pianta "ἀσϕοδελος asphodelos"
composto da "α" (= non, senza) e “σφάλλω sphállo” (=cadere, vacillare): che non vacilla, che
perdura.
Parti usate: tuberi e radici
Proprietà e Usi: emolliente, fluidificante, diuretico. Per l'abbondanza del contenuto in amido
venivano usati a scopo alimentare o per preparare bevande alcoliche o colle. Uso esterno come
detergenti e vulnerari, il decotto in lavande e impacchi. Nella medicina popolare veniva
consigliato il Tubero fresco schiacciato, associato alla cipolla, contro alopecia e affezioni della
pelle, scottature, dermatosi. In passato, dalla fermentazione, veniva prodotto alcol etilico. Viene
utilizzato per estrarre una sostanza colorante usata per tingere di giallo.
Curiosità: i fiori dell'asfodelo vengono da sempre ricordati nella mitologia come "fiori dei morti"
per il loro compito di accompagnare le loro anime nell'Ade. Anche vicino alle tombe si
piantavano gli asfodeli affinché i loro cari potessero nutrirsi con le sue radici. Inoltre la pianta
veniva seminata vicino alla porta di casa come rimedio contro i sortilegi.

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�ASTRO DEI MONTI (O ASTRO ALPINO)
Aster Alpinus L.

Aster des Alpes

In Val Germanasca si chiama: margaritto
In Alta Val Chisone si chiama: marguerìtta 'd lâ ròttsa
In Val Pellice si chiama: margritta
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: margharitinä dl’adrêi

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae
Etimologia: dal greco "ἀΣΤΉΡ" che tradotto in latino " astrum" = " astro - stella o fiore a stella"
Parte usata: fiori e foglie
Proprietà: probabile similitudine con Aster amellus, specie che viene associata alle proprietà
eupeptiche, antiacide e stomachiche. Nella medicina popolare veniva utilizzava come antinfiammatorio, contro la tosse, le affezioni polmonari o come depurativa.
Curiosità: questa pianta forse è il capostipite che ha dato il nome al la famiglia delle Asteraceae.

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�BIANCOSPINO
Crataegus monogyna Jacq.

Aubépine monogyne / Aubépine à un style

In Val Germanasca si chiama: prusét / bôsou

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Rosaceae
Nomi Comuni: biancospino comune, azaruolo selvatico, spino bianco
Etimologia: il nome del genere deriva da l greco “Kratos” (= forza), in riferimento alla robustezza
della pianta e in particolare del legno; l'epiteto specifico dal greco "mónos" (= unico) e "gynè" (=
femmina) indica che il fiore ha un solo pistillo che è l'organo riproduttore femminile.
Parte usata: foglie, sommità fiorite
Proprietà ed utilizzi: diuretiche, ipotensive, astringenti, antispasmodiche, sedative,
vasodilatatrici, antidiarroiche. In campo cosmetico il bagno di biancospino è apprezzato per le
proprietà rilassanti; foglie e fiori hanno azione normalizzante e astringente sulle pelli grasse.
Alimurgia: in Olanda e Belgio la polpa del frutto, veniva mescolata con farina per la produzione
di pane, mentre i semi tostati, durante la seconda guerra mondiale erano utilizzati come
succedaneo del caffè. In cucina i frutti del biancospino vengono usati per bevande fermentate e
per confezionare una delicata marmellata lievemente astringente. Il legno di colore rossastro,
molto duro e compatto, viene impiegato per lavori al tornio e per la produzione di carbonella.
Curiosità: nell'antica Grecia e a Roma il Biancospino era considerato una pianta fortemente
simbolica legata alle idee di speranza, matrimonio e fertilità. I romani ponevano le foglie nelle
culle dei bimbi per allontanare gli spiriti maligni. Il Cristianesimo trasformò la simbologia
associata a questa pianta; presumibilmente la corona di spine di Cristo era di Biancospino,
conseguentemente la pianta divenne simbolo di morte e di sorte avversa.

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�BISTORTA
Bistorta officinalis Delarbre
R enouée Bistorte

In Val Germanasca si chiama: ërparâ
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�U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Polygonaceae
Nome Comune: poligono bistorta, poligono medicinale, bistorta medicinale, serpentaria, erba
serpentina, biavetta, amarella.
Etimologia: il nome del genere dal latino "bis" (=2 volte) e "tortus" (=tortuoso), con riferimento
alla radice due volte contorta; il nome specifico fa riferimento alle proprietà officinali.
Parte usata: rizoma e foglie
Proprietà e usi: erba astringente, lenitiva, febbrifuga, diuretica, lassativa, emostatica. Per uso
interno in caso si diarrea, catarro, cistite e mestruazioni abbondanti. Per uso esterno in caso di
faringite, gengivite, perdite vaginali, fistole anali, ferite purulente, emorroidi e scottature.
Mettendo in infusione, nell'acqua del bagno, una manciata di polvere del rizoma,
opportunamente avvolta in un telo, si ottiene un ottimo bagno lenitivo e astringente. L'infuso è
consigliato anche per i capelli grassi: frizionare il cuoio capelluto quotidianamente. Un tempo la
radice tostata, mista alla farina serviva per la panificazione. Le giovani foglie possono essere
mangiate in insalata o cotte come gli spinaci.

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�BORRAGINE
Borago officinalis, L.

Bourrache officinale

In Val Germanasca si chiama: bourai
In alta Val Susa si chiama: buracchë - puracchä

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PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Boraginaceae
Nome Comune: borragine comune, borrana, borragine, buglossa vera, boragia, lingua rada
Etimologia: l'etimologia del nome generico è piuttosto controversa: secondo alcuni deriva
dall'arabo “abou rach” (=padre del sudore), con riferimento alle proprietà sudorifere della pianta;
altri invece sostengono che avrebbe origine dal latino “burra” (=stoffa grossolana pelosa), con
riferimento ai peli del fusto e delle foglie, che rendono la pianta ruvida al tatto; altri invece
ritengono che “borago” derivi da “Corago” da “cor” (=cuore) e “ago” (=agisco), per i suoi effetti
stimolanti; infine alcuni sostengono che il nome derivi da “barrach” parola celtica che significa
uomo coraggioso. Il nome specifico indica le proprietà officinali della pianta.
Parte usata: foglie, fiori, semi
Proprietà e usi: ha proprietà diuretiche, sudorifere e antinfiammatorie. Nella medicina popolare
è impiegata per depurare il sangue, in caso di reumatismi, tosse e mal di gola. I semi sono una
ricca fonte di acido γ-linolenico, l'olio estratto viene consigliato nei casi di dermatite atopica,
eczema, psoriasi, prevenzione delle rughe, artrite reumatoide. La tradizione usava macerare i
fiori per una settimana nel vino, ottenendo una bevanda depurativa.

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�Attenzione: l'uso terapeutico attualmente è sconsigliato per la presenza nelle parti aeree della
pianta di alcaloidi pirrolizidinici, con attività epatotossica, genotossica e carcinogenica. Per la
stessa ragione si sconsiglia di utilizzarla a scopo alimentare. Gli alcoaloidi, sono assenti nei semi
e nell’olio prodotto dai semi
Curiosità: veniva usata dagli antichi romani nel vino per curare la malinconia e la tristezza, dai
Celti per dare coraggio ai guerrieri per affrontare i nemici in battaglia. Gli antichi Greci invece la
usavano per curare il mal di testa da sbronza.
Plinio la chiamava "Euphrosinum" perché rende l'uomo euforico: felice e contento, Sosteneva che
i fiori consumati in insalata rendono propensi al riso e sgombrano la mente dai cattivi pensieri,
le foglie e i fiori nel vino tolgono la tristezza e la malinconia e danno la felicità.

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�BOTTON D’ORO
Trollius Europaeus L.

Trolle d’Europe

In Val Germanasca si chiama: poupoul, rioundèlla, boutoun d’or
In Alta Val Chisone si chiama: boutón d'ór
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: poupoul
In Alta Val Susa si chiama: boutun d’or; A Salbertrand: peirō
In Val Pellice si chiama: boutoun d'or

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranuncolaceae
Nomi Comuni: botton d'oro, vulparia, luparia, paparia, ranuncolo doppio, ranuncolo di montagna
Etimologia: il nome del genere, deriva dal tedesco antico “troll” = globoso, indicare la forma
globosa del fiore, anche il nome italiano di Botton d'oro, indica la caratteristica forma del fiore.
Proprietà: la radice ha attività purgativa, leggermente velenosa
Attenzione: come i ranuncoli in genere, contiene protoanemonina, per cui è pianta velenosa. Il
bestiame evita accuratamente di cibarsene, tuttavia alcuni testi accertano che la tossicità svanisce
nel fieno essiccato.

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�CALTA PALUSTRE
Caltha Palustris L.

Populage des Marais

In Val Germanasca si chiama: sousì
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: fluu’d sanhiss

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranunculaceae
Nomi Comuni: calta palustre, farferugine
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco KALAZOS (=coppa, cesto), per la forma del
fiore; quello generico palustris (=di palude) per il suo habitat.
Proprietà ed utilizzi: i suoi principi attivi saponine, flavonoidi, colina conferiscono alla pianta
proprietà antireumatiche, antispasmodiche, diaforetiche, espettoranti, rubefacenti, diuretiche,
irritanti, calmanti il dolore, antiverruche. Viene utilizzata in tinture e cataplasmi per uso esterno
e in medicina omeopatica per curare dermatiti ed eruzioni cutanee. I bottoni fiorali venivano
usati come condimenti dopo esser stati essiccati e messi sotto aceto con aromi, ma il suo
contenuto di saponine tossiche ne sconsiglia l’uso domestico.
Attenzione: pianta tossica.
Curiosità: i suoi fiori essiccati e trattati con opportuni reagenti forniscono una tinta gialla. In
Inghilterra i fiori venivano considerati, insieme ad altre specie, i “fiori dello scapolo”: le
contadine ne facevano mazzetti dando ad ogni fiore il nome di un giovane, quello che si sarebbe
aperto per primo segnalava alla ragazza il nome al quale lei doveva rivolgere le sue attenzioni.

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�CAMPANULA
Campanula alpestris All.

Campanule des Alpes

In Val Germanasca si chiama:
chouquëtto / araudét / arnaudétta / diâl
In Alta Val Chisone si chiama:
cloutsèttë, cloutsètta, diàls da prô
In Val Pellice si chiama: chouquëtta
In Alta Val Susa (Salbertand) si
chiama: campanettä; a Oulx:
jansanettë

CAMPANULA DEL MONCENISIO
Campanula Cenisia L.

Campanule du Mont Cenis

In Alta Val Chisone si chiama: diòl 'd lâ
ròttsa/ diàls 'd lâ ròttsa
In Val Pellice si chiama: pîroulet

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�CAMPANULA SOLDANELLA
Campanula cochleariifolia Lam.

Campanule à Feuilles Rondes

In Val Germanasca si chiama: arnaoudét
In Alta Val Chisone si chiama: diàls 'd
mountànnhë
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama:
campanettä d’la cota
In Val Pellice si chiama: chouquëtta

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Campanulaceae
Etimologia: il nome del genere deriva dal diminutivo “CAMPANULA” (= piccola campana), il
nome della specie dal lat. 'ALPESTRIS” (= alpestre, delle Alpi) indica non tanto l'alta quota
quanto il carattere dell'habitat roccioso e aspro dove la vegetazione è spesso di ridotte
dimensione.
Proprietà e usi: tradizionalmente la parte aerea delle piante del genere Campanula erano
utilizzate come antinfiammatorie restringenti. Per esempio l’infuso veniva utilizzato in
gargarismi. Le radici venivano cotte oppure consumate crude se ben lavate e private della
cuticola esterna, mentre i getti primaverili e i fiori aggiunti alle insalate
Curiosità: nella credenza popolare le campanule sono collegate alle campane che suonano a
morto. Ha acquisito anche le simbologie di Speranza e Perseveranza per la sua capacità di
resistere alle condizioni climatiche di alta montagna. Nella mitologia le campanelle erano abitate
dalle fate maligne perciò il prato dove vegetano è legato a incantesimi e magie.

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�CENTAUREA FRANGIATA
Centaurea Phrygia L.

Centaurée

In Val Germanasca si chiama: masoulà / masoulâ / sëntaouréo
In Alta Val Chisone si chiama: flórs 'd lâ masoulô
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: flu dla s’amasura

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�CICERCHIA SILVESTRE
Lathyrus sylvestris L.

Gesse / Gesse commune /Pois carré / Lentille d'Espagne

In Val Germanasca si chiama: jàisa

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Fabaceae
Nomi Comuni: cicerchia silvestre, cicerchione, veccione, rubiglione
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco "LÁTHYROS" e questo da "LA" intensificativo e
"THÉRO" io riscaldo, o da "LÉTHO" io sono nascosto. L'epiteto della specie è chiaramente
riferito a "SILVA" (= selva, bosco).
Proprietà ed utilizzi: si trova riportato l’uso dei giovani getti, dal tipico sapore di pisello, in cucina.
Lessati e poi consumati conditi con solo olio extra vergine di oliva, oppure in frittate. Altre
specie dello stesso genere sono considerate ad attività astringente, soprattutto nel rizoma, e
utilizzate il lavande e cataplasmi.
Attenzione: i semi del genere Lathyrus contengono neurotossine più o meno pericolose a
seconda della specie. L’intossicazione può portare sintomi quali paralisi degli arti inferiori,
ipereccitabilità e stato convulsivo, dolori dorsali, debolezza e spasticità negli arti inferiori
Curiosità: nei periodi di carestia il consumo dei semi di Cicerchia era molto comune e
prolungato nell'anno, quindi in tante famiglie contadine, comparve la grave malattia detta
"LATIRISMO" tanto da indurre gli Stati a proibirne il consumo.

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�CARLINA BIANCA
Carlina acaulis L.

Carline

In Val Germanasca si chiama: azënét / chardoun
In Val Pellice si chiama: card
In Alta Val Susa (Oulx) si chiama: chardousë

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae
Nomi Comuni: carlina bianca, carlina acaule
Etimologia: il nome del genere secondo alcuni autori si riferirebbe a Carlo Magno, al quale,
secondo una leggenda, un angelo avrebbe rivelato le virtù prodigiose di questa pianta per
guarire il suo esercito dalla peste; secondo altri il nome è il diminutivo di Cardo, pianta
quest`ultima molto simile alla Carlina. Il nome specifico indica la mancanza di caule.
Parte Usata: radice
Proprietà ed utilizzi: la radice amara e fortemente aromatica è conosciuta per le sue proprietà
medicinali diaforetiche, diuretiche, digestive, carminative, diaforetiche, purganti ed emetiche,

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�emmenagoghe. Ha importanti proprietà eudermiche, per questo l’uso esterno era consigliato per
tutte le affezioni cutanee.
Nel passato la Carlina era un'erba importante ed era classificata come antidoto ai veleni, proprio
per questo era coltivata nei giardini dei monasteri.
Veniva usata per lenire il mal di denti, la polvere della radice, che veniva anche fumata, per
curare la scabbia ed altre malattie della pelle, le vesciche e le piccole piaghe. L'infuso di
polvere di radice nel vino rosso era indicata contro i reumatismi e come rimedio sudorifero
negli stati febbrili.
Il decotto di carlina può essere usato per detergere la pelle colpita da eczema e da acne. I
ricettacoli dei capolini, noti come “pane del cacciatore”, sono eduli, utilizzabili come i cuori dei
carciofi. Le radici invece, tagliate a rondelle e private della parte interna legnosa, possono essere
utilizzate per fare canditi.
Curiosità: gli antichi Sassoni la consideravano un amuleto contro il malocchio e ogni malattia.
Le foglie essiccate riescono a cagliare il latte.
Parla di questa pianta anche Teofilo G. Pons che, nel suo scritto “Vita montanara e
tradizioni popolari alpine” le attribuisce proprietà igroscopiche, affermando che la
carlina acaulis, “chiamata in dialetto chardouso, in italiano carlina, quando il tempo è bello e
soleggiato, fa bella mostra di delle sue bratee argentee disposte in forma di stella e che spiccano
in mezzo al verde circostante. Se però il tempo si guasta ed appaiono in cielo le nubi foriere di
pioggia, le bratee si contraggono ripiegandosi su se stesse, per riparare e proteggere il delicato
fiore dalla rugiada e dalla pioggia, dannose alla disseminazione del polline e relativa
fecondazione della pianta. Per queste sue meravigliose proprietà, la pianta veniva ampiamente
usata come barometro di campagna. E in Val Germanasca non era affatto raro di vederne dei
magnifici esemplari infissi sulla parete meglio esposta al sole dell’abitazione montanara, sopra
la porta di casa.”
Ma a questa pianta alcuni attribuivano proprietà ancora più sorprendenti, “così la
chardouso […], secondo il Léger, guariva dalla peste; e invero il suo ricettacolo, adeguatamente
ripulito e cucinato, è un cibo squisito, una vera leccornia”

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�CIRSIO LANOSO
Cirsium eriophorum (L.) Scop.

Cirse laineux

In Val Germanasca si chiama: almant, armant

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae
Nomi Comuni: cardo scardaccio, cardo canuto
Etimologia: cirsium deriva dal greco “κίρσιον - kírsion (= cardone) e questo da “κρισός - kirsós”
(= varice, ingrossamento delle vene): questa patologia veniva un tempo curata con piante
appartenenti a questo genere; eriophorum: dal greco “ριον - érion” (=lana) e da “φορέω - phoréo”
(= portare, avere): con tomento lanoso.
Parte usata: radice
Proprietà ed utilizzi: la radice ha proprietà diuretiche, disintossicanti, epatostimolanti,
eupeptica gastrotonica coleretica, diaforetica sudorifera. É usato in campo terapeutico per
combattere la ritenzione idrica, calcoli urinari, dolori articolari e muscolari di origine reumatica,
in casi di raffreddore e stati influenzali. É anche una pianta commestibile. Un volta il ricettacolo
veniva usato nell'alimentazione come quello dei carciofi.
Curiosità: questa pianta è sempre cresciuta vigorosa presso le stalle, i recinti delle pecore, lungo
le mulattiere e i tratturi, poiché predilige terreni fertili. Alcune fonti indicano la sua capacità di
coagulare il latte.

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�CLEMATIDE ALPINA
Clematis Alpina L.Mill.

Clématide des Alpes

In Val Germanasca si chiama: albûo

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranuncolacee
Etimologia: il nome generico deriva dal greco "klemàtis", col quale anticamente si indicavano
varie specie di piante rampicanti.
Parte usata: foglie
Attenzione: da considerare pericolosa.
Proprietà ed utilizzi: Le piante di questo genere contengono tutte principi sedativi, lassativi. Le
foglie hanno proprietà revulsive, irritanti, tossiche e irritanti. Per uso esterno si utilizzano
decotti, tinture e cataplasmi delle foglie contuse come cicatrizzanti di ulcere e pustole e contro
artriti, sciatiche e nevriti.
Curiosità: fonti storiche indicano l’uso delle parti legnose adoperate nell’allestimento di panieri.
Un tempo i contadini usavano tagliarne i getti più lunghi e contornarne i campi per ottenere
buoni raccolti. In alcune colture sono chiamate “gioia del viandante” perché e si incontra spesso
tra i campi. Nel linguaggio dei fiori è simbolo di Intelligenza limpida e onesta.

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�CROCO
Crocus spp.

Crocus

In Val Germanasca si chiama: freidoulino, anoullho
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�In Alta Val Chisone si chiama: anóllhë, anóllha
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: freidouìnë
In Val Pellice si chiama: peladé
In Alta Val Susa a Salbertrand si chiama: tlippä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Iridaceae
Nome Comune: zafferano alpino
Etimologia: il nome del genere Crocus deriva dalla parola greca "Krokos"(= filamento) in
riferimento agli stimmi sfrangiati tipici di alcune specie
Proprietà e usi: il genere Crocus comprende diverse specie, le proprietà variano a seconda della
specie e della parte utilizzata della pianta. Le principali attività sono quelle emmenagoga,
calmante antisterica, stimolante digestiva carminativa. Usato in cucina come aromatizzante,
colorante.
Attenzione: a seconda della parte utilizzata e soprattutto del metodo e della posologia, queste
piante possono avere effetti ipnotico-sedativi o stimolanti e tonici. Contengono alcuni alcaloidi
(crocina, pierocrocina, ecc.) che rendono queste piante leggermente tossiche e ne sconsigliano
l'uso domestico, nonostante in passato i suoi cormi (=bulbi) siano stati utilizzati
nell'alimentazione umana, perché ricchi d'amido e di sapore gradevole.
Curiosità: il termine "kròke" fu dato da Teofrasto per indicare il filamento e i lunghi stimmi che
simboleggiavano un legame d'amore.
Da segnalare: possibile confusione con Colchicum autumnale L. (famiglia Liliaceae) velenoso per la
presenza di Colchicina. Per distinguere i due fiori è bene controllare il numero di stami: 6 per il
Colchico, 3 per il Crocus. Inoltre, l'ovario del Colchicum è supero e di forma ovale mentre nel
Crocus è appiattito o tondeggiante.

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�DIGITALE GIALLA GRANDI FLORA
( O D IGITALE G IALLA G RANDE )
Digitalis Grandiflora Mill.

Digitale à Grandes Fleures

In Alta Val Chisone si chiama: dzènsònë salvàddzë (velenouzë)
In Val Pellice si chiama: déal / fiour 'd lëvioun
In Alta Val Susa si chiama: dijtallä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Scrofulariaceae
Etimologia: Digitalis dal latino digitilus = piccolo dito
Attenzione: le piante del genere Digitalis contengono tutte, in quantità variabile secondo le
specie, un gruppo di glucosidi con potente effetto cardiotonico. Tali sostanze, di difficilissimo
dosaggio, vengono oggi riprodotte in laboratorio ed impiegate con successo nelle terapie
cardiache. É assolutamente da evitare l'uso famigliare della pianta, altamente tossica.
Curiosità: si favoleggia che le fate amino dormire dei fiori di queste piante, per questo motivo si
sconsiglia di tagliare la pianta in fiore per evitare sventure. Se tuttavia la si vuole cogliere,
sarebbe bene metterla in una stanza con una finestra aperta, in modo che la fata al risveglio
possa volare via.

36

�DORONICO
Doronicum austriacum L.

Doronic d’Autriche

In Val Germanasca si chiama: margaritto jaouno
In Alta Val Chisone si chiama: marguerìtta dzaouna 'd l'envèrs
In Val Pellice si chiama: margritta jaouna
In Alta Val Susa si chiama: margarittä jauna dl’enver

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae
Nomi Comuni: doronico dei macereti, doronico a fiori grandi
Etimologia: etimologia incerta per il nome del genere. Per alcuni di origine greca come
combinazione di "doron" e "nike" ossia "dono e vittoria", per altri di origine araba dal vocabolo
"dourondj", termine valido per le piante del genere in tutti i paesi dell'Oriente.
Proprietà ed utilizzi: tutte le specie del genere Doronicum posseggono principi medicinali e
furono in passato coltivati negli orti delle erbe officinali.. Gli utilizzi medicinali sono però
riservati in particolare a D. Pardalienches L. (non presente in Piemonte) il cui rizoma vanta
proprietà tonico sedativo, emmenagogo. Uso esterno dell’infuso come risolvente astringente in
lavande, irrigazioni, impacchi.
Curiosità: molte credenze aleggiano su tutte le specie di Doronicum le quali, secondo la
tradizione mediterranea, potevano infondere forza, vitalità e donare sicura vittoria sia in guerra
che nella caccia.

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�EPILOBIO
Chamaenerion angustifolium (L.) Scop (= Epilobium angustifolium L.)

Epilobe des Alpes

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�In Val Germanasca si chiama: érbor dë chamous
In Alta Val Chisone si chiama: floura roùia da dzìrps
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: viurī ‘d muntannhä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Onagraceae
Nomi Comuni: erba di S. Antonio, gambi rossi, garofanino maggiore, epilobio a foglie strette,
camenerio a foglie strette, fogliestrette, garofanino dei boschi.
Etimologia: il nome del genere il nome deriva dal greco "khamái" =a terra, basso e da "Nerium"
=oleandro: che ricorda un piccolo oleandro; il nome specifico da" angustus" = angusto e "folium"
= folia, ad indicare le foglie anguste.
Parte Usata: tutta la pianta
Proprietà e usi: radici emolliente e astringente, antinfiammatori. Fiori febbrifughi. Possiede
inoltre attività sedative ed espettoranti, usata per alleviare le irritazioni delle mucose della bocca
e della gola. Impiegata nel trattamento dell’adenoma della prostata e nei disturbi della minzione
a esso associato nonché nei preparati per le infiammazioni delle vie respiratorie, tosse e forme
diarroiche. Uso esterno nei casi di dermatiti, colluttori, afte. I giovani germogli possono essere
consumati come verdura sia crudi che cotti; le foglie essiccate possono esser usate come
surrogato del the, in alcune regioni del Caucaso, sono servite le estremità del rizoma come
insalata. Si consumano lessati e conditi.

39

�ERICA
Calluna vulgaris (L.) Hull (= ERICA VULGARIS L.)

Erica

In Val Germanasca si chiama: brìëro

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ericaceae
Nomi Comuni: brughiera, brugo, erica, brentoli, grecchia, sorcelli, scopetti
Etimologia: calluna deriva dal greco "kalluno" = scopare, infatti i suoi rami venivano usati per
fare scope da giardino. Erica invece deriva dal verbo greco “Ereìco” (=spezzo, rompo) per la
forza con cui rompe ghiaccio e neve sovrastanti. Vulgaris dal latino= comune, conosciuto da
tutti.
Parte Usata: sommità fiorite.
Proprietà ed utilizzi: proprietà astringenti ed antinfiammatorie, antisettiche delle vie urinarie e
antireumatiche. Vengono usate come infuso nella cura delle cistiti, nelle leucorree, nei
reumatismi e nelle albuminuria e per uso esterno nei casi di gotta, dermatosi squamose,
nevralgie reumatiche, mucose infiammate e pelli arrossate e con foruncoli. Industrialmente si
ricavano tannini e coloranti.
Curiosità: per la sua diffusione il brugo è fiore nazionale della Scozia e della Norvegia. Secondo
alcune credenze i fiori bianchi sono considerati portafortuna e talismani, quelli rosa sono segno
d’amore. nell’Ottocento era ritenuta simbolo di Solitudine. Le radici più grosse venivano
utilizzate per costruire delle pipe.

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�ERIOFORI
Eriophorum angustifolium Honck

Linaigrette, linaigrette jonc, herbe à coton…

In Alta Val Chisone si chiama: barbizìn
In Alta Val Susa si chiama: plumacchu

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Cyperaceae
Etimologia: il nome del genere dal greco "érion" = "lana" e "phoros" = "porto", cioè "portatore di
lana", per l'aspetto fioccoso delle infiorescenze; l'aggettivo specifico, dal latino, significa "a foglie
strette".
Proprietà ed utilizzi: la pianta possiede proprietà astringenti ed antidiarroiche.
Curiosità: in tempi passati, soprattutto in paesi del nord Europa, si è tentato di usare in tessitura
le fibre dei pennacchi al posto del cotone (sotto il nome di "cotone artico"), ma le fibre sono
risultate troppo fragili e inadatte a sopportare la torsione.

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�FIOR DI STECCO
Daphne mezereum

Bois-jol / jolibois / verdelet / vert-bois / Daphné bois-gentil / bois-gentil
/ mézéréon

In Val Germanasca si chiama: mezereo

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Thymelaeaceae
Nomi Comuni: pafne mezereo, Pepe di monte, mezereo
Etimologia: il nome generico viene dal greco DAPHNE = "alloro," per la somiglianza delle
foglie, il nome specifico dall'arabo e significa "mortale" con riferimento alla elevata tossicità della
pianta. Il nome volgare deriva dal fatto che la fioritura precede la comparsa delle foglie.
Proprietà ed utilizzi: specie tossica come le altre specie del genere Daphne. È una pianta molto
velenosa in tutte le sue parti, mortale per l'ingestione di bacche e semi.
La medicina popolare impiegava l'estratto alcolico della corteccia per uso esterno contro i dolori
reumatici. Inoltre questa pianta veniva usata come dermopurificante, dermoprotettivo e
depurativo drenante.

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�FIORDALISO DI MONTE
Centaurea cyanus L.

Bleuet

In Val Germanasca si chiama: parosac / përsac

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PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco κέντρον KÉNTRON pungolo, sprone: per la
forma del bocciolo, oppure dal latino CENTAURUS, greco κένταυρος céntauros centauro,
figura mitologica metà uomo e metà cavallo; secondo alcuni autori, questo genere sarebbe
dedicato a Chirone che, al contrario degli altri centauri, aveva un’indole saggia e mite: esperto
nelle scienze e nella medicina era considerato maestro di Esculapio, di Achille e di altri eroi.
Parti usate: foglie e fiori
Proprietà e utilizzi: le specie del genere Centaurea hanno diverse proprietà che variano a
seconda della specie e della parte utilizzata. In genere hanno attività tonificanti, amaricanti,
stomachiche, diuretiche e digestive. Utilizzate anche nei casi di febbre e tosse per le proprietà
antipiretiche ed espettoranti oppure come colagoghe nei disturbi del ciclo mestruale. Per uso
esterno si mostrano utili come collirio (nelle congiuntiviti), collutorio (nelle infiammazioni della
bocca) e per detergere ferite, piaghe ed ustioni oppure in presenza di edemi, gotta, reumatismi.
In cucina, dalle foglie, si estrae un colorante utilizzato per i dolci.
Curiosità: la "cianina" pur essendo un colorante, non viene utilizzato per tingere i tessuti perché
facilmente degradata dalla luce e dagli acidi. Contiene la "cianina", un glucosite antocianico
colorante (usato anche come sensibilizzatore delle pellicole fotografiche).

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�GAROFANO DI MONTE
Dianthus barbatus L.

Œillet des Alpes

In Val Germanasca si chiama: garofou / jalufraddo
In Alta Val Susa si chiama: garofanin

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PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Caryophyllaceae
Nomi Comuni: garofano montano, garofano barbato, garofano a mazzetti, speranza
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco "thiòs" = "dio o zeus" e da "ànthos" = "fiore divino
o di giove" per sottolinearne la splendida bellezza. Il nome volgare di "garofano" proviene dal
latino " caryophillus" = "garofalo" che con il tempo si trasformò nell'odierno garofano. L'epiteto
della specie è riferito alla presenza di numerose reste presenti nell'epicalice.
Parti usate: fiori
Proprietà ed utilizzi: i garofani si utilizzano in profumeria per estrarne le essenze profumate.
L'uso correlato alla medicina è stato giudicato di nessun valore, anche se nella medicina
popolare veniva usato come espettorante e diuretico.

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�GAROFANO DEI GHIACCIAI (O GAROFANO ALPINO)
Dianthus pavonius Tausch

Oeillet

In Val Germanasca si chiama: garofou salvagge
In Alta Val Chisone si chiama: garofou salvagge / pëchô garoufanìn 'd lâ ròttsa
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: garofou salvagge
In Alta Val Susa si chiama: ülés

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PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Caryophyllaceae
Nome Comune: garofano pavonio
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco “diòs”, di Zeus e “ànthos”, fiore, cioè 'fiore di
Zeus'.
Proprietà ed utilizzi: fiori dissetanti, sudoriferi, espettoranti. Per lungo tempo ai garofani furono
attribuite proprietà medicinali. Ancora nel 1700 si sosteneva “La decoctione de’ fiori di Garofano è
un potente rimedio nelle febbri maligne”, solo da poco è stato riconosciuta l'infondatezza di tali
utilizzi. In Inghilterra i garofani erano talvolta aggiunti al vino e alla birra per conferire loro un
carattere speziato.
Curiosità: molti sono i significati simbolici legati ai fiori di garofano. Nell'arte medioevale i
garofani indicavano i fidanzamenti. Il garofano rappresentò per lungo tempo il fiore della
nobiltà; fu scelto da Napoleone per decorare i nastrini della Legion d'Onore e divenne quindi
simbolo dei bonapartisti. Il garofano simboleggia l'amore sincero e di lunga durata, ma anche
l'astuzia e il sotterfugio.

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�GENZIANA AMAROGNOLA
Gentianella amarella (L.) Borner

Gentiane amère

In Alta Val Chisone si chiama:
sounàllha ‘d la ròttsa
In Val Pellice si chiama: gënsana

GENZIANA BAVARESE
Gentiana bavarica L.

Gentiane de Bavière

In Val Germanasca si chiama: braio d'
cucuc
In Alta Val Chisone si chiama: courbô,
èou 'd ràttë
In Val Pellice si chiama: pîroulet

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�GENZIANELLA (O GENZIANA DI KOCH)
Gentiana acaulis L.

Gentiane acaule

In Val Germanasca si chiama: braio d' cucuc, chaouso d’ cucuc
In Alta Val Chisone si chiama: dzensanèttë, dzensanètta
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: diòe, gensanettë
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: bràia ‘d cuccu
In Val Pellice si chiama: gënsianina chitta

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PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Gentianaceae
Etimologia: il nome generico gentiana deriva dal greco “gentiane” che secondo Plinio si riferisce
a Genzio, re dell'Illiria, il quale avrebbe fatto conoscere per primo le proprietà medicamentose
della radice di questa pianta.
Parti usate: tutta la pianta
Proprietà e utilizzi: le piante del genere Gentiana hanno, seppur con differenze specifiche,
proprietà amara aperitiva eupeptica scialagoga, stimolante digestiva, carminativa, antifermentativa, antitterica, emopoietica, antitermica, analettica, vermifuga. Tradizionalmente usate
nella preparazioni di liquori amari aperitivi e digestivi.

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�GERANIO DEI PRATI
Geranium sylvaticum L.

Géranium des prés

In Val Germanasca si chiama: geranoiu

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PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Geraniaceae
Nomi Comuni: geranio silvano, geranio dei boschi
Etimologia: il nome generico dal greco géranos (= gru) per la forma dei frutti, quello specifico
richiama: il suo habitat.
Parti usate: tutta la pianta
Proprietà e usi: i gerani hanno elevato contenuto di tannini e forniscono importanti rimedi
astringenti, antidiarroici, antiemorragici. Nella tradizione si trova l’indicazione dell’uso per
esterno delle foglie fresche come vulnerarie, cicatrizzanti risolutive. In veterinaria in impiastri
antireumatici. Piante antinfiammatoria, analgesica, febbrifuga e vulneraria.

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�GIGLIO MARTAGONE
Lilium martagon L.

Lis Martagon

In Val Germanasca si chiama: sanjann nìër
In Alta Val Chisone si chiama: lis
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: martagon
In Alta Val Susa si chiama: Sen Jan grī
In Val Pellice si chiama: Sën Jan

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PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Liliaceae
Nomi Comuni: giglio gigante selvatico, giglio martagone, riccio di dama, giglio a turbante,
turbante di turco
Etimologia: controversa è l'origine sia del nome generico che di quello specifico. Linneo riporta
il nome Lilium tra quelli di derivazione latina, Plinio, non fa riferimenti etimologici, ma
evidenzia che i Lilium dai fiori arrossati sono quelli che i greci chiamano "crinon". Alcuni fanno
derivare il nome latino Lilium dal greco "leirion", nome ora riferito ai gigli, ma anche ai narcisi, o
agli iris; altri ancora lo fanno derivare da un termine celtico, probabilmente "li" = candido o dal
persiano "lala" = giglio. Il nome specifico è voce spagnola e significa "riccioli dei capelli di, ma
potrebbe anche derivare dal turco "martagān" = turbante, per somiglianza di forma.
Parti usate: bulbo.
Proprietà ed utilizzi: il Bulbo ha proprietà diuretica, antiartritica, emmenagogo, espettorante,
emolliente, cardiotonica. Uso esterno come emolliente, risolutivo, fresco contuso in cataplasma.
Le foglie triturate sino a poltiglia venivano applicate al basso ventre come rimedio emmenagogo.
In passato il bulbo veniva lessato in acqua e consumato.
Curiosità: era pianta sacra al dio della guerra Marte e accompagnava i soldati sul campo di
battaglia in quanto era considerata come un valido amuleto.

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�GIGLIO PARADISIA
Paradisea liliastrum (L.) Bertol.

Lis de Saint-Bruno

A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: cloccho
In Alta Val Susa si chiama: Sen Jan blan
In Val Pellice si chiama: Sën Jan bianc

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�GIGLIO DI SAN GIOVANNI
Lilium bulbiferum L. var.croceum Lilium bulbiferum subsp.croceum (Chaix) Jan

Lis orangé

In Val Germanasca si chiama: san jouan – sanjann
In Alta Val Chisone si chiama: coucounéi 'd lâ ròttsa
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: senjouòn
In Alta Val Susa si chiama: Sen Jan jàunë
In Val Pellice si chiama: Sën Jan

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PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Liliaceae
Nome Comune: giglio aranciato
Etimologia: il nome della specie è chiaramente riferito alla presenza di bulbilli all'ascella delle
foglie superiori (raramente in croceum); il nome della subspecie è riferito al termine latino
"croceum" = "simile allo zafferano" con riferimento al colore del fiore.
Proprietà ed utilizzi: nella medicina popolare si utilizzano i bulbi per preparare decotti con
proprietà diuretiche ed emollienti.

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�GINNADENIA DELLE ZANZARE (O MANINA ROSEA)
Gymnadenia conopsea(L.) R. Br.

Orchis Moustique

In Alta Val Chisone si chiama: siséi dâ prô

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PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Orchideaceae
Nome Comune: manina rosea
Etimologia: il nome generico dalle parole greche "gymnos "e "aden"= ghiandole nude: i fiori delle
specie appartenenti a questo genere hanno infatti i retinacoli che sono privi di borsicole.
L'epiteto specifico deriva dal termine greco "konops"= zanzara, per il lungo sperone simile
all'apparato boccale delle zanzare.
Proprietà ed utilizzi: alcune fonti indicano l’uso del bulbo per le proprietà emolliente e
antispasmodica. Si trovano indicazioni anche per l’so esterno in lavaggi e collutori. La specie
avrebbe anche delle supposte attività antiepilettiche e anticonvulsivanti.
Curiosità: al pari di altre orchideaceae, secondo le leggende veniva raccolta da maghi e
fattucchiere allo scopo di apportare discordia o concordia tra le famiglie. In particolare veniva
prelevata ed accuratamente conservata la parte ipogea. L'apparato radicale di tali piante ha la
forma particolare di due mani congiunte alla base e consta di due tuberi. Quando maghi e
fattucchiere volevano mettere discordia tra le famiglie e nelle questioni d'amore, separavano i
due tuberi. Al contrario, per favorire la riconciliazione famigliare o dei cuori infranti, riunivano i
tuberi della pianta precedentemente divisi. Altra versione è che le radici convergenti di queste
piante, somministrate di nascosto alle persone, avevano la capacità di pacificare gli animi.
Effetto contrario sortivano invece le radici divergenti. Per tale motivo erano dette piante della
concordia o della discordia

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�GLOBULARIA A FOGLIE CORDATE (O VEDOVELLA)
Globularia Cordifolia

Globulaire à feuilles en cœur

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�U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Plantaginaceae
Nomi Comuni: vedovelle celesti, globularia a foglie cuoriformi
Etimologia: il nome del genere deriva deriva dal latino globus = sfera, globo e indica la forma del
capolino, quello specifico dal latino "cordis" = cuore e "folium"= foglia: con foglia a forma di cuore.
Attenzione: specie officinale tossica. Contiene la Globularina, un glucoside velenoso. In alcune
fonti viene indicato l’uso come potente lassativo.

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�LINARIA ALPINA
Linaria alpina(L.) Mill.

Linaire des Alpes

In Val Germanasca si chiama: erbo d l’uo
In Alta Val Chisone si chiama: suséi 'd mountànnhë

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PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Plantaginaceae
Nomi Comuni: linaiola alpina
Etimologia: il termine generico dal greco LÍNON = "lino" per la somiglianza delle foglie
caulinari con quelle del lino. Il termine specifico per l'areale di crescita.
Parti usate: sommità fiorite
Proprietà e utilizzi: si trovano informazioni sull’uso popolare della simile specie L. vulgaris le
cui sommità fiorite avrebbero attività diuretiche, antiatoniche intestinali e utilizzate per i dolori
mestruali. Se ne attesta l’uso esterno del decotto o sottoforma di unguento nei casi di acne, nelle
dermopatie, oppure come antiemorroidarie. La tintura dei fiori in pomate anticongiuntiviti. Una
ricetta indica la cottura delle sommità nella sugna, utilizzandolo poi come antiirritante.
Curiosità: i fiori sono eliotropici: ruotano seguendo il moto del sole. Quando il fiore è fecondato
cambia direzione rifiutando il sole, si dirige verso una fenditura e lì i frutti e semi maturano,
lasciando germogliare le nuove pianticelle in mezzo alle rocce o in un muretto.

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�MAGGIOCIONDOLO
Laburnum alpinum (Mill.) Bercht. &amp; J. Presl

Cytise faux / Cytise à grappes / Cytise aubour /Faux ébénier

In Val Germanasca si chiama: alboùërn

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PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Fabaceae
Nomi Comuni: maggiociondolo di montagna, maggiociondolo alpino, laburno alpino, citiso
alpino, maggiociondolo, avorniello di monte.
Etimologia: il termine generico deriva dal latino ed è di origine incerta: si è azzardata l'ipotesi di
una radice comune con l'aggettivo "eburneum", cioè "color avorio", alludendo al colore del legno
fresco; l'attributo specifico è chiaramente riferito alla zona di vegetazione abituale della pianta.
Attenzione: è specie fortemente velenosa per la presenza dell'alcaloide Citisina che ha azione
paralizzante e convulsivante. La tossina è presente in tutte le parti della pianta ma
particolarmente nei semi.
Proprietà e utilizzi: la medicina popolare un tempo si serviva di questa pianta per la cura di
malattie nervose e contro isteria, asma e le malattie del fegato. Era impiegata anche come
antidoto contro gli avvelenamenti da arsenico.
Curiosità: vuole la leggenda che nei tempi passati le streghe usassero il Maggiociondolo per
preparare bevande psicoattive che conferivano loro senso di leggerezza e di inconsistenza del
peso corporeo. Questo stato di alterazione psichica può essere inteso come il "volo della strega".
Durante i loro sabba le streghe come segno distintivo, utilizzavano un bastone di
Maggiociondolo, sul quale si dice cavalcassero durante i loro viaggi e divenuto per questo
simbolo del volo.

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�MARGHERITA ALPINA
Leucanthemum vulgare (Vaill.) Lam.

Marguerite des Alpes

In Val Germanasca si chiama: margaritto
In Alta Val Chisone si chiama: marguerìtta 'd San Jouòn
In Alta Val Susa si chiama: margarittä du pràa
In Val Pellice si chiama: margritta

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae
Nome Comune: margherita comune, margherita diploide, leucantemo volgare
Etimologia: questo termine risulta composto da due parole di origine greca "leukos" = "bianco" e
"anthemon-ἄνϑεμον"= "fiore" con chiaro riferimento al colore bianco delle ligule esterne.
Parti usate: fiori.
Proprietà ed utilizzi: i fiori hanno proprietà antispasmodiche, bechiche vulnerarie, broncosedativi, emmenagoghi. Per uso esterno l'azione vulneraria si manifesta specialmente nella
cicatrizzazione di ferite, ulcere della bocca, gengive e gola. L'acqua distillata è efficace come
collirio nelle congiuntiviti. Uso esterno dell’infuso come astringente in lavande, impacchi,
clisteri. Innovazioni primaverili in minestra. Pianta da taluno considerata insetticida per affinità
col Piretro. Le foglie tenere, sono commestibili, si usano crude nella misticanza di erbe diverse.
Curiosità: La margherita nel linguaggio dei fiori significa purezza, fedeltà e bontà d'animo.

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�MUSCARI
Muscari botryoides (L.) Mill.

Muscari

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PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asparagaceae
Nomi Comuni: muscari azzurro, muscari botrioide, pentolini, urceolini selvatici.
Etimologia: il nome del genere ha origine dal termine arabo "muskarini" (=muschio) con
riferimento all'odore muschiato emanato da alcune specie. Altra ipotesi è che deriva dal
Sanscrito "mushka" (=testicolo) per la forma del bulbo. Il nome della specie deriverebbe dal
termine greco "botrys" che verrebbe tradotto in "grappolo" in riferimento alla sua infiorescenza.
Parti usate: bulbo
Proprietà ed utilizzi: al bulbo vengono attribuite le proprietà diuretiche ed emollienti. Uso
esterno come emolliente e rinfrescante su pelli irritate e infiammate. In cucina il bulbo trova gli
stessi impieghi delle cipolle: crudo nelle insalate, cotto in sughi, bollito in agrodolce, conservato
sott’aceto.

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�NARCISO
Narcissus poeticus L.

Narcisse

In Val Germanasca si chiama: pancouto, pant 'couto
In Alta Val Chisone si chiama: pancoutë, pancouta
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: pancoutë
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: bambölhä; a Oulx: flu d’me
In Val Pellice si chiama: fiour 'd mai

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PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Amarillidaceae
Nome Comune: narciso selvatico
Etimologia: narcissus: dal greco "νάρκη nárke" (= torpore), secondo Plinio riferito alla sua intensa
profumazione (narcotico), oppure legato al mito di Narciso (Νάρκισσος Narkissos); poëticus
(=poetico o dei poeti).
Attenzione: specie officinale tossica - Proprietà e usi: Il bulbo ha proprietà emetica e depurativa,
per uso esterno era impiegato ridotto in pasta e applicato come emolliente, risolutivo. I fiori
hanno attività astringente antidissenterica, febbrifuga antitermica, antispasmodica, vomitiva. In
profumeria è impiegata per ricavarne essenza.
Curiosità: il nome di questo fiore è legato al mito di Narciso. In Cina il narciso simboleggia
felicità e prosperità, ma, secondo diversa interpretazione, può anche ricordare l’immagine del
sole, come riportato nel Cantico dei Cantici. Per altri è simbolo di amore eterno, di bellezza, di
purezza, di fertilità.

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�NIGRITELLA ROSSA
Nigritella rubra(Wettst.) K. Richt.

Nigritelle

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�In Val Germanasca si chiama: Calho-lait, èrbod'la councordio, man da Boundìou, souchëtto
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: calhë-làet
A Roure (Villaretto) si chiama: pruzurëtto
In Val Pellice si chiama: man
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: erbä du càlh; a Oulx: la nona

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Secondo quanto raccolto da Teofilo G. Pons, nel suo scritto “Vita Montanara e
tradizioni popolari alpine”, “l’èrbo d’ la councordio (erba della concordia), chiamata
anche man dâ Boundìou (mano di Dio), la nigritella, quel piccolo fiore d’un bel colore rosso
scuro, d’un profumo soave e penetrante, paragonabile all’odor di vaniglia, aveva il potere
magico di far nascere e mantenere reciproca simpatia a amore in due persone che ne
avessero insieme mangiato i minuscoli semi. Inoltre, dall’intreccio delle due radici a forma
di mano, bruna l’una e bianca l’altra, si riteneva pure di poter conoscere se i due cuori
sarebbero rimasti uniti per sempre, o se era meglio non fidarsi di un amore che sarebbe
stato passeggero”.

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�PERVINCA MINORE
Vinca minor L.

Petite Pervenche

In Val Germanasca si chiama: prouvënsalo, pervanso
In Val Pellice si chiama: përvanso
In Alta Val di Susa si chiama: përvinchä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Apocynaceae
Etimologia: il nome del genere dal latino “VINCIRE” = LEGARE, perché i lunghi getti striscianti
erano usati per preparare ghirlande con cui le ragazze amavano cingersi il capo. Il nome
specifico si riferisce alle dimensioni della pianta in contrapposizione alla VINCA MAJOR L.
Attenzione: specie officinale tossica. La pervinca è considerata pianta tossica per il suo
contenuto in vincristina. In caso di assunzione di parti della pianta i primi sintomi sono a carico
dell’apparato digerente: nausea, vomito e febbre; quelli tardivi consistono in cefalea, insonnia,
delirio, neuropatie, convulsioni e coma.
Proprietà e usi: la tradizione attribuisce alle radici proprietà diuretiche e ipotensive, alle foglie
attività tonico-amare stomachiche digestive, decogestionanti. Alcune fonti ne indicano anche
un’attività antigalattogoga, mentre altre ne indicano invece una opposta attività galattogenica.
Per uso esterno ha proprietà antiinfiammatorie utili nelle dermatosi, per foruncoli ed eczemi.
L'infuso, impiegato in bagni ed impacchi era utilizzato sulle pelli delicate ed irritabili. Fonte

62

�dell'alcaloide vincamina, che viene impiegato nell'industria farmaceutica come stimolante
cerebrale e vasodilatatore.Studi in corso per un possibile impiego nei casi di ipertensione,
disturbi circolatori cerebrali, insufficienza coronarica, turbe psicocomportamentali della senilità
Curiosità: Ai fiori della Pervinca e alle foglie sempreverdi è associato il concetto di fedeltà in
amicizia e di tenacia del dolce ricordo. In Russia veniva chiamata “rondine dei fiori” per il forte
legame con la primavera. Pianta legata a Venere. Si diceva che le foglie mangiate da marito e
moglie avrebbero propiziato l’amore tra loro. Si credeva che una ghirlanda dei suoi fiori legata
al collo potesse far arrestare il flusso del sangue dal naso.

PETROCALLIDE DEI PIRENEI
Petrocallis pyrenaica L.
P étrocalle des Pyrénées

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Brassicaceae
Nomi Comuni: petrocallis dei pirenei, petrocallide dei pirenei
Etimologia: il genere deriva il suo nome dal greco “pètros” sasso, “kàllos” beltà, “che dà
bellezza alle rupi”. Il nome specifico si riferisce alla distribuzione pirenaico-alpina della specie.

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�PRIMULA
Primula L.

Primevère

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�In Val Germanasca si chiama: pimpinéllo / pimpinèlla / pimpëtto
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: fantinë
In Val Pellice si chiama: pimpinèlla
In Alta Val Susa a Salbertrand si chiama: ghingunettä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Primulaceae.
Etimologia: il nome del genere dal latino Primus = primo, a indicare la precoce fioritura.
Parti usate: tutta la pianta.
Attenzione: alcune specie di possono determinare dermatiti da contatto
Curiosità: la primula è uno dei primi fiori che sboccia, anche nei paesi più freddi, proprio per
questo motivo è da sempre considerata il simbolo della primavera, e del rinnovamento che
questa stagione porta con sé, è anche considerata emblema di giovinezza e di precocità, è nella
tradizione popolare di molti popoli, pianta augurale. Nel Medioevo si riteneva che applicazioni
esterne di Primula sul capo e sul petto potessero scacciare la malinconia e con i fiori si
preparavano pozioni d'amore. Si pensava che decotti di queste piante potessero curare la
paralisi.
• Primula latifolia Lapeyr.
Nomi Comuni: primula a foglie larghe
Proprietà ed utilizzi: non sono documentati utilizzi di Primula latifolia nell'ambito della
farmacopea erboristica, come altre primule questa specie contiene significative quantità di
salicilati e saponine che la rendono lievemente tossica.
• Primula vulgaris Huds.
Nomi Comuni: primula comune, primavera, occhio di civetta
Proprietà ed utilizzi: proprietà espettorante, antiinfiammatoria, ad azione analgesica e
antispastica. Nel passato venivano usate le foglie come decotto per combattere i reumatismi, con
le radici venivano realizzati infusi contro l'emicrania, il succo estratto dalle foglie si usava come
cosmetico per attenuare macchie e rughe. Plinio la consigliava in caso di paralisi, gotta e
reumatismi. I fiori, le foglie e le radici essiccate possono essere impiegati per aromatizzare vini e
tisane. In cucina, le foglie più giovani e i fiori possono essere consumate in insalata, ottime anche
lessate e nei minestroni.

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�PRIMULA MAGGIORE
Primula elatior (L.) Hill. Primula veris L. (= P. officinalis (L.) Hill)

Primevère des bois

In Val Germanasca si chiama: pimpinéllo, pimpëtto
In Alta Val Chisone si chiama: braièttë, braiètta
In Val Pellice si chiama: pimpinèlla / jaluquet
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: cuccu

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Primulaceae
Nome Comune: primula odorosa
Proprietà ed utilizzi: il rizoma risulta avere attività antiemetica, neurotonica, bechica
espettorante, antireumatica. Uso esterno in impacchi sedativi, antiecchimosi. Altre applicazioni
riguardano il trattamento sintomatico di tosse, asma e le malattie dell'apparato respiratorio
grazie all’azione fluidificante ed espettorante delle saponine presenti. Le foglie sono state
utilizzate come antiartritiche antireumatiche, antigottose, anche per uso esterno del decotto nel
latte, in cataplasmi I fiori hanno attività calmante anticonvulsiva, bechica sudoriferia diaforetica,
diuretica, antinfiammatoria, depurativa, drenante, lassativa. Uso esterno: contusioni, pruriti,
screpolature, punture di insetto, collutori. In cucina le giovani foglie possono essere consumate
sia crude che cotte, sole od assieme ad altri tipi di verdura. Anche i fiori possono essere aggiunti
ad una insalata. Le foglie possono essere usate anche nelle minestre.

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�REGINA DELLE ALPI
( O C ALCATREPPOLA ALPINA , E RIGIO DELLE A LPI , C ARDO A ZZURRO )
Eryngium alpinum L.
P anicaut

bleu des Alpes / chardon bleu des Alpes

In Alta Val Chisone si chiama: rénë 'd la mountànnhë, réna 'd lâ mountànnha,
tsardousa vioulètta

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Apiaceae
Nomi Comuni: calcatreppola alpina, eringio delle alpi, regina delle alpi, eringio alpino, cardo
azzurro.
Etimologia: di origine incerta, il nome generico parrebbe derivare dal greco "erungion" o "eruma",
richiamando il primo termine il riccio ed il secondo la difesa: in entrambi i casi il riferimento
sarebbe alle spine di cui sono dotate foglie, brattee e capolini, a protezione dal morso degli
erbivori.
Proprietà e usi: da segnalare la specie affine E. campestre di cui si utilizza la radice, a cui sono
attribuite attività spasolitica, diuretica, emmenagoga eupeptica colagoga, carminativa, lassativa,
antigalattogoga. Il suo impiego terapeutico è segnalato nei casi di ritenzione idrica, drenaggio,
calcolosi renale, tosse stizzosa o pertosse.
Curiosità: in passato ritenuta contravveleno dell’Aconito.

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�RODODENDRO ROSSO
Rhododendron ferrugineum L.

Rhododendron Ferrugineux

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�In Val Germanasca si chiama: brousé
In Alta Val Chisone si chiama: brousét, brousée (brouséi)
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: brousé
In Alta Val Susa a Salbertrand si chiama: aburséi; a Oulx: bruséi
In Val Pellice si chiama: brousé

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ericaceae
Nomi Comuni: rododendro rosso, rododendro ferrugineo, rosa delle alpi
Etimologia: il nome del genere dal greco "rhodon"= "rosa" e "dendron"=" albero"=" albero delle
rose". Il nome specifico indica il colore della pagina inferiore delle foglie.
Parte usata: foglie, fiori, galle
Attenzione: specie officinale tossica. Le foglie contengono glucosidi che sono stati causa di
avvelenamenti di cavalli, pecore ed altri erbivori.
Proprietà e utilizzi: li principi attivi della pianta risiedono soprattutto nelle foglie, nelle galle e
nei fiori. Ha proprietà diaforetiche, diuretiche, depurative, antireumatiche e antigottosa, toniche
generali, anticalcolosi renale e diuretiche. Veniva utilizzata contro reumatismi articolari e litiasi
renale. Le galle hanno proprietà astringenti. L'infuso di foglie e galle era utilizzato in passato
contro la sciatica, l'artrite e le affezioni croniche della pelle.
Curiosità: nel passato i rametti secchi del Rododendro venivano utilizzati come scope e filtri per
il latte. Dalla macerazione delle galle in olio si ottiene l’"olio di marmotta" ritenuto efficace
contro i dolori reumatici e come vulnerario. Foglie e fiori entrano nella formulazione del “the
svizzero” depurativo e fortificante. Il fiore è talmente appetito dalle api, che il suo nettare in
quantità più o meno importanti è rappresentato in tutti i mieli di alta montagna.

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�ROSA CANINA
Rosa canina L.

Rosier des chiens, Rosier des haies ou Églantier des chiens

In Val Germanasca si chiama: agoulensie, bosou, ergoulensìe, goulounzo
In Alta Val Chisone si chiama: flórs 'd lâ goulènsha
In Alta Val Susa si chiama: flu dl’argurënsié
In Val Pellice si chiama: gratacul

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�U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Rosaceae
Etimologia: l'origine del nome generico è incerta, secondo alcuni deriverebbe dal latino "rosa" e
questo dal greco "rhódon" rosa, secondo alcuni deriverebbe dal sanscrito “vrad o vrod” (=
flessibile) con allusione alla flessibilità dei rami o dal celtico “rhood o rhuud” (= rosso). Il nome
specifico deriva dal greco "Kynosbator" "kynos" (= cane) e "batos" (= arbusto spinoso), da associare
all'uso che si faceva un tempo della radice di questa pianta per curare la rabbia.
Parte usata: falsi frutti (cinorroidi), foglie, fiori
Proprietà ed utilizzi: le foglie hanno proprietà contrastanti: sia antidiarroiche che blande
lassative. I petali sono aromatizzanti correttivi, rinfrescanti, lassativi, antidiarroici e usati
esternamente in colliri, colluttori o lavande; i frutti, detti Cinorroidi, sono utilizzati come
correttivi, rinfrescanti, vitaminici per la grande concentrazione in vitamina C, antinfiammatori
dell’apparato genito-urinario, diuretici, astringenti. L’uso esterno dei frutti come tonificante,
schiarente e levigante della pelle oppure per le proprietà antiemorroidarie. Vengono preparati
anche in conserve e marmellate.
I semi sono indicati da alcuni come antinervosi e vermifughi contro gli ascaridi.
Le galle sono dovute alla puntura di Rhodites rosea L., un imenottero. Hanno attività diuretica e
antisudorifera, per uso esterno sono astringenti e decongestionanti. Le galle erano considerate
possibili succedanee alla segale cornuta come regolatori delle contrazioni uterine.
La rosa canina viene quindi utilizzata come tonica, antinfiammatoria, antiallergica, blandamente
diuretica, cicatrizzante, antisettica, vasoprotettrice. Ottima in caso di raffreddori, influenza,
gastrite e diarrea.
Curiosità: nel linguaggio dei fiori alla Rosa canina si attribuisce l'indipendenza, ma anche la
poesia

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�SASSIFRAGA
Saxifraga

Saxifrage

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�In Val Germanasca si chiama: gaoudrimounnha
In Alta Val di Susa a Salbertrand si chiama: flùu dla crasilha

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Sassifragaceae
Etimologia: il nome generico deriva dal Latino "saxum" = sasso e "frangere" = rompere, significa
"pianta che spezza le pietre", poiché si trova spesso su rocce, dove riesce ad insinuare le radici
anche in piccole fessure; un'altra interpretazione fa riferimento ai "sassi renali", cioè ai calcoli,
che quest'erba riuscirebbe a sbriciolare;
Proprietà e utilizzi: le piante di questo genere possiedono proprietà diuretiche e portano
giovamento nell'alleviare i dolori provocati da calcoli renali. Le parti aeree hanno proprietà
espettoranti, antidissenteriche, astringenti. Erano utilizzate esternamente contro foruncoli
oppure in colliri.

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�SCUTELLARIA ALPINA
Scutellaria alpina L.

Scutellaire des Alpes

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Lamiaceae.
Nome Comune: scutellaria delle Alpi
Etimologia: il nome del genere scutellaria deriva dal latino SCUTELLUM = scodella, nel senso
di borsa a forma di scodella, alludendo alla forma del suo calice, mentre il nome specifico alpina
si riferisce all'habitat in cui vive.
Parte usata: parte aerea
Proprietà e usi: alcune specie di Scutellaria sono state utilizzate in passato nel trattamento di
epilessia, insonnia, ansia, nel trattamento delle infezioni del cavo orale. Vanterebbe proprietà
antinfiammatoria, stomachica, antispasmodica, astringente, febbrifuga, nervina e tonica.

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�SEMPREVIVO GUARDACASA
Sempervivum Arachnoideum L.

Joubarbe des Montagnes

In Val Germanasca si chiama: ocuvìa / moûtoun grâ/ oouvìa / imortèllo /
poum dë chabbro
In Alta Val Chisone si chiama: plòntë gròsë, plònta gròsa
In Alta Val Susa si chiama: viadāsi
In Val Pellice si chiama: minin

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Crassulaceae
Nome Comune: semprevivo ragnateloso
Etimologia: Sempervivum dal latino sempre vivo, probabilmente per la resistenza di queste
piante in ambienti ostili e siccitosi. Arachnoideum da Aracne. Aracne nella mitologia era una
fanciulla dalle prodigiose doti di tessitrice che, a seguito di una sfida di bravura al telaio persa
contro la dea Atena si suicidò per la vergogna. Atena la resuscitò sotto forma di ragno. L'epiteto
specifico deriva perciò da "ragno" e si riferisce alla ragnatela che ricopre le rosette basali
Parti usate: foglie fresche
Proprietà ed utilizzi: le proprietà sono comuni tra i Semprevivi. Le foglie fresche sono
diuretiche, astringenti, erano utilizzate masticate come antidolorifico dei denti. Per uso interno
contro le infiammazioni in genere. La medicina tradizionale ne consigliava l’utilizzo per

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�dismenorrea, amenorrea come antispasmodico oppure nelle forme febbrili. L’uso esterno era
conosciuto per le proprietà lenitive. In infusi o succo per screpolature e bruciature, triturate in
aceto per curare calli e verruche, in cataplasmi antiemmorroidari, contro le ulcerazioni della
pelle e le punture degli insetti.
Curiosità: Carlo Magno ordinava di piantare il semprevivo sui tetti delle case per evitare i
fulmini. Pare che nell’antichità venisse dato un po' di succo da bere ai neonati nel primo venerdì
dopo la nascita, per proteggerli dalle convulsioni e assicurare una lunga vita.

SILENE
Silene vulgaris (Moench) Garcke

Silène enflé / Silène commun / Claquet

In Val Germanasca si chiama: eiclupilhét

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Caryophyllaceae.
Nomi Comuni: silene rigonfia, bubbolini, strigoli, erba del cucco
Etimologia: il nome generico è legato alla figura mitologica di Sileno compagno di Bacco,
perennemente ebbro e con il ventre gonfio, proprio come il calice di alcuni fiori di questo genere;
il nome specifico deriva dal latino "vúlgus" = volgo, comune, diffuso, frequente.
Utilizzi: le foglie primaverili della pianta sono utilizzate in cucina. Vengono lessati, cucinati in
padella oppure in minestre e frittate.

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�SPERONELLA
Delphinium Dubium (Rouy &amp; Foucaud) Pawł.

Dauphinelles / Pieds-d'alouette

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranunculaceae.
Nome Comune: speronella alpina
Etimologia: il genere deriva il suo nome dal greco “delfis” (=delfino) alludendo alla forma
affusolata dello sperone. Il nome specifico significa in latino dubbioso, incerto.
Attenzione: data l'alta tossicità di tutte le specie del genere, l’utilizzo è sconsigliato. Contiene
alcaloidi quali la Delfinina molto tossici.
Proprietà: in tempi antichi si utilizzavano fiori e foglie per preparare infusi con proprietà
diuretiche, vermifughe, antiinfiammatorie. Si trovano informazioni dell’uso della pianta da
parte dei chirurghi poiché ritenuta cicatrizzante le ferite e in grado di saldare le fratture ossee.
Uso esterno dei fiori e dei semi come antiparassitari.

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�SOLDANELLA COMUNE
Soldanella alpine L.

Soldanelle des Alpes

In Val Germanasca si chiama: souchëtto
In Alta Val Chisone si chiama: cloutsèttë, cloutsètta
In Alta Val di Susa a Salbetrand si chiama: drulettä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Primulaceae
Etimologia: il termine generico è riferito alla forma delle foglie, che rammentano un soldo, cioè
una moneta (dal latino "solidum" = "massiccio", alludendo all'oro); l'attributo specifico menziona
la zona di vegetazione della pianta.
Parti usate: radice
Proprietà ed utilizzi: pur non godendo di gran valutazione sotto l'aspetto officinale, questa
graziosa pianta è stata usata dalla medicina tradizionale come blando purgante, impiegando la
radice essiccata, direttamente (polverizzata e mescolata a marmellata o miele) o per decotti.

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�SPILLI DI DAMA
Armeria alpina Willd.

In Val Germanasca si chiama: carèsio

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Plumbaginaceae
Nomi Comuni: spillone alpino, armeria alpina, spilli di dama
Etimologia: l'etimologia è incerta, secondo alcuni da una voce celtica ar mor che significa 'presso
il mare'. L'epiteto della specie è relativo all'areale di distribuzione.

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�STELLA ALPINA
Leontopodium alpinum Cass.

Edelweiss

In Val Germanasca si chiama: edelvàis, steiletlo
In Alta Val Chisone si chiama: itialèttë, itialètta
In Alta Val Susa si chiama: itiérä alpinä
In Val Pellice si chiama: ëlvàis / stela alpina

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae.
Nomi Comuni: stella alpina, edelweiss
Etimologia: il nome generico dal greco "lèon"= leone e "poùs" = piede "piede di leone", poiché la
forma delle infiorescenze assomiglia nell'insieme, all'impronta di una zampa di leone; l'epiteto
specifico indica l'habitat.
Parti usate: foglie e fiori
Proprietà e utilizzi: fiori e foglie hanno proprietà astringenti stitici, bechiche.
Curiosità: in tutti i tempi questa pianta è stata considerata il simbolo degli alpinisti e della
montagna. In passato si riteneva che la pianta fosse un rimedio contro la rabbia e la dissenteria,
nonché contro il malocchio.

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�TRIFOGLIO DELLE ALPI
Trifolium spp.

Tulipe des bois / Tulipe sauvage

In Val Germanasca si chiama: trafeùlh

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Fabaceae
Etimologia: il nome del genere deriva dal latino “tri” = 3 e “folium” = foglia, con riferimento alle
foglie ternate.
• Trifolium repens L.
Nomi Comuni: trifoglio ladino, trifoglio bianco, trifoglio rampicante.
Etimologia: l'epiteto specifico da "répo"= io striscio: strisciante.
Proprietà ed utilizzi: pianta antireumatica, depurativa, oftalmica, detergente, tonica. Indicata
per i disturbi della digestione e le diarree, le infiammazioni delle vie respiratorie, i reumatismi.
Per uso esterno, è antisettico. I fiori possono essere utilizzati in frittata. Nel passato, durante
periodi di carestia, i capolini secchi venivano raccolti per essere macinati, integrando in questo
modo la farina.

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�TULIPANO
Tulipa sylvestris L.

Tulipe des bois / Tulipe sauvage

In Val Germanasca si chiama: tulipan / tulippo

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Liliaceae.
Nomi Comuni: tulipano dei campi, tulipano silvestre
Etimologia: il termine generico deriverebbe dal vocabolo persiano "toliban", nome con il
quale i locali chiamano questa pianta. L'epiteto specifico deriva dal latino "silvestris"= del
bosco, selvatico.
Proprietà ed utilizzi: specie tossica. Bulbi, foglie e petali dei fiori provocano diarrea e
vomito se ingeriti.
Curiosità: in diversi miti il tulipano è scambiato tra innamorati come dichiarazione dei propri
sentimenti.

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�VIOLA
Violaceae

Violette

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�In Val Germanasca si chiama: viòoulëtto
In Alta Val Chisone si chiama: vioulèttë, vioulètta
In Val Pellice si chiama: vioulëtta
In Alta Val di Susa si chiama: viurëttë

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�U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Violaceae
Parte usata: parte aerea
Proprietà ed utilizzi: le piante del genere Viola hanno proprietà antinfiammatorie, diuretiche,
espettoranti, emollienti, tossifughe. Le mucillagini rendono queste piante adatte per il
trattamento delle prime vie respiratorie. Le foglie hanno blande proprietà lassative. I fiori,
utilizzati per infusi e sciroppi, hanno attività depurativa. Le radici si impiegano per decotti
espettoranti e lassativi. Per uso esterno vengono utilizzate per scottature e infiammazioni. Gli
estratti vengono utilizzati sia per via interna che per uso esterno nei casi di dermatosi come
acne, psoriasi, prurito, ulcerazioni, crosta lattea. Foglie giovani e fiori possono essere usati in
cucina, in particolare in insalate.
Curiosità: i semi delle Viole sono dotati di una piccola appendice, detta eleosoma, ricco di
sostanze grasse, di cui sono molto ghiotte le formiche. Queste raccolgono i semi e li portano nei
loro nidi sotterranei, e dopo aver consumato i nutrienti, abbandonano i semi, lasciandoli già
"seminati" e pronti a germogliare per la nuova stagione.

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��SEZIONE II

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�ACETOSA
RUMEX ACETOSA L.
Oseille Commune
Per leggere la carta: Le denominazioni attestate in area occitana e
a Bibiana rimandano alla caratteristica amara della pianta, alla
base del nome latino, forse anche con interferenza tra acet- e
arctium ‘bardana’; forse da lappa (DuCange, s.v.) lavasöl,
denominazione altrimenti attestata per la bardana appunto,
accanto a lavassa: il passaggio P&gt;v può essere stato accompagnato
da una reinterpretazione del nome da lavè, lavare. A Roure, simili
all’acetosa sono lî grîsin, che però verrebbero più alti (sempre nei
prati); l’informatore di Rorà ci informa che, a Villar Pellice, la
pianta si chiama: sitoura, forma che trova conferma a Bobbio
Pellice, dove l’informatore sostiene che il termine derivi dal
sapore acidulo del gambo. Il termine tsèou è stato raccolto nella
zona di Rochemolles.
Saperi locali: La pianta è conosciuta e riconosciuta in tutta l’area
d’inchiesta, sia montana sia di pianura; in tutti i luoghi si sottolinea come cresca in territori aridi, tra
le pietre, nei clapìe o nei muri a secco. Il carattere aspro viene sottolineato dall’utilizzo dei nomi in
lingua locale, soprattutto nei punti di parlata occitana. Solo un informatore (PRAROSTINO) utilizza
per identificarlo il fiore rosso –a pannocchia– probabilmente alla base del tipo piemontese ‘galüciu’.
Si mangia in minestra o nelle frittate primaverili, con altre verdure, oppure in insalata, anche se in
alcune zone non si conosce un uso estensivo in cucina, per il gusto acido (PRAMOLLO, PRAROSTINO).
A proposito del gusto acidulo con effetti rinfrescanti: gambo e foglie venivano succhiati appena colti,
quando si andava a fienare o a tagliar l’erba da dare alle vacche (PRAMOLLO, ROURE); ma anche per
gioco «al posto delle caramelle» (PRAROSTINO), benché sul fusto si possano annidare piccole uova di
tenia o altri vermi intestinali (BOBBIO PELLICE).
Botanica
Famiglia: Polygonaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 30 ai 100 cm. Il fusto si presenta rossastro nella parte
inferiore, mentre le foglie oblunghe sono sagittate e appuntite, con le punte rivolte verso il basso. Le
infiorescenze sono lasse e costituite da piccoli fiorellini rosso/verdognoli; si differenziano in piante
femminili e maschili: nelle prime le infiorescenze presentano tre stigmi, nelle seconde due.
Habitat: specie diffusa su prati magri e grassi, pascoli, margini dei sentieri e rive di ruscelli e fiumi.
Predilige i terreni ricchi di humus e sostanze nutritive. Fiorisce da aprile a luglio.
Parti usate: le foglie e i germogli giovani, dal gradevole sapore acidulo, raccolti prima della fioritura,
in genere verso marzo/aprile. Questi contengono ossalato di potassio, calcio ossalico, vitamina C e
ferro. Hanno effetto rinfrescante, depurativo, astringente e diuretico. Tuttavia la maggior parte delle
specie di Rumex (come lo spinacio e il rabarbaro) contiene ossalati e, se assunte in dosi eccessive, può
provocare problemi digestivi.

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�Bardonecchia

Arvieux

asitourë –
tsèou brusqueutta

Aiguilles

Sestriere

asëccla (pl.)

Abriès

asì(n)tou

Pragelato
(Grand Puy)

asuitto
Prali

Roure (Bourcet)

asuitta (pl.)

Bobbio Pellice

sitoura

Perrero

asìtoula (pl.)

Fenestrelle

aseuccla (pl.)

sitouro - èrbo brusco

Chiomonte

zhoure

Bibiana

arziula èrba brüsca
- galüciu

Prarostino

Luserna
S. Giovanni

eisioula

Rorà

galüciu
Villar Perosa

azioula

Pramollo

asuitta (pl.) earbo brusco
- asuittoulo

�ACHILLEA MILLEFOGLIE
ACHILLEA MILLEFOLIUM L.
Achillée Millefeuille

Per leggere la carta: Il tipo predominante nelle valli Chisone e
Germanasca è “primofiore”, forse da intendersi ‘fiore di primavera’. In
val Pellice i nomi si possono riconoscere come composti di ‘tagliato’,
e forse hanno origine da un ‘maltagliato’ o simile, per le sue proprietà
cicatrizzanti e forse anche in connessione con pratiche di falciatura:
Penzig attesta in tutta l’alta Italia nomi riconducibili a ‘erba del taglio’.
Il tipo ‘millefiori’ di Villar Perosa, variante di ‘millefoglie’.
Saperi locali: Nelle aree montane è molto più conosciuta e utilizzata
rispetto a quanto avviene nei comuni di pianura, dove, sebbene
quasi tutti gli informatori riconoscano la pianta, pochi la utilizzano.
A FENESTRELLE venivano raccolte le sommità fiorite per preparare
delle tisane digestive e calmanti, che avevano anche funzioni
antidolorifiche. A PRALI si distingue l’achillea bianca da quella rosa:
in entrambi i casi la foglia viene utilizzata per la minestra e il fiore
per i liquori e le tisane: le informatrici sostengono che si possa
raccogliere anche nei prati vicino alle borgate. A PRAMOLLO si
metteva nell’olio con la canfora e si usava per massaggiare i muscoli.
Una volta si pestava la pianta intera, ne usciva un liquido che veniva
utilizzato per fare degli impacchi per il mal di denti. A LUSERNA si usava moltissimo, per le
emorroidi, sia in impacchi sia in infusione. A BOBBIO PELLICE si conosceva come cicatrizzante: le
foglie venivano pestate, quindi gli si urinava sopra, dopo di ché l’impacco veniva applicato sulla
ferita, che si rimarginava in pochi giorni: anche l’urina era considerata un disinfettante.
Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta 30-60 cm, dotata di un fusto ricoperto di una fitta peluria e
ramificato alla sommità. Le foglie sono fittamente suddivise, quasi al punto di assomigliare a quelle
di alcune felci. Alla sommità del fusto troviamo l’infiorescenza a corimbo, costituito da tanti piccoli
fiorellini bianco-rosati. Fiorisce da giugno a settembre.
Habitat: prati aridi, incolti, ai margini dei sentieri dal livello del mare fino ai 2500 m. È diffusa in
tutta Italia.
Parti usate: l’intera sommità fiorita, raccolta da giugno a settembre. I fiori vengono usati come tonico
della circolazione sanguigna, stomachico, antispasmodico, antiemorragico (epistassi, emorroidi
sanguinolenti, vescica infiammata), eupeptico e sono un rimedio all’inappetenza. Sono anche molto
utili nei disturbi femminili, in particolare nella dismenorrea, perché riescono a normalizzare il ciclo
doloroso e irregolare. In cosmetica viene utilizzata sotto forma distillata, con acqua; per la presenza
di azulene, alla stregua della camomilla.

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�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

couvoulp

Chiomonte

Prali

Bobbio Pellice

murtallha

Perrero

primmofloûr

Roure (Bourcet)

melatià

Rorà

milafiur

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

meltaià

Pramollo

primmafloûr

primflour - pinflour

primmofloûr

Fenestrelle

primmë-flour

�ACONITO
ACONITUM NAPELLUS L. EMEND S.
Casque-de-Jupiter

Per leggere la carta: Il tipo più diffusamente attestato (fa eccezione
soltanto la forma raccolta a Rorà) è tora (toro), voce già raccolta in
Mistral per ‘pianta velenosa’, dal lat. med. thora ‘toxicum,
venenum’ (Du Cange, s.v.). La pianta è conosciuta solo in zone
montuose, da cui scende in area pedemontana. L'informatore di
Chiomonte sembra conoscere questo fitonimo non tanto per averlo
sentito impiegare, quanto per averlo trovato in un testo poetico
chiomontino del secolo scorso.
Saperi locali: Si tratta di una pianta poco conosciuta, se non in
qualche località montana, dove è nota soprattutto per la sua
tossicità, potenzialmente pericolosa per gli animali. Le informatrici
di PRALI raccontano di come la pianta sia diffusa sul territorio:
nella località Selle, se si guardano i prati dove hanno pascolato le
mucche, si possono notare delle zone non brucate, dove gli animali
hanno evitato di mangiare questa pianta. A PRAMOLLO la pianta è diffusa soprattutto lungo i
torrenti: un tempo, quando si portavano al pascolo per la prima volta i vitelli, si strofinava loro la
pianta sul muso, in modo da far loro capire che era cattiva.
Botanica
Famiglia: Ranunculaceae
Descrizione: pianta perenne erbacea, con fusti eretti, poco ramificati, coperti di peli appressati e con
foglie profondamente palmate. Si riconosce grazie all’infiorescenza, caratterizzata da una lunga spiga
terminale di fiori blu-violacei. Questi hanno una forma di casco e sono lungamente peduncolati,
sistemati a grappolo.
Habitat: vegeta presso le rive di ruscelli, nei luoghi umidi, nei prati, nei pascoli e ai margini dei
boschi di montagna. Fiorisce da giugno ad agosto ed è presente solo nell’Italia settentrionale, fra i
1000 e i 2600 m.
Parti usate: si tratta di una pianta estremamente velenosa! Tutte le specie di Aconitum contengono
l’alcaloide aconitina, una delle sostanze vegetali più tossiche che si conoscano: bastano pochi
milligrammi per procurare la morte. La maggior concentrazione di principio attivo è presente nelle
radici, sebbene tutta la pianta sia velenosa. Si possono verificare irritazione e intossicazioni anche
solo tenendo in mano l’aconito, poiché i principi attivi vengono assorbiti molto bene attraverso la
pelle. In particolare l’azione irritante è legata alla liberazione di glucosidi da parte del fusto e delle
foglie ciò avviene quando vengono maneggiati. Questo meccanismo è assai sviluppato nelle
ranuncolacee, infatti i glucosidi liberati in risposta agli insulti meccanici sono tossici per la pianta
stessa, tanto che è una caratteristica delle Ranuncolacee non conservarsi dopo essere state recise.
Nonostante ciò, alcune specie sono utilizzate a scopo medicinale, infatti, se utilizzata correttamente,
la pianta ha numerosi effetti terapeutici.

89

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

napél

Chiomonte

Prali

èrbo toro

Fenestrelle

Bobbio Pellice

tora

Perrero

Roure (Bourcet)

confortaqueur

Rorà

tora
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

èrbo toro

�ARNICA
ARNICA MONTANA
Arnique

Per leggere la carta: La carta presenta risposte per tutte le località
montane o pedemontane: il tipo maggiormente diffuso è tabacas
(tabacos a Fenestrelle), ma in un paio di punti ricorre anche il
coetimologico dell’italiano arnica.
Saperi locali: Pur essendo una specie protetta, nell’alta Val Chisone
e in val Pellice è da sempre utilizzata. Si usano i fiori che possono
essere messi in alcool (a BARDONECCHIA e a SESTRIERE nella
grappa), da cui si ottiene la tintura (che ha una reazione più forte),
oppure in olio. Si lascia in infusione una ventina di giorni, prima al
sole e poi in un luogo fresco, scuotendolo ogni tanto e filtrandolo
quando l’olio ha preso colore. Serve come impacco o per massaggi
in caso di dolori muscolari, contusioni o slogature. A BOBBIO
PELLICE veniva usata fresca, al massimo pestata con un po’ di
strutto, mettendola come impacco sulle contusioni. A BOURCET si
pensava che sfregare un fiore di arnica su una puntura di ape o
vespa servisse ad alleviare il dolore: «Frétta lì n’tabacas!» “Strofina lì
un fiore d’arnica!”. Sempre a Bourcet si raccoglievano i capolini per venderli. Si facevano seccare
nella grangia per il grano, quindi si mettevano nei sacchi in attesa del passaggio di un negoziante di
FENESTRELLE che passava da tutte le famiglie: gli uomini avrebbero poi portato tutti i sacchi
acquistati a valle, sulle slitte. A PRAROSTINO non si usava perché si credeva facesse andar via la pelle,
mentre a PRAMOLLO si raccomanda di non mettere la tintura a contatto con delle ferite cutanee, per
piccole che siano. A CHIOMONTE è attestata l’usanza di fumare le foglie di arnica “come il tabacco”,
dalla quale probabilmente discende la denominazione tabacas. In pianura non si conosceva o, in caso
contrario, la si comprava.
Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta 20-40 cm, presenta un rizoma da cui dipartono numerose
radichette e dal quale ogni anno rivegeta la pianta. Le foglie sono disposte a formare una rosetta
basale, mentre lungo lo stelo generalmente si sviluppa un solo paio di foglie opposte. Da ogni stelo si
sviluppa un solo fiore di colore giallo oro. Fiorisce da giugno ad agosto, a seconda dell’altitudine.
Vegeta dai 500 ai 2.500 metri.
Habitat: predilige i suoli acidi, aridi e freschi. Si sviluppa su brughiere, torbiere, prati e boschi radi.
Sparsa sui rilievi delle Alpi e dell’Europa Centrale.
Parti usate: i fiori (capolini) raccolti in estate durante la fioritura. Si applica sotto forma di unguenti,
creme o tinture in caso di distorsioni, dolori muscolari e articolari, slogature e reumatismi. Per la
tossicità di alcuni composti, l’impiego è limitato per “uso esterno”, e da non applicare in caso di ferite
aperte, date le possibili reazioni avverse o allergiche.

90

�Bardonecchia

arnica

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

tabacon

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

arnica

arnica - tabac

Chiomonte

Prali

tabacas

Fenestrelle

tabacos

Bobbio Pellice

tabacas

Perrero

tabacas

Roure (Bourcet)

tabacas

tabacas

Rorà

Luserna
S. Giovanni

tabacas
Bibiana

Prarostino

tabacas

Villar Perosa

tabacas

Pramollo

tabacas

tabacas

�ARTEMISIA VULGARIS
ARTEMISIA VULGARIS L.
Armoise Commune

Per leggere la carta: Si noti che in quasi tutte le località
ricorre il tipo coetimologico dell’italiano artemisia, con
realizzazioni fonetiche più o meno distanti da questo. A
Pramollo si sottolinea come a San Germano la pianta venga
chiamata ërtemiza.
Saperi locali: La pianta vegeta spontaneamente quasi
dappertutto, e si utilizzano molto le foglie e le sommità
fiorite che vengono bevute sotto forma di infuso. L’uso
popolare la consiglia prevalentemente per le donne con
problemi mestruali o mestruazioni dolorose e in generale
per tutto l’apparato sessuale femminile; infatti un detto
diceva «se la fennë sabéssë la virtù d’l’arsëmizë i s’nën pliaria t’
lou dzours dins sa chamizë»: “se la donna conoscesse le virtù
dell’artemisia se la terrebbe ogni giorno nella sua camicia”
(PRAGELATO e SESTRIERE). La pianta veniva usata anche
per le mucche partorienti, forse per le sue virtù depurative.
A PERRERO si utilizzava anche, insieme ad altre erbe
aromatiche, per fare dei fumi all’interno delle stalle, «për fâ
l’eitubbo», ovvero per depurare e pulire il locale, dopo che le
mucche venivano portate al pascolo. A PRAROSTINO c’era un’usanza simile: si aveva l’abitudine,
quando la mucca partoriva, di far bruciare un po’ di artemisia per profumare la stalla, perché si
diceva che altrimenti le vacche avrebbero perso il latte a causa dell’odore del letame.
Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, cespugliosa, con un lungo fusto rossiccio e ramosissimo, alto
dai 50 ai 150 cm. Le foglie sono pennatorpartite, con segmenti dentati: la pagina superiore è verde
scuro e glabra, mentre la pagina inferiore è coperta di fitti peli bianco-grigiastri. Agli apici degli steli
sono riunite in pannocchie le infiorescenze bruno-giallastre.
Habitat: bordi di sentieri e di strade, incolti. Predilige i terreni azotati dal livello del mare fino ai 1000
m. Fiorisce da giugno a settembre ed è presente in tutta Italia.
Parti usate: si utilizzano le sommità fiorite (raccolte tra luglio e agosto) in tisana, che hanno proprietà
amaro-toniche, emmenagoghe, sedative e digestive, per la cura di dismenorrea e amenorrea,
irregolarità del ciclo mestruale, parassitosi intestinali, stati anoressici e dispepsia. Le radici sono
indicate anche a favore del sistema nervoso centrale in caso di sovraccitazione e stanchezza generale
(usi e tradizioni popolari attribuiscono alla pianta anche proprietà antiepilettiche). Foglie e boccioli
dei fiori apicali possono essere utilizzati anche come spezia (leggermente amarognola) per condire
piatti di carne, insalate e zuppe.

91

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

arsimîz

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

arsëmizë

artimizo

Chiomonte

Prali

ërsëmizio

Fenestrelle

arsëmizë

Bobbio Pellice

artemizia

Perrero

armiza (pl.)

Roure (Bourcet)

arsëmizo

artemizia

Rorà

Luserna
S. Giovanni

artemizia
Bibiana

Prarostino

artemiza

Villar Perosa

artemizia

Pramollo

ërtëmizo

artemizia

�ASPARAGO SELVATICO
ARUNCUS DIOICUS (W.) F.; ASPARAGUS OFFICINALIS L.; ORNITHOGALUM PYRENAICUM L.
Asperge Sauvage

Per leggere la carta: La pianta è conosciuta
solo in area montana, dove cresce; tutte le
denominazioni continuano il latino, con
l’aggettivazione ‘selvatico’, tranne quella
attestata a Fenestrelle, glaoudia. A Prali viene
riportata anche la denominazione ëspars
salvagge, che è percepita come più italianizzata;
a Prarostino l’informatrice cita anche gli spari
(asparago dei boschi) e il doumbrenque
(asparago “barba di capra”). A Luserna San
Giovanni, l’asparago «che fa la lanetta bianca
lo chiamiamo in francese, la reine des bois».
Saperi locali: L’asparago selvatico è
conosciuto solo in area montana. Forma e uso
lo avvicinano all’asparago domestico. Non
cresce ovunque, ma soltanto nelle zone umide
(PRALI), vicino ai torrentelli e nelle zone
ombrose del sottobosco (BOBBIO PELLICE,
PRAROSTINO), nelle rogge ma pure in aree un
poco pietrose, non dove ci sia troppa erba
(PERRERO). A PRAMOLLO l’informatrice ci dice
invece che la pianta si trova nei prati assolati,
dove viene raccolta per uso alimentare, o in
virtù dei suoi effetti diuretici. Viene raccolto
quando è ancora rosso, prima che salga troppo
in fretta; vengono fatti bollire, e l’acqua della
prima bollitura si butta via, perché altrimenti
sono troppo amari e si fanno bollire con acqua pulita fino a quando non sono cotti (PRALI). Si
possono mangiare in insalata o al forno con parmigiano e burro o in pinzimonio con dell’olio.
L’asparago domestico, nella zona non montana, non si piantava nell’orto ma in un terreno
appositamente adibito a sparzera. Il terreno scelto deve essere morbido, meglio se sabbioso, o
comunque drenante; si faceva una specie di fosso in cui si sotterrava del ferro, stracci, o un tempo
sarmënta di vite. Una volta preparato il terreno si prendono le radici e si mettono sottoterra, ben
coperte. Il primo raccolto avviene il secondo anno (BIBIANA), e la pianta porta con profitto per cinque
o sei anni. La raccolta è da aprile a tutta la primavera inoltrata.

92

�Botanica
Aruncus dioicus (W.) F.
Famiglia: Rosaceae
Descrizione: robusta pianta erbacea, perenne, alta fino a 2 metri quando è fiorita. Il rizoma è legnoso,
i fusti sono poco ramificati e, durante la fioritura sono molto appariscenti, appaiono come grandi
pannocchie costituite da piccoli fiori bianchi (da qui il nome “barba di capra”).
Habitat: cresce in zone umide e ama il sottobosco dei boschi submontani. Vegeta dai 500 ai 1500 m.
Fiorisce fra giugno e luglio ed è presente solo in Italia settentrionale.
Parti usate: i giovani germogli rossastri sono edibili e germogliano verso aprile-maggio.
Asparagus officinalis L.
Famiglia: Asparagaceae
Descrizione: pianta erbaceae perenne, a completo sviluppo è dotata di un fusto verde, eretto, glabro
e ramosissimo, alto fino a 1,50 m. Dai giovani germogli primaverili (turioni) si sviluppa poi una
bacca rossastra caratteristica.
Habitat: zone di mezz’ombra, su terreni acidi e ben drenati. Si trova in zone incolte e in prossimità di
corsi d’acqua. Vegeta dai 0 ai 600 m. Fiorisce fra maggio e luglio. ed è diffuso in tutta Italia.
Parti usate: i giovani germogli, chiamati turioni, sono commestibili e vengono raccolti verso aprile e
maggio.
Ornithogalum pyrenaicum L.
Famiglia: Asparagaceae
Descrizione: pianta erbaceae bulbosa, con bulbo sotterraneo allungato. Le foglie sono lineari
scanalate e appassiscono durante la fioritura. I fiori sono bianco-giallini a spiga e disposti in modo
piramidale.
Habitat: predilige terreni incolti, boscaglie e cespuglieti. Vegeta dai 0 ai 1500 m. Fiorisce fra maggio e
luglio. Diffuso in tutta l’Italia.
Parti usate: i giovani turioni consumati come gli asparagi.

93

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

Chiomonte

Prali

Bobbio Pellice

sparus sarvage

Perrero

Roure (Bourcet)

spars sarvagge

sperjo - ëspars
salvagge

Fenestrelle

glaoudia

Prarostino

sparou

Villar Perosa

spars sarvagge

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

ëspars sarvage

Pramollo

spars

ëspars (pl.)

�ASSENZIO
ARTEMISIA ABSINTHIUM L.
Absinthe
Per leggere la carta: Il tipo, pur in vesti fonetiche piuttosto
disomogenee, è lo stesso in tutta l’area, con l’eccezione di Chiomonte,
dove è attestata la forma fô.
Saperi locali: Si usavano le sommità fiorite e le foglie in tisana, per il
mal di stomaco e come vermifugo, soprattutto per i vermi dei
bambini (dë breu d’ûsénc, del brodo d’assenzio, ROURE), o per favorire
la digestione (PRAMOLLO). Si dava anche alle mucche e ai conigli per
problemi di indigestione. L’assenzio si poteva anche usare fresco,
pestato con del lardo rancido, per fare degli impacchi (pias) per le
slogature, le contusioni o le botte, come cita una testimonianza di
VILLAR PEROSA: «pœi a pistavu l’an-sens cun ël lart, […] l’ansens cun ël
sim, ël lart ransi, alura lu pistavu, a resta na papëtta e lu bütavu sle fiacüre,
esant ca i’era pa ‘l lasonil […] tisana d’ an-sens për i vèrm, lu fasiu pa ‘d
sicür ën licur, l’infuso për i vèrm, la freu, le stumiére»: “poi pestavano
l’assenzio con il lardo rancido, fino a ridurlo a una pappetta che si
metteva sulle contusioni, siccome non c’`era il Lasonil [...] tisana
d’assenzio per i vermi, non facevamo certo il liquore, infuso per i
vermi, la febbre, l’indigestione”. A BOBBIO PELLICE veniva usato
fresco, pestato nel mortaio fino a creare una pastella, per far spurgare gli ematomi e, a dosi elevate,
serviva come abortivo. A PRAMOLLO si crede che l’abuso di assenzio provochi l’epilessia. Sia a BOBBIO
PELLICE che a FENESTRELLE si utilizzava per profumare le stalle (facendo l’îtubbë, le fumigazioni) dopo che
si era tolto il letame. Si prendeva la brace dalla stufa sulla quale venivano deposti dei rametti di assenzio,
rosmarino e ginepro; serviva a depurare l’ambiente. Per il suo gusto molto amaro, a BOURCET, gli uomini
ne tenevano un rametto in bocca quando non potevano fumare. Invece a PERRERO e PRAROSTINO, per le
stesse caratteristiche, era sconsigliato darlo a uomini e bestie: dicevano che faceva andare fuori di testa.
Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne che, se sfregata, ha un odore amaro caratteristico. In primavera, dalle
radici si sviluppano getti alti 40-60 cm. con fusti molto ramificati nella parte superiore e di colore
bianco/argenteo per la presenza di peli fitti e corti. Anche le foglie, tripennate, sono pelose e di colore
bianco/argenteo nella pagina superiore, verdastro quella inferiore. I fiori appaiono come pallini gialli
radunati in pannocchie terminali.
Habitat: vegeta in luoghi incolti, argillosi e secchi, lungo i bordi delle strade e nei prati submontani. Si
trova in tutta la penisola dal livello del mare fino ai 2.000 m. Fiorisce da luglio a settembre e si raccoglie da
maggio ad agosto.
Parti usate: le foglie e le sommità fiorite. In infuso o decotto ha proprietà vermifughe, febbrifughe,
digestive ed emmenagoghe. Va usato con moderazione per la presenza di una sostanza psicoattiva, il
tujone, che a dosi elevate è neurotossico.

94

�Bardonecchia

douissë'n

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

iséns - uséns

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

ûséncs

fô - fôr

Chiomonte

Prali

ûisénc

Fenestrelle

usénc

Bobbio Pellice

uisént

Perrero

unsënc

Roure (Bourcet)

ûsénc

uisënt

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

insens èrba bianca

Prarostino

ushénc

Villar Perosa

uisént

Pramollo

ûisénc

ansens

�BARBA DI BECCO
TRAGOPOGON PRATENSIS (L.) CELAK
Salsifis des prés

Per leggere la carta: Il nome è ben attestato in tutta
l’area d’indagine: è calco del greco tragopogon
(‘barba di capro’ appunto) più che nuova
formazione – tranne nel caso della seconda
risposta fornita a Rochemolles di Bardonecchia,
erbabouc.
Saperi locali: Cresce in zone umide o comunque
non aride, nei prati o nelle rive; è conosciuto in
quasi tutte le località di inchiesta, anche se non
dappertutto è ancora utilizzato. Una volta se ne
trovava in grande quantità, mentre ora scarseggia
perché i prati non sono più concimati, ma si può
coltivare (FENESTRELLE). Della pianta si utilizzano
le radici e i germogli (FENESTRELLE), che vengono
utilizzati per preparare soprattutto tisane. Altri usi
mangerecci sono quello di prepararne minestre,
anche solo di barbabouc (PRAMOLLO, PRAGELATO),
insalate (PRAMOLLO), oppure di cuocerli in forno
gratinati con parmigiano. I germogli possono
essere mangiati in insalata, ottima per il loro gusto
acidulo (BOBBIO PELLICE), o fatti saltare in padella
con del burro (PRALI). A RORÀ non si mangia più e
anche a PRAMOLLO non si ha l’abitudine di usarlo.

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea biennale o pluriennale, con radice a fittone e fusto eretto, poco ramoso,
striato e cavo con linfa lattiginosa. Le foglie si presentano lineari, lunghe, strette e appuntite, simili a
fili d’erba e avvolgono il fusto. I fiori sono capolini apicali di colore giallo oro a forma di stella, che si
chiudono a mezzogiorno o con il tempo coperto.
Habitat: comune ai lati dei sentieri, nei prati e nei campi non eccessivamente fertili. Vegeta dal livello
del mare ai 2.100 m, e fiorisce da aprile a settembre. È presente in tutta l’Italia escluse le isole.
Parti usate: tutta la pianta è commestibile, finché è tenera e giovane, come anche la radice. Questa ha
anche proprietà diaforetiche, espettoranti, sudorifere e astringenti; infatti da sempre utilizzata come
calmante in tutte le affezioni dell’apparato respiratorio.

95

�Bardonecchia

Arvieux

barbabouc erbabouc

Aiguilles

Sestriere

barbabouc barbobouc

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

barbabouc

Prali

barbabouc

Bobbio Pellice

barbabouc

Perrero

barbabouc

Roure (Bourcet)

barbabouc

Fenestrelle

barbabouc

barbabouc - barbobouc

Chiomonte

barbabouc

Rorà

Luserna
S. Giovanni

barbabuc
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

barbabouc

Pramollo

barbabouc

�BARDANA
ARCTIUM LAPPA L.
Bardane

Per leggere la carta: La bardana presenta una
varietà di denominazioni interessante: le valli
Chisone e Germanasca sembrano più
compatte in nomi che apparentemente
rimandano a ‘grattaculo’; i nomi raccolti a
Fenestrelle «grattëcloùe o lappë» possono
portare a individuare un composto in cui la
coda sia ‘lappa’ o simile, la testa forse dal
germ. kletto ‘bardana’ (cf. FEW XVI 331)
incrociato certo con il lat. crataegus. La fortuna
del tipo andrà ricercata nella spinosità della
testa della bardana, che la avvicina alla rosa
canina (gratacul). Si fa derivare dal germ. kletto
anche gëtta «con ġ forse per analogia di ġụtáy»
(Levi, Le palatali piemontesi, Torino 1918, p.
11): nella nostra indagine abbiamo agëtte, a
Villar Perosa. Il nome napoulé (Rorà), da cui
napouleoun di San Giovanni (indizio dell’uso
giocoso della pianta), sarà da legarsi alle
nominazioni napule / lapule, attestati
dall’ALEPO
nel
basso
Piemonte,
e
riconducibili a ‘lappa’ (&lt; lappa) così come la
forma di Bardonecchia; allo stesso modo
apilhet raccolto a Bobbio, è spiegato
dall’informatore «nel senso che si appiglia»:
ragione denominativa che si ritrova in altri
nomi della pianta, non raccolti nella nostra indagine. L’informatrice di Roure ci dice che, a Perosa, la
pianta sarebbe chiamata gratacüi, mentre a Pramollo la forma grattacùou viene spiegata con la
caratteristica dei fiori uncinati di attaccarsi agli abiti e al pelo degli animali, provocando loro prurito.
In alta Valle di Susa vanno infine segnalate le forme coetimologiche dell’italiano bardana (Sestriere e
Bardonecchia), grampias (Sestriere) e grouvio e chicapoui – quest’ultimo definito come “piemontese”
(Chiomonte), che non hanno corrispondenti nell’area.
Saperi locali: Nelle località d’inchiesta montane è una pianta molto conosciuta e fino a metà del
secolo scorso anche ampiamente utilizzata a scopo medicinale. Cresce vicino agli orti, ed è una pianta
robusta che sopporta bene gli inverni. D’autunno si raccoglieva la radice, si faceva seccare e poi si
usava per farne dei decotti. Si usava per le sue funzioni depurative, per le vene varicose e per il
miglioramento generale della circolazione oppure per la cura dei capelli (BARDONECCHIA). A PRALI
si aggiungevano anche le foglie nei minestroni primaverili. Invece nelle zone di campagna

96

�pedemontane e di pianura era prevalentemente utilizzata a fini ludici: i bambini si lanciavano
addosso i fiori, che rimanevano appiccicati ai vestiti.

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta biennale, erbacea e di grandi dimensioni, che il primo anno sviluppa una rosetta
basale, nel secondo anno fiorisce e poi muore. Le foglie sono molto grandi e di forma triangolare,
mentre i capolini, di colore viola-rossastro, crescono all’apice di lunghi steli, con i singoli fiori muniti
di brattee uncinate e appuntite mediante le quali rimangono attaccate ai vestiti. La radice a fittone è
carnosa e di colore nero all’esterno.
Habitat: bordi di sentieri, incolti, radure boschive dal piano fino a 1800 m. Fiorisce da luglio fino a
settembre ed è presente in tutta Italia.
Parti usate: In cucina i piccioli delle foglie giovani vengono raschiati e sono ottimi lessati oppure
fritti, mentre le radici si consumano crude in insalata, oppure cotte impiegate come le carote o,
aggiunte alla fritture. La radice è anche curativa grazie alle mucillagini e all’amido di cui è ricca: è
considerata depurativa e diuretica se assunta sotto forma di decotto, mentre per uso esterno è
indicata in caso di malattie della pelle (come eczema e psoriasi), contro la forfora e per stimolare la
crescita dei capelli.

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�Bardonecchia

Arvieux

bardanë - lapas

Aiguilles

Sestriere

Abriès

grampias - bardonh
- plant dâ gratcuëls

Pragelato
(Grand Puy)

gratquieul

Prali

chardoun

Bobbio Pellice

apilhet

Perrero

grattocùel

Roure (Bourcet)

grattocùel

Fenestrelle

grattëcloùe
- lappë

grouvio - chicapoui

Chiomonte

napoulé

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

Prarostino

gratacù

Villar Perosa

agëtte (pl.)

napouleoun

Pramollo

barda(n)o grattacùou

�BISTORTA
BISTORTA OFFICINALIS D.
Renouée Bistorte

Per leggere la carta: Bardonecchia, Rorà, Bobbio
Pellice e Bibiana sono concordi nel tipo ‘lingua bovina’,
motivato a Bobbio «per via della foglia che pare abbia
la forma della lingua dei bovini». Anche a Prarostino
la forma lëngabouina, motivata, come a Bobbio Pellice,
dalla somiglianza della foglia con la lingua delle
mucche. L’altro tipo, prevalente in val Chisone e
Germanasca, è ërparà; il plumin di Pragelato sarà
probabilmente un ‘piumino’, dalla forma del fiore.
Infine la forma prèlle di Chiomonte trova
corrispondenza nelle località francoprovenzali della
Valle di Susa (Mattie, Giaglione e Novalesa).
Saperi locali: Considerata un’ottima erba da foraggio
e particolarmente apprezzata dalle mucche, era molto
presente negli anni passati nei prati, mentre ora sta
scomparendo per via del troppo letame presente sul
suolo. Nelle aree montane era fra le erbe spontanee
raccolte in primavera per dare sostanza alle minestre,
alle frittate o anche solo lessate in acqua e poi passate
in padella, come con gli spinaci selvatici. A
FENESTRELLE si usava anche a scopo medicinale: Le foglie e le radici (anche polverizzate) venivano
bevute in tisana in caso di disturbi intestinali, mentre a PRAROSTINO dicevano che servisse per la
tosse, ma di non esagerare perché è “brusc”.
Botanica
Famiglia: Polygonaceae
Descrizione: erbacea perenne dotata di fusto cavo e nodoso, privo di ramificazioni. Le foglie sono
oblunghe con i margini ondulati e una grossa nervatura centrale bianca. All’apice del fusto crescono i
fiori rosa riuniti in una densa spiga cilindrica.
Habitat: forma vaste distese nei prati umidi di montagna; fiorisce da maggio ad agosto e vegeta dai
900 fino ai 2000 m. È diffusa in tutta Italia, con l’eccezione delle isole.
Parti usate: le giovani foglie possono essere mangiate crude in insalata o cotte come gli spinaci, oltre
essere considerate un ottimo foraggio per gli animali. In tempi di carestia, il rizoma contorto e
serpentiforme veniva essiccato, macinato e addizionato alla farina per allungarla. A livello
terapeutico è un’erba con proprietà astringenti, lenitive, febbrifughe, diuretiche, lassative ed
emostatiche. Per uso interno si usa in caso si diarrea, catarro, cistite e mestruazioni abbondanti. Per
uso esterno in caso di faringite, gengivite, perdite vaginali, fistole anali, ferite purulente, emorroidi e
scottature.

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�Bardonecchia

Arvieux

lënguë bouvinë

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

plumin

prèlle

Chiomonte

Prali

ërparà

Bobbio Pellice

lengabouina

Perrero

ërparâ (pl.)

Roure (Bourcet)

ërparâ (pl.)

Fenestrelle

arparò

lënguebouìne (pl.)

Rorà

Bibiana

lengabuina

Prarostino

couligoula lëngabouina

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

ërparâ (pl.)

�BORRAGINE
BORAGO OFFICINALIS
Bourrache

Per leggere la carta: Questa carta si presenta a prima vista
compatta, con lo stesso tipo lessicale diffuso in tutte le località.
Con uno sguardo più attento è tuttavia possibile notare come le
zone di parlata occitana delle Valli Chisone, Germanasca e Pellice
presentino il dittongamento della vocale tonica, assente in area
piemontese e in Val di Susa, e come alcune località (Prali, Perrero,
Sestriere e Pragelato) non abbiano la consonante finale.
Saperi locali: A PRAGELATO, a FENESTRELLE e a BOBBIO PELLICE
gli informatori raccontano che la borragine cresce spontaneamente
negli orti: se ne raccoglieva il fiore per trarne tisane contro la tosse
e il raffreddore e a scopo diuretico-depurativo; la foglia serviva
per fare degli impacchi che toglievano l’infiammazione (a
PRAGELATO si mettevano le foglie direttamente dove si era preso
un colpo). A BARDONECCHIA era uso fare delle tisane di borragine
contro il raffreddore o il mal di pancia. Si mangiava in frittata, nei
ripieni e in minestra, con l’immancabile patata, che veniva
schiacciata con il mestolo per fare un po’di spessore (BOURCET). Si usava anche fare le frittelle con le
foglie, passandole nella pastella, ottenendo quelle che in alcune località vengono chiamate binhëtta
(PRALI E BOBBIO PELLICE): quello alimentare è l’uso più comune nella maggior parte delle località
d’inchiesta, come si rileva a PERRERO («Soun bounissim dâ fâ in pastella, e en la mêtro»). A PRAROSTINO
invece il fiore non si usava.

Botanica
Famiglia: Boraginaceae
Descrizione: pianta erbacea annuale che si dissemina spontaneamente, alta dai 20-60 cm con fusti
eretti, ramosi in alto e sovente venati di rosso. Tutta la pianta è caratterizzata da setole bianche che la
rendono ispida. Le foglie sono ovate o lanceolate, mentre i fiori sono peduncolati, penduli e riuniti in
infiorescenze terminali, con 5 petali a forma stellare di colore violetto-bluastro.
Habitat: predilige i terreni fertili e concimati e gli ambienti ruderali sabbiosi, argillosi e umidi. Specie
molto comune in tutta Italia sia spontanea che naturalizzata dal piano fino agli 800 m. Fiorisce da
aprile ad agosto.
Parti usate: la pianta intera e l’olio. Questa contiene fitoestrogeni che aumentano la secrezione lattea
(galattogena), mucillagini ad azione emolliente in caso di catarro e tosse, minerali di calcio e potassio
che donano un’azione tonico nervina, olio (estratto dai semi) ricco di Omega-6, usato per via interna
per prevenire varie patologie infiammatorie della pelle. Si sconsiglia un uso prolungato di foglie e
fiori perché contengono degli alcaloidi pirrolizidinici che sono epatotossici, mentre nell’olio questi
non sono presenti.

99

�Bardonecchia

bourachë bourash

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

bourai

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

bourai

bourasho

Chiomonte

Prali

bourai

Fenestrelle

bourais

Bobbio Pellice

bourais

Perrero

bourai (pl.)

Roure (Bourcet)

bourais

bourais

Rorà

buras
Bibiana

Prarostino

bouras

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

buras

Pramollo

bourais

buras

�CALENDULA
CALENDULA OFFICINALIS
Souci Officinale

Per leggere la carta: Il tipo più diffuso è da ricondurre a
‘cortesia’, e fa probabilmente riferimento alla pratica di
raccolta dei fiori: resiste in area montana, benché sia voce
anche piemontese, mentre in pianura è prevalente ‘calendula’.
Si noti che l’informatore di Pragelato non è sicuro nel
rispondere, mentre l’informatrice di Villar Perosa avverte che
«quaidün la cunfunt cul tagete e la ciama carugnëtte».
Saperi locali: A PRAGELATO, a PERRERO e a BOBBIO PELLICE
veniva coltivata perché altrimenti tendeva ad inselvatichire e
sparire: a PRAGELATO era più che altro ornamentale anche
perché non sopportava il freddo dell’inverno, come anche a
BOURCET e a PRAMOLLO. A PERRERO veniva usata in tisane, o
se ne facevano dei cataplasmi per curarsi in caso di lividi e
botte: si schiacciavano le foglie e le radici e si facevano degli
impacchi. A PRALI le foglie vengono utilizzate per la frittata e
nella minestra, inoltre il fiore viene fatto essiccare e utilizzato
in infuso poiché è utile per il mal di denti. Si può anche
mettere nell’olio e utilizzarla come unguento sulle
bruciature. Invece a PRAROSTINO viene spontaneamente di
anno in anno: si usa il fiore in tisana (d’estate fresco,
d’inverno secco), mettendo un pizzico di fiori secchi
nell’acqua bollente e si lascia qualche minuto in infusione, poi si beve senza zucchero e fa bene per il
sangue e per i giramenti di testa. A RORÀ viene solo utilizzata a scopo ornamentale, mentre a
LUSERNA si è persa.

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: piccola pianta erbacea annuale, alta dai 20-50 cm. Con fusto eretto, ramificato e carnoso.
Le foglie sono di color verde-grigiastro, mentre all’apice del fusto troviamo i caratteristici fiori a
capolino, che vanno dal giallo all’arancio lucente.
Habitat: coltivata nei giardini, mentre risulta spontanea negli incolti e nelle aree antropizzate dal
piano fino ai 600 m. Fiorisce da giugno a novembre ed è presente in tutta Italia.
Parti usate: i capolini raccolti durante la fioritura possono essere utilizzati sia per via interna in tisana
che ad uso esterno sotto forma di pomate o oleoliti. Hanno attività antinfiammatoria, antibatterica,
antisettica, cicatrizzante, decongestionante, lenitiva, idratante, coleretica, emmenagoga, ipotensiva,
vasodilatatrice periferica, antispasmodica.

100

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

cortezìa

Chiomonte

Prali

courtëzìo

Fenestrelle

Bobbio Pellice

courtezìa

Perrero

courtezìo

Roure (Bourcet)

courtesiò

caléndoula

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

calendula

courtezìa
Prarostino

courtezìe (pl.)

Pramollo

Villar Perosa

curtezìe (pl.)

�CAMOMILLA
MATRICARIA CHAMOMILLA L.
Camomille

Per leggere la carta: Tutte le denominazioni riportano
il tipo coetimologico dell’italiano camomilla; gli
informatori di Pramollo aggiungono che, a San
Germano, la pianta viene chiamata caramillha.
Saperi locali: Viene selvatica nei campi e anche negli
orti, dove si faceva attenzione a non sradicarla quando
si zappava la terra. Gli informatori di PRAMOLLO
sostengono che la scorta di fiori essiccati vada
rinnovata ogni anno: questi servono per curare la
febbre, il mal di testa, “e un’infinità di altri malanni”.
La tisana veniva assunta come sostituto del tè, come
calmante e per i problemi di insonnia, ma non per tutti:
a molti fa l’effetto contrario! Con l’infuso tiepido si
curavano anche i problemi agli occhi, facendo impacchi
con degli stracci bagnati o con dei batuffoli di cotone.

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea annuale, intensamente profumata, alta 20/40 cm con fusti eretti, sottili,
glabri e spesso ramificati. I fiori sono costituiti da capolini apicali, con la parte interna di colore oro,
mentre la corolla è costituita da petali ligulati bianchi.
Habitat: presente negli incolti, lungo le strade, infestante nelle coltivazioni di cereali. Vegeta tra il
livello del mare e gli 800 m. (raramente, fino ai 1.500 m). Fiorisce da maggio ad agosto ed è presente
in tutto il territorio italiano.
Parti usate: i capolini florali raccolti nel periodo della fioritura (giugno/luglio). È un’erba con azione
spasmolitica, sedativa e digestiva. Per uso interno serve in caso di problemi digestivi di origine
nervosa e stimola i globuli bianchi del sistema immunitario che hanno il compito di combattere le
infezioni (es. raffreddore o influenza). Per uso esterno è emolliente e cicatrizzante in caso di ferite e
scottature.

101

�Bardonecchia

camamilhë

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

canamilh

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

canamillhë

camamilho

Chiomonte

Prali

caramillho

Bobbio Pellice

caramillha

Perrero

caramilho

Roure (Bourcet)

caramillho

Fenestrelle

canamillhë

canamìa
Bibiana

Prarostino

canamìa

Luserna
S. Giovanni

canamìa

Rorà

canamìa
Villar Perosa

canamìa

Pramollo

caramillho canamillho

�CARDO
VARIE
Chardon

Per leggere la carta: Le diverse specie sono ben
conosciute, e continuano cardus, con suffissi per
distinzione delle specie; la zona montana di crescita è
all’origine del fatto che anche in area piemontese si
imponga, ad es., l’esito palatale di CA iniziale a
Bibiana. In molte località sono registrate diverse
forme, per lo più riconducibili a specie diverse: a
Roure la chardouso viene più in alto, e facilmente
corrisponde al ‘cardo di montagna’ (Bobbio Pellice), o
carlina acaulis (Bibiana); anche a Villar Perosa è stata
raccolta la forma ciardusso, per la carlina, oltre alla
variante fonetica cardoun. La denominazione
registrata a Pramollo corrisponde al cardo domestico,
quello selvatico è lou chardoun. L’informatore di
Perrero fa corrispondere la denominazione riportata
al ‘cardo d’argento’, le informatrici di Prali parlano
invece di un ‘cardo selvatico’. Anche l’informatrice di
Luserna San Giovanni cita l’opposizione fra il cardo
coltivato (cart, forma raccolta anche a Bobbio Pellice,
con identica definizione) e il cardo selvatico
(chardoun). A Bibiana, tutti i cardi diversi dalla carlina
sono cardoun; a Pragelato, la forma raccolta (al plurale
tsërdous) fa riferimento alla carlina acaulis.
Saperi locali: Delle diverse specie di cardo si prende in considerazione soprattutto la carlina (carlina
acaulis), cui vengono affiancate alcune specie da orto. In tutti i luoghi si sottolinea la differenza tra i
cardi mangerecci e quelli selvatici, associati talora alle malerbe o di cui si sottolinea il carattere
infestante. Il cardo selvatico prende il posto delle patate quando queste vengono raccolte (PRALI) e
quando viene negli orti si estirpa subito, altrimenti diventa difficile da debellare. È da togliere anche
nei prati in cui ne vengono molti, perché non diano fastidio alle vacche al pascolo (PRAROSTINO).
Nelle due valli Pellice e Chisone, della carlina è sottolineato l’uso ornamentale sulle case, con
funzione di segnatempo o barometro: viene messa sulla porta di ingresso delle case, rivolta a sud, e
se è aperta vuol dire che c’è il sole, se si chiude invece segna la pioggia. Il cardo d’argento è molto
buono da mangiare (cardoun) gli tagli via le foglioline attaccate che formano la corolla, gli tagli via i
semi e la parte che poi fiorisce, togli via tutto questo, poi li fai bollire nell’acqua e aceto e li metti via
sott’olio” il cardo ‘pungente’ [cardo rosso o cardo branca orsina?] veniva fatto bollire ed era dato alle
vacche quando avevano il ciclo prima di essere fecondate (San Martino). Varietà di cardo si possono
mettere nell’orto, per mangiarli nella bagna cauda, anche se non così frequentemente per il lavoro che
danno: debbono essere calzati e rincalzati e poi avvolti nella carta per farli imbianchire.

102

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

tsërdoun

Chiomonte

Prali

Bobbio Pellice

chardoussa - cart

chardoun

Perrero

cardoun

Roure (Bourcet)

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

ciardusa cardoun

Prarostino

chardoun

Villar Perosa

ciardun –
ciardusso cardoun

chardoun - cart

Pramollo

cart chardoun

chardouse (pl.)

chardoun - chardouso

Fenestrelle

cherdoun

�CELIDONIA
CHELIDONIUM MAJUS L.
Grande Chélidonie

Per leggere la carta: Il tipo più antico, vista l’area di diffusione,
pare essere quello attestato a Ghigo, Usseaux, Porte e Bibiana,
che continua lat. celidonia, con passaggio di l a r, parallelo a –e
forse sotto l’influsso di saria ‘salvia’; l’alta val Chisone aggiunge
erba, forse su impulso delle denominazioni vicine. Queste fanno
riferimento alle proprietà della pianta di curare i pouret
(significativo il nome a Grand Puy); ‘bruciaocchi’ di Villar
Perosa, dove la pianta viene identificata come cula ca fa ël lattice
giaun, è termine passe-partout per le piante con caratteristiche
simili. Le denominazioni di Bardonecchia e Chiomonte, flou d’là
“fiore del latte” e èrbo fleirardo ‘erba puzzolente’, rimandano
probabilmente al latice giallo e maleolente secreto dalla
celidonia.
Saperi locali: È conosciuta in tutta l’area di ricerca (sebbene non
dappertutto se ne conosca il nome), eccezion fatta per
PRAMOLLO. Veniva utilizzata nella medicina popolare, come rimedio naturale per porri, verruche,
calli e piccole piaghe in generale. È facile da trovare presso i muri (non d’inverno) e, quando viene
strappata, ne esce un liquido giallastro arancione («planto qu’à d’ lait» ROURE), dal forte effetto
cauterizzante, da porre sulle ferite (con le ovvie controindicazioni: «së tla tuche e büte le man ‘n buca
brüsa la lenga e ij öi» Barge, da cui il nome attestato a VILLAR PEROSA). Quando uscivano i pourét
(PERRERO, LUSERNA), si trattavano con la linfa della celidonia e si continuava a medicarli per almeno
7-8 giorni, anche per più volte al giorno (PERRERO), fino a che non sparivano. A PRAROSTINO e
BOBBIO PELLICE veniva usata anche per il mal di denti: veniva applicata sull’ascesso o sul dente
dolorante, facendo però attenzione a non ingerirla in quanto velenosa.

Botanica
Famiglia: Papaveraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, con fusto ramificato alto 50/80 cm. Ha piccoli fiori gialli a 4
petali che fioriscono da maggio a ottobre. Carattere distintivo è il lattice giallo che secerne quando
viene incisa, velenoso se ingerito.
Habitat: tipica delle zone incolte, si trova spesso accanto ai muri e ai bordi dei sentieri, solitamente in
zone un po’ ombrose, su suoli ricchi di sostanze nutritive. È comune in tutta Italia, come in Europa e
in Africa settentrionale.
Parti usate: le parti aeree della pianta e la radice. Il lattice viene usato, in medicina popolare, per la
cura delle verruche, grazie al suo effetto caustico a contatto con la pelle. L’estratto è antibatterico e
antivirale. I semi hanno un nutriente corpo oleoso molto gradito alle formiche, che così li diffondono.

103

�Bardonecchia

flou d'là

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

èrbë d’ la verua

èrbo fleirardo

Chiomonte

Roure (Bourcet)

Prali

sireunnho

Bobbio Pellice

èrba dî pourét

Perrero

èrba di pourét (pl.)

Fenestrelle

èrbë sironnhë

Rorà

säriögna
Bibiana

Prarostino

chirieunha

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

Villar Perosa

brüsaöi

�CICORIA
CICHORIUM INTYBUS L.
Chicorée Sauvage

Per leggere la carta: Accanto al tipo lessicale più
diffuso (coetimologico dell’italiano cicoria),
troviamo alcune denominazioni isolate (salada
sërvaja a Bobbio Pellice), o in uso nell’area per
indicare altre piante: è il caso della jalino graso di
Pragelato o della chicouta di Perrero. Le
denominazioni raccolta a Fenestrelle e a Roure
indicano anche la cicoria coltivata; a Luserna San
Giovanni, per distinguerle, si aggiunge
l’aggettivo sarvaja.
Saperi locali: A FENESTRELLE, dove la cicoria non
vegeta in grandi quantità, non c’era l’abitudine
di mangiarla, e a PRAGELATO non era conosciuta:
altrimenti si consumavano le foglie in insalata o
in minestra, come a Pramollo. In tempi passati, si
utilizzavano le radici essiccate e poi polverizzate
come surrogato del caffè (ROURE E LUSERNA SAN
GIOVANNI). A BOBBIO PELLICE non c’era
l’abitudine di consumarla perché il lattice che
contiene al suo interno era considerato velenoso,
mentre a LUSERNA SAN GIOVANNI si utilizzava
anche a scopo medicinale: si raccoglievano i fiori,
le foglie e le radici perché era considerata un
ottimo depurativo dell’organismo.

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta biennale o perenne, caratterizzata da una lunga radice a fittone e un fusto lungo,
eretto e ramoso, alto fino ad un metro. I fiori sono tutti ligulati di colore blu-violetto, e si
caratterizzano per chiudersi al pomeriggio e con il brutto tempo.
Habitat: presente negli incolti, ai bordi delle strade e dei sentieri dal piano fino ai 1200 m. Fiorisce da
luglio a settembre ed è presente in tutta l’Italia.
Parti usate: la radice viene raccolta in primavera o in autunno e, previa essiccazione, può essere
utilizzata come decotto per le sue proprietà “amaro-toniche”: è digestiva, depurativa, leggermente
lassativa e riduce il colesterolo. In cucina si possono utilizzare le foglie per preparare insalate sia
crude che cotte, saporite, ma decisamente amare. In passato, soprattutto nel periodo bellico, le radici
tostate venivano usate come succedaneo del caffè.

104

�Bardonecchia

sicouré

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

sicourê

Chiomonte

Prali

Fenestrelle

sicori

Bobbio Pellice

salada sërvaja

Perrero

chicouta

Roure (Bourcet)

sicorio

sicoria

Rorà

Luserna
S. Giovanni

sicoria
Bibiana

Prarostino

sicoria sarvaja

Villar Perosa

sicoria

Pramollo

jalino graso

sicoria

�CRESCIONE
NASTURTIUM OFFICINALE R.BR.
Cresson de fontaine

Per leggere la carta: In tutte le località dell’area
emerge il tipo coetimologico dell’italiano
crescione, in diverse forme fonetiche (si noti ad
esempio il passaggio, in area piemontese, dal
nesso kr- a k).
Saperi locali: Il crescione era la prima erba che
si raccoglieva: appena scioglie la neve, quando
cominciano a formarsi piccoli rigagnoli, la
pianta comincia a vegetare (PERRERO) e va
raccolta prima della fioritura, altrimenti perde
di gusto. Cresce dove ci sono le fontane o le
sorgenti, in luoghi in cui l’acqua è pulita e non
eccessivamente fredda. Si mangiava crudo e si
facevano insalate per tutta la primavera: si
mangiava assieme ad altre insalate, sempre con
delle uova sode tagliate a pezzettini (PERRERO).
Ha un gusto molto particolare: infatti contiene
molto ferro e fa bene per l’intestino e il sangue
(PERRERO, BOURCET e PRAROSTINO). A PRALI si
utilizza per fare il pesto, mentre a PRAMOLLO
se ne fanno degli gnocchi. Oggi l’impressione è
che sia meno diffuso di un tempo, forse perché
i torrentelli non sono più curati come una
volta; siccome il crescione viene dove l’acqua è
pulita, la presenza della pianta in prossimità di
una fontana può essere considerata un segno
della potabilità dell’acqua (RORÀ).
Botanica
Famiglia: Brassicaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, con il fusto immerso nell’acqua che emette numerose radichette
bianche. Pianta glabra, a foglie alterne e un po’ carnose, suddivise in 3-9 foglioline verdi lucenti. I
fiori sono piccoli e bianchi, disposti in grappoli terminali.
Habitat: presente nei fossati e nei ruscelli purché con acque correnti pure e pulite. Normalmente è
presente dal piano fino ai 1500 m. Fiorisce da maggio a luglio ed è presente in tutta Italia.
Parti usate: le parti aeree vengono consumate fresche a scopo alimentare. Viene usato nel periodo
primaverile come cura depurativa, oltre ad avere proprietà diuretiche, stomachiche e balsamiche.
Infatti è giudicato utile nelle forme bronchiali croniche per la presenza di zolfo tra i principi attivi.

105

�Bardonecchia

greisoun

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

crissò

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

crissón

Chiomonte

Prali

creisoun

Fenestrelle

creisón

Bobbio Pellice

creisoun

Perrero

creisoun

Roure (Bourcet)

creisoun

creisoun

Rorà

Luserna
S. Giovanni

chërsun
Bibiana

Prarostino

geishoun - greisoun

Villar Perosa

quërsoun

Pramollo

creisoun

chërsun

�EQUISETO
EQUISETUM ARVENSE L.
Prêle des champs

Per leggere la carta: Il tipo ‘coda di cavallo’, dalla forma
della pianta, è largamente il più attestato; la forma
registrata a Bibiana ‘coda di topo’ (pënnu forse dal nom.
di un *pinno, onis, da pinna) si riscontra, sempre a
Bibiana, sull’ALEPO e trova conforto a Oncino (carta Iii-88); non trovano riscontro altrove couratino di Roure e
erdol di Sestriere.
Saperi locali: È una pianta infestante, che cresce su
terreni acidi e umidi, vegeta soprattutto al fondo dei
campi ed è molto difficile da sradicare, perché ha la
radice che corre sottoterra. A PRAROSTINO veniva
raccolta nel periodo di settembre, quando era già bella
alta, si faceva seccare e poi si usava in tisana. L’infuso
veniva bevuto come depurativo e diuretico oppure per
fare dei pediluvi nel caso di talloniti o dolori ai piedi;
inoltre, se ne facevano degli impacchi (BOURCET). A
BOBBIO PELLICE veniva anche usata come “spugna
abrasiva” perché ricca di silice.

Botanica
Famiglia: Equisetaceae
Descrizione: specie perenne che presenta due tipi di vegetazione; una primaverile, in cui sviluppa
corti fusti cilindrici, di colore giallastro-rossiccia, simili a una clava ovoidale e allungata. Questa
forma vegetativa è quella fertile; dura pochi giorni e poi appassisce lasciando il posto alla fase
vegetativa sterile, costituita da fusti eretti e ramificati, simili a pinetti, di colore verdastro, alti da 20
cm fino ad 1 metro.
Habitat: predilige i suoli grezzi, argillosi e silicei, purché umidi; è anche comune trovarla su suoli
sassosi in montagna o nelle zone incolte antropizzate (es. scarpate ferroviarie).
Parti usate: la droga è costituita dai fusti sterili raccolti in estate e seccati. Questi sono molto ricchi in
sostanze minerali, soprattutto in silice che gli dona proprietà diuretiche, antireumatiche e
remineralizzanti; è inoltre utile per le affezioni articolari. È usato anche in cosmesi per le sue
proprietà riepitelizzanti, dona elasticità alle pelli rugose, stanche e nelle smagliature.

106

�Bardonecchia

Arvieux

coua d' chava
- cou d shavà

Aiguilles

Sestriere

erdol

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

Prali

Bobbio Pellice

èrba cavalina

Rorà

Bibiana

pënnu ’d giari

Prarostino

èrba cavalina

Villar Perosa

èrba cavalin-a

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

coua
cavalina (pl.)

èrba cavalina

Perrero

èrbo cavalino

Roure (Bourcet)

couratino

èrbo cavali(n)o

Fenestrelle

èrbë d’etònh

shavalune - co d shaval

Chiomonte

�ERICA
CALLUNA VULGARIS L. (HULL)
Bruyère

Per leggere la carta: L’area è compatta nell’attestare
bruéra e varianti, ‘brughiera’, ben documentato nell’Italia
settentrionale, in Francia e in Catalogna: cf. REP s.v. bru,
Rivoira (2012), s.v. bruchum e rimandi. A Pramollo è
attestata anche la forma singolare brìaro, sebbene di
preferenza si usi il plurale; la particolarità della forma di
Bardonecchia è spiegata dalla redazione dell’ALEPO
come un errore dovuto alla dinamica d’inchiesta.
Saperi locali: Pianta conosciuta e utilizzata solo in alcuni
luoghi d’inchiesta montani, mentre in pianura non è nota,
perché non cresce in modo spontaneo. Ma anche in
montagna si sta perdendo, mentre un tempo era
considerata una pianta infestante (RORÀ): «quando ero
ragazzino c’era gente della pianura che saliva per
comprare fasci di erica perché veniva usata negli
allevamenti del baco da seta: pare che aiutasse il bruco a
salire per andare a fare il bozzolo. Qui se ne facevano
delle fascine». A PRAMOLLO si raccoglie per farne dei
mazzi ad uso ornamentale e, quando la pianta diventa
grossa e legnosa, si può usare il legno, che è duro, per
lavorarlo. C’è chi ne faceva delle pipe. Invece a BOBBIO
PELLICE veniva usata principalmente per fare delle
riserve di legnetti piccoli: serviva per accendere il fuoco,
siccome brucia molto bene. Infine a BOURCET si usava anche a scopo terapeutico: si faceva in tisana
per purgare il sangue, talvolta mischiandola con un po’ di serpillo.

Botanica
Famiglia: Ericaceae
Descrizione: piccolo arbusto sempreverde con portamento cespuglioso caratterizzato da numerosi
fiori rosati e violacei.
Habitat: questa pianta diventa molto vistosa nel periodo della fioritura (agosto-novembre), quando
dipinge di rosa vaste aree di brughiere, sottoboschi accanto a vecchi larici o abeti tagliati, e pascoli. È
legata a suoli acidi e a terreni silicei e la si trova dalla pianura sino a 2000m. (e a volte anche 2.700m).
Parti usate: si usano i fiori o i rametti terminali fioriti. È utile nelle forme leggere di cistite,
specialmente nei bambini o nei prostatici, perché si può usare anche per lunghi periodi. Ha anche
proprietà diuretiche, depurative ed è un calmante delle vie urinarie.

107

�Bardonecchia

bravièrë

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

brìër

Chiomonte

Prali

Fenestrelle

briéra (pl.)

Bobbio Pellice

brëira

Perrero

briëra (pl.)

Roure (Bourcet)

briéra (pl.)

bruéra

Rorà

brüéra

Luserna
S. Giovanni

brüéra
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

bruéra

Pramollo

brìëra (pl.)
- brìaro

�FAVAGELLO
RANUNCULUS FICARIA L.
Ficaire fausse-renoncule

Per leggere la carta: Il nome è dato solo a
Perrero nella forma feizoulas, da ricondurre a un
tipo ‘fagiolaccio’, che è probabilmente un
dispregiativo.
Saperi locali: In generale non se ne attesta l’uso
culinario, essendo la pianta velenosa. Della
pianta si ricorda anche un uso sulle bruciature.

Botanica
Favagello: Ranuncolaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, dotata di radice tuberizzata molto ramificata. Il fusto è lungo
fino a 30 cm, mentre le foglie, di colore verde scuro a forma di cuore, sono in parte disposte a
rosetta alla base del fusto e in parte inserite lungo questo. Il fiore, uno per pianta, è disposto
all’apice del fusto.
Habitat: cresce in luoghi freschi e umidi e ombrosi, come il sottobosco. Fiorisce da febbraio a maggio.
Vegeta dal livello del mare fino ai 1.300 m.
Parti usate: le foglie giovani in insalata e minestre primaverili. La radice viene impiegata, ad uso
topico, nell’insufficienza venosa, quali pesantezza delle gambe ed emorroidi. Va ricordato che il
favagello appartiene alla famiglia delle Ranuncolacee, piante potenzialmente velenose se ingerite.

108

�FELCE DOLCE
POLYPODIUM VULGARE L.
Réglisse des bois

Per leggere la carta: Tutte le risposte raccolte
(principalmente in montagna) sono riconducibili
al tipo coetimologico del francese réglisse,
liquirizia, nelle diverse realizzazioni dialettali; a
Bibiana e a Villar Perosa gli informatori
aggiungono il determinante “dei boschi”.
Saperi locali: La felce dolce cresce lungo i muri e
si raccoglie di passaggio, quando la si scorge. Ad
esempio quando si andava al pascolo, si
raccoglieva per poi succhiarla come una
liquirizia, serviva a togliere la sete. Oppure si
raccoglieva per poi farla seccare e usarla in
tisana, come emolliente e digestiva, sovente
associata ad altre erbe, come la malva, la
genzianella o le viole di montagna. A Rodoretto
si utilizza per preparare la birra analcolica,
altrimenti prodotta con le bacche di ginepro. Può
essere resa più scura e dolce aggiungendo
appunto le radici di felce o lo sciroppo di
tamarindo.

Botanica
Famiglia: Polypodiaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, dotata di rizoma strisciante e con foglie di forma oblungalanceolata e arrotondata sulle punte, simili alle comuni felci.
Habitat: cresce su terreni ricchi di humus e poco calcarei, in luoghi umidi e ombrosi, su rupi, muri,
tronchi e ceppaie di boschi di latifoglie e aghifoglie fino ai 2.600 metri; è presente in tutta Italia.
Parti usate: il rizoma, dal sapore dolciastro e agrodolce che ricorda, per l’appunto, la liquirizia.
Questo ha una leggera azione purgante e si usa come espettorante, in tisana, nelle affezioni delle vie
respiratorie (bronchite).

109

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

argalìsio

Chiomonte

Prali

ërgalisio

Fenestrelle

ërgaisi

Bobbio Pellice

ërgalisia

Perrero

argalisio

Roure (Bourcet)

ërgalisio

argalisia

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

argalasia
’d bosc

Prarostino

Villar Perosa

argalisia

Pramollo

ërgalisio

argalisia di bosc

�FELCE MASCHIO
DRYOPTERIS FILIX-MAS (L.) SCHOTT
Fougère mâle

Per leggere la carta: Si riscontrano i due tipi, con e senza
suffissazione -èra (&lt;-aria) dunque come continuazioni di filicariam e
di filicem; dalla lettura delle carte Felce e Fougère dell’AIS e
dell’ALF sembrerebbe che quest’ultimo tipo permanga in aree
limitate mentre su una più vasta area (grosso modo tutta l’area
galloromanza) s’impone il più fortunato continuatore di filicariam.
L’informatrice di Pramollo cita anche la forma feuoujo (alla base di
feuoujaro, “felceto”) e aggiunge che, a San Germano, la pianta si
chiama: féouja. Isolata è invece la forma elicitata a Pragelato, chalet
selvaggë.
Saperi locali: La felce predilige le pietraie e i terreni diposti a bacìo;
cresce abbondante nei campi e nei pascoli abbandonati (RORÀ);
considerate come erbe infestanti nei prati, venivano tagliate e
ammucchiate in un angolo del fienile, non mischiate con il fieno: si
raccomandava di non toccarle troppo, perché «v’rmoûze» velenose (BOBBIO). In area montana ne
raccoglievano le foglie soprattutto per farne lettiera («palhassa») per il bestiame anche se non
facevano un buon letame, per cui era meglio utilizzare allo scopo foglie di castagno o di faggio
(RORÀ, BOBBIO). Le foglie secche erano utilizzate come letto su cui conservare le patate per non farle
germogliare e le carote per non farle marcire. A BOURCET si ricorda che i vecchi andavano «a la
fioujja», per raccoglierne le radici, simili a quelle della genziana, che poi rivendevano alle farmacie.
Nell’uso domestico, si utilizzavano come vermifugo e per i reumatismi.

Botanica
Famiglia: Dryopteridaceae
Descrizione: pteridofita perenne dotata di un corto e robusto rizoma dal quale, in primavera, spuntano
corti germogli pelosi e arrotolati (pastorali) che, una volta maturi, originano le grandi foglie disposte a
cespuglio lunghe fino a 1 m. Ciascuna di queste è divisa in foglioline alternate, sempre più piccole
verso l’apice e finemente seghettate; nella pagine inferiore delle foglie sono presenti dei piccoli dischetti
(sporangi) che contengono le spore, deputate alla riproduzione delle felci.
Habitat: boschi, bordi di ruscelli, pietraie e pascoli. Presente in tutta Italia dal piano fino ai 2300 m.
Parti usate: Il rizoma di felce maschio, come le altre specie del genere, contiene acido filicico o
filicina, uno dei migliori vermifughi. I suoi principi attivi sono particolarmente utili contro tenie e
ascaridi, i quali, una volta paralizzati, vengono facilmente eliminati dall’intestino mediante un
purgante. L’attività del rizoma è massima quando è fresco e diminuisce a poco a poco fino a
scomparire nel rizoma secco. La migliore preparazione è l’estratto etereo preparato da rizomi freschi.
Ma la droga è da usarsi con cautela per la tossicità dei principi attivi che possono causare gravi
disturbi all’apparato digerente, al sistema nervoso e al sistema cardiocircolatorio.

110

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

chalet selvaggë (pl.)

Chiomonte

Prali

féoujo

Fenestrelle

fioujo

Bobbio Pellice

fougire

Perrero

féouja (pl.)

Roure (Bourcet)

fiouja (pl.)

fougéra

Rorà

Luserna
S. Giovanni

fougéra
Bibiana

Prarostino

fiougge

Villar Perosa

fiuge (pl.)

feouja - fugéra

Pramollo

éuouja (pl.)
- feuoujo

�GENEPY
ARTEMISIA GENIPI WEBER
Génépi noir

Per leggere la carta: La pianta, tipica dell’ambiente
alpino che si incontra oltre il limite della vegetazione
arborea, è nota soprattutto nelle località di montagna
(l’informatrice di Prarostino sottolinea come, al suo
paese, la pianta non cresca): in tutta l’area, viene
indicata con denominazioni corrispondenti al francese
génépi.
Saperi locali: Raccolto da tutti, ora soprattutto per
trarne il liquore, un tempo era ricercato per la tisana. Si
dice inoltre che, masticandolo, faccia passare il mal di
montagna (PERRERO). A livello popolare si distinguono
la specie “femmina”, che fa più fogliame e una specie di
ombrello, dal “maschio”, che presenta uno stelo più
compatto e una specie di spiga su uno stelo scuro,
violaceo. Ogni raccoglitore ha i suoi luoghi preferiti
dove sa che cresce: ad es. in alta val Chisone, a GRAND
PUY viene soprattutto la “femmina”, mentre il
“maschio” si trova verso l’Albergian (PRAGELATO). Per
il liquore: in un litro di alcool si mettono da 35 a 50
piante, si lasciano lì almeno 40 giorni, poi si aggiunge sciroppo, fatto di 700 o 800 g. di zucchero per 1
l. d’acqua, bollito e lasciato raffreddare, filtrando con un filtro di carta (ricetta raccolta a ROURE). In
infuso si metteva il genepì, a volte abbinandolo a radici di genziana o assenzio, per digerire (BOBBIO,
PERRERO, PRAGELATO, RORÀ).
Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 5 ai 15 cm, molto aromatica, rivestita di peli sericei
grigi, con la base un poco lignificata e il fusto semplice biancastro tomentoso con rami ascendenti,
ascellari alle rosette. Le foglie sono di un color verde argentato, le basali 2-3 triforcate a divisioni
semplici, quelle del caule subsessili, le superiori spesso indivise. L’infiorescenza è una spiga, spesso
reclinata, formata da piccoli capolini ovoidi e sessili, formati da 10-20 fiori color giallo oro.
Habitat: pianta caratteristica delle regioni alpine, cresce a ciuffi tra pietraie, rupi e macereti ad altezze
comprese tra i 2300 e i 3000 m. Fiorisce tra luglio e agosto ed è endemica delle Alpi, per cui presente
lungo tutta la fascia alpina. Pianta protetta a livello regionale e nazionale.
Parti usate: sia a scopo medicinale che liquoristico si utilizza la pianticella fiorita, per le sue proprietà
amaro-toniche, digestive, antispasmodiche e diaforetiche (affezioni dell’apparato respiratorio).

111

�Bardonecchia

Arvieux

genepì - zhenepì

Aiguilles

Sestriere

Abriès

dzenepì - dzenepin

Pragelato
(Grand Puy)

dzenepì

genepì - zhenepì

Chiomonte

Prali

gë(n)ëpì

Fenestrelle

genepin

Bobbio Pellice

gënëpì

Perrero

genepì

Roure (Bourcet)

genepì

genepì

Rorà

genepì
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

genepì

genepì

�GENZIANA
GENTIANA LUTEA L
Gentiane jaune

Per leggere la carta: In tutta l’area, la pianta è conosciuta
con denominazioni riconducibili allo stesso etimo
dell’italiano genziana; fanno eccezione soltanto la risposta di
Prarostino, coucouc, che si può forse confrontare con i
termini che indicano la genzianella: anche l’informatrice di
Prali specifica che la “genziana delle nevi”, più piccola e
precoce, è chiamata chàouso d’ cucuc – e quella di
Bardonecchia, nounoù, che non trova riscontri nell’area.
Saperi locali: Conosciuta da tutti, la genziana era usata
soprattutto per il suo potere digestivo. Anche a quote non
troppo alte, vegeta soprattutto nei versanti a bacìo, fra
larici, abeti e brousé ‘rododendri’ (BOURCET). La radice,
lasciata seccare e pulita, è messa in alcool per farne un
liquore; più spesso, era messa in infusione nel vino, sia
bianco (PRAGELATO, PRAROSTINO), sia rosso – soprattutto
barbera (BOURCET, VILLAR PEROSA), a seconda che si voglia
un infuso più scuro o più chiaro (PRALI). La tisana si
prepara con la sola radice di genziana o con altre piante
amare. Alcolico o meno, il preparato a base di genziana era
assunto come digestivo o anche, al mattino o prima dei
pasti, per stimolare la fame o «aggiustare lo stomaco»
(PRAGELATO, FENESTRELLE). Macerati di genziana in acqua
erano anche dati alle vacche con problemi digestivi (RORÀ, PERRERO, CHIOMONTE).
Botanica
Famiglia: Gentianaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 40 ai 120 cm; provvista di una grossa radice molto
ramificata, scura all’esterno e gialla all’interno. Nei primi anni di vita la pianta rimane a forma di
rosetta, con le sole foglie basali, mentre negli anni successivi spunta anche il fusto. Le foglie sono
disposte in opposizione a due a due (tratto che permette di distinguerla dal velenoso veratro, che ha
le foglie del fusto alterne). I fiori sono riuniti all’apice del fusto e sono di colore giallo intenso.
Habitat: cresce nei pascoli soleggiati e sassosi delle aree montane e alpine fino ai 2200 m. Fiorisce da
giugno ad agosto ed è presente in tutta Italia, escluse la Puglia e la Sicilia.
Parti usate: la grossa radice che viene estirpata in autunno e utilizzata per la preparazione di amari,
liquori e vini medicinali per le sue proprietà amaricanti, aperitive, digestive e toniche. Queste
proprietà inoltre, stimolano l’appetito se assunte prima dei pasti, mentre dopo facilitano la
digestione.

112

�Bardonecchia

Arvieux

nounoù - zhensanë

Aiguilles

Sestriere

Abriès

gensan - dzënson

Pragelato
(Grand Puy)

dzensòn
Fenestrelle

gensònë

Prali

Bobbio Pellice

gënsana

Perrero

gënsano

Roure (Bourcet)

gensano

gënsa(n)o chàouso d’ cucuc

zhansano

Chiomonte

gënsiana

Rorà

giansan-a
Bibiana

Prarostino

coucouc

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

gënsa(n)a

giansan-a

�GENZIANELLA
GENTIANA ACAULIS L.
Gentiane acaule

Per leggere la carta: Accanto al tipo italiano si riscontra
il tipo ‘(braghe/calze del) cucu(lo)’, già spiegato da
Pellegrini e Zamboni per l’accostamento tra la forma del
fiore e la zampa dell’animale. Si discostano dai tipi
maggioritari le risposte di Bobbio Pellice e Rorà, del tipo
piroulèt (forme simili sono registrate dall’ALEPO ad
Aisone, Villar Pellice e Oncino, e altrove per indicare
l’aquilegia) e quella di Bardonecchia, forse “radice dei
corvi”.
Saperi locali: La genzianella cresce anche a
un’altitudine più bassa della genziana, sopra le borgate,
all’altezza delle bergerie, in mezzo alle viole blu
(BOURCET). Utilizzata come digestivo, se ne prepara un
liquore lasciando il fiore nell’alcool, ma soprattutto un
decotto (PRAGELATO, PRALI, PERRERO, RORÀ). La pianta
può essere usata anche per scopi decorativi (BOURCET).

Botanica
Famiglia: Gentianaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne dotata di una rosetta di foglie basali, oblunghe e finemente
seghettate, da cui si dirama il corto fusto all’apice del quale si sviluppa un singolo fiore, a forma di
campanula e di colore viola-bluastro.
Habitat: predilige prati e pascoli alpini dai 1000 fino ai 3000 m di altitudine. Fiorisce da aprile/
maggio fino a luglio ed è presente solo in Italia settentrionale e centrale.
Parti usate: i fiori e in certi casi le radici per la preparazione di liquori e digestivi. Tutte le parti
vegetali contengono glucosidi amari che stimolano la digestione, sono antipiretiche e febbrifughe. I
principi attivi delle genziane sono stati infatti utilizzati in Europa contro le febbri intermittenti prima
della scoperta e della diffusione del chinino.

113

�Bardonecchia

Arvieux

gensianë - réi d corbà

Aiguilles

Sestriere

dzenzanéla

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

dzensanél

Roure (Bourcet)

braio d’ cucuc
Prali

cucuc

Bobbio Pellice

pirourèt

Perrero

braia d’ cucuc (pl.)

Fenestrelle

gensanëtta deàes

braie d coucoù (pl.) - zhansanëtto

Chiomonte

peiroulèt

Rorà

giansanin
Bibiana

Prarostino

coucouc

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

cucuc

cause dël cucù (pl.)

�GRAMIGNA
CYNODON DACTYLON (L.) PERS.
Chiendent pied de poule

Per leggere la carta: Il tipo lessicale più diffuso, tanto in
area occitana quanto in area piemontese, è gramoun, affine
al tipo corrispondente all’italiano gramigna, che troviamo
attestato, in diverse forme fonetiche, a Pramollo, Pragelato
e Bobbio Pellice. Risulta isolata la risposta di Prarostino,
liounsa, riportata in modo episodico anche dall’ALEPO,
alle voci I-II-107 gramigna comune (a Val della Torre e
Perrero) e I-II-109 gramigna rampicante (a Pramollo e a
Entracque).
Saperi locali: Considerata un po’ ovunque una pianta
infestante, si cerca di estirpare scavando in profondità per
via delle radici a forma di spaghetto; tuttavia «torna
sempre». L’uso umano e zootecnico non è più ricordato da
tutti («si dava alle mucche, per qualcosa serviva»
BOURCET). La radice (LUSERNA) e la parte che va a
germoglio era usata in tisana, con una funzione
principalmente diuretica, da chi aveva la cistite (VILLAR
PEROSA), o per infezioni interne; bevuta fredda è molto
rinfrescante. L’infuso era inoltre dato alle vacche che avevano appena partorito (PRAMOLLO).

Botanica
Famiglia: Poaceae
Descrizione: Pianta erbacea perenne, di colore verde-glauco, munita di un lungo rizoma strisciante e
ramificato che emette stoloni epigei intrecciati che le permettono di colonizzare rapidamente il
terreno. Da questi nascono fusti alti 50-80 cm con foglie lanceolate molto strette. L’infiorescenza
terminale è composta da 4 o più spighe sottili, erette o divaricate, di colore verdastro o violaceo,
lunghe 3-4 cm, inserite in ombrella sullo stesso punto dell’asse.
Habitat: cresce nelle zone incolte, lungo i bordi stradali, sui terreni aridi e calpestati dal piano agli
800 m; è presente in tutta Italia.
Parti usate: il rizoma (la radice) è raccolto durante tutto l’anno, meglio se in autunno e utilizzato in
decotto per le sue proprietà diuretiche, depurative ed emollienti e nelle infiammazioni delle vie
digestive e urinarie.

114

�Bardonecchia

gramoun

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

gramon

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

grameunh

gramoun

Chiomonte

Prali

gramoun

Fenestrelle

gramoun

Bobbio Pellice

gramënha

Perrero

gramoun

Roure (Bourcet)

gramoun

gramoun

Rorà

Luserna
S. Giovanni

gramun
Bibiana

Prarostino

liounsa

Villar Perosa

gramoun

Pramollo

graminnha

gramun

�IPERICO
HYPERICUM PERFORATUM L.
Millepertuis perforé

Per leggere la carta: I due tipi più attestati
(trafourèllo e mille pertugi, documentati anche
oltralpe) rimandano alla caratteristica foglia
traforata (cf. REP 1521), come testimonia anche
l’informatrice di Pramollo; la denominazione di
Grand Puy trova parallelo in matagot, matagoun
(Mistral, s.v.) «chat sorcier, chat qui enrichit ceux qui
prennent soin de lui, selon une croyance populaire;
follet, lutin» forse connessa con l’uso medicinale.
Risultano isolate nell’area considerata le forme
preutous di Abriès e tracarà di Chiomonte, che però
trova
ampie
corrispondenze
nell’area
francoprovenzale della Val di Susa (Novalesa,
Giaglione, Mattie, Chianocco e Condove).
Saperi locali: L’iperico e utilizzato in pressoché
tutta l’area indagata. È raccolto come pianta
spontanea, ma era anche una delle piante che si
mettevano sui bordi dell’orto (BIBIANA). L’uso più
diffuso è la preparazione dell’olio di iperico, anche
se a PRAGELATO si attesta la preparazione
alternativa con il fiore a macerare nell’alcool
insieme a grasso di marmotta. Le sommità della
pianta fiorita si raccolgono, a volte si fanno
essiccare, si mettono a macerare nell’olio che si fa riposare all’ombra (appesi fuori della stalla: VILLAR
PEROSA), scuotendolo ogni tanto, finché non diventa rosso, filtrato. A PRAMOLLO: le sue proprietà
sono valide per tre anni. L’olio preparato era utilizzato soprattutto per le bruciature (a Bobbio Pellice
si specifica: da sole più che da fuoco), ma in generale anche contro altri mali (tra cui mal di schiena,
distorsioni, scottature, sulle articolazioni: PRALI, PRAMOLLO, PRAROSTINO) «trafourello sënt mal
eipèllo» PERRERO, «trafuréla mai desbela». A VILLAR PEROSA si ricorda anche l’uso dei gigli ‘d san
Giuan, non identificati, pestati e messi nell’olio come alternativa all’iperico. Accanto a questo uso, è
attestato l’uso in tisana, come calmante (PRALI) o per regolarizzare il ciclo mestruale (ROURE), tanto
che si diceva alle giovani «la trafourèllo i fai bén cant un îtë pâ bén».

115

�Botanica
Famiglia: Hypericaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, con fusto che puo’ raggiungere il metro di altezza, ramificato,
glabro e lignificato alla base. Le foglie sono opposte, disposte lungo tutto il fusto e dotate sulla
superficie di piccole ghiandole che appaiono come dei forellini scuri se si mette la foglia in
controluce. I fiori sono riuniti all’apice del fusto e sono color giallo oro.
Habitat: luoghi erbosi o incolti, su terreni asciutti e poveri, lungo i bordi delle strade e dei muri.
Molto diffusa, è presente in tutta Italia dal livello del mare fino ai 1.600 m. Fiorisce da maggio a
settembre.
Parti usate: le sommità fiorite e, per uso esterno, l’olio ricavato dalla macerazione in olio vegetale
della parte aerea della pianta. Questo ha proprietà cicatrizzanti e lenitive, utile per la cura di piaghe e
ustioni. A uso interno ha leggeri effetti sedativi e viene usato nel trattamento della depressione.

116

�Bardonecchia

milpartui

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

preutous

Pragelato
(Grand Puy)

matagon

tracarà

Chiomonte

Prali

trafourèllo

Bobbio Pellice

milpërtuì

Perrero

trafouréllo

Roure (Bourcet)

trafourèllo

Fenestrelle

trafourèllë

milpërtuì

Rorà

Luserna
S. Giovanni

trafuréla
Bibiana

Prarostino

trafourèlla

Villar Perosa

milpërtuì trafourèla

Pramollo

trafourèllo

trafuréla

�LASSANA
LAPSANA COMMUNIS L.
Lampsane

Per leggere la carta: La maggior parte delle località
offrono risposte che riconducono a un tipo ‘gallina
grassa’ o ‘grossa’, con l’eccezione di Bobbio Pellice
(‘piede di gallina’) e di Bourcet (bounzomme),
arricchendo così la carta ALEPO I-II–61/s. Vari i
fitonimi che in differenti località si riconducono ad
un tipo ‘gallina grassa’ e che «fanno forse riferimento
a macchie di ciuffi sparsi di erbe o a piante con più
fiori piccoli su uno stesso peduncolo, raggruppati in
colonie (come i pulcini attorno alla chioccia)».
Saperi locali: La lassana è conosciuta soprattutto in
area montana. Pianta semi-spontanea, si può
mettere nell’orto, ma solitamente viene da sola nella
terra smossa in primavera: «praticamente segue
l’uomo» (PERRERO), tanto che c’è chi la considera
una pianta infestante (BOBBIO PELLICE). Si cucinano
come gli spinaci selvatici (FENESTRELLE), in insalata
(BOBBIO), in minestra (BOURCET) o in frittata
(VILLAR PEROSA).

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: è una pianta erbacea annuale, alta dai 20 ai 120 cm, con un fusto eretto, coperto di peli,
che assume un colore rossastro con il passare del tempo. Le foglie, di forma ovato-lanceolate, sono
pelose, soprattutto nella pagina inferiore, con il margine leggermente dentato. I fiori sono riuniti in
piccoli capolini disposti a pannocchia, con 8-16 fiorellini ligulati gialli chiari.
Habitat: campi coltivati, orti, bordi di sentieri o boschi. Fiorisce da giugno a settembre ed è presente
in tutta Italia, dal piano fino a 1400 m.
Parti usate: le foglie giovani della rosetta basale prima della fioritura vengono consumate come
alimento, e si presta ad insaporire insalate, zuppe e preparazioni a base di uova.

117

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

dzalin gròs

Chiomonte

Roure (Bourcet)

bounzomme

Prali

jali(n)o graso

Bobbio Pellice

pè jalina

Perrero

jalina grasa (pl.)

Fenestrelle

jalina grosa (pl.)

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

galina grasa

Pramollo

jalina
grasa (pl.)

galin-e
grase (pl.)

�LICHENE ISLANDICO
CETRARIA ISLANDICA ACH.
Lichen d’Islande

Per leggere la carta: La pianta presenta denominazioni in
tutte le località di montagna: è attestato un tipo coetimologico
dell’italiano lichene, un tipo erba della vecchia e un tipo pane
delle capre spiegati l’uno con un racconto che vedrebbe una
vecchia rendere amaro il lichene, per punire la golosità della
sua capra (che, mangiandone, avrebbe prodotto tanto latte da
costringere la vecchia a rinunciare a una festa di nozze per
mungerla), l’altro, appunto, con la ghiottoneria delle capre.
Che ‘panÉ sia stato interpretato nel senso di ‘ciò che
mangiano (le capre)’, non vuol dire che questa ne fosse
l’origine (ma non si hanno nuove proposte): si vedano i vari
fitonimi (apparentemente) composti di ‘panÉ (es. pambianc
primula, REP; ma sarà forse da accostare pure
pimpinela/pampinela?).
Saperi locali: Nella zona di PRAGELATO veniva raccolto verso
settembre/ottobre e lo si trovava solo su alcune cortecce,
soprattutto quelle di larice. Secondo le testimonianze di PRALI
E PERRERO invece, lo si trova sulle rocce o in mezzo alle pietre, in zone dove la vegetazione è nulla o
molto rara. A PRAMOLLO e PRAROSTINO lo si andava a raccogliere nelle zone del Gran Truc, sulla
costa del Laz Arâ, fino ad arrivare alla Conca Cialancia: gli informatori sostengono che l’attuale
scarsità della pianta sia dovuta alla raccolta intensiva di cui è stata oggetto. Lo si trova già allo stato
secco, ma veniva lasciato seccare ulteriormente in sacchi di iuta o all’aperto. Si utilizzava in tisana,
soprattutto per i malanni dell’inverno: tosse, catarro, raffreddore e bronchite. Se ne faceva un
decotto, lasciando bollire il lichene nell’acqua almeno un’ora e buttando via la prima acqua di
cottura, per togliere un po’ del sapore amaro. Poi si poteva aggiungere miele, zucchero, della mela
cotta per i bambini oppure a Pragelato aggiungevano la resina dei pini e dei larici (plëgguë).
Botanica
Famiglia: Parmeliaceae
Descrizione: come tutti i licheni, è il risultato di una simbiosi tra alghe e funghi. Questo presenta un
tallo ramificato, concavo, di colore bruno-verdastro nella parte superiore, grigio chiaro inferiormente.
Sulle punte ha delle scaglie color marrone e piccole protuberanze rotondeggianti.
Habitat: molto diffuso nelle regioni artiche e in quello montane, comprese Alpi e Appennini. Cresce
nell’erba, vicino alle rocce o fra i muschi nelle foreste di conifere.
Parti usate: il tallo è usato a scopo terapeutico, grazie alla presenza di principi amari che donano
proprietà emollienti in caso di tosse e catarro; contiene inoltre l’acido usnico, una sostanza con
proprietà antibiotiche utile contro infezioni batteriche e fungine.

118

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

pon d’ tsabbrë
Fenestrelle

Prali

Bobbio Pellice

piqué - pan dle crave

Perrero

èrbo d’ la vëlho

Roure (Bourcet)

liquén

pàn d’ chabbrë

èrbo d’ la vëllho

Chiomonte

liquén

Rorà

Bibiana

pan d le crave

Prarostino

lìqquia

Villar Perosa

èrba d’ la véia

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

èarbo d’
la véllho

�LUPPOLO
HUMULUS LUPULUS
Houblon

Per leggere la carta: In tutta l’area l’unica denominazione è luvërtin,
ben diffuso nella parte settentrionale della nostra penisola, e che
sembra produrre una contrapposizione tra l’area nord-italiana
(occitano cisalpino compreso) e l’area francese, dove è attestato il tipo
coetimologico di houblon (carta 700 ALF, carta III 615 AIS). L’etimo è
incerto (discussione riassunta in REP, v. luvërtin): Salvioni ipotizzava
una ‘ortica del lupo’ (lupi urticam &gt; *lupurticium &gt; *lupurti(ci)num);
Pellegrini e Zamboni revolticium da volvere ‘che si avvolgÉ. Si noti che
anche it. luppolo a tutt’oggi non ha un etimo certo: sicuramente da
lupulum «è un derivato di lupus, omofono di lupus ‘lupo’, ma prob. di
altro sign. e di altra orig.» DELI, s.v. Si potrebbe seguire dunque
Salvioni nel legare luvërtin a lupo (di luppolo, però) e a ortica.
L’informatore di Pragelato, pur conoscendo il nome della pianta,
precisa che nel suo paese questa non vegeta.
Saperi locali: Raccolte in primavera dalla pianura alla montagna, le
punte del luppolo erano usate soprattutto come verdura. Una volta
sbollentate, si mangiavano in frittata, fatte andare in padella, a volte con un uovo, in insalata, nella
minestra o ancora fatte gratinare in forno. Cresce nelle rive e in genere nei terreni incolti ed è quasi
una pianta infestante, dove ci sia un sostegno come una griglia. Oltre all’uso culinario, con i fiori si
preparava una tisana con funzione di tranquillizzante e sonnifero (FENESTRELLE). C’era chi faceva la
birra di luppolo, con orzo, limone e fichi per farla fermentare (PERRERO).

Botanica
Famiglia: Cannabaceae
Descrizione: pianta perenne e rampicante, dotata di un grosso rizoma ramificato da cui, ogni
primavera, si sviluppano i fusti legnosi alti da 3 a 7 m, che incapaci di sostenersi da soli si avvolgono
per mezzo di spine uncinate, a qualsiasi sostegno che trovano. Le foglie sono coperte di una ruvida
peluria, sono trilobate e hanno il margine dentato. Le infiorescenze maschili e femminili crescono su
piante distinte: le prime formano pannocchie pendule, mentre le seconde formano infiorescenze
giallo-verdognole.
Habitat: vegeta al margine di boschi umidi, siepi, fossi e negli incolti, dal piano fino a 1200 m.
Fiorisce da giugno ad agosto ed è presente in tutta Italia.
Parti usate: i giovani germogli che spuntano in primavera dal rizoma vengono impiegati in cucina
come succedanei degli asparagi, oppure vengono aggiunti crudi alle insalate. Le infiorescenze
femminili, raccolte quando sono ancora verdi, possono essere usate in tisana, oltre che essere
impiegate come aromatizzante amaro per la birra.

119

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

luvërtin

Chiomonte

Prali

luvërtin

Fenestrelle

luvertin

Bobbio Pellice

luvërtin

Perrero

luvërtin

Roure (Bourcet)

luvërtin

luvërtin

Rorà

Luserna
S. Giovanni

lüvërtin
Bibiana

Prarostino

luvërtin

Villar Perosa

luvërtin

Pramollo

luvërtin

lüvërtin

�MALVA
MALVA SYLVESTRIS L.
Grande mauve

Per leggere la carta: La carta presenta due tipi lessicali principali,
malva e (a)riundèla entrambi diffusi anche nel Queyras.
L’informatrice di Villar Perosa sostiene che la zia, di Porte,
chiamasse la pianta ariundéla; questa denominazione, secondo
l’informatore di Bobbio Pellice, sarebbe da ricondurre alla forma
delle foglie, rotonda (riounda). Effettivamente, la voce (a)riundela
sarà da interpretarsi ‘rotondella’ (riond si trova ancora come
aggettivo in luna riunda); l’area di diffusione del tipo ‘malva’ è tale
per cui si può pensare che non dipenda dall’italiano.
Saperi locali: Della malva venivano utilizzate le foglie e i fiori: le
prime soprattutto in minestra e frittata, mentre i secondi venivano
fatti seccare e utilizzati durante l’inverno come infuso, ma anche
sotto forma di impacchi per la pelle, come pediluvi e per lavaggi
intimi. La malva viene usata in particolar modo come emolliente e
per alleviare le infiammazioni. A PRALI alle donne partorienti si
facevano fare dei bagni nell’acqua di malva per favorire la
dilatazione e come calmante; a PRAROSTINO si usava dare un beverone di malva, segale e acqua
bollita alle mucche che avevano appena partorito per favorire la montata lattea. A SESTRIERE la
malva veniva data agli animali per curare loro i dolori addominali, mentre a BARDONECCHIA era
considerata “rinfrescante” per uomini e bestie. La malva era anche considerata ottima per le
infiammazioni del cavo orale: a PRAGELATO si curavano gli ascessi ai denti con impacchi di malva
mentre a LUSERNA S. GIOVANNI, per le infiammazioni delle gengive, si prendeva un infuso di malva
e fiori di borragine. Infine si diceva che la malva avesse effetti positivi per la cura delle emorroidi,
come cita una testimonianza di Barge: «na vota s fasia ëd decot, ma për cosa u savriu pa, forse për ël
catar; fasia anche ën decot për le moroidi, as bütava a bagn» (“una volta si faceva il decotto, ma non
saprei per cosa, forse per il catarro; si faceva anche un decotto per le emorroidi, si metteva a bagno”).
Botanica
Famiglia: Malvaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne con fusto ricoperto di peli ispidi. Le foglie sono rotondeggianti
e divise in 5-7 lobi con margine dentato. Dalle ascelle fogliari si sviluppano mazzetti di 2-6 fiori,
ciascuno con 5 petali rosaviolacei che presentano venature più scure.
Habitat: cresce su terreni incolti, bordi di sentieri; predilige terreni ricchi e porosi. Vegeta dal livello
del mare ai 1600 metri; fiorisce da maggio a settembre.
Parti usate: le foglie e i fiori. Entrambi hanno proprietà emollienti, in caso di infiammazioni del cavo
orale (gengiviti, afte etc.), bronchiti e tosse, cistiti e infiammazioni vescicali, oltre che essere
stimolante intestinale in caso di stipsi. Per uso esterno è utilizzata in semicupi nelle vaginiti e nelle
emorroidi.

120

�Bardonecchia

mòouvë

Arvieux

Aiguilles

mòouvo

Sestriere

mâlva

Abriès

maiva

Pragelato
(Grand Puy)

malvë

maouvio

Chiomonte

Prali

malvo

Fenestrelle

màevë

Bobbio Pellice

rioundela

Perrero

malva

Roure (Bourcet)

malvo

fiou d’ nevioun

Rorà

Luserna
S. Giovanni

ariundela
Bibiana

Prarostino

arioundèla

Villar Perosa

arioundèla

Pramollo

malvo

malva

�MIRTILLO
VACCINIUM MYRTILLUS L.
Myrtille

Per leggere la carta: Il tipo più diffuso è areze, erze, su cui cf.
REP 73-74, con ripresa del dibattito etimologico; le
denominazioni registrate in alta val Chisone (aiéddra, eidra)
sembrano dar ragione alla vecchia ipotesi di Bertoldi di una
derivazione dall’agg. atra (ater) ‘nero, scuro’, alla base del fr.
airelle (Italia Dialettale 1). L’informatore di Fenestrelle sostiene
che il termine sia di origine saracena. A Pramollo si conosce
anche il nome del mirtillo rosso (Vaccinium vitis-idaea):
l’amarëtto. Quest’ultimo è noto per essere un disinfettante delle
vie urinarie: in passato le foglie essiccate erano usate per la
cura delle cistiti e delle diarree. Con i frutti si fanno ottime
confetture o gelatine, sebbene la pianta sia in forte
diminuzione sui pascoli alpini.
Saperi locali: È conosciuto e viene utilizzato in tutte le zone di
ricerca, anche se in alcune non era molto diffuso e rendeva
poco (PRAROSTINO E RORÀ). Il mirtillo selvatico cresce
spontaneo e veniva raccolto principalmente per preparare
marmellate; tuttavia a PERRERO si usava anche farli bollire per
poi spremerli e ricavarne un succo gelatinoso e dolce, o farli seccare (più raramente vista la difficoltà
del processo). Il mirtillo rosso con cui si fanno le marmellate, chiamato amarëtta (PRAMOLLO) proprio
per il gusto amaro, è praticamente sparito per colpa del sottobosco troppo sporco. Di solito cresce in
un terreno pulito e pietroso. La pianta è bassa e non è da confondere con il pinmërlét (uva orsina), che
invece non è buona.
Botanica
Famiglia: Ericaceae
Descrizione: arbusto nano dotato di fusto eretto, verde con piccole foglie ovate, seghettate ai margini
e terminanti a punta, che crescono lungo tutto il fusto. I fiori crescono lungo le ascelle fogliari, di
forma sferica-campanulata e di colore prima verde poi rossastro. I frutti sono di colore nero-bluastro,
coperti di una patina azzurrognola, con una polpa rosso-bluastra.
Habitat: è caratteristico del sottobosco montano, soprattutto foreste di conifere e latifoglie, oltre che
delle brughiere montane. Vegeta dai 200-2000 m. È presente in Italia settentrionale e centrale. Si
raccolgono i frutti verso luglio-agosto.
Parti usate: i frutti in varie preparazioni culinarie, ma anche per le sue virtù terapeutiche. Contiene
naturalmente antocianine (che migliorano la visione notturna), vitamine, flavonoidi e minerali. Se
consumati freschi, hanno effetto lassativo, mentre secchi o come succo hanno effetto astringente. Le
foglie hanno proprietà antiinfiammatorie in caso di infiammazioni della mucosa dell’occhio, della
cavità orale e della pelle.

121

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

aiéddra (pl.)

Chiomonte

Prali

èrzo

Fenestrelle

eidra (pl.)

Bobbio Pellice

èrze (pl.)

Perrero

Roure (Bourcet)

eurza (pl.)

arëzza

Rorà

Luserna
S. Giovanni

arëzza
Bibiana

Prarostino

èrza (pl.)

Villar Perosa

arëzze (pl.)

Pramollo

arëzza (pl.)

arëzze (pl.)

�MORA
RUBUS CAESIUS L.
Ronce des champs

Per leggere la carta: La carta si presenta uniforme dal
punto di vista lessicale: in tutte le località è infatti
attestato il tipo mora, sebbene in genere si sia preferito
esprimerlo al plurale. A Roure gli informatori hanno
aggiunto al nome del frutto anche il nome della pianta
di rovo: rounza.
Saperi locali: Le more selvatiche, spontanee, vegetano
dall’area basso collinare fino alla bassa montagna;
crescono in gran quantità, un po’ ovunque, ma
soprattutto vicino alle mulattiere (BOBBIO PELLICE) o
in alcuni frutteti lasciati all’abbandono (BIBIANA).
Accanto alle more selvatiche ci sono anche quelle
coltivate, che presentano una differenza di gusto e che
hanno la particolarità di non marcire: più si lasciano lì
più diventano verdi, «tornano indietro»; questa
particolarità le rende più facilmente commerciabili.
L’uso principale è quello di farne marmellate, per le
quali si prende solo il succo, con molto zucchero
(PRAROSTINO). Marmellata e sciroppo erano usati
soprattutto per il mal di gola. Per lo stesso uso si utilizzavano anche i getti primaverili: si facevano i
gargarismi con l’infuso, dopo averlo lasciato raffreddare (LUSERNA).

Botanica
Famiglia: Rosaceae
Descrizione: arbusto perenne, alto da 1 a 3 m, con fusti lunghi e arcuati, muniti di robuste spine. Le
foglie hanno il margine dentato e la pagina superiore verde brillante, mentre quella inferiore biancofeltrata. I fiori sono costituiti da 5 petali di colore bianco-rosato. A partire da agosto maturano i frutti
aggregati neri e lucidi.
Habitat: margini dei boschi, siepi, radure, incolti dal livello del mare fino ai 1200 m. Fiorisce da
giugno fino ad agosto ed è presente in tutta l’Italia.
Parti usate: i frutti agrodolci vengono raccolti a piena maturazione e mangiate crude oppure lavorate
in succhi, liquori, gelatine, sciroppi, marmellate e per aromatizzare l’aceto. Le giovani foglie sono
adatte per aromatizzare insalate e tisane. Infatti grazie alla presenza di tannini astringenti, sono
molto efficaci per arrestare le diarree, emorragie, contro il mal di gola e per la raucedine.

122

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

mora (pl.)

Chiomonte

Prali

Bobbio Pellice

moure (pl.)

Perrero

mora (pl.)

Roure (Bourcet)

amoura (pl.)

moro (pl.)

Fenestrelle

mora (pl.)

moure (pl.)

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

moure (pl.)

Pramollo

moura (pl.)

mure (pl.)

�ORTICA
URTICA DIOICA L.
Grande ortie

Per leggere la carta: In tutta l’area le denominazioni
sono riconducibili a uno stesso tipo ortica, sebbene
alcune forme (Chiomonte, località del Queyras e
dell’Oisans) presentino l’arretramento dell’accento; a
Prarostino il plurale oscilla fra urtìa e urtìe, e in
generale l’intera carta, che presenta sia forme singolari
sia forme plurali, consente di mettere in evidenza le
differenze fra le desinenze.
Saperi locali: L’ortica è una pianta che cresce
ovunque, ma i suoi usi si diversificano e moltiplicano
salendo dalla pianura alla montagna. L’uso alimentare
è tuttavia diffuso in gran parte dell’area di indagine: le
punte di ortica sono le prime a raccogliersi in
primavera e si mettono nelle frittate o nelle minestre
di erbette, ad es. la minestra di ortiche e patate, ortiche
pimpinele e polmonaria (BIBIANA, VILLAR PEROSA,
PERRERO,
PRALI,
BOURCET,
FENESTRELLE,
PRAGELATO); meno diffuso ma noto l’uso nel risotto o
nel ripieno degli agnolotti, insieme alla borragine
(«ntël cumaut di agnulot ënséma al buras: van propi bin;
mac le föie trità bütàntie ëd ricotta nsema, e sun delicati»,
“nel ripieno degli agnolotti insieme alla borragine: vanno proprio bene; solo le foglie tritate insieme
alla ricotta, e sono delicati”, Barge). L’uso del macerato di foglie d’ortica è attestato per gli scopi più
diversi. L’altro uso più conosciuto (RORÀ, PERRERO, PRALI) è quello del macerato di ortiche contro i
pidocchi delle piante, eventualmente lasciando macerare insieme alle ortiche del tabacco. Passando
all’uomo, un uso è legato ai capelli, sia per degli sciacqui per i capelli grassi (FENESTRELLE), sia contro
la perdita di capelli (BIBIANA, PRAGELATO), anche con le foglie non lasciate in infusione: «si facevano
degli impacchi con appositi stracci fatti a tasca, dove le foglie venivano inserite; ricordo una signora
che teneva questo impacco sulla testa notte e giorno» (PRAGELATO). Altri usi medicamentosi sono
fare il brodo di ortiche, che era utilizzato per l’ulcera (PRALI), per rendere bella la pelle e soprattutto
contro l’acne (LUSERNA); sembra infine che ci si punga apposta quando si ha la sciatica, perché le
bolle tirerebbero fuori l’acqua (BOURCET, letto in un libro).

123

�Botanica
Famiglia: Urticaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 30 ai 150 cm, fittamente ricoperta di peli ispidi e corti e
peli urticanti. Le foglie sono disposte in maniera opposta lungo il fusto, di colore verde scuro e
grossolanamente seghettate. Le infiorescenze si differenziano tra piante maschili e femminili: le
prime sono verdi-giallognole e rivolte verso l’alto, mentre le femminili sono grigiastre e pendule.
Habitat: incolti, bordi di sentieri e boschi, aree antropizzate dal piano fino a 1800 m. Fiorisce da
giugno ad ottobre ed è diffusa in tutta la penisola.
Parti usate: le giovani foglie si consumano in zuppe, risotti, frittate o come colorante negli impasti. I
peli urticanti vengono distrutti con la cottura, mentre se si vuole consumare cruda, bisogna pestarla
con un mattarello. Le foglie stimolano la diuresi, il metabolismo, sono depurative e anti reumatiche.

124

�Bardonecchia

Arvieux

ùrtieu

ortië - ourtìa

Aiguilles

Sestriere

urtìa (pl.)

Abriès

òrtieu

Pragelato
(Grand Puy)

urtìa (pl.)

orcho

Chiomonte

Prali

urtìo

Fenestrelle

urtìo

Bobbio Pellice

urtìa

Perrero

urtìa (pl.)

Roure (Bourcet)

eurtià (pl.)

urtìa

Rorà

Luserna
S. Giovanni

ürtia
Bibiana

Prarostino

urtìa (pl.)

Villar Perosa

urtìa

Pramollo

urtìa (pl.)

ürtie (pl.)

�PARIETARIA
PARIETARIA OFFICINALIS L.
Pariétaire officinale

Per leggere la carta: Accanto al tipo italiano parietaria,
cui forse è da ricondurre anche la forma panataria di
Prarostino, è diffuso, nelle valli Chisone e Germanasca,
il tipo panchaoudét. Sembra invece isolata la forma
cucouasa, raccolta a Bobbio Pellice e già rilevata
dall’ALEPO nel limitrofo Comune di Villar Pellice. Il
tipo erba delle lumache, che sulla carta compare solo a
Chiomonte, è in realtà diffuso in tutta la media e bassa
valle di Susa.
Saperi locali: La parietaria, conosciuta in buona parte
dell’area indagata, presenta gli usi più diversi. Raccolta
d’estate, normalmente le foglie si fanno seccare prima
dell’uso. Il più attestato è quello dell’infuso o decotto
con funzione diuretica e in generale depurativa delle
vie urinarie; si beve anche quando si ha la cistite
(BIBIANA, LUSERNA, «për fâ pîsà» PERRERO,
FENESTRELLE). Altro uso medicamentoso è quello degli
impacchi per togliere l’infiammazione (PRAROSTINO) o
per farne fasciature quando si hanno delle ferite, con
probabile azione emostatica (VILLAR PEROSA). La foglia
coriacea viene utilizzata per pulire i vetri o con funzione di sapone (BOBBIO PELLICE). L’uso
alimentare di mettere le «pouinte ëd panataria» nella minestra è attestato a PRAROSTINO, FENESTRELLE,
PERRERO. A PRAMOLLO si attesta l’uso di farne impacchi per le vacche.

Botanica
Famiglia: Urticaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 20-80 cm, con fusti erette e poco ramificati. Le foglie
sono lanceolate mentre i fiori si presentano come densi glomeruli ascellari di colore verdiccio. Tutta
la pianta è ricoperta da una peluria non urticante.
Habitat: Suoli boschivi, macerie, muri, ruderi, terreni abbandonati, su substrato azotato, umido o
asciutto, da 0 a 900 m s.l.m. Fiorisce da maggio a ottobre ed è presente in tutta Italia.
Parti usate: si raccolgono i giovani germogli e le foglie più tenere a scopo alimentare, mentre tutta la
parte aerea fiorita è impiegato in terapia come diuretico, depurativo e anti reumatico.

125

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

Prali

Bobbio Pellice

cucouàsa

Perrero

pan-chaoudét

Roure (Bourcet)

pan-chaoudét

pan-chaoudét

Fenestrelle

panchaoudiz

èrbo d le lumase

Chiomonte

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

Prarostino

panataria

Villar Perosa

parietaria

Pramollo

pan-chaoudét

panciaudèt

�PIANTAGGINE
PLANTAGO LANCEOLATA L.
Plantain lancéolé

Per leggere la carta: Sebbene la carta presenti diverse
denominazioni isolate (foujolo a Chiomonte, èrba ‘d san
giuan a Villar Perosa, milho a Rorà e èrba dî canarini a
Bobbio Pellice), il tipo lessicale più frequente è il
corradicale dell’italiano piantaggine, in diverse vesti
fonetiche (si noti ad esempio la resa della vocale tonica in
alta val Chisone o l’evoluzione del nesso pl- in val Pellice e
nelle aree linguisticamente piemontesi). Il tipo orecchie
d’asino, attestato a Chiomonte e a Bardonecchia come
prima risposta, si ritrova anche nel Brianzonese (a
Monêtier-les-Bains), mentre le forme feulha de chinc cota
(Bardonecchia) e [pianta] d’lâ sinc cota (Bourcet) fanno
probabilmente riferimento alle cinque nervature della
foglia. Gli informatori hanno manifestato alcune incertezze
nel produrre la denominazione dialettale della pianta: le
fonti di Pramollo segnalano di aver appreso la
denominazione consultando il dizionario di Pons/Genre,
ma di non averla mai sentita usare. A Rorà si sottolinea che
“qualcuno la chiama: così”, mentre a Bibiana, oltre alla
denominazione riferita, che l’informatore sostiene di aver
sentito in paese, la pianta si chiama: anche cutlin-a (cfr.
ALEPO I-II-184, nei punti di Boves, Chiusa Pesio e
Pamparato). A Villar Perosa non si è certi del Santo citato
nella denominazione e a Bobbio Pellice l’informatore
segnala che il termine citato è piemontese; quest’ultimo è peraltro interessante perché richiama:
l’impiego della pianta come mangime per gli uccelli.
Saperi locali: L’uso più attestato della piantaggine è quello per l’alimentazione animale: l’erba
veniva data ai conigli o ai maiali (SESTRIERE), la pannocchia, sgranata, veniva data al pollame
(BOBBIO, LUSERNA). L’uso alimentare –in tisane, in insalata, in frittata e nella minestra– e medicinale
è più attestato in montagna, e nelle valli Chisone e Germanasca (da VILLAR PEROSA a FENESTRELLE).
A BOURCET si individuano due varietà, «d’lâ sinc cota» e il «plantanh»; la foglia di piantaggine si
metteva sui foruncoli, in un bendaggio di stoffa, e si diceva togliesse l’infezione: «la tirë foro lou
mazant». Anche a BARDONECCHIA “serviva per far spurgare le ferite con pus”(ALEPO I-II-184). I
semi e le foglie vengono usati per preparare tisane per alleviare la tosse e i disturbi intestinali
(FENESTRELLE); a PERRERO si attesta l’uso della foglia su una ferita da taglio.

126

�Botanica
Famiglia: Plantaginaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 10 ai 40 cm, con fusto eretto e privo di foglie. Le foglie
sono disposte in una rosetta basale, con forma lunga e dritta e con nervature longitudinali.
L’infiorescenza è disposta all’apice del fusto ed è costituita da una spiga di fiorellini marroni.
Habitat: prati, pascoli, bordi dei sentieri, campi coltivati e negli incolti. Vegeta dal piano fino ai 2000
m ed è diffusa in tutta l’Italia. Fiorisce da maggio a settembre.
Parti usate: le foglie giovani possono essere consumate in insalate, zuppe e come contorno; inoltre,
dopo varie cotture, sviluppano un aroma che ricorda quello dei funghi. Mentre in infuso si utilizza
come espettorante delle vie respiratorie, oltre che avere attività anti batterica, anti infiammatoria e
immunostimolante.

127

�Bardonecchia

Arvieux

ourëlha d'ane /
feulha d chinc cota

Aiguilles

Sestriere

Abriès

coriola / planton

Pragelato
(Grand Puy)

plantónh

Prali

Bobbio Pellice

èrba dî canarini

plantanh

Perrero

plantanh

Roure (Bourcet)

milho

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

piantagn
/ cutlin-a

Prarostino

Villar Perosa

èrba ’d
san giuan

piantanh

Pramollo

plantanh

plantanh - d’lâ sinc cota

Fenestrelle

plantònh

ourélhe d'anën / foujolo

Chiomonte

�PRIMULA
PRIMULA VERIS L.
Primevère officinale

Per leggere la carta: La carta dei termini relativi alla
primula si presenta piuttosto variegata: a una zona
centrale in cui è attestato il tipo pimpinela, in varie
forme fonetiche, fanno da corona una serie di altre
denominazioni isolate (primula, pangin, primavera,
cavalét, cucuc, braiétta). A Fenestrelle si registra anche la
pronuncia coucouc, la denominazione di Roure si
riferisce alla “primula che penzola, l’altra non veniva”,
a Rorà la “primula di montagna” si chiama: anche
pimpinèla d’ la tous.
Saperi locali: In tutte le aree di ricerca è attestato l’uso
mangereccio, sebbene questo uso non sia documentato
per la primula di montagna “a gambo alto”, che era però
utilizzata a RORÀ e a SESTRIERE per preparare dei decotti
per la tosse. L’utilizzo più diffuso è per la preparazione
di minestre, dove poteva essere mischiata anche con altre
piante: a FENESTRELLE l’ortica e il couièt, a BOBBIO
PELLICE il tarassaco, le coste e le costine. Sempre a
BOBBIO PELLICE si faceva anche una vellutata di fiori di
primula. A PRAGELATO E A RORÀ si usavano i fiori per le
frittate, nonostante la primula non vi fosse comunemente
usata. A FENESTRELLE è attestato anche l’uso di foglie e
radici come rimedio per l’insonnia.

Botanica
Famiglia: Primulaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, costituita da una rosetta di foglie basali pubescenti, da cui
diparte il fusto alto 12-22 cm. I fiori si sviluppano all’apice del fusto in ombrelle dense formate da 515 fiori di colore giallo intenso.
Habitat: prati e boschi aridi, soprattutto di conifere. Fiorisce da aprile a giugno. Vegeta dal piano fino
ai 2300 m. È diffusa in tutto il Centro e Nord Italia.
Parti usate: le radici e i fiori sono utilizzate a scopo terapeutico come espettoranti nelle tossi grasse e
bronchiti, mentre le giovani foglie, raccolte in primavera, possono essere consumate sia crude che cotte.

128

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

pempiètta

Abriès

dialéit

Pragelato
(Grand Puy)

braiétta (pl.)

boun fënno

Chiomonte

Prali

cavalét

Bobbio Pellice

pimpinèlla

Perrero

Rorà

Bibiana

pampinéla

Prarostino

pimpinèla

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

pimpinéllo

pimpinéle (pl.)

pimpinèla (d’la tous)

pimpinélla (pl.)

Roure (Bourcet)

pimpi(n)éllo

Fenestrelle

cucuc - coucouc

�RABARBARO ALPINO
RUMEX ALPINUS L.
Oseille des Alpes

Per leggere la carta: La carta presenta un ristretto
ventaglio di risposte, anche perché non si è
indagata la denominazione della pianta nel
territorio di pianura o di prima collina, in ragione
della sua assenza alle basse quote: l’informatrice
di Villar Perosa segnala che la pianta non è
presente nel suo paese. Per quanto riguarda le
denominazioni raccolte, è possibile distinguere
fra quelle autoctone, del tipo lavas o tsèou, e quelle
mediate dall’italiano o dal francese (Rorà), del
tipo rabarbaro: si noti che è possibile supporre, per
queste ultime, un incrocio di referenti con il
rabarbaro domestico, come ci viene testimoniato
dall’informatore di Bobbio Pellice, che usa il
nome italiano per indicare il Rheum raponticum
L. o il Rheum rhabarbarum undulatum L.
Saperi locali: Il rabarbaro alpino è conosciuto in
buona parte dell’area d’indagine, sebbene nella
zona montuosa, dove vegeta, si registri una
maggior
ricchezza
di
informazioni.
Gli
informatori distinguono tra il rabarbaro
spontaneo e quello da piantare nell’orto, contro il
muro o in zona esposta al sole; l’uso più comune,
soprattutto di quest’ultimo, è quello di farne una marmellata, un poco amara (PRAMOLLO, PRALI,
PRAGELATO); questo è anche l’unico uso attestato in pianura. In montagna si usa anche aggiungerne
un poco alle mele cotte (BOBBIO PELLICE). La varietà spontanea cresce tra le ortiche nei terreni ben
concimati, ad esempio dal letame delle vacche (PRALI, BOBBIO PELLICE), oppure in terreni umidi
sotto al bachas (ROURE). Pianta acidula e fresca, il rabarbaro selvatico veniva usato d’estate per tenere
il burro al fresco (BARDONECCHIA, PRAGELATO, ROURE) o per involvere l’impasto delle calhëtta (un
piatto a base di patate grattugiate, PRALI). Apprezzato dalle vacche al pascolo, a Fenestrelle si attesta
l’uso della radice in decotto, come regolatore dell’intestino. L’uso della pianta in minestra, quando è
ancora piccola, è conosciuto ma non diffuso proprio per via dell’acidità (ROURE).

129

�Botanica
Descrizione: sono piante perenni, di grandi dimensioni e rigogliose, con robusti rizomi da cui viene
emesso ogni anno un nuovo apparato vegetativo, fusti eretti e ramificati in alto e striati, alti dai 60 ai
120 cm. Le foglie, di grandi dimensioni, sono in gran parte riunite in una rosetta basale con margine
intero o dentato, più o meno ondulato. I fiori sono bisessuali, riuniti in pannocchie terminali
lungamente peduncolate che possono raggiungere alcuni decimetri di lunghezza.
Habitat: la specie domestica si trova comunemente coltivata negli orti, mentre quella selvatica è
diffusa nei pascoli e negli alpeggi, specialmente attorno alle aree di riposo del bestiame, alle malghe e
ai letamai. Vegeta dai 1500 ai 2400 m in tutta Italia escluse le isole.
Parti usate: a scopo medicinale è impiegata la radice del più noto rabarbaro cinese, che ha notevoli
proprietà toniche, digestive, depurative e lassative. Ma già anticamente, nelle vallate alpine, il
rabarbaro alpino veniva impiegato per le medesime proprietà. Le foglie possono essere impiegate
nelle insalate, ma l’uso più comune è quello di cuocerle ed utilizzarle come gli spinaci, ma attenzione
per l’alto contenuto di acido ossalico che conferisce alle foglie crude il caratteristico sapore acidulo:
devono essere consumate in piccole quantità e sono vivamente sconsigliate alle persone che soffrono
di gotta, reumatismi, artriti.

130

�Bardonecchia

tsèou

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

lavósa

Chiomonte

Prali

lavaso

Fenestrelle

lapòs

Bobbio Pellice

lavas

Perrero

rabarbaro

Roure (Bourcet)

lavasa (pl.)

rubarba

Rorà

Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

rabarbaro

�RAPERONZOLO
CAMPANULA RAPUNCULUS L.
Campanule raiponce

Per leggere la carta: La denominazione più diffusa è
rampun, con alcune eccezioni (rambanella a Fenestrelle,
stesso tipo lessicale con diversa suffissazione). È più
facile che il nome venga da rapa con suff. one(m)
incrociato con rampa, con conseguente mantenimento
dell’occlusiva. Gli informatori di Bibiana e Bobbio
Pellice esprimono dei dubbi sulle loro risposte.
Saperi locali: Non è ovunque utilizzato, anche se è
piuttosto conosciuto: dagli informatori; è messo in
evidenza il caratteristico fiore rosa - violaceo
(PRAMOLLO) e la crescita spontanea nelle rive e negli
orti. La radice cruda tagliata a pezzetti, che si raccoglie
in primavera («quando mette le foglioline gli vai
dietro» PERRERO), si mangia in insalata insieme ad altre
erbe. La rosetta di foglioline alla base viene consumata
in frittata a VILLAR PEROSA.

Botanica
Famiglia: Campanulaceae
Descrizione: pianta erbacea biennale, alta dai 30 ai 60 cm, con radice bianca, ingrossata e carnosa. Le
foglie basali sono disposte a rosetta, di forma oblunga, di colore verde chiaro e si sviluppano a fine
autunno e inizio primavera. A primavera inoltrata, si sviluppano le foglie lungo il fusto, lanceolate e
alterne e il fiore, viola-bluastro, peduncolato a forma di campanula.
Habitat: diffuso negli incolti, campi, vigne, oliveti e radure boschive. Vegeta dal livello del mare ai
1.500 metri; fiorisce da maggio a luglio ed è presente in tutta l’Italia.
Parti usate: le radici carnose e le foglie giovani basali sono usate in cucina.

131

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

Chiomonte

Prali

Fenestrelle

Bobbio Pellice

rabba ëd tèra

Perrero

rampoun

Roure (Bourcet)

rambanella

Rorà

Luserna
S. Giovanni

rampoun
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

rampoun

Pramollo

rampoun

gabiusa plise ënvèrse
- rampoun

�SAPONARIA OFFICINALIS
SAPONARIA OFFICINALIS L.
Saponaire Officinale

Per leggere la carta: È stato possibile
raccogliere le denominazioni dialettali della
saponaria solo in tre località: Pragelato, Bobbio
Pellice, Bibiana. In due casi i nomi dialettali
sono costruiti sulla stessa radice dell’italiano
“sapone”, mentre a Bibiana si fa riferimento al
verbo “lavare”.
Saperi locali: La pianta cresce in abbondanza
ma è identificata solo in alcune località
dell’area di indagine: le denominazioni
dialettali riflettono l’uso come ‘sapone’
naturale (uso attestato a BOBBIO PELLICE e
BIBIANA). A BOBBIO PELLICE si specifica che la
saponaria veniva utilizzata quando il sapone
fatto in casa non era sufficiente, per lavare i
capi più piccoli.

Botanica
Famiglia: Caryophyllaceae
Descrizione: Pianta perenne, erbacea, provvista di rizoma strisciante e ramificato di colore bruno
rossastro; i fusti, alti fino ad 1 metro, sono eretti o ascendenti, glabri o leggermente pubescenti,
talvolta legnosi alla base. Gli steli hanno foglie opposte, ovali, oblunghe e ricurve, le inferiori
brevemente picciolate, le superiori opposte ai nodi, ricoperte di peli corti o glabre. I fiori di colore
rosa più o meno intenso, con 5 petali appena smarginati, sono riuniti in cime compatte all’apice degli
steli. Emanano un delicato profumo, soprattutto verso sera.
Habitat: predilige i terreni freschi e umidi, vicino ai corsi d’acqua, aree ruderali e campi. Fiorisce da
giugno a ottobre, vegeta fino ai 1000 m. ed è presente in tutta l’Italia.
Parti usate: le radici, contengono delle sostanze, le saponine, che hanno la proprietà di produrre
schiuma a contatto con l’acqua. Possono essere inoltre utilizzate in ambito terapeutico per la loro
azione mucolitica ed espettorante a livello bronchiale ma vanno assunte con moderazione, data la
loro tossicità.

132

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

savouno

Chiomonte

Prali

Fenestrelle

Bobbio Pellice

èrba dël savoun

Perrero

Roure (Bourcet)

Rorà

Bibiana

èrba lavoira

Prarostino

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

Villar Perosa

�SILENE
SILENE VULGARIS (M.) GARCKE
Silène enflé

Per leggere la carta: Dei due tipi più attestati, il primo
(eicouplòou, schoupet, etc.) rimanda allo scoppiettìo che
si può produrre per gioco con i fiori, come è ricordato
a Pragelato; il secondo, cuièt, diffuso in tutta l’area
piemontese (da coi, ‘cavolo’) rimanda all’uso
alimentare.
Saperi locali: È conosciuta e raccolta in tutta l’area
d’inchiesta. L’uso alimentare è piuttosto attestato: in
prati non molto concimati, dove il terreno è un po’ più
povero (LUSERNA) le foglie erano raccolte piccole e
tenere, prima che risultassero fibrose; si mettono in
minestra (PRAGELATO, PRAROSTINO) o in padella come
fossero spinaci (PRAROSTINO): in ogni caso non si
consumano crude. Per altri è da darsi solo alle vacche,
come foraggio (ROURE), e comunque non va utilizzata
per l’alimentazione umana.

Botanica
Famiglia: Caryophyllaceae
Descrizione: pianta erbacea, con un fusto che può raggiungere anche i 50-60 cm di altezza, sottile ed
eretto. Le foglie, verde cenere con una venatura biancastra centrale, sono opposte e ovali. Sulla cima
dei gambi sono disposti i fiori, bianchi e di forma panciuta e ovoidale.
Habitat: erba infestante, è comune nei prati, dalla pianura alla montagna, oltre che ai bordi dei
sentieri e nelle aree ghiaiose. Fiorisce da maggio a ottobre. Vegeta dal livello del mare ai 2800 m. ed è
presente in tutta Italia.
Parti usate: in cucina si usano i germogli teneri, raccolti all’inizio della primavera, quando sono
appena lunghi 5-6 cm per poi essere sbollentati e mangiati come contorno di altre pietanze.

133

�Bardonecchia

clopes

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

eschoupé (pl.)

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

icloupaou

eicouplòou

Chiomonte

Prali

schoupét

Fenestrelle

eicloup

Bobbio Pellice

schoupét

Perrero

couiét

Roure (Bourcet)

Luserna
S. Giovanni

chouquëtte

Rorà

couièt

cuièt
Bibiana

Prarostino

schouplèt

Pramollo

Villar Perosa

s-ciuflèt

�TANACETO
TANACETUM VULGARE L.
Tanaisie

Per leggere la carta: L’area delle Valli Valdesi è piuttosto compatta
nel definire la pianta con il tipo lessicale tanaìa, in diverse vesti
fonetiche (a Prarostino l’informatrice sostiene che il tanaceto si
possa chiamare anche arquibus, dal nome del noto liquore che si
produce con la pianta). La Valle di Susa presenta invece due
denominazioni distinte, senboun frizà a Bardonecchia e shartreuzo a
Chiomonte: anche quest’ultima deriva probabilmente dal celebre
liquore Chartreuse.
Saperi locali: Il tanaceto è conosciuto e utilizzato in quasi tutta
l’area di indagine; pianta spontanea e semispontanea, cresce spesso
ai margini degli orti. L’uso alimentare è quello tipico delle erbe
primaverili, e viene cucinato soprattutto in frittata (BIBIANA,
VILLAR PEROSA, PERRERO, PRALI). L’uso medicamentoso è ancora
ben conosciuto, confortato da alcuni detti: «Tanaìo, tanaìo së ma
màire të sabìo dë soun mâl i nën garìo» (“Tanaceto, tanaceto, se mia
madre ti avesse conosciuto sarebbe guarita dal suo male) (PRALI),
«Së onnhi donna sabësse la virtù d’ la tanaìa pa nen ort saria sënsa» (“Se
ogni donna conoscesse le virtù del tanaceto, nessun orto ne sarebbe
privo”) (BOBBIO PELLICE). In tisana, si usava come digestivo e per «purgare il sangue» (ROURE), se ne
attesta anche un uso veterinario, contro i vermi e in generale per il mal di pancia dei vitelli
(FENESTRELLE); si dava anche un beverone alle vacche che avevano appena partorito, probabilmente
come disinfettante (PRAMOLLO).
Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: Pianta erbacea perenne da 60 a 120 cm di altezza, fortemente aromatica, con un rizoma
strisciante e ramificato, legnoso, provvista di fusti eretti, fogliosi e ramificati nella parte superiore.
Foglie con picciolo di 5-15 cm, alterne, glabre, seghettate sul bordo; le foglie del caule inguainanti
presentano sul retro delle piccole ghiandole. Le infiorescenze sono all’apice del fusto disposti in
corimbi compatti, densi ed appiattiti con fiori tubulosi di un color giallo-oro.
Habitat: diffusa nei terreni incolti, lungo i corsi d’acqua e i pendii erbosi di montagna fino ai 1600 m.
Fiorisce da giugno a settembre ed è presente in tutta l’Italia escluso il sud.
Parti usate: le sommità fiorite e le foglie. Per l’alto contenuto in olii essenziali e principi amari, vanta
proprietà amaro-toniche, digestive e febbrifughe. Inoltre si usava abitualmente per profumare
ambienti e biancheria, come insetticida per eliminare o tenere lontano pidocchi, pulci e tarme dai
materassi, dai sacconi e dalle cucce degli animali domestici e repellente per allontanare i topi dai
depositi di granaglie. È bene ricordare che, se assunto ad alti dosaggi, risulta tossico a causa della
presenza di tujone (soprattutto nell’o.e), che provoca spasmi muscolari ed è eccitante.

134

�Bardonecchia

Arvieux

senboun frizà

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

tanaìa

shartreuzo

Chiomonte

Prali

tanaìo

Fenestrelle

tanaìo

Bobbio Pellice

tanaìa

Perrero

tanaìo

Roure (Bourcet)

tanarìo

tënaìa

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

Prarostino

tënaìa - arquibus

Villar Perosa

tanaìa

Pramollo

tanaìe

tanaìa

�TARASSACO
TARAXACUM OFFICINALE L.
Pissenlit

Per leggere la carta: I nomi del tarassaco sono ben studiati
(ad es. da S. Canobbio e T. Telmon in Miscellanea per
Giuliano Gasca-Queirazza, Alessandria 1988): la densità di
punti della nostra inchiesta porta dunque alcune conferme.
Semplificando, l’area di parlata piemontese si attesta sul
tipo ‘girasolÉ, il tipo ‘muso porcino’ è ben riconoscibile nelle
forme della val Pellice; meno riconoscibile, ma riconducibili
allo stesso tipo le denominazioni in alta val Chisone e
Germanasca, in val di Susa e in Queyras. ‘Cicoria’ è un tipo
legato all’uso alimentare testimoniato a San Germano.
Saperi locali: Il tarassaco si trova nei prati ben concimati; a
PERRERO si usava andare a raccoglierlo in montagna, dopo
lo scioglimento delle slavine, nei prati dove andavano a
riposare le mucche. I tarassaci si raccolgono appena
spuntano, per metà ancora sottoterra, e risultano
tenerissimi e per niente amari. Si possono mangiare prima
che mettano il fiore, quando le foglioline sono piccole e
tenere, crudi in insalata, magari aggiungendo un uovo e del
limone, oppure sbollentando le foglie e passandole in padella come uno spinacio. Invece la radice
andrebbe raccolta in autunno; questa si fa seccare, si spezzetta e poi si fa bollire in acqua. Il decotto
veniva usato come depurativo per i reni, il fegato e il sangue e per le inappetenze.

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 20 ai 30 cm, con uno stelo cavo e privo di foglie. Da
questo, se spezzato, fuoriesce un lattice bianco. Le foglie sono tutte riunite in una rosetta basale, di
forma oblunga e molto diversificate fra loro (alcune quasi intere, altre irregolarmente lobate o
dentate). I fiori sono riuniti in capolini singoli di colore giallo all’apice del fusto. Da ogni fiore si
origina un achenio (frutto secco), provvisto del caratteristico pappo: un ciuffo di peli bianchi, che
agisce come un paracadute, essendo trasportato dal vento e agevolando così la dispersione del seme.
Habitat: prati, pascoli, sentieri, terreni sia fertili sia incolti. Fiorisce da febbraio a maggio in massa e
poi per tutto l’anno, inverno escluso. Vegeta in tutta l’Italia dal livello del mare ai 1700 metri.
Parti usate: in cucina si usano le tenere e giovani rosette primaverili crude o cotte e come verdura
depurativa primaverile. Mentre la radice e le foglie vengono usate per le loro proprietà diuretiche,
depurative, come disintossicante epatico e come amaro-tonico nei problemi digestivi.

135

�Arvieux

moureù

Bardonecchia

mërpounsìe

Aiguilles

Sestriere

Abriès

chardeui

marì poursin

Pragelato
(Grand Puy)

maripoursin

Roure (Bourcet)

malpoursin

Prali

Bobbio Pellice

mourepoursin

Rorà

Luserna
S. Giovanni

girasul
Bibiana

Prarostino

mourëpoursin

Villar Perosa

girasul

mourepoursin girasoul - pisanlì

Pramollo

mourpoursin

mourepoursin

mourpoursin

Perrero

virasouléilh - marpounsin

Fenestrelle

maripoursin

arvisiiòou - roussilhòou

Chiomonte

�TIMO SERPILLO
THYMUS SERPYLLUM L.
Serpolet

Per leggere la carta: La carta linguistica si presenta
compatta, con il tipo corradicale all’italiano serpillo che
emerge in quasi tutte le località per le quali si è
ottenuta una risposta. Si noti infine che l’informatrice
di Villar Perosa, nel parlato spontaneo, usa
l’accentazione comune alle altre località: sërpoùl.
Saperi locali: Il timo serpillo si raccoglie sulle pietraie
o sui terreni meno fertili, sui bordi delle strade. L’uso
più conosciuto e attestato in quasi tutta l’area
d’indagine è quello in tisana e in decotto e per la
preparazione del liquore (in tempi più recenti), la
funzione quella digestiva di stimolo dell’appetito.
Come pianta aromatica si usa per la carne, soprattutto
l’arrosto (PRAGELATO, PRAMOLLO, PRALI) o nei boudin.
Più raro l’uso medicamentoso (attestato anche a
BARDONECCHIA): vi si ricorreva per alleviare la tosse
e, schiacciando la pianta fresca sulla pelle, per
diminuire il bruciore delle punture (FENESTRELLE,
PERRERO).

Botanica
Famiglia: Lamiaceae
Descrizione: piccolo arbusto aromatico, con fusti striscianti sul suolo, che a ogni nodo produce delle
radici avventizie da cui dipartono altri piccoli fusti. Le foglie, pubescenti, sono distanti nei rami fertili
e avvicinate in quelli sterili e sono di forma ovale e leggermente allungata. I fiori, rosati, sono
raggruppati all’apice dei fusticini.
Habitat: predilige i terreni incolti, soleggiati, tra le rocce e lungo i pendii erbosi. È diffuso dalla
pianura alla montagna fino ai 2200 m. Fiorisce da aprile ad agosto.
Parti usate: le sommità fiorite sono impiegate in ambito terapeutico sotto forma di infusi, in caso di
tosse, bronchiti e per stimolare l’apparato digestivo. Inoltre l’olio essenziale ha azione antisettica e
balsamica. Infine in cucina viene largamente utilizzato per insaporire carne e pesce.

136

�Bardonecchia

serpoun

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

serpoul

Abriès

serpoul

Pragelato
(Grand Puy)

serpoul

serpoulh

Chiomonte

Prali

sërpoul

Fenestrelle

sèrpoul

Bobbio Pellice

sërpoul

Perrero

Roure (Bourcet)

seipoul

sërpoul

Rorà

Luserna
S. Giovanni

sërpul
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

sërpoul

Pramollo

sërpoul

së’rpul

�VALERIANELLA
VALERIANELLA LOCUSTA L. (LATERR.)
Mâche

Per leggere la carta: Le denominazioni raccolte nelle Valli
Valdesi sono tutte riconducibili a un tipo lessicale, da intendersi
come ‘insalatina’, spia dell’uso alimentare; lo stesso uso
potrebbe essere alla base della forma raccolta a Bardonecchia
(letteralmente “dolcetta”). A Chiomonte è invece stato elicitato
ranpounsoun, di motivazione oscura.
Saperi locali: Conosciuta e utilizzata in tutta l’area d’inchiesta
montana e pedemontana, meno in pianura: si sottolinea come ci
sia chi va a raccoglierla in montagna perché è più piccola.
Spontanea, si sottolinea come cresca nei campi coltivati, dove la
terra è stata concimata o dissodata e non nei prati dove rimane
soffocata tra le altre erbe (FENESTRELLE, ROURE, PERRERO,
PRAMOLLO), o nei fossi freschi «quando si inizia a fare il prato
avvicendato». L’uso è sempre alimentare (mai medicinale, si
sottolinea a PRAGELATO): si mangia in insalata, meglio se con
delle uova sode.

Botanica
Famiglia: Caprifoliaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, con foglie inferiori disposte in una rosetta basale, di forma
oblunga, mentre quelle superiori sono leggermente più dentate. La rosetta fogliare si forma nel
primo autunno, mentre lo stelo fiorale nella primavera successiva. Le infiorescenze sono formate di
piccoli fiori raccolti in corimbi di colore azzurro tendente al bianco.
Habitat: comune nei prati, nei campi, nei vigneti e negli incolti. Fiorisce da aprile a maggio ed è
diffusa in tutta l’Italia dal livello del mare ai 1400 m.
Parti usate: la rosetta basale, raccolta quando è tenera e priva dei fiori, è usata in cucina, soprattutto
come insalata. Ha un alto contenuto in vitamina A, C e in ferro.

137

�Bardonecchia

dousëtta

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

saladétta

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

serzèi

ranpounsoun

Chiomonte

Prali

saladét

Fenestrelle

saladina

Bobbio Pellice

Perrero

saladét

Roure (Bourcet)

saladin

sarzèt

Rorà

Bibiana

salëzèt

saladèt
Prarostino

Luserna
S. Giovanni

saladèt

Pramollo

Villar Perosa

salëzèt

�VERBASCO
VERBASCUM THAPSUS L.
Molène bouillon-blanc

Per leggere la carta: Prevalente il tipo ‘coda di volpe’ (o
almeno così interpretato), con riferimento alla forma del
fiore o forse anche della foglia. Le forme lëvioun/luvioun
continua il latino avedonem con concrezione dell’articolo:
da questa base si spiegano più facilmente forme come
lëvioun (Bobbio Pellice); forme con lu– forse potranno
essere aggiunte al dossier lupus (non il lupo, ma alle spalle
di luppolo/luvërtin). Si noti che gli informatori di Villar
Perosa iniziano dicendo di non conoscere il nome della
pianta, poi aggiungono la denominazione riportata
avvertendo che “si dice così in montagna”.
Saperi locali: A RORÀ, FENESTRELLE, PERRERO se ne
raccoglievano i fiori, che venivano poi fatti seccare (uso
attestato anche a PERRERO) e utilizzati per tisane o decotti
per curare tosse e catarro. A PRAMOLLO è riportato l’uso
dei fiori anche per le vacche. Veniva anche usato come
“carta igienica” per la consistenza delle sue foglie
(BOBBIO PELLICE).

Botanica
Famiglia: Scrophulariaceae
Descrizione: pianta erbacea, di aspetto molto variabile, con fusti alti fino a 2 metri, fogliosi, rigidi,
talvolta ramosi, con pelosità bianco-giallastra. La sua radice affusolata e cilindrica produce il primo
anno una rosetta basale costituita da grandi foglie, sino a 45 cm, obovate, molli, molto tomentose,
finemente seghettate, sessili o quasi. La rosetta basale dura nell’inverno e produce nel secondo anno,
un fusto alto e robusto coperto di foglie. I fiori sono raggruppati in fascetti di 6/7 elementi e formano
una lunga spiga di colore giallo pallido. I fiori vivono soltanto un giorno e sono costantemente
sostituiti da nuovi elementi.
Habitat: incolti, bordi stradali, scarpate e in generale suoli poveri. Cresce fino ai 1800 m, fiorisce da
maggio a settembre ed è presente in tutta l’Italia.
Parti usate: i fiori raccolti di primo mattino, non troppo maturi. Il fitocomplesso è emolliente,
espettorante, edulcorante, il che rende i fiori ottimi adiuvanti delle tisane espettoranti per tossi,
raffreddori e bronchiti.

138

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

gro shardoun

Chiomonte

Prali

Fenestrelle

couvóep

Bobbio Pellice

lëvioun

Perrero

counvolp

Roure (Bourcet)

Rorà

Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

coumvoùëlp

cua ’d vulp

�VERBENA
VERBENA OFFICINALIS L.
Verveine

Per leggere la carta: Tutte le denominazioni raccolte
risalgono allo stesso etimo cui risale l’italiano verbena,
pur con una certa variazione fonetica. L’informatrice
di Roure riferisce un termine che ha sentito usare a
Perosa Argentina; quella di Pramollo riporta la
denominazione appresa dal Dizionario Pons/Genre e
quella di Villar Perosa, non conoscendo il nome della
pianta, vi si riferisce come “cula ca pistu për le
contusioni“.
Saperi locali: La verbena era usata per preparare
tisane a BOURCET e a PERRERO per dare profumo agli
arrosti. Altro uso attestato è quello terapeutico. A
VILLAR PEROSA e RORÀ era pestata per preparare
impacchi contro botte, contusioni, infiammazioni e per
estrarre l’umido dalla pelle o dalle articolazioni. A
LUSERNA SAN GIOVANNI si prendeva, sempre pestata,
per curare i nervi.

Botanica
Famiglia: Verbenaceae
Descrizione: piccola pianta erbacea perenne, alta 20-40 cm con piccoli fusticini semi-legnosi alla base,
con foglioline lanceolate e dentate e piccoli fiori poco appariscenti raccolti in lunghe spighe sottili di
colore rosato.
Habitat: predilige i luoghi incolti e ruderali, margini delle strade e dei sentieri. Cresce in tutto il
territorio italiano dalla pianura fino ai 1000 m. Fiorisce da maggio a ottobre.
Parti usate: tutta la parte aerea della pianta fiorita è utile come antispasmodico per l’emicrania, nei
dolori gastrici, disturbi mestruali e nella menopausa, stimolazione della secrezione lattea e
facilitazione del parto se assunta nelle ultime settimane di gravidanza.

139

�Bardonecchia

vërvénë

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

verbéin

vervéno

Chiomonte

Prali

Fenestrelle

Bobbio Pellice

Perrero

vervénno

Roure (Bourcet)

veivéno

barbéna

Rorà

Luserna
S. Giovanni

verbéna
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

verbéna

Pramollo

barbéno

�VIOLA TRICOLOR
VIOLA TRICOLOR L.
Pensée sauvage

Per leggere la carta: La maggior parte delle denominazioni
raccolte appartiene al tipo corradicale dell’italiano violetta. La
pluralità di denominazioni per questo fiore così noto è
piuttosto diffusa: l’informatrice di Roure distingue fra lâ
viouléttâ bloia e lâ viouléttâ jaouna, a Prali viene citata anche la
forma viòoulëttin, che a Pramollo viene fatta corrispondere, al
femminile viòoulëtîna a “quelle bianche” (mentre quelle viola
sono viòoulëtta). Anche a Villar Perosa si sottolinea la
distinzione fra viole gialle e blu: ëd solit giaune, përché pöi cüìu
cle viulëtte chë sürtìu dop ël gran o la sél ca l’eru cite; së ün dis le
viole ëd muntagna sun le viole blö. Particolarmente interessanti
sono le forme attestate a Luserna San Giovanni (dove ci si
riferisce a “quella sul giallo col fiore piccolo e con i petali
superiori viola”) e a Bobbio Pellice, del tipo galletto. Tale
lessotipo, privo di riscontri in lessicografia, emerge anche nei
materiali dell’ALEPO, che alla voce I-II-267 viola del pensiero
registra un hapax a Villar Pellice: jalouquét.
Saperi locali: L’uso della viola è concentrato perlopiù in area
montana. L’utilizzo attestato con maggior frequenza è quello
di aromatizzare tè (BOBBIO PELLICE) o altre tisane; l’infuso di
violette è usato come tisana da sera (PERRERO), o come rimedio
per la tosse (FENESTRELLE), mal di testa e in generale per le malattie da raffreddamento
(PRAGELATO), per le sue proprietà antinfiammatorie (PRAMOLLO); l’effetto diuretico è attestato a
PRALI. A PRAROSTINO si testimonia l’uso di far cuocere il fiore, con aggiunta di burro e sale, contro la
bronchite. Altro uso è quello in minestra (LUSERNA SAN GIOVANNI), di riso e latte (RORÀ); a PRALI si
raccoglie la ricetta della poutillho di farina di mais e semola, a cui cottura ultimata erano aggiunte le
violette.
Botanica
Famiglia: Violaceae
Descrizione: pianta annuale o pluriennale con piccoli fusti eretti o ramificati. I fiori hanno
colorazioni ricche di varianti, ma in genere i petali superiori sono viola-bluastri, i due centrali
giallognoli o lilla e quello inferiore giallo con striature viola.
Habitat: prati, bordi di sentieri, terreni sia incolti che coltivati. Fiorisce da aprile a settembre dalla
pianura alla montagna.
Parti usate: le sommità fiorite sono impiegate per via interna ed esterna per varie affezioni: dalla
crosta lattea del lattante, eritemi e dermatiti infantili, eczemi negli adulti. Gli infusi sono anche
depurativi, diuretici, sudoriferi e febbrifughe.

140

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

vioulétta

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

viouléttë

vioulëtto

Chiomonte

Prali

Bobbio Pellice

jalouquèt

Perrero

Roure (Bourcet)

vioulétta (pl.)

viòoulëtto viòoulëttin

Fenestrelle

vioulètta (pl.)

Bibiana

viulëtta (pl.)

Prarostino

vioulëtte (pl.)

Luserna
S. Giovanni

vioulëtte (pl.)

Rorà

viulëtte (pl.)
Villar Perosa

galuchèt

Pramollo

viòoulëtta (pl.)
- viòoulëtîna

�SEZIONE III

141

�FIOR I E PIA NTE NEL PA TOU À D I
MENTO ULL ES E VILLA RET TO*
*L’inserto è stato interamente curato da Luca Martin Poetto.

ITALIANO

OCCITANO

NOME SCIENTIFICO

abete bianco
abete rosso
abrotano
acero campestre, oppio
acero montano
acetosa dei muri
acetosa dei prati
acetosella, carpigna
achillea odorosa
achillea villosa, genepì bianco
aconito
aconito. napello
agarico bianco

sòp
sufi
avreù
obbre
plòe
aseucclë da murs
aseucclë
èrbë da cucuc
róttë
dounsèrio
èrbo toro, èrbo d'la toro, toro
èrbo toro, èrbo d'la toro, toro
panouflo

agarico della ferula

champinhon

aglio
aglio selvatico
agrifoglio
albicocco
alchemilla
alloro, lauro
alno, ontano
altea, malvaccione
amarella, artemisia, canapaccia
ambretta. gallinaccio
anemone delle alpi
appio. sedano selvatico
aquilegia
aquilegia alpina
arancio
armeria volgare
arnica
asclepiade, erba seta,
vincetossico
asfodelo
asparago
assenzio

òlh
alhét
agréou
dramounhénc
sinqueno
lorié
vernë
malvavisc
arsemizë
gabiouzë
chabousèllë, javanél
appi
peiroulét, tennho-fìel
peirouét
orangié
érbo d'la caréa
tabacòs

Abies alba Miller.
Picea abies (L) H. Karsten.
Artemisia obrotanum L.
Acer campestris L.
Acer pseudoplatanus L.
Rumex scutatus L.
Rumex acetosa L.
Oxalis acetosella L.
Achilleo moschoto Wulfen.
Achillea nana L.
Aconitum onthora L.
Aconitum nopellus L.
Polyporus officinalis Fr.
Pleurotus eryngii var. ferulae
Lanzi.
Allium sativum L.
Allium vineale L.
Ilex aquifolium L.
Prunus armeniaca L.

malmégge
pouracchë
aspòrs
usénc

142

Laurus nobilis L.
Alnus glutinosa (L.)
Althea officinalis L.
Artemisia vulgaris L.
Knautia arvensis L.
Pulsatilla alpina Schrank.
Apium graveolens L.
Aquilegia vulgaris L.
Aquilegia alpina L.
Citrus sinensis (L.) Osbeck.
Armeria alpina Willd.
Arnica montana L.
Vincetoxicum hirundinaria
Medikus.
Asphodelus olbus Miller.
Asparagus offinalis L.
Artemisia obsinthium L.

�attaccamano
avena
avena folle
balsamina

glèttë
avénë
ovenando
belh 'om

bambagia selvatica

imortèlla

barba di capra. barba di becco,
coda dì volpe

aspòs salvagge

barbabietola gialla

bleò

barbabietola rossa

carottë roue

barbone. vite bianca
bardana, lappa
basilico
beccabunga
biancospino
bieta, bietola bianca, bietola da
coste
bistoria, serpentina
bonagra, ononide, restabovi
borraggine
bosso
botton d’oro
brugo
bulbocastagno
cadrangola, lupinella
caglio bianco, pergolato

boutla salvajja
lapòs
bazlicò
favaso
prusét

calamento, nepetella

èrbo d' l'encalament

calendula
calta
camedrio
camomilla
campanella dei prati,
raperonzolo
canapa

courteziò
sousì
calamandreò
canamillhë

Galium aparine L.
Avena sativa L.
Avena fatua L.
Balsamina hortensis L.
Antennaria dioica (L.)
Gaertner.
Aruncus dioicus (Walter)
Fern.
Beta vulgaris L. var. rapa
alba
Beta vulgaris L. var. rapa
rubra
Bryonia dioica Jacq.
Arctium lappa L.
Ocymum basi/icum L.
Veronica beccabunga L.
Crataegus oxiacantha L.
Beta vulgaris L. var. rapa
cicla
Polygonum bistorta L.
Ononis spinosa L.
Borrago officinalis L.
Buxus sempervirens L.
Trollius europaeus L.
Calluna vulgaris (L.) Hull.
Bunium bulbocastanum L.
Onobrychis viciifo/ia Scop.
Galium mollugo L.
Satureja calamintha ssp.
nepeta (L.) Link.
Calendula orvensis L.
Calendula officinalis L.
Teucrium chomaedris L.
Matricaria chamomilla L.

rambanèllë

Campanula rapunculus L.

chenobbou

cannella

canèllë

cappellini
carciofo
cardo
cardo dei campi, scardaccione
carice

léouso
artichoc
còrt
chardon
lécho

Cannabis sativa L.
Cinnamomum zeylanicum
Blume.
Agrostis stolonifera L.
Cynara scolymus L.
Cynara cardunculus L.
Cirsium arvense (L.) Scop.
Carex spp. L.

cóotë
erparô
ratabuou
bouraes
bóes
poupoul
brièrë
linsouét
jaét
èrbo da group

143

�carlina
carlina
carota
castagno

azenét
chardousë
pastounaddë
châtanhé

cavolaccio, farfaraccio

chaplòs

cavolo

choe

cavolo rapa

rabbë

cece
celidonia
cent'occhio, paperina

sizre
sireunnhë
pavarinë

centaurea

senlaouréo

Carlina vulgaris L.
Carlina acaulis All
Daucus carota L.
Fagus sativa Miller.
Petasites hybridus (L.) G.,
M. &amp; Sch.
Brassica oleracea L.
Brassica oleracea L. var.
gongyloides
Cicer arietinum L.
Chelidonium maius L.
Stellaria media (L.) Vili. s.
Centaurium umbellatum
Gilib.

centinoda, correggiola,
poligono maschio
cerchi delle streghe

tirasetco

Polygonum auiculare L.

arget vioù

cerfoglio comune

chofoulhét

ceserone. veccione, rubiglione
cicerchia
cicoria
cicuta
cilìegio
cìliegio
cinquefoglie
clematide vitalba
coda di volpe
colchico

pezarèl. pezarèllo
jaiso
sicori
sicuttë
sireizìe
sereezié
èrbo d' la sinquéno
aebeò courdélh
tartareò
anollhë,vacharèllë

colubrina, buon enrico

orla

consolida maggiore
convolvolo de i campi
crescione
crespino
croco
cumino dei prati
cuscuta
delfinio
ditola
dulcamara
edera
elleboro, veratro
epatica, erba trinità

érbo do panaris. niali
courioe
creison
pittou
freidouìnë
cummel
èrbo d' l'endurmio
clavèl-dent
brutia
amordou, amaradou
èirë
vràerë
èrbo dì bouisoun, trei-corn

Clitocybe geotropa Bull.
Anthriscus cerefolium (L.)
Hoffm.
Lathyrus silvestris L.
Lathyrus sativus L.
Cichorium inthybus L.
Conium maculatum L.
Prunus cerasus L.
Prunus auium L.
Potentilla reptans L.
C/emalis vitalba L.
Melampyrum orvense L.
Colchicum autumnale L.
Chenopodium bonus-enricus
L.
Symphitum officina/e L.
Conuolvulus arvensis L.
Nasturtium officinale R. Br.
Berberis vulgaris L.
Crocus albiflorus Kil.
Carum corvi L.
Cuscuta europaea L.
Delphinium elatum L.
Clavaria coralloides L.
Solanum dulcamara L.
Hedera helix L.
Veratrum album L.
Hepatica nobilis Schreber.

144

�equiseto, rasperella
erba cipressina
erba cornetta, fior di
cappuccino
erba crociana, uva di volpe
erba da taglio, pinguicola
erba di San Giovanni
erba giudaica
erba medica
erba nocitola
erba passa, pinocchiella, erba
pignola

èrbë d'éetònh
laitin

Equisetum arvense L.
Euphorbia cyparissias L

chouquetta

Consolida regalis S. F. Gray.

tosi
èrbë d ' la talhèurë
raffi
chanavèllo
luzèrnë
choiìlét

Paris quadrifolia L.
Pinguicola uulgaris L.
Glechoma hederacea L.
Galeopsis tetrahit L.
Medicago sativa L.
Laserpitium latifolium L.

picouloump. pitocouloump

Sedum album L.

argrò, eulh grò, gaoudri,
mounnha
eichaletto
èrbo d ' San Péire, sampéira

Peucedanum ostruthium (L.)
Koch.
Asplenium trichomanes L.
Tanacetum balsamita L.

pan d'uzuèl

Briza media L.
Parietaria officinalis L.
Anchusa officinolis L.

evonimo, fusaggine
faggio
fagiolo
fagiolo

pan-chaoudét
bouraes
bourai di champ o salvagge,
lengo bouvino
bounét d'préire
faou
fataccou
féezeul

falsa camomilla

caramilhas

farfaro, tossilaggine
farinaccio selvatico

pimpèttë, ounglètto
senîclë

Evonymus europaeus L
Fagus si/vatica L
Phaseolus coccineus L.
Phaseolus uulgaris L.
Tripleurospermum inodorum
(L.) Sch.-Bip.
Tussilago farfara L.
Chenopodium album L.

erba rena. imperatoria
erba rugginina
erba Santa Maria
erba tremolina, tentennino, poa
delle Alpi
erba vetriola, muraiola
erba viperina
erba viperina

Echium vulgare L.

farinaccio, sorbo di montagna,
sorbo bianco
fava
favagello. ficaria

aié

Sorbus aria Crantz.

fòvë
coulhandro

felce

Fiougë

felce dolce, regolizia
festuca di montagna
fico
finocchiella , finocchio alpino,
imperatrice
finocchio
fior di stecco, mezereo
fiordaliso

ergaìsi, arizouzèttë
ventre·mol
figuié

Vicia faba L.
Ranunculus fica ria L.
Pteridium aquilinum (L.)
Kuhn.
Polypodium vulgare L.
Festuca flavescens Bell.
Ficus carica L.

sitra

Meum athamanticum Jacq.

fenoulh
péou re mat
parsòc

Foeniculum vulgare Miller.
Daphne mezereum L.
Centaurea cyanus L.

145

�fragola
frangola, ontano nero
frassino
frumento

maeousié
cournouié
fràesë
froument

frumento marzuolo

froument trame

fumosterno
funghi parassiti delle
graminacee (carboni)

frumentèro

Fraga ria uesca L.
Frangula alnus Miller.
Fraxinus excelsior L.
Triticum vulgare Vill.
Triticum aestiuum L. var.
typicum
Fumaria officina/is L.

charbouclë

Ustilago spp.

fungo dell'esca

bazano

fungo dell'esca
gallinaccio
garofano
garofano alpino
genepì
genepì femmina
genepì maschio
genziana delle nevi
genziana maggiore
genzianella
giaggiolo, ireos
giglio bianco
giglio rosso
ginepro
girasole
gittaione. nigella
giunco

gramigna
gramigna

bazano
garittë
garofou
garofou salvagge
gienepi fumél
genepì fumél
genepì môclë
chaouso d · cucuc
gensònë
diòe, gensanettë
coutònë
lis
senjouòn
genébbrë
viro-soulélh
nélo
jounc
èrbo d'Id chamma, Santo
Mario
gramon
gramon

grano saraceno

granét

grano saraceno

granét blanc

iperico
ipomea
ippocastano
lamio bianco
lampone
lapazio. rabarbaro alpino
larice
lassana

trafourèllë
couriolo d' jardin
châtanhé d'Indi
urtio morto
ampié
lavòsë, lapòs
bleton
jalino gròsë

giusquiamo nero

146

Fomes Jomentarius (Fr.)
Kickx.
Fomes ignarius (Fr.) Kickx.
Cantharellus cibarius Fr.
Dianthus caryophyllus L.
Dianthus neglectus Loisel.
Senecio incanus L.
Artemisia mutellina Vill.
Artemisia genipi Weber
Gentiana verna L.
Gentiana lutea L.
Gentiana acaulis L.
Iris germanica L.
Lilium candidissimumum L.
Lilium bulbiferum L.
Juniperus communis L.
Helianthus annuus L.
Agrostemma githago L.
Juncus effusus L.
Hyosciamus niger L.
Agropyron repens (L.) P. B.
Cynodon dactylon (L.) Pers.
Fagopyrum esculentum
Moench.
Fagopyrum tataricum (L.)
Gaertner.
Hypericum perforatum L.
Ipomea purpurea Lam.
Aesculus hippocastanum L.
Lamium album L.
Rubus idaeus L.
Rumex alpinus L.
Larix decidua Miller.
Lapsana communis L.

�Lattugaccio

ameougie, amoougie

lavanda

lavandë

lentaggine, viburno
lenticchia
levistico
lichene
lichene d"islanda
ligustro
lillà, serenella
limone
lino
lucciola
lucciola
lunaria
lupino
luppolo
mais
malva

tatié
lentillhë
sisilio
pan 'd chabbrë
èrbë d' la vèllhë
sangre
lilà
limoun, sitron
lin
chebelùa
chebelùo
èrbo d ' l'uo
luin
luvertin
méi
màevë

mandorlo

amandoulie

marconella
margherita
margheritina, pratolina
marrubio
martagone

marcouréllo
margarittë
margarittë
maroubi
martagon

matricaria

reichaoudo

mazza di tamburo
mazzolina
melo
melo cotogno
melo selvatico
menta
menta piperita

cucuméllë
pè d' lèoure
poumié
coudonh
poumìe salvagge
mentë
mentë

menta selvatica , mentastro

mentôtrë

millefoglie
mirtillo
mirtillo rosso
morella. erba morta. Solano
degli orti
mughetto
narciso

primmë -flour
eidrié
pan de féino, panféino
mourèlla
muguét
pancoutë

147

Chondrilla juncea L.
Lavandula angustifolia
Miller.
Viburnum lantana L.
Lens culinaris Medikus.
Levisticum officina/e K.
citraria islandica
Cetraria islandica Ach.
Ligustrum vulgare L.
Syringa vulgaris L.
Citrus limon L.
Linum usitatissimum L.
Luciola nivea (L.) DC.
Luzula lutea (All.) DC.
Botrichium lunaria (L) Sw.
Lupinus albus L.
Humulus lupulus L.
Zea mays L.
Malva si/vestris L.
Prunus dulcis (Miller) D. A.
Webb.
Mercurialis perennis L.
Leucanthemum vulgare Lam.
Bellis perennis L.
Marrubium vulgare L.
Lilium martagon L.
Tanacetum parthenium (L.)
Sch.
Lepiota procera Pers.
Dactylis glomerata L.
Malus communis Poir.
Cydonia oblonga Miller.
Malus si/vestris Miller.
Mentha spicata L. em Harley
Mentha piperita L.
Mentha longifolia (L.)
Hudson em. Harley.
Achillea millefolium L.
Vaccinium mirtillus L.
Vaccinium uitis-idaea L.
Solanum nigrum L. em.
Miller.
Convallaria maialis L.
Narcissus poeticus L.

�nasturzio, tropeolo, cappuccina
nepetella
nespolo
nigritella
nocciolo
noce
nontiscordardimé
olivo

capusino
netto
nouflié
calhë-làet, pruzurètto
ouanhé
nouié
“aimez-moi", mamouà
ouivié

olmo

oemë

ontanello
ontano bianco
orecchio di sorcio, pilosella
origano
ortica
ortica
orzo
panace, sfondilio
panico
papavero da oppio
papavero selvatico
patata
peperone
pepolino , serpillo

draou
vèrno biancho
èrbo da runh
oourient
urtiò
urtìo gréo
eorgë
plantoursinë, chaabrèuc
baravai
donno doumétio
donnë
trifflë
pouvron
serpoul

pero

prusié

pero corvino
persicaria, sanguinaria
pesco
petacciola, piantaggine
petacciola, piantaggine
pino
pino cembro
pioppo tremolo
pisello
poa delle Alpi
polio
porro
pozzolella

maenchié
chàmba rouia
persié
plantònh
plantanh
pin
èlvou
àebrë
pée
pan d'uzuèl
pouliot
pourë
pousiano

prezzemolo

persilh

primula di montagna

cucuc

prugnolo

agrenié

148

Tropaeolum maius L.
Nepeta caloria L.
Mespilus germanica L.
Nigritella nigra Rehb.
Corylus avellana L.
Juglans regia L.
Myosotis palustris With .
Olea europaea L.
Ulmus campestris L. em.
Hudson.
Alnus viridis (Chaix) DC.
Alnus incana (L.) Mönch.
Hìeraclum pilosella L.
Origanum vulgare L.
Urtica dioica L.
Urtica urens L.
Hordeum vulgare L.
Heracleum sphondylium L.
Setaria italica (L.) Beauv.
Papaver somniferum L.
Papaver rhoeas L.
Solanum tuberosum L.
Capsicum annuum L.
Thymus serpyllum L. s. I.
Pyrus pyraster (L.)
Burgsdorf.
Amelanchier ovalis Medikus.
Polygonum alpinum All.
Prunus persico (L.) Batsch.
Plantago lanceolata L.
Plantago maior L.
Pinus siluestris L.
Pinus cembro L.
Populus tremula L.
Pisum satiuum L.
Poa alpina L.
Teucrium polium L.
Allium porrum L. em. Lam.
Portulaca oleracea L.
Petroselinum crispum
(Miller) A. W. Hill.
Primula veris L. em.
Hudson. s.l.
Prunus spinosa L.

�ranuncolo acre
ranuncolo glaciale
rapa
ravanello
ribes
riso
robinia

boutoun d 'or
carlino
rabbë
ravanin
uo-passerìe, uo-pastrìe
ri
gazillë, gaziò

rododendro

brousé

rosa canina
rosmarino
rovere, quercia
rovo
rovo
rovo erbaiolo
ruca

agouensié
rosmarin, rousmarin
rourë
rounzo follo
ronzë
pe-merle
ruggo

ruta
sabina
salice
salice
salice bianco
salvastrella, sanguisorba
salvia
salvia dei prati
sambuco di montagna
sambuco nero
santoreggia
scabiosa
scarleggia
scorsonera, barba di becco
scrofularia, ruta canina
segale
segale cornuta

senape
setaiola

róttë
sabino, sauino
sòi
sòi
gourié, sòi
sizeretto
sàevi
bonz-ommi
sèuc
sèuc
seréa
masouô
savio mouscatèllo
barbabouc
èrbo do urum
sèel, blà
San Peire, gran d' San Peire
ocuvìa, moutoun gra, poum
de chabbro
senëvvrë
porconi

silene

éeclop

semprevivo

sorbo selvatico, sorbo degli
uccellatori
spinacio
stella alpina
stellina odorosa

Ranunculus acris L.
Ranunculus glacia/is L.
Brassica rapa L.
Raphanus satiuus L.
Ribes rubrum L.
Oryza sativa L.
Robinia pseudo acacia L.
Rhododendrum ferrugineum
L.
Rosa canina L.
Rosmarinus officinalis L.
Quercus robur L.
Rubus caesius L.
Rubus fruticosus L.
Rubus saxalilis L.
Eruca sati va Miller.
Ruta graveolens L.
Juniperus sabina L.
Salix purpurea L.
Salix viminalis L.
Salix alba L.
Poterium sanguisorba L.
Salvio officinolis L.
Salvio protensis L.
Sambucus racemoso L.
Sambucus nigro L.
Saturejo hortensis L.
Centaurea scabiosa L. s. str.
Salvio se/area L.
Tragopogon pratensis L.
Scrophulario canino L.
Secale cereale L.
Claviceps purpurea (Fr.) Tul.
Sempervivum tectorum L.
Sinapis alba L.
Festuca cinerea Vill.
Silene vulgaris (Moench)
Garcke.

pissë

Sorbus aucuparia L

éepinòs
steiletlo
acuzoou

Spinacio oleracea L.
Leontopodium alpinum Cass.
Galium odoratum (L.) Scop.

149

�stipa
stramonio
susino
tamerice
tanaceto. aniceto

plumét
èrbë da derbon
brinhounhé
tamaris
tanaiò

tarassaco, piscialletto

marpoursin

tasso
tiglio
timo
topinambur

ziou
télh, tieul
tim
tupinabò

tragoselino maggiore

vali

trifoglio
trifoglio alpino

trafeulh
fion

trombone

troumboun

uva di monte
uva orsina

pimbarlet, pimerlet
pinmerlét

uva spina

gruzèllë

valeriana

saadét

veccia
verbasco, tasso barbasso
verbena
veronica
veronica
vescia di lupo
vilucchione
viola del pensiero
viola di montagna
viola gialla
viola tricolore
viola, violetta
violaciocca rossa
vite
zafferano
zucca
zucca
zucca

vesso
couvoép
barbéno
gipertèro
té d' mountannhë
pét de loup
courioe
pansé
viouettë
viouletto jaouno
viouletto biancho, vioouletin
viouletto, vioouletto
vioulìe
vis
safran
coucourdoun
cóssë
coucourdo

zucca del pellegrino

boutto rabbo

zucchino

cousot

150

Stipa pennato L. s. I.
Datura stramonium L.
Prunus domestica L.
Myricaria germanica L.
Tanacetum vulgare L.
Taraxacum officinale Weber s
.
Taxus baccata L.
Tilia platyphyllos L.
Thymus vulgaris L.
Heliantlius tuberosus L.
Pimpinella maj)r (L.)
Hudson.
Trifolium spp.
Trifolium a/pinum L.
Narcissus pseudo narcissus
L.
vaccinuim vitis
Arctostaphylos uva ursi L.
Ribes grossularia L. var. uva
crispa
Valerianella locusta (L.)
Laterrade em. Betcke.
Vicia sativa L.
Verbascum thapsus L.
Verbena officinalis L.
Veronica allionii Vill.
Veronica prostrata L.
Lycoperdon spp.
Calystegia sepium (L.) R Br.
Viola tricolor L. ssp. tricolor
Viola calcarata L.
Viola biflora L.
Viola tricolor L.
Viola odorata L.
Matthiola incana (L.) R. Br.
Vitis vinifera L.
Crocus sativus L. em. Hill.
Cucurbita maxima DC.
Cucurbita pepo L.
Lagenaria vu lgaris Ser.
Lagenaria siceraria (Molina)
Standley.
Cucurbita minima L.

�FIOR I E PIA NTE NEL PA TOU À D I
PRAGELATO*
*L’inserto è stato interamente curato da Renzo Guiot.

ITALIANO
achillea
achillea s.f.
aconito
aglio orsino
s.m.
alchemilla
alpina
anemone
anemone
alpina
angelica
silvestre
angelica
silvestre
aquilegia
alpina
aquilegia
alpina
armèria
spinosa
arnica
arnica
arquebuse

artemisia

artemisia
officinalis
assenzio
astro dei
monti
benedetta

OCCITANO
SINGOLARE
l'
ipàrdzë
l'
armizë
tsousìa 'd la
'l
madònnë

PLURALE
louz
ipàrdzi
laz
armiza
tsousìa 'd la
lou
madònnë

l'

alhét

louz

alhéi

'l

parpleuië

lou

parpleuìs

la

lóbbë

lâ

lóbba

'l

fióoc

lou

fiócs

'l

sesialó ⁿ

lou

sesialón

'l

sesìë

lou

sesìëls

l'

icloupaou

louz

icloupaou

lou

gróo dials

'l

garoufanì ⁿ

lou

garoufanìn

'l
'l
l'

matagó ⁿ
tabacó ⁿ
arquibusë

lou
lou

matagón
tabacón

l'

asemizë

laz

arsemìza

l'

usènc

louz

usèncs

l'

usènc

louz

usèncs
marguerìtta
'd lâ ròttsa
tsabousèlla

lâ
la

tsabousèllë

lâ

151

NOTE

la fennë
virtouzë î
port
l'arsemizë fin
dint sa
tsamizë

PROVERBIO:
la donna virtuosa
porta l'artemisia fin
dentro la sua
camicia (ossia: la
conserva preziosa)

�borraggine
botton d'oro
caglio
odoroso
calendula
camomilla
campanula
campanula
campanula
cenisia
campanula
cenisia
campanula
soldanella
carlina
carota
centaurea
centaurea
piumos
cerfoglio
cirsio lanoso
colchico
crescione
croco s.f.
digitale
digitale gialla
grandi flora

'l
'l

bourài
boutó ⁿ d'ór

lou
lou

bourài
boutón d'ór

la

raparèllë

lâ

raparèlla

la
la
la

courtizìa
canamìllhë
cloutsèttë

lâ
lâ
lâ
lou

'l

diòl 'd lâ
ròttsa

courtizìa
canamìllha
cloutsètta
diàls da prô
diàls 'd lâ
ròttsa
diàls 'd lâ
ròttsa
diàls 'd
mountànnhë
tsardousa
pastounàdda
massoulô
flórs 'd lâ
masoulô
tsafulhéi
tsardón
anóllha
crisón
anóllha
diàls

lou
lou
lou

la
la
la

tsardousë
pastounàddë
massoulô

lâ
lâ
lâ
lâ

'l
'l
l'
'l
l'
'l
la

tsafulhét
tsardó ⁿ
anóllhë
crisó ⁿ
anóllhë
diòl
dzènsònë
salvàddzë
(velenouzë)

lou
lou
laz
lou
laz
lou

lâ

marguerìtta
dzaouna 'd
l'envèrs
floura roùia
da dzìrps
luzèrna

lou
lou

barbizìn
parpleuìs

doronico

lâ

epilobio

lâ

erba medica
erba rota
eriofori
farfaraccio

la
la
'l

luzèrnë
rout
parpleuië

farferugine

la

pimpiettë

lâ

pimpietta
(pëmpietta)

fior di giove
fioraio
fiordaliso

'l
'l
0

garoufanì ⁿ
fluristë
la massoulô

lou
lou
lâ

garoufanìn
fluristi
massoulô

152

.

CURIOSITA': dopo la fioritura le
foglie molto larghe (laz ounglètta)
erano un ottimo cibo per i maiali

.

�fiordaliso

'l përsòc

lou përsòcs

.
lou persòcs i
mallhon
l'iordze fin
din lou sôcs
.

PROVERBIO:
i fiordalisi
danneggiano l'orzo
fin dentro i sacchi

floura (flórs)

la fai pa nì
feullhë nì
flourë

MODO DI DIRE:
non mettere né
foglia né fiore essere sempre allo
stesso punto ossia
vegetare

lou suséi

.

fiordaliso

'l

persòc

lou

persòcs

fiordaliso

'l

përsòc

lou

përsòcs

fiore

la

flourë

lâ

fiore del
trifoglio
fioretto

la

flourèttë

lâ

garofanino

'l

garoufanì ⁿ

lou

garofano dei
ghiacciai

lou

genepì
femmina
genepì
maschio
genziana
amarella
genziana
bavarica
genziana
bavarica
genziana
lutea
giglio
giglio di s
giovanni
giglio
martagone
ginnadenia
delle zanzare
gramigna
kummel
lampone

la

dzensòn

'l

lis

lichene

'l

'l
'l

dzenepì ⁿ
fumèllë
dzenepì ⁿ
mòclë

lou

dzenepìn

lou

dzenepìn

lâ

sounàllha 'd
la ròttsa

lou

courbô

louz

èou 'd ràttë

lou

lis
coucounéi 'd
lâ ròttsa

lou

'l
'l
l'

gramó ⁿ
cummèl
òmpë
pó ⁿ 'd
tsabbrë

flourètta
garoufanìn
da prô
pëchô
garoufanìn
'd lâ ròttsa

lou

matagón

lou

suséi dâ prô

lou

gramón

laz

òmpa
pón 'd
tsabbrë

lou

153

�lilla

'l

lilla

linaria alpina
lupinella di
monte
maggio
ciondolo
margherita
margherita
alpina
martagone
menta
silvestre
menta
silvestre
mentastro
Miosodite
nano o
genzianella di
primavera
mirtillo
mirtillo
mughetto

lou
lou

'l

dzalét

lou

dzaléi

'l

San Jouò ⁿ

lou

'l

martagó ⁿ

lou

San Jouòn
marguerìtta
'd San Jouòn
martagón

'l

mentótrë

lou

mentótri

la

mèntë
lou

mentòtri

eulh 'd ràttë

louz

èou 'd ràttë

aièddrë
poumarlét

laz
lou

'l

muguét

lou

aièddra
poumarléi
muguéi
(mouguée)

lâ

l'

muscari
(cipollaccio
scuro)
narciso

'l

preirét

lou

la

lâ

nigritella

la

pancoutë
mó ⁿ da Boun
Diou

nigritella

nigritella
nigra
non ti scordar
di me
ombrellifera
di montagna
orchidea
ortica

lilla
suséi 'd
mountànnhë

lâ
lâ

preirée
(preiréi)

.

pancouta
món da
Boun Diou
mòn da
Boun Dìou e
da diàou

la

mó ⁿ 'da
Boun Diou e
da diàou

lâ

món da
Boun Diou e
dâ diàou

l'

èulh 'd rattë

louz

èou 'd ràttë

la

plantoursìnë

lâ

plantoursìna

la
l'

susèttë
urtìa

lâ
laz

susètta
urtìa

154

Letteralmente: “la mano di Dio e
del diavolo”, in quanto la radice è
formata da due piccole mani
contrapposte, una bianca e una
nera

�ortica (fiore)
papavero
papavero
paradisia
(giglio)
peonia
peverina
alpina
piantaggine
piè di gallo
pisello
servatico
pisello
servatico
potentilla
primula
maggiore
rabarbaro
alpino
ranuncolo
ranuncolo dei
ghiacciai
(bianco)
ranuncolo dei
ghiacciai
(misto)
ranuncolo
giallo
regina delle
alpi
regina delle
alpi
ribes alpino
rododendro

la

dònnë

laz
lâ
lou

l

dzilh

lou

dzilhs

la

pivouanë

lâ

la
'l

plantònë
plumét

lâ
lou

pivouana
garoufanìn
'd lâ ròttsa
plantòna
pluméi

'l

pezasìa

lou

pezasìa

la

pezòsë

lâ

pezòsa

la

regalìsshë

lâ

regalìssha

la

braièttë

lâ

braiètta

la

lavòsë

lâ

lavòsa

'l

boutó ⁿ d'ór

lou

boutón d'ór
lóbba
blòntza da
pràô

lou

lâ

lâ

lóbba 'd lâ
ròttsa

la

rózë

lâ

lóbba
dzàouna
réna 'd lâ
mountànnha
tsardousa
vioulètta
grouzèlla
brousée
(brouséi)
brousée
(brouséi)
róza

'l

bounzòmmë

lou

bounzòmmi

lâ

vioulètta
salvàddza

lâ

plònta gròsa

lâ
la

rénë 'd la
mountànnhë

lâ
lâ

la

grouzèllë

lâ

'l

brousét

lou

rododendro
rosa
salvia dei
prati
sassifraga
viola
sempre vivo
dei monti

urtìa
dònna
papaveri

lou

155

�semprevivo
senecio
alpino
soldanella
minore
spinacio di
montagna
stella alpina
stella alpina
stipa pennata
strigolo
strigolo s.m.
tanaceto
tanaceto
taràssaco
tarassaco
(fiore)
tasso
barbasso
Timo serpillo

tossilaggine

trifoglio
(fiore)
trifoglio
(generico)
tulipano di
bosco

la

plòntë gròsë

plònta gròsa

lou

matagón

la

cloutsèttë

lâ

cloutsètta

l'

òrlë

laz

òrla

l'
l'
'l
l'
l'
'l
'l
'l

itialèttë
itialèttë
plumét
icloupaou
asclóp
tanaìa
tanaìa
maripoursì ⁿ

laz
laz
lou
louz
louz
lou
lou
lou

itialètta
itialètta
pluméi
icloupaou
asclóps
tanaìa
tanaìa
maripoursìn
flórs dâ
maripoursìn

lâ
'l

couvólp

lou

couvólps

'l

serpoul

lou

serpouli

l'

unglèttë

laz

unglétta

'l

susét

lou

suséi

'l

trifeulh

lou

trifeulhs

la

poulìqquë

lâ

poulìcca

uva spina

la

vaso dei fiori

'l

veccia

'l

grouzèllë
blòntsë
vózë 'd lâ
floura
dzarslìa

veratro

'l

viola

la

viola bianca

lâ

lou

grousèlla
blòntsa
vózi 'd lâ
flórs (floura)
lou dzarslìa

vëràirë

lou

vëràiri

vioulèttë

lâ

vioulètta
vioulètta
blòntsa

lâ
lou

lâ

156

CURIOSITA’: quando il fiore
muore si sviluppano foglie nane
ma di notevole larghezza che
venivano date in pasto ai maiali
essendo tenerissime
.

.
Pianta velenosa spesso confusa
con la genziana ma con foglie
finemente pelose

�FIOR I E PIA NTE NEL PA TOU À DELL A
VAL GERMANASCA*
*L’inserto è stato tratto dal dossier pubblicato dalla rivista Beidana 37/2000 (con la prefazione di Andrea Genre).

ITALIANO

OCCITANO

NOME SCIENTIFICO

abete bianco
abete rosso
abrotano
acero campestre, oppio
acero montano
acetosa dei muri
acetosa dei prati
acetosella, carpigna
achillea odorosa
achillea villosa, genepì bianco
aconito
aconito. napello
agarico bianco

sap
sufi
avreù
obbre
plai, plaie
asuitta di mur
asuitta di pra
èrbo da cucuc, pan d 'ozèi
routto
dounsèrio
èrbo toro, èrbo d'la toro, toro
èrbo toro, èrbo d'la toro, toro
panouflo

agarico della ferula

champinhoun

aglio
aglio selvatico
agrifoglio
albicocco
alloro, lauro
alno, ontano
altea, malvaccione
amarella, artemisia, canapaccia
ambretta. gallinaccio
anemone delle alpi
appio. sedano selvatico
aquilegia
aquilegia alpina
arancio
armeria volgare
arnica
asclepiade, erba seta,
vincetossico
asfodelo
asparago
assenzio

alh
alhét
agréou
dramounhénc
lorie
vèrno nìero
malvavisc
ersemizo
gabiouzo
fioc, guigoun, guigounét
appi
peiroulét, tennho-fìel
peiroulét
orangìe
érbo d'la caréa
tabacas

Abies alba Miller.
Picea abies (L) H. Karsten.
Artemisia obrotanum L.
Acer campestris L.
Acer pseudoplatanus L.
Rumex scutatus L.
Rumex acetosa L.
Oxalis acetosella L.
Achilleo moschoto Wulfen.
Achillea nana L.
Aconitum onthora L.
Aconitum nopellus L.
Polyporus officinalis Fr.
Pleurotus eryngii var. ferulae
Lanzi.
Allium sativum L.
Allium vineale L.
Ilex aquifolium L.
Prunus armeniaca L.
Laurus nobilis L.
Alnus glutinosa (L.)
Althea officinalis L.
Artemisia vulgaris L.
Knautia arvensis L.
Pulsatilla alpina Schrank.
Apium graveolens L.
Aquilegia vulgaris L.
Aquilegia alpina L.
Citrus sinensis (L.) Osbeck.
Armeria alpina Willd.
Arnica montana L.
Vincetoxicum hirundinaria
Medikus.
Asphodelus olbus Miller.
Asparagus offinalis L.
Artemisia obsinthium L.

malmégge
pouraccho
ospèrge
Usénc. Usenc

157

�attaccamano
avena
avena folle
balsamina

gletto
ovéno
ovenando
belh 'om

bambagia selvatica

imortèlla

barba di capra. barba di becco,
coda dì volpe
barbabietola gialla

bléo biancho, bléo-rovo

barbabietola rossa

bléo rouso

barbone. vite bianca
bardana, lappa
basilico
beccabunga
biancospino
bieta, bietola bianca, bietola da
coste
bistoria, serpentina
bonagra, ononide, restabovi
borraggine
bosso
botton d’oro
brugo
bulbocastagno
cadrangola, lupinella
caglio bianco, pergolato

boutla salvajja
lapas
bazlicò
favaso
prusét

erparà
ratabuou
bourai
boùis
poupoul, rioundèlla
brìiero
linsoulét
jalét
èrbo da group

calamento, nepetella

èrbo d' l'encalament

calendula
calta
camedrio
camomilla
campanella dei prati,
raperonzolo
canapa

courti!zìo
sousì
calamandréo
caramillho

Galium aparine L.
Avena sativa L.
Avena fatua L.
Balsamina hortensis L.
Antennaria dioica (L.)
Gaertner.
Aruncus dioicus (Walter)
Fern.
Beta vulgaris L. var. rapa alba
Beta vulgaris L. var. rapa
rubra
Bryonia dioica Jacq.
Arctium lappa L.
Ocymum basi/icum L.
Veronica beccabunga L.
Crataegus oxiacantha L.
Beta vulgaris L. var. rapa
cicla
Polygonum bistorta L.
Ononis spinosa L.
Borrago officinalis L.
Buxus sempervirens L.
Trollius europaeus L.
Calluna vulgaris (L.) Hull.
Bunium bulbocastanum L.
Onobrychis viciifo/ia Scop.
Galium mollugo L.
Satureja calamintha ssp.
nepeta (L.) Link.
Calendula orvensis L.
Calendula officinalis L.
Teucrium chomaedris L.
Matricaria chamomilla L.

rampoun

Campanula rapunculus L.

charbou

cannella

canéIlo

cappellini
carciofo
cardo
cardo dei campi, scardaccione
carice

léouso
artichò, artichoc
cart
chardoun
lécho

Cannabis sativa L.
Cinnamomum zeylanicum
Blume.
Agrostis stolonifera L.
Cynara scolymus L.
Cynara cardunculus L.
Cirsium arvense (L.) Scop.
Carex spp. L.

ospèrge salvagge

bléo. coto

158

�carlina
carlina
carota
castagno

azenét
chardouso
carotto
chatanhìe

cavolaccio, farfaraccio

chaplas

cavolo

chòl

cavolo rapa

rabbo-chòl

cece
celidonia

sizre
sireunnho

centaurea

senlaouréo

Carlina vulgaris L.
Carlina acaulis All
Daucus carota L.
Fagus sativa Miller.
Petasites hybridus (L.) G., M.
&amp; Sch.
Brassica oleracea L.
Brassica oleracea L. var.
gongyloides
Cicer arietinum L.
Chelidonium maius L.
Centaurium umbellatum
Gilib.

centinoda, correggiola,
poligono maschio
cent'occhio, paperina
cerchi delle streghe

tirasetco

Polygonum auiculare L.

pavorino
argen viou

cerfoglio comune

chofoulhét

ceserone. veccione, rubiglione
cicerchia
cicoria
cicuta
cilìegio
cìliegio
cinquefoglie
clematide vitalba
coda di volpe

pezarèl. pezarèllo
jaiso
sicario
sicutto
sireizìe
sireizìe
èrbo d' la sinquéno
albùo
tartaréo
anoullho, freidoulino,
vacharèllo

Stellaria media (L.) Vili. s.
Clitocybe geotropa Bull.
Anthriscus cerefolium (L.)
Hoffm.
Lathyrus silvestris L.
Lathyrus sativus L.
Cichorium inthybus L.
Conium maculatum L.
Prunus cerasus L.
Prunus auium L.
Potentilla reptans L.
C/emalis vitalba L.
Melampyrum orvense L.

colchico
colubrina, buon enrico

farinét, orla

consolida maggiore
convolvolo de i campi
crescione
crespino
croco
cumino dei prati
cuscuta
delfinio
ditola
dulcamara
edera

érbo do panaris. niali
couriolo
creisoun
pittou
freidoulino
chiréi
èrbo d' l'endurmio
clavèl-dent
brutia
amordou, amaradou
éire, léire

159

Colchicum autumnale L.
Chenopodium bonus-enricus
L.
Symphitum officina/e L.
Conuolvulus arvensis L.
Nasturtium officinale R. Br.
Berberis vulgaris L.
Crocus albiflorus Kil.
Carum corvi L.
Cuscuta europaea L.
Delphinium elatum L.
Clavaria coralloides L.
Solanum dulcamara L.
Hedera helix L.

�elleboro, veratro
epatica, erba trinità
equiseto, rasperella
erba cipressina
erba cornetta, fior di
cappuccino
erba crociana, uva di volpe
erba da taglio, pinguicola
erba di San Giovanni
erba giudaica
erba medica
erba nocitola
erba passa, pinocchiella, erba
pignola

uroire
èrbo dì bouisoun, trei-corn
cavalino, èrbo cavalino
laitin

Veratrum album L.
Hepatica nobilis Schreber.
Equisetum arvense L.
Euphorbia cyparissias L

chouquetta

Consolida regalis S. F. Gray.

tosi
èrbo d ' la talheuiro
raffi
chenavèlla
luzèrno
choiìlét

Paris quadrifolia L.
Pinguicola uulgaris L.
Glechoma hederacea L.
Galeopsis tetrahit L.
Medicago sativa L.
Laserpitium latifolium L.

picouloump. pitocouloump

Sedum album L.

argrò, eulh grò, gaoudri,
mounnha
eichaletto
èrbo d ' San Péire, sampéira

Peucedanum ostruthium (L.)
Koch.
Asplenium trichomanes L.
Tanacetum balsamita L.

pan d'uzèl

Briza media L.
Parietaria officinalis L.

evonimo, fusaggine
faggio
fagiolo
fagiolo

pan-chaoudét
bourai di champ, bourai
soluogge, lengo bouvino
bourai di champ, bourai
soluogge, lengo bouvino
bounét d'préire
faou
fataccou
feizeul

falsa camomilla

caramilhas

farfaro, tossilaggine
farinaccio selvatico
farinaccio, sorbo di montagna,
sorbo bianco
fava
favagello. ficaria
felce
felce dolce, regolizia
festuca di montagna
fico
finocchiella , finocchio alpino,
imperatrice

oungletto
senice

Evonymus europaeus L
Fagus si/vatica L
Phaseolus coccineus L.
Phaseolus uulgaris L.
Tripleurospermum inodorum
(L.) Sch.-Bip.
Tussilago farfara L.
Chenopodium album L.

alìe

Sorbus aria Crantz.

favo
coulhandro
Féouja
ergalisio
ventre·mol
figuie

Vicia faba L.
Ranunculus fica ria L.
Pteridium aquilinum (L.) Kuhn.
Polypodium vulgare L.
Festuca flavescens Bell.
Ficus carica L.

sitra

Meum athamanticum Jacq.

erba rena. imperatoria
erba rugginina
erba Santa Maria
erba tremolina, tentennino, poa
delle Alpi
erba vetriola, muraiola
erba viperina
erba viperina

160

Anchusa officinolis L.
Anchusa officinolis L.

�finocchio
fior di stecco, mezereo
fiordaliso
fragola
frangola, ontano nero
frassino
frumento

fenoulh
péou re mat
parosac, persac
maiousie
vèrna putta
fraise
froument

frumento marzuolo

froument trame

fumosterno
funghi parassiti delle
graminacee (carboni)
fungo dell'esca
gallinaccio
garofano
garofano alpino
genepì
genepì femmina
genepì maschio
genziana delle nevi
genziana maggiore
genzianella
giaggiolo, ireos
giglio bianco
giglio rosso
ginepro
girasole
gittaione. nigella
giunco
giusquiamo nero
gramigna
gramigna

frumentèro

Foeniculum vulgare Miller.
Daphne mezereum L.
Centaurea cyanus L.
Fraga ria uesca L.
Frangula alnus Miller.
Fraxinus excelsior L.
Triticum vulgare Vill.
Triticum aestiuum L. var.
typicum
Fumaria officina/is L.

charboucle, cherboucle

Ustilago spp.

bazano
goritto
garofou
garofou salvagge
gienepi jaoun
genepì fumél
genepì macle
chaouso d’ cucuc
gensano
braio d' cucuc
coutèllo
lis
sunjann, sanjouann
genébbre
viro-soulélh
nélo
jounc
èrbo d'Id chamma, Santo Mario
gramoun, pendo
gramoun

grano saraceno

granét

grano saraceno

granét blanc

iperico
ipomea
ippocastano
lamio bianco
lampone
lapazio. rabarbaro alpino
larice

trafourèllo
couriolo d' jardin
chatanhie d'Indio
urtio morto
ampoulie
lavaso
mèlze

Fomes Jomentarius (Fr.) Kickx.
Cantharellus cibarius Fr.
Dianthus caryophyllus L.
Dianthus neglectus Loisel.
Senecio incanus L.
Artemisia mutellina Vill.
Artemisia genipi Weber
Gentiana verna L.
Gentiana lutea L.
Gentiana acaulis L.
Iris germanica L.
Lilium candidissimumum L.
Lilium bulbiferum L.
Juniperus communis L.
Helianthus annuus L.
Agrostemma githago L.
Juncus effusus L.
Hyosciamus niger L.
Agropyron repens (L.) P. B.
Cynodon dactylon (L.) Pers.
Fagopyrum esculentum
Moench.
Fagopyrum tataricum (L.)
Gaertner.
Hypericum perforatum L.
Ipomea purpurea Lam.
Aesculus hippocastanum L.
Lamium album L.
Rubus idaeus L.
Rumex alpinus L.
Larix decidua Miller.

161

�lassana
Lattugaccio
lavanda
lentaggine, viburno
lenticchia
levistico
lichene d"islanda
ligustro
lillà, serenella
limone
lino
lucciola
lucciola
lunaria
lupino
luppolo
mais
malva

jalino graso. jalinetto graso
ameougie, amoougie
lavando. salvias
tatoulìe
lentillho
sisilio
èrbo d' la vél ho
sangre
lila
limoun
lin
chebelùa
chebelùo
èrbo d ' l'uo
luin
luvertin
mélio
malvo

mandorlo

amandoulie

marconella
margherita
margheritina, pratolina
marrubio
martagone
matricaria
mazza di tamburo
mazzolina
melo
melo cotogno
melo selvatico
menta
menta piperita

marcouréllo
margaritto
margaritin
marefi
sanjann nier
reichaoudo
cucuméllo
pè d' lèoure
poumie
coudonh
poumìe salvagge
mento
mento

menta selvatica , mentastro

mentatre

millefoglie
mirtillo
mirtillo rosso
morella. erba morta. Solano
degli orti
mughetto
narciso
nasturzio, tropeolo, cappuccina

primmo-flour
erzaìe
pan de féino, panféino
érbo mouréllo
mugué
pancouto, pant 'couto
capusino

162

Lapsana communis L.
Chondrilla juncea L.
Lavandula angustifolia Miller.
Viburnum lantana L.
Lens culinaris Medikus.
Levisticum officina/e K.
Cetraria islandica Ach.
Ligustrum vulgare L.
Syringa vulgaris L.
Citrus limon L.
Linum usitatissimum L.
Luciola nivea (L.) DC.
Luzula lutea (All.) DC.
Botrichium lunaria (L) Sw.
Lupinus albus L.
Humulus lupulus L.
Zea mays L.
Malva si/vestris L.
Prunus dulcis (Miller) D. A.
Webb.
Mercurialis perennis L.
Leucanthemum vulgare Lam.
Bellis perennis L.
Marrubium vulgare L.
Lilium martagon L.
Tanacetum parthenium (L.) Sch.
Lepiota procera Pers.
Dactylis glomerata L.
Malus communis Poir.
Cydonia oblonga Miller.
Malus si/vestris Miller.
Mentha spicata L. em Harley
Mentha piperita L.
Mentha longifolia (L.)
Hudson em. Harley.
Achillea millefolium L.
Vaccinium mirtillus L.
Vaccinium uitis-idaea L.
Solanum nigrum L. em.
Miller.
Convallaria maialis L.
Narcissus poeticus L.
Tropaeolum maius L.

�nepetella
nespolo

nocciolo
noce
nontiscordardimé
olivo

netto
neipoulìe
calho-lait , èrbo d ' la
councordio, man da Boundìou
aoulanhie
nouvìe
“aimez-moi", mamouà
ooulivìe, oulivìe

olmo

oùelme

ontanello
ontano bianco
orecchio di sorcio, pilosella
origano
ortica
ortica
orzo
panace, sfondilio
panico
papavero da oppio
papavero selvatico
patata
peperone
pepolino , serpillo

draou. draouzé, draouzo
vèrno biancho
èrbo da runh
oourient
urtìo
urtìo gréo
e urge
plaoutasino, plaoutaso, plaouto
baravai
donno doumétio
donno
trifflo, triffo
pouvroun
serpoul

pero

prusìe

pero corvino
persicaria, sanguinaria
pesco
petacciola, piantaggine
petacciola, piantaggine
pino
pino cembro
pioppo tremolo
pisello
poa delle Alpi
polio
porro
pozzolella

amarenchie
chàmba rouia
pérsaìe
plantanh
plantanh
pin
èluou
albro
pé, pois
pan d'uzèl
pouliot
pouretto
pousiano

prezzemolo

parensemmo, parensemmou

primula di montagna
prugnolo

pimpinéllo
bosou nier

nigritella

163

Nepeta caloria L.
Mespilus germanica L.
Nigritella nigra Rehb.
Corylus avellana L.
Juglans regia L.
Myosotis palustris With .
Olea europaea L.
Ulmus campestris L. em.
Hudson.
Alnus viridis (Chaix) DC.
Alnus incana (L.) Mönch.
Hìeraclum pilosella L.
Origanum vulgare L.
Urtica dioica L.
Urtica urens L.
Hordeum vulgare L.
Heracleum sphondylium L.
Setaria italica (L.) Beauv.
Papaver somniferum L.
Papaver rhoeas L.
Solanum tuberosum L.
Capsicum annuum L.
Thymus serpyllum L. s. I.
Pyrus pyraster (L.)
Burgsdorf.
Amelanchier ovalis Medikus.
Polygonum alpinum All.
Prunus persico (L.) Batsch.
Plantago lanceolata L.
Plantago maior L.
Pinus siluestris L.
Pinus cembro L.
Populus tremula L.
Pisum satiuum L.
Poa alpina L.
Teucrium polium L.
Allium porrum L. em. Lam.
Portulaca oleracea L.
Petroselinum crispum
(Miller) A. W. Hill.
Primula veris L. em. Hudson. s.l.
Prunus spinosa L.

�ranuncolo acre
ranuncolo glaciale
rapa
ravanello
ribes
riso
robinia
rododendro
rosa canina
rosmarino
rovere, quercia
rovo
rovo
rovo erbaiolo
ruca
ruta
sabina
salice
salice bianco
salvastrella, sanguisorba
salvia
salvia dei prati
sambuco di montagna
sambuco nero
santoreggia
scabiosa
scarleggia
scorsonera, barba di becco
scrofularia, ruta canina
segale
segale cornuta

senape
setaiola

boutoun d 'or
carlino
rabbo
ravanél. rauanét
uo-passerìe, uo-pastrìe
ri
gazillho
brousé
agoulensie, bosou, ergoulensìe
rosmarin, rousmarin
roure
rounzo
rounzo follo
pe-merle
ruggo
routto
sabino, sauino
sali, salìe
gourìe. sali. salìe
sizeretto
salvio
bouniom. bounom
sambuc
seuic
seréa
masoula
savio mouscatèllo
barbabouc, barbobouc
èrbo do urum
sèel
San Peire, gran d' San Peire
ocuvìa, moutoun gra, poum de
chabbro
seneuvro
porconi

silene

eicloupét

semprevivo

sorbo selvatico, sorbo degli
uccellatori
spinacio
stella alpina
stellina odorosa
stipa

Ranunculus acris L.
Ranunculus glacia/is L.
Brassica rapa L.
Raphanus satiuus L.
Ribes rubrum L.
Oryza sativa L.
Robinia pseudo acacia L.
Rhododendrum ferrugineum L.
Rosa canina L.
Rosmarinus officinalis L.
Quercus robur L.
Rubus fruticosus L.
Rubus caesius L.
Rubus saxalilis L.
Eruca sati va Miller.
Ruta graveolens L.
Juniperus sabina L.
Salix purpurea L.
Salix alba L.
Poterium sanguisorba L.
Salvio officinolis L.
Salvio protensis L.
Sambucus racemoso L.
Sambucus nigro L.
Saturejo hortensis L.
Centaurea scabiosa L. s. str.
Salvio se/area L.
Tragopogon pratensis L.
Scrophulario canino L.
Secale cereale L.
Claviceps purpurea (Fr.) Tul.
Sempervivum tectorum L.
Sinapis alba L.
Festuca cinerea Vill.
Silene vulgaris (Moench)
Garcke.

pis'ro, pìssero

Sorbus aucuparia L

spinas
steiletlo
acuzoou
péel-fin, plumé t, séo

Spinacio oleracea L.
Leontopodium alpinum Cass.
Galium odoratum (L.) Scop.
Stipa pennato L. s. I.

164

�stramonio
susino
tamerice
tanaceto. aniceto

èrbo da derboun
dalmeizinie
tamaris
tanaie, tanaìo

tarassaco, piscialletto

mourpoursin

tasso
tiglio
timo
topinambur

ziou
télh
tim
tupinabò

tragoselino maggiore

vali

trifoglio
trifoglio alpino
trombone

trafeulh, trafulhét
fioun
troumboun
pan de voùelp, pimerlét,
pinmerlét

uva orsina
uva spina

groouzèlla, gloouzèlla

valeriana

saladét

veccia
verbasco, tasso barbasso
verbena
veronica
veronica
vescia di lupo
vilucchione
viola del pensiero
viola di montagna
viola gialla
viola tricolore
viola, violetta
violaciocca rossa
vite
zafferano
zucca
zucca
zucca

vesso
couvouelp
barbéno
gipertèro
èrbo jazent, té d' mountannho
pét de loup, vesso
couriolo larjo
panséo
viouletto d' mountannho
viouletto jaouno
viouletto biancho, vioouletin
viouletto, vioouletto
vioulìe
vis
safran
coucourdoun
cousso
coucourdo

zucca del pellegrino

boutto rabbo

zucchino

cousot

165

Datura stramonium L.
Prunus domestica L.
Myricaria germanica L.
Tanacetum vulgare L.
Taraxacum officinale Weber s
.
Taxus baccata L.
Tilia platyphyllos L.
Thymus vulgaris L.
Heliantlius tuberosus L.
Pimpinella maj)r (L.)
Hudson.
Trifolium spp.
Trifolium a/pinum L.
Narcissus pseudo narcissus L.
Arctostaphylos uva ursi L.
Ribes grossularia L. var. uva
crispa
Valerianella locusta (L.)
Laterrade em. Betcke.
Vicia sativa L.
Verbascum thapsus L.
Verbena officinalis L.
Veronica allionii Vill.
Veronica prostrata L.
Lycoperdon spp.
Calystegia sepium (L.) R Br.
Viola tricolor L. ssp. tricolor
Viola calcarata L.
Viola biflora L.
Viola tricolor L.
Viola odorata L.
Matthiola incana (L.) R. Br.
Vitis vinifera L.
Crocus sativus L. em. Hill.
Cucurbita maxima DC.
Cucurbita pepo L.
Lagenaria vu lgaris Ser.
Lagenaria siceraria (Molina)
Standley.
Cucurbita minima L.

�EL NÙ DLA FLÛ ‘D NOTRA MUNTANNHA
IL NOME DEI FIORI DELLE NOSTRE MONTAGNE*
*L’inserto è stato interamente curato da Clelia Baccon.

Note introduttive :
1. Nel presente elenco ho riportato il nome di fiori, e/o relative pianticelle e bacche,
appartenenti alle erbe e ai cespugli presenti quassù tra la flora spontanea. Ho
contrassegnato con un asterisco quelli ricercati per proprietà curative o come ingredienti
della cucina nostrana.
2. Per la pronuncia dell’occitano salbertrandese, e la grafia adottata, consiglio la lettura delle
pagg 61, 62, 63, riportate nel Cahier N. 21 dell’Ecomuseo Colombano Romean.
3. Nell’elenco sono riportati, nell’ordine, il nome in italiano, il mìnome scientifico e quello in
occitano di Salbertrand delle piante e dei fiori.
achillea “Achillea millefolium”

icursàudä

*altea “Althaea officinalis”

altéa

anemone “Pulsatilla”

anhasä

aquilegia alpina

cluchettä

aquilegia minore

campanettä

*aristolochia “Aristolochia clematitis”

janjèbre

Il tubero, in minino dosaggio, veniva utilizzato (opportunamente grattugiato ed impastato con burro)
come digestivo per i bovini.
*arnica montana

arnicä

*artemisia “Artemisia vulgaris”

artamisä

Favorisce le mestruazioni. Un vecchio proverbio dice: “Se ‘nä fennä i cuneiséss la virtǜ dl’artamisä, i la
cunservarìa din sa chamisä”(se una donna conoscesse le virtù dell’artemisia, se la terrebbe preziosa).
*assenzio “Artemisia absinthium”

uisën

*barba di becco “Tropogon pratensis”

barbabuk

*biancospino “Crataegus monogyna”

abòsiu

*borragine “Borrago officinalis”

puracchä

166

�botton d’oro “Trollius europaesus”

peiȓō

*calendula “Calendula officinalis”

flū ‘d susì (fiore del pensiero)

camedrio “Teucrium chamaedrys”

calamandrìä

*camomilla

camamilhä

campanella “Campanula rotundifolia”

campanettä

canna (ombrellifera dei prati)

cücümellä

cardo selvatico

chardun

cardo “Carlina acaulis”

chardusä

*celidonia “Chelidonium majus”

erbä dla varüā

Il suo succo combatte le verruche.
*cerfoglio

chafulhé

coda cavallina “Equisetum arvense”

cuä ‘d rat

colchico “Colchicum autumnale”

tlippä

*crescione “Nasturtium officinale”

grisun

crespino “Berberis vulgaris”

afurté

cresta di gallo “Rhinantus minor”

tartaȓiä

*cumino “Carum carvi”

chaȓéi

digitale “Digitalis purpurea”

djitallä

epilobio “Epilobium angustifolium”

viuȓī ‘d muntannhä

É la violacciocca di montagna; mentre la prima ha i petali gialli, questa li ha rosa. In estate, quando
percorrevo la strada militare, che lassù a 1800 m. attraversa il Gran Bosco, potevo assaporarne il delicato
profumo.
erba angelica “Angelica sylvestris” batòu
La presenza di questa pianta interferisce positivamente con la presenza del nostro fungo più squisito:
l’űlhetta (gallinaccio grigio)
erba medica (fieno greco)

lüsernä

*erba Roberta “Geranium robertianum”

erbä ‘d nèr (tonico)

167

�farfaraccio “Petasites albus”

unglasä

felce dolce “Polypodium vulgare”

argaȓisiä dla müȓälha

Liquirizia dei muri
*finocchio

fenulh

fiore di stecco “Daphne mezereum”

bō jentil (legno gentile)

(velenoso)
fiordaliso “Centaurea eyanus”

furnhérä

*gallio “Gallium verum”

erbä du calh

Si usava per far cagliare il latte
garofano

gaȓòflë

garofanino di monte “Dhiantus glaciale”

ülhé

*genepì “Artemisia glacialis”

jenepì

*genziana “Genziana lutea”

jansanä

genzianella “Genziana acaulis”

bràia ‘d cuccu

giaggiolo

gralhò

giglio bianco di monte “Paradisea
liliastrum”

Sen Jan blan

giglio rosso “Lilium bulbiferum”

Sen Jan jàunë (San Giovanni giallo)

giglio martagone “Lilium martagon”

Sen Jan grī

ginestrino “Lotus corniculatus”

braia d’üsè (mutande di uccello)

giunchiglia “Narcissus junquilia”

bambölha jàuna (narciso giallo)

*iperico

millapartū (mille buchi)

168

�*issopo
lantana “Viburnum lantana”

isop
tatuȓī (e tattuä i fiori)

I suoi rametti (detti tatuiera o riolta) essendo molto flessibili, sono usati per chiudere le fascine di legna
raccolta nei boschetti.
*lavanda “Lavandula officinalis”
e anche “Lavandula spica”

lavändä – la salvia

se si considerano i suoi fiori: la salvia.
Qui a Salbertrand ne fu impiantata una distilleria alla quale dedico il capitolo conclusivo.
*levistico (sedano montano) “Levisticum officinale”: appiä
*lichene

likén

liquirizia

argaȓisiä

loglierello “Lolium perenne”

marjà

lupinella

jalé

maggiociondolo “Laburnum anagyroides” albū
A Salbertrand la processione del Corpus Domini sfila tra i rami del maggiociondolo in fiore.
*malva “Malva rotundifolia”

malvä

malva “Malva silvestris”

ghimovä

margherita

margaȓittä

*melissa “Melissa officinalis”

melissä

*menta “Mentha arvensis”

mentä

menta “Mentha aquatica”

mentatrë

mirtillo “Vaccinium myrtillus” (frutto)

iȓeişä

mughetto “Convallaria majalis”

mighé

169

�muscari “Muscari botryoides”

préȓi

narciso “Narcissus poeticus”

bambölhä

non ti scordar di me “Myosotis scorpioides”:non ti scordar di me
olivello spinoso “Hippophae hamnoides” flū dl’ipinà
ortica (dal latino “urtica”)

flū ‘d la-ş-örtia

palla di neve “Viburnum opulus”

palla di neve

papavero (rosolaccio) “Papaver rhaeras”

pavō

peonia

pavō du-ş-or

piumetti “Stipa pennata”

plümacchu

primula “Primula veris”

cuccu

prugnolo “Prunus spinoso”

flū dl’agreinī

le sue bacche bluastre: agréina
ribes “Ribes rubrum”

ambrüchī (la pianta)
ambrücha (il frutto)

rododendro “Rhododendrum ferrugineum”:aburséi
rosa

rosä

rosa di macchia “Rosa canina”

flū dl’arguȓensī

le sue bacche rosse, ovali: arguȓensa (e anche “gratakiū)
*salvia (dal latino “Salvia”)

salvia finä

*sambuco “Sambucus nigra”

sambǜ

scabiosa “Centaurea scabiosa”

flū d’amasuȓā

semprevivi (crassulacee)

viadāsi

170

�senape selvatica “Sinapis arvensis”

ravanellä

silene “Silene inflata”

iclupòu

silene “Silene acaulis”

ghingunettä

grazioso fiorellino rosaceo presente nei prati di alta montagna
*spinacio selvatico

ipinār du prā

stella alpina “Leontopodium alpinum”

itiérä alpinä

tanaceto “Tanacetum vulgare”

chartröşä – erbä finä

*tarassaco “Taraxacum officinale”

maȓipursī

(dente di leone)
In primavera quassù i suoi fiori colorano di giallo le prode, i campi e i prati. Le foglie sono commestibili.
*tasso barbasso “Verbascum thapsus”

flū ‘d leviùn

trifoglio

flū ‘d triuȓë

*timo “Thynus praecax”

serpùn

*uva

rappä ‘d rişin (grappolo)

uva spina “Ribes grossularia”

gurslī (la pianta)
gursella (il frutto)

uva ursina “Arctostaphylos”

pläntä dla gälla
gallä (il frutto)

*valeriana

valeȓianä

*valerianella “Valerianella olitoria”
dusettä
In primavera era compito di noi bambini recarci nei campi in cerca di dusetta. “É questa l’insalata meglio
tollerata dalle persone deboli di stomaco e, per il ricco contenuto di vitamina A, è un fattore molto
importante di equilibrio nella crescita”. (da SELEZIONE del Reader’s Digest – dicembre 1979 – pag.
335).
verbena “Verbena officinalis”

vervenä

*veronica “Veronica officinalis”

te ‘d muntannhä

171

�viola farfalla “Viola calcarata”

viurettä ‘d muntannhä

Quelle presenti sulla montagna dell’adréi (esposta a levante) hanno i petali gialli; quelle presenti sulla
montagna dell’enver (esposta a ponente) hanno i petali azzurri. Tutte già molto ricercate per uso
medicinale. Si dedicavano alla loro raccolta gli abitanti delle frazioni di montagna. Punto di vendita era la
fiera dell’escapler di Oulx (“fiera dello scapolare” perché avviene in concomitanza con la festa della
Madonna del Carmine, 16 luglio).
viola mammola “Viola odorata”

viurettä

viola campestre “Viola tricolor”

viurettä du chän

viola del pensiero

panséä

vischio “Viscum album”

pin fraché – vischio

É un parassita dei pini e degli abeti. A dicembre, tra le sue foglie coriacee e pertanto resistenti al gelo,
appaiono le tenere, vischiose, bacche argentate. Questo ne fa una pianticella beneaugurante per le Festività
di Natale e Capodanno. Inoltre quelle bacche sono una golosità per gli uccelli (che poi si asciugano il becco,
sfregandolo sulla morbida corteccia delle conifere e diffondendo così nuove pianticelle).

172

�LA LAVANDA: IL

FIORE CHE HA ALIMENTATO LA NOSTRA ECONOMIA .

La lavanda un tempo regnava sovrana in questo comune
(Salbertrand). Cespi di profumatissimi fiori azzurrini erano
sparsi ovunque sugli aridi gerbidi del piano, lungo le
prode di mulattiere e sentieri, al margine dei coltivi nelle
località soleggiate della costa.
I fiori di lavanda vennero sfruttati quassù anche a fini
economici: ne fu concessa più volte la raccolta sul suolo
comunale dietro pagamento di somme prestabilite.
La grande disponibilità del prodotto diede poi origine
all’impianto, presso il ponte Chenebières, di una distilleria
artigianale (il cui fabbricato scomparve con la costruzione
dell’autostrada).

Questo

avvenne

in

seguito

all’autorizzazione rilasciata dal Comune – in data 11/5/1920
– alla “Ditta Carra Matteo e Bertolotti Giovanni” per la
raccolta dei fiori, dietro pagamento di 300 lire annue. Al riguardo si precisava che se ne sarebbe
distillata l’essenza a Salbertrand.
La distilleria funzionò per una ventina d’anni. Così ce ne parla Giorgio nipote di Giovanni
Bertolotti:Nel periodo tra le due guerre, il nonno faceva funzionare la distilleria con l’aiuto di
mio padre e di qualche altra persona. La lavanda era portata in distilleria dalle donne del paese;
ne arrivavano carri colmi anche dalle frazioni e dai paesi
vicini.Può sembrare strano, ma questa attività anziché
essere dannosa per la pianta, ne favoriva lo sviluppo in
quanto le potature annuali la irrobustivano e cresceva
rigogliosa.Dai vecchi registri trovati per casa si può capire
che i soldi guadagnati in questo modo non erano tanti, ma
sicuramente per quei tempi erano un aiuto per l’economia
locale, quasi esclusivamente agricola. (C’è ancora chi
ricorda che negli anni trenta la lavanda destinata alla
distilleria di Salbertrand, era pagata 2 lire il Mg.)
I fiori di lavanda venivano messi con acqua dentro un
enorme alambicco poi, sfruttando ceppi di legna di scarto
(cioè il pezzo di tronco con le radici), venivano fatti bollire.
Il vapore si condensava in una serpentina raffreddata
dall’acqua del vicino rio Gironda. Poi la condensa veniva
fatta passare in un recipiente che separava la parte oleosa
(essenza) dall’acqua di scarto.
(da: “Salbertrand –Storia di una Comunità alpina e della sua valle” di Clelia Baccon Bouvet).

173

�174

�B IBLIOGRAFIA

E

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DELLA

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176

��L’Associazione

Culturale

La

Valaddo

di

Roure,

in

collaborazione con l’Associazione Culturale Vivere le Alpi di
Pinerolo e gli Amici della Scuola Latina di Pomaretto, e grazie
ai finanziamenti per la tutela e valorizzazione delle minoranze
linguistiche storiche (L. 482/99) gestiti dall’Unione Montana
del Pinerolese e dall’Unione Montana dei Comuni delle Valli
Chisone e Germanasca, in continuità con il progetto “Coltivare
Parole” (www.coltivareparole.it), ha promosso questo volume
di raccolta dei nomi di piante e fiori delle montagne pinerolesi
in diverse varianti di patouà e in francese.
Unitamente a questo prezioso patrimonio vi sono indicazioni
riguardanti gli usi erboristici e tradizionali di tali piante.

177

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                  <text>Le Attività Culturali di promozione linguistica si propongono l’obiettivo principale di valorizzare e diffondere in maniera efficace studi, materiali e ricerche circa la minoranza linguistica storica, ma anche quello di proporre attività e azioni di diverso genere rivolte sia alla popolazione locale, per riappropriarsi della propria cultura linguistica e della propria identità, con un occhio attento alle nuove generazioni, sia a quella turistica, per poter meglio comprendere la storia dei luoghi che sta visitando.</text>
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                    <text>Giornata delle lingue minoritarie 2011
MEMORIE DELL’INCONTRO:

Plurilinguismo e lingue
minoritarie
l’importanza dell’apprendimento di più lingue
nel percorso formativo
2
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11
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Associazione “Amici della Scuola Latina”

�GIORNATA DELLE LINGUE MINORITARIE 2011

Memorie dell’incontro:
Plurilinguismo e lingue minoritarie
L’importanza dell’apprendimento di più lingue
nel percorso formativo

Scuola Latina di Pomaretto
24 settembre 2011

�Relatori
Matteo Rivoira (moderatore), Daniela Calleri e Silvia Dal Negro.

Note biografiche

MATTEO RIVOIRA è nato a Luserna San Giovanni, nel 1975. Laureato in Geografia
linguistica presso l’Università di Torino e Dottore di ricerca in romanistica, lavora
presso l'Atlante Linguistico Italiano. È stato consulente della Comunità Montana Val
Pellice per il progetto di tutela linguistica (occitano e francese).
DANIELA CALLERI
Da iniziali interessi dialettologici (si laurea in Dialettologia italiana nel 1970, e si
interessa in particolare di toponomastica e fitonimia popolare, anche come redattrice
dell'Atlante linguistico ed etnografico del Piemonte occidentale), si rivolge poi al
versante dell'acquisizione linguistica, analizzando l'italiano come lingua materna
(conduce ricerche in relazione all'acquisizione di competenze morfosintattiche in età
precoce) e come lingua seconda, facendo parte del cosiddetto "Gruppo di Pavia" che ha
condotto sull'argomento studi rilevanti in Italia, confluiti in pubblicazioni presso
Bulzoni, Narr, Franco Angeli e Carocci. Fa parte del Dipartimento di Scienze del
linguaggio e Letterature moderne e comparate, e, come professore associato, insegna
Linguistica generale presso il corso triennale in Comunicazione interculturale e
Psicolinguistica presso il corso magistrale in Scienze linguistiche dell'Università di
Torino.
SILVIA DAL NEGRO
Laureata in Lingue e Letterature straniere a Bergamo nel 1992, ha conseguito il
dottorato di ricerca in Linguistica presso l’Università di Pavia nel 1998 discutendo una
tesi sul destino della minoranza walser nella comunità piemontese di Formazza. Dopo
vari anni di attività presso l’Università del Piemonte Orientale, prima come assegnista
e poi come ricercatrice di ruolo, nel 2006 ha vinto il concorso per Professore Associato
presso la Facoltà di Scienze della Formazione della Libera Università di Bolzano. Oltre
alle attività di didattica e ricerca, continua il suo impegno come consulente scientifica e
collaboratrice in progetti di sostegno delle lingue di minoranza in Italia, con particolare
attenzione a walser e cimbro.

Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

�INDICE

INTERVENTI
Matteo Rivoira
Introduzione all’incontro ……………....….……………………………

5

Daniela Calleri
Normalità del multilinguismo nell’acquisizione del linguaggio

8

Silvia Dal Negro
Plurilinguismo de facto e de jure ……………………....………...…

15

TAVOLA ROTONDA

25

APPENDICE: Immagini dell’incontro

37

Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

�Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

�Interventi
Matteo Rivoira
Introduzione
Il tema del plurilinguismo, lo sappiamo, è stato più volte evocato nel corso delle riflessioni
degli anni scorsi condotte in questi incontri, gestiti dagli “Amici della Scuola Latina”, questi
bellissimi incontri ormai giunti al quinto anno.
Se n’è parlato, quando abbiamo affrontato le questioni dell’identità, categoria indispensabile,
per quanto foriera di ogni male, in alcuni casi. L’abbiamo evocato per affrontare la questione
in termini plurali. Plurilingui questi nostri incontri lo sono anche nella misura in cui, negli anni
passati, abbiamo sentito interventi in occitano, abbiamo discusso in francese e poi,
ovviamente, intorno ai lauti buffet che ci sono stati offerti bastava aprire le orecchie per vedere
come il plurilinguismo percorreva anche il Convegno nei momenti informali.
Quindi trovo particolarmente apprezzabile che quest’anno gli “Amici della Scuola Latina”
abbiano deciso di affrontare questo tema, finalmente in una prospettiva linguistica e non più
sul terreno di incursorie affermazioni, per lo più basate su impressioni, o comunque di
considerazioni di tipo occasionale.
Il valore della scelta è, secondo me, tanto più alto in quest’anno - ovviamente tutti parlano dei
150 anni, anch’io devo evocarli - nel senso che in un anno in cui si ragiona, oltre che
festeggiare, sulla breve storia di questa nostra Italia, il tema pare particolarmente rilevante
poiché, per i patrioti che a fine Ottocento si immaginavano questa Nazione, l’elemento
linguistico era un elemento centrale sul livello della produzione simbolica. Il legame linguanazione è più risalente, però diciamo, che si salda nel Settecento e nell’Ottocento. Noi
abbiamo scrittori come Foscolo, che scrive:
“Amate la vostra Patria e non contaminerete con merci straniere la purità, le ricchezze, le
grazie natie del vostro idioma”.
Naturalmente il Manzoni, famosissimo, nell’“Ode marzo 1821”, in due versi enumera una
sorta di manifesto del nazionalismo:
“Una gente che libera tutta,
O fia serva tra l’Alpe ed il mare;
Una d’arme, di lingua, d’altare,
Di memorie, di sangue e di cor”
Il coro non è unanime, perchè è interessante notare, per esempio, come Tommaseo, che era
autore di un importante dizionario, alla voce “italiano”, nel lemma “lingua italiana”, scrive:
“Quella che è o vuolsi che sia comune a tutta la nazione” - siamo tra il 1865 e il 1869 - e poi
continua: “La lingua italiana non è che scritta. Le lingue d’Italia e i linguaggi son parecchi”.
È abbastanza lapidario, riconosciamo in lui una certa lucidità, per quanto, magari, ancora un
po’ di pessimismo.
Com’è andata poi in Italia lo sappiamo, hanno avuto ragione quegli altri, tant’è che io vi sto
parlando in italiano, tutti voi capite, le cose che sono scritte, a parte le scritte bilingui, sono
tutte scritte in italiano, e quindi ha avuto successo.
Per quanto riguarda le minoranze – ecco, perchè fare questo discorso? – perchè le minoranze,
molto spesso, hanno mutuato nelle forme i discorsi, gli inviti di Foscolo. Ecco che allora “non
contaminare con merci straniere le purità, le ricchezze, le grazie natie del nostro idioma” si è
declinato come “non italianizzate il vostro dialetto”, in un momento in cui, quando finalmente
in qualche modo anche le minoranze hanno avuto sufficienti ricchezze culturali e forse anche

Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

5

�economiche, hanno potuto iniziare ad immaginarsi come comunità autonoma e addirittura
anche come nazione.
Ovviamente, nel caso delle nazioni immaginate delle minoranze linguistiche, il successo è
stato minore che per l’Italia, ma la cosa non ci turba, non ci deprime più di tanto, anche
perchè, se no, non saremmo qui, e secondo me ci stimola ad intraprendere delle strade diverse.
Ed ecco che mi avvicino al tema della Giornata di oggi.
Il primo passo che, secondo me, è da fare, consiste un po’ nello sbarazzarci della semplicistica
equivalenza “lingua-identità”, per spostare piuttosto il centro sul repertorio linguistico, come
reale elemento caratterizzante una cultura che abbiamo ereditato e che tramandiamo.
“I concetti di eredità o di patrimonio possono essere la dinamica predisposizione fondata
sulle progressive sedimentazioni, perdite e aggiunzioni, anche e soprattutto eterogenee, di un
bagaglio da lasciare ai posteri. In termini linguistici e in riferimento al popolo valdese, il
bagaglio culturale da lasciare ai posteri sarà costituito dai molti codici e dalle molte varietà
di codice dei quali il suo repertorio è ricco, dai valori da esse veicolate, dalle valenze di
identità sana, cioè aperta e plurale, che il plurilinguismo porta con sé”.
Sono parole di Tullio Telmon, il professore di cui ho parlato prima, che chiudono un suo bel
saggio pubblicato nel volume Heritage(s), che raccoglie una riflessione iniziata con un
convegno della Società di Studi Valdese nel 2006, che ha costituito un momento di riflessione
sulla formazione, la trasmissione del patrimonio culturale.
In questa prospettiva io penso che l’angolo visuale dal quale noi ci poniamo, che è questo qui,
l’angolo delle nostre Valli, è un angolo un po’ privilegiato, perchè noi qui ci troviamo sui
confini o meglio ancora, noi qui ci troviamo a cavallo di vari confini, confini confessionali,
confini di lingue, persino confini statali volendo, perchè non è tanto distante il confine con la
Francia.
Ecco quindi che dovremmo essere predisposti a ragionare su come funziona, come si
organizza il plurilinguismo. Di come funziona nelle Valli valdesi: allora è chiaro che le lingue
che entrano in gioco sono l’italiano, il francese, nel “polo alto”, diciamo, il linguaggio e le
lingue di cultura ufficiale e poi l’occitano, naturalmente ed anche il piemontese. Queste lingue
convivono da lungo tempo, ma nel corso dei secoli si sono organizzate in modo diverso, nella
loro posizione.
Se nel 1530 ed all’inizio del 1500, l’occitano era la lingua in cui si scrivevano, erano stati
scritti i testi raccolti proprio all’inizio di quei decenni del Cinquecento per supportare la
riflessione che avrebbe dovuto condurre al Sinodo di Chanforan nel 1532, in cui i valdesi
hanno deciso di aderire alla Riforma, in realtà ecco che la situazione è cambiata rapidamente,
perchè nel 1532 i valdesi decidono di “sganciare” soldi per finanziare la traduzione della
Bibbia in francese, traduzione di Olivetano, cugino di Calvino. A metà del Cinquecento, tra il
1555 e il 1564, su 51 pastori che sono alle Valli, 34 vengono da fuori e 26 sono francofoni,
perchè sono francesi o di origine svizzera. Ecco quindi che il francese si impone come lingua
di cultura.
Successivamente arriva però anche l’italiano, come lingua dello Stato, si diffonde, anche come
lingua dell’evangelizzazione, per quanto riguarda i valdesi.
All’inizio del Novecento la situazione è un po’ quella che descrive Edmondo De Amicis
quando viene in visita alle Valli e dice: “parlavano tutti il francese, i valdesi colti parlano
quasi sempre quella lingua fra loro”. Tuttavia osservava anche acutamente: “ora, peraltro, in
quella predilezione del francese c’entra anche un po’ di compiacenza, l’idea di parlare una
lingua che tutti gli altri italiani vicini vorrebbero conoscere e che essi conoscono meglio di
tutti”. E diciamo, che gli fa eco in questa osservazione esterna, l’affermazione interna di Émile
Comba, importante storico valdese, che, invece, nella dedica della sua opera, quella del 1898,
scrive “Les Vaudois d’Italie sont un peuple bilingue. Ils ne s’en excusent pas. J’ai la
conviction que sans la connaissance du français la foi de nos générations passées se serait

Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

6

�mal alimentée et que sans celle de l’italien notre union à la patrie italienne serait paralysée.
Nous avons besoin de ces deux langages comme de nos demains”.
I linguisti che poi vengono in visita notano tutti questa cosa qua, esprimendosi in realtà poi in
modo diverso, perchè Haber, Scheuermeier, Pellis, lo constatano abbastanza positivamente
colpiti, Morosi, nel descrivere la situazione, dice che “il francese, i valdesi, speriamo per
poco, la usano come loro lingua ufficiale e letteraria”, ecco che in Italia non era vista così bene
neanche tra linguisti raffinati come il Morosi.
Gli studi poi successivi degli anni Ottanta mostrano in realtà un’organizzazione del repertorio
completamente diversa, perchè il francese e l’italiano si è diffuso come in tutta Italia come
lingua sia per gli usi formali e colti e sia della quotidianità e, parallelamente, il piemontese,
che negli anni del boom economico era diventato lingua di prestigio rispetto al patouà, che
faceva abbastanza rima con miseria, è tornato a perdere terreno, anche perchè non serviva più
a quegli usi di parlato colloquiale, che ormai erano svolti dall’italiano e il francese inizia una
discesa dal polo alto, fino a un polo basso o bassissimo, nel senso che da lingua di cultura,
diventa la lingua, là dove si è conservato (penso a Comuni come Villar, Bobbio Pellice,
probabilmente anche qua nella bassa valle), la lingua della famiglia, la lingua privata, come
nelle famiglie di Bobbio Pellice in cui addirittura sono le donne tra di loro che con i figli
parlano in francese, ma al di fuori parlano occitano.
E, chiaramente, si crea una situazione in cui il francese è poco spendibile in una conversazione
formale o in un uso scritto, perchè le competenze vengono a mancare e per esempio, rispetto
alla generazione dei nostri nonni, che quantomeno in ambito valdese hanno fatto il catechismo,
ma anche in generale in ambito scolastico hanno imparato il francese, le nuove generazioni
che ancora lo parlano, difficilmente sono in grado di avere uno stile più controllato.
Mi succede di far delle interviste a Villar Pellice, una signora di 80 anni che parlava un ottimo
francese, a fronte di una nipote, la quale parlava anche francese e aveva un eloquio molto più
inframmezzato di tutte le varie cose in occitano, in italiano che siamo soliti sentire. Lei era in
grado di scegliere tra uno stile più controllato e uno meno, ma, diciamo, che la nostra
situazione la conosciamo abbastanza bene, anche se solo a livello di impressioni o di
conoscenze di questo tipo.
L’occasione invece di questo convegno, il motivo per cui abbiamo invitato queste due
studiose, è di allargare le nostre conoscenze sul versante, da un lato, teorico, perchè
plurilinguismo è una parola che usiamo un po’ “allegramente”. Dietro il plurilinguismo si
nascondono diverse configurazioni possibili e io credo che, sempre nell’ottica di attuare delle
politiche linguistiche, sia nella scuola, sia al di fuori della scuola, che abbiano un senso, cioè
che aderiscano bene alla realtà e per questo riescano ad essere incisive, credo che sia
necessario acquisire delle competenze anche di tipo teorico.
Per questo abbiamo chiesto a Daniela Calleri che, come è già stato detto, è professoressa
all’Università di Torino, dove insegna linguistica generale e che si occupa di psicolinguistica,
in particolare e di tutto quanto ha a che vedere con l’acquisizione delle lingue. A lei, infatti.
abbiamo chiesto di esporci un po’ questo aspetto della questione che, secondo me, è molto
importante avendo a che fare con dei bambini nelle scuole elementari, che sono
potenzialmente bilingui, come coltivare, per esempio, questo aspetto.
A Silvia Dal Negro, invece, che proviene dalla Libera Università di Bolzano, dove è andata a
stare avendo abbandonato in realtà il Piemonte dove stava, all’Università di Vercelli, da non
tantissimo tempo, abbiamo chiesto di parlarci un po’ della situazione anche di altre minoranze
linguistiche, perchè noi, questa è una cosa che i valdesi fanno spesso, ma non solo, però da
queste parti si fa abbastanza spesso, è ad esempio pensare che la scuola, noi avevamo più
alfabetizzati storicamente rispetto agli altri, e poi appena ampli la prospettiva scopri che tutte
le Alpi erano più alfabetizzate degli altri. Ad Alagna, a fine ‘700, l’analfabetismo era quasi
scomparso tra gli uomini e a metà Ottocento era scomparso anche tra le donne. Quindi ecco
che confrontarsi con realtà “altre” può essere utile: plurilinguismo, il quadrilinguismo di cui ci
“gloriamo”, in realtà è una condizione abbastanza diffusa, se non a quattro codici, almeno a
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

7

�più di due o tre in tutte le Alpi e ci sono minoranze che ci battono, con casi in cui addirittura
entrano in gioco cinque diversi codici.
Per cui abbiamo chiesto a lei, che oltretutto segue da vicino numerosi progetti di politica
linguistica anche in ambito alemannico, tra i walser e in ambito, appunto, trentino, di farci un
po’ una panoramica di casi.

Daniela Callieri
Normalità del multilinguismo nell’acquisizione del linguaggio
Dunque, il mio intervento s’intitola Normalità del multilinguismo nell’acquisizione del
linguaggio. Però, prima di affrontare il problema, forse è il caso di vedere un pochino più da
vicino alcuni di questi termini. Io mi scuso se forse già in precedenti incontri avete già
affrontato questi problemi, anche da un punto di vista teorico, e quindi li conoscete già bene,
sarà semplicemente un ripasso.
Io ho usato il termine multilinguismo, che è assolutamente sinonimico di plurilinguismo, che
forse è più comune, ma che non può essere distinto in nessun modo, teoricamente rilevante,
dal termine, ancora più comune, che è bilinguismo. Gli studi sul plurilinguismo sono iniziati
come studi sul bilinguismo, ma questo prefisso “bi” in realtà non è particolarmente
significativo, non è che si studiassero, in realtà, solo repertori in cui ci fossero esattamente due
lingue. Per molto tempo bilinguismo ha significato estensione del repertorio, cioè il contrario
di monolinguismo, molto semplicemente. E sicuramente la bibliografia sul bilinguismo è
abbastanza sterminata, attualmente, ma appunto non va intesa come esattamente su un
repertorio costituito da due lingue, ma semplicemente, appunto, dall’estensione del repertorio.
Forse va subito detto che c’è una differenza forte, sostanziale, forse ne parlerà poi Silvia Dal
Negro, tra un bilinguismo sociale e un bilinguismo individuale.
Bilinguismo sociale significa zona in cui il repertorio è costituito da più lingue. Il bilinguismo
individuale, invece, ha a che vedere con il repertorio di ciascun componente della comunità. I
due problemi, che a tutta prima sembrerebbero strettamente legati, sembrerebbe che
bilinguismo sociale significhi anche bilinguismo individuale, invece questo rapporto non è
affatto necessario, nel senso che molto spesso in zone di bilinguismo sociale, le persone non
sono bilingui, possono non essere bilingui. Ripeto che la parola bilingue significa
semplicemente estensione del repertorio, non dovete prenderlo come esattamente come due
lingue, ma in generale.
Quindi i due fenomeni possono benissimo non coincidere e quello che ci interessa più da
vicino è, naturalmente, il bilinguismo individuale.
Naturalmente nelle zone di bilinguismo sociale ci sono poi dei rapporti, degli incroci tra
bilinguismo sociale e tra bilinguismo individuale estremamente complessi e interessanti, però
le due cose non coincidono necessariamente. Ma, appunto, ci interessa da vicino il bilinguismo
individuale, cioè il repertorio, il largo repertorio di ciascuna persona. Sul bilinguismo, come
ho detto prima, o multilinguismo appunto, c’è una ricchissima bibliografia, anche perchè il
problema ha interessato studiosi che si rapportavano a ambiti naturalmente abbastanza vicini,
ma anche sostanzialmente diversi. Sicuramente i linguisti, ma anche psicologi, psicolinguisti,
sociolinguisti, neurolinguisti. Ed anche, più recentemente, gli studiosi di scienze cognitive.
Perchè, appunto, il bilinguismo ha stretti rapporti, naturalmente, con il funzionamento della
società, che può essere o no bilingue come abbiamo detto prima, e quindi entrano in gioco
sociologia e sociolinguistica, ma anche problemi di intelligenza e problemi relativi al
funzionamento proprio del nostro cervello e quindi ambiti neurolinguistici, psicolinguistici,
ecc.
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

8

�Le definizioni di bilinguismo o plurilingismo, che sono state date nel tempo, sono abbastanza
diverse. Una definizione molto generale è “facoltà di un parlante di dominare
contemporaneamente due o più lingue”. Una definizione di questo tipo, però, se notate, è una
definizione alquanto vaga e ci sono definizioni che si pongono un po’ ai due poli opposti
dell’accezione di una definizione come quella che abbiamo visto prima, cioè abbiamo delle
accezioni più forti o più deboli di bilinguismo, multilinguismo. Da un lato un’accezione in
qualche modo debole è definire bilingue o multilingue semplicemente chi parli più di una
lingua; in questo senso, sostanzialmente, siamo tutti bilingui, multilingui.
D’altro lato, però, ci sono delle definizioni invece, o delle accezioni, più forti e sono quelle
relative a chi parla perfettamente due o più lingue. E su questo “perfettamente” però, si può
aprire un dibattito infinito su cosa significhi, ma qualcosa naturalmente diremo.
Una definizione molto comune, che sicuramente vi è nota, è “il bilingue o multilingue è quello
che ha più di una lingua materna”. Ma anche l’accezione di “lingua materna” in realtà è
qualcosa che, da un lato, è noto, la lingua materna è quella che abbiamo sentito
immediatamente dalla nascita intorno a noi, ma anche qui ci possono essere accezioni
abbastanza diverse.
Lingua materna o “L1” - nella bibliografia viene spesso notata come L1, semplicemente potrebbe essere “la/le lingua/e appresa per prima”, quindi precocità di entrata, precocità di
input.
Oppure, “lingua dominante, funzionalmente dominante”, cioè la lingua che utilizziamo di più,
questo proprio da un punto di vista strettamente statistico. Ma, ancora “lingua più avanzata,
conosciuta meglio” e qui ci spostiamo un pochettino. Vicino a questo, è “la lingua preferita”,
lingua materna come lingua preferita, potrebbe essere non quella meglio conosciuta, ma quella
emotivamente preferita. E ancora “lingua etnica”, cioè lingua di identificazione socioculturale.
Quindi rispondere in realtà alla domanda di quale sia la lingua madre di ciascuno di noi, ad
esempio, non è poi così facile. In certi casi naturalmente sì, in altri non è così semplice.
Tornando al problema del plurilinguismo, ci sono ancora due accezioni leggermente diverse.
Quando abbiamo detto che il parlante bilingue, plurilingue, quello che è, parla più di una
lingua, non è chiarissimo se si tratta di grado di apprendimento, cioè il parlante bilingue/
plurilingue ha un grado di apprendimento delle sue lingue di un certo tipo e quindi la persona
tra di noi che ha fatto un anno di cinese perchè gli interessava, non è in realtà plurilingue
rispetto a questa lingua. Quindi questa è un’analisi del repertorio rispetto al grado di
apprendimento, quindi sarebbe plurilingue la persona che ha un certo grado di apprendimento.
Oppure invece si potrebbe dire che il plurilingue è quello che ha avuto un modo di
apprendimento particolare e questa è un’accezione molto comune del bilinguismo,
plurilinguismo.
In genere si dice “la persona bilingue è quella che ha sentito immediatamente, dalla nascita,
intorno a sé, due lingue, ha avuto due input diversi,” mettendo un po’ in contrasto il modo di
apprendimento, in qualche modo, naturale, automatico e, quindi, “facile”, della persona che
non ha dovuto studiare le lingue, ma le ha colte dall’input immediatamente e invece ad un
apprendimento di tipo più artificiale, problematico, più o meno difficile, lo sappiamo tutti noi
che abbiamo voluto imparare una lingua seconda e sappiamo che questo modo di
apprendimento è stato diverso dall’altro e ci è costato fatica.
Il caso più tipico e più classico del bilingue/multilingue è la persona che ha avuto due genitori
di lingue diverse o, in ogni modo, anche se non erano di lingue diverse, che gli hanno parlato
lingue diverse fin dalla nascita.
In questo modo il bilingue ha a che vedere con il modo di apprendimento, cioè le sue sono
state due vere e proprie lingue materne, se diamo una certa accezione al termine “lingua
materna”. In questo caso si parla, in gran parte della bibliografia, di bilinguismo naturale,
contrapposto appunto a quello artificiale della persona che ha imparato in un secondo
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�momento, e questo secondo momento può andare dai tre anni fino ai settant’anni e anche
dopo, ha dovuto imparare una lingua seconda.
Ci sono poi naturalmente altri casi di bilinguismo, in questo momento storico in particolare è
comune il così detto bilinguismo alloglotto, in cui il bilingue parla una lingua diversa da quella
del luogo in cui sta - è il caso tipico dell’immigrato.
Quindi i casi di bilinguismo sono molto diversi l’uno dall’altro, ad esempio il bilingue
all’interno di una comunità monolingue, oppure bilingue in comunità plurilingue, con
coincidenza o no delle lingue della comunità perchè il bilingue in comunità multilingue o
plurilingue può, però, non essere bilingue nelle lingue della comunità, questo è un caso
relativamente comune.
E naturalmente ciascun caso ha una sua storia diversa, a seconda dei rapporti con la comunità,
dei rapporti che le sue lingue hanno con le lingue della comunità. Quindi come vedete il
panorama è estremamente variegato, estremamente mosso.
Quindi, c’è un’ampia gamma di casi che stanno dietro al bilinguismo, al plurilinguismo, ad
esempio un caso molto comune distingue un bilinguismo attivo da un bilinguismo passivo. Il
bilinguismo attivo è quello che ha nel suo repertorio attivo, la persona parla due lingue; il
bilinguismo passivo, assolutamente comune, è quello in cui la persona ha la possibilità di
parlare in una o alcune lingue e invece, però, capisce perfettamente altre lingue. Questo è caso
assolutamente tipico in gran parte dell’Italia nelle zone in cui si sono persi i dialetti, pensiamo
per esempio alla grande città, pensiamo a Torino, è il caso anche mio, è il mio caso personale,
io sono una bilingue passiva, nel senso che parlo solo l’italiano, tralasciamo le lingue seconde,
ma sono bilingue passiva perfetta nel piemontese, nel senso che capisco il piemontese, ma non
lo parlo.
E la coincidenza perfetta tra bilinguismi attivi e passivi non è poi così comune, ci può essere
un repertorio molto ampio anche di multilinguismi passivi, con una zona più ristretta di
plurilinguismi attivi, invece. Sicuramente capita sempre che la zona passiva sia più ampia di
quella attiva.
Ci possono anche essere diversi gradi di competenza all’interno delle lingue del repertorio,
alcuni hanno parlato di ambilinguismo: questo è un termine che definirebbe il bilingue
perfetto, il cosidetto “bilingue perfetto”, secondo alcuni autori, cioè quello che ha veramente
due lingue materne. Oppure un bilinguismo equilibrato, in cui le due lingue, che hanno
competenza attiva, hanno però dei contatti, delle interferenze. Da un bilinguismo non
equilibrato, in cui c’è una lingua fortemente dominante, un’altra è conosciuta, ma l’altra è
dominante, da un semilinguismo, nel senso che le lingue non sono conosciute perfettamente.
Quello che mi sembra che sia venuto fuori fino ad adesso abbastanza chiaramente è che il
plurilinguismo/bilinguismo è sempre molto instabile, cioè ci sono nella vita di una persona,
che abbia un repertorio ampio, ci sono continui movimenti. Dipende da tutta una serie di
fattori, alcuni li abbiamo già citati, rapporti tra le lingue conosciute e le lingue della comunità
invece in cui si abita, ma anche dal peso dell’input in ciascun periodo della vita di una
persona. In certi periodi l’input della lingua A può essere molto ampio e quindi la persona ha
una competenza attiva molto “allegra”, poi invece in un altro periodo la persona, per esempio,
si sposta, ecco che l’input defluisce e quindi ecco che la lingua da perfettamente attiva diventa
mediocremente attiva eccetera.
Ma anche dalla frequenza di utilizzazione, non solo da ciò che ci arriva, ma anche da ciò che
noi utilizziamo; tanto più, lo sappiamo, noi usiamo una lingua, tanto più è pesante nel nostro
repertorio, meno la utilizziamo, più la perdiamo o diventa in ogni modo laterale, periferica, nel
nostro repertorio.
E questo lo ripeteremo ancora, perchè è un fatto importante, tutti gli studi concordano sul fatto
che anche all’interno di un buon plurilinguismo c’è quasi sempre una lingua dominante, una
lingua che in qualche modo, come dire, fa da “casco” sulle altre, quella che soddisfa a tutti i
requisiti che prima abbiamo citato quando abbiamo parlato di lingua materna. Se una lingua
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�soddisfa tutti quei requisiti, questa sarà quasi sicuramente la nostra lingua dominante. Questo
non è assolutamente necessario, ma sembra che sia un caso statisticamente molto forte, il fatto
che ci sia sempre “la” lingua e poi altre sotto.
Dunque, vediamo, invece, qualcosa rispetto all’acquisizione, visto che è qui poi che vogliamo
andare sostanzialmente a parare. Non entriamo in merito, perchè non abbiamo tempo, sulle
teorie relative all’acquisizione, questo significa, detto un po’ volgarmente, che non si sa con
assoluta precisione, come avvenga l’acquisizione di una lingua. Ci sono varie teorie che
sostengono fatti abbastanza diversi. Ciò nonostante tutte le teorie tengono conto fortemente dei
fattori di input, anche teorie fortemente mentalistiche e innatistiche, che sostengono il fatto che
noi, in qualche modo, siamo programmati per parlare e non possiamo non parlare, non è che
noi acquisiamo una lingua, dicono addirittura che non possiamo non acquisirla, siamo fatti per
parlare. Ciò nonostante anche queste teorie non negano il peso dell’input. Una persona che
non sente input intorno a se, non parla. Questo è il grosso problema delle persone sorde, che
non hanno avuto una diagnosi precoce e in cui la lingua entrerà tardi, molto semplicemente,
non sono mute, molto semplicemente non hanno input, non gli arriva lingua.
Quindi l’acquisizione, naturalmente, ha a che vedere con livelli della lingua diversi, quindi
possiamo parlare di un’acquisizione di tipo fonetico, cioè il bambino si specializza nei suoni
della sua lingua madre o delle sue lingua madri, se ha più di una lingua madre. Il nostro
apparato fonatorio ci permette di produrre un numero molto alto di foni, che noi non
utilizzeremo più. Il bambino a sei mesi utilizza molti più foni di quanti utilizzerà poi a un anno
e mezzo, perchè a un anno e mezzo si è già specializzato nei suoni della sua lingua madre.
Quindi, da questo punto di vista, il bambino taglia fuori tutta una serie di possibili produzioni,
restringe il suo ambito, non lo allarga come in altri livelli della lingua, lo restringe. A sei mesi
produce una serie di suoni incredibile, noi se ci mettiamo lì a riprodurli abbiamo delle
difficoltà, invece a un anno e mezzo, sostanzialmente, riproduce solo quelli della sua lingua
madre.
Da un punto di vista, invece, morfologico, naturalmente dall’input che sente intorno a sé
analizza questo input e utilizzerà poi le categorie grammaticali che sono presenti nella lingua o
nelle lingue che sente intorno a sé.
L’acquisizione sintattica significa appunto che anche dall’input che sente intorno a sé, riuscirà
a capire qual è il giro di frase tipico della sua lingua madre. Ad esempio, ordine delle parole,
capirà che l’ordine delle parole dell’italiano è soggetto-verbo-oggetto, mentre se parla l’arabo
sarà di tipo diverso, e quindi, anche qui, in qualche modo, da questo punto di vista, restringe il
suo ambito, cioè utilizza solo l’ordine permesso dalla/e lingue madri. E da un punto di vista
lessicale è lo stesso, utilizza gli elementi lessicali che gli vengono offerti dall’input.
Allora a questo punto ci si chiede come funziona un bilingue da un punto di vista
dell’acquisizione della lingua e sostanzialmente credo che la domanda sia: l’acquisizione di un
bilingue o plurilingue- è la stessa cosa, è uguale o è diversa da quella di un monolingue?
È una domanda a cui non è facilissimo rispondere, ma su cui c’è, appunto, ormai un’ampia
bibliografia. Le risposte sono state, fino ad ora, di due tipi leggermente diversi, quindi hanno a
che vedere con due teorie leggermente diverse.
O si pensa che i bambini inizialmente utilizzino un solo sistema linguistico, molto complesso,
che comprende le due lingue, che poi, lentamente, si sdoppierà e andrà a confluire nel sistema
della lingua A e nel sistema della lingua B. Oppure possiamo pensare che, invece, le due
lingue, o le tre o le quattro (è esattamente la stessa cosa), siano distinte fin dall’inizio.
La prima ipotesi, cioè quella di un unico sistema, ipotizza tre stadi successivi. Ipotizza che
inizialmente il bambino costruisca un unico sistema, in cui entrambe le lingue confluiscano;
poi inizia a separarle, ma inizia a separarle in modo diversificato, nel senso che separa prima il
lessico, quindi le parole di una lingua e le parole di un’altra lingua, ma applicando le stesse
regole alle parole della lingua A e della lingua B e solo in un terzo momento - questo è il terzo
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�stadio - ciascun lessico abbia anche la sua grammatica. Quindi: unico sistema, sdoppiamento
del sistema, ma solo da un punto di vista lessicale e poi, invece, arrivo ai due sistemi.
L’altra ipotesi, invece, è che, già da subito, immediatamente, il bambino costruisca due o più
sistemi diversificati, con codificazioni diverse nelle due lingue e non necessariamente parallele
e questo è abbastanza interessante, su questo ci sono parecchi dati. Ad esempio si è visto che
l’utilizzo dei casi, le lingue che hanno casi, come il latino, ma come il tedesco, il russo ecc.,
implicano una certa difficoltà per il bambino. Il termine “difficoltà” in acquisizione
psicolinguistica è un termine che in genere si cerca di non usare, ma in ogni modo, è per
intenderci, è un peso cognitivo in più l’uso del caso, diciamo meglio così. Si è notato che, ad
esempio, nell’utilizzo delle preposizioni e quindi dell’utilizzo della messa a punto degli oggetti
all’interno del “qui e ora” del bambino, là dove la lingua utilizza solo preposizioni prive di
casi, il bambino arriva a questa soluzione prima, che non in un caso in cui la lingua implichi
una preposizione con un caso particolare. Quindi bambini bilingui ad esempio, inglese - serbo
croato (sono degli esempi tratti da un autore, Slobin) utilizzano prima le preposizioni in
inglese e poi, più tardi, in serbo croato. Lo sviluppo cognitivo naturalmente è uno solo, non si
può pensare che ci sia uno sviluppo cognitivo nella lingua A ed un altro sviluppo cognitivo
nella lingua B, non è così. Significa allora che le “difficoltà” di ciascuna lingua fanno in modo
che l’acquisizione della lingua A e della lingua B non sia parallela. Pensate ad esempio
all’utilizzo dei tempi verbali, l’utilizzo del passato significa che il bambino ha maturato
cognitivamente l’idea che tutto non è “qui e ora”, ma che esiste qualcosa che non c’è più, ma
che è esistito. Questo implica uno sviluppo cognitivo di un certo tipo, infatti, i bambini non
utilizzano tempi al passato, se non a due anni e mezzo-due anni, non prima.
Le diverse lingue nelle codificazioni, ad esempio, del tempo passato, possono differire
notevolmente ed ecco che una lingua, la lingua A, che ha avuto un input uguale alla lingua B,
sarà utilizzata prima rispetto a certi fenomeni e la lingua B un pochino più tardi. Questo
significa che i due sistemi sono già inizialmente diversificati - significherebbe questo, sarebbe
appunto la prova di questa seconda teoria, del fatto che i due sistemi si differenziano
immediatamente.
Gli studi naturalmente hanno a che vedere anche con i rapporti delle due lingue l’una con
l’altra e qui viene fuori un problema grosso, che è il problema del così detto transfert, che
credo tutti abbiano notato nei bambini bilingui, significa, molto semplicemente, che il
bambino trasferisce sulla lingua A, ad esempio, una regola della lingua B, o viceversa. Oppure,
utilizza, ad esempio, una parola della lingua A, ma con la morfologia della lingua B e così via,
questi sono i problemi di “transfer”, che nei bambini bilingui sono relativamente comuni.
Questo significa che, le due lingue hanno dei rapporti tra loro, anche là dove noi siamo
d’accordo con la seconda teoria di cui abbiamo parlato, cioè dei due sistemi diversificati,
questo non significa che tra le due lingue non ci siano dei contatti. I contatti ci sono sempre. E
questo, appunto, è il problema del “transfert”, che per lungo tempo è stato, in qualche modo,
demonizzato, specialmente in ambito scolastico.
Il fatto che le due lingue, già inizialmente, appartengano a due sistemi ben diversificati,
sembrerebbe anche comprovato da studi di tipo neurologico, che hanno analizzato pazienti
afasici, cioè pazienti che non potevano più parlare per problemi vari, problemi di patologie
molto gravi naturalmente, pazienti bilingui, in cui si è notato, molto chiaramente, che il
recupero delle lingue, recupero che naturalmente può avvenire, non è quasi mai parallelo, nel
senso che in genere, inizialmente si recupererà una lingua. Anche un bilingue perfetto, con due
lingue materne, inizialmente recupererà sempre una lingua e poi un’altra. E sembrerebbe che
questa lingua recuperata per prima sia, appunto, la sua lingua materna, specialmente quella
marcata da un peso emotivo particolare.
In ambito scolastico, in particolare, ci si è chiesti se il bilinguismo possa essere negativo, sia
per lo sviluppo cognitivo, sia per l’acquisizione della/e lingua/e. E da questo punto di vista,
ormai, tutti gli studiosi rispondono in modo negativo a questa domanda, però ci sono stati
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�periodi storici diversi, fino agli anni cinquanta circa, in cui si rimarcavano fortemente gli
aspetti negativi, perchè si notava e questo, fino ad un certo punto è vero, che fino ad una certa
età i bilingui/plurilingui fanno degli incroci, dei “bisticci”, fanno quello che abbiamo chiamato
prima “transfert”, trasferiscono regole da una lingua all’altra, segni da una lingua all’altra. Poi
negli anni sessanta si è cominciato a dire che gli effetti erano neutri, cioè non esistevano
effetti, adesso invece, ultimamente, si da una valutazione sostanzialmente positiva al
plurilinguismo, cioè si notano degli effetti sostanzialmente additivi e non il contrario.
In particolare rispetto ad alcuni ambiti, rispetto al problema dell’arbitrarietà, ad esempio. Tutte
le lingue sono arbitrarie, nel senso che non c’è nessun rapporto naturale tra la parola e il
concetto definito dalla parola, tant’è vero che lingue diverse utilizzano parole diverse rispetto
agli stessi concetti, quindi totale arbitrarietà.
L’arbitrarietà per i bambini, fino ad una certa età, è problematica, nel senso che - se qui ci
sono degli insegnanti lo sanno benissimo, specialmente insegnanti di scuole precoci - che ad
esempio il bambino pensa che una parola corta denomini necessariamente una cosa piccola e
una parola lunga denomini necessariamente una cosa grande. Questo verso i due-tre anni è
normale. Poi naturalmente il bambino arriverà, eccetera.
I bilingui che hanno input invece in lingue diverse e in cui la parola corta nella lingua A
corrisponde invece magari a una parola lunga nella lingua B, arrivano al concetto di
arbitrarietà della lingua molto prima, quindi avrebbe un peso positivo da un punto di vista
cognitivo, in relazione all’acquisizione del concetto di arbitrarietà. Ma anche, secondo alcuni,
potrebbe essere positivo rispetto ad un certo pensiero divergente, cioè al contrario del
conformismo, in qualche modo, ma anche, e questo è forse più importante, una certa
sensibilità comunicativa. Ciascuna lingua ha le sue regole, non solo grammaticali, ma anche
comunicative, pensate ad esempio ai pronomi che si utilizzano, pronomi di cortesia, utilizzare
solo il “tu”, il “voi”, il “loro”, lingue che hanno solo il “tu” o solo il “voi”, noi utilizziamo due
pronomi diversi eccetera. Questi sono problemi, come dire, di rapporto, interni alla lingua.
Anche rispetto a questi problemi più di sensibilità comunicativa sembra che il bilingue si
muova meglio e prima del monolingue.
Da un punto di vista psico-linguistico, il problema è stato visto in particolare in questo senso.
Il bilingue-plurilingue si trova ad avere più di un sistema linguistico a sua disposizione. Il
lavoro che deve fare è un lavoro abbastanza complesso, nel senso che, avendo più di un
sistema, deve in continuazione, ma naturalmente dipende dalle situazioni, attivare e disattivare
certi sistemi. Se io parlo con lei e parlo in italiano, devo disattivare l’altro sistema che ho, ma
se parlo con lei e invece parlo in tedesco, ecco che attivo un sistema e disattivo l’altro e così
via. Questo è un lavoro cognitivo piuttosto complesso, ma che, a quanto pare, servirebbe
proprio ad una maggiore “plasticità”. Come dire, non possiamo certo dire che un plurilingue è
cognitivamente superiore ad un altro, questo no naturalmente, ma serve ad una certa plasticità.
Gli svantaggi, parliamo anche velocemente dei possibili svantaggi, sono più di ordine sociale
che di ordine strettamente linguistico, questo credo che sia assolutamente banale. Sono relativi
all’integrazione della persona, ci può essere rifiuto di una delle lingue, molto spesso di quella
esterna alla comunità, se siamo all’interno di una comunità monolingue, per problemi di
conformismo. Il bambino si sente diverso dagli altri: un bambino, un compagno di mio figlio,
che aveva una madre inglese e la madre lo andava a prendere a scuola parlandogli in inglese, a
un certo punto lui le ha chiesto di non parlargli più assolutamente in inglese a scuola, perchè si
sentiva diverso dagli altri e voleva essere come gli altri.
Oppure ci può essere anche il rifiuto della lingua d’origine e qui parliamo specialmente di
problemi di immigrazione, per problemi di integrazione, la lingua d’origine viene scartata,
viene sentita come lingua della povertà, molto spesso. Oppure, ci può essere la perdita del
bilinguismo-multilinguismo per mancanza di trasmissione da parte dei genitori e questo è
successo pesantemente in tutta Italia con la perdita dei dialetti, i genitori non hanno più
parlato, non hanno trasmesso, c’è stato un gap generazionale, un gap di trasmissione. E in
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�genere, lo sappiamo bene, della lingua di minor prestigio, minor prestigio sociale, qui non
centrano più nulla i problemi strettamente linguistici, siamo all’interno di problemi sociali.
Naturalmente un altro fatto, dicevamo prima, che in qualche modo può essere negativo, sono i
problemi strettamente linguistici di “transfert”. Tra una lingua e l’altra ci possono essere
prestiti, prestito è in genere una parola che prestata dalla lingua A alla lingua B, o interferenze,
laddove la regola della lingua A va a finire nella lingua B, oppure anche le così dette
commutazioni di codice, che significano che il discorso viaggia su due piani, metà nella lingua
A e metà nella lingua B.
Il buon risultato del plurilinguismo/bilinguismo è determinato, quindi, da tutta una serie di
fattori, che non sono strettamente linguistici. Il fattore linguistico è semplicemente
l’abbondanza di input, cioè la persona, per essere un buon bilingue/multilingue, deve avere
abbondanza di input e per una buona acquisizione di più lingue ci deve essere abbondanza di
input, quindi “molta lingua” al bambino. E, invece, fatti non linguistici hanno a che vedere
naturalmente con lo statuto delle lingue nel paese o anche nel gruppo, all’interno del quale si
trovano i bilingui o i multilingui.
Torniamo alla parola “normalità”, normalità del multilinguismo: questo credo che sia
abbastanza chiaro, ormai è il monolinguismo ad essere relativamente poco comune, in
particolare nella situazione italiana, laddove, e linguisticamente questo è molto corretto,
trattiamo i dialetti come lingue, perchè da un punto di vista strettamente linguistico sono
sistemi linguistici a tutti gli effetti.
In particolare, nel mondo globalizzato, con presenza di lingue franche, ormai l’inglese è
diventata, in qualche modo, lingua franca, lingua che tutti, più o meno, conosciamo. Ma,
d’altra parte, si nota anche che all’interno di lingue come l’inglese, si notano differenziazioni
interne, non solo l’inglese americano, che non è più l’inglese britannico da molto tempo, ma
sono nati molto inglesi diversi. Quindi, anche le lingue che sembrano assolutamente
generalizzate, poi, in realtà, hanno una dispersione e una differenziazione interna.
C’è un aumento di attenzione verso le lingue di cultura minoritaria, successo anche di lingue
sostanzialmente, chiamiamole regionali, certo non bisognerebbe dirlo, come il catalano,
eccetera, che sono diventate lingue di gran successo, quindi questa possibilità di lingue
minoritarie, in qualche modo, invece di assurgere a lingue nazionali addirittura c’è eccome.
Naturalmente contro ci sono anche delle forze centripete e sappiamo tutti che le lingue
muoiono a velocità altissima e su questo i mezzi di comunicazione di massa possono avere un
peso. Da un lato, lo sappiamo, possono appiattire moltissimo, ma dall’altro, invece, no,
possono essere utilizzati eccome, da questo punto di vista, come anch’essi entrare nell’input
così importante per fondare veramente la competenza nelle lingue.

Matteo Rivoira
Bene io ti ringrazio per la puntualità estrema e per la chiarezza di questa bella lezione che,
sicuramente, ha dato a tutti noi un sacco di elementi e ha suscitato curiosità rispetto a quelle
che sono le vicende di ognuno e ognuna di noi. Pensavo alla mia: sì sono bilingue, però una è
entrata a quattro anni, ma come è entrata, come si configura ecc. ecc.

Pausa

Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�Matteo Rivoira
Silvia Dal Negro è una profonda conoscitrice della realtà dei walser, che sono quelle colonie
alemanniche del Piemonte settentrionale della Val d’Aosta. Ha dedicato molti anni di studio
alle problematiche di questa minoranza, poi confrontandola anche con la realtà di altre
minoranze. Con lei, con il suo intervento, entriamo un po’ più nella dimensione della pratica
del bilinguismo.

Silvia Dal Negro
Plurilinguismo de facto e de jure
Grazie a Matteo e grazie anche per l’invito, grazie anche a chi mi ha preceduta prima, Daniela
Calleri, che ha dato un inquadramento teorico molto chiaro e molto rigoroso, che mi
permetterà di spaziare in modo un po’ meno rigoroso, forse, e di portare parecchi esempi.
Quindi, l’intervento che vi propongo io sarà forse un po’ più pratico di quello precedente. Mi
ricollego, però, direttamente, ad una cosa che è stata detta prima, cioè questa differenza
importante tra il bilinguismo sociale e bilinguismo individuale, sulla quale, appunto, si è
soffermata anche la professoressa Calleri.
Il mio intervento sarà, infatti, giocato un po’ su questa ambiguità: in particolare, io mi
interesso di bilinguismo sociale, cioè di comunità nelle quali c’è più di una lingua, più di un
dialetto, anche casi estremi, come nel caso dei walser, però qui parlerò più della situazione di
Bolzano, che è per me anche abbastanza nuova da qualche anno, ma che è molto esotica, e
penso che voi la conosciate poco, per cui può essere interessante.
Quindi bilinguismo sociale come insieme delle lingue parlate in una società, che non sempre o
non del tutto coincide con il bilinguismo e/o il plurilinguismo individuale. Quindi questa
differenza tra quello che è bilinguismo, plurilinguismo de jure, cioè per legge, le lingue che
per legge sono compresenti in un territorio e il bilinguismo/plurilinguismo de facto, cioè
quello che “di fatto” la gente fa, parla, conosce, ecc.
Parto da una piccolissima premessa: negli ultimi anni - anche qui mi ricollego a quanto ha
detto Daniela Calleri - c’è stata un’esplosione sia degli studi sul plurilinguismo, che hanno
seguito quelli sul bilinguismo, non cambiando poi più di tanto - ma anche sull’atteggiamento,
cioè il plurilinguismo come “bellissimo, tutti siamo plurilingui, e quindi siamo più bravi, più
belli, più intelligenti, ecc.”, è stato quasi come una rivalsa rispetto a epoche nelle quali il
bambino bilingue, la persona bilingue era, in qualche modo, vista negativamente.
E allora, con il mio spirito di contraddizione che mi contraddistingue, mi chiedo, e tanti adesso
se lo stanno chiedendo, ma il plurilinguismo o il bilinguismo, è sempre “bello”? Scusate
questo aggettivo un po’ semplice, ma per mettermi dalla parte anche delle persone quotidiane,
che vivono le situazioni di bilinguismo o plurilinguismo sulla loro pelle. Ci accorgiamo che da
quello che - userò in questo intervento molti dati anche presi da interviste, da inchieste fatte
sul campo con parlanti di situazioni diverse, molte soprattutto dall’area nella quale io adesso
mi trovo a lavorare, cioè quella di Bolzano e dell’Alto Adige più in generale.
Vediamo un paio di interventi, diciamo di punti di vista di persone che sono, di fatto, bilingui
e perchè il bilinguismo (o plurilinguismo), non è sempre, necessariamente positivo.
Un caso tipico è quello, ad esempio, dei bilingui alloglotti, di cui si è parlato prima, quindi
persone che sono bilingui perchè provengono da un altro paese, vengono in Italia, poniamo, e
sono, di fatto, magari molto piccoli o addirittura nati in Italia oppure vengono, come il caso di
questa ragazza Albanese, che è arrivata in Italia, in particolare a Bolzano, in età di scuola
materna o primi anni della scuola elementare, per cui molto piccola.
E l’intervistatrice, che poi, di fatto, sono io, dice:
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�“Ma allora, è un vantaggio essere bilingue?”
“No, non credo.”
“Ma come, tu non sei fortunata ad essere una persona bilingue?”
E lei, effettivamente, dice con le sue parole quello che sente dire, quello che sa: in realtà un
albanese in Italia non è fortunato ad essere bilingue, anzi, per tutta la sua vita le è stato detto
“cerca di dimenticare l’albanese, tu adesso devi imparare l’italiano”. Difatti lei dice: “quando
sei qui...” - Poi nella provincia di Bolzano c’è quest’insistenza molto forte sul bilinguismo
italiano-tedesco - “... è bene essere bilingue, quando sai l’italiano e il tedesco, ma l’albanese
che centra?”
Quindi, qui abbiamo il primo atteggiamento: non tutti i bilinguismi sono positivi, nell’ottica
anche dei parlanti, attenzione, delle persone stesse che sono bilingui.
Un secondo punto di vista è quello che invece viene da una situazione di alloglossia
tradizionale, come può essere anche la vostra, quindi è il caso delle comunità minoritarie e
walser, del Piemonte orientale e settentrionale.
Qui abbiamo un altro punto di vista sul plurilinguismo/bilinguismo più come pratica, cioè sul
fatto di avere due lingue e far fatica a dividerle nel discorso. Adesso qui il testo è in dialetto
tedesco, però sotto avete la traduzione, noi in quasi tutte le situazioni che io conosco di
bilinguismo de facto, quindi dove le lingue si praticano contemporaneamente, ci sono dei
termini negativi, interrogatori, per nominare le situazioni in cui le lingue si usano
contemporaneamente. Noi diciamo “minestra di ricotta”, che esattamente non credo sia un
grande piatto gustoso, un po’ italiano e un po’ tedesco, una schifezza di fatto! Quindi, anche
qui questa signora, portando avanti questo luogo comune, in qualche modo blocca l’uso della
lingua minoritaria e degli usi bilingui delle nuove generazioni, che in qualche modo si sentono
fortemente criticate di questi usi bilingui eccetera, perchè sono visti come negativi, come cose
non da fare.
Quindi prima abbiamo visto che dato che non tutte le lingue valgono uguale, i bilinguismi fatti
da una lingua povera e una lingua invece accettata, non sono neanche valutati come bilingui,
difficilmente vengono chiamati bilingui. I bilinguismi praticati, anche questi, se è un uso misto
delle lingue, anche questo non è necessariamente positivo.
Vediamo invece in questa definizione, piuttosto antipatica direi, di una parlante, di una
ragazza di Bolzano fra l’altro, persona che frequenta la scuola professionale per estetiste, come
lei stessa, bilingue, si definisce all’inizio di questa intervista di gruppo: dice “io sono
bilingue”.
Bene, dopo che tutte queste altre persone non lo erano, lei era bilingue, finalmente, e dà questa
definizione del bilinguismo, che possiamo chiamare anche “prototipico”, anche nella mente
dei parlanti o nell’accettazione politica o culturale. Il bilingue “prototipico” o il “bilingue
perfetto” è quello che ha due lingue materne, come lei, che queste due lingue sono perfette, le
sanno tutte e due perfettamente - allora dovete immaginare il tipo di persona, tutte e due
perfette, tutte e due non mischiate - l’abbiamo visto anche prima, le due lingue devono essere
padroneggiate perfettamente e le due lingue devono essere due lingue utili, due lingue
spendibili sul territorio. E quali siano due lingue spendibili sul territorio dipende sempre da
situazione a situazione. L’esempio che ha fatto la collega prima era molto significativo, perchè
le lingue che parlava il bambino compagno di suo figlio, erano l’inglese e l’italiano. Cosa c’è
di più spendibile dell’inglese? Niente. Però nella scuola che frequentava quel bambino,
l’inglese valeva zero, tanto come l’albanese nella società di Bolzano. Per cui il bilinguismo per
cui uno si può vantare, devono essere due lingue parlate perfettamente o nell’ottica del
parlante, non mescolate e, in qualche modo, spendibili, utili sul territorio nel quale si vive.
Questa era una piccola premessa. Questo è quello che possiamo dire, che è quasi alla base del
bilinguismo e plurilinguismo de jure, cioè questo è quello che i parlanti, anche semplici, anche
non necessariamente colti o che si occupano di queste cose, hanno come idea del bilinguismo,
del plurilinguismo de jure, così come deve essere.
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�Adesso invece, andiamo a vedere di cosa parlerò, questo giusto per avere un’idea di come sarà
la prossima mezz’ora.
Vediamo come il bilinguismo viene rappresentato, che tipi diversi di plurilinguismo/
bilinguismo – anch’io userò i due termini quasi in sovrapposizione – nel paesaggio linguistico,
cioè nel mondo che ci circonda, cosa vediamo, come le lingue vengono rappresentate in modo
diverso in contesti diversi. Come dal bilinguismo più “ufficiale”, in qualche modo, noi
possiamo “modellizzare”, cercare di rappresentare i casi più complessi nei quali le lingue in
gioco sono di più. Poi esempi di bi e pluri linguismo de jure, de facto, dal punto di vista
sociolinguistico, vedremo esempi soprattutto del caso di Bolzano, uso linguistico, quindi
prima l’aspetto sociolinguistico, cioè le lingue quali sono, come entrano in gioco, come noi le
consideriamo, le vediamo e come effettivamente vengono usate.
Benissimo, bilinguismo de jure, cioè per legge: un contesto di bilinguismo sociale per legge,
classico in Italia, è rappresentato sicuramente dall’Alto Adige.
In Alto Adige, le lingue ufficialmente riconosciute sono in realtà tre: il tedesco, l’italiano e il
ladino. Lascerei da parte per il momento, forse del tutto, il ladino, per il quale abbiamo un
trilinguismo ufficiale solo nelle valli ladine, di fatto; per il resto dell’Alto Adige abbiamo un
bilinguismo sociale di tipo “classico”. Classico: cosa vuol dire? Possiamo riscontrare casi di
questo tipo anche altrove, in Europa, oppure fuori dall’Europa, come ad esempio in Canada,
ma anche in altri territori in Europa, dove entrambe le lingue devono essere presenti in tutto il
discorso pubblico ufficiale, scritto in particolare, in parte anche parlato e effettivamente è
molto dispendioso, il bilinguismo de jure portato avanti seriamente come in Alto Adige,
qualsiasi cosa dura il doppio che nel resto del mondo, questa bellissima situazione di stasera
sarebbe esattamente lunga il doppio, perchè finita così, parte in tedesco, identico, ma si rifà
tutto. Le due lingue devono avere identico spazio, misurato al centimetro, la presenza di una
lingua prima dell’altra dipende dalla maggioranza della popolazione nel comune nel quale
viene messo il cartello, (per cui noi possiamo sapere che in questo...). Allora, in quasi tutto
l’Alto Adige il tedesco è di maggioranza rispetto all’italiano, quindi in val Senales il tedesco
sicuramente è di maggioranza rispetto all’italiano e qualsiasi cartello, per quanto provvisorio,
per quanto, così... deve essere per forza in due lingue, anche se probabilmente, chi è
interessato a questo cartello forse sono solo i tedescofoni, ma forse no, ci sono anche italiani,
ma ci può essere anche un turista americano, però questo non importa, l’importante è che ci
siano sempre il tedesco e l’italiano.
Vediamo invece un esempio di bilinguismo de facto, classico, anche questo.
Qui ci troviamo sul lago Maggiore, sempre in Piemonte, provincia di Verbania, paese di
Canobbio, bellissimo posto, diciamo de jure monolinguismo italiano, tra l’altro in una zona
dove il dialetto è poco presente, possiamo anche dire, però una zona in cui i tedeschi sono
molto presenti come turisti. Allora un qualsiasi panettiere di Canobbio se vuole vendere il suo
pane sa che, da un lato, deve solleticare il gusto del turista che vuole una scritta un po’ antica,
ma dall’altra parte deve anche dire “guarda che qua si compra il brot”, cioè il pane.
Attenzione, c’è una grossa differenza tra un’insegna di questo tipo e il cartello di prima: qua si
vede il bilinguismo/plurilinguismo de facto, cioè io, panettiere devo passare un’informazione
importante, quindi si chiama il forno che è una cosa antica, ma l’importante è che i tedeschi
vedano cosa si compra qua. Il cartello di prima non era importante, ci dice qui ci sono due
comunità, tutte e due valiamo uguale, io voglio la mia lingua, tu la tua, la mia viene prima
perchè siamo di più eccetera. È molto diverso il cartello, pur essendo le lingue le stesse,
esattamente le stesse, hanno un valore completamente diverso.
Oggigiorno in Italia abbiamo tantissimi altri esempi di bilinguismo, hanno valori molto
diversi, si possono ipotizzare un sacco di cose, l’inglese entra moltissimo nel paesaggio
linguistico italiano.
A chi è rivolto? Questo non è rivolto ad un pubblico internazionale necessariamente, ci
sarebbero mille cose da dire anche su queste due lingue. Alla fine, qual è la lingua
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�effettivamente sottostante a quest’insegna, probabilmente l’inglese, probabilmente l’italiano,
non diremmo mai “indiana bigiotteria o bigiotteria indiana”, se volessimo. Questo per dire che
il bilinguismo è de facto, in qualche modo, è molto più pervasivo di quello che noi pensiamo,
della situazione più classica, che uno si immagina, dell’Alto Adige, dove magari il
bilinguismo vero potrebbe mancare, in certi aspetti.
Vediamo un altro piccolo esempio di come il bilinguismo sia, in qualche modo, un
bilinguismo immaginato, cioè ci sono delle volte delle lingue, in particolare l’inglese, ma non
solo, che sono presenti, ma perchè danno prestigio o si pensa che diano prestigio.
Allora in questo caso, veramente, è tristissimo, mi spiace che sia la città dalla quale vengo, una
lavanderia che poi ha chiuso, ad un certo punto e che pensando di dare un tocco
d’internazionalità, l’ha chiamata “quic sec”, però con questo “quic” scritto in modo
assolutamente improbabile.
Questo perchè l’ho chiamato “lingue reificate”? In questo modo l’inglese c’è nella mente dei
parlanti, cioè l’inglese c’è come oggetto, ma nessuno di quella lavanderia probabilmente ha
mai parlato inglese o ha mai visto l’inglese, né è rivolto ad un pubblico internazionale,
com’era nell’esempio brot nella scritta del panettiere.
Questo delle lingue reificate è particolarmente interessante nel caso delle lingue di minoranza:
in questo caso abbiamo una lingua internazionale per finta, ma nell’ambito delle minoranze
linguistiche questo è molto presente. Per gentilezza nei confronti dei miei ospiti, ho evitato
l’occitano, anche se in questo caso ci potrebbero essere molti esempi, e invece ho punito i miei
amici walser, dove a Macugnaga, dove ormai il walser è pochissimo parlato, se non per nulla
più parlato, tuttavia una bell’insegna in legno, con scritta antica, chiamata walser laden, cioè
negozio walser, non può mancare e penso che molti di voi conoscano questo tipo di oggetti.
Anche qui la scritta bilingue così detta, non ha niente a che vedere con il bilinguismo dell’Alto
Adige, qui è semplicemente dire “guarda che noi siamo anche un po’ walser” e quindi la
lingua è lì per se stessa, è un bilinguismo un po’ particolare, una delle due lingue non è detto
che sia parlata, ma è lì come simbolo.
Questo nella situazione di oggi, con molte minoranze linguistiche nuove, a differenza di quelle
reificate, dove queste nuove minoranze linguistiche sono del tutto assenti perchè non hanno
nessun riconoscimento giuridico, quindi è un bilinguismo che assolutamente non è de jure, la
lingua spesso è presente nei luoghi, in qualche modo, devianti. Quindi se prima il negozio
poteva disporre della sua insegna in legno eccetera, vediamo l’albanese, come a Bressanone,
dove non ha nessun valore, ce l’ha detto la ragazzina albanese poche slide fa, tuttavia
l’albanese in Alto Adige è la terza minoranza linguistica, viene prima dei ladini, è
presentissimo sul territorio, però non ha nessuna visibilità se non in scritte devianti. Spesso i
ragazzini albanesi, giocando anche sul luogo comune del fatto di essere i “cattivi” della
società, allora lo fanno davvero, i cattivi, per cui ci sono molte insegne scritte, quindi qui c’è
un bel cuore, “amore” per gli albanesi, e sopra un bellissimo “scheisse”. Quindi abbiamo qui
le lingue per se stesse, che si auto dicono, un po’ come si faceva una volta, I was here, io sono
stata qua, ci sono qua anch’io. È presente non tanto per comunicare qualcosa in un’altra
lingua, ma per comunicare la lingua stessa.
Andiamo forse a qualcosa di un pochettino più astratto.
Dunque, abbiamo capito che nelle società, quindi nelle comunità in cui ci troviamo, ci sono
più lingue di quelle che ci vogliono far credere, ci sono più lingue di quelle che ufficialmente
sono dichiarate, di quelle che ufficialmente son presenti.
Se in Alto Adige, il discorso pubblico ufficialmente prevede le due lingue, o tre nel caso del
ladino, in realtà le lingue possono essere molte di più, dialetti in primis, lingue di minoranza
non riconosciute, come può essere l’albanese o tante altre, anche molto consistenti.
Per il linguista che deve cercare di spiegare, di capire la realtà e comunicarla agli altri, è
necessario sviluppare dei modelli, qualcosa che faccia ordine a questa varietà, a questo
pluralismo.
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�Una delle possibilità è quella di lavorare sul concetto di repertorio linguistico, che è anche
stato citato poco fa e considerare, innanzitutto - tradizionalmente repertorio linguistico viene
definito come (queste sono proprio definizioni standard) “l’insieme delle lingue parlate da una
comunità”, attenzione, si deve fare un’analisi, una riflessione su quali sono le lingue che sono
parlate dalla comunità nella quale mi trovo. Oppure a priori decidere qual è la comunità che mi
interessa, mi potrebbe interessare, ad esempio, la comunità occitanofona di questa valle e
ragionare solo in termini di questi. Ma quali sono le lingue, qual è il repertorio linguistico di
questa comunità, oppure mi interessa rappresentare l’intera comunità nel senso del comune o
della valle, e allora devo però considerarle tutte. Devo chiedermi qual è la gerarchia tra le
lingue, cioè come si pongono l’una rispetto all’altra e anche un po’ delle riflessioni, questo fa
parte della definizione standard di repertorio, anche l’atteggiamento dei parlanti verso le
lingue, un po’ quello che si diceva all’inizio a mo’ di premessa, quindi non tutte le lingue
valgono uguali, non tutti i bilinguismi valgono uguali.
In base a queste analisi, sono stati individuati dalla sociolinguistica, (immagino che molti di
voi lo sappiano, ho scoperto che molti sono laureati in lingue, in lettere, quindi...) dei tipi
classici di repertorio, che sono: il bilinguismo sociale, noto come due lingue, che possono
essere utilizzate in tutti gli ambiti d’uso e possono o devono, come nel caso di Bolzano; la
diglossia, in cui invece le lingue sono sovrapposte l’una all’altra, e non c’è possibilità di
compenetrazione tra i codici; e la dilalia, che è un po’ la situazione tipica italo-romanza di
oggi, per cui l’italiano si può parlare in tutti i contesti e il dialetto o i dialetti o la lingua di
minoranza non standardizzata, solo nei contesti bassi.
Tuttavia, sempre di più, si è vista la necessità di sviluppare modelli più complessi, che rendano
conto della complessità della situazione, perchè questi tre modelli classici tendenzialmente
erano modelli a due lingue. Infatti, vedete in questo prefisso “bi” o “di” era sempre la stessa
cosa, sempre di due si tratta. Quindi, sono modelli che sono utili per rappresentare situazioni
con due codici alla volta.
In realtà un po’ la situazione è più complessa, nella realtà contemporanea, ma non solo
contemporanea, insomma ci siamo accorti che le comunità sono più che bilingui, ha portato a
sviluppare modelli più complessi.
Vi faccio vedere un esempio, che vedremo solo così, volante, senza entrare nei dettagli.
Qualche anno fa, insieme a un collega, Gabriele Iannaccaro, che si occupa anche di
sociolinguistica, di pianificazione linguistica nell’area di minoranza, avevamo studiato una
griglia, che dovrebbe permettere, ha permesso a noi perlomeno, di analizzare – di fatto è una
griglia analitica, è come uno schema, un promemoria, che dovrebbe condurre la persona che
analizza, che può essere un linguista, ma anche un operatore sul territorio, lo sportellista,
l’insegnante eccetera, a riflettere meglio sulla situazione socio linguistica della sua comunità.
Per cui qui c’è l’esempio di tre comunità di area più o meno walser, più una confinante con
l’area walser, però diciamo lombardo-piemontese, come situazione italo-romanza e non
walser, dove però il walser è presente in alcuni punti di vista.
E ci si può chiedere una serie di cose, posso passare molto velocemente, dalle domande più
banali, che, però, tanti banali non sono, del tipo “i codici usati” - e questo vuol dire fare una
forte auto critica, cioè ragionare con attenzione sulla situazione locale – “Quali sono i codici
che io sento a Pomaretto, a Rimella, a Formazza eccetera? Quali sono davvero le lingue in
gioco?”. Ad esempio nelle comunità walser, in modo più o meno ampio, i dialetti locali sono
presenti, in particolare a Rimella il piemontese è fortemente presente, è importante, sebbene
sia fuori da qualsiasi legge sulle minoranze, sia fuori dagli interventi della comunità, però noi
non faremo mai un lavoro serio se non rifletteremo sul fatto che a Rimella, di fatto, il
piemontese è presente, non solo, ma è il codice probabilmente principale, e qui vediamo, al
punto sette, “codice in ascesa, in espansione”, è il codice che davvero sempre di più si usa,
sempre di più si parla, ecc.

Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�Poi ci possiamo chiedere quali sono i codici - “H” vuol dire “codici alti”- questo è un
servilismo verso l’inglese, high, i codici alti. Il codice alto in tutte queste comunità è l’italiano
e basta, non ci sono altri codici alti, di fatto.
Quali sono i “codici bassi”, quali sono le lingue che possiamo usare per parlare tutti i giorni in
famiglia ecc.? Ad esempio a Rimella l’italiano non c’è. Questo è un esempio, alla fine Rimella
è un tipico paesino piemontese di montagna, se vogliamo dirlo, dove un tempo si parlava
walser. Di fatto questa è la descrizione forse, mentre a Formazza l’italiano è ben presente,
Formazza invece è quello che potrebbe essere un tipico paesino lombardo di montagna, dove
si parla molto italiano.
Quelli che il mio collega chiama “Wunsch sprachen”, “codici ideologici”, cioè qual è la lingua
che uno magari ha, anche se non viene parlata, ma sogna in qualche modo. A Formazza si
sogna un pochino forse, o si sognava, il tedesco standard, come possibilità per i contatti con la
Svizzera, molto forti, eccetera.
Quali sono le lingue che la popolazione considera “lingue”? Cioè che se gli si chiede “che
lingue si parlano qua?” Allora, a Rimella, sicuramente si può dire l’italiano, ma a Fornazza il
walser è visto a volte come una lingua.
Quali sono invece quelli che consideriamo dialetti? Eccetera eccetra.
Si fanno poi una serie di riflessioni, ad esempio il punto dieci “codice non autonomo”, cosa
vuol dire? Codice non autonomo vuol dire una lingua o un dialetto, che da solo non possiamo
più usare, di fatto. Ovvero, il walser a Rimella è parassitario, come un’edera che si attacca
totalmente al piemontese, nessuno sarebbe in grado di fare un discorso in rimellese e basta. Un
codice che è parassitario, pur essendo walser, è walser e piemontese insieme, sempre.
“Codici oggetto di attenzioni”: di fatto sono i codici protetti dalla Legge 482 o comunque
protetti dalle comunità locali eccetera. Chiaramente questa tabella l’abbiamo compilata noi,
non è che se la sian compilata da sole le comunità, l’abbiamo compilata noi esternamente.
Ovviamente il walser, inteso come lingua pura, come diceva quella signora, non “la minestra
di ricotta”, solo il walser, che però, forse non esiste, almeno a Rimella e nel caso di Baceno,
che è una comunità ossolana, dove si parla un dialetto di tipo, di fatto, lombardo, però il codice
oggetto di attenzione è il walser, per una serie di motivi che non entriamo. Però voi sapete,
anche per l’area del franco provenzale (i peccati non sono sempre dei walser), ci sono stati dei
riconoscimenti più estesi delle aree di protezione di minoranza linguistica, per cui, anche in
questo territorio, che di fatto è un paese di mezza valle, tipicamente “italiano”, per una serie di
motivi storici, il walser, in qualche modo, viene tutelato, non si sa in che senso, comunque.
Codici, vado all’ultimo criterio che può essere interessante, non si capisce subito, “codici
endocomunitari”: cosa vuol dire?
È un po’ simile, potrebbe essere simile a quello che ha detto prima la collega parlando di
lingue etniche, cioè che hanno una valenza etnica - locale, in questo caso. Cioè, localmente
cos’è che vediamo come lingue nostre? Come dicevamo prima, a Rimella walser e
piemontese, nel senso di walsesiano, sono i nostri dialetti, mentre a Fornazza l’ossolano, anche
se si parla, non è sicuramente nostro, ma è la lingua degli altri, mentre l’italiano con coloriture
regionali è di fatto la lingua che viene percepita come lingua locale, per cui si riconoscono le
persone per l’accento in italiano, questo già significa dire “questo è l’italiano nostro”, che è lo
stesso che si parla, fra l’altro, nella mezza valle o bassa valle.
Questo è un esempio, ce ne possono essere tanti altri, io stessa ne avevo fatto uno molto più
semplice prima di lavorare con il collega Iannaccaro, semplicemente un mancolist per
riflettere in modo analitico su “che cosa c’è nella mia comunità”, “i codici come sono fra di
loro, come funzionano?” Cercando di essere più oggettivi possibile (se possibile), il più
distanziati possibile, perchè lo so che è un argomento molto emotivo, soprattutto per chi fa
parte della comunità, se uno non ne fa parte, come nel mio caso, non è grave mettere che il
walser non si parla più, però capisco che per la stessa comunità può essere difficile. Però più è
analitica la griglia, più in qualche modo si riesce a cogliere la sottigliezza e la differenza fra
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�luoghi diversi, per l’occitano sarebbe molto interessante, perchè è un territorio molto ampio,
con situazioni molto diverse e quindi non basta dire “qui si parla occitano”, come in qualche
modo magari vuole la retorica, ma “in che modo è diversa una valle da un’altra, in che modo è
diverso un paese di bassa, media e alta valle?”, eccetera.
Torniamo velocemente ad alcuni esempi più nel concreto sulla differenza, appunto, tra il
concetto di bi/plurilinguismo de jure, quindi in qualche modo, riconosciuto ufficialmente e
come questo bi e pluri linguismo invece possiamo ricavarlo nella realtà, nell’uso quotidiano.
Allora in Alto Adige, per farvi un po’ di esempi da quest’area, che può essere interessante per
la sua particolarità nel territorio italiano - in Alto Adige esiste ogni dieci anni, legato al
censimento della popolazione, quindi anche quest’anno ci sarà questo evento, c’è il conteggio
dei gruppi etnico linguistici, anonimo, anche se poi in realtà ognuno che vuole dire di far parte
di un gruppo, deve dichiararlo esplicitamente, ma molti non lo fanno, comunque alla base di
tutta l’autonomia di tutto l’Alto Adige c’è il concetto della proporzionale. La proporzionale
significa che in base alla proporzione etnico linguistica della popolazione, si assegnano poi
tutte le cose, cioè gli incarichi politici, i soldi per le case popolari, i contributi per ristrutturare
la casa e così via. Attenzione, questa come negli Stati Uniti, si tratta di una auto dichiarazione,
cioè io posso benissimo scrivere che faccio parte di un gruppo tedesco o ladino come adesso è
molto di moda, adesso tutti sono ladini perchè è visto come gruppo intermedio. È un’auto
dichiarazione, non ha nessuna concretezza, naturalmente c’è una fortissima pressione politica
perchè ognuno di questi gruppi dichiari a favore del proprio. La questione interessante sono ad
esempio le persone che non si riconoscono in questi tre gruppi, o perchè sono di famiglia
bilingui, quelli che in Alto Adige si dicono i “mistilingui”, che sono quasi un partito politico
anche loro, adesso, perchè questa è una situazione che credo solo in medio oriente ci possa
essere, dove la politica sia strettamente legata all’etnico, all’aspetto etnico. Le votazioni
politiche sono anche votazioni etniche alla fine. I mistilingui cosa fanno? Devono scegliere
uno dei due, per forza, la possibilità sono solo tre quadratini da compilare: ladino, tedesco e
italiano. Poi c’è “altro”, dopo che uno ha scritto altro deve decidere con quali si aggrega,
quindi io potrei essere albanese e però mi aggrego ai tedeschi o agli italiani, dipende dove si
mangia di più, come sempre.
Quindi abbiamo il cosiddetto bilinguismo dell’Alto Adige, il bilinguismo sociale de jure in
realtà non corrisponde minimamente al bilinguismo individuale o bilinguismo de facto,
riguarda semplicemente come si decide che dei gruppi etnico linguistici si spartiscono il potere
e il territorio, punto e fine. Va benissimo anche questo perchè non sembra ci fossero molte
altre possibilità al momento in cui è stato approvato l’ultimo statuto per l’autonomia nel 1972,
che è quello De Gasperi - Gruber, nel quale si è definito in modo definitivo tutta questa
regolamentazione delle lingue e dei gruppi e della convivenza dei gruppi etnico linguistico.
Voi sapete che alla base dell’autonomia e del così detto bilinguismo dell’Alto Adige c’è la
questione della scuola che, come sempre nei contesti di minoranza, la scuola è il luogo
centrale, dove anche l’ideologia, positiva o negativa, viene propagata e la scuola è lì dove la
lingua viene difesa. Allora visto che l’Alto Adige il problema della scuola e della scuola
tedesca era stato un grosso shock dal punto di vista culturale nell’epoca dell’annessione
all’Italia, soprattutto nel fascismo, è sulla scuola soprattutto che si è giocata la partita. Per cui
per difendere questa minoranza che era stata fortemente maltrattata in epoca poi molto recente,
si è arrivati ad una situazione che è incredibile della scuola, cioè nella provincia di Bolzano,
forse voi non lo sapete ve lo dico io adesso, ci sono tre tipi di scuole diverse: la scuola italiana,
la scuola tedesca e la scuola ladina. Solo la scuola ladina è davvero, paradossalmente,
bilingue, in realtà trilingue, ma è paritetica, cioè c’è l’insegnamento in italiano, in tedesco,
simile, forse, alla scuola in Val d’Aosta. La scuola italiana e quella tedesca sono due scuole
diverse, sono due sistemi scolastici paralleli, separati completamente, nei quali “è garantito
l’insegnamento nella lingua materna degli alunni, con insegnanti di lingua materna” – questo
concetto di lingua materna in Alto Adige è pazzesco, cioè, pur essendo un concetto discutibile,
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�difficile da definire, si vive parlando di lingua materna dalla mattina alla sera e, la seconda
cosa, che è anche molto interessante e che per una minoranza come la vostra possa parecchio
strano è che tutti e due i gruppi linguistici, cioè la così detta minoranza tedesca e sia la
maggioranza nazionale italiana, devono imparare l’altra lingua. Per cui c’è un certo numero di
ore obbligatorie di tedesco nella scuola italiana e di italiano nella scuola tedesca, cioè non solo
gli alloglotti, i tedeschi a dover imparare l’italiano, ma sono anche gli italiani a dover imparare
il tedesco. Tutto questo purtroppo con un grosso peso ideologico e politico, che fa sì che poi,
effettivamente, questo bilinguismo individuale sia ancora molto di là da venire, non per tutti,
in modo diverso ecc. ecc.
Un aspetto però interessante che non abbiamo ancora considerato è che in tutto questo
discorso ufficiale non si fa altro che parlare di italiano e di tedesco, ma qual è la vera realtà?
Quali sono se noi dovessimo compilare una griglia come quella che ho elaborato col collega,
che avete visto prima, la realtà dei fatti è un po’ diversa. Se voi prendete invece delle tabelle
basate non tanto sul censimento, ma questa è una rilevazione statistica fatta dall’Astat, che è la
sede locale dell’Istat, perchè tutto è locale, e sono dei questionari che non hanno valenza
politica, poi tutto lo ha, però insomma, servivano veramente, si chiamava “barometro
linguistico”, serviva un po’ per vedere la situazione linguistica e sociolinguistica dell’Alto
Adige, per cui le persone potevano rispondere anche più di una lingua e poi veniva chiesto che
lingue si usano nei diversi contesti.
La tabella che vi ho copiato è una tabella che è interessante perchè riguarda le lingue usate sul
luogo di lavoro, che sarebbe anche un contesto formale, ma dove anche c’è l’informalità, dove
anche la gente poi parla eccetera. Ecco come vedete, in Alto Adige è così, tutto viene fatto due
volte, per cui voi, se non sapete il tedesco, guardate a destra, dove dividiamo la popolazione in
sesso, età, gruppo linguistico, cioè rispetto a quanto tu dichiari come gruppo linguistico e zona
di abitazione.
Allora, quali sono le lingue davvero parlate, sul luogo di lavoro, in un qualsiasi ufficio,
poniamo, negozio, fabbrica di Bolzano? L’italiano per il 75% e il dialetto tedesco per il 75%.
Quindi sono le due lingue di fatto parlate a Bolzano e in Alto Adige. Il tedesco, molto tutelato,
scende a un 54%, il dialetto italiano, come possiamo immaginare, però un rilevante 7,6%,
considerando che gli italiani sono pochissimi e a Bolzano si dice che non esistano i dialetti; il
ladino, ancora peggio, 4,5% e un bel 12,5% di inglese, che può essere perchè, se chiedono
anche a me che lingua parlo sul lavoro, mi può capitare di usare l’inglese, se devo fare una
telefonata con un collega.
Andiamo a vedere un po’ più nel dettaglio: se andiamo a prendere il gruppo linguistico
tedescofono cioè quelli che si identificano, quando si chiede “qual’è la tua lingua madre?”,
rispondono il tedesco, al 90% sul lavoro usa il dialetto, cioè usa una varietà di bavarese, che
non è tutelata per legge peraltro, perchè non c’è nessun interesse dal punto di vista politico di
tutelare il dialetto bavarese, però usa questa lingua e al 68,6%, sempre di tedeschi, usa
l’italiano. Quindi, di fatto, quello che non si può tanto dire, in Alto Adige c’è quasi una
situazione di dilalia, o di diglossia di fatto, con italiano e dialetto tedesco, sono le due lingue,
in realtà, in Alto Adige, per muoversi, conoscere persone, essere nella società bisogna
conoscere l’italiano e il dialetto tedesco. Il tedesco tutto sommato non è che sia poi così
importante. E possiamo vedere come questa tendenza, in realtà, continua ad esistere, se vedete,
è aumentata; lì avete le fasce di età, più di sessanta, 40-59, 19-39, potete vedere una cosa
abbastanza interessante, come l’uso dell’italiano sia di fatto aumentato nelle generazioni più
giovani, il classico bolzanino relativamente giovane passa abbastanza, se è del gruppo tedesco
soprattutto, passa abbastanza velocemente dal dialetto tedesco all’italiano. Sono quelle le due
lingue che contano poi nella comunicazione quotidiana seppure siano fuori dal discorso
pubblico, questo è una realtà che è diversa, è il de facto e non è il de jure che dicevamo prima.

Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�Possiamo vedere un altro caso studio. La ricerca invece fatta su scala più bassa è questa,
semplicemente ve la faccio vedere come esempio di cose che si possono fare nella scuola,
anche in contesti molto diversi. Era un gruppo di ricerca che lavorava in realtà sulle lingue
immigrate a Bolzano, nella città di Bolzano e ci interessava sapere quanto fosse diffuso il
plurilinguismo tra i ragazzi, gli studenti, abbiamo scelto una scuola volutamente con molti
immigrati, un istituto professionale, di lingua italiana, quindi una delle scuole del gruppo
italiano, diciamo così e una delle domande abbastanza interessanti che avevamo fatto
all’inizio, in realtà l’aveva proposta una mia collaboratrice, era quella non tanto di chiedere c’era anche la domanda su qual è la tua lingua madre? Qual è la lingua del tuo paese
d’origine? – ma in realtà lo studente, il ragazzo doveva schematizzare una forma di biografia
linguistica. Questo è molto utile per far sì che le persone, anche i ragazzi, anche i ragazzi in
una scuola professionale riflettano sul proprio plurilinguismo, molti non sono consapevoli di
sapere tante lingue, li incentivavamo a dire “più ne sai più sei bravo”, in qualche modo, per cui
si era fatto uno schemino, dove si vedeva la storia del ragazzo, da bebé fino ai vent’anni,
diciamo e si chiedeva al ragazzo semplicemente di scrivere il nome della lingua di fianco e poi
di riempire con la biro il segmento interessato. Cioè, quello l’aveva fatto la ragazza che
lavorava con me su se stessa, lei era bergamasca, per cui il dialetto bergamasco dagli zero ai
vent’anni e così via.
Alcune lingue nella vita si perdono, come dicevamo prima, alcune lingue si imparano più tardi
e poi ce le portiamo avanti, altre iniziano con la nascita, ecc. ecc. E così avevamo fatto. Non
entriamo assolutamente in questa tabella, qui tra l’altro, sono molte meno di quelle che sono
venute fuori, perchè un lavoro di questo tipo stimola il plurilinguismo, per cui i ragazzi spesso
vengono visti appunto come la ragazza albanese, quindi parla l’albanese, la ragazza macedone,
quindi parla macedone, ma non è vero è della minoranza albanese della Macedonia e in più sa
anche un po’ di turco ecc. ecc. Questo è molto interessante, perchè si scoprono possibilità, si
scopre che l’inglese è diffuso, perchè ci sono tantissimi ragazzi asiatici, ad esempio, del sub
continente indiano, che poi usano di fatto l’inglese fra di loro. Si scopre, come si può
immaginare, che l’arabo è molto diffuso in modi diversi, si scopre che ci sono delle lingue che
sono molto percepite dagli studenti in generale, ma che in realtà non parla nessuno, perchè si
immagina, ad esempio il pakistano non esiste, però in venti ci hanno detto che si sente
tantissimo il pakistano. Ci sono delle lingue che si sentono molto, semplicemente perchè sono
molto rumorose, come può essere l’arabo, come può essere anche l’albanese, i ragazzi sono
molto aggressivi, parlano a voce alta eccetera. Di fatto sono pochi in classe, però sembra che
siano tantissimi e così via. I cinesi nessuno li sente, nessuno li vede, per cui non ci sono. Cose
di questo tipo permettono in qualche modo di riflettere sul plurilinguismo da punti di vista
diversi e, soprattutto, stimolano la pluralità, non ognuno legato alla sua lingua, ma ognuno
legato ad ampi repertori, che possono essere anche in sovrapposizione l’uno con l’altro.
Io credo che queste cose qui non potremo vederle, tutto quello che abbiamo visto fino ad
adesso era plurilinguismo de jure e de facto possiamo chiamare, nelle dichiarazioni degli usi,
cioè “che lingue parli? Che lingue hai imparato?”, “che lingue usi, che lingue si usano da te in
famiglia? Sul territorio?, “che lingue vedo io attorno?”.
Un’altra cosa è andare a guardare come effettivamente la gente parla e cosa succede di questo
bilinguismo che esiste sul territorio, ma a seconda di com’è il bilinguismo sul territorio, nei
segmenti, nel nostro parlato, succedono cose abbastanza diverse, per cui il tedesco e l’italiano
in Alto Adige, o meglio, il dialetto tedesco non si sente mai di fatto, se non qualche italiano
che se l’è studiato, però, di fatto, nel parlato dell’Alto Adige si sente il dialetto tedesco, con
dentro tanto o poco italiano, a seconda della situazione, abbastanza poco in questi esempi,
dove soprattutto l’italiano entra fuori dalla frase stessa, tendenzialmente molte bestemmie,
molta, quelle che si chiamavano una volta, le parolacce, le bestemmie le ho tolte per rispetto al
luogo, le parolacce ne ho lasciata qualcuna.

Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�Più si scende nel territorio e andiamo nella direzione verso il confine col Trentino, dove
effettivamente ci sono molti parlanti che sono effettivamente bilingui italiano, tedesco e
soprattutto dialetto tedesco, dialetto trentino, italiano e tedesco in parte, abbiamo dei fenomeni
più vicini al transfer di cui parlava la collega e più vicini alla trasformazione della lingua, che
non nel resto. Per cui se prima lo studente usava questa espressione alla fine della frase, ma in
realtà il suo italiano era limitato a poco più di quello, abbiamo casi di famiglie bilingui vere e
proprie dove “basta iest” “adesso basta” “volt, aspetta aspetta papi”, cioè “volt” vuol dire
aspetta e poi lo ridice in italiano, penso che anche molti di voi si riconoscano anche in questi
usi. Addirittura a Bronzolo, dove il tedesco è quasi come a Rimella, è totalmente legato
all’italiano, per cui addirittura nelle congiunzioni, vengono utilizzate frequentemente nel
parlare tedesco, per cui abbiamo “perchè” inserito all’interno della frase, fino ad arrivare ai
casi pazzeschi dei walser, dove, appunto, come dicevamo prima, è impossibile anche dire qual
è la lingua della comunicazione.
Chiudo forse con l’esempio della Val d’Aosta, in un racconto di un anziano, probabilmente lui
si definirebbe ufficialmente un walser di Issime, per concludere un aneddoto della sua infanzia
“Voila il nonno ist disparù”, per cui lui gli ha chiesto “ma che lingua stai parlando?” “il
tedesco”.
Con questo concludiamo, forse, queste sono più adatte per la discussione dopo...
Per concludere questa piccola chiaccherata e visto che mi era stato detto che bisognava dare
degli input anche forse a chi è nella scuola o chi opera sul territorio, quello che mi sembra di
poter dire qui, o anche in altri contesti analoghi a questo, cercare di conoscere di più, cioè è
fondamentale prima di agire, conoscere, cercare di studiare e conoscere il territorio, sembra
una banalità, ma come sa anche Matteo spesso non è così. Lo sviluppo di una consapevolezza
linguistica e sociolinguistica, secondo me, è un compito dell’educazione sociolinguistica
generale, nelle aree minoritarie, ma anche nel resto del territorio nazionale. L’esperienza che
abbiamo fatto in quella scuola professionale di Bolzano dove c’erano studenti, veramente sono
gli ultimi, quelli bocciati in qualsiasi altra scuola, persone che vengono da tutto il mondo, quel
tipo di lavoro che abbiamo fatto li ha stimolati tantissimo e hanno imparato a riflettere sulla
loro esperienza personale e sull’esperienza della micro comunità che si crea, dandogli anche
un po’ più forza.
Per cui tante attività che si possono fare con i ragazzi a scuola, sono quelle di osservazione, ad
esempio osservare il paesaggio linguistico, che possono essere le scritte, i cartelli, come vi ho
fatto vedere prima, è molto semplice, ma anche osservare, nel senso di ascoltare, osservare con
le orecchie, capire quali sono le lingue che si sentono, senza pregiudizi, se si sente l’albanese
più del ladino, diciamolo, non succede niente di male. Riflettere sulla propria biografia
linguistica, quindi autoriflessione, che è sempre un momento importante, uno riflette su tante
esperienze proprie, può riflettere anche sull’esperienza linguistica, qual è la prima lingua che
ho imparato, poi cos’ho imparato dopo, ne ho dimenticata qualcuna eccetera, confrontare le
esperienze con gli altri e in qualche modo imparare, allenarsi a descrivere gli oggetti
linguistici. Gli oggetti linguistici possono essere i cartelli, ma possono essere anche dei piccoli
pezzettini di trascrizione, piccolissimi anche, sui quali possiamo ragionare e renderci conto
che questi usano perchè, questi altri usano... e così via.

Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�Tavola rotonda
Matteo Rivoira
Ora gli organizzatori del convegno hanno previsto un dibattito strutturato. Una tavola “rotonda
rettangolare”, in cui è previsto che chi muoverà i primi stimoli del dibattito venga qui e ponga
le sue domande alla professoresse.
L’idea è che l’argomento sia particolarmente rilevante dal punto di vista di chi maggiormente
è attivo sul territorio - perchè è vero che da dieci anni c’è la legge 482 e si portano avanti dei
progetti, ma la legge 482 ha delle rigidità che tutti conosciamo e spesso obbliga a mettere in
piedi dei progetti che poco o nulla hanno a che vedere con la realtà, o comunque non vi
aderiscono perfettamente. Però, ci sono delle persone che da più lungo tempo agiscono sul
territorio in azioni di promozione linguistica o culturale: sono questi, soprattutto i maestri e le
maestre che lavorano nelle valli, che hanno a che fare con questi aspetti.
Quindi a loro abbiamo chiesto di iniziare con delle domande e magari con un racconto delle
loro esperienze. Io vi chiederei di presentarvi e spiegare un po’ dove avete lavorato, che cosa
avete fatto.
Silvana Marchetti (insegnante all’Istituto Gouthier di Perosa Argentina)
È difficile intervenire, perchè in realtà quello che noi abbiamo fatto nelle scuole, partendo
appunto dalla legge 482, che ci ha dato di fatto il de jure, cioè il fatto di dire “adesso si può
insegnare una lingua minoritaria perchè è riconosciuta”, “possiamo metterla nel nostro
curriculum, lo possiamo fare nelle ore curricolari” e non più dopo o in orari strani, e quindi,
giuridicamente, è una lingua – io parlo dell’occitano, del patouà - che possiamo insegnare a
scuola, però come? Cioè, che lingua è, come si può insegnare?
Quando noi, dieci anni fa, ci siamo trovati come gruppo - io parlo dell’Istituto Gouthier, che
copre la val Germanasca e la val Chisone – e noi abbiamo fatto un gruppo di lavoro per vedere
che cosa proporre e ci siamo scontrati subito sul che fare. C’era qualcuno che diceva “si
insegna come una lingua straniera”, perchè non tutti lo parlano, “si fa ricerca storicogeografica sul territorio”, “si fanno ricerche linguistiche sui proverbi” eccetera. Cioè, ognuno
si poteva inventare un po’ quel che voleva e fare progetti anche molto diversi. Però in realtà,
poi, alla fine, dopo dieci anni, dire che cosa possiamo fare con una lingua minoritaria nella
scuola primaria - perchè noi parliamo di scuola primaria - risulta molto diversificato e forse
anche molto difficile, alla fine, da quantificare.
Cioè, quello che ci avete raccontato, se posso dirlo, non c’entra niente con quello che noi
facciamo a scuola, perchè la teoria è una cosa e poi la pratica è un’altra e come ognuno di noi
si sbroglia poi a fare qualcosa è molto diverso e non sappiamo neanche se facciamo bene o
male, perchè sbagliamo a presentarla come seconda lingua e quindi a insegnarla come si
insegna, per esempio, il francese o l’inglese o il cinese, che ne so. Oppure è giusto?
Per esempio ecco, questa è la prima domanda che vorrei porre.
Sandra Pasquet (insegnante in Val Pellice)
Io ho fatto l’insegnante in Val Pellice per tutta la mia carriera e forse la situazione della Val
Pellice è un po’ diversa, perchè la presenza del francese è stata forte, quindi, in realtà il
francese c’è stato prima della 482; l’occitano, la tutela dell’occitano è stata poi una cosa
successiva. E sul francese questo territorio aveva pensato ad una tutela maggiore nel
dopoguerra, i comuni si erano attivati. Quando io ero bambina il francese si faceva due volte la
settimana, era una scelta fatta. Dopo di che, con i tempi pieni, lo si è introdotto, perchè c’erano
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�le competenze; mi riallaccerei qui a quello che ha detto Silvana, cioè è tutto molto legato alle
disponibilità degli insegnanti.
Allora – e lo è stato anche nel tempo - tu sai il francese? Tu sai il patouà? Allora quest’anno si
fa lì. Sì, però io lo voglio fare, tu non lo vuoi fare...Insomma è tutto molto molto legato. Sul
francese, in particolare, che aveva come minimo una cosa un pochino più strutturata, per cui
era previsto per questi territori di avere la tutela, cioè l’insegnamento del francese come
seconda lingua accanto all’italiano ecc. ecc., si era partiti abbastanza bene, si erano coperte
abbastanza le valli e si faceva il francese come seconda lingua, in qualche caso si era vista una
coabitazione di francese ed inglese - che tutto sommato, non pareva dare esiti così terribili, e
non so, chiedo alla psicolinguista se questo era così terribile come qualcuno ha voluto dirci.
Comunque, con Moratti e Gelmini, tutto è andato a carte quarantotto, perchè “l’inglese per
tutti”, di fatto, non si è tradotto in un inglese per tutti, perchè un anno c’è inglese, un anno c’è
l’insegnante, un altro anno te lo taglio, l’anno dopo non c’è più, confusione totale. Fatto sta
che si sono persi i distacchi di questi insegnanti, quindi a noi ne era rimasta una... Per
esemplificare, che forse rende l’idea, in Val Pellice, a Luserna, c’erano due persone distaccate
per l’insegnamento – parlo della scuola primaria – per l’insegnamento del francese, uno è stato
tolto. L’anno scorso si era recuperato un posto dato dall’ufficio scolastico, l’ufficio scolastico
aveva ridato questo posto, dicendo “questo posto verrà comunque ridato”, questa persona dice
“benissimo, lo faccio”. Ad agosto “a no non c’è più il posto”, cioé, comunicata la disponibilità
di questa persona, non c’è più il posto. Questa persona torna sulla classe, facciamo l’orario,
questa va su questa classe e la settimana scorsa arriva la comunicazione che il posto c’è di
nuovo, la tizia ritorna a fare l’inserimento. Questa per caso ci sta, la mia collega che era una
che insegnava il francese diceva “meno male che io non ho fatto questa scelta”, altrimenti fai il
via vai.
Dopo di che, questo vuol dire che se noi pensiamo di tutelare una lingua, o lo si fa come vien
fatto in Alto Adige, in modo strutturato, serio, per cui c’è una continuità, oppure veramente è
tutto molto lasciato così... Allora io faccio un po’ di occitano nella mia classe, faccio francese
perchè lo so, però in una situazione di estrema confusione. Il francese, per esempio, che era la
lingua tutelata, l’occitano non lo era mai stato, sino agli anni settanta, tutto sommato, forse,
non c’era tutta questa necessità di tutelarlo, perchè di fatto ancora abbastanza diffuso nei paesi
montani, l’emergenza è venuta fuori in questi ultimi trenta-quarant’anni, però non ce
l’avevamo come insegnamento, si trattava di qualcosa di nuovo. E lì appunto si può pensare
sul come perchè eccetera.
Il francese che invece c’era, è scomparso e sta scomparendo del tutto.
Mauro Martin (ex-insegnante a Finestrelle)
Io ho insegnato per trentanove anni nella scuola elementare e negli ultimi venticinque a
Fenestrelle. Ho conseguito l’abilitazione di insegnare il francese nel 1992 e, operando in una
pluriclasse, abbiamo sempre svolto il nostro insegnamento a vantaggio di tutto il plesso, nel
senso che se io dovevo fare tre ore di francese nella mia classe, non facevo tre ore di francese
nella mia classe, ma due nella mia e due nella classe delle colleghe, rimettendoci ancora,
perchè essendo insegnanti specializzati, qual era il risvolto della medaglia? Che oltre al tuo
programma, alle tue materie, dovevi aggiungere il francese, non avevi un vantaggio, ma
semmai uno svantaggio di dover sottrarre delle ore per la lingua italiana, la storia - io ho
sempre fatto italiano e storia nel corso della mia carriera, quasi sempre - per inserire questo
insegnamento del francese.
Comunque, le cose hanno funzionato per un certo periodo di tempo nel nostro istituto in modo
abbastanza buono, perchè c’era un certo numero, c’erano due specialisti che operavano fissi,
uno su Perosa e uno che girava per le Valli e poi c’erano diversi insegnanti specializzati che
facevano l’insegnamento del francese nella propria classe almeno o, come nel mio caso, a
vantaggio di tutto il plesso e questo ha funzionato abbastanza bene.
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�Per quanto riguarda l’occitano la situazione di Fenestrelle è sempre stata molto particolare.
Fenestrelle capoluogo, in particolare, è un centro dove l’occitano è estinto da almeno
cinquanta anni, tranne due o tre persone anziane che abitano nei quartieri di Champs, cioè “la
Repubblica”, oppure è parlato da quelli che, scesi dalle frazioni, come Puy, Pequerel, io che
sono sceso da un’altra frazione su Mentoulles, hanno conservato questa tradizione di lingua
occitana, perchè per noi l’occitano è stata la nostra lingua materna, l’italiano abbiamo
incominciato ad impararlo dalla scuola elementare con pochissime occasioni di praticarlo
prima, quindi la nostra lingua materna è proprio l’occitano e basta.
Ora i miei interventi, quando ho dovuto insegnare per fare l’occitano a scuola a Fenestrelle,
dove non trovavo un bambino che conoscesse, che sapesse parlare la lingua occitana, ma tutti
avevano sentito di qualcuno che ancora conosceva qualche parola di occitano, che cosa
dovevo fare? Cercare di fargli prendere coscienza che l’occitano era stato un momento della
loro storia e che faceva parte comunque del loro patrimonio culturale, perchè anche se non
sapevano più parlare l’occitano in modo fluente a livello colloquiale, potevano riscoprirne dei
termini, attraverso gli oggetti del lavoro, la cultura che avevano alle spalle, la cultura materiale
dei nonni e delle famiglie.
Un altro modo molto semplice per fare entrare un elemento di occitano è di infilargli una
canzoncina, fargliela imparare e qualche cosa rimane, perchè queste cose rimangono. Anche il
francese, se si impara attraverso un canto, una filastrocca e viene praticato e ripetuto, serve
molto di più di tante altre cose.
Ora, dopo che sono andato in pensione, ho continuato a fare degli interventi con la legge 482,
in base al contributo che viene erogato alla scuola, ancora sempre su Fenestrelle. Qual è il
problema? Che all’inizio dell’anno i miei colleghi mi dicono “guarda che quest’anno ci devi
fare francese, ci sono sei ore”, va bene, incominciamo a fare queste sei ore, poi a metà anno
“sono saltate fuori altre sei-otto ore”, cioè una programmazione seria, che abbia un senso non
si riesce a mettere in campo.
Quello che rincresce è che, effettivamente, un’occasione per praticare un po’ di
plurilinguismo, chiamiamolo così, sta andando sempre più persa, anche se di fatto, i bambini
continuano ad essere più plurilinguisti di quanto noi immaginiamo, in quanto noi cerchiamo
invece di renderli monolinguisti, ma in realtà non lo sono così tanto.
Sandra Pasquet
Rifacendosi al lavoro che è stato fatto nella scuola professionale di Bolzano, era una
riflessione che era stata fatta anche da mie colleghe, per cui tu facevi attività in occitano, in
realtà servivano per lo più ai bambini rumeni. No, non è un paradosso, per lo meno da un
punto di vista linguistico evidentemente no, e io l’ho poi sperimentato con una bambina cinese
per esempio. Il fatto di fare qualcosa in occitano, più ancora che il francese, faceva sentire che
la diversità di una lingua non è un problema, cioè l’avere un’altra lingua può essere un
elemento di fierezza o comunque di dignità e quindi anche la tua lingua materna ha una dignità
e questo mi pare sia importante e pare sia un paradosso però la tocchiamo con mano sempre.
Un altro problema credo che siano un po’ le resistenze che hanno a volte i nostri colleghi: “se
facciamo francese e occitano, quando mi rimane il tempo per fare italiano?”.
Oppure la resistenza forte è anche quella “eh ma non riesce a parlar bene italiano, cosa gli
vado a fare ancora un’altra lingua?”.
Quando invece, forse, non è proprio così disturbante, così problematico, avere una seconda
lingua anche per chi ha delle difficoltà.
Elena Breusa (ex-insegnante in Val Germanasca)
Posso intervenire? Finora abbiamo fatto parlare gli insegnanti, ci sono anche i genitori, ci sono
le comunità. A Bardonecchia c’è un particolare tipo di problema, a Prali invece c’è il problema
opposto, nel senso che a Prali si parla ancora il patouà, i bambini parlano il patouà e quindi
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�non lo devono imparare a scuola, quindi l’insegnamento del patouà non serve. Il paradosso è
questo, c’è una ricchezza e la lasciamo andare a perdere, tanto noi il patouà lo conosciamo già.
Questo è secondo me l’elemento su cui bisogna puntare, capire che c’è una ricchezza che si va
perdendo perchè noi non la sappiamo cogliere.
Matteo Rivoira
Mi rendo conto che, in realtà, i problemi sono quelli di sempre e anzi semmai peggiorano.
Sarebbe interessante approfondire anche l’aspetto della differenza tra le due situazioni, quella
del francese e dell’occitano, cosa c’è dietro è abbastanza evidente, da un lato una lingua che
sai già che devi insegnare come lingua straniera, anche a quelli che magari già la parlano, con
la sua norma, la sua codifica; sull’occitano invece è tutto un po’ da creare, da inventarsi, c’è
più spazio per la fantasia. Secondo me questa differenza non dovrebbe esser percepita in modo
troppo problematico, perchè alla fine ha un riscontro negli usi reali della lingua.
Vi lascerei intanto reagire, poi apriamo a domande dal pubblico.
Daniela Calleri
Dunque, inizio io, ma credo che forse abbia più cose da dire Silvia Dal Negro.
Certi problemi sono squisitamente scolastici, su questo purtroppo abbiamo poco da dire, tanto
ci arrivano dall’alto... Da un lato forse bisognerebbe tenere un pochino separate due cose. Una
conoscenza della lingua di tipo metalinguistico, cioè osservazioni sulla lingua che già si sa; ma
in ogni modo bisognerebbe partire, mi sembra, proprio da quello che diceva lei, cioè dalla
conoscenza esatta del territorio, perchè appunto, giustamente - la signora diceva - ci sono
situazioni in cui il patouà non è parlato, non è presente e allora si opera in un certo modo.
Altre situazioni, come quella di Prali, in cui invece il patouà è presente e si opera in un altro
modo. E non si può dire “si insegna il patouà”: dipende dalle situazioni. Insegnarlo come
lingua seconda ha del tutto senso? Ha senso? Cosa rimarrà? Invece laddove naturalmente è
presente nella comunità, allora l’insegnamento può essere simile a quello dell’italiano, cioè
una conoscenza di tipo metalinguistico, l’italiano non lo insegnate mica no? lo sanno. Il
patouà, dove lo sanno, si fa lo stesso tipo di lavoro.
Forse il problema che bisognerebbe porsi, e a Torino se ne è parlato - la situazione di Torino
credo che la sappiate, pochissimi parlano, dei bambini poi, nessuno, parla il piemontese insegnare il piemontese che senso ha? (l’insegnamento del piemontese come lingua seconda).
Al di là del fatto che, quale piemontese? E forse questo si riproduce in quale patouà? Non è
mica tutto lo stesso immagino, è tutto diverso. Quindi, credo che bisognerebbe partire
dall’analisi delle situazioni, della zona, ma proprio del comune, se non addirittura della
borgata e poi decidere che cosa fare di fronte ad una certa situazione.
Silvia Dal Negro
Una cosa che mi è venuta in mente, rispondo all’ultima che ha detto lei, rispetto ai cinesi e ai
rumeni: prima per la velocità non ho detto una cosa che, però, è abbastanza interessante. A
fronte di tutti questi ragazzini immigrati con genitori plurilingui e, in certi casi, problemi
complessissimi, è stato interessante che è venuta fuori un’enorme dialettofonia italiana.
Perchè? Questi ragazzini italiani, in forma ormai minoritaria in questa scuola, tutti, a questo
punto, dicevano di sapere almeno un dialetto, tutti. Per cui è stato abbastanza interessante,
dicevo “ma come?”, noi sembravamo gli unici sciocchini che sapevamo solo l’italiano! E’
stato interessante perchè si è creata come una sorta di ruota positiva, per cui va bene, chi ne sa
di più ancora meglio.
Sul fatto “o si fa come strutturato come in Alto Adige o non si salva niente”, attenzione,
perchè anche la situazione dell’Alto Adige, che ha un sacco di difetti, mi sembra di averli
abbastanza espressi, comunque lì perchè è una cosa ben diversa. Lì si può fare perchè c’è una
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�comunità maggioritaria che è tedescofona, peraltro è dialettofona, ma tedescofona, che ha
chiesto a gran voce - la comunità, non l’insegnante, il provveditorato eccetera - è la comunità
che dice “adesso sono andati via i fascisti – per modo di dire - e vogliamo la nostra scuola
tedesca e gli italiani non li vogliamo”. Quindi è una questione, se vogliamo è un effetto della
conoscenza approfondita della comunità e di una scelta politica. Non so quanti siano disposti
di dire “qua vogliamo una scuola occitana nella quale si fanno tre ore la settimana di italiano”,
credo che non nessuno la voglia una situazione del genere.
Sulla questione invece che è molto interessante, io non sono insegnante a scuola, quindi di
fronte a quello che dite voi noi rimaniamo a bocca aperta, però a buon senso, mi sembra che
l’insegnante di occitano o di walser o di qualsiasi altra lingua di minoranza, è molto più
fortunato, paradossalmente, dell’insegnante di italiano o di inglese o di francese, perchè in
qualche modo non ha quella responsabilità che, alla fine, la scuola primaria, se il bambino
scrive ancora con un sacco di errori di ortografia, non ha imparato ad esprimersi bene eccetera,
in una lingua standard, in particolare l’italiano, si trova le ire di tutti e in più ha anche una
responsabilità, diciamo, civile, “io cosa ho fatto in questi anni, sono una bestia, perchè ho fatto
cilecca su delle persone che ora sono nel mondo, cosa faranno?”.
Invece poter lavorare con una lingua di minoranza ci dà, volendo, molta più libertà e mi
ricollegherei a quello che ha detto Daniela Calleri - la riflessione linguistica sulla lingua o
sulla situazione nei casi in cui non c’è nulla e quindi sulla situazione, sui ricordi, ma anche
dove c’è la lingua, la riflessione sulla lingua. È un esercizio interessantissimo, che fa bene fra
l’altro all’italiano, al francese, a tutto il resto, lo sappiamo benissimo. Soltanto se si tira fuori
una sola riga di una canzona, una riga di un proverbio oppure una riga da un’intervista con un
nonno qualsiasi e si riflette e si guarda, ma banalmente lo faccio a lezione con gli studenti
universitari del primo anno, su un dialetto qualsiasi – Dici: “bene come dici nel tuo dialetto
“piove”?” “i pieuv”, in italiano dico “piove”, allora lì si apre tutta questa enorme differenza sul
fatto che, in italiano, un verbo come piovere non vuole il soggetto, invece in trentino o in
lombardo sì. Caspita, lì è una lezione di grammatica italiana, ma si parte dall’esempio del
dialetto e questo si può fare, volendo... Certo è difficile, ma è riflessione sulla lingua, e questo
lo può fare il bambino cinese, lo può fare il bambino che non conosce più l’occitano, a
maggior ragione lo può fare il bambino che sa l’occitano, forse. La riflessione sulla lingua è
che poi non c’è l’obbligo che poi devi uscire e fare il Cambridge Certificate in inglese o simili.
Cristina Chioni (Sportello linguistico Comunità Montana del Pinerolese)
Se non ci sono delle domande comincerei a farvene una io. Credo che sia fondamentale la
riflessione sulla lingua, l’indagine sociolinguistica ecc. Il problema, rispetto per esempio ai
fondi della legge 482, è che non vengono finanziate le ricerche, o quantomeno non è quella
l’ottica, mentre sarebbe proprio uno strumento che dovrebbe essere alla base per poi poter
costruire una programmazione sensata, efficace ed efficiente. Da dove trovare dei fondi?
Daniela Calleri
Riguardo a Torino soldi non ce ne sono più per l’università, quindi non c’è problema. La
ricerca è praticamente sparita, forse qui è un po’ diverso.
Silvia Dal Negro
La ricerca che si può fare a scuola, non richiede fondi rilevanti.
Daniela Calleri
Si tratta di due casi differenti: una ricerca universitaria richiede dei fondi, una ricerca fatta
invece rispetto alla classe, ai bambini della classe, si può fare senza grossi fondi.
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�Cristina Chioni
Io sto però pensando non tanto all’ambito scolastico, ma a quello di una intera comunità. Io
lavoro per lo Sportello linguistico della Comunità Montana del Pinerolese, quindi si tratta di
una programmazione a livello di interventi di tutela, di promozione, un po’ più ad ampio
spettro. Non si tratta quindi solo di una ricerca, di un lavoro a livello scolastico.
Silvia Dal Negro
Questo tipo di ricerche, anche ad ampio raggio, non è costosissimo, non voglio essere
contraddittoria: se parti dall’attività dello Sportello, ci si può rivolgere a questo tipo di
ricerche, che possono rientrare anche nella normale attività.
Cristina Chioni
Il problema è che non sono proprio finanziate dalla 482, che è la legge che ci permette di
esistere.
Matteo Rivoira
Qua c’è un paradosso, nel senso che, come non si possono finanziare i convegni di studio sui
capitoli della 482, così non si possono finanziare indagini conoscitive, perchè ad un certo
punto la situazione si da per assodata, allora l’attività invece prevista dalla legge è, invece, per
esempio, la traduzione degli atti della burocrazia dell’amministrazione. Quell’attività lì è
chiaramente un’attività di rilevanza simbolica, bassissima peraltro, perchè poco o nulla visibile
e tu non puoi rendicontare all’interno di un progetto, che vive della logica dei progetti, quindi
dove è presente la voce “rendiconto”, tu non puoi rendicontare l’attività di ricerca, da un lato.
Dall’altro lato è vero che in Piemonte, forse rispetto ad altre situazioni, viviamo in un contesto
in cui l’Università ha appoggiato una ricerca importante, che è stata quella condotta dall’IRES,
capitanata dal professor Telmon e da Consuelo Ferrier, che però è rimasta l’unico esempio,
questa ricerca, su tutto il Piemonte, condotta, anche lì, con i mezzi che erano, che comunque
erano quelli che erano, per cui nella scelta del campione vi sono stati dei limiti, ma è l’unica
inchiesta che è stata fatta nelle aree di minoranza e adesso risale al 2006. Però non è partito un
osservatorio, per esempio, della lingua. A livello universitario ci sono dei colleghi vostri che
“incidentalmente” si occupano per i cavoli loro, nel senso per le loro piste di ricerca, ma non
esiste un istituto che ha come programma il monitoraggio di una realtà e che, secondo me,
sarebbe un’attività di altissimo valore civile, perchè il problema, qual è? Che in questo
contesto e voi magari, gli insegnanti più - conosco le vostre attività - seri e attenti si pongono
tutta una serie di problemi e evitano le azioni inutili, ma conoscete meglio di me scuole dove
sono stati prodotti materiali di nessuna rilevanza, di nessuna utilità, che però erano tutti
colorati, hanno speso un sacco di soldi e allora, dal mio punto di vista, manca anche un modo
di controllare, di monitorare, ma anche di dare consigli e eventualmente censurare iniziative
negative. Il problema è che si è invischiati in un giogo tale per cui ci sono le associazioni
locali che si spacciano per rappresentanti delle minoranze linguistiche quando magari non
hanno poco o nessun contatto col territorio, qua la situazione per fortuna è diversa, ma penso a
vallate di Cuneo. Ci sono soldi che arrivano, vengono investiti non si sa bene come, gli enti,
Regione e Provincia, cercano di accontentare l’associazionismo, l’università un po’ ci sta
dentro, ma di più se ne lava le mani, ma anche per quello che diceva prima, cioè figuriamoci,
ti tagliano i fondi sulla ricerca, figuriamoci la ricerca in ambito linguistico e dialettologico, per
carità siamo i primi ad essere tagliati. Però è anche vero che la Regione, fino ad adesso, ha
finanziato in modo forte le ricerche dialettologiche, non si può dire che la Regione non
investe, ma non ha un controllo. Dall’altro lato, in più, secondo me, c’è che a livello di
formazione degli insegnanti, un tempo che è ancora breve. Dieci anni di legge, poi magari
avete iniziato prima, ma servono a sperimentare delle cose e se prima ancora di dieci anni, non
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�solo non ti danno la possibilità di aumentare, crescere, ma ti tolgono anche quello che magari
avevi, penso al francese nelle valli Chisone e Germanasca, che era una realtà, io mi ricordo
alle elementari si faceva francese comunque e figuriamoci, se tolgono quello, è chiaro che gli
interventi sul patouà saranno ancora meno, ancora più lasciati allo spontaneismo, che tanto
spesso va bene, tante volte va male.
Silvana Marchetti
Sì, però io vorrei soltanto aggiungere una cosa. Il problema del bilinguismo o plurilinguismo,
cioè il problema di dire esiste una realtà in cui non c’è solo l’italiano, o il francese o l’inglese,
ma c’è questa lingua che è antica, che rimane, che è parlata, perchè, voglio dire, in Val
Germanasca forse, è una realtà un po’ diversa, ma veramente il patouà è parlato anche dai
bambini e sembra anche un pochettino in risalita. Io voglio sperare che questo sia anche un
risultato di quello che è stato fatto in dieci anni, in cui a scuola si è detto che parlare patouà
non è un peccato, anzi tutto quello che è stato detto che una lingua, due lingue materne o
comunque una lingua materna del territorio, poi l’italiano comunque si impara, perchè è
obbligatorio, è quasi automatico, ma se c’è l’altra sotto è una ricchezza, allora noi l’abbiamo
ripetuto fino alla nausea in questi dieci anni e anche prima, voglio dire. Magari ha dato dei
risultati e famiglie giovani che parlano patouà ai loro bambini ci sono. Il problema è che sono
meno gli insegnanti che hanno la preparazione, la competenza, che hanno le competenze per
poter parlare l’occitano come lingua madre.
Allora il problema è: finiti le insegnanti tipo io, lei... dopo di noi...? Insegnanti come noi, ce ne
sono, ce n’è qualcuno di giovane che parla bene il patouà, ma magari non fa l’insegnante e
allora salta fuori questo problema, cioè come si può mantenere l’insegnamento. Alla fine noi
ci siamo anche convinti che, se tu dai anche un valore alla lingua e lo insegni anche come
lingua, è un valore aggiunto e allora noi, alla fine, siamo anche riusciti a produrre un libro di
testo e si producono materiali eccetera, con l’idea che, comunque, se c’è già un materiale lo
può utilizzare anche chi forse non lo parla proprio benissimo, però si può partire di lì eccetera.
Il problema è trovare anche i sostituti e creare le persone plurilingui, che poi siano disponibili
ad insegnarlo, a trasmetterlo anche nella scuola, perchè nelle famiglie, penso, che la situazione
possa progredire da sola, nella scuola...
Elena Breusa
Vorrei dire una cosa riguardo alla mia esperienza di quando io, da bambina, andavo a scuola e
ho avuto la grande fortuna. Noi della Val Germanasca probabilmente abbiamo avuto degli
insegnanti che, oltre a conoscere il francese e l’italiano, conoscevano anche il patouà.
Pensando a quell’esperienza, quando nelle nostre classi si faceva il francese e si faceva il
patouà, io ricordo ancora una canzoncina che mi era stata insegnata in francese dalla mia
insegnante, in seconda elementare, e le maestre ci raccontavano le leggende in patouà. Quindi
allora si faceva scuola come si deve e non si chiedeva il permesso per portare fuori i bambini,
ma si prendevano i bambini e si portavano... adesso siamo troppo vincolati... Cioè devo
portare fuori i bambini a vedere l’arcobaleno e devo chiedere il permesso... Siamo in una terra
libera, dobbiamo toglierci queste catene... insegniamo il francese, il patouà, quello che
vogliamo, nel rispetto di tutti...
Daniela Calleri
Sembrerebbe che da un punto di vista generazionale ci sia stato un buco e che poi, invece,
qualcosa torni fuori. Oggi ci siete voi della vostra età, che conoscevate il patouà ecc., poi forse
quelli della generazione dopo, poco nulla, e poi forse qualcosa sta tornando...

Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

31

�Sandra Pasquet
Ma forse bisognerebbe fare un discorso di altitudine, almeno per la Val Pellice. In val Pellice
dai 700 metri in su il patouà si è mantenuto, in bassa valle no.
Mauro Martin
In Val Chisone neppure, perchè ci sono stati altri fattori, di mobilità...
Daniela Calleri
Questo fatto generazionale... Avete, come lei diceva, mi sembra, dei risultati, no? Sembra che
dei risultati ci siano. Può darsi che un minimo ritorno indietro ci possa essere.
Matteo Rivoira
Io credo che già possa essere un risultato riuscire a tamponare, laddove la situazione locale lo
permette. Un’amministrazione come Bobbio Pellice, dove il patouà, se non è usato dai
bambini, lo sarà presto, perchè magari è la lingua che diventa la lingua dell’adolescenza. Prali,
per esempio, dove si possono veramente ancora fare dei discorsi diversi, questo sicuramente è
già un risultato.
In generale riuscire, aver riuscito, rispetto alla riflessione di Silvana, aver riuscito a cambiare,
aver la percezione, comunque, di aver cambiato, in qualche modo, la polarità
dell’atteggiamento rispetto a una lingua, secondo me, a fine carriera è un risultato, quando poi
verrà, tra chissà quanti anni. Secondo me, a fronte di una narrazione di una situazione tutto
sommato deprimente, come, per carità, viviamo in tempi in cui è tutto un po’ così, questo
risultato mi sembra un risultato positivo, non è che bisogna sempre per forza martellarsi le
dita, che è un atteggiamento di cui andiamo abbastanza fieri, oltre che praticarlo
costantemente. Ecco, in quel modo, l’ottimismo della volontà ha il suo spazio per muoversi e
per esempio questo libro che avete pubblicato è molto carino, molto bello.
Sandra Pasquet
Tra l’altro stanno venendo fuori altri materiali, recente questa cosa di mettersi in rete, le due
valli, per un finanziamento 482 per la produzione di materiali, sono arrivate cose molto belle a
Prarostino, a San Germano…
Tatiana Barolin (Sportello linguistico della Val Pellice)
Quello che forse è mancato in questi anni in cui ci si è arrabattati, per cui varrebbe la pena di
investire, è una formazione, diciamo, di chi deve operare su questa tutela, anche a livello
psicologico. Nel senso, io che devo tutelare questo dialetto, come posso pormi, mi pongo in
maniera diversa, perchè se devo tutelare il francese io mi posso basare su una lunga letteratura
scritta e orale, se io devo tutelare il dialetto, perchè adesso il patouà è un dialetto, per cui non
mi posso basare su una letteratura scritta, mi posso basare, diciamo, se un repertorio
abbastanza limitato. Io faccio l’esempio della Val Pellice dove si canta in francese, ma non si
canta in patouà.
Per cui io personalmente faccio dei laboratori dove canto delle canzoni, ho preso delle
musiche che i bambini conoscevano e le ho inventate. Però, anche li, uno può essere più
portato ad inventare una canzone, mentre un altro no. Le generazioni come me che, comunque,
si avvicinano a dei bambini che hanno una storia diversa, magari, dai bambini di quaranta anni
fa, per cui, come mi posso porre davanti a questi bambini che magari riscoprono, grazie ai
nonni, grazie ai genitori, ricominciano a parlare questo idioma, come psicologicamente posso
incuriosirli ad imparare questa lingua, tenendo presente che non posso usare gli schemi che
uso per l’italiano, l’inglese, la matematica?
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�Io ho fatto dei corsi per i bambini, ma mi baso proprio sull’inventiva, voglio dire, non tutti
siamo portati...
Sandra Pasquet
E poi Tatiana, quale patouà? C’è anche questa difficoltà enorme.
Tatiana Barolin
Infatti, quale variante?
Sandra Pasquet
Perchè io ho provato, la prima volta che sono andata a Bobbio, a parlar patouà, mi hanno
zittita subito e non se ne è parlato più!
Tatiana Barolin
E bisogna specificare quale versante, quello al sole o quello che non prende sole? Tutto un
altro paio di maniche.
Sandra Pasquet
Effettivamente io avessi dovuto fare qualcosa a Bobbio, sarebbe stato un problema, quelle
poche cose che si facevano...
Tatiana Barolin
... queste poche persone che sanno il dialetto, quando gli insegnanti della scuola primaria che
sanno il dialetto saranno in pensione e quindi il patouà magari sarà tutelato fuori dall’orario
scolastico, chi si occuperà di questo?
Silvana Marchetti
Perchè secondo me, quello che non bisogna dimenticare è che dobbiamo rivolgerci ai bambini
e non solo agli adulti, anche nella tutela delle lingue, perchè è bellissimo quello che fa’ la
Scuola Latina, gli Sportelli ecc., per gli adulti, per i ragazzi, però quando nella scuola primaria
non si farà più questa tutela, secondo me toccherà anche agli Sportelli occuparsi dei bambini.
Cristina Chioni
Ed è una delle ottiche in cui stiamo lavorando, cerchiamo di tenere presente anche questa cosa,
infatti i nuovi adesivi che abbiamo realizzato per promuovere la presenza e la tutela delle due
lingue sono già rivolti ad un pubblico infantile, quindi anche la grafica stessa vuole, diciamo,
incuriosire i bambini, si lavora secondo questa linea, quest’ottica.
Daniela Calleri
Quello che lei diceva, da un punto di vista psicologico... Non c’è niente da dire, se non che il
suo approccio è quello giusto, nel senso che le lingue hanno delle forti diversità l’una dall’altra
ed è questo da tener presente. L’approccio psicologico giusto è solo quello, cioè aver presenti
le diversità, come si pongono una di fronte all’altra, come si pongono rispetto alla lingua
nazionale, qual è il loro peso nella comunità. È questo l’approccio giusto ed è il suo, non ci
sono altri modi. Cioè avere chiara coscienza di che cos’è questa lingua che si va insegnando,
lingua, dialetto, idioma...

Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�Enrica Rochon (insegnante di scuola dell’infanzia)
Volevo solo dire una cosa. Io faccio patouà nella scuola dell’infanzia. Sono l’unica, mi risulta,
nel circondario. Invece credo che sia proprio un livello di scuola in cui puoi spaziare, puoi
fare, puoi mettere tutto insieme, in trasversale, no? e non solo. Un’età in cui i bambini
recepiscono ed apprendono benissimo. Quindi tu ne hai, quando tu sei fortunata, quattro o
cinque che sanno parlare correttamente, se sei un po’ meno fortunato non ne hai nessuno. In
ogni caso spesso ancora ci sono e su questo innesti il lavoro, su questa base qui, ma poi
naturalmente coinvolgi gli altri. Ed è bellissimo come i bambini di quattro-cinque anni, con
mamma e papà siciliano, giocando, perchè poi è questa la cosa, che poi ci giochi e basta,
giocando cercano di imparare a dire la “u”, che a loro non viene e è poi, alla fine, sono
bravissimi e la dicono benissimo, imparano i suoni. Insomma, si possono fare delle cose
bellissime, perchè non hai il legame con le discipline...
Il mio è un po’ un appello, troviamole queste insegnanti di materna, della scuola dell’infanzia,
che ci lavorino, e che abbiano voglia di fare occitano o francese nella scuola dell’infanzia,
perchè secondo me offre proprio un sacco di possibilità e alla scuola dell’infanzia, quando non
hai trenta bambini, sottolineo, quando non hai trenta bambini, lo puoi fare ed è bellissimo.
Matteo Rivoira
Bene, io vi ringrazio, ringrazio le nostre professoresse per essere venute.
Rispetto al discorso della formazione, che ha sollevato Tatiana, che è un grande vecchio
discorso, ecco, due cose però volevo dirle.
Una è che occasioni come questa, sono occasioni di formazione. Noi ci siamo inventati come
occitani, abbiamo scoperto l’occitano, perchè qualcuno nell’università ha detto “ah ma to, da lì
in su si parla... quell’altra lingua che si parla si chiama così”: 1958, Corrado Grassi “Correnti e
contrasti di lingua e cultura nelle Valli cisalpine di parlata provenzale e franco-provenzale”,
poi doveva fare anche la nostra parte ma è rimasto fermo a Cuneo. Questo è un momento
fondamentale, è più importante ancora della fondazione dell’Escolo dòu Po del 1961. Perchè?
Perchè professori come Corrado Grassi e Gasca Queirazza hanno formato generazioni di
professori che poi sono tornate sui territori e hanno diffuso delle categorie. Ora una delle cose
che fa la minoranza abitualmente è prendere quello che gli serve, e questo fa bene, è giusto, e
poi però, a un certo punto, il canale si interrompe, e ne fa quello che vuole e proliferano gli
atteggiamenti talebani. Non si può più dire lingua o dialetto, abbiamo finalmente imparato a
dire che si dice lingua perchè un codice che funziona, ma un conto è dire “è una lingua dal
punto di vista del sistema”, un conto è dire “è una lingua perchè soddisfa tutti i miei bisogni”.
Allora un po’ di tempo fa sono andato a Alagna a presentare un libro, tra i vari suggerimenti
che ho lasciato all’assemblea, uno dei primi è stato quello di non abdicare all’esercizio della
verità. Non basta dire che le cose siano in un certo modo perchè da sole queste lo siano.
L’italiano, è stato detto, è la lingua dell’Italia nel tempo in cui l’italiano lo capivano, se andava
bene bene, il 10% della popolazione, secondo stime più ristrette, il 2,5%. Certo, è diventata la
lingua di tutti, ma c’era una nazione dietro, c’era un’economia, c’era una scuola, c’era una
volontà. Ora, queste cose qua, intorno a noi, non le vediamo, c’è poco da fare, bisogna
percorrere altre strade.
Secondo suggerimento, praticare, esercitare la fantasia e qui sono le cose che proponeva
Tatiana. Esercitare la fantasia vuol dire inventarsi modi altri sfruttando le proprie competenze,
una formazione, la formazione di un’insegnante di lingua minoritaria, tolto forse il caso del
francese, che come appunto diceva, si appoggia su una lunga tradizione, è il luogo delle
possibilità. Deve saper sfruttare le sue competenze, perchè tanto nessuno gliene insegna di
altre, fino ad adesso.
Siamo però più fortunati di un tempo, perchè se io guardo le persone che sono sedute in questa
sala e che si occupano degli Sportelli Linguistici, a vario titolo, sono persone che si sono
formate all’Università, che si sono laureate con tesi di linguistica, con questi professori qui e
Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�che, quindi, hanno tutta una serie di strumenti, conservano ancora il patouà o il francese, nel
caso, e che quindi sono delle ottime persone che possono intervenire in un’ottica nuova, con
un nuovo approccio. Quindi le cose van meglio di un tempo, perchè se cala la competenza,
avete lasciato delle cose che, in qualche modo, possono essere riciclate. E quindi diciamo che,
a conclusione di tutto questo, oggi abbiamo imparato delle cose, abbiamo imparato che le
situazioni che a volte vengono spacciate per rosee – il mito del Trentino chi non ce l’ha? ditelo
laggiù. Certo laggiù funziona che ci sono due comunità che sono anche separate, stiam
parlando di una cosa differente, che sono programmaticamente separate...
E poi ci sono i soldi. Il terzo suggerimento che avevo dato ad Alagna era quello di fare cose
belle, mi hanno denigrato l’aggettivo, bello è un aggettivo un po’ semplice, secondo me non è
per nulla semplice fare cose belle è fondamentale. Quando le hai fatte sei più contento, quindi
evitare di inventare libri orribili, di raccontare storie brutte, bisogna fare delle cose che siano
belle. La bellezza delle cose che si fanno e il senso profondo che sapremo infondere secondo
me farà scattare quell’elemento psicologico di cui abbiamo detto in precedenza. Questa
secondo me è un po’ la conclusione possibile.

Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�ALLEGATO

Immagini dell’Incontro

Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

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�GIORNATA DELLE LINGUE MINORITARIE 2011
Convegno "Plurilinguismo e lingue minoritarie"

Daniela Calleri e
Matteo Rivoira
Silvia Dal Negro

Un momento della
tavola rotonda

Incontro 2011 “Plurilinguismo e lingue minoritarie”

38

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                <text>Plurilinguismo e lingue minoritarie. L’importanza dell’apprendimento di più lingue nel percorso formativo - Atti del convegno</text>
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                <text>Atti del convegno Plurilinguismo e lingue minoritarie - l’importanza dell’apprendimento di più lingue nel percorso formativo</text>
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                    <text>Giornata della lingua e cultura occitana 2010
ATTI DEL CONVEGNO:

“Letteratura per una lingua,
lingua per una letteratura”
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Federico Bo
Jean-Claude Bouvier
Walter Meliga
Claudio Salvagno
Renato Sibille
Con la partecipazione di:

Moderatore:
Matteo Rivoira

Associazione “Amici della Scuola Latina”

�GIORNATA DELLA LINGUA E CULTURA OCCITANA
2010

Atti del Convegno:
"Letteratura per una lingua,
lingua per una letteratura"

Scuola Latina di Pomaretto
25 settembre 2010

Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

�Relatori
Matteo Rivoira (moderatore), Walter Meliga, Jean-Claude Bouvier, Federico Bo,
Claudio Salvagno, Renato Sibille.

Note biografiche
- MATTEO RIVOIRA è nato a Luserna San Giovanni, nel 1975. Laureato in Geografia linguistica
presso l’Università di Torino e Dottore di ricerca in romanistica, lavora presso l'Atlante
Linguistico Italiano. È stato consulente della Comunità Montana Val Pellice per il progetto di
tutela linguistica (occitano e francese).
- WALTER MELIGA è professore straordinario di Filologia e Linguistica romanza nella Facoltà
di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino e membro del Dipartimento di Scienze
letterarie e filologiche. È presidente dell'Association Internationale d'Études Occitanes
(AIEO). La sua attività scientifica riguarda la filologia e la linguistica occitanica, anticofrancese e italiana.
- JEAN-CLAUDE BOUVIER è stato professore dapprima di linguistica romanica, poi, a partire dal
1979, di lingua e cultura occitana all’Università di Provenza. Ha terminato la sua attività
universitaria nel 200. È stato Presidente dell’Università di Provenza dal 1987 al 1992,
attualmente è vice-presidentedella Società Francese di Onomastica, Dialettologia e
Toponomastica. È autore di numerose pubblicazioni, tra cui l’Atlante Linguistico e
Etnografico della Provenza (con Claude Martel).
- FEDERICO EMIDIO BO è nato nel 1985 a Torino e si è laureato in Scienze Linguistiche alla
Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino, con una tesi che rappresenta “il primo
tentativo di edizione critica di sermoni inediti pluriattestati del corpus manoscritto antico
valdese”. Durante il suo percorso universitario ha trascorso un periodo di studio, nell’ambito
del progetto ERASMUS, presso la Facultat de Filologia dell’Universitat Central de
Barcelona, dove ha approfondito alcuni aspetti della letteratura medievale catalana.
- CLAUDIO SALVAGNO vive a Bernezzo (Cuneo), dove è nato nel 1955. Fa parte del direttivo
del Comitato di Tutela del Territorio ed è co-redattore del quindicinale di valle “il Caragliese”.
Ha partecipato a varie manifestazioni personali e collettive di scultura ed è presente su vari
cataloghi di arte contemporanea. Ha pubblicato sue poesie su svariate pubblicazioni. Da anni
collabora sulla rivista Oc, Revista de las letra e de la pensada occitanas. Con Valeria Tardivo
ha curato una scelta di poesie in occitano del poeta Piero Raina (Neu e Auro, ed.Fusta e San
Firmino film, Saluzzo 2008)
- RENATO SIBILLE è nato in Perù nel 1959, ma è originario dell’alta Valle di Susa. Laureato in
Teatro al DAMS dell’Università di Torino con il quale collabora e dove ha conseguito il
dottorato in Discipline del Cinema e del Teatro, dirige il Laboratorio Permanente di Ricerca
Teatrale di Salbertrand. Compie studi in campo antropologico, storico, etno-linguistico e
teatrale. Dirige e coordina progetti sulla cultura locale e sulle lingue minoritarie. Insegna
presso il FORMONT Valle Susa e presso l’Istituto Scolastico des Ambrois di Oulx.

Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

�INDICE

INTRODUZIONE agli Atti del Convegno …………………….…….........

5

Prima Parte
INTERVENTI
Matteo Rivoira
Introduzione al Convegno ……………....….……………………………

7

Walter Meliga
Lirica e letteratura occitanica del Medioevo …………........…....……

10

Jean-Claude Bouvier
Frederic Mistral, escrivan polifonic ……………………....………...…

28

DIBATTITO ………………………………….……………….……….……….

33

Seconda Parte
INTERVENTI
Federico Bo
L’antica letteratura valdese ……….…………………………….…….…

41

Claudio Salvagno
Aprèe la mort – La poesia occitana al XX secolo ……..……….……

46

Renato Sibille
Dalle nuove forme narrative orali a nuove forme di linguaggio ..

62

DIBATTITO …..…………..................................................................................

78

APPENDICE A: Traduzione dell’intervento di Jean-Claude Bouvier
APPENDICE B: L’ensemble Azimants Amors Veraia
APPENDICE C: Fotografie del Convegno
Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

�INTRODUZIONE

Negli ultimi anni è invalso l’uso, in occasione della “Giornata della lingua e della cultura occitana” della Scuola Latina di Pomaretto, di organizzare un convegno. Quest’anno l’Associazione “Amici della Scuola Latina”, organizzatrice dell’evento, ha proposto il tema “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”, chiamando a intervenire personalità di spicco
nel panorama internazionale degli studi occitani. Il convegno è stato finanziato mediante la
legge 482/99 per la tutela delle minoranze linguistiche storiche.
I convegni della Scuola Latina (possiamo permetterci di parlare al plurale, grazie
all’esperienza ormai quadriennale) hanno mosso i primi, sicuri passi nel territorio delle valli
piemontesi di parlata occitana, seguendo sentieri ben tracciati da esperienze contemporanee.
Quest’anno la scommessa è stata quella di allargare gli orizzonti, spaziali e temporali. Un convegno che si occupa di letteratura occitana non può, infatti, prescindere dall’affrontare la gloriosa nascita della letteratura in volgare, che ha visto la luce nel sud della Francia, terra che
agli albori del secolo scorso ha accolto un premio Nobel per la letteratura, Frédéric Mistral.
Letteratura per una lingua.
Ogni parlata, per svincolarsi dall’ambito necessariamente locale in cui nasce, ha bisogno di
forme di espressione capaci di comunicare a un territorio più ampio. Nei decenni passati, la distinzione fra una lingua e un dialetto1 si è spesso combattuta sul filo della letteratura. Di qui la
scelta di fare i conti con la celebre letteratura occitana, se non per rivendicare il valore dei nostri patouà, almeno per conoscere meglio la prodigiosa bellezza di quei versi che, in varie epoche, hanno saputo parlare all’Europa intera.
Non potevamo che iniziare dall’illustre lirica trobadorica, e abbiamo avuto l’onore di scoprirla
guidati dal Presidente dell’Associacion Internationale d’Études Occitans, Walter Meliga, professore di Filologia e Linguistica romanza presso l’Università di Torino. A lui si sono uniti i
componenti dell’ensemble Azimants Amors Veraia, che con voci e strumenti hanno ricreato
l’atmosfera delle corti del sud della Francia.
La mattinata si è conclusa con l’altra pietra miliare della letteratura occitana, Frédéric Mistral,
che ci è stato presentato da Jean Claude Bouvier, professore emerito all’Università di Provenza, in un provenzale ricco e preciso.
Per completare lo sguardo verso il passato, la nostra attenzione è poi stata catturata dai sermoni valdesi cinquecenteschi, con la brillante esposizione di Federico Bo, dottorando in Filologia romanza presso l’Università di Siena.
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Oggi si concorda sul trattare il distinguo fra lingue e dialetti in termini sociolinguistici. Da un punto di vista
strettamente linguistico, ogni parlata dispone infatti delle proprietà della “lingua”. Non si tratta quindi di
distinzioni di “qualità”, ma di “quantità” (di prestigio, di riconoscimento politico, di parlanti, di contesti d’uso,
etc).

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Lingua per una letteratura.
Col ridursi dei parlanti e degli ambiti d’uso, i nostri dialetti montani rischiano di impoverirsi,
senza più riuscire a esprimere tutti gli aspetti delle nostre vite. Grazie alla letteratura però, voci
miti si levano dal brusio di insoddisfazione, e la motofalciatrice di Piero Raina percuote il silenzio con verbo intraducibile. In questa sezione del Convegno, ci siamo chiesti se si potesse
ancora impastare della buona letteratura con i nostri patouà.
Ci hanno risposto Claudio Salvagno, che in poesia ci ha raccontato la lirica provenzale dei nostri tempi, e Renato Sibille, che riempie i suoi spettacoli teatrali di parole antiche che giocano
con parole nuove.
Ai vari interventi è seguita la discussione, come sempre feconda e intelligente, anche grazie
alla sapiente regia di Matteo Rivoira, che quest’anno ha nuovamente accettato di moderare il
Convegno. Ancora una volta il punto di forza di questo appuntamento della Scuola Latina è
stato il saper coniugare interventi di alto profilo, anche scientifico, alla partecipazione della
gente della valle, che ascolta e interviene con saggezza e semplicità, consapevole che la lingua
e la letteratura che vengono raccontate appartengono anche a loro.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�PRIMA PARTE
Matteo Rivoira
Introduzione: Letterature occitane e orizzonti simbolici
Se apriamo le pagine web richiamate digitando in un motore di ricerca come google le
parole “occitano”, “lingua occitana”, “Occitania” o “lingua provenzale”, sul nostro monitor
appaiono, tra le altre, un certo numero di home pages di siti che tentano in pochi paragrafi di
fornirci alcuni elementi definitori di che cosa si celi dietro queste parole, non diversamente da
quanto accade su pannelli informativi o sui pieghevoli dedicati all’argomento che vengono distribuiti nelle nostre valli. Le strategie adottate e lo schema con cui questi elementi vengono
presentati è naturalmente vario, tuttavia non è difficile reperire alcune costanti. Raramente si
tenta una definizione “linguistica”, se non in chiave genealogica, mentre più spesso si procede,
come è abbastanza ovvio, in prima battuta a una definizione dell’ambito territoriale in cui questa lingua è parlata. Già qui, naturalmente, si evidenzia una prima differenza di approccio: da
un lato coloro che propongono una descrizione neutra e puntuale, magari evocando la fluidità
dei confini e fornendo in apertura una lettura che evochi la varietà delle parlate, dall’altro coloro che insistono sulla natura negata di una ipotetica nazione occitana, aprendo il discorso alla
dimensione politica e proponendo, tra l’altro, confini ben più ampi, almeno a oriente, dell’area
in cui realmente si parla una varietà riconducibile al gruppo linguistico occitanico. Questi ultimi sono, in fondo, i legittimi eredi di una concezione tardo-ottocentesca del legame tra lingua
e nazione (proprio le élites italiane su questa corrispondenza hanno investito molto, giungendo
a individuare nella lingua italiana il simbolo principale e l’ideale giustificazione del progetto
di unificazione, quando i futuri italiani capaci di usare la lingua “nazionale” erano una striminzita minoranza, che nel più generoso dei calcoli non superava il 10 %).
Successivamente – ma in alcuni casi questo elemento ha l’onore della prima posizione –
si evoca l’altro elemento forte dell’“occitanicità”: la letteratura. E qui fanno la loro comparsa i
troubaires e, nei testi più complessi, anche il felibrige e il Nobel di Frédéric Mistral; qualcuno
timidamente evoca anche la produzione contemporanea, che nelle valli risale perlopiù
all’ultimo mezzo secolo. L’intento è chiaramente nobilitante ed è teso, per dirla con Mistral, a
faire vèire que nosto lengo es lengo e che, come tutte le lingue che si rispettino, ha una letteratura.
E che letteratura! Con i trovatori siamo proiettati direttamente nella prima grande esperienza letteraria in volgare, la prima potente manifestazione di un nuovo spirito, una nuova
cultura espressa da una lingua che nasce già plasmata e, ai nostri occhi, pare emergere già perfetta dal tramonto della latinità. Letteratura la cui lingua (in una prospettiva italica) trova, nelle
pagine elettroniche e nei pieghevoli evocati, la sua definitiva consacrazione in quelle terzine
del XXVI canto del Purgatorio, dove Arnaut Daniel, “miglior fabbro del parlar patois” come si
legge in capo alla pagina web del sito del Comune di Salbertrand che gli ha dedicato tra l’altro
un monumento, si rivolge a Dante in occitano “tan m’abellis vostre cortes deman, qu’ieu no
me puesc ni voill a vos cobrire. Ieu sui Arnaut, que plor e vau cantan”.
Più vicino a noi si colloca la grande opera di Mistral, al quale nel 1904 venne conferito il
premio Nobel, per un’opera che non venne scritta in una delle grandi lingue di cultura
dell’Occidente.
Ebbene, di tutta questa letteratura spesso si sa poco e pochissimi possono dire di aver
letto qualche cosa, di essersi confrontati con una lirica medievale trobadorica o con i versi di
Mireio, facendo i conti con lo scarto tra le nostre varietà locali, espressioni orali perfettamente
aderenti al mondo nel quale esistono, e le lingue cesellate di quei testi, o cogliendone le affinità riconoscibili in controluce, al di là delle variazioni misurabili nel tempo e nello spazio e
“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�nelle diverse grafie rispetto alle quali non siamo alfabetizzati. La domanda è inevitabile: sino a
che punto la grande letteratura occitanica può essere considerata la letteratura della minoranza
di parlata occitana su questo versante delle Alpi? In che misura, riprendendo Sapegno, corrisponde alla “rappresentazione della vita spirituale” nostra e dei nostri predecessori?
Durante le Giornate occitane della Scuola Latina abbiamo già avuto modo di confrontarci sulle molteplici manifestazioni linguistiche delle nostre parlate sul piano dell’espressione
artistica, ma sempre con una prospettiva circoscritta all’attualità o al passato prossimo e con
una linea di fuga che tendeva a coincidere con l’arco delle valli piemontesi di parlata occitana.
Questa volta l’obiettivo ambizioso è quello di dedicare uno spazio ai grandi del passato, a quei
nomi, in genere poco più che evocati, che cerchiamo di inserire con alterno successo in una
narrazione di noi che anela a tempi lunghi e ambisce a trovare il suo punto d’origine nel mito.
Per farlo abbiamo pensato di puntare in alto, coinvolgendo due grandi esperti capaci di
tracciare nel breve tempo a loro disposizione le linee essenziali di queste storie letterarie, che
da sole meriterebbero (e di fatto meritano) interi corsi universitari.
Per la letteratura medievale non è stato complicato, dal momento che all’Università di
Torino è presente una importante scuola di studiosi di letteratura trobadorica. Abbiamo perciò
rivolto l’invito al Prof. Walter Meliga, professore ordinario di Filologia romanza e presidente
dell’Association Internationale d’Etudes Occitans, la principale associazione di studi occitani,
espressione del mondo universitario e della ricerca, il quale ha accettato molto generosamente.
A lui dobbiamo, inoltre, il coinvolgimento di alcuni componenti del gruppo musicale Azimants
Amors Veraia che eseguiranno alcune parti dei testi di cui parlerà, aiutandoci a comprendere
meglio lo spirito della lirica trobadorica che, non dimentichiamolo, era cantata.
Mistral è invece meno conosciuto in Italia (godette in realtà di un certo successo verso
gli anni ’30, quando in occasione del centenario della nascita gli vennero tributati onori ufficiali dal Regime, allora in prima linea nella riscoperta e costruzione di tradizioni pristine e ancestrali, di cui egli era un cantore) e così si è pensato di guardare al di là di queste montagne
che ci uniscono ai cugini provenzali. La fortuna è stata dalla nostra parte e, in seguito a una serie di circostanze fortuite, abbiamo potuto rivolgere l’invito direttamente al Prof. Jean-Claude
Bouvier che ci ha fatto il grande onore di accettarlo, accogliendo inoltre la proposta di esporre
il suo intervento in provenzale, in modo tale che potessimo sentire come suona la lingua di Mireio. Professore emerito di Langue et culture d’oc all’Université de Provence, Jean-Claude
Bouvier è uno studioso di vasti interessi che vanno dalla dialettologia e la geolinguistica – ricordo il lavoro Les parlers provençaux de la Drôme e l’Atlas Linguistique de Provence – alla
toponomastica: è autore di numerose raccolte e studi di magistrale finezza, in parte raccolti nel
volume Espaces du langage; di Mistral ha curato la ristampa del Tresor dóu Felibrige del
1979 preceduta da un importante premessa.
Considerato il luogo dove ci troviamo, ci è parso importante dedicare spazio anche a
quella particolarissima realtà costituita dalla letteratura valdese medievale di lingua provenzale
alpina: un corpus di testi dottrinari e sermoni redatti tra la fine del XV e i primi decenni del
XVI secolo in un imprecisato luogo di queste valli e poi dispersi per mezza Europa. Se i valdesi si rivelano generalmente poco propensi a dar troppo spazio all’elemento occitano, linguistico o culturale che sia, nella loro narrazione di sé (forse perché sono generalmente troppo
occupati a gestire il loro modo di essere popolo-chiesa, per riprendere Giorgio Tourn, in una
perpetua tensione tra l’esaltazione e l’impietosa analisi), è tuttavia proprio in ambito valdese
che per prima si sviluppa nelle nostre valli una riflessione linguistica intorno al patois. A dare
il primo impulso è Alexis Muston, che dedica pagine intere alla toponomastica e alla lingua
per dimostrare l’antichità dell’insediamento valdese in queste montagne. Ma soprattutto,
l’interesse per i “dialetti valdesi” muove dalla consapevolezza della continuità tra questi e la
“lingua valdese”, quella dei manoscritti, e dalla volontà di trovarne una definizione – a tal
proposito tanto Alexis Muston, quanto Emile Comba non esiteranno a scrivere direttamente al
filologo francese Paul Meyer (1840-1917) per ricevere lumi. A tratteggiarci un profilo di que-

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�sti testi e della loro lingua sarà Federico Bo, socio della Società di Studi Valdesi che si è recentemente laureato con la Prof.ssa Borghi Cedrini con una tesi sui sermoni valdesi.
Ma, come potete vedere dal programma, il discorso non finisce qui. Fedeli
all’impostazione delle Giornate della Scuola latina, che si candidano a luogo privilegiato di incontro e scambio tra la realtà accademica e quella del territorio dove si consumano le vicende
di coloro che si sono scoperti minoranza linguistica, si è pensato di volgere lo sguardo anche al
presente e al nostro territorio. Esiste infatti una preziosa realtà letteraria nelle nostre valli, dove
alcuni poeti si esprimono nelle varietà occitane nostrane. Lungi dal risolversi in quella poesia
vernacolare che trova nell’idioma minore il veicolo per una lirica di maniera dall’orizzonte
minimo, la produzione di questi poeti attinge al particolare, ma giunge, com’è compito della
poesia, all’universale. La lingua diventa strumento per esprimere verità altre, possibilità nuova
di espressione che si sgancia dalla coralità alla quale siamo propensi di vederla imprigionata
per diventare lingua libera. A Claudio Salvagno, poeta la cui lingua è radicalmente libera, autore premiato in numerosi concorsi, ma anche scultore e impegnato in prima persona nella
promozione e tutela del territorio abbiamo chiesto di guidarci con letture e commenti in questo
universo.
E per concludere a Renato Sibille, attivissimo animatore dell’Associazione ArTeMuDa
dell’Alta Dora e direttore del Laboratorio Permanente di Ricerca Teatrale di Salbertrand, che
abbiamo avuto l’occasione di ascoltare nella prima delle Giornate occitane, autore di numerose
pubblicazioni dedicate alla toponomastica e alla memoria della sua valle d’origine, abbiamo
chiesto di proporci una riflessione sulla possibilità di recuperare, dal patrimonio della letteratura orale delle nostre valli, forme e temi che potessero dare corpo a nuove narrazioni il cui
senso non si esaurisse nella memoria del tempo che fu.
Un lungo viaggio, dunque, dal medioevo sino ai giorni nostri; dalle corti d’Aquitania di
Guglielmo IX, alle nostre valli dove i nostri confratelli erano invitati a entendre una nobla
leiçon. Dalla pianura della Crau dell’Umble escoulan dóu grand Oumèro che canta Mireio la
chato de Prouvenço, sino alle nostre montagne dove la Mireio di Salvagno ha tagliato la treccia e indossato i blue jeans e i cazei d’ le noste ruà sono caduti e i muri deschausà degli orti
evocati da Piero Raina sono il simbolo di un mondo che se ne è andato, ma al quale non è
forse inutile attingere storie e bellezza per un presente diverso.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Walter Meliga
Lirica occitana del Medioevo: le origini del movimento trobadorico
Parlare della poesia trobadorica è parlare del genere letterario più importante e largamente maggioritario della letteratura occitana (o provenzale: nella tradizione degli studi, almeno in quella italiana, queste due espressioni sono sinonime) medievale. Non l’unico, naturalmente: la letteratura medievale in lingua d’oc tocca molti generi (il romanzo, la letteratura
non d’invenzione, i volgarizzamenti), ma tutto ciò che non è poesia lirica può essere considerato, secondo la definizione di Alberto Limentani, un’«eccezione», anche se non sappiamo se
ciò che la tradizione ci ha consegnato rispecchi realmente lo stato della produzione di allora.
Il dominio di lingua d’oc interessato è naturalmente quello transalpino (rispetto a noi), da
dove, a partire dalla fine del XII secolo, molti trovatori si sposteranno in Italia, che anzi ne diventerà la seconda patria. La tradizione conosce anche un numero significativo di trovatori
italiani: tra questi, è rilevante la quota di trovatori nativi dell’Italia nord-occidentale, benché
quasi nessuno provenga dal Piemonte (un certo Nicolet de Turin è forse nato a Torino, mentre
sembra del tutto tramontata la possibilità che Peire Guillem de Luserna provenga dall’omonima località della Val Pellice). Ci sono vari trovatori di origine ligure, genovesi in particolare,
tra cui il più noto è Lanfranco Cigala; il più grande trovatore italiano è però Sordello, di
Mantova (come ci ricorda Dante), e un altro molto importante, Bartolomeo Zorzi, è veneziano.
Il Piemonte si segnala per il mecenatismo di alcune corti, specialmente per quella di Monferrato, il cui signore a cavallo fra i secoli XII e XIII è Bonifacio I, un grande protettore dei
trovatori.
In questo intervento mi soffermerò però sulle origini del movimento trobadorico, un periodo indubbiamente molto interessante per capire questo grande fenomeno poetico. Prima di
cominciare sono necessarie alcune premesse, la prima delle quali riguarda la definizione di
«trovatore». Questi non si identifica con il giullare, che è piuttosto una figura professionale
dello spettacolo e del divertimento: il trovatore è invece in primo luogo chi troba, cioè chi inventa le parole e la musica di un componimento. Egli può anche essere un giullare – in questo
caso un professionista che va in giro per le corti a suonare e a cantare – com’è stato il caso di
alcuni trovatori, ma noi vedremo che il primo di essi, o meglio il primo del quale ci sono
giunte delle poesie, è tutt’altro che un poeta di mestiere.
Bisogna a questo punto osservare che nella poesia medievale, per tutto il XII secolo e,
nelle tradizioni diverse da quella italiana, fino almeno al XIV, la poesia lirica è l’unione inscindibile di parole e di musica. Dire dunque che la poesia si «legge» non ha senso per il Medioevo, perché in linea generale la dominante della letteratura medievale, almeno per il periodo considerato, è l’oralità: nessuno leggeva poesie (o chansons de geste o romanzi), tutti
ascoltavano un’esecuzione o una recitazione, un po’ come oggi si va ad assistere a un concerto. Al contrario, noi oggi leggiamo le poesie dei trovatori come se fossero poesie di Petrarca, che invece è già un poeta che compone per essere letto. Tutto questo produce una differenza importante a proposito di come la poesia dei trovatori incontrava il pubblico allora e anche di come dovrebbe incontrarlo ancora oggi, cioè all’interno di una performance complessa,
magari mediata prima con una traduzione e con un discorso sul testo.
Un’altra osservazione generale riguarda la visione che molti possono avere della poesia
musicale dei trovatori – che oggi ha un certo successo ed è spesso presente nelle manifestazioni – come di un prodotto destinato all’intrattenimento, piacevole e leggero, con tanti giullari
che passavano di corte in corte per il passatempo di dame e cavalieri. Certamente i trovatori
sono spesso connessi alle feste e alle manifestazioni pubbliche, ma non dobbiamo trascurare il
fatto che la loro poesia resta un fenomeno letterario di portata enorme nell’Europa medievale e
di impressionante influenza su tutta la tradizione poetica europea. D’altra parte, nel Medioevo
la lingua d’oc era una vera lingua, anzi una delle più importanti lingue volgari di cultura, insieme al francese.
“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�La più grande letteratura medievale, per numero e ricchezza di opere, è certamente la
letteratura in lingua d’oïl, ma non esiste un fenomeno letterario paragonabile a quello della poesia trobadorica. Intanto dal punto di vista quantitativo: di essa ci sono arrivati più di 2.500
componimenti, che significa una fortuna e un impegno di risorse non da poco, in un’epoca in
cui trascrivere un testo e inserirlo in un libro per consegnarlo alla tradizione richiedeva un
certo impegno di tempo e di denaro. Conosciamo poi all’incirca 450 autori di identità definita:
non tutti grandi poeti naturalmente – non tutti bravi «fabbri del parlar materno», per riprendere
quello che Dante dice di Arnaut Daniel nel Purgatorio – ma questo non riduce certo la portata
del fenomeno, almeno dal punto di vista della sua diffusione e ricezione.
È una poesia che ha un’espansione impressionante e che da subito, grosso modo dagli
anni ’40 del XII secolo, già esce dai confini dell’Occitania, prima verso la Spagna, poi verso la
Francia del Nord e in Italia. Qui, come ho già accennato, i trovatori sono presenti dalla fine del
XII secolo e vi troveranno un grande sostegno e un grande seguito. Attraverso l’esperienza
italiana la poesia trobadorica fonda – non è un’esagerazione dirlo – la successiva lirica europea: Dante sarebbe diverso senza i trovatori, e così Petrarca, che, in forza della sua grande
fortuna, fa passare l’esperienza dei trovatori nell’intera Europa. Per questo, quando si parla dei
trovatori come dei fondatori della lirica europea non si esagera: la prima grande poesia in una
lingua naturale dopo quelle del mondo classico e insieme quella che fonda la tradizione della
lirica moderna.
Altro dato di grande importanza è quello della tradizione. Noi possediamo una grande
quantità di manoscritti che ci hanno trasmesso la poesia dei trovatori: sono circa un centinaio,
fra raccolte complete e frammenti. Si tratta di raccolte antologiche, che vanno sotto il nome di
«canzonieri», e alcune di queste sono di notevole ampiezza e di elevata qualità libraria, come
il canzoniere siglato C (alla Bibliothèque nationale de France di Parigi), compilato nella regione di Narbona all’inizio del XIV secolo, o il più antico di tutti, siglato D (alla Biblioteca
Estense di Modena), compilato in Veneto in parte nel 1254, oppure quello con notazione musicale siglato R (anch’esso alla Bibliothèque nationale de France). Molti di questi canzonieri
sono stati copiati fuori dall’Occitania (in Italia soprattutto, ma anche in Catalogna e nella
Francia del Nord), fatto che testimonia anch’esso della grande diffusione e fortuna della lirica
occitana medievale.
L’ultima premessa riguarda la collocazione culturale della poesia trobadorica, che è una
poesia profondamente inserita all’interno di un fenomeno di più vasta portata e che tocca vari
territori dell’Europa occidentale del tempo. Si tratta di un complesso mutamento socio-culturale che consiste nella formazione di una nuova cultura laica, della prima cultura laica europea, e che viene compreso nella definizione di «civiltà delle corti» (o «cortese») o di quella
che in lingua d’oc si chiamava cortezia. La civiltà e la letteratura cortese non sono certamente
costituite soltanto dalla poesia dei trovatori (vi svolgono un ruolo determinante la società e la
cultura della Francia d’oïl, oltre che della Germania renana), però certamente i trovatori sono
dentro a questo movimento e ne interpretano le istanze. D’altra parte, la poesia trobadorica ha i
suoi luoghi di produzione e di diffusione specialmente all’interno delle corti, feudali soprattutto e poi anche cittadine, che costellano lo spazio occitano.
Ma passiamo ormai a parlare delle prime fasi del movimento trobadorico. Una delle questioni ancora aperte delle sue «origini» è che il primo trovatore del quale ci siano giunti dei
componimenti – Guglielmo, VII conte di Poitiers e IX duca d’Aquitania, morto nel 1126, uno
dei più potenti signori feudali della Francia di quel tempo – è di origine pittavina, di una regione (il Poitou) che oggi è fuori dal dominio occitano, anche se per il Medioevo è almeno in
parte da ricomprendere all’interno dell’area d’oc. Con Guglielmo la lirica trobadorica sembra
originare da un’area periferica, anche se certamente egli compone in una lingua sostanzialmente standard, che questa fosse o non fosse la sua lingua materna. Ancora c’è da osservare
che Guglielmo va considerato il primo dei trovatori con molta cautela, giacché nulla conosciamo di quelli che lo hanno eventualmente preceduto, mentre sappiamo con certezza che ai
suoi tempi non era il solo a «trovare».
“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Chi fosse Guglielmo per gli appassionati di poesia di allora o poco più tardi lo si può
leggere dal testo che segue, la sua vida, ovvero la sua biografia antica2:
Lo coms de Peitieus si fo uns dels majors cortes del mon e dels majors trichadors de dompnas, e bons cavalliers d’armas e larcs de domnejar; e saup ben
trobar e cantar. Et anet lonc temps per lo mon per enganar las domnas. Et ac un
fill, que ac per moiller la duquessa de Normandia, don ac una filla que fo moiller
del rei Enric d’Engleterra, maire del Rei Jove e d’en Richart e del comte Jaufre de
Bretaingna.
Il conte di Poitiers fu uno dei più grandi cortesi [‘uomo educato alla cortezia’] del mondo e
dei più grandi ingannatori di dame, cavaliere valoroso nelle armi e generoso nel corteggiare, e
seppe ben comporre e cantare [cioè ‘eseguire cantando le sue poesie in pubblico’]. Andò lungo
tempo per il mondo a ingannare le dame. Ebbe un figlio, che ebbe come moglie la duchessa di
Normandia, dalla quale ebbe una figlia che fu moglie del re Enrico d’Inghilterra, madre del Re Giovane, di sire Riccardo e del conte Goffredo di Bretagna.

Le vidas sono brevi testi che illustrano la vita dei trovatori e che sono trasmessi
all’interno dei canzonieri; naturalmente non sono stati scritte dai trovatori stessi né sono loro
contemporanee: sono prodotti abbastanza lontani nel tempo dall’epoca del poeta cui si riferiscono e per questo ci trasmettono notizie ora vere ora false, spesso rifatte su dati estratti dalle
poesie. Anche se i materiali arrivano per lo più dall’Occitania, nella forma in cui le leggiamo
sono state molto probabilmente messe insieme da un trovatore residente in Italia, Uc de Saint
Circ, a Treviso, intorno al 1220-1230.
La vida ci dice di Gugliemo che egli era uno degli uomini meglio educati alla cortezia e
anche un grande «ingannatore» di dame (una specie di tombeur de femmes dell’alta società),
attività per cui amava andarsene in giro; inoltre che era un cavaliere valoroso e generoso e un
poeta ed esecutore valente. Le notizie che vengono aggiunte dopo sono molto preziose, perché
è grazie ad esse che noi possiamo identificare questo poeta – che i canzonieri chiamano in genere solo «conte di Poitiers» come la biografia – con il nostro Guglielmo: infatti, la vida ci informa che dopo la sua morte gli succedette il figlio (Guglielmo X), che ebbe a sua volta una
figlia divenuta poi duchessa di Normandia (qui nella vida c’è un piccolo errore) e regina
d’Inghilterra nonché madre degli importanti personaggi citati alla fine. In altri termini, la nipote del «conte di Poitiers» della vida non è altri che la celebre Eleonora d’Aquitania, moglie
in seconde nozze di Enrico Plantageneto, duca di Normandia e poi re d’Inghilterra, e madre di
Enrico il Giovane, Riccardo Cuor di Leone e Goffredo di Bretagna. Ora, il nonno di Eleonora
fu appunto Guglielmo VII di Poitiers e IX d’Aquitania e perciò l’identificazione del poeta con
quel conte-duca è sicura. Con i suoi discendenti siamo proiettati al più alto livello
dell’aristocrazia feudale del tempo, nella potente famiglia dei Plantageneti, ed è probabilmente
proprio questo che l’autore della vida dell’avo poeta voleva far notare.
Noi non sappiamo perché Guglielmo diventi un trovatore, con grande scandalo dei monaci tradizionalisti che come cronisti scrivono su di lui poco dopo la sua morte e riferiscono
vicende e opinioni raccolte certamente quando il conte-duca era ancora in vita. Non sappiamo
nemmeno bene perché la poesia trobadorica emerga alla storia nella regione di Guglielmo,
così periferica se non esterna, come abbiamo visto, rispetto al dominio linguistico occitano.
Quello che però possiamo dire è che le regioni del Poitou e del vicino Limosino erano da
prima di Guglielmo un’area estremamente ricca e vivace dal punto di vista culturale. A Limoges, dal IX secolo, era attiva la famosa abbazia di San Marziale, da sempre legata alla casa di
Poitiers. L’abbazia era un notevole centro di elaborazione culturale e letteraria, in particolare
poetico-musicale, e ci ha trasmesso numerose composizioni in latino e alcune in occitano: non
è difficile immaginare che la sua influenza culturale si sia esercitata anche nei confronti della
2

Cfr. J. Boutière - A. H. Schutz, Biographies des troubadours. Textes provençaux des XIIIe et XIVe siècles, Paris,
Nizet, 1973, n. I.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�poesia volgare, soprattutto dal punto di vista formale. A questo proposito, notiamo che i primi
trovatori danno ai loro componimenti il nome di vers, adattamento in lingua d’oc del termine
latino versus, con il quale a San Marziale si indicavano le composizioni ritmiche in uso. In
conclusione, se San Marziale non ci consente di affermare che la poesia trobadorica sia nata
nel Limosino, possiamo però ritenere più che probabile che la presenza dell’abbazia abbia favorito lo sviluppo di una produzione poetica più consapevole e raffinata.
D’altra parte Guglielmo non è il solo a poetare né Poitiers è l’unico centro della nuova lirica volgare. Negli anni di Guglielmo troviamo un altro trovatore a Ventadorn (ancora nel Limosino), di nome Ebles, anch’egli signore feudale, pur se di rango inferiore a Guglielmo e suo
vassallo. Di Ebles de Ventadorn nulla è arrivato fino a noi, ma le fonti ci dicono che era un
poeta: il cronista limosino Goffredo di Vigeois ci informa poco dopo la sua morte che fino alla
vecchiaia si era dilettato a comporre carmina alacritatis, «poesie gioiose» o, come intendiamo
noi oggi, d’amore, e che per questo godeva di grande favore presso il suo signore.
Che poi la poesia non fosse apprezzata solo nell’area pittavino-limosina lo dimostra il
fatto che Guglielmo, alla fine di un suo componimento3, afferma di mandarlo a Narbona, dove
certo non avrebbe avuto senso inviare una poesia se in quella corte non fosse già costituito un
pubblico disposto ad accoglierla. Questo ci induce a pensare che la diffusione della poesia trobadorica fosse già in origine più ampia di quella che possiamo vedere oggi e che una parte
della sua storia antica ci è sconosciuta, allo stesso modo di come un pezzo di quella produzione è certamente andata perduta, come abbiamo visto con il caso di Ebles de Ventadorn. Se
spingiamo lo sguardo più in avanti, la seconda generazione dopo Guglielmo – quella che arriva fino al 1150 all’incirca – è segnata soprattutto da due grandi poeti, Marcabru, che agli
inizi della sua carriera è ancora a Poitiers, alla corte di Guglielmo X, e poi il grande Jaufre
Rudel, di Blaye (sulla Gironda), che noi italiani ben conosciamo, almeno dalla celebre poesia
di Giosuè Carducci4. Fino alla metà del XII secolo l’area di produzione sembra dunque restare
decisamente eccentrica rispetto all’intero dominio di lingua d’oc; subito dopo però cominceranno ad apparire trovatori di provenienza più centrale e meridionale.
Ma infine proviamo a leggerlo, Guglielmo, cominciando dalla sua poesia forse più nota5,
che definisce chiaramente la poesia dei trovatori come poesia d’amore:
I
1
2
3
4
5
6

Ab la dolchor del temps novel
foillo li bosc e li aucel
chanton, chascus en lor lati,
segon lo vers del novel chan;
adonc esta ben c’om s’aisi
d’acho dont hom a plus talan.

[I] Per la dolcezza della nuova stagione i boschi mettono le foglie e gli uccelli cantano, ciascuno nel suo verso, secondo la melodia del nuovo canto; dunque è bene che ci si rivolga a ciò che
più si desidera.

II
7
8
9
10
11

De lai don plus m’es bon e bel
no vei mesager ni sagel,
per que mos cors non dorm ni ri
ni no m’aus traire adenan,
tro qu’eu sacha de la fi,

3

Pos vezem de novel florir (n. 183.11 del repertorio di A. Pillet-H. Carstens, Bibliographie der Troubadours,
Halle, Niemeyer, 1933).
4
Jaufré Rudel, in Rime e ritmi (1899).
5
Cfr. Guglielmo IX, Poesie, ed. a cura di N. Pasero, Modena, Mucchi, 1973, n. X (n. 183.1 di A. Pillet-H.
Carstens, Bibliographie cit.). La traduzione, esclusivamente di servizio, è mia, come nei testi riportati in seguito.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�12

s’el’ es aissi com eu deman.

[II] Di là dove più mi piace non vedo [giungere] messaggero né messaggio, per cui il mio
cuore non sta né tranquillo né allegro né oso farmi avanti, finché io sappia dell’accordo, se esso è
così come io voglio.

III
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18

La nostr’ amor va enaissi
com la branca de l’albespi,
qu’esta sobre l’arbr’ en creman,
la nuoit, ab la ploi’ ez al gel,
tro l’endeman que·l sols s’espan
per la fueilla vert el ramel.

[III] Il nostro amore va così come il ramo di biancospino, che intirizzisce sull’albero, di notte,
per la pioggia e il gelo, fino all’indomani quando il sole si diffonde per la fronda verde sul ramoscello.

IV
19
20
21
22
23
24

Enquer me membra d’un mati
que nos fezem de guerra fi
e que·m donet un don tan gran:
sa drudari’ e son anel;
enquer me lais Dieus viure tan
qu’aia mas mans soz son mantel!

[IV] Mi ricordo ancora di un mattino, quando facemmo pace e mi diede un dono grandissimo: il suo amore e il suo anello; Dio mi lasci ancora vivere tanto che abbia le mani sotto il suo
mantello!

V
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28
29
30

Qu’eu non ai soing d’estraing lati
que·m parta de mon Bon Vezi,
qu’eu sai de paraulas com van
ab un breu sermon que s’espel:
que tal se van d’amor gaban,
nos n’avem la pessa e·l coutel.

[V] Poiché io non mi curo di chiacchiere d’altri che mi allontani dal mio Buon Vicino, giacché
so che fine fanno le parole secondo un proverbio che dice: certi vanno vantandosi d’amore, noi ne
abbiamo il pezzo [di carne, di pane] e il coltello.

La poesia (il vers, come l’avrebbe chiamato Guglielmo) incomincia con un’evocazione
della natura, secondo il topos dell’«inizio primaverile», un luogo comune letterario che non
inventano i trovatori (possiamo risalire almeno fino al Cantico dei Cantici) ma che essi strutturano come un attacco tipico, introduttivo del discorso amoroso. Nella seconda strofa, l’io poetico sembra accennare a un luogo dal quale non riceve ciò che attende con ansia, indicandolo
soltanto con l’avverbio lai: noi vedremo che lai è il luogo della dama che l’io poetico ama, o
addirittura la dama stessa, e questa designazione così sfuggente corrisponde a una situazione
tipica della poesia amorosa dei trovatori, che nasconde la figura e il nome dell’amata. Alla fine
del vers Guglielmo la chiamerà Bon Vezi (‘Buon Vicino’), dissimulandola di nuovo sotto uno
pseudonimo (che i trovatori chiamano senhal) e per di più di genere maschile: anche questa è
una soluzione retorica tipica della poesia trobadorica, che risponde a una reale situazione della
società aristocratica, perché l’io poetico ama la dama come un vassallo ama il suo signore. A
noi oggi può sembrare strano che i termini dell’amore per una donna rispecchino quello tra
“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�due uomini, ma così non era nel mondo feudale di quel tempo, dove il legame fra il signore e il
vassallo era spesso indicato come rapporto affettivo. Gli studiosi chiamano questa corrispondenza fra amore e vassallaggio «metafora feudale»: ancora, quando Guglielmo nella strofa IV
ci presenta l’anello e il mantello, sono evocati due oggetti simbolici del rito dell’investitura
vassallatica.
La lontananza, l’irraggiungibilità della dama saranno una costante di tutta la poesia dei
trovatori, e da essi di moltissima della successiva poesia d’amore europea, dai Siciliani allo
Stilnovo a Petrarca. Attraverso la macrometafora del desiderio per una dama che non si può
avere il discorso amoroso dei trovatori è in realtà un discorso sulle aspirazioni del soggetto di
fronte alla propria incompiutezza e ai valori e i limiti della società cortese, che determinerà più
di un carattere della lirica occidentale medievale e moderna. Guglielmo tuttavia resta un po’ al
di qua di questa ardua formalizzazione, giacché nelle strofe IV e V l’amore per la dama è ripreso come realizzato, nel ricordo di una notte passata nella «guerra» d’amore e nella speranza
fiduciosa di un nuovo possesso.
Come ho detto, Guglielmo inaugura per noi la poesia trobadorica come poesia d’amore e
non c’è dubbio che la produzione dei trovatori sia largamente amorosa, in particolare nel genere della canso (che diventerà la «canzone» della successiva tradizione italiana), ma l’amore
non è il soggetto unico di questa poesia. Essa è anche una poesia civile, di argomento politico,
morale o religioso, attraverso un altro genere molto importante, il sirventes (‘sirventese’).
Bertran de Born, un altro grande trovatore che Dante conosceva bene (e che mette però
nell’Inferno), è stato un poeta quasi esclusivamente del sirventese. Guglielmo tuttavia inaugura anche questo genere, con un vers di pentimento o piuttosto di «addio al mondo», direttamente modellato su un versus di San Marziale, ma di significato essenzialmente profano, nonostante i richiami a Dio. In questo vers Guglielmo si identifica con un io poetico che si allontana dalla vita, che si prepara a morire6:
I
1
2
3
4

Pos de chantar m’es pres talenz,
farai un vers, don sui dolenz:
mais non serai obedienz
en Peitau ni en Lemozi.

[I] Poiché mi ha preso il desiderio di cantare, comporrò un vers, per il quale sono triste: non
svolgerò più il mio servizio nel Poitou e nel Limosino.

II
5
6
7
8

Qu’era m’en irai en eisil;
en gran paor, en gran peril,
en guerra laisserai mon fil:
faran li mal siei vezi.

[II] Perché ora me ne andrò in esilio; in grande timore, in grande pericolo, in guerra lascerò mio
figlio: i suoi vicini gli faranno del male.

III
9
10
11
12

La departirs m’es aitan greus
del signorage de Peiteus!
en garda lais Folcon d’Angeus
tota la terra son cozi.

[III] La partenza dalla signoria di Poitiers mi è così dolorosa! Lascio in custodia a Folco d’Angiò
tutta la terra del suo parente.

6

Cfr. Guglielmo IX, Poesie cit., n. XI (n. 183.10 di A. Pillet-H. Carstens, Bibliographie cit.).

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�IV
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14
15
16

Si Folcos d’Angeus no·l socor
e·l reis de cui ieu tenc m’onor,
faran li mal tut li plusor,
felon Gascon et Angevi.

[IV] Se Folco d’Angò non lo aiuta e il re dal quale ho il mio feudo, la più parte gli farà del male,
i guasconi traditori e gli angioini.

V
17
18
19
20

Si ben non es savis ni pros,
cant ieu serai partit de vos,
vias l’auran tornat en jos,
car lo veiran jove mesqui.

[V] Se non è molto saggio e coraggioso, quando io mi sarò allontanato da voi, lo butteranno
presto giù, perché lo vedranno giovane indifeso.

VI
21
22
23
24

Per merce prec mon compaignon:
s’anc li fi tort, qu’il m’o perdon;
et il prec en Jezu del tron
en romans et en son lati.

[VI] Per grazia prego il mio compagno: se mai gli feci torto, che me lo perdoni; ed egli preghi il
sire Gesù del trono in volgare e nella sua lingua.

VII
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26
27
28

De proeza e de joi fui,
mais ara partem ambedui
et ieu irai m’en a Cellui
on tut peccador troban fi.

[VII] Ho servito la prodezza e la gioia, ma ora ambedue ci separiamo e io me ne andrò a Colui
dove tutti i peccatori trovano pace.

VIII
29
30
31
32

Mout ai estat cuendes e gais,
mas Nostre Seigner no·l vol mais;
ar non puesc plus soffrir lo fais,
tant soi aprochatz de la fi.

[VIII] Sono stato molto amabile e gioioso, ma Nostro Signore non lo concede più; ora non posso
più sopportare il fardello, tanto sono vicino alla morte.

IX
33
34
35
36

Tot ai guerpit cant amar sueill:
cavalaria et orgueill;
e, pos Dieu platz, tot o acueill
e prec Li que·m reteng’ am Si.

[IX] Ho abbandonato tutto ciò che ero solito amare: cavalleria e orgoglio; e, poiché piace a Dio,
accetto tutto ciò e Lo prego che trattenga presso di Sé.

X
37
38

Toz mos amics prec a la mort
que·i vengan tut e m’onren fort,

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�39
40

qu’ieu ai agut joi e deport
loing e pres et e mon aizi.

[X] Prego tutti i miei amici nel momento della morte che vengano tutti e mi onorino molto,
perché io ho avuto gioia e piacere lontano e vicino e nella mia cerchia.

T
41
42

Aissi guerpisc joi e deport
e vair e gris e sembeli.

[T] Così abbandono gioia e piacere e vaio e grigio e zibellino.

Guglielmo prega Dio che lo accolga con sé ma naturalmente si aspetta, nella strofa X, di
essere degnamente onorato nel momento della sua morte. Egli è infatti un uomo estremamente
potente, un grande e soprattutto felice (vv. 39-40) signore feudale, che abbandona tutto e che
tuttavia, per quanto intenda affidarsi a Dio, ci dà nei vv. 33-34 quella che è una delle più belle
ed efficaci affermazioni aristocratiche di tutta la letteratura medievale: «Ho abbandonato tutto
ciò che ero solito amare: cavalleria e orgoglio». Tutto ciò che Guglielmo amava: non le ricchezze, non il figlio (per il quale pure si preoccupa nei versi precedenti, perché questi è il continuatore della stirpe), non le donne che ha cantato, ma soltanto cavalleria e orgoglio. La traduzione che diamo è letterale, ma, se cavalleria è la pratica della guerra a cavallo e i valori che
vi sono connessi, «orgoglio» non è soltanto il nostro sentimento di dignità e considerazione di
sé, quanto anche la sua manifestazione esteriore, la sua ostentazione nei gesti e nelle azioni.
Nella poesia cortese spesso l’orgoglio è un carattere negativo, anche della dama quando si mostra troppo disdegnosa nei confronti del suo corteggiatore, ma qui il conte-duca ci rende palese
quanto questa dimostrazione pubblica di valore e nobiltà fosse funzionale alla posizione aristocratica.
Guglielmo è una figura veramente straordinaria e pone dei grossi problemi critici, giacché non sappiamo che cosa ci fosse prima di lui. I cronisti del suo tempo ci raccontano della
sua vita sregolata e delle sue posizioni al limite dell’empietà, ma anche (come già la sua vida)
che amava eseguire di persona le sue composizioni, durante i conviti. Questo naturalmente generava scandalo, giacché comportarsi come un giullare – un mestiere che sicuramente una persona per bene non faceva – era riprovevole per un nobile. Alla sua corte doveva così essersi
formato una specie di circolo poetico, che si osserva bene durante la signoria di suo figlio,
Guglielmo X d’Aquitania, che morirà ancora giovane nel 1137 e che non fu poeta ma mecenate di trovatori e in particolare di uno dei più importanti, Marcabru, di una generazione più
giovane di Guglielmo IX e attivo fin verso la metà del XII secolo.
Di Marcabru non sappiamo nulla eppure si tratta di un poeta straordinario, uno dei grandi
poeti del Medioevo, anche se ancora misconosciuto al di fuori della cerchia degli studiosi e
degli appassionati. La ragione sta forse nel fatto che Marcabru è un poeta difficile, dalla lingua
e dallo stile complessi e un po’ astrusi; è un trovatore che si occupa poco d’amore e si interessa soprattutto alla società: in questo è un vero poeta medievale, giacché in quel periodo il
poeta era piuttosto un personaggio che aveva da dire delle cose importanti, una specie di intellettuale militante, come sarà ancora Dante. La vida di Marcabru ci dice anch’essa pochissimo, come si può vedere in questa versione7:
Marcabrus si fo gitatz a la porta d’un ric home, ni anc non saup hom qui·l fo
ni don. E N’Aldrics del Vilar fetz lo noirir. Apres estet tant ab un trobador que
avia nom Cercamon qu’el comenset a trobar. Et adoncs el avia nom Panperdut;
mas d’aqui enan ac nom Marcabrun. Et en aquel temps non apellava hom
cansson, mas tot qant hom cantava eron vers. E fo mout cridat et ausitz pel mon,
7

Cfr. J. Boutière - A. H. Schutz, Biographies des troubadours cit., n. III B.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�e doptatz per sa lenga; car el fo tant maldizens que, a la fin, lo desfeiron li
castellan de Guiana, de cui avia dich mout gran mal.
Marcabru fu abbandonato alla porta di un uomo potente né mai si seppe chi fosse né di dove
[venisse]. Don Aldric del Vilar8 lo fece educare. Poi stette tanto con un trovatore, che aveva nome
Cercamon, finché cominciò a comporre; allora aveva nome Panperdut, ma da questo punto in poi
ebbe nome Marcabru. A quel tempo non si parlava di canzoni, ma tutto ciò che si cantava erano
vers. Fu molto famoso e ascoltato nel mondo, e temuto per la sua lingua; poiché fu così maldicente
che alla fine i castellani dell’Aquitania, di cui aveva detto molto male, lo misero a morte.

Come si vede, la vida ci fornisce notizie non verificabili (fa di Marcabru un trovatello, ne
segnala la morte per mano di nobili aquitani a causa della sua «lingua») e anche il nome Marcabru è soltanto un soprannome, forse un nom de plume dal significato peraltro misterioso. Ci
ha lasciato molti componimenti, dove si dimostra un attento e acuto interprete dell’età feudale,
giacché con lui la poesia trobadorica tocca argomenti del tutto nuovi. Egli è il vero inventore
del sirventese (anche se alla sua epoca vige ancora il nome generico di vers), cioè, come abbiamo già detto, della poesia morale e politica; all’interno di questo genere, è anche il primo a
scrivere una canso de crosada (‘canzone di crociata’), cioè un testo che esorta i cristiani a
combattere per la fede. In questa canso Marcabru inizia con un attacco straordinario in latino,
ovvero nella lingua per eccellenza, nella lingua di Dio9:
I
1
2
3
4
5
6
7
8
9

Pax in nomine Domini!
Fez Marcabruns los motz e·l so.
Aujaz que di:
cum nos a fait, per sa doussor,
lo seignorius celestiaus,
probet de nos, un lavador,
c’anc, fors outramar, no·n fon taus
en de lai deves Josaphas;
e d’aquest de sai vos conort.

[I] Pax in nomine Domini! Marcabru ha composto il testo e la melodia. Ascoltate ciò che dice: che
il signore celeste ci ha preparato per la sua bontà, vicino a noi, un lavatoio, [tale] che non ce ne fu uno
simile salvo oltremare, laggiù verso [la valle di] di Josapaht; ma a proposito di questo di qui vi esorto.

II
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Lavar de ser e de mati
nos deuriam, segon razo,
ie·us o afi.
Chascuns a del lavar legor;
domentre qu’el es sans e saus,
deuri’ anar al lavador,
que·n es verais medicinaus;
que s’avans anam a la mort
d’autans seran nostr’ alberc bas.

[II] Dovremmo lavarci a sera e a mattina [= ‘sempre’], secondo giustizia, ve lo assicuro. Ciascuno ha la possibilità di lavarsi: finché è in salute e sicuro dovrebbe andare al lavatoio, che ne è vera
medicina, giacché se prima arriviamo alla morte le nostre dimore da elevate saranno basse.

8

Signore e poeta dilettante, del quale nulla si sa, che scambia con Marcabru due componimenti offensivi nel
registro di quello che sarà in seguito il «sirventese personale».
9
Cfr. P. T. Ricketts - E. J. Hathaway, Le « Vers del lavador » de Marcabrun : Edition critique, traduction et
commentaire, in «Revue des langues romanes», LXXVII (1966), pp. 1-11 (n. 293.35 di A. Pillet-H. Carstens,
Bibliographie cit.).

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�III
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21
22
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26
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Mas escarsedatz e no-fes
part joven de son compaigno.
A! cals dans es
qe tuich volon lai li plusor
don lo gazaigns es enfernaus!
S’anz non correm al lavador
c’aiam la bocha ni·ls huoills claus,
non i a un d’orguoill tan gras
c’al morir non trob contrafort.

[III] Ma avarizia e miscredenza separano giovinezza dal suo compagno. Ah, che danno che
tutti quanti corrono là dove il guadagno è l’inferno! Se non ci affrettiamo al lavatoio prima che abbiamo la bocca e gli occhi chiusi, non c’è uno così ripieno d’orgoglio che al [momento del] morire non
trovi un forte avversario.

IV
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32
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36

Que·l Seigner que sap tot cant es,
e sap tot cant er e c’anc fo,
nos a promes
coron’ e nom d’enperador.
E·il beutatz sera – sabetz caus? –
de cels qu’iran al lavador,
plus que l’estela gauzignaus;
ab sol que vengem Dieu del tort
que·ill fan sai e lai vas Damas.

[IV] Perché il Signore che sa tutto ciò che è, e sa tutto ciò che sarà e che mai fu, ci ha promesso
corona e nome d’imperatore. E la bellezza di quelli che andranno al lavatoio sarà – sapete quale? – più
che [quella del]la stella del mattino; purché vendichiamo Dio dell’offesa che gli fanno qui e là, verso
Damasco.

V
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45

Probet del linatge Caï,
del premeiran home fello,
a tans aissi
c’us a Dieu non porta honor.
Veirem qui·ll er amics coraus,
c’ab la vertut del lavador
nos sera Jhesus comunaus,
e tornatz los garssos atras
qu’en agur crezon et en sort.

[V] Del lignaggio di Caino, del primo traditore, ce ne sono tanti che uno solo non rende onore a
Dio. Vedremo chi gli sarà amico vero, che con la virtù del lavatoio Gesù sarà in mezzo a noi, e respinti
indietro i miserabili che credono nei vaticini e nella divinazione.

VI
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E·il luxurios corna-vi,
coita-disnar, bufa-tizo,
crup-en-cami
remanran inz el folpidor;
e Dieus vol los arditz e·ls saus
esajar a son lavador;
e cil gaitaran los ostaus,

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e trobaran fort contrafort,
so per qu’ieu a lor anta·ls chas.

[VI] E i lussuriosi trangugia-vino, pensa-a-mangiare, soffia-sui-carboni, accovacciati-nel-camino resteranno nel …; ma Dio vuole saggiare nel suo lavatoio i coraggiosi e i risoluti; e quelli sorveglieranno le [loro] case e troveranno un possente avversario, cosa per cui li lascio da parte con loro
vergogna.

VII
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En Espaigna sai, lo marques
e cill del temple Salamo
sofron lo pes
e·l fais de l’orguoill paganor,
per que jovens cuoill avol laus;
e·l critz per aquest lavador
versa sobre·ls plus rics captaus,
fraitz, faillitz, de proeza las,
que non amon joi ni deport.

[VII] Qui in Spagna, il marchese e quelli del tempio di Salomone soffrono il peso e il tormento
della tracotanza dei pagani, per cui giovinezza raccoglie giudizi vergognosi; e il lamento [opp.
l’annuncio] per questo lavatoio si riversa sopra i più potenti comandanti, fiacchi, incapaci, indifferenti
alla prodezza, che non amano gioia né piacere.

VIII
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72

Desnaturat son li frances,
si de l’afar Dieu dizon no,
qu’ieu sai cum es:
Antiocha, pretz e valor
sai plora Guiann’ e Peitaus;
Dieus Seigner, al tieu lavador
l’arma del comte met en paus,
e sai gart Peitieus e Niort
lo Seigner que ressors del vas!

[VIII] I francesi sono degenerati, se dicono di no a proposito della causa di Dio, poiché io so
com’è: Antiochia, qui Aquitania e Poitou piangono pregio e valore; Signore Dio, ricevi in pace nel tuo
lavatoio l’anima del conte, e qui il Signore che risorse dalla tomba protegga Poitiers e Niort!

Marcabru è un poeta che ha una forte coscienza di sé e richiama tutti ad ascoltarlo (v. 3):
incita ad andare a un lavatoio dei peccati, ovvero alla crociata, che è veicolo di vantaggi spirituali per coloro che vi partecipano. La crociata che interessa a Marcabru è quella di Spagna, in
questo periodo importante quanto quella in Palestina: vi ha partecipato anche Guglielmo IX ed
è parte della Reconquista castigliana e catalana contro il dominio musulmano nella penisola
iberica che durerà fino al 1492. Pax in nomine Domini è un testo ricco di riferimenti, dottrinali
e storico-politici, che ancora pongono dei problemi interpretativi, uniti da una parola insieme
veemente e ricercata, che unisce preziosità e invettive: la promessa di una bellezza superiore
allo splendore di Venere (la «stella del mattino» che scaccia le tenebre della notte e del peccato) a quelli che partono (vv. 32-34) e i coloriti insulti contro i signori e i cavalieri che preferiscono starsene a casa propria a mangiare, bere e dormire (vv. 46-48). Alla fine, dopo ancora
una polemica contro i francesi che non si risolvono a prendere parte all’impresa, Marcabru si
ricorda del proprio signore, morto evidentemente da poco (è Guglielmo X, come sappiamo),
per il quale implora da Dio un altro lavatoio dove la sua anima possa riposare in pace, come
chiede la salvezza per un Poitou ormai privo di difesa.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Come gli altri poeti delle prime generazioni trobadoriche, Marcabru è un grande innovatore: è infatti il codificatore di un altro genere poetico, almeno per la letteratura d’oc: la pastorella. Si tratta di un genere prevalentemente francese, piuttosto fisso in quella tradizione: un
cavaliere esce dal castello in una giornata di primavera e incontra una fanciulla che fa la pastora; scambia con lei qualche battuta di un rapido corteggiamento che ha il solo scopo di convincerla all’amore; la pastora accetta o rifiuta, talora fuggendo, o viene costretta con una dolce
violenza. I testi, anche quando stilisticamente raffinati, sono piuttosto banali, trattandosi come
si vede di un genere stereotipato e di semplice evasione, che contiene però in sé una forma di
contestazione della «cortesia». Marcabru (la cui pastorella è la più antica, della tradizione occitana come di quella francese) riprende probabilmente un genere già strutturato come i testi
d’oïl conservati (che sono però successivi a lui) e lo trasforma così10:
I
1
2
3
4
5
6
7

L’autrer jost’ una sebissa
trobei tozeta mestissa,
de joi e de sen massissa;
si con fillia de vilaina
chap’ e gonel’ e pellissa
viest e camisa traslissa,
sotlars e caussas de laina.

[I] L’altro giorno presso una siepe trovai una ragazzetta di bassa estrazione, ben provvista di
gioia e di saggezza; da figlia di contadina indossa cappa, tunica, pellicciotto e camicia di tela grossa,
scarpe e calze di lana.

II
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11
12
13
14

A lei vinc per la chalmissa:
«Bela», fiz m’ieu, «res faitissa,
dol ai car lo fregz vos fissa».
«Segner», so·m ditz la vilaina,
«merce Dieu e ma noirissa,
pauc o prez si·l venz m’erissa,
c’alegreta·n soi e sana».

[II] Mi avvicinai a lei attraverso la landa: «Bella», dissi io, «essere delizioso, ho pena per il
freddo che vi punge». «Signore», così mi dice la contadina, «grazie a Dio e alla mia nutrice, mi preoccupo poco se il vento mi scompiglia, giacché sono allegra e sana».

III
15
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18
19
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21

«Bella», fiz m’ieu, «douc’ e pia,
destortz me soi de la via
per far ab vos compagnia,
c’anc aitals toza vilaina
non dec ses pareil-paria
gardar aitanta bestia
en aital terra soldaina».

[III] «Bella», dissi io, «dolce e cara, mi sono distolto dal cammino per far compagnia con voi,
perché una contadinella come siete non dovette mai sorvegliare tanti animali senza adeguata compagnia, in una zona solitaria come questa».

10

Cfr. S. Gaunt - R. Harvey - L. Paterson, Marcabru. A Critical Edition, Cambridge, Brewer, 2000, n. XXX (n.
293.30 di A. Pillet-H. Carstens, Bibliographie cit.).

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�IV
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26
27
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«Don», fetz ella, «qi qe·m sia,
ben conosc sen o folia;
la vostra pareillaria,
segner», so·m diz la vilaina,
«lai on s’estai si s’estia,
car tals la cuid’ en bailia
tener, no·n a mas l’ufaina».

[IV] «Signore», disse lei, «chi che io sia, conosco bene senno e sregolatezza; la vostra compagnia, signore», così mi disse la contadina, «stia là dove sta, giacché qualcuno crede di tenerla in suo
dominio, ma non ne ha che l’illusione».

V
29
30
31
32
33
34
35

«Bella, per lo mieu veiaire,
cavalers fo vostre paire,
qe·us engenrec en la maire,
car fo corteza vilaina;
on plus vos gart m’es bellaire
et ieu per lo joi m’esclaire,
si·m fossetz un pauc umana».

[V] «Bella, per quanto mi sembra, vostro padre fu un cavaliere, che vi generò in vostra madre,
perché era una contadina cortese; quanto più vi guardo tanto mi piace e mi rallegro per la gioia, se foste verso di me un po’ amabile».

VI
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42

«Don, tot mo ling e mon aire
vei revertir e retraire
al vezoig et a l’araire,
segner», so·m diz la vilaina,
«qe tals si fai cavalgaire
qe deuri’ atretal faire
los seis jorns en la setmana».

[VI] «Signore, tutto il mio lignaggio e la mia famiglia vedo ritornare e stare attaccati alla roncola e all’aratro, signore», così mi disse la contadina, «mentre qualcuno si fa cavaliere che dovrebbe
fare altrettanto i sei giorni della settimana».

VII
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49

«Bella», fiz m’ieu, «gentils fada
vos faizonec cant fos nada:
fina beutat esmerad’ a
e vos, corteza vilaina,
e seria·us ben doblada
ab sol un’atropellada,
mi sobra e vos sotraina».

[VII] «Bella», dissi io, «una nobile fata vi fece bella quando nasceste: c’è in voi una raffinata e
pura bellezza, cortese contadina, e vi sarebbe certo raddoppiata con un solo incontro, io sopra e voi
sotto».

VIII
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«Segner, tan m’avetz lauzada
qe tota·n soi enoiada;
pos em pretz m’avetz levada,

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56

segner», so·m ditz la vilaina,
«per so m’auretz per soudada
al partir: “Bada, fols, bada
en la muz’ a meliaina!”»

[VIII] «Signore, mi avete così lodata che ne sono proprio stufa; poiché mi avete innalzato nel
pregio», così mi disse la contadina, «con questo mi avrete come ricompensa all’andarvene: “Stattene a
bocca aperta, scemo, nell’attesa pomeridiana!”»

IX
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63

«Toz’, estraing cor e salvatge
adomesz’ om per usatge;
ben conosc al trespassatge
d’aital tozeta vilaina
pot hom far ric companjatge,
ab amistat de paratge,
se l’us l’autre non engana».

[IX] «Ragazza, un cuore crudele e selvaggio si addolcisce con l’abitudine; so bene che di una
tale contadinella si può al passaggio mettere su una gran bella compagnia, con elevato amore, se l’uno
non inganna l’altro».

X
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«Don, om cuitatz de folage
jur’ e pliu e promet gatge;
tant fariatz omenatge,
segner», so·m diz la vilaina,
«mais ieu per un pauc d’intratge
non voil jes mon pieuzelatge
chamjar per nom de putana».

[X] «Signore, un uomo spinto da una passione sregolata giura e si impegna e promette vantaggi; fareste un così grande omaggio, signore», così mi disse la contadina, «ma io per un po’ di entrate non voglio certo cambiare la mia verginità per il nome di puttana».

XI
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«Bella, tota criatura
revertei’ a ssa natura;
pareillar pareillatura
devem, eu et vos, vilaina,
a l’ombra lonc la pastura,
car plus n’estaretz segura
per far pareilla dousaina».

[XI] «Bella, ogni creatura si volge alla sua natura; io e voi, contadina, dobbiamo mettere su un
incontro, all’ombra vicino al pascolo, perché così sarete più al sicuro per fare il dolce incontro».

XII
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«Don, hoc, mas segon drechura
encalz fols sa folatura,
cortes cortez’ aventura
e·l vilas ab sa vilaina,
qu’en tal luec fa senz frachura
don om non garda mesura:
so ditz la genz cristiana».

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�[XII] «Sì, signore, ma secondo giustizia il pazzo corre dietro alla sua pazzia, il cortese dietro a
un’avventura cortese e il contadino con la sua contadina, poiché la saggezza manca là dove non si osserva la misura: questo dicono tutti [lett.: la gente cristiana]».

T’
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«Toz’, anc de vostra figura
non vi una plus tafura
en tota gent christiana».

[T’] «Ragazza, di quelle come voi non ne ho mai vista una più perfida, fra tutta la gente».

T”
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«Don, lo chavetz nos aüra
qe tals bad’ a la penchura
c’autre n’espera la maina».

[T”] «Signore, il gufo ci predice che qualcuno sta a bocca aperta davanti a un’immagine, che un
altro ne aspetta la dolcezza».

La dilatazione del dialogo fra i due protagonisti (che in precedenza doveva essere breve e
secco come nelle pastorelle d’oïl) consente a Marcabru una spiritosa ed efficace riflessione
sulla società del suo tempo, per bocca della pastora. Alle pressanti avances verbali del cavaliere, questa ribatte infatti con grande sagacia e si sottrae al suo corteggiatore grazie alla sua
capacità dialettica anziché con la fuga o il pianto, come le sue colleghe francesi; ma non basta,
perché la fanciulla impartisce al cavaliere anche una bella lezione su come va il mondo e sulla
condotta che ciascuno deve mantenere. Il testo ha momenti comici, soprattutto nelle parole del
protagonista maschile, che dispiega tutta una serie di complimenti e di lodi iperboliche nei
confronti della pastora, facendola addirittura figlia di un cavaliere e di una «cortese contadina»
(vv. 30-32), come lei stessa (v. 46) – quest’ultima espressione, impossibile in sé giacché
l’opposizione «cortese» / «villano» è costitutiva della cultura aristocratica, avrà fatto scoppiare
a ridere il pubblico di Marcabru – e richiamandosi addirittura alla fisica e alla natura dell’universo (vv. 71-72). A tutto questo la pastora oppone il suo franco realismo (vv. 68-70) e una
visione del mondo più alta e più forte, perché centrata sulla «saggezza» e sulla «misura» (vv.
78-83), due valori propri del mondo cortese: alla mésaillance proposta, seppure per poco
tempo, dal cavaliere, la giovane risponde con un richiamo alla società divisa in ordines, che è
saggio non superare. Nella voce della pastora si cela ovviamente Marcabru, che in questo
modo presenta al mondo aristocratico la sua visione di un mondo ben disposto e ordinato, secondo la visione alta e moralmente impegnata della cortezia che lo contraddistingue.
Terminiamo con un altro trovatore delle «origini», con un trovatore che è uno dei più
importanti, il celebre Jaufre Rudel, attivo fin verso il 1148. Con Jaufre siamo profondamente
dentro alla poesia d’amore e, grazie alla sua vida, peraltro quasi completamente frutto di fantasia, anche di fronte a un autore simbolo della poesia d’amore, del quale tuttavia gli interpreti
hanno probabilmente esagerato nel rilevarne i tratti «intimistici». Ha cominciato Petrarca, nel
Trionfo d’Amore (IV, 52-53: Giaufrè Rudel, ch’usò la vela e ’l remo / a cercar la sua morte),
e poi fino a Carducci e alla critica stilistica. L’influenza della vida sull’interpretazione di Jaufre Rudel è stata in effetti notevole e del tutto fuori luogo11:
Jaufres Rudels de Blaia si fo mout gentils hom, princes de Blaia. Et enamoret se de la comtessa de Tripol, ses vezer, per lo ben qu’el n’auzi dire als pelerins
que venguen d’Antiocha. E fez de leis mains vers ab bons sons, ab paubres motz.
E per voluntat de leis vezer, et se croset e se mes en mar, e pres lo malautia en la
nau e fo condug a Tripol en un alberg per mort. E fo fait saber a la comtessa et
11

Cfr. J. Boutière - A. H. Schutz, Biographies des troubadours cit., n. V.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�ella venc ad el el son leit e pres lo antre sos bratz. E saup qu’ella era la comtessa e
mantenent recobret l’auzir e·l flairar e lauzet Dieu que l’avia la vida sostenguda
tro qu’el l’agues vista; et enaissi el mori entre sos bratz. Et ella lo fez a gran honor
sepellir en la maison del Temple e pois, en aquel dia, ella se rendet morga per la
dolor qu’ella n’ac de la mort de lui.
Jaufre Rudel di Blaia fu un uomo molto nobile, principe di Blaia. Si innamorò della contessa
di Tripoli, senza vederla, per il bene che egli ne sentì dire dai pellegrini che erano arrivati da Antiochia; compose su di lei molti vers con buone melodie, con parole modeste. Per il desiderio di vederla, si fece crociato e prese il mare, ma una malattia lo colse sulla nave e fu condotto in un ricovero a Tripoli, come morto. E fu fatto sapere alla contessa ed ella andò da lui al suo capezzale e lo
prese fra le sue braccia; e seppe che era la contessa e subito recuperò l’udito e il respiro e lodò Dio
che gli aveva conservato la vita fino a che egli l’avesse vista; e così morì fra le sue braccia. Ella lo
fece seppellire con gradi onori nella casa del Tempio e poi, in quel giorno, si fece monaca per il dolore che ebbe dalla morte di lui.

Jaufre Rudel è signore di Blaye, sulla Gironda, di un rango certamente minore rispetto a
Guglielmo IX; fu crociato e forse morì durante la II Crociata, giacché dopo il 1148 non abbiamo più notizie su di lui. La vida però ci racconta molto altro – l’amore per la contessa di
Tripoli, senza averla mai vista; la partenza in una spedizione, soltanto per poterla incontrare; la
malattia durante il viaggio; la morte in Siria tra le braccia dell’amata: una sorta di piccolo romanzo di amore e morte, con ben poco a che vedere con la realtà storica. La ragione di questa,
peraltro suggestiva, superfetazione sta nell’amor de lonh (‘amore di lontano’) cantato da Jaufre, l’amore per una donna lontana, che è il motivo letterario attraverso cui questo poeta così
raffinato ed elegante declina il tema generale della poesia d’amore dei trovatori (al quale abbiamo già accennato a proposito di Guglielmo IX): il servizio amoroso per una dama che non
si potrà mai raggiungere e che si colloca lontano dall’amante per valore personale e condizione sociale (è generalmente una donna sposata a un potente) o, come in Jaufre, per distanza
geografica12.
I
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Lanquan li jorn son lonc en mai
m’es belhs dous chans d’auzelhs de lonh
e, quan me sui partitz de lai,
remembra·m d’un’amor de lonh;
vau de talan embroncx e clis,
si que chans ni flors d’albespis
no·m platz plus que l’iverns gelatz.

[I] Quando i giorni sono lunghi in maggio mi piace un dolce canto di uccelli di lontano e,
quando mi sono allontanato di là, mi ricordo di un amore di lontano; vado di umore triste e avvilito,
tanto che canto o fiore di biancospino non mi è più gradito più dell’inverno gelato.

II
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14

Ja mais d’amor no·m jauzirai
si no·m jau d’est’ amor de lonh,
que gensor ni melhor no·n sai
ves nulha part, ni pres ni lonh;
tant es sos pretz verais e fis
que lai el reng dels sarrazis
fos ieu per lieis chaitius clamatz!

12

Cfr. G. Chiarini, Il canzoniere di Jaufre Rudel, L’Aquila, Japadre, 1985, n. IV (n. 262.2 di A. Pillet-H.
Carstens, Bibliographie cit.).

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�[II] Non godrò mai d’amore se non godo di questo amore di lontano, perché non ne conosco
uno più nobile e più buono in nessun luogo, vicino o lontano; il suo pregio è così autentico e raffinato
che là nel regno dei saraceni vorrei essere chiamato prigioniero per lui [opp.: lei].

III
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Iratz e jauzens m’en partrai,
s’ieu ja la vei l’amor de lonh,
mas no sai quoras la veirai,
car trop son nostras terras lonh;
assatz i a pas e camis
e per aisso no·n sui devis:
mas tot sia cum a Dieu platz!

[III] Me ne partirò addolorato e gioioso, se io mai veda l’amore di lontano, ma non so quando
lo [opp.: la] vedrò, perché i nostri paesi sono troppo lontani; ci sono troppi valichi e strade e perciò
non posso sapere come andrà: ma tutto sia come piace a Dio!

IV
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Be·m parra jois quan li querrai,
per amor Dieu, l’alberc de lonh
e, s’a lieis platz, alberguarai
pres de lieis, si be·m sui de lonh;
adoncs parra·l parlamens fis,
quan drutz lonhdas er tan vezis
qu’ab cortes ginh jauzis solatz.

[IV] Davvero mi si manifesterà la gioia quando le chiederò, per amor di Dio, l’ospitalità di
lontano e, se gli [opp.: le] piace, mi fermerò presso di lui [opp.: lei], benché sia di lontano; a quel
punto il colloquio sarà raffinato, quando l’amante lontano sarà tanto vicino da godere il piacere con
cortese accortezza.

V
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35

Ben tenc lo Senhor per verai,
per qu’ieu veirai l’amor de lonh;
mas per un ben que m’en eschai
n’ai dos mals, quar tan m’es de lonh;
ai! car me fos lai pelegris,
si que mos fustz e mos tapis
fos pels sieus belhs huelhs remiratz!

[V] Ritengo certo veritiero il Signore, grazie al quale vedrò l’amore di lontano; ma per un ben
che me ne tocca ne ho due mali, perché mi è tanto di lontano; ah! Se fossi laggiù pellegrino, così che il
mio bastone e il mio mantello fossero guardati dai suoi begli occhi!

VI
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Dieus, que fetz tot quant ve ni vai
e formet sest’ amor de lonh,
mi don poder, que cor ieu n’ai,
qu’ieu veia sest’ amor de lonh,
veraiamen, en tal aizis
si que la cambra e·l jardis
mi resembles totz temps palatz!

[VI] Dio, che ha fatto tutto ciò che viene e va e creò quest’amore di lontano, mi dia la forza,
perché ne ho la determinazione, per vedere quest’amore di lontano, davvero, in tale tranquillità sì che
la camera e il giardino mi sembrino sempre una reggia!

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�VII
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Ver ditz qui m’apella lechai
ni deziron d’amor de lonh,
car nulhs autres jois tan no·m plai
cum jauzimens d’amor de lonh;
mas so qu’ieu vuelh m’es atahis,
qu’enaissi·m fadet mos pairis
qu’ieu ames e non fos amatz.

[VII] Dice il vero chi mi chiama avido e bramoso d’amore di lontano, perché nessun’altra gioia
mi piace tanto come il godimento d’amore di lontano; ma ciò che desidero mi è vietato, perché così il
mio padrino mi ha dato in sorte che amassi e non fossi amato.

T
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49

Mas so qu’ieu vuelh m’es atahis:
totz sia mauditz lo pairis
que·m fadet qu’ieu non fos amatz!

[T] Ma ciò che desidero mi è vietato: sia maledetto in tutto il padrino che mi ha dato in sorte
che non fossi amato!

Come abbiamo già accennato, il discorso amoroso dei trovatori ha un altro obiettivo che
non il solo rapporto d’amore: l’amore è infatti il fondamento della cortezia e il profitto dell’io
poetico nell’amare una donna che non avrà mai (sostanzialmente lo stesso degli stilnovisti, di
Dante, di Petrarca) è costituito da ciò che potremmo chiamare una pedagogia interiore. In questo senso, se non è corretto sostenere che l’amore è stato inventato nel XII secolo dai trovatori,
come pure qualcuno ha fatto, lo è certamente affermare che in quel periodo si afferma una
particolare visione dell’amore, che non uscirà più dalla letteratura occidentale e che, attraverso
di essa, penetrerà anche la mentalità degli europei: l’amore come percorso di crescita del soggetto, di sviluppo e di promozione della personalità dell’amante, che è una visione sostanzialmente sconosciuta alla cultura classica. Jaufre è il trovatore che, per la letteratura occitana,
inaugura in modo abbastanza definito questa concezione attraverso il motivo dell’«amore lontano», anche forse oltre le sue stesse intenzioni di autore che non ha composto soltanto
dell’amore lontano e che talora piega i motivi amorosi all’esaltazione dello spirito di crociata.
L’autore della vida, non molto tempo dopo la morte di Jaufre, lo aveva già compreso piuttosto
bene.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Jean-Claude Bouvier
Frederic Mistral, escrivan polifonic
(intervento in occitano provenzale – testo tradotto in Appendice A)
La valor literaria e l’importància istorica de Frederic Mistral son a l’ora d’ara reconegudas
per totei, dins lo domeni d’òc e en delà, que siegon de cultura e de grafia dichas mistralencas ò
occitanas. Aquò es degut subretot a çò que se porrià dire lo “geni polifonic” de Mistral. Mai d’un
personatge se tròban dins la persona de Mistral: l’escrivan de segur, lo creator dau Felibritge,
l’animator dau moviment creat, l’orator, l’ideolog que fuguè temptat per la politica e luchèt un temps
per lo federalisme, e tanben lo lexicograf, autor d’un diccionari de la lenga d’òc, sempre fòrça utilisat,
lo Tresor dóu Felibrige, l’etnogràfi, qu’a vóugut recensar e descriure la cultura dei gents dei païses
d’òc e pas solament son lengatge et qu’a creat ansin, dins la seguido dau diccionari, un museon
etnografic, lo Museon arlaten.
Vorrièu mostrar que Mistral a jogat toteis aquelei ròtles dins sa vida d’un biais fòrça coerent.
Es pas un esparpalh, mai una polifonia vóuguda, organisada que definis precisament l’originalitat de
l’accion e de l’òbra de Mistral.
Aquela granda diversitat se retròba parierament dins lei partidas de l’òbra mistralenca e
particularament dins l’òbra literaria: poesia epica, mai tanben lirica ò de circonstancia, espectaclosa
diversitat dei registres poetics e de la versificacion, pròsa familhera dei cronicas “jornalisticas” dins
leis armanas ò dins de jornaus e pròsa ambiciosa dins una òbra qu’es a la rara entre la realitat e
l’imaginari, lei Memòri e raconte ; elements saberuts e popularis sempre presents e mesclats dins la
creacion mistralenca, enracinament dins la tèrra e la cultura de Provènça e escapament vèrs
l’universau….. Mai assajarai de mostrar qu’aquela diversitat es aquì encara non una mescladissa
d’elements escampilhats, mai una creacion polifonica pacienta e coerenta.

F. Mistral es reconegut a l’ora d’ara per totei coma l’un deis escrivans màgers dau
domeni occitan. Que que siegon lei movements, leis associacions, lei chausidas de grafia
(mistralenca ò classica), leis ideologias, i a una mena de recampament quasi religiós a l’entorn
dau poeta de Malhana. Lei criticas, que li fogueron fachas dins lo passat su sa concepcion de la
plaça de la lenga dins la societat, an pas dispareigut, mai son un pauc escondudas sota lo veu
de l’elògi. De segur, Mistral es encuei l’escrivan d’òc lo mai populari en França e benlèu dins
lo monde. Per ne’n donar una pichòta idèia, lo nom de Mistral es estat atribuït a 757 carrieras
ò plaças, avengudas… de comunas dins tota la França e pas solament dins lo miegjorn occitan,
çò qu’es espectaclós: un pauc mai que l’escrivan francès Albert Camus qu’es pasmens eu
tamben fòrça populari!
Mai d’una rason pòdon èstre trobadas per explicar aquela glòria postuma. Benlèu lo ròtle
istoric jogat per F. Mistral e lo Felibritge provençau dins lo movement de respelida, de
renaissença de la lenga d’òc au segle dètz e noven? Mai aquò es pas pron, per que i a agut una
autra renaissença, a la debuta dau segle vinten, aquela de çò que se ditz l’occitanisme. E
precisament la confrontacion entre lei dos movements es totjorn quaucarèn de polemic,
quaucarèn que d’un ponch de vista ideologic e politic, dins la societat d’uei, sarià pas tant
favorable a Frederic Mistral. Alora, la consecracion officiala qu’a aguda dins son tèmps? Es
segur que lo pretz Nobel de literatura qu’a obtengut en 1904 – ambé lo matematician–poeta
basco-espanhòl José Echegaray – fuguèt per Mistral, mai que per degun deis escrivans
occitans, una mena d’intrada dins la literatura nacionala francesa. Adoncas es simplament la
valor literaria de l’òbra de Mistral, reconeguda per un pretz pretigiós, que seriά l’encausa de la
glòria de Mistral? Cresi qu’aquò sariά un rasonament un pauc tròp estrech que permetriά pas
de s’avisar de la riquessa de la vida e de la personalitat de Frederic Mistral. Cresi que per
comprene Mistral e sa destinada postuma es necessari de parlar de çò que vorriάu nomar son
“gèni polifonic”.
Polifonia es un tèrme qu’es emplegat en musica generalament, dins lo cant vocau, per
descriure de votz que son assembladas, combinadas, organisadas per arribar a una resulta
“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�artistica. La metafòra me sembla convenir per parlar tant ben dei ròtles qu’un òme coma
Mistral a jogats dins la societat de son tems que dei “votz” qu’a fach entendre dins sa creacion
literaria e particularament poetica.
La diversitat de la creacion literaria de Mistral fuguèt mai d’un còp remarcada. De segur
lei grands caps d’òbra poetics, Mirèio, Calendal, Nerto, Lou Pouemo dóu Rose, son leis òbras
lei mai conegudas, aquelei qu’an fach lo mai per la glòria de Mistral. An aquò de comun
d’èstre d’òbras epicas, coma l’aviά ben vist Lamartina a prepaus de la promiera d’aquelei,
Mirèio: se conèis lei paraulas famosas dau grand poeta romantic Lamartina, dins lo quaranten
“Entretien ” de son Cours de littérature française, l’annada mema de l’edicion de Mirèio “Je
vais vous raconter aujourd’hui une bonne nouvelle: un grand poète épique est né” (Men vau
vos racontar encuiei una bòna nòva: un grand poeta epic es nascut). Quauquei mes avans, tre
lo libre recebut, aviá déjà dich a un amic commun a Mistral e eu, Jean Reboul “J’ai crié
comme vous: c’est Homère” “Ai cridat come vous, es Homera”.
Mai entre aqueleis grands poemas epics i a una complementaritat qu’es la marca d’una
elaboracion fonsa e subretot d’una vesion de l’unitat de l’òbra dins la diversitat de sei partidas:
epopèia de la Provènça rurala, dins Mirèio, maritima e alpina dins Calendal, istorica dins
Nerta, rodanenca et puslèu alargada vers lei raras daufinencas e lionesas dau Nòrd e adoncas
transculturala dins Lou Pouemo dóu Rose. Es ansin una Provènça tota mistralenca qu’es
evocada, una Provènça tradicionala que Mistral n’en fai l’inventari. Per mejan de son
esperiencia personala et d’una recerca pacienta, la pinta dins son istoria, sa geografia, dins seis
usatges de cade jorn ò professionaus (lei messounié, lei pastre, lei pescadors, lei mariniers sus
lo Ròse…), dins sei festas, sei cresenças…., basta dins sa cultura tradicionala. Es ansin una
Provènça qu’a ja dispareigut per una partida per lo mens davans la revolucion industriala dau
segle des-noven e adoncas una Provènça idealisada e mitica que la poesia a per tòca de faire
espelir e de n’assetar l’identitat.
Mai l’òbra poetica es pas reducha a la produccion epica, emai que siegue l’aisse centrau
de la creacion mistralenca. Lis Isclo d’Or e Lis Oulivado son de recuelhs de poemas mai brèus,
que la compausicion n’es desplegada sus la maja partida de la vida de Mistral. Son d’òbras que
li podon dire liricas, mai d’un lirisme polivalent e gaire personau, gaire romantic. Mistral dins
aquelei recuelhs parla pas sovent d’eu, mai escriu puslèu de poemas de circonstancia, per lo
maridatge ò la malautiά d’un felibre, per portar de brindes…., li mescla de cansons, amorosas,
patrioticas, religiosas…, de poemas narratius, que li ditz de contes. Mai lei poemas lei mai
coneguts e lei mai elaborats e importants son aquelei que fan ressòn ais òbras epicas e que
cantan la quista de l’identitat e de la dignitat provençalas: I Troubaire Catalan, La
Coumtesso…. dins Lis Isclo d’Or:
“Fraire de Catalougno, escoutas !. Nous an di
Que fasias peralin reviéure e resplendi
Un di rampau de nosto lengo…..”
(I Troubaire Catalan)
“Sabe, iéu, uno Coumtesso
Qu’es dóu sang emperiau
En béuta coume en autesso
Cren degun ni liuen ni aut”…

(La Coumtesso)

Mistral es pas solament un poeta mai tanben un prosator dei melhors. Se pòt pas
oblidar qu’a escrich un dei mai grands tèxts de la prosa occitana, Memori e Raconte, qu’es una
òbra fòrça bèla dau ponch de vista de la narracion, d’una elaboracion maïstrala, mai malaisada
a definir. Es d’un còp una autobiografia, come lo vòu dire la paraula Memòri, e un raconte mai
ò mens imaginari deis eveniments de la promiera partida de la vida de Mistral, son enfança, sa
joinessa, lei debutas dau Felibritge. Es pas possible de se fisar completament a la realitat de la
tiera dei fachs ramentats per Mistral: son mai d’un còp a la rara entre la realitat e l’imaginari,
“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�mitat sovenirs d’enfança, mita conte tradicionau, come dins lo raconte dou Plantié onte se vèi
lo joine Mistral que corre per òrta, aculhit per una vièlha masca, que li fai passar d’espròvas
iniciaticas, puèi finis son escorreguda en barrulant dins una bota e tenènt per la man la cò d’un
lop.
Mai es pas possible ni mai de comprene lo caminament de Mistral, la veritat de sa vida e
de la fondacion dau Felibritge sensa aquesta presentacion de la realitat. A travèrs de sovenirs
fideus ò pantaiats que Mistral degruna, a travèrs de racontes d’eveniments viscuts ò mesclats
de tradicion orala, es vertadierament de mites que desvolopa, mites de sa formacien e de la
creacion dau Felibritge. E, come aquò arriba sovent, lo mite ditz una veritat mai fonsa que la
realitat simpla. Es la question eterna de la relacion dialettica entre l’istòria e lo mite: cadun dei
dos a la sieuna veritat.
Mistral prosator, aquò es tanben, come sus lo pendís de la poesia, un fube de tèxts de
tota mena: de dichas ò discors prononciats dins leis acampadas felibrencas ò alhors, la
correspondancia (en francès ò en provençau) qu’es massiva e encara inedita per una granda
partida, subretot de tèxts que fugueron escampilhats dins de revistas, particularament aquelei
qu’a creadas eu meme, come l’Armana Provençau ò l’Aioli. Sovent son de vertadiers tèxts de
jornalista, que pòdon estre ligats a l’actualitat cotidiana, de la vida sociala e economica dau
païs, come Li Darboun engeniaire (Arm. Pr. 1866), que parla d’un biais pron umoristic dau
projèct de camin de fèrri que d’Avinhon deu anar fin qu’a Turin en passant per lo Mont Cenis
que deu èstre traucat. Pòdon èstre ligats tanben a una actualitat politica, de politica forestiera
come dins aquest article de l’Armana Prouvençau de 1861, “Apoundesoun de Niço”,
consacrat a la votacion facha l’annada d’avans, lo 15 d’abrièu 1860, sus lo retorn de Niça e de
la Savòia a la França, apres lo tratat de Vila-Franca; o de politica interiora, come dins aquest
article nomat “La remoustranço di biòu de la Camargo”, qu’es una protèsta còntra una
circulari dau Menistre de l’Interior francès dau 4 de sètembre 1873 enebissènt en França lei
corsas e combats de biòu, e qu’a per nautres una actualitat ardenta se se ramentam lei recentas
batestas sus aquesta question en Catalonha, pièi dins l’Espanha tota e alhors, en França… Ò
encara aquelei tèxts d’armana pòdon aver una tòca solament istorica e adoncas mens perilhósa,
mai totjorn en relacion ambé la Provènça, ò lei païses d’òc e son identitat, come per eisemple
lei paginas sus Lou pape Benezet XII (dotzen), d’Avinhon, sus La neissenço d’Enri IV etc…
Mai, come dins la poesia esparpalhada, i a eici tanben de regas de fòrça, de seguidas de
temas favorits que pertòcan la pensada fonsa de Mistral: la defensa deis usatges e tradicions
provençalas, que per eu fan l’identitat d’aquest païs, e, mai que tot, la tradicion orala
popularia, que conèis ben, qu’a enquistada a l’entorn d’eu de còps qu’i a e que ne’n fai de
reviradas escrichas que son de veraias creacions fòrça interessantas per l’etnolog d’uei (come
per eisemple L’òme juste, version mistralenca dau conte meravilhós ben conegut dins l’Europa
tota La mort parrain). La relacion es evidenta ambé lei tròçes de racontes popularis de
tradicion orala que se tròban dins lei Memòri e raconte que n’avem vist un exemple (l’enfant a
la cò dau lop).
Tot aquò fai espelir a cha pauc un imatge “polifonic” dau personatge Mistral. Fuguèt un
grand escrivan, poeta e prosator, mai aquela fonccion pòu pas èstre compresa sensa referéncia
a una autra fonccion qu’es promiera: la creacion e la conducha d’un movement nòu de
respelida de la lenga destinat a faire reviure una civilisacion menaçada per lo debanament de
l’istòria. La literatura e particularament la poesia es la condicion essenciala per donar de vanc
e de car a-n-aquela renaissença, come aquò s’èra produch quauqueis segles avans per lo
francès ambé la Pleiada e la Defensa e illustracion de la lenga francesa de Du Bellay.
Per ansin la creacion literaria pòu pas èstre desseparada de l’accion e adoncas d’autrei
fòrmas de creacion que l’accion produtz. Lo poeta, lo jornalista, l’orator, lo militant,
l’animator qu’es present dins un molon d’acampadas de felibres, que fai de viatges en païs
d’òc, mai tanben a Paris, en Catalonha, en Italia… per faire conéisser e per aparar la Causa,
come ditz, lo politic encara que lucha, un temps solament, mai eme fòrça, per l’union latina,
una mena de federacion mitica ò meme mistica, pus leu que politica, dei pòbles latins, toteis
“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�aquelei son pas de personatges diferents, son lei facias complementarias d’un personatge solet,
Frederic Mistral, lo creator dau Felibritge.
Mai i a una autra facia de Frederic Mistral que n’ai pas encara parlat, qu’a agantat una
partida granda de la vida dau poeta, que pòu espantar lei legeires et que pasmens es fòrça
importanta per eu et per nautrei. Es son activitat de lexicograf que vorrièu un pauc esplicar.
Mistral es l’autor d’un diccionari de la lenga d’òc Lo Tresor dóu Felibrige, qu’es un
monument de pres de 2400 paginas sus lo lexic de la lenga e de seis dialeites, benlèu pas
“scientific”, segond lei principis de la lexicologia e de la lexicografia modernas, mai
considerat per totei leis especialistas de la lenga d’oc moderna coma un obratge de referencia,
qu’a recebut de segur de rugas laissadas par lo temps, mai qu’a pas encara estat remplaçat.
Es verai que lo Tresor es pas un diccionari come leis autrei. Es l’òbra d’un militant e pas
d’un professionau de la linguistica, d’un militant qu’es assabentat dins la conneissènça de la
lenga e de seis varietats dialectalas e qu’a fach de recercas dins un molon de diccionaris e
glossaris locaus, a realisat meme d’enquistas oralas per apondre d’elements lexicaus, mai qu’a
pas vóugut trabalhar per lei linguistas presents ò a venir, e mai se lei linguistas d’uei n’en fan
un grand usatge. Lo diccionari èra per Mistral una necessitat vitala per faire capitar lo
movement de renaissança qu’aviά endralhat. Lo ditz d’un biais fòrça clar dins lei Memòri e
raconte (p. 214). Lei sèt poetas acampats a Fonsegugna vènon de trobar un nom novèu per se
nomar: lei Felibres, valent a dire per elei, segon una etimologia que pòu èstre discutida,
lei doctors de la lèi, de la lei novela sus que se porrà apielar per reabilitar la lenga. E a un dei
sèt convivas de Fonsegugna que li demanda “Mai la lèi quau la fai ?”, Mistral respònde aquò:
“Ièu… e vous jure que, devrièu aqui metre vint ans de ma vido, vole, pèr faire vèire que nosto
lengo es lengo, encarta lis article de lei que la regisson… Drolo de causo, dite Mistral, semblo
un conte; e pas mens es d’aqui, d’aquel engajamen, pres en un jour de fèsto, un jour de
pouësio e d’embriagadisso, que sourtiguè l’einorme, l’achinissènt pres-fa de mon Tresor dóu
Felibrige o Diciounari de la lengo prouvençalo, ounte s’es foundudo vint ans d’uno carriero de
poueto”.
Aquesta declaracion mòstra ben que lo diccionari es au mitan de l’òbra mistralenca, es
meme la clau de vòuta de la construccion tota. La renaissènça de la lenga d’òc, consacrada per
lo movement de 1854, es subretot per Mistral e lei felibres, una restauracion de la lenga dins sa
dignitat e sa veritat. La creacion litteraria es per elei un mejan, lo mejan lo mai segur, de
defendre e illustrar aquesta lenga reconquista. E doncas per i arribar, lo promier pretzfach era
de realisar un diccionari que poguèsse definir e fixar aquela lenga, èstre un mèstre de lenga per
leis escrivans presents e a venir e tanben èstre enrichit per sei produccions.
Mai lo Tresor dóu Felibrige es pas solament un diccionari de lenga. Ò puslèu es la lenga
dins l’encastre de la cultura, la lenga come rebat de la cultura dei païses d’òc qu’a vóugut
descriure Mistral, çò qu’alarga seriosament l’espàci de la renaissènça endralhada e qu’es a
situar dins l’estruttura generala e dins la concepcion globala de l’òbra mistralenca. Leis
informacions donadas per lo Tresor sus l’istòria, leis noms de liuòcs ò de personas,
l’etnografia – objècts de la vida cotidiana, usatges, costumas, tradicions popularias, fèstas,
literatura orala (contes, cansons, provèrbis…) – etc., tot aquò es coerent ambe l’utilisacion
qu’avem ja vista de temas istorics ò etnografics dins la poesia ò dins la pròsa de Mistral. Es lo
meme besonh, la mema volontat de faire l’inventari deis elements que definisson una cultura
anciana que s’en vai. La mantenènça de la lenga, come ditz Mistral, sara deguda a l’usatge
orau, a la creacion literaria subretot dins una lenga renovada, mai una creacion que sara
tancada solidament dins la culura globala dei païses d’òc que l’an producha e que la fan viure.
Es dins aquesta amira que se deu comprene la creacion per Mistral, en Arle sus lo Ròse,
en 1899, dau Museon arlaten, musèu etnografic ben conegut, qu’es, come lo ditz Claude
Mauron, un “monument de la cultura provençala”. Frédéric Mistral èra pas mai etnològ ò
etnograf que linguista. Mai dins aquesta granda realisacion dau musèu a jitat sei fòrças e sei
dardenas tanben, aquelei dardenas que venien dau pres Nobel e de la venda dei Memòri e
raconte, per qu’èra coma lo Tresor au mitan de l’òbra mistralenca. Avià fach un inventari de
“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�la cultura provençala dins lo Tresor, la fasià veire d’un biais concret dins lo Musèu, qu’es una
creacion aguènt la mema tòca que lo Tresor ò lei poemas: “sauvar lei vestigis de nòsta anciana
originalitat nacionala”, coma lo ditz Mistral dins una letra sus lo Museon Arlaten a BerlucPérussis en 1901.
L’accion de Frederic Mistral e dau Felibrige pòu èstre jutjadada uei ambe severitat. Se
pòu dire que fuguèt una “illusion” per tornar emplegar lo tİtol dau bèu libre de Robert Lafont.
Mistral avià ja un pauc reconegut, doas annadas avans sa mòrt, en 1912, que son òbra èra estat
un bèu pantai, dins de pouemas deis Olivadas onte son mesclats desillusion e esper:
Ma fe n’es qu’un pantai: aco lou sabe.
Mai lou pantai me sèmblo embruma d’or,
Me sèmblo un mèu que iéu jamai acabe.

Aquò es verai. Mai se pòu dire tanben que sensa aqueu bèu pantai de Mistral, sensa
aquela utòpia generosa, la lenga aurià contunhat d’èstre mespresada e lei progres, pichòts mai
reaus, qu’an fachs la lenga e la cultura d’òc dins nostei societats modernas, dins
l’ensinhament, dins lei medias e dins la pratica escricha ò orala, seriàn estats mai problematics.
Mai de tot biais una causa parèis segura e admesa per totei. Frederic Mistral es probablament
considerat come lou mai grand dis escrivans modernas de lenga d’òc per la fòrça e la bèutat de
sa poesia, mai la sieuna glòria es subretot deguda, a mon avejaire, a son “gèni polifoni” que fai
l’unitat de sa vida e de son òbra.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Dibattito
Matteo Rivoira
Ringrazio nuovamente il Professor Bouvier per questo intervento, particolarmente
importante per noi, poiché sebbene molta della nostra azione tragga spunto, più o meno
consapevolmente, dal pensiero e dall’opera di Mistral, in generale conosciamo assai poco
questo Autore. Nelle nostre vallate la fioritura stessa dei vari movimenti occitanisti inizia nel
’61, con la fondazione dell’Escolo dóu Po, una scuola letteraria nel senso felibrenco del
termine.
Rispetto all’eredità mistraliana nel campo degli usi linguistici scritti, mi piacerebbe
conoscere il pensiero del Prof. Bouvier circa i diversi approcci propri ai provenzalisti che
individuano nella lingua delle opere di Mistral la norma, mentre gli ‘occitanisti’, attualmente
forse in maggioranza, si muovono in una diversa prospettiva, alla ricerca di una lingua
normalizzata creata per somme di tratti, semplificazioni varie, e non privilegiando una varietà
unica.

Franco Bronzat
(intervento originale in occitano provenzale alpino)

Parlo in occitano, così mi sento “in rapporto” col professor Bouvier. La questione che
pongo si lega un po’ con quanto ha detto Matteo Rivoira. La lingua di Mistral, per quello che
ne so io, è una koiné provenzale, a livello dell’intera Provenza. E il suo lavoro l’ha fatto
facendo tutti i suoi poemi, al livello della Mireio, del Calendal, usando la lingua delle
campagne, dei pescatori.
Una cosa che qui, nelle nostre valli, non era chiara, quando è partito il movimento
provenzalista, è il fatto che la lingua di Mistral era una koiné, mentre tutti pensavano che fosse
la parlata di Malhana; perché a me non risulta che il patouà di Malhana sia stato la lingua di
Mistral, ne ha costituito la base, ma poi Mistral ha arricchito la lingua per arrivare a una lingua
letteraria.
Il lavoro che recentemente abbiamo fatto qui è un po’ quello, partire dalla lingua parlata
normalmente e arricchirla, per arrivare a una lingua diciamo “alpina”, di riferimento, partendo
da una situazione completamente diversa. […]
Mi chiedo come si può inquadrare tutto questo in una rinascita della lingua, e affermare che
Mistral, agli albori del felibritge, ha svolto un lavoro analogo a quello che stiamo svolgendo

qui oggi, ha creato una koiné in cui tutti si riconoscevano a livello di lingua
scritta, ma non come lingua parlata.
Jean Claude Bouvier
(intervento originale in occitano provenzale)

Sì, Mistral ha scritto una koiné, la standardizzazione della lingua che ha fatto è una
standardizzazione che parte da una parlata, che non è solo la parlata di Malhana, raccoglie le
parlate delle Bouches dou Rhône, di una zona che va da Avignone a Arles passando per
Malhana. Ha voluto unificare la lingua dal punto di vista della grafia, dello scritto, ma a partire
da queste parlate. È questa la grafia di Roumanille che Mistral all’inizio non ha voluto seguire,
ma poi si è lasciato convincere dalla sua amicizia con Roumanille e ha finito per adottarne la
grafia. Questa grafia è una grafia comune, ma una grafia che fa vedere le differenze. Mentre la
grafia occitana, che sarà pensata un po’ più tardi, mette in evidenza soprattutto l’unità, pur
“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�lasciando intravedere, in questa unità, alcune differenze. È esattamente il contrario della grafia
di Mistral, ed è per questo che si dice che le due grafie siano complementari: da un lato si
mette l’accento sulla diversità (Mistral), dall’altro sull’unità, ma la lingua è fatta di diversità e
di unità. La grafia mistraliana riproduce una lingua della campagna più che una lingua della
città, è la lingua di una campagna avviata verso il declino, una civiltà passata, ma una lingua
che può essere arricchita da parte dei felibri, dei poeti, e dalla gente che la parla.

Matteo Rivoira
Seguendo lo spunto di Bronzat rivolgerei al professor Meliga (che ha studiato
lungamente le tradizioni grafematiche trobadoriche) la seguente domanda: qual è il rapporto
tra la grafia e la pronuncia nei manoscritti medievali? Questa mattina sono state lette e cantate
delle poesie con pronunce diverse: considerando che la fruizione di tale poesia era orale nelle
sue origini, si può dire che questo scarto fosse già nelle origini e sia poi continuato attraverso i
secoli?

Walter Meliga
La questione della lingua dei trovatori è una questione molto dibattuta, che non è ancora
stata risolta. Per alcuni essa sarebbe fondata sul dialetto limosino (area dalla quale provengono
alcuni dei primi testi letterari e vari trovatori antichi), per altri su una parlata centrale, di area
tolosana; certamente non sulla varietà della Provenza, giacché il nome «provenzale» è solo un
modo convenzionale con il quale gli italiani hanno da tempo chiamato la lingua d’oc. Se noi
osserviamo la produzione documentaria, l’area che ha prodotto il maggior numero di carte è
quella centrale, linguadociana, ma questo non necessariamente deve valere per l’area di origine della lingua della poesia.
Dobbiamo poi considerare che questa lingua è diventata rapidamente una koiné letteraria
e che essa a sua volta è stata verosimilmente sottoposta a ulteriori processi di selezione e di affinamento nel corso della tradizione, in modo che, quando arriviamo a osservarla nei canzonieri che possediamo e che risalgono a un’epoca più tarda, noi scontiamo un gap difficile da
colmare. Infine, in linea generale, si deve aggiungere che una koiné letteraria pone sempre, per
la sua stessa costituzione, dei problemi di origini, anche se, per le civiltà letterarie che poi
hanno continuato il loro sviluppo, possiamo determinarle più facilmente (così lo spagnolo è il
castigliano, il francese la lingua dell’Ile-de-France, l’italiano il fiorentino).
L’idea di una koiné letteraria non esclude tuttavia la presenza di alcuni tratti limosini o
comunque settentrionali di ingresso antico (la palatalizzazione di CA- latino in chan, chantar,
come in francese; la parola joi, che per la sua fonetica non può essere occitana) né quella di
tratti dialettali in singoli trovatori (come «pittavinismi» in Guglielmo o «guasconismi» in
Marcabru).
Quanto alla grafia, noi possiamo osservare che questa si struttura, lentamente ma progressivamente, attraverso la tradizione. I più antichi testi letterari in lingua d’oc – il Boeci
(‘Boezio’), per esempio, o la Sancta Fides, che risalgono ancora all’XI secolo – dimostrano
una grafia molto complessa e oscillante. Per i trovatori ci troviamo di fronte a una grafia abbastanza strutturata, anche se prevalentemente nei canzonieri di fabbricazione autoctona, che
sono tardi, mentre i testimoni più antichi, di produzione soprattutto italiana, presentano una
scrittura meno regolare, effetto della stratificazione delle successive trascrizioni.
Ma la questione più interessante, sulla quale si sta lavorando in questi anni, è quella della
ricodificazione, linguistica e stilistica, alla quale sarebbe stata sottoposto il dettato poetico dei
trovatori, esito degli interventi che su di esso hanno operato i compilatori dei canzonieri. In
molti casi questi non sono soltanto dei copisti, ma dei veri e propri editori. La lingua dei trovatori sarebbe così andata incontro a una progressiva normalizzazione, nella direzione «acca-

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�demica» delle grammatiche che incominciavano a essere redatte e dei circoli di appassionati e
di cultori.
Uno dei canzonieri più interessanti che ci è pervenuto è frutto del lavoro di raccolta,
svolto all’inizio del Trecento, da un chierico alverniate di nome Bernart Amoros (questo canzoniere è purtroppo perduto, ma ne abbiamo una copia, della fine del Cinquecento, eseguita a
Firenze per conto di un erudito fiorentino). Bernart è un appassionato di poesia e, in una premessa autobiografica, ci racconta di aver molto viaggiato per raccogliere le poesie dei trovatori, che tuttavia, anche per una persona che conosce bene la lingua d’oc come lui, sono spesso
difficili da comprendere. Dove però era in grado di farlo, Bernart ci dice di aver emendato
all’occorrenza il testo che aveva davanti, confermandoci così il processo di riscrittura al quale
accennavo prima.
Infine, bisogna tenere conto che la tradizione della lirica dei trovatori, per quanto largamente affidata alla scrittura, può aver conosciuto tappe di trasmissione orale, abbastanza comune nel Medioevo. Qui si apre la grande questione, squisitamente filologica, della valutazione delle varianti testuali in componimenti attestati da più di un canzoniere, che peraltro
sono la maggioranza. Queste varianti sono spesso molto numerose e riguardano sia il testo del
componimento e l’ordine delle strofe sia la notazione musicale ed è compito della critica testuale – una disciplina molto specializzata ma estremamente affascinante – valutare le diverse
letture al fine di giungere a un testo il più possibile vicino all’originale.

Carlo Baret
Mi rivolgo principalmente al professor Meliga: Lei ha detto che in realtà tutti questi testi
sono stati presi e riscritti cento - centocinquant’anni dopo la loro origine e questo comporta
delle variazioni rispetto al testo originale, che quindi non conosciamo.
Allora, due domande:
- la prima è: ma veramente centocinquant’anni prima non sono stati scritti oppure si
pensa che si siano persi? Si sono cioè trovate citazioni, ma poi non si sono più trovati i testi,
oppure non sono proprio stati scritti? E se non sono stati scritti, perchè?
- la seconda domanda invece è: se centocinquant’anni dopo si scrivevano questi testi,
erano ancora vivi come tradizione orale oppure si sentiva che erano qualcosa di importante e
quindi venivano recuperate proprio perchè ormai oralmente si erano un poco perse nel tempo?

Walter Meliga
La distanza fra la composizione dei testi e la loro trascrizione nei canzonieri varia a seconda dell’epoca nella quale vive l’autore. In certi casi si tratta di un periodo molto lungo (per
es. con i primi trovatori di cui ho parlato, che smettono di produrre tra il 1126 e la metà del
sec. XII ma i cui componimenti arrivano nei canzonieri che possediamo da un secolo a quasi
due dopo la loro composizione), in altri di uno più breve, fino a qualche decina di anni.
La dottrina della filologia provenzale, che risale a un celebre studio di Gustav Gröber del
1877 mai realmente contestato, afferma che la tradizione delle poesie è stata sempre scritta, sin
dal momento della composizione. La lirica trobadorica presenta una raffinatezza formale tale
che è molto difficile che il trovatore non scrivesse. Naturalmente, si scriveva come si poteva
fare nel Medioevo, per es. su una tavoletta cerata oppure su un foglio di pergamena sciolto,
con tutti gli accidenti possibili in una registrazione così provvisoria.
D’altra parte noi sappiamo che giullari e cantori disponevano di una memoria molto allenata e della capacità di manipolare un testo, soprattutto quando questo presenta caratteri
formali e sostanziali piuttosto ripetitivi, come anche nel caso della lirica. Sappiamo anche che
i testi erano soggetti a manipolazioni intenzionali, da parte dei loro stessi autori o di giullari,
per es. per attualizzarne i contenuti in occasione di un’esecuzione in un ambiente o in un momento diversi da quello della composizione; sappiamo infine che il senso della proprietà lette“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�raria era molto basso e che quindi i testi potevano passare senza troppi scrupoli da un autore
all’altro.
C’è una razo (uno di quei testi in prosa che spiegano il contenuto dei testi o l’occasione
della loro composizione) che ci racconta una storiella molto interessante a proposito di Arnaut
Daniel. Arnaut è alla corte di Poitiers presso Riccardo Cuor di Leone e viene coinvolto in una
sfida con un giullare che gli contesta la sua eccellenza poetica; si stabilisce una specie di giudizio: i due saranno chiusi in stanze separate e in un tempo stabilito dovranno presentare una
canzone nuova; l’avversario di Arnaut in poco tempo compone un bellissimo pezzo mentre
questi è talmente arrabbiato che non riesce a inventare nulla; il giullare passa il tempo rimanente a provare la sua canzone e allora Arnaut lo ascolta, più volte, fino ad arrivare a impararla; il giorno del giudizio di fronte a Riccardo Arnaut chiede di cantare per primo, esegue la
canzone dell’altro e, di fronte alle sue rimostranze, racconta la verità; Riccardo si diverte
molto, dà un premio a tutti e due e attribuisce il componimento ad Arnaut. Dunque, a stare alla
razo, la canzone in questione (si tratta di Anc ieu no l’aic, mas ella m’a, n. 29.2 del repertorio
di Pillet-Carstens) non sarebbe di Arnaut, ma, a parte la questioncina dell’attribuzione, la razo
(che, anche se inventata, è nondimeno verosimile) ci conferma la possibilità per un cantore di
memorizzare un componimento senza testo scritto, soltanto attraverso l’ascolto ripetuto (come
accade per es. con i musicisti di grande talento). La conseguenza che ne dobbiamo trarre è che
non possiamo escludere che i testi, pur all’interno di una trasmissione prevalentemente scritta,
venissero talora tramandati in forma orale.
Si spiegherebbe così il fatto che canzoni anche molto note e complesse siano arrivate a
noi con diversi ordini delle strofe. Nella poesia di questo periodo l’unità testuale non è il componimento, ma appunto la strofa, che può dunque spesso essere aggiunta o sottratta senza
danno per l’insieme. Ora, dal momento che non è economico pensare che la perturbazione
delle strofe sia sempre opera dei copisti, essa potrà essere piuttosto il risultato di arrangiamenti
eseguiti all’atto di esecuzioni diverse.
Per quanto riguarda i canzonieri, il fatto che non possediamo testimoni che risalgano più
indietro del 1254, data della compilazione di una parte del canzoniere D (o del 1231, quando
viene redatta la sezione occitana del canzoniere francese di Saint-Germain-des-Prés) non significa che non siano esistiti manoscritti precedenti. Grazie alla critica testuale riusciamo
spesso a dimostrare l’esistenza di vari testimoni intermedi, andati poi perduti; in altri casi abbiamo notizia di codici prodotti per dei committenti o messi insieme da appassionati, come il
libro di Alberico da Romano, dal quale è stata tratta un’altra parte del canzoniere D, o il canzoniere del conte Enrico II di Rodez, alla fine del Duecento. Non possiamo neppure escludere
l’esistenza di libri d’uso per i giullari – quelli che in francese si chiamano manuscrits des jongleurs – che dovevano essere dei brogliacci che costoro giullari portavano con sé nelle loro peregrinazioni.

Ugo Piton
(intervento originale in occitano provenzale alpino)

Pardon, parlo patouà da quando sono nato, ho 89 anni e mezzo. Ho sempre saputo che
siamo nati nel 1960-1961, con l’Escolo dóu Po, ho scritto tanti libri - bilingui, patouà e
italiano, quello che mi avevano insegnato a quell’epoca, il professor Martin, il professor Pons
e tutti gli studiosi dell’epoca. Poi ho insegnato dieci anni il patouà nelle scuole, l’unico che
aveva la quinta elementare, tutti gli altri (siamo arrivati a dodici plessi scolastici) erano
insegnanti; poi tutto si è perso. Io continuo a scrivere, scrivo con il computer perché non è più
facile scrivere con la penna, alla mia età, comincio a tremare un po’…
Senta Professore, io non ho letto il Suo testo, ho capito quasi tutto ascoltando. Perché
quando telefono nel Queyras, ad un mio caro amico, ci telefoniamo in patouà, e lui parla in
patouà del Queyras, e io parlo in patouà della Val San Martin, finisco in –ou e non in –au.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Ecco, volevo dire: come la mettiamo? Continuo a scrivere in quella grafia, oppure tutto
quello che ho scritto lo buttiamo? I piemontesi si sono messi d’accordo! Scrivono “Piemont”
e dicono “Piemunt”, perché in casa mia si parlano tre/quattro lingue, e allora come possiamo
risolvere la grafia, prima che io muoia? Son cinquant’anni che parliamo della grafia! Abbiamo
una ricchezza enorme, perché abbiamo tanti diversi patouà, e non diciamo mai “dialetto”
diciamo “lingue minoritarie”, cerchiamo di essere più orgogliosi di quello che ci ha insegnato
nostra mamma, i nostri nonni… Due o tre anni fa, Bronzat sosteneva (lui è di Villaretto, non è
nato a Roure, ma io l’ho visto piccolino così quando abbiamo fondato La Valaddo) una grafia
diversa da quella dell’Escolo dóu Po. Adesso Claudio Tron, come fa a mandare avanti La
Valaddo? Raimondo Genre ha già risolto per diversi anni, Berton diversi anni, Bermond poi se
n’è andato… Come la risolviamo, Claudio, io continuo a scrivere così?

Claudio Tron
È una decisione che spetta al Consiglio, se il Consiglio non cambia la sua decisione si
segue quella, se il Consiglio intende cambiare la sua decisione lo vedrete…

Ugo Piton
(intervento originale in occitano provenzale alpino)

Io chiedo scusa, è una giornata meravigliosa, non solo perché c’è il sole, complimenti
grossissimi alla Scuola Latina, per aver organizzato addirittura la musica. Ma dove hanno
trovato la melodia? Questa è un’altra domanda. Quando ho fondato la Tèto Aut, ventotto anni
fa, erano già vent’anni che giravo le valli per trovare, e nella Val San Martin, che è chiusa, ho
trovato molto di più. Però avevo trovato Estella Canziani, che mi dava la melodia de Lou
Spouzin, che è una danza antichissima. Ci ho impiegato due o tre anni per trovare, per creare la
coreografia, non riuscivo, ecco, questi signori che hanno suonato così bene questa mattina,
dove hanno trovato la musica? Quante cosa abbiamo da imparare! Io confesso che ho da
imparare tantissimo. Grazie a tutti voi.

Jean Claude Bouvier
(intervento originale in francese)

Io rispetto la grafia dell’Escolo dóu Po, non la conosco molto, l’ho comunque vista usata
in un certo numero di testi, ma non posso dire di conoscerla davvero dall’interno, e non
conosco nemmeno a sufficienza la sua storia, dunque non ho le basi per poter giudicare. È una
grafia che riguarda coloro che l’utilizzano, e credo che sia rispettabile, mi viene da dire come
tutte le grafie. Una grafia è una scelta fatta per normalizzare una lingua, ed è obbligatoria: non
si può negare che è impossibile scrivere una lingua se non c’è una normalizzazione, è
impensabile che ognuno scriva come gli pare, deve esserci un accordo, il più largo possibile,
fra quelli che scrivono in una lingua. E dunque la normalizzazione è obbligatoria. C’è un
rispetto delle lingua orale che sta alla base, perché una lingua scritta senza legami con una
lingua orale non ha legittimità, è evidente che lingua scritta e lingua orale devono essere unite
l’una con l’altra, ma il problema è definire lo scarto rispetto all’oralità, e questo scarto è in
relazione all’estensione della lingua, e l’estensione del pubblico della lingua scritta. Se si
costruisce una grafia per un insieme di vallate, sarà evidentemente più vicina alla lingua orale
che non una grafia pensata per tutta la Liguadoca. Se vogliamo fare una lingua scritta che
vuole essere compresa da tutti i parlanti linguadociani saremo necessariamente più lontani
dalla lingua orale, e saremo costretti a fare delle concessioni da questo punto di vista. C’è un
problema della grafia occitana, rispetto alle altre grafie, e ancora una volta non giudico, ma
constato l’evidenza, quella che ho messo in questo testo (c’è qualche errore, li correggerò) è
una grafia che cerca di render conto, insieme, della varietà dei dialetti occitani, che è molto
“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

37

�grande (arriva fino a Bordeaux, a Poitiers ci sono ancora parlate occitane, dunque le differenze
sono immense oggi come un tempo), del legame fra la lingua moderna e la lingua antica.
Questa è la sfida della grafia occitana, che a mio avviso è stata vinta: avere una lingua
unificata dal punto di vista storico e dal punto di vista geografico. Certo, non tutti sono
contenti, c’è chi dice “questo che c’è da me non lo trovo nella grafia”, certo che non si trova.
Ma possiamo adattare questa grafia ai diversi dialetti, e Robert Lafont, a cui sono felice
di rendere omaggio (è morto l’anno scorso) che è un grande servitore della lingua d’Oc, un
grande scrittore e anche un grande linguista, Robert Lafont ha scritto la maggior parte delle
sue opere adattando la grafia occitana, di cui è peraltro uno dei maggiori promotori, a quello
che possiamo chiamare il “rhodanien”. Robert Lafont è di Nîmes, i suoi contatti sono a
Marsiglia, in particolare, ma ha vissuto a Montpellier per lunghi anni, dunque la sua lingua
può essere definita rodano-mediterranea, e a questa ha adattato la grafia occitana, nella misura
del possibile (una misura nondimeno abbastanza larga). Io quando scrivo, più modestamente,
cerco di fare lo stesso, e così fanno i provenzali in Provenza.
La grafia di Mistral, l’ho detto poco fa, fa esattamente il contrario. Mistral è partito da
una varietà dialettale diffusa in un’area abbastanza ristretta, da Arles a Avignone passando per
Malhana, ha voluto fare, come altri prima di lui, una lingua partendo da un dialetto particolare
per estenderla a tutta la regione d’Oc, ha fatto la sua grafia, che di fatto è la grafia di
Roumanille, ma noi la chiamiamo Mistraliana, partendo da questi dialetti del Rodano.
Dal punto di vista fonetico, della pronuncia, abbiamo la caduta delle consonanti finali, la
“a” è diventata “o”, sono caratteristiche di larga parte dei dialetti provenzali, ma sono
specifiche di questa zona. Poi ci sono altri elementi. Ma ha fatto in modo, e anche questa credo
sia una sfida interessante, che questa grafia potesse essere adattata agli altri dialetti. E i
felibristi della Linguadoca, della Guascogna, o delle Alpi (in particolare) hanno utilizzato
questa grafia mistraliana adattandola ai loro dialetti. E i felibristi alpini, come quelli di questa
regione, o delle Hautes Alpes in Francia, o delle Alpes de Haute Provence, hanno aggiunto
delle consonanti finali che Mistral aveva lasciato da parte perché non esistevano nel suo
parlare, hanno aggiunto la “-s” del plurale, e molti altri elementi. Hanno adattato questa grafia,
che partiva da dialetti con una fonetica molto più evoluta, rispetto a quella abituale in lingua
d’Oc, influenzata dal francese, ma non solamente.
Su questo punto c’è un dibattito importante in cui non voglio entrare, e proprio perché
era una fonetica evoluta era possibile aggiungere dei tratti inizialmente non previsti, era più
facilmente adattabile ai dialetti delle altre zone che non la grafia occitana, che prende la via
inversa, che anzi è una grafia molto conservatrice, perché conserva gli elementi tradizionali
della lingua d’Oc e che cerca di adattarsi. Ecco le due sfide.
Vi dirò che ho provato, con altri, a fare una grafia “di unità” fra quella mistraliana e
quella occitana, non ho qui dei testi scritti in questa grafia, ma ne ho prodotti diversi, se vi
interessa, è una grafia che, grossolanamente, conserva gli elementi strutturali della grafia
occitana, ovvero le consonanti finali, e in particolare la “-s” del plurale, che conserva la
struttura morfologica della lingua, ma che allo stesso tempo adotta le convenzioni soprattutto
vocaliche della grafia di Mistral, ovvero il “ou”, in luogo di “o” per la “u”, e l’adattamento in
“-a” per i parlari che prevedono la “-o” finale, c’è una volontà di sintesi, che a mio parere può
funzionale, sebbene ponga diversi problemi, che sono di difficile soluzione, perché nel
proporre qualcosa di nuovo si è evidentemente osteggiati dagli uni e dagli altri, che non
vogliono cambiare la loro grafia, perché certo, adottare una nuova grafia comporta dei
problemi.

Matteo Rivoira
Prima di avviarci alla conclusione, chiederei a qualcuno del gruppo musicale di
rispondere a questa domanda, che anch’io volevo fare: come sono state ricostruite le melodie?

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

38

�Stefania Priotti
Il professor Meliga diceva che si sono conservati circa 2500 testi, invece sono state tramandate circa un decimo delle melodie, circa 250. E se sono un centinaio i manoscritti che
tramandano i testi, sono circa una decina quelli che tramandano le melodie. In particolare sono
quattro quelli che hanno più melodie, c’è il canzoniere ambrosiano, mi sembra che sia quello
siglato G, poi R (che è a Parigi); anche W è a Parigi, dove c’è l’unica melodia di una trovatrice
donna, e poi c’è ancora un canzoniere, chiamato di Saint-Germain-des-Prés, che è un altro
canzoniere francese con un’appendice in occitano, che pare fosse un po’ povero come canzoniere, ad uso dell’esecutore…

Walter Meliga
Ci sono i contrafacta particolari, per esempio la melodia che hanno eseguito sull’addio al
mondo di Guglielmo…

Stefania Priotti
Quello è un manoscritto vaticano Chigiano, che tramanda anche una versione musicale
di Reis glorios di Giraut de Borneill e che riporta il mistero occitano di Sant’Agnese, che
utilizza delle melodie già utilizzate, com’era pratica comune nel Medioevo…

Walter Meliga
Nel Mistero di sant’Agnese si trova anche l’inizio della melodia di Pos de chantar di
Guglielmo IX: a un certo punto nel manoscritto si trova un brano con lo stesso schema metrico
e che si deve cantare «nella melodia del Conte di Poitiers».

Stefania Priotti
Vorrei fare una precisazione: la melodia è autentica, però è incompleta, e allora l’ha
completata la vostra trovatrice… Per il resto tutte le melodie che abbiamo eseguito sono originali, che sono poi state studiate, specialmente a partire dagli anni quaranta del novecento e
sono state poi edite da Fernandez de la Cuesta, che ne ha fatta un’edizione priva di trascrizione
ritmica, perché lì c’è un altro, grossissimo problema: i manoscritti medievali, trobadorici, sono
in notazione quadrata, per cui abbiamo esattamente l’altezza dei suoni, sulla quale non c’è
dubbio, sebbene ci sia anche per le musiche tutto il problema delle varianti, ma sono privi di
interpretazione ritmica. E questo molto probabilmente non è un difetto del manoscritto, ma a
quei tempi, ai tempi in cui sono stati confezionati questi codici, il modo di trascrivere il ritmo
c’era, se non è stato utilizzato significa che i componimenti non erano marcati in modo ritmico, a parte l’estampida, che sicuramente sarà stata cantata in modo ritmico…

Walter Meliga
Che cosa significa che non erano cantate in modo ritmico?

Stefania Priotti
Erano cantate basandosi sull’accentuazione del testo, sull’enfasi da dare alla costruzione
retorica del testo…

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

39

�Walter Meliga
Quindi era possibile che ogni giullare potesse dare la sua interpretazione ritmica?

Stefania Priotti
Sicuramente! C’è un trattatista medievale, Johannes de Grocheo, che in un suo trattato fa
una specie di classificazione delle forme musicali del suo tempo e polemizza con i trattatisti
che parlano di musica immensurabilis, cioè musica non misurabile, e dice che non si deve dire
“musica immensurabilis”, ma musica “non precisae mensurata”. E un po’ l’operazione che è
stata fatta dai musicologi con l’interpretazione del canto gregoriano, che è anche stato
trascritto per anni e anni ritmicamente, l’hanno deturpato in tutti i modi, accompagnato
all’organo, con accordi, finché poi i monaci di Solesmes hanno fatto uno studio profondissimo
e si è stabilito che questi neumi hanno una loro ricchezza ritmica che va proprio desunta dalla
pronuncia del testo, nel senso retorico di actio del testo.

Matteo Rivoira
Ringrazio i musicisti per averci accompagnati in questa prima parte del viaggio, e i
relatori per averci fatto toccare con mano queste due importanti esperienze letterarie, l’una,
quella trobadorica, di maggior diffusione e importanza, e l’altra concentrata nella figura di
Mistral.
I trovatori, Mistral e, dagli anni ’60 del Novecento, anche qualche poeta al di qua delle
Alpi: tre momenti separati da un’assenza di continuità sulla quale va probabilmente proiettata
la domanda di Piton “come devo scrivere?”. A mio parere non c’è una risposta definitiva a
questo interrogativo se non “in entrambi i modi”, vale a dire con la grafia dell’Escolo dóu Po o
Concordata e con la grafia Normalizzata o Classica, perché c’è in primo luogo un’esigenza di
documentazione di materiale etnografico, di registrare il racconto orale, e per quella è
inevitabile ricorrere a una grafia più precisa e più facile da usare per qualcuno che non ha una
formazione di filologia romanza, sulla norma classica occitana. E perché, al contempo, ci sono
autori ai quali la varietà locale sta, per così dire, “stretta” e ambiscono a una lingua
normalizzata che si esprima con una grafia nella quale si rifletta, per quanto in modo
incompiuto, una teorica unità linguistica.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

40

�SECONDA PARTE
Federico Bo
L’antica letteratura valdese
Nel vasto panorama delle produzioni letterarie del Medioevo in lingua d’oc, particolare
interesse riveste il corpus dei manoscritti valdesi, legati alla zona privilegiata di insediamento
del Valdismo medievale, l’area occitanica delle valli Chisone, Germanasca e Pellice.
Il corpus manoscritto antico valdese è costituito da una ventina di codici13 – alcuni
cartacei, altri in pergamena – provenienti dalle Valli stesse (anche se di alcuni l’origine non è
ben accertata), tutti dispersi, per motivi differenti, tra la fine del Cinquecento e la metà del
Seicento e ora conservati in varie località dell’Europa Centro-Occidentale, in particolare nei
tre fondi principali di Dublino, Cambridge e Ginevra14.
I manoscritti che compongono il corpus si caratterizzano, dal punto di vista della forma,
per le dimensioni piuttosto piccole; le misure sono comprese tra cm. 8,5 x 5,8 del ms. Ca31 e
cm. 20,3 x 15,2 di Du258: si tratta, dunque, di veri e propri “livres de poche”15, che i barba
portavano con sé nei loro spostamenti e che potevano essere facilmente occultati in caso di
perquisizione. Lo scopo eminentemente pratico di questi manoscritti è confermato anche dalla
fattura stessa dei codici, le cui pagine sono scritte in maniera minuta e fitta (data anche la
preziosità di carta e pergamena nel Medioevo) e non presentano, in genere, particolari
elementi decorativi – ad eccezione di qualche grottesco e di alcuni titoli correnti, lettere
incipitarie e maiuscole in inchiostro rosso o giallo.
Inoltre, è ormai largamente sostenuto che tali manoscritti – pur riflettendo contenuti di
differenti momenti della storia valdese – sono stati redatti in un breve periodo di tempo
compreso tra la fine del Quattrocento e i primi decenni del Cinquecento, quando il movimento
valdese, in vista di aderire alla Riforma Protestante, ha necessità di fare chiarezza sul proprio
passato e di documentare per iscritto la propria storia ed il proprio pensiero16. Questo spiega
l’uniformità dei manoscritti dal punto di vista linguistico-paleografico e contenutistico. I testi
sono, infatti, quasi tutti dottrinali ed edificanti, proprio perché eventuali altri testi meno
impegnati non erano ritenuti adatti, in quel determinato momento storico, alla conservazione e
alla trasmissione. Le principali tipologie testuali conservate sono quattro: (a) volgarizzamenti
biblici, (b) sermoni, (c) trattati e (d) poemetti.
a) Volgarizzamenti biblici. Fin dall’inizio della sua storia, il movimento valdese si
contraddistinse per la volontà di un accesso diretto alle Sacre Scritture, tant’è che già lo stesso
Valdo commissionò una traduzione della Bibbia a due esperti chierici lionesi, che, però, non è
giunta fino a noi17. Nei codici del corpus vi sono cinque volgarizzamenti (totali o parziali) del
13

L’approssimazione è d’obbligo in quanto non vi è pieno accordo tra gli studiosi. Una rassegna delle
diverse posizioni si trova in Silvia Vigna Surìa, Censimento dei sermoni dell’antica letteratura valdese, tesi di
dottorato inedita discussa presso l’Università degli Studi di Messina il 21 aprile 2009, p. 1.
14
Le vicende storiche che hanno portato alla costituzione dei fondi di Dublino, Cambridge e Ginevra sono
state indagate nel volume di Marina Benedetti, Il «santo bottino». Circolazione di manoscritti valdesi
nell’Europa del Seicento, Torino, Claudiana, 2006.
15
Secondo la felice definizione di Gabriel Audisio, Les “Vaudois”: naissance, vie et mort d’une dissidence
eme
(XII - XIVeme siècles), Turin, Edition Albert Meynier, 1989, p. 158.
16
Si deve tale intuizione a Luciana Borghi Cedrini che ha più volte sostenuto questa tesi – portando diversi
tipi di argomentazioni – a partire da Luciana Borghi Cedrini, Indicazioni filologiche e linguistiche per la lettura
del GE206 in Mario Dal Corso-Luciana Borghi Cedrini (a cura di), Vertuz e altri scritti (ms. GE 206), Torino,
Claudiana, 1984, pp. XXXIX-XLVII.
17
A questo proposito cfr. Carlo Papini, Valdo di Lione e i «poveri nello spirito». Il primo secolo del
movimento valdese. (1170-1270), Torino, Claudiana, 2001, pp. 107-110 e Grado Giovanni Merlo, Valdo.
L’eretico di Lione, Torino, Claudiana, 2010, pp. 47-55.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

41

�Nuovo Testamento e traduzioni (integrali o di alcuni capitoli) di alcuni libri del Vecchio
Testamento (in particolare Proverbi, Ecclesiaste e Cantico dei Cantici, ma anche Genesi e
Giobbe) e dei libri apocrifi (Sapienza, Ecclesiastico, Tobia, Maccabei, Orazione di
Manasse)18. La predilezione per i libri sapienziali fa pensare che nell’Antico Testamento e nei
libri apocrifi i Valdesi medievali ricercassero le norme comportamentali e i consigli utili per
resistere alle avversità della loro condizione di perseguitati19.
b) Sermoni. I tratti formali e stilistici che individuano la tipologia testuale del sermone
risultano piuttosto fluttuanti20 considerando, tra gli altri aspetti, che con il termine sermone si
indicava, nel Medioevo, gran parte di ciò che si scriveva o pronunciava21. In estrema sintesi, e
sicuramente banalizzando, si può dire che il sermone valdese parte da una pericope biblica e,
attraverso molte citazioni dirette introdotte da formule quali “è scritto che” o “si dice che”,
commenta il testo in oggetto ammonendo ed esortando il pubblico.
Fino a poco tempo fa non si conosceva il numero esatto di sermoni presenti nel corpus: erano
state proposte cifre anche molto diverse tra di loro22; ora, in seguito alla tesi di dottorato di
Silvia Vigna Surìa, sappiamo che i sermoni presenti nei manoscritti valdesi sono 162, di cui la
maggior parte (136) attestati in una sola copia e un piccolo gruppo (i restanti 26) attestati in
più copie nei diversi manoscritti23. I rapporti tra le copie di uno stesso sermone non sono
ancora molto chiari, così come non è chiaro il rapporto tra i testi che ci sono stati tramandati e
la predicazione effettivamente pronunciata.
c) Trattati. Piuttosto numerosi sono anche i trattati morali ed edificanti, dei quali, però,
non si conosce ancora il numero esatto24. Si tratta di prose di diversa ampiezza che riprendono
testi cattolici o del movimento hussito-taborita. Tra gli altri, particolare interesse riveste il
cosiddetto Bestiario, esemplare del genere – molto diffuso nel Medioevo – che descrive le
presunte proprietà degli animali collegando a ciascuna di esse un significato morale.
d) Poemetti. Nel corpus sono presenti diverse copie di otto poemetti in versi che
avevano lo scopo di illustrare argomenti biblico-teologici. L’uso dei versi favoriva
l’apprendimento a memoria del testo “in un mondo di illetterati in cui la preponderanza
dell’orale è schiacciante”25. Il più importante di questi testi è La nobile Lezione che, in 492

18

In un manoscritto è presente anche un “adattamento valdese” (l’espressione è di Enea Balmas) de Il
Pastore di Erma, per cui rimando a Remo Cacitti, Il Pastore tra i Valdesi. Osservazioni intorno alla fortuna di
Erma nella dissidenza religiosa europea, in Valdesi Medievali, Atti del Convegno “Bilanci e prospettive di
ricerca sui Valdesi Medievali” (Milano, 23-24 ottobre 2008), a cura di Marina Benedetti, Torino, Claudiana,
2009, pp. 225-243.
19
Come ha sostenuto Luciana Borghi Cedrini nella recensione a Maria Carla Marinoni, La versione valdese
del Libro di Tobia, in «Medioevo romanzo», XIV (1989), pp. 129-136.
20
Un’ampia analisi di questi tratti è fornita da Silvia Vigna Surìa, Censimento dei sermoni dell’antica
letteratura valdese, cit., pp. 23-27.
21
Cfr. Dictionnaire des lettres françaises. Le Moyen Age, ouvrage preparé par Robert Bossuat, Louis
Pichard, Guy Raynaud de Lage, Georges Grente, Geneviève Hasenohr, Michel Zink, Paris, Faynard, 1964, p.
1376: “Sous le nom de sermon on comprend une partie considerable de ce qui a été écrit ou pronounce au Moyen
Age”.
22
Per citare soltanto i due estremi, nel 1974 Gonnet e Molnár avevano indicato un numero di sermoni tra 60
e 80 (cfr. Jean Gonnet-Amedeo Molnár, Les Vaudois au Moyen Age, Torino, Claudiana, 1974, p. 366), più
recentemente Anne Brenon ne ha contati più di 200 (Cfr. Anne Brenon, Les archipels cathares, Cahors, Dire,
2000, p. 312. La studiosa aveva già proposto questo dato in altre occasioni a partire dal 1979).
23
Cfr. Silvia Vigna Surìa, Censimento dei sermoni dell’antica letteratura valdese, cit,, in particolare pagine
35-38.
24
Secondo Anne Brenon, Survivances «cathares» dans les manuscrits vaudois du XVe siècle, in Effacement
du catharisme? (XIIIe-XIVe siècle), Paris, Privat (Cahiers de Fanjeaux, 20), 1985, p. 140 vi sarebbero, nei
manoscritti valdesi, 229 tra sermoni e trattati.
25
Pierrette Paravy, De la chrétienté romaine a la Réforme en Dauphiné, Paris, École française de Rome,
1993, vol. II, p. 1123.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

42

�versi, riprende gli episodi biblici più importanti, ricavando da ciascuno di essi un
insegnamento. Di questo testo esiste una recente edizione con traduzione italiana26.
Nonostante le piccole dimensioni, il corpus è – come definito dalla Professoressa Borghi
Cedrini che ne ha studiato lungamente i manoscritti – “la più eccezionale” tra le eccezioni non
liriche della letteratura medievale in lingua d’oc27. Tale eccezionalità riguarda il profilo storico
e quello linguistico.
Dal punto di vista storico, infatti, i manoscritti dell’antica letteratura valdese
rappresentano un unicum all’interno del panorama romanzo, in quanto sono l’unica
testimonianza diretta di un movimento ereticale – o, meglio, definito ereticale – che scrive di
sé, che ci ha lasciato qualcosa dall’interno sul proprio iter storico.
Dal punto di vista linguistico il corpus manoscritto antico valdese è molto importante
per la lingua attestata, una variante alpina della lingua d’oc dei trovatori. È stata proprio questa
peculiarità relativa alla lingua ad aver impacciato lo studio del corpus. Infatti, le discordanze
tra la lingua di questi manoscritti con la koiné dei codici trobadorici del XIII-XIV secolo da un
lato e con le varietà locali odierne delle Valli Valdesi dall’altro ha fatto sì che per molto tempo
non si sia riconosciuta questa lingua come appartenente alla famiglia d’oc, almeno fino agli
studi di Raynouard della prima metà dell’Ottocento28.
A mo’ di esemplificazione si possono riportare i primi versi de La Nobla Leiçon29 nei
quali possono essere notate alcune caratteristiche della lingua valdese antica.
O fraires, entende una nobla leiçon:
sovent deven velhar e istar en oracion,
car nos veen aquest mont esser pres del chavon.
Mot curios deorian esser de bonas obras far,
car nos veen aquest mont de la fin apropiar.
Ben ha mil e cent anç compli entierament
que fo [e]scripta l’ora; c’ar sen al derier temp.
Poc deorian cubitar car sen al remanent
(vv. 1-8)

Si possono riscontrare alcuni elementi di continuità tra il valdese antico e quello
moderno, come ad esempio mont (v. 3) in cui è mantenuta la t dopo la n, diversamente da
alcune varietà della lingua d’oc “classica”30. A fronte di alcune caratteristiche comuni sono
rintracciabili alcuni fenomeni che differenziano il valdese antico da quello moderno. È il caso
di fraires (v. 1), tipico esempio di plurale con -s finale. Al contrario delle varietà odierne, in
cui generalmente la distinzione singolare/plurale è affidata nel maschile all’articolo, nel
valdese antico (o almeno in alcuni di questi testi) si nota ancora il plurale sigmatico31. Per
26

Si tratta di Carlo Papini (a cura di), La nobile lezione. La Noble Leiçon. Poemetto medievale valdese,
nuova edizione con introduzione e note di Carlo Papini e traduzione di Luciana Borghi Cedrini [testo critico di
De Stefano 1909], Torino, Claudiana, 2003.
27
Cfr. Luciana Borghi Cedrini, Ai margini della letteratura d’oc. I manoscritti valdesi, in Storia della civiltà
letteraria francese diretta da Lionello Sozzi, Torino, UTET, 1993, parte IX, La letteratura occitanica, p. 2007.
28
François Raynouard pubblica nel 1817 Choix des poésies originales des troubadours, opera nella quale
inserisce parti di poemetti valdesi per dimostrare l’appartenenza della lingua valdese alla famiglia d’oc, e in
Lexique roman ou Dictionnaire de la langue des troubadours, pubblicata tra il 1836 e il 1844, include alcuni
vocaboli di essa.
29
La nobile lezione. La Nobla Leiçon. Poemetto medievale valdese, nuova edizione con introduzione e note
di Carlo Papini e traduzione di Luciana Borghi Cedrini [testo critico di De Stefano 1909], Torino, Claudiana,
2003.
30
Cfr. Franco Bronzat, Lingua “valdese” e occitano alpino: parentele morfo-fonetiche e lessicali, in
«Bollettino della Società di Studi Valdesi», 197 (2005), p. 69.
31
Attualmente la s del plurale è segnalata solo in Alta Val Chisone e in Valle di Susa, cfr. Franco Bronzat,
Lingua “valdese” e occitano alpino: parentele morfo-fonetiche e lessicali, cit., p. 85: “l’s del plurale […],

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

43

�quanto riguarda il femminile, nelle varietà odierne, generalmente, si perde la -s del plurale –
nel nostro testo ancora presente in bonas obras (v. 4) – e l’opposizione tra singolare e plurale è
garantita dalla desinenza -a del plurale in opposizione al singolare in -o o, in alcuni casi,
dall’articolo. Un’altra differenza è la presenza, nel valdese antico, della -r finale negli infiniti,
diversamente dalle parlate odierne che hanno perso questa caratteristica; un retaggio della -r
finale è riconoscibile oggi nella Val Germanasca e nella bassa Val Chisone in alcuni costrutti
come far-ou “farlo”32 e anche in alcune valli del Cuneese.
Le prime notizie sui “nostri” manoscritti risalgono ai primi storici del Valdismo delle
Valli: mentre il Flacio ne è a conoscenza (nel 1556) ma non li ha potuti consultare
direttamente, qualche anno più tardi, sul finire del secolo, Girolamo Miolo dichiara di aver
avuto tra le mani “i libri de i Barba”33.
All’inizio del XVII secolo, il pastore di Lione Jean Paul Perrin cura una parziale
pubblicazione dei manoscritti valdesi nella sua Histoire des Vaudois et des Albigeois,
composta su incarico del Sinodo di Embrun del 1603 e pubblicata a Ginevra nel 161834. Per il
suo studio, Perrin riceve numerosi manoscritti dai pastori delle Valli – di cui fornisce una
descrizione nel VII capitolo della prima parte della sua opera, l’Histoire des Vaudois appunto
– che successivamente disperde. Alcuni di questi vengono acquistati da un erudito
collezionista di manoscritti e opere a stampa, James Ussher (1581-1656), arcivescovo
anglicano di Armagh, nei pressi di Dublino, che è interessato ad avere i manoscritti valdesi per
il proseguimento della sua opera De ecclesiarum Christianarum successione nella quale
“intendeva mostrare e dimostrare la presenza di una chiesa visibile di “veri cristiani” che si era
protratta fino alla Riforma, una chiesa che non era stata contaminata dagli errori
dell’istituzione cattolico-romana”35. Pochi anni dopo la morte di Ussher, nel 1661, la sua
biblioteca, contenente anche i codici valdesi, viene acquistata da Carlo II che la dona al Trinity
College di Dublino.
Anche Samuel Morland, giunto in Piemonte dopo le Pasque Piemontesi del 1655,
raccoglie un buon numero di manoscritti dai pastori delle Valli che poi deposita presso la
University Library di Cambridge.
Il fondo di Ginevra inizia a costituirsi intorno alla metà del XVII secolo, con i depositi di
Antoine e Jean Léger, nelle mani del pastore Gerard, direttore del Collegio di Ginevra e
bibliotecario dell’annessa Biblioteca36.
Per quanto riguarda la conservazione degli altri manoscritti, a Carpentras è custodita una
Bibbia donata dal vescovo Inguimbert alla sua città nel XVIII secolo, a Digione è custodito un
manoscritto risalente all’inizio del XVI secolo e proveniente da una collezione privata, a
Zurigo è presente una Bibbia valdese della metà del XVI secolo donata nel 1692 all’Università

soprattutto nel settore tra Villaretto Roure - Usseaux, è ancora utilizzato a differenza delle basse valli dove
probabilmente non lo fu mai”.
32
Cfr. Franco Bronzat, Lingua “valdese” e occitano alpino: parentele morfo-fonetiche e lessicali, cit., pp.
90-92.
33
Si ha notizia di una produzione letteraria dei Valdesi medievali già nel XIII secolo; infatti, un frate
francescano dell’epoca, Davide di Augusta, polemizzando contro le dottrine valdesi, parla di una loro produzione
in versi, pur non specificando se in latino o in altra lingua. Cfr. Enea Balmas, Presentazione in Annabella Degan
Checchini (a cura di), Il Vergier de cunsollacion e altri scritti (manoscritto Ge209), Torino, Claudiana, 1979, p.
IV e note.
34
Inizialmente la compilazione di una Histoire era stata affidata a Daniel Chamier, pastore di Montélimar e
personaggio ai vertici della chiesa riformata delfinatese, che però abbandona il progetto, e a Benjamin Cresson,
pastore di Grenoble, che rinuncia anch’egli. Per il percorso che portò alla stesura dell’opera di Perrin cfr. Marina
Benedetti, Il «santo bottino», cit., pp. 9-23.
35
Cfr. Marina Benedetti Il «santo bottino», cit., p. 44.
36
Per informazioni più dettagliate sulla costituzione dei tre fondi, rimando a Marina Benedetti, Il «santo
bottino», cit.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

44

�di Zurigo dal pastore Malanot, a Grenoble si trova un altro codice, risalente alla fine del XIV o
inizio XV secolo, ricevuto in dono nel 177137.
Quasi per ironia della sorte, però, i manoscritti – precocemente salvati e conservati con
cura grazie alla preveggenza e alla coscienza storica di alcuni eruditi del Seicento – sono stati
a lungo dimenticati in alcune delle Biblioteche delle Università citate ed era stato ritenuto che
alcuni di essi fossero scomparsi o addirittura mai esistiti, cosa che affermò nel 1688 il vescovo
cattolico Bossuet riguardo ai manoscritti citati dal Perrin, visto che non c’era modo di
vederli38.
Esemplare è il caso di Cambridge: soltanto nel 1862, grazie alla perspicacia del
bibliotecario Henry Bradshaw, si capì che i manoscritti che sembrava fossero andati perduti
fra gli scaffali della Cambridge University Library erano in realtà sempre stati lì, sullo stesso
scaffale nel quale Morland li aveva fatti collocare. Erano stati solamente spostati un po’ più a
lato per via del piccolo formato e non erano più rintracciabili sui cataloghi perché
erroneamente classificati fra gli scritti in lingua spagnola39. Questo “ritrovamento” suscitò un
rinnovato interesse per i manoscritti valdesi e portò alle ricerche parallele di James Todd nella
Biblioteca del Trinity College di Dublino40.
Ad ogni modo, nonostante l’interesse che si creò intorno ai manoscritti valdesi, né storici
né filologi si avvicinarono ai testi con l’approccio scientifico necessario. Durante l’arco di un
secolo poche furono le pubblicazioni di testi, tanto che nel 1974 Gonnet e Molnár rilevano
che, a quella data, è stata messa a stampa all’incirca la stessa quantità di testi editi nel
Seicento41.
Nel frattempo, però, matura una ripresa d’attenzione alle lingue scritte medievali – di cui
in Italia si fa promotore in primis d’Arco Silvio Avalle – che coinvolge anche i manoscritti
valdesi. In questo clima culturale prende avvio, nel 1971, un progetto di studio e di edizione
dei manoscritti che, pur sospeso dopo poco più di un decennio, produce alcuni risultati: la
pubblicazione di due collane, quella degli Storici Valdesi42 e quella degli Antichi Testi
Valdesi43. Negli anni Ottanta gli studi proseguono con alcune ricerche sulla lingua utilizzata
nei manoscritti e con l’edizione di singoli testi44.
Recentemente, la Casa Editrice Claudiana di Torino, in accordo con la Tavola Valdese e
la Società di Studi Valdesi, ha promosso un progetto volto a predisporre l’edizione critica dei
testi contenuti nel corpus valdese ad iniziare dai sermoni. Il progetto sarà condotto da un
37

Cfr. Silvia Vigna Surìa, Censimento dei sermoni dell’antica letteratura valdese, cit., pp. 7-9, che riprende,
aggiornandole, le informazioni già apparse in Anne Jolliot-Brenon, Les manuscrits littéraires vaudois.
Présentation d’ensemble, in «Cultura neolatina», XXXVIII (1979), pp. 107-108.
38
Cfr. Luciana Borghi Cedrini, L’antica lingua valdese, in Héritage(s). Formazione e trasmissione del
patrimonio culturale valdese, Atti del XLVI Convegno di studi sulla Riforma e sui movimenti religiosi in Italia
(Torre Pellice, 2-3 settembre 2006), a cura di Daniele Jalla, Torino, Claudiana, 2009, p. 227.
39
Cfr. Henry Bradshaw, Discovery of the long lost Morland Manuscripts, comunicazione svolta alla
Cambridge Antiquarian Society il 10 marzo 1862 riportata in James Todd, The Books of the Vaudois. The
waldensian manuscripts preserved in the Library of the Trinity College of Dublin, London-Cambridge,
Macmillan, 1865, pp. 210-223.
40
A seguito di queste ricerche apparve James Todd, The Book of the Vaudois, cit..
41
Cfr. Jean Gonnet-Amedeo Molnár, Les vaudois au Moyen Age, Torino, Claudiana, 1974, p. 322.
42

La collana comprende quattro volumi: (ANONIMO) Histoire memorabile de la guerre faite par le duc de
Savoye Emanuel Philebert contre ses subjectz des Vallées […], s.l., 1561; (ANONIMO) Histoire des
persecutions et guerres faites depuis l’an 1555 jusques en l’an 1561 contre le peuple appelé Vaudois, qui est aux
Vallées d’Angrogne, Lucerne, Sainct Martin, la Perouse et autres du pays du Piedmont, s.l. (Ginevra), 1562; G.
Miolo, Historia breve &amp; vera de gl’affari de i Valdesi delle Valli (1587) e D. Bouteroue, Bref discours des
persecutions du Marquisat de Saluces, Ginevra, 1620.
43
La collana comprende due volumi: i già citati Il Vergier de cunsollacion ed altri scritti (ms. Ge 209), a
cura di A. Degan Checchini, Torino, Claudiana, 1979 e Vertuz e altri scritti (ms. GE 206), a cura di M. Dal
Corso-L. Borghi Cedrini, Torino, Claudiana, 1984.
44
Un quadro d’insieme degli studi sui manoscritti letterari valdesi è stato ripercorso, in ultimo, da Luciana
Borghi Cedrini, L’antica lingua valdese, cit., pp. 231-236.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

45

�gruppo di giovani laureati in Filologia Romanza sotto la guida della Professoressa Borghi
Cedrini che coordinerà l’équipe e le varie fasi del lavoro.
Ci sono tutte le premesse, quindi, perché lo studio dei manoscritti valdesi sia finalmente
condotto sistematicamente e portato a termine.
Gli “antenati” valdesi ci hanno lasciato in eredità un piccolo, ma importante, patrimonio
che chiede di essere studiato e conosciuto; un lascito che abbandonò secoli fa – e forse non del
tutto volontariamente – proprio queste valli per iniziare un viaggio pieno di peripezie e non
ancora del tutto chiarito nei suoi dettagli, un viaggio che non è ancora finito e che ha ancora
molto da dire: dal “diario” di una minoranza religiosa emerge a chiare lettere un esempio di
perseveranza nelle difficoltà che può essere ancora oggi un esempio e un incoraggiamento.

Matteo Rivoira
Chiederei ora a Salvagno di guidarci… Come ho detto questa mattina Claudio è poeta,
poeta impegnato che, da lungo tempo scrive in occitano, è attivo sul territorio, si occupa anche
di promozione culturale, quindi è la persona più indicata a guidarci in un viaggio nella poesia
attuale occitana.

Claudio Salvagno
Aprèe la mort – La poesia occitana al XX secolo
Una premessa: essendo più che altro lettore di poesia, invitato per una conferenza non
posso far altro che riproporre mie letture personali, cioè una parte minima di poesie amate, che
costituiscono, - o meglio hanno costituito - più che il mio curriculum vite, il vivere stesso. Nel
senso che sono entrate dentro di me per motivi invisibili, allo stesso modo con il quale mi
entra dentro l’aria: lo spir che a tratti risoffio sulla carta senza sapere.
Quindi non vorrei che si prendesse alla lettera il titolo dato a questa conferenza, dal momento
che per presentare la letteratura occitana, o meglio la poesia occitana del Novecento - con
tanto di date ottocentesche e proficui prologhi nel secondo millennio, “i poeti hanno spesso
l’ardire di vivere a cavallo dei secoli” - non basterebbe né un’ora, né un giorno. Il tempo non
basterebbe nemmeno per elencare i nomi dei poeti inseriti nelle varie antologie, pensiamo poi
a tutti quei poeti altrettanto importanti che per vari motivi dalle antologie sono stati esclusi.
In fondo stiamo parlando di un’area geografica-linguistica che, occhio e croce, è grande come
mezza Italia, o se preferite poco meno di mezza Francia.
Dunque, avendo dovuto scegliere, non ho affatto scelto, la poesia risponde più che all’Io
dell’autore, all’Io plurimo. Un poeta è fatto di tanti poeti, “ci vogliono poi tanti poeti per fare
una lingua”.
Dunque non date credito a me, ma date credito alla poesia stessa.
Così ci dice Iosif Brodskij dopo un approfondito corso di letteratura inglese nei lager
russi:
“Poiché le civiltà sono qualcosa di finito, nella vita di ognuna viene un momento in cui il
centro non tiene più. Ciò che le salva non è la forza delle legioni, ma quella della lingua. Così
fu per Roma e, prima, per la Grecia ellenica. Il compito di tenere allora, ricade sugli uomini
delle province, della periferia. Contrariamente a quanto si crede di solito, la periferia non è il
luogo in cui finisce il mondo, ma è proprio il luogo in cui si decanta. È un fenomeno che
riguarda la lingua non meno che l’occhio”.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Allora dico io: oggi in Occitania più che mai vale il discorso di una lingua sedimentata e
fiorita tra gli anni mille per circa due/tre secoli. Suoni latini amabilmente e mirabilmente
rielaborati. Suoni di suoni. Suoni di luoghi che resistono, dove resiste questo duro sedimento,
sillabico. Dove la lingua sedimentata, fermata ma poi per questioni politiche si è frammentata.
Il sedimento è rimasto, i suoni si sono moltiplicati, una coperta che è diventata trama, rete
dove più che il parlante è il poeta il pesce rimasto impigliato, solo a testimoniare.
Se poi si parla di Poesia, cioè di quei suoni che arrivano all’ascoltatore prima ancora che
gli giunga il senso. Se ogni poeta è un “usignolo che canta”. Se è vero, come dice il nobel
Derek Walcott, che «Le vere biografie dei poeti sono come quelle degli uccelli», io partirei dal
presupposto che la poesia è una lingua nella lingua, ma una lingua che va un po’ più in là: una
lingua che va oltre il confine, oltre la propria residenza terrena, oltre la regione apparente che i
linguisti gli hanno assegnato. Non a caso i linguisti giungono in visita dopo, dopo che una
lingua si è fermata e ha trovato il suo posto, casa, luogo, logos.
Dopo che il poeta ha puntato al centro del proprio universo il compasso e ha descritto il
suo cerchio, dopo che ha disposto il suo quadrato imperfetto con i margini della poesia, dopo
che la scrittura si è posteggiata con i suoi versi negli spazi vuoti. Dopo che l’auto (autor) è
entrata in uno spazio che prima era oscuro al pilota stesso, dopo che la poesia è stata letta,
ascoltata, stampata.
Dopotutto la poesia come la lingua non è altro che un veicolo per nominare cose e per
andare in altri luoghi che senza di lei non esisterebbero.
Ecco un singolare cortocircuito poetico che è assieme una metafora di come un semplice
suono possa passare da un poeta all’altro. Pasolini racconta come è nata l’idea di scrivere la
sua prima poesia: affacciato un mattino al balcone materno di Casarsa sente la parola
“rosada”, da lì, da quella parola, partì la sua scrittura. Pierre Bec (Peire il poeta e filologo
occitano) sentito il dialetto di Casarsa tradurrà la Nova Gioventù in occitano.
È dunque il lettore che insegue la biografia del poeta, biografia che sta nelle sue vocali,
nelle sibilanti, nella sua metrica, nelle rime e nelle metafore. Brodskij più avanti continua:
“Così sapremo che l’opera complessiva di un poeta è una testimonianza resa al miracolo
dell’esistenza ed è sempre, in un certo senso, un vangelo i cui versetti convertono il loro stesso
autore più radicalmente di quanto non convertano il suo pubblico”.
Così traduce il nostro Mistral : “Parla alla pietra nella sua lingua e al suono della tua
parola la montagna precipiterà nella valle”. Mistral, il nome mi pare d’averlo già sentito:
insomma bisogna scrivere esattamente quello che si ha davanti e in più, aggiungo io, farne una
poesia, un poema. Se poi invece che un poema uno ne fa tre e poi continua a scrivere come un
ossesso inarrestabile fino alla morte, bisogna ripartire da dove Lui è arrivato. Partiamo dal
poema che lo ha reso nobel. Partiamo dalla morte: «Quando muore un poeta muore una
lingua». Partirei da questo assunto russo, pronunciato da Anna Achmàtova al funerale
dell’amica Marina Cvetaeva.
Nella Mireio, chi è Mireio, se non il Giovane Mistral? non “lui - Mistral uomo”, ma “lui
- Mistral Mireio”. L’Io-Lei, lei che diventa Lingua e attraverso la bocca della Bella del Mas di
Falabrego, parla e fa vivere la lingua di Maillano: la lingua Materna. Lingua che attraverso
varie vicissitudini morirà nella chiesa delle sante Marie. La grandiosità sta qui: nell’inconscio
poetico, nella paura che la lingua materna muoia. Quindi Mistral la salva. Come? Semplice, la
salva, salva la lingua facendola prima morire. Muore Mireio, muore una parte della lingua
materna, muore il dialetto, per far nascere un'altra lingua. Una lingua rivisitata e man mano
rivitalizzata.
Nei poemi successivi la Lingua evolverà ancora, si farà sempre più ampia, per poi
allargarsi come un fiume, che sfocerà definitivamente in quel testamento linguistico, che è il
Tresor Dou Felibrige.
Mireio, e siamo di fronte a un brano di felicità tragica.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�CANT DOUGEN
LA MORT
Au pais dis arange, à l’ouro
Que lo jour de Dièu s’esvapouro ;
E que li pescadou, qu’an cala si jambin,
Tiron si barco à la calanco;
E que, leissant parti la branco,
Sus la cabesso vo sus l’anco
Li chato en s’ajudant cargon si plen gourbin;
Di ribo ounte l’ Argèns varaio,
Di plano, di coulet, di draio,
S’enausso peralin un long Cor de cansoun.
Mai belamen de la cabruno,
Cant d’amour, èr de cantabruno,
Pau-à-Pau dins li colo bruno
S’esperdon, e vèn l’oumbro emè la languisoun.
Di Mario que s’envoulavon
Ansin li paraulo calavon,
Calavon pau-à-pau, de nivo en nivo d’or:
Semblavo un resson de cantico,
Semblavo un liuencho musico
Qu’en dessus de la glèsio antico
S’enanavo emè l’auro. Elo, sèmblo que dor,
E que pantaio ageinouiado,
E qu’uno estranjo souleiado
Encourouno soun front de nouvèlli bèuta.
...
CANTO XII
LA MORTE
Nel bel paese degli aranci, nell’ora
che il giorno del Signore trascolora,
e i pescator, che tese hanno le reti in mar,
tirano in secco la barchetta stanca,
e le fanciulle lasciano la branca
per aiutarsi a mettere sull’anca
o sul capo le ceste che attesero a colmar.
dalle rive fra cui serpeggia e cola
l’Argèns, da piani e colli, monta e vola
un prolungato coro di lontane canzon.
Ma belare di capre e di caprette,
canti d’amore, suon di zampognette,
muoiono fra le brune collinette,
e la sera discende, grave di commozion.
Così delle Marie, che risalivano
in cielo, le parole si sentivano,
fra le nuvole d’oro, man mano illanguidir,
pari all’eco di un cantico vanente,
pari al suon di una musica morente,

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�ch’oltre la chiesa antica, lentamente,
si perdesse nell’aria...Mirella par dormir,
Mirella par sognare, in ginocchioni.
Sembra che un nimbo d’oro le incoroni
la fronte luminosa di novella beltà!

...
Ma se come dicevamo “un poeta è fatto di molti poeti”, quanti poeti ci vogliono per fare
una lingua?
Proviamo a partire da un centro e tentiamo una geografia altra. Cosa succede in Italia
cinquant’anni dopo la morte di Mistral? Morte radiosa, il cui eco giunge nelle nostre coumbe
negli anni sessanta, dove la civiltà alpina vive un esodo drammatico. Esodo così ben descritto
da Nuto Revelli nel suo “Il mondo dei vinti”. Esodo vissuto direttamente da un importate
testimone, da un contadino, sindaco e amministratore, ma sopratutto da un poeta e scrittore di
Elva, Piero Raina, che in un incontro con lo scrittore cuneese ha forse suggerito il titolo.
TOUBAREN I CAZEI DI VILAGE
Toumbaren i cazei di vilage
Sle mountanhe abandounà,
Un al bot, senso tapage,
i cazei d’le noste ruà.
Bouch d’erbo biancho, bossou sarvage
Enfoungaren le bianque rei
Ai pe d’aque’les muraies
Esquiapà da l’auro e dal soulei
Per chuchar i umur
Amar d’le noste grime,
Di nosti sudur
Fraire sien de batù
En bram perdù,
La saraio de na storio doulourouzo
Troup de sarvan lou sero
Saiaren dai souchere tenebrouze
Per viroundar sle quintane silensiouze
Ad escoutar le vous misteriouze
Que dousse encaro dapè i lindal
Dezert di meizoun
Countaren le storie di minà;
Entant que la serp estremà
Durmarè sout le peire
Rousse di fouier tupì
E i oss jaun di reire
Spouncharen a l’albo
Dai muret deschaousà di ort.
Laisà fraire la tero di paire!
Scapà fraire da la tero di mort!
A sudar val pus la peno,
A piourar sierv pus a nhente.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�CADRANNO I CASOLARI DEI VILLAGGI
Cadranno i casolari dei villaggi
Sulla montagna abbandonata,
Uno alla volta, senza rumore,
I casolari delle nostre borgate.
Cespi d’assenzio, roseti selvaggi
Affonderanno le bianche radici
Ai piedi di quei muri
Spaccati dal vento e dal sole
Persuggere gli umori
Amari delle nostre lacrime,
Dei nostri sudori
Siamo dei vinti fratelli,
Un grido perduto,
La fine di una storia dolorosa.
Torme di silvani la sera
Usciranno dalle ceppaie tenebrose
Per aggirarsi nei vicoli silenziosi
Ad ascoltare le voci misteriose
Che soavi, ancora presso le soglie
Deserte delle case,
Racconteranno le favole dei bimbi;
Mentre l’aspide nascosta
Dormirà sotto le pietre
Rosse dei focolari spenti
E le ossa gialle degli antenati
Affioreranno all’alba
Dai muretti scalzati degli orti.
Lasciate fratelli la terra dei padri!
Fuggite fratelli la terra dei morti!
Sudare non vale più la pena,
Piangere non vale più a niente.

Solo Delacroix ha saputo far di meglio, quando ha rappresentato un episodio della guerra
di indipendenza greca. Mentre Raina sconfitto suona il suo violino sul campo di battaglia, nel
Midi qualcuno grida contro la morte e prende le armi per la vita.
Ives Roqueta: classe 1936, forse più di sessanta pubblicazioni, uomo di teatro, secondo
Robert Lafont il più importante poeta della sua generazione.
EN ARMAS
Nostra mòrt l’aven
talament luònta en arrèr
i a talament de temps
que lo prèire de servici
dins un cementèri vièlh de la vila
escampèt sus nostra caissa
la darrièra palada de tèrra
que la mòrt
pòt pas ren sus nosautres
Aquò’s coma s’èrem estats

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�batejats
non pas dins l’esperit
mas dins la glèva
e ara glèva siam
Rastolhs son nostres pialses
e calha o lèbre es nostre còr
Del cap als pès siam vestits
de lusernas
verds de colera
en armas
coma de castanhièrs
abitats del bonur de la trochas
dins lou rabaladis del temps
D’aqueste e de tot autre
se ne pòt i aver mai.
IN ARMI
La nostra morte l’abbiamo
talmente allontanata indietro
ed è così tanto tempo
che il prete di servizio
dentro un cimitero vecchio del paese
ha gettato sopra la nostra cassa
l’ultima palata di terra
che la morte
non può più nulla su di noi
Così come siamo stati
battezzati
non dentro lo spirito
ma nella zolla
e ora zolla siamo
Stoppie i nostri capelli
e quaglia o lepre il nostro cuore
Da capo a piedi siamo vestiti
di trifoglio
verdi di collera
in armi
come dei castagni
abitati dalla fortuna delle trote
dentro la baraonda del tempo
Di questo tempo e di tutto l’altro
se ne può avere abbastanza.

Dunque non morenti o dormienti, ma “in armi”. Le armi che la poesia passa da una
generazione all’altra, le armi che un poeta forgia e che affida ad un altro o, come è il nostro
caso, dall’allievo passiamo al maestro, Max Rouquette. Nato ad Argeliers nel 1908, scomparso
nel 2005, la sua “Medea” è stata rappresentata ad agosto di quest’anno durante il festival di
Segesta, in prima nazionale. Ha una bibliografia enorme, traduttore di Dante, è considerato
uno tra i maggiori scrittori francesi del novecento. Siamo ancora in Languedoc.
La poesia che traduco qui, è tratta da un'antologia della poesia occitana apparsa sulla rivista,
Reduccions, per conto dell’Istituciò de les Letres Catalanes (ottobre 1991, nùmeros 50-51).
“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�LO SILENCI
Ai longtemps servat lo silenci
sus l’aiga qu’emplena lo potz,
fosca de sos secrèts lontans,
pensativa sus sos rebats.
Dau cèl s’estampava l’imatge,
de l’infern un ombra de flamba.
Era, amudida, aquela votz
qu’un pòble escond dins sa garganta.
Un pòble a man de s’esvanir.
Ara mon pè toca la lausa
la grèva lausa de la patz.
Tot just ai lo temps de parlar.
Coma que vengue e que ne vire,
es vengut lo temps de parlar.
IL SILENZIO
Ho conservato a lungo il silenzio
sopra l’acqua che riempie il pozzo,
fosca dei suoi segreti lontani,
pensosa sui suoi riflessi.
Dal cielo si stampava l’immagine,
dell'inferno un’ombra di fiamma.
Era, ammutolita, quella voce
che un popolo nasconde dentro la sua gola.
Un popolo sul punto di svanire.
Ora il mio piede tocca l’ardesia
la pesante ardesia della pace.
Ho appena il tempo di parlare.
Comunque, venga e giri,
è venuto il momento di parlare.

La poesia come forma di civiltà che contiene dentro di sé già tutta la geografia.
Una civiltà, dove ogni lingua, ogni cultura, trovi il proprio spazio, il proprio
riconoscimento e la pari dignità. Non sono certo le lingue che creano l’incompreso. Parliamo,
parliamo, parliamo e spesso non diciamo nulla. La poesia rivela. La poesia come soffio,
pneuma, spirito, anima. Poesia come azione, dal greco poiesis che vuol dire “fare”. Si dice
anche “fare poesia”, “fare musica”. Quasi fosse una ghironda; il cantato dei tasti, ogni tasto
una regione linguistica, e il basso continuo, l’antica lingua dei trovatori.
La musica stavolta viene dal lontano Limosino e a suonarla è la penna di Marcèla
Delpastre, che ha smesso di scrivere nel 1998. Nata nel 1925, poetessa contadina, ci ha
lasciato sei volumi di poesia, più parecchi inediti. Traduco qui dal libro “Saumes Pagans”,
Edicions Dau Chamin De Sent Jaume, presentato dall’editore in occasione del Festival
dell’Autore svoltosi a Cuneo.
LAUS DE LA MAN
Entre tot lauvarai la man . Cinc dets. Lo ponh barrat,
l’aousel que duerm, emb la testa jos l’ala.
Cinc dets. Lo ponh que se despleja coma ‘na ala, la fuelha de mai

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�L’aousel que se desvelha. La testa , las pautas , lo
bec. La man viventa. Te lauvarai.
La man que se duerbe e s’estend vers l’aoubre e vers lo pan, vers l’ombra e lo solelh, e la
chalor dau fuec.
La man qu’es facha per prener lo pan de la poncha daus
dets, lo rasim sus la brancha , e lo cròs de la man per culhir l’aiga entre las peiras.
Tot çò que se beu tot so que se minja. E per portar au
cors çò que la vai. Te lauvarai.
La man qu’es facha per maniar la terra, per levar la
gleva e per la trabalhar, per semenar lo blat dins los perfums de la darriera. Ma man, te lauvarai.
La man qu’es facha per prestir lo pan, l’argiou e la charn
tendra. Que sap tener, que sap portar.
Que fai montar lo grun de la grana viventa, e lo panier
de las cliças, e lo plaser dau còrs coma ‘na flamba. Que sap
bastir, que sap flatar.
Que sap defendre sa vita, lo ponh barrat sus lo coteu. E
que se duebre sus la femna.
La man dura coma la raiç, coma la peira. E que coneis
charn contra la charn la doçor de la femna e la chalor dau
sang, la peu umana.
La man qu’arresta lo taureu, que reten lo chavau. E que
ne garda pas lo vent.
La man sabenta. Que forma lo gatge , e que ne’n fai tot
çò que chau. La man poderosa sus la vita e sus la mòrt.
Que embraça l’aubre o be l’amor.
La man que fai, la man que sap, la man que tròba.
Poderosa sus l’avenir e la memoria.
T’ai lauvat, man de l’ome. Te lauvarai d’enguera.
Quand te pausas sus la seda dau ciau e lo miralh de l’aiga,
quand t’enduermes dins lo bonaur,
quand te levas per la cridada, quand te dreças per la
dolor, quand te juntas per la pregiera,
quand te juntas emb l’autra man, la man de l’autre, que
fas un liam entre dos còrs, d’una arma a l’autra. Te lauvarai, d’enguera.
Quand laissas ‘nar las mans que te teniàn sus questa
terra,e que tombas dins lo temps mòrt.
LODE DELLA MANO
Fra tutto loderò la mano. Cinque dita. Il pugno chiuso,
l’uccello che dorme, con la testa sotto l’ala.
Cinque dita . Il pugno che si dispiega come un ala, la foglia di maggio. L’uccello che si risveglia. La testa , le zampe, il
becco. La mano animata. Ti loderò.
La mano che si apre e si stende verso l’albero e verso il
pane, verso l’ombra e verso il sole, e il calore del fuoco.
La mano che è fatta per prendere il pane con la punta delle
dita, il grappolo sul tralcio, e il cavo della mano per raccogliere l’acqua tra le pietre.
Tutto quello che si beve , tutto quello che si mangia. E per portare al

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�corpo ciò ch’è necessario. Ti loderò
La mano ch’è fatta per maneggiare la terra, per alzare la
zolla e per lavorarla, per seminare il grano tra i profumi
dell’autunno. Mia mano, ti loderò.
La mano che è fatta per impastare il pane , l’argilla e la carne
tenera. Che sa tenere, che sa portare.
Che fa salire il granello di seme vivente, e il cesto
di stecchi; e il piacere del corpo come una fiamma. Che sa
costruire, che sa accarezzare.
Che sa difendere la vita, il pugno chiuso sopra il coltello. E
che si apre sulla donna.
La mano dura come la radice, come la pietra. E che conosce
carne contro carne la dolcezza della donna e il calore del
sangue, la pelle umana.
La mano che ferma il toro, che trattiene il cavallo. E che
non guarda il vento.
La mano sapiente. Che forma l’utensile, e che ne fa tutto
ciò ch’è necessario. La mano poderosa sulla vita e sulla morte.
Che abbraccia l’albero oppure l’amore.
La mano che fa, la mano che sa, la mano che trova.
Poderosa sull’avvenire e sulla memoria.
Ti ho lodata, mano dell’uomo. Ti loderò ancora.
Quando ti posi sulla seta del cielo e lo specchio dell’acqua,
quando ti addormenti nella buonasorte,
quando ti alzi per il grido, quando ti drizzi per il
dolore, quando ti unisci per la preghiera,
quando ti unisci con l’altra mano, la mano dell’altro, che
fa un legame tra due cuori, da un’anima all’altra. Ti loderò,
ti loderò ancora.
Quando lasci le mani che ti tenevano su questa
terra, e che cadi dentro il tempo morto.

La solitaria Marcela che sposa “La lenga que tant me platz”, il titolo del suo primo
lavoro, Marcela che, in un suo verso, ci ricorda: «se non hai l’amore non hai nulla». A nulla
infatti era servito il suo bacalaureat in Filosofia, se non per trasformarla in contadina - amante
della terra.
Terra mia, lingua mia - amore mio - amore lontano - amore - amore motore - amore azione.
Amore e Poesia: ecco l’enigma irrisolvibile - poesia e mito, il mito dei luoghi.
La felicità sta forse nelle situazioni geografiche - mito - amore - luogo - logos, quindi ancora
discorso parola, verso, luogo labirintico dal quale risponde il poeta.
Felip Gardy: nato a Chalon-sur-Saône nel 1948, continua a peregrinare tra Bordeaux e
Montpellier. Una buona parte del suo lavoro è rivolto alla critica letteraria ed in particolare
allo studio del periodo barocco. La sua poesia è in un provenzale appreso, la sua lingua di
famiglia era il francese, doppio onore che serve ancora una volta a dimostrare la magia
incantatrice dei suoni.
Quora te menarai a Barcelona, te mostrarai li pichoti nìvols
espelofidas de mon enfança. Quora te menarai a Barcelona
- serà un mes de junh, i detz oras dau matin, per amòr qu’ant au vòlon li reproverbis - anaren drech davant nosautres e culhirem
quand nos serem aimats quelis erbas ancianas que

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�balhan per sempre l’oblit.
Sias tu
lo laberint ont moriss
se pèrde mon tèmps
a dessenhar
sus lo trepador
li set biais de faire l’amor
sènsa t’aimar
que m’aguèsson en òdi
li femnas di vèstits negres
que pregan
de genolhons davant lis autars daurats
di glèsias catalanas
Traduzione
Quando ti porterò a Barcellona, ti mostrerò le piccole nuvole
scarmigliate della mia infanzia. Quando ti porterò a Barcellona
- sarà un mese di giugno, e le dieci del mattino, perchè così vogliono
i proverbiù - andremo dritto davanti a noi e raccoglieremo quando saremo amati
quelle erbe antiche che danno per sempre l’oblio
sei tu
il labirinto dove muore
e si perde il mio tempo
a disegnare
sul marciapiede
i sette modi di fare l’amore
senza amarti
che mi abbiano in odio
le donne in nero
che pregano
in ginocchiate davanti agli altari dorati
delle chiese catalane.

Dunque amore mio, lingua mia, sei tu il labirinto, in cui mi perdo e mi ritrovo. Nel labirinto
occitano non mancano le regioni desertiche, cambia la geografia, ma il testimone linguistico
rimane fermo al proprio posto.
Sentiamo ora questo guascone, che chiamerei “olandese volante” questo miscuglio di
arcaismo e fonetico e invenzione.
Bernard Manciet, nato a Sabres nel 1923, nel cuore delle Landes: la regione atlantica a sud di
Bordeaux. Ha di quella regione il vento in pancia. Partito dalla regione dei trampoli e delle
cornamuse, questo poeta ha girovagato per mezzo mondo come diplomatico della Repubblica
francese, portando la sua voce fino in terra russa. Giocoliere della parola, in un’attività poetica
febbrile, ha costruito una delle opere della letteratura d’oc tra le più consistenti. Basta pensare
al poema “L’enterrament a Sabres” (1989). Da quando nel 1985 al festival occitano di Eysines
(tre o quattro Paesi più in là di Sabre), nella banlieue bordelaise, inizia il connubio col pianista
jazz Bernard Lubat, il vento delle Landes si è fatto focoso, e la sua voce non cessa, visto che
anche dopo la sua scomparsa nel 2005 è reperibile su cd. Provo a imitare, imitazione non
facile visto che amava dire provocatoriamente «Mistral se que de Piemontèè».

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

55

�LO RAI VERT
I
Deu dètz-e-uèit d’aost avant
serà pas permetut
chapar patatas ni de las vielhas ni de las nauvas
a tota la tèrrae
pr’amor qu’an gost de tèrra
de tèrra e de patatèr
pr’amor que còstan hòrt de greischa
e a la coquela que balhan lo bohic
Se diuràn pas amassar
ni plantar ni har sitoar
a tota la tèrra ni per gènt ni per bestiar
II
Lo monde arreis diura lo permèr temps
“ sou peine d’amende” minjar
e arromegar
bananas de la companhias seleccionadaes
la soa harìa e vendrà blanca la pèth
e apatzadas las dènts blancas
e la sang deus bvalents
e que son estupa-vielhas
dont balhan set de coca-cola
com los cabiròus après las honts
e qu’an suberproduccion de bananas enguan
que cau har shau
a la santat economica que las carà programadas
de mèi en mèi vertas
III
…
IL RAGGIO VERDE
I
A partire dal diciotto agosto
sarà proibito
di mangiare patate ne di vecchie ne di nuove
su tutta la terra
perchè hanno sapore di terra
di terra e di cimitero
perché consumano troppo grasso
e la loro cottura in stufato rammollisce l’uomo
Non si dovranno raccogliere
ne piantare ne far germogliare
su tutta la terra ne per uomini ne per animali
II
Per contro si dovrà mondialmente - prima tappa

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�“sotto pena d’ammenda” mangiare
e ruminare
banane delle compagnie selezionate
la loro farina sbianca la pelle
ottunde i denti
e il sangue dei popoli laboriosi
si può chiamare soffoca-cristiani
perché da sete di coca-cola
come i cervi hanno sete di fontane
ora noi abbiamo una surproduzione di banane
e conviene vegliare sulla salute
dell’economia- che bisognerà seguire
di più in più al meglio
III
…

Abbandoniamo l’oceano, il surf linguistico e la foresta sillabica delle lande, torniamo in
Provenza per parlare ancora di quel: “tan dous repaire cum de Rozer tro c’a Vensa,
si cum clau mar e Durensa”, come dice Peire Vidal.
Sèrgi Bec, nato il 27 Agosto 1933 a Cavaillon, è vissuto a lungo ad Apt, dove è stato assessore
alla cultura. Giornalista professionista, redattore capo del giornale Pays d’Apt. Appassionato
di pittura, poeta impegnato nella riconquista della lingua d’oc, ha pubblicato svariate raccolte
di poesia ed è tradotto in varie lingue. Traduco qui da “Sièu un pais” raccolta pubblicata da
Edisud nel 1980.
A L’ORA QUE S’ESPERA...
A l’ora que s’espèra la benaurança
te devistère
tu l’òme que camines sus lei segles
ambè ton cap de blanca nèu
tei verdescas d’idèias peladas
ambè aquesta flor dei carnavèlas espetarradas
que se relarga coma un bolet dau temps
ambè teis uelh que s’envòlan devèrs
quente primtemps
jamai segur?
NELL’ORA CHE SI SPERA...
Nell’ora che si spera la fortuna
ti vidi
tu l’uomo che cammini sui secoli
con il tuo capo di bianca neve
le tue terrazze di idee pelate
con questo fiore di cervella scoppiate
che si svasa come un fungo del tempo
con i tuoi occhi che s’involano verso
quella primavera sempre incerta?

Uomo e terra ed è ancora amore. Amore è un rapporto, amore è lo sguardo posato, amore
è il poeta che sta in ascolto, amore è l’idea di felicità racchiusa nel guscio della speranza. La
“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�poesia è speranza senza speranza, forse l’unica forma di felicità che fa felice, ma che non
inganna, dal momento che dura di solito il tempo di pochi versi.
Poeta popolare, plurilingue, politico, polifonico. Sulla poesia di Antonio Bodrero, come
su quella di qualsiasi altro poeta, si è detto molto, ma dal momento che il poeta non è una
proprietà privata, il poeta è di tutti, e dal momento che - da Omero in giù, da Montale in qua,
da Leopardi in là, da Dante in su - si è detto e si dirà di tutto e di più, su Barbo Toni sono
costretto a dire la mia.
Visto che di me aveva detto la sua, visto che mi ha aiutato, corretto, salvato e poi spinto giù a
precipizio in quel dramma, dramatis persona, in quel teatro che è la poesia. Dunque apro un
suo quaderno e la felicità mi si spalanca con tutti i suoi suoni. Con tanto di infanzia,
incoscienza, inconscio, fiaba, passato proiettato nel futuro e quindi passato presente. Andiamo
dunque a visitare quello che è, a detta di Eliot, “un tempo irredimibile”.
QUOURO LA CHOCCO
Quouro la chocco huccho ai rocche nière
L’aire fai unde, na tubetto biòio,
lou chouquie vèn, pus daprè di rocche
e i rrocche mèq n’estis a lou chouquie,
sore servagge d’en fraire doumèsti.
Sihes a ioùle d’unno chivalie
e rèi, rèi di sarvàn, vas ou te vèhes
boui arpe a l’àire, a chaminà per l’àire.
Griggno lou picatàs darì d’en fràisse,
en chan signòlo a Gabrihèl que volo,
la chocco testanèo : «chan e sarvàn ».
QUANDO LA CAMPANA
Quando la campana fa voce di giubilo alle rocce nere
l’aria fa onde, un fumetto azzurro
il campanile viene più vicino alle rocce
e le rocce solo un poco al campanile,
sorelle selvatiche di un fratello domestico.
Sei a cavalluccio di una, cavaliere
e re, re dei silvani, vai o ti vedi
con le gambe nell’aria, camminare per l’aria.
Ride il picchio reale dietro un frassino.
un cane uggiola a Gabriele che vola.
La campana scuote il capo: «cani e silvani ».

Siccome gli uomini cercano la libertà, per cercarla spesso si ribellano, ma spesso non
sanno che ribellarsi è l’unico modo per rendersi infelici. Ma così è la vita. La vita infatti non
vuole essere schiava di niente. Così vuole la coscienza del poeta che cerca, e nella libertà e
nelle sue ingannevoli forme che la società di volta in volta gli propone trova solo domande.
Domande, alle quali tenta una risposta, questa volta liberatoria.
Roland Pecout, nato a Chateaurenard, vicino ad Avignon, classe 1949. Diciannove anni
nel ’68, si muove tra Parigi e provincia, continua a roteare per l’Occitania tanto che inseguirlo
è impossibile. Collaboratore di varie riviste (Oc, Viure, Obradors, Europe, Revista occitana),
traduttore di Rimbaud, Lorca, della poesia scandinava, della poesia popolare sudamricana.
Suoi testi sono stati pubblicati presso les éditions Jorn.
“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Desuelhats de tot
e mai dau nom nòstre
tot çò nostre perdut
tot contra nautri justificat
creson que la tèrra es a-n-aqueli que la violan
Tròp d’esper a enganat l’espèr
degalhat tot çò que demòra
mai li montanha rèstan drechas.
Desliurats de nòstri darrieras pilhas
e receptius l’esperit macat,
siam venguts fòrts de nostra miseria
nus e gigants.
L’esclau liparà pa pus
la man dau mèstre
pr’amor que i a papus d’esclaus!
Venen de naisser
de la man d’ailà de toti li vielhi paurs
e di vielhs silencis
òmes revòutas
es a dire
òmes
ren que compte
de si promessas e de sis amenaças
de sa poissanòa d’aur, d’armas e de mits
ren
que vague
contra li òmes
de mans nusas
puei qu’
avem decidit
d’aver rason.
Orbati di tutto
anche del nostro nome
tutto quel che è nostro è perduto
tutto contro noi è giustificato
credono che la terra sia di coloro che la violentano
Troppa attesa ha ingannato la speranza
guastato tutto ciò che rimane
ma le montagne restano dritte.
Liberati dai nostri ultimi bottini
esaminato lo spirito ferito
siam diventati forti della nostra miseria
nudi e giganti.
Lo schiavo non leccherà più
la mano del padrone
perché non ci sono più schiavi!
Rinasciamo
dal lato di tutte le vecchie paure
e dei vecchi silenzi
uomini ribellati
cioè

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

59

�uomini
niente
che conti
delle loro promesse e delle loro minacce
della sua possenza d’oro, d’armi e di miti
niente
che valga contro
gli uomini
dalle mani nude
poiché
abbiamo deciso
d’aver ragione.

Ragione o torto, torto o ragione, bene male, male bene: sono i poli tra i quali si dibatte
una buona parte del pensiero occidentale. Ma se non ci fossero ragioni, se non ci fossero torti,
se nel male ci fosse il bene , se come diceva già a suo tempo Bertran de Born di madonna
Audiart: «si be m vol mal», se anche l’amore ideale e perfetto va a finire in odio, se ogni cosa
ha fine, se le cose qui sulla terra si susseguono senza badare a un senso, se non c’è nulla sulla
terra, oltre questa terra. Se così fosse, forse resterebbe ancora la parola, solitaria, soffio
effimero. La parola suscitata da effimere labbra. Una parola che sola, abbandonata a se stessa,
simbolo, metafora, che pare galleggiare nel vuoto interstellare di una lingua che sempre più si
stacca dal suo tessuto sociale.
Dramma e dono reso al vuoto. Vuoto infatti qui ci appare il paesaggio, vuoti infatti sono
spesso gli spazi della comunicazione tra gli uomini. Piena d’afflato, qui la parola sembra
chiedere di essere salvata, tratta in salvo, ascoltata e semplicemente ripetuta, rimandata, da
voce a voce.
Jean-Pèire Tardi è l’attuale redattore capo di OC, la rivista letteraria fondata nel 1923, da
Ismael Girard, alla cui direzione si sono succeduti René Nelli, Max Roquette, Bernard
Manciet. La prestigiosa rivista scritta interamente in occitano che al suo interno ha uno spazio
per la poesia catalana.
Figlio di una famiglia contadina della regione, conoscitore profondo della letteratura occitana,
il suo ultimo lavoro qui presentato è tratto dal libro edito da fédérop, dalla piccola ma
prestigiosa casa editrice che ha avuto tra i suoi autori il nobel Juan Ramon Jmenez. Siamo per
la strada che arriva nel profondo ovest occitano, poco distanti da Bordeaux.
LAS QUATRE ROTAS
èra lo meteis biais
esperaven pas res
lo vent venià
passàvem
aquel lum
e los mots
de i anar
e los autres
sabiài pas
rai
ço que s’endevenià
los

coma
tan luènh

genolhs
sus las pèiras

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

60

�LE QUATTRO STRADE
era sempre così
non aspettavamo nulla
il vento veniva
noi passavamo
quella luce
e le parole andavano
e le altre
io non sapevo più
veramente
quello che succedeva
le
ginocchia
sopra i sassi

come
così lontano

«Le ginocchia sopra i sassi», mi pare più che un congedo.
Così congedandomi, vorrei tentare di nominare almeno qualche poeta della Valli Occitane che
alla lingua hanno lavorato, assieme a molti altri che hanno contribuito in modo minore, ma
come sappiamo: niente è minore in una lingua minore. Dunque ecco i maggiori:
Masino Anghilante
Franco Bronzat
Janò Arneodo
Sergio Arneodo
Tavio Cosio
Mario Fantino
Lucia Abello
Olga Martino
Clelia Bacon
Sergio Ottonelli
Nell’impossibilità di nominare tutti i poeti francofoni, nomino un paio di antologie,
pubblicazioni relativamente recenti, una curata dagli editori per i vent’anni della casa editrice
Jorn: “Vint ans d’escritura occitana 73-05”. Un'altra a cura di Giovanni Agresti, dedicata alla
scrittura occitana, coedizione Jorn: “Le temps de cerises”. Infine la più completa, dedicata
interamente alla poesia e pubblicata da Letras d’oc, ha appunto per titolo: “Poesie d’Oc au XX
siecle”.

Matteo Rivoira
Con l’intervento di Renato Sibille ci avviamo alla conclusione. Renato abbiamo avuto
modo di ascoltarlo nel primo dei nostri incontri. Attivo in alta Valle di Susa, ha lungamente
operato sul campo, animando sportelli linguistici e siti web, e conosce le contraddizioni e le
possibilità del lavoro col territorio. Le attività che ha svolto insieme all’Associazione
Artemuda, si sono distinte, secondo me, per intelligenza e fantasia. Questo aspetto è assai
importante, poiché troppo spesso la promozione e la tutela linguistica – sia che si adotti un
approccio più favorevole alla ripresa delle tradizioni, sia che si provi a stare al passo con la
contemporaneità – si contraddistinguono troppo spesso per la carenza di fantasia.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Renato Sibille
Dalle forme narrative orali a nuove forme di linguaggio.
Uno sguardo all’alta Valle di Susa.
[…] sull’imbrunire esse entrarono in una delle stalle ove s’adunava pressoché il paese
intiero. Da uno staggio pende un lumicino d’ottone la cui fiammella non riesce a
diradar le tenebre: diresti un tuorlo d’uovo perduto in un tegame affumicato. Lì attorno
stanno colla padrona di casa, quante s’occupano di cucito, di tombolo e di treccia; sui
quattro lati corrono panche su cui seggono le filatrici; s’ode il sussurro dei rocchetti in
moto; più in là sono gli uomini intenti a cavar ceppi di zoccoli, cucchiai d’acero e dietro
su d’uno stesso paglione stanno a sdraio gli oziosi, ragionando traffici, derrate, politica,
di tutto un po’, tanto per ammazzare il tempo, dicono essi.
Ogni tanto qualche tabacchiera va in giro, ne consegue un incalzarsi di poderosi
starnuti: qualche pipa s’accende: si parla di tutto, tantoché; a conti fatti, ed a stagion
finita, ad ognuno si son rivedute le buccie. Talvolta è un vecchietto che narra le sue
avventure di Francia, tal altra uno capita con un giornale venutogli da chissà dove e
chissà quando, ch’egli legge religiosamente dal titolo fino alla firma del gerente, dando
spiegazioni e facendo commenti. Non manca il novellatore a base di laidezze e di
scurrilità, non quegli che annaspa colle mani, si torce e s’aiuta per accrescere pregio a
qualche fiaba senza fine, restando lì aitante ogni tratto, diluendo questa sua broda in un
diluvio di parole, soffocando dalle risa prima di sciorinare qualche banalità che tuo
malgrado, ti cava un sonoro sbadiglio. E i bimbi accosciati, inginocchiati lì tutt’intorno,
a bocca aperta, ad orecchi tesi a chiedere: E poi? a pregare che s’abbia a narrar dell’altro,
ad assediar di domande: non oseranno andare a letto da soli; che dico! manco metter il
naso fuori, tanto sono esterrefatti, dalle apparizioni dei morti, dei tiri delle fate che
sciorinano il bucato tra quelle caverne lassù, che, se quando t’hanno aiutato, non sei
pronto a ringraziarle, ti buttano giù il carico e fan le grasse risa! capaci financo di
prender la culla con entro il bambino e d’andargli a cantar la ninna nanna su d’un
dirupo ove nessuno riuscirà mai a salire! E gli spiriti folletti che, a porte chiuse t’entrano
in casa, se ti voglion bene, capacissimi d’ordinarti la casa, di strigliarti il cavallo, di
trecciargli la coda; ma guai se li disgusti, te ne fanno d’ogni colore! Seguono le gesta di
Pantagruel e Gargantua, di Patit-Poucet che suscitano ovunque risa sbardellate; oppure
la storia di S. Genoeffa di Brabante, il miracolo di S. Bernardo che fanciullo si presenta
al Re di Francia invitandolo a fare un ponte sul Rodano, dietro ordine ricevuto da Dio.
E che a dargliene una prova, t’entra in Avignone con in capo un macigno che dieci buoi
non avrebbero smosso e te lo mette a fondamento dell’opera che il diavolo tenta invano
di distruggere.
Tutti questi argomenti non paiono avere tra loro gran nesso; tuttavia possono
benissimo trattarsi in una sera sola con altri parecchi, specie se entrano in ballo l’orso, il
lupo e le loro gesta. Ora viene la volta del cantare: fattesi sollecitare così un poco, per
non aver l’aria di non chieder di meglio, le donne danno negli acuti ed eccoti le canzoni
dell’Assietta colle tirate contro quei gradassi di Francesi cui il tondo (l’assiette) troppo
caldo ha scottato il naso; poi la canzone di Napoleone; poi una compianta d’ingordi
genitori che, credendo svaligiare un viandante, uccidono il figlio e muoiono sul
patibolo, lasciando una decina di strofe d’ammonimento! Segue la romanza di S.
Oldrado, il quale, uscito a diporto in sul meriggio, s’invaghisce del canto d’un uccellino
e gli tien dietro e l’ode trecent’anni che gli parvero poche ore e quando fa per rincasare,
nessuno nel convento più lo riconosce. E la leggenda di S. Giusto che fugge dal
monastero dell’Abbadia per non cader, come i compagni suoi, vittima dei Saraceni e
s’arrampica su d’un larice su nei boschi in quel del Castello e di là vede legioni d’angeli
librarsi al cielo, e pentito della sua viltà, spontaneo torna offrirsi al martirio. E la mala

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

62

�finita di quegli che osò portar la scure sacrilega sulla pianta venerata; e tant’altre che
cavano le lacrime addirittura.
Non mancano neppure le canzoni goliardiche, quelle scollacciate anzichenò; le maligne
che passano in rassegna i nomignoli d’ogni paese ed i difetti dei loro abitanti e qualche
nenia in dialetto che prova quanto l’Elicona disti da queste vette!
Così nelle veglie ordinarie, ma il colmo dello spasso si è quando Barnaba reca il libro di
ragione, il che vuol dire il manoscritto dei suoi antenati sul quale si contengono i
principali avvenimenti di queste valli.
Mentre ne scioglie accuratamente il legaccio della copertina in pelle, la padrona netta il
nasello al lume, lo cresce; gli uomini si rizzano, le donne sospendono il filare e
s’accostano, i ragazzi si serrano addosso al lettore.45

Questo è un racconto, come tanti, di una veglia invernale tra i nostri monti. Non è in
lingua occitana. Come mai ho scelto di leggere questo brano in italiano, scritto da un
professore di scuola, invece di proporvene uno in patois46, scritto da uno dei tanti testimoni
altovalsusini che negli ultimi anni hanno lasciato memorie preziose tra le nostre biblioteche e
librerie?
Potrei rispondere: per l’eccezionalità del racconto, tratto da Arcadia Alpina di Enrico
Faure di Sauze d’Oulx, premiato con la medaglia di Bronzo all’esposizione di Rivoli del 1906
ed ambientato a metà Ottocento in alta Valle di Susa; romanzo (in realtà di non grande pregio
letterario, ma ricco di informazioni sulle comunità altovalsusine) scritto su base autobiografica
e quindi preziosa testimonianza di quell’epoca oggi oggetto di rievocazioni e festeggiamenti in
occasione del 150° anniversario dell’Unità d’Italia. Unità che ha contribuito a recidere i
legami nel territorio transalpino e ad accelerare l’emarginazione delle lingue minoritarie.
Il racconto del Faure ci fornisce il contesto imprescindibile per la trasmissione orale di
quel patrimonio di cui l’autore ci elenca l’intero repertorio della produzione popolare: dalle
battute salaci, ai racconti favolosi, dalle cronache di viaggio al racconto storico, dalla canzone
alla compianta, dalle filastrocche alle ninne nanne. È interessante notare come, secondo questo
testo, la produzione in versi nella metà del XIX secolo (canzoni, ballate e complaintes) sia per
lo più in lingua francese, mentre i racconti fantastici e le canzoni scollacciate siano in patois.
Non dobbiamo però dimenticare che Arcadia Alpina è opera di un contadino erudito che, in
seguito alla sua elevazione sociale, vede con altri occhi le tradizioni del proprio paese e che,
pur continuando a decantare quel mondo agreste da cui proviene e di cui già sente la nostalgia,
considera spesso volgari e primitive le sue abitudini e i suoi riti e ritiene che la composizione
in patois provi “quanto l’Elicona disti da queste vette!”. Le Muse che sul Monte Elicona
ispirarono Esiodo per la composizione della Teogonia, sarebbero, dunque, per il Faure, lontane
dai nostri monti dove l’espressione in patois non è considerata degna della cultura “alta”, che
per l’appunto attinge al francese o all’italiano. I misérables che il Faure ci presenta nel suo
racconto sono destinati alla sventura, a meno di un riscatto sociale tramite l’istruzione
superiore, la carriera militare nelle schiere sabaude o l’emigrazione, prima in Francia e poi
verso il Piemonte; tutte cose che egli stesso farà e che implicano la conoscenza o
l’apprendimento di nuovi codici e di un’altra lingua: italiano o francese.
Così il mondo di quell’Arcadia Alpina che ci viene descritto in lingua italiana, per farsi
memoria, è condannato alla traduzione, quindi al tradimento47, e alla scrittura, da chi, avendo
saputo riscattare la propria condizione sociale, prova quella malinconia così tipica dell’uomo
che ha perso l’innocenza, di quell’uomo che ha peccato mangiando la mela e che ha avuto la
disgrazia di accedere alla conoscenza, ad una conoscenza altra.
45

E. FAURE, Arcadia Alpina o Costumi dell’Alta Valle di Susa, Enrico Piazza, Susa 1926, pp. 31-33.
Utilizzo preferibilmente il termine patois in luogo di occitano perché questo è il termine utilizzato, e sentito
proprio, dai parlanti dell’alta Valle di Susa.
47
È noto quanto ogni operazione di traduzione implichi un tradimento.
46

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Lasciare memoria scritta in patois del portato di una cultura “bassa” non era certo una
necessità; la veglia era adeguato e bastante veicolo di trasmissione e i bambini, fin da piccoli,
entravano in quel processo di acculturazione, oltre che di inculturazione, che permetteva loro
di apprendere, attraverso una comunicazione polisemica, quell’universo riempito di reale e di
fantastico che dava senso ai luoghi, al pari delle tracce e dei passi lasciati dagli antenati lungo
le Vie dei Canti degli aborigeni australiani.
La scelta di leggere un brano da Arcadia Alpina è però dovuta, in primo luogo, proprio
al fatto che, nelle nostre borgate, quel poco che si scriveva lo si scriveva in latino prima, poi in
lingua francese, magari con qualche espressione in patois, e, infine, in lingua italiana con
prestiti dalla lingua francese. Rari sono i testi in patois in alta Valle Susa precedenti all’ultimo
quarto di secolo del Novecento e chi li ha scritti ha comunque appreso il codice della scrittura
attraverso un’altra lingua.
Tra i testi conosciuti in lingua occitana, a parte qualche termine e qualche riga nei Conti
consolari di Sauze di Cesana48 e nei Conti consolari di Salbertrand49, troviamo presenze
significative nei Conti della Confratria dello Spirito Santo di Savoulx50; si tratta di manoscritti
tutti risalenti al XVI secolo. Degni di nota sono i Conti delle spese effettuate in occasione di
viaggi a Grenoble per gli affari dell’Escarton, da Anthoine Béraud, Jean Arlaud e Anthoine
Pinatel, nel 154551, per la stesura pressoché totale in lingua occitana.
Per il resto, dopo un vuoto di tre secoli, si tratta per lo più di componimenti in versi,
quali quelli di metà Ottocento di Jean Baptiste Jayme52 (1796-1861), maestro di scuola a
Chiomonte, o quelli di inizio Novecento di Augusto Allois53 (1855-1926) di Oulx e quelli
coevi (risalenti agli anni Venti del Novecento) di un anonimo autore del Testamento del
Carnevale di Gad54, frazione di Oulx.
Jayme e Allois sono entrambi narratori di quel mondo contadino in veloce evoluzione e
cambiamento, già sentito nostalgicamente perduto, esattamente come quello del Faure o come
quello cantato in tributo a Mistral da Ernesto Odiard Des Ambrois55 (1884-1939), ad Oulx, nei
48

Cfr. A. HIRSCH, Das Rechnungsbuch der Konsuln von Sauze di Cesana, in «Archiv für das Studium der
Neueren Sprachen und Literaturen», CCI, 1965, p. 266.
49
Cfr. V. COLETTO, Tracce di lingua volgare nel conto consolare di Salbertrand del 1577, in «Valados
Usitanos», n. 11, gen-apr 1982, pp. 57-63.
50
Il libro dei conti della Confraternita dello Spirito Santo è un documento smarrito di cui è conservata soltanto la
carta di guardia presso l’Archivio Diocesano di Susa. Fortunatamente il testo è stato studiato da A.
CORNAGLIOTTI, cfr. Testimonianze della parlata provenzale dell’alta Valle di Susa (Piemonte), in «Revue de
Linguistique Romane», n. 139-140, lug-dic 1971, pp. 254-258; che ne ha in seguito pubblicato il testo integrale in
«Revue de Linguistique Romane», n. 155-156, lug-dic 1975, pp. 308-350. Qualche parola in lingua occitana è
tuttavia presente negli altri libri dei conti della stessa Confraternita, conservati nell’Archivio Diocesano di Susa.
51
Un interessante documento dell’archivio municipale di Oulx, in «Valados Usitanos», n. 8, gen-apr 1981, pp.
62-65.
52
Cfr. A. HIRSCH, Ein Mundartgedicht aus Chiomonte: La Vandeimo, in «Zeitschrift fur Romanische
Philologie», LXXVI, 1960, p. 247-251; F. BRONZAT, Un poeta occitan dal segle XIX : Jan-Batista Jaime «Novel
Temp», supplemento al n. 1, anno V de «Lou Soulestrelh», 1975, pp. 14-30 (Bronzat si è occupato di Jayme
anche in articoli successivi); La Vendeimo, in «Famiglio Chamussino», 1949; La fete de St Nicola, in «Armanac
Chamousin», 1984; Le Carnaval, in «Armanac Chamousin», 1987; V. COLETTO, A’ prepaus dë la puesio “Le
Carnaval”, in «La Rafanhaudo», n. 2, supplemento a «Novel Temp», n. 28-29, 1987, pp. 23-24. La recente
scoperta a Chiomonte di un manoscritto ottocentesco parrebbe attribuire ad altri la paternità di alcuni testi fin’ora
attribuiti al Jayme.
53
Cfr. P. GORZA, Le mercre dous tourtiào. Un documento sul carnevale di Oulx, in «Valados Usitanos», n. 13,
set-dic 1982, pp. 5-16; Augusto Allois poeta di Oulx, in «Valados Usitanos», n. 29, gen-apr 1988, pp. 29-37; A.
ALLOIS, Filla e fenna, in «Ij Brandé», n. 23, 1947.
54
P. GORZA, Il testamento di Carnevale in un manoscritto conservato a Gad (Oulx), in «Valados Usitanos», n.
13, set-dic 1982, pp. 43-58. Gorza attribuisce la composizione di questo testo a maestri di scuola e non è
escludibile la paternità dello stesso Allois.
55
Cfr. G. JAYME, Ernesto Des Ambrois poeta dialettale di Oulx, in «La Valaddo», n. 2, anno XXIX, giugno
2000, p. 5; AA.VV., A Mistral. Omagi dij poeta piemonteìs, Companìa dij Brandé, Torino 1931; raccolta di opere
di diciassette scrittori piemontesi in occasione del centenario della nascita del poeta provenzale.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

64

�primi decenni del Novecento in Si ‘n poughessan rnèisse56. Tutti narrano un’Arcadia, un’età
dell’oro.
Tra il XIX e il XX secolo, dove non era avvertita questa perdita, questa nostalgia, non
c’era la necessità di scrivere in patois. Il patois era la lingua quotidiana, la lingua d’uso, la
lingua “bassa” appresa in famiglia. Per la religione c’era il latino imparato in chiesa, per la
burocrazia e per la letteratura c’erano il francese e l’italiano appresi a scuola. Non si poneva il
problema di lasciare memorie di tradizioni e abitudini poiché tali tradizioni e abitudini erano
vive e praticate da tutta la comunità. Le memorie di viaggio, le notizie di microstoria, le
annotazioni meteorologiche, le catastrofi, l’andamento dei raccolti e la gestione del patrimonio
familiare venivano annotati sui caî ‘d meizoun o sui livres de raison. Quelli che conosciamo
sono redatti in latino fino al XVI secolo57, poi in lingua francese fino a fine Ottocento e
successivamente in lingua italiana58. Tra i tanti cito:
- Mémoire di Lorent Gally notaio a Oulx (scritto tra il 1515 e il 1590, trascritto in francese nel
XVII secolo da un notaio di la Salle, probabilmente Jean Queyras);
- Mémoire di Joseph Guiffre di Millaures (scritto in francese tra il 1703 e il 1753);
- Livre journalier pour l’usage de Joseph Antoine Perron Cabus (scritto in francese tra il 1832 e
il 1881);
- Chahier de Raison di Pierre Celatin e del figlio Jean François di Exilles (XIX secolo);
- Manoscritto di Alexis Allemand di Millaures (redatto in francese tra il 1856 e fine Ottocento);
- Mémoire di Laurent Allizond di Rochas, già frazione di Millaures e oggi di Bardonecchia
(redatto in francese tra il 1864 e il 1897);
- Note dello spaventevole di Desiré Perron Cabus e del figlio Giuseppe (che riporta, in italiano,
notizie sulla comunità di San Marco di Oulx tra il 1900 e il 1957);
- Mémoires de M.eur le Professeur Louis Bompard (che traccia la cronologia, in francese e in
italiano, degli avvenimenti della Valle di Cesana dall’antichità fino ai primi del Novecento);
- Manoscritto della famiglia Guiffrey di Bardonecchia (scritto in francese dal 1870 al 1894 e in
italiano dal 1895 al 1948);
- Manoscritto della famiglia Gleise di Millaures (scritto in latino, francese e italiano; riporta
cronologia familiare dal 1731 al 1902);
- Manoscritto di Gendre Maximin di Millaures (scritto in francese e italiano riporta avvenimenti
tra il 1855 e il 1939).59

La scrittura e la lettura, fino al XX secolo, non erano ancora, per la società montanara,
un fatto privato: erano un fatto comunitario. Le memorie riportate in questi libri venivano lette
o raccontate in occasioni quali le veglie invernali, vero luogo della trasmissione del sapere e
scuola di apprendimento della storia della comunità, del territorio e della sua cultura. Una
cultura che, utilizzando le categorie dell’antropologo gesuita Walter Ong60, possiamo definire
56

E. DES AMBROIS, Si ‘n poughessan rnèisse, in «Ij Brandé», n. 23, 1947.
L’Ordonnance de Villers-Cotterets del 1539 emanata da Francesco I prescriveva di redigere in lingua francese
gli atti pubblici che anteriormente a questa data venivano redatti in latino.
58
Si trovano ancora annotazioni in francese nei primi del Novecento, ma la cosa non stupisce se si pensa che il
Comune di Oulx nel 1891 sente ancora la necessità di pubblicare in forma bilingue il Regolamento per le
comandate/Règlement pour les corvèes (Archivio Storico di Oulx, F. 175, f. 5); e se si considera che il
Manoscritto Gendre è redatto in francese fino al 1939, segno che le vecchie generazioni, per quanto riguarda la
scrittura, non erano ancora passate alla nuova lingua dominante.
59
Tutti i manoscritti citati provengono da archivi privati e sono pubblicati su http://escarton-oulx.eu/, ad
eccezione di quello del canonico Joseph Antoine PERRON CABUS inedito, e di quello di Pierre e Jean François
CELATIN in parte pubblicato in «ël Bannië», Bollettino parrocchiale di Exilles. Il testo del manoscritto Gally, già
pubblicato a fine Ottocento, si ritrova in «Segusium», VII, n. 7, 1970, pp. 55.61.
60
Ong delinea la storia della civiltà occidentale nel suo trascorrere, illustrando come l'introduzione della scrittura
abbia profondamente mutato il pensiero umano e suddivide le culture, e la storia della cultura occidentale, in tre
categorie: culture ad oralità primaria, la cui trasmissione avviene attraverso l’oralità; culture che hanno
completamente interiorizzato la scrittura, ed hanno di conseguenza mutato la struttura del pensiero e i rapporti
sociali con una spinta verso l’individualismo; culture ad oralità secondaria, dove l’introduzione di nuovi media
favorisce un ritorno all’uso della parola che presenta somiglianze con le culture ad oralità primaria producendo
57

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

65

�ad “oralità primaria”: una cultura dove la scrittura non era pratica diffusa e che si basava solo
sulla parola e sulla trasmissione orale. Se, seguendo il pensiero di Ong e della Scuola di
Toronto61, oralità e scrittura sono strumenti che strutturano il pensiero e definiscono, in modo
diverso, universi mentali; allora dobbiamo pensare che con la fase della “rinascita culturale” o,
piuttosto, di “anelito alla rinascita culturale” del secondo Novecento, che ha prodotto in
quantità letteratura e studi in lingua e sulla lingua occitana, la cultura tradizionale
altovalsusina sia passata dalla fase dell’oralità a quella della “scrittura”, producendo però un
effetto di museificazione, anziché di rinnovamento, e precludendoci in parte la comprensione
profonda della sua essenza. A differenza dell’analisi di Ong, nel caso della cultura occitana
altovalsusina odierna, non possiamo parlare di interiorizzazione della scrittura, complici le
diverse grafie e la limitata diffusione e lettura dei testi in lingua; possiamo piuttosto parlare di
una cultura sdoppiata che percorre due vie parallele: una ad “oralità primaria” in patois e una
di “scrittura” in italiano, una delle due, quella in patois, apparentemente a cul de sac.
Se la parola è viva, immediata ed emozionale e rappresenta il presente e la
socializzazione (come nel caso del patois), la scrittura, che produce la ristrutturazione del
pensiero (e in alta Valle Susa è attraverso il pensiero in francese o in italiano che la scrittura è
stata interiorizzata) è, secondo Ong: distacco, ragionamento e solitudine e può essere
dovunque nell’arco temporale62 o, come riferito da Marshall McLuhan: la parola diventa un
significato mentale, legato al passato63.
Come il Professor Faure, insegnante di lettere al Collège di Oulx, quasi tutti quelli che
hanno lasciato memorie o scritti in patois sono maestri o professori: Jayme è maestro di scuola
a Chiomonte, Allois è insegnante, Ida Gay, autrice ombra degli scritti del marito Luigi
Onorato Brun64 di Claviere, è maestra elementare come Angelo Masset65 di Rochemolles
(Bardonecchia), Clelia Baccon66 di Salbertrand e Augusta Gleize67 di Millaures
(Bardonecchia); insegnanti alle scuole medie inferiori sono Giovanna Jayme68 (Oulx), Cristine

una nuova ristrutturazione del pensiero e un ritorno alla socialità. Cfr. W.J. ONG, Orality and Literacy: The
Technologizing of the Word, Methuen, London-New York 1982, trad. it., Oralità e scrittura. Le tecnologie della
parola, Bologna, Il Mulino, 1986.
61
Per Scuola di Toronto si intende quella corrente di pensiero sviluppatasi tra gli anni Quaranta e gli anni
Settanta del Novecento che è alla base della nascita dei Communication Studies in America, dovuta in particolare
ad alcuni studiosi quali Marshall McLuhan, il suo collaboratore Walter Ong, Eric Havelock e Harold Innis.
62
Cfr. Ivi, pp. 148-193.
63
Con particolare riferimento al salto culturale reso possibile dall’invenzione dei caratteri a stampa. Infatti, è con
l’invenzione della stampa a caratteri mobili che, per McLuhan, si compie definitivamente il passaggio dalla
cultura orale alla cultura alfabetica e quindi alla scrittura. Cfr. M. McLUHAN, The Gutenberg Galaxy: The Making
of Typographic Man, Routledge &amp; Kegan Paul, New York 1962, trad. it. Galassia Gutenberg. Nascita dell'uomo
tipografico, Armando, Roma 1976.
64
L.O. BRUN, Ou bâ de Ciabartoun, Valados Usitanos, Torino 1986.
65
‘L joû dla fiér, in «Valados Usitanos», n. 31, set-dic 1988, pp. 20-29; Rochemolles: modi di dire, in «Valados
Usitanos», n. 49, set-dic 1994, pp. 44-58; Grammatica e vocabolario del patois provenzale di Rochemolles,
Melli, Borgone di Susa 1997; Fedro. Le favole esopiche, Alzani, Pinerolo 2007; I vangeli in patois di
Rochemolles, inedito (consultabile presso Biblioteca Civica di Bardonecchia).
66
A l’umbra du cluchī, Valados Usitanos, Torino 1987 (ristampa del 2009 con aggiunta dizionario occitanoitaliano); El tintinponi (la trottola), Melli, Borgone Susa 1992; Salbertrand. Storia di una comunità alpina e della
sua Valle, Melli, Borgone di Susa 1999; Prontuario morfologico della parlata occitano alpina di Salbertrand,
Editur, Oulx 2003; oltre a poesie e romanzi in lingua italiana e numerosi articoli per «La Valaddo», «Valados
Usitanos» e «Segusium».
67
‘l cäíë d’lä mèitrë, Alzani, Pinerolo 2000; Appunti morfologici della parlata occitano alpina di Bardonecchia,
Editur, Oulx 2003; Ënviran dlä gleizë ‘d Miaràura. La Chiesa di Millaures, le sue borgate e la sua gente, EdiTur,
Oulx 2004; Bardonecchia e il suo Pé du Plan, Alzani, Pinerolo 2005; Associazione San Claudio del Gad, Alvī
dl’Ecorë du Gad, Morra, Condove 2002.
68
Appunti morfologici della parlata occitano provenzale alpina di Oulx, Editur, Oulx 2003; coordinatrice di
AA.VV., Prontuario morfologico della parlata occitano provenzale alpina di Oulx, Alzani, Pinerolo 2003 e
traduttrice di: A. DE SAINT EXUPÉRY, Ël Pchi Prinsë, Wesakeditions, Aosta 2001; C. COLLODI, Laz avantura ëd
Pinocchio,Wesakeditions, Aosta 2004; oltre a saggi in lingua italiane e vari articoli per «La Valaddo».

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

66

�Fundone69 (Sauze d’Oulx) e Claudia Kin70 (Oulx). Ancora, maestre elementari che hanno
composto testi, oltre ad aver condotto ricerche sul territorio e raccolto testimonianze, sono:
Giuliana Armand71 (Bousson - Cesana Torinese), Miranda Banda72 (Beaulard - Oulx), Emi
Bompard73 (Bardonecchia) e Paola Dessolis74 (Bardonecchia).
Per quanto riguarda i componenti del gruppo della Rafanhaudo di Chiomonte75 e il
prolifico ricercatore free-lance Marziano di Maio76, si tratta comunque di persone con un
elevato grado di istruzione; come pure nel caso di Piero Perron77, primo compilatore per l’alta
Valle di una grammatica del patois locale di Jouvenceaux (Sauze d’Oulx), o di Fulvio Norse78
di Exilles, trascrittore dei versi del padre Luigi e poeta egli stesso.
Genesio De La Coste79, di Cels (Exilles), e Duccio Eydallin80, di Sauze d’Oulx, sono
invece entrambi autodidatti per quanto riguarda la scrittura in lingua occitana81 e sono i primi a
ri-sentire, tra gli anni del dopoguerra e gli anni Settanta, la nostalgia di quel mondo perduto;
entrambi hanno avuto un’istruzione superiore e hanno rivestito importanti ruoli e cariche
amministrative all’interno della propria comunità.
Ma i “maestri” hanno permesso anche ad altri di scrivere le proprie tracce, le proprie
memorie che non potevano più essere trasmesse o scambiate al tepore della stalla. Infatti
Oreste Rey82, Riccardo Colturi83, Armando Cibonfa84, Serafina Perron Cabus85, Pierina
69

Autrice con Angela CRANA e Pierina VAZON di Saouzë d’Oulx. Storia, Turismo e Ski. Lavoro. Religiosità,
Susalibri, Sant’Ambrogio 2004; mentre inedito è, a tutt’oggi, il suo lavoro sulla toponomastica di Sauze d’Oulx.
70
A parte le collaborazioni con l’Associazione Agricola di Beaulard (Oulx) e qualche articolo sulla ritualità e sui
riti di passaggio, il suo lavoro è inedito.
71
'l truset. Abbigliamento tradizionale della Valle di Cesana, Valados Usitanos, Torino 2006; oltre a diversi
articoli in «Valados Usitanos».
72
Testi in occitano dei calendari dell’Associazione Agricola di Beaulard (Oulx) e varie ricerche inedite.
73
Curatrice dei lavori e della cartellonistica realizzata dalle Scuole Elementari di Bardonecchia e redattrice dei
testi occitani dei calendari dell’Asso.Agri Bardonecchia, la maggior parte del suo lavoro è inedito.
74
Raccolta di proverbi e detti popolari nella conca di Bardonecchia, Alzani, Pinerolo 1999.
75
Vero laboratorio di ricerca e scrittura degli anni Ottanta del secolo scorso che, purtroppo, ha cessato la sua
attività collettiva nel 1990, lasciando materiale inedito. Cfr. «La Rafanhaudo», Chiomonte, nn. 1/1986, 2/1987,
3/1988, 4/1989, 5/1990, supplemento alla rivista «Novel Temp». Oltre alla sua importante produzione di storico,
Valerio COLETTO, componente del gruppo insieme a Marco JALLIN, Daniele PONSERO, Mauro REMOLIF, Marina
SIBILLE e Tiziano STRANO, ha continuato la pubblicazione di articoli in lingua italiana e in lingua occitana per
«Novel Temp», «Valados Usitanos» e «Armanac Chamoussin».
76
Redattore di numerosi articoli in «Valados Usitanos» e autore di: Avënā, Biquèt, Nibiò, Müscat…, Torino,
Valados Usitanos, 1997; Guida dei toponimi di Bardonecchia e frazioni, Alzani, Pinerolo 2000; Guida dei
toponimi di Melezet, Les Arnauds, Valle Stretta, Alzani, Pinerolo 2001; Guida dei toponimi di Rochemolles,
Alzani, Pinerolo 2003 (con A. Garcin e L. Souberan); Guida dei toponimi di Savoulx e Constans, Alzani,
Pinerolo 2003 (con D. Guiguet e S. Gallizio).
77
Sul ban d’la Chapèlle. Grammatica del patoua di Jouvenceaux, Valados Usitanos, Torino 1984.
78
Lâ Via e lou Viô, la Val e la Varaddë, Il Bugigattolo, Exilles 2008; le poesie di Luigi NORSE sono pubblicate in
«ël Bannië», Bollettino parrocchiale di Exilles.
79
Autore di numerosi articoli, tra gli anni Sessanta e gli anni Settanta, in «ël Bannië», Bollettino parrocchiale di
Exilles, ora raccolti sulle pagine bilingue occitano/italiano del sito www.comune.exilles.to.it.
80
Il Vocabolario della parlata occitana di Sauze d’Oulx, al quale Eydallin ha lavorato per molti anni, è rimasto
purtroppo incompiuto e inedito, mentre sono apparsi alcuni sui articoli e racconti in «Valados Usitanos»:
Proverbi e modi di dire di Sauze d’Oulx, n. 8, gen-apr 1981, pp. 46-49; El Sauŝe d’ûn viaje. Sauze di un tempo, n.
10, set-dic 1981, pp. 17-23.
81
Quasi tutti gli scrittori altovalsusini in lingua occitana possono essere definiti autodidatti.
82
Autore di numerosi articoli in «Valados Usitanos» e di: Ël grō blëtun, Chaier n. 1, Ecomuseo Colombano
Romean, Torino 1999; Ël chì blëtun, Chaier n. 2, Ecomuseo Colombano Romean, Torino 2001; L’istuāřä du glà
‘d Sabëltran, Chaier n. 3, Ecomuseo Colombano Romean, Torino 2003; Sabelträn: lu travòu dl’utën, Valados
Usitanos, Torino 2004; 'l chinebbu (la canapa), Cahier n. 4, Ecomuseo Colombano Romean, Oulx 2006; Scuola
Elementare e Materna di Salbertrand, Un viaggio tra i ricordi, Editur, Oulx 2006; Lou travau du bō a Salbëlträn,
Chaier n. 5, Ecomuseo Colombano Romean, Oulx 2007; Lä fabriccä dlä marlücchä, Cahier n. 8, Ecomuseo
Colombano Romean, Oulx 2009 (scritto in collaborazione con Virgilio FAURE).
83
Autore di numerose poesie inedite e, con l’Associazione Lë Clouchìe ëd lâ sin Bourjâ, di: Il latte non esce dalle
corna, Piemonte in bancarella, Torino 1997; I mulini cantavano, Piemonte in Bancarella, Torino 1994; Toponimi
del territorio di Fenils, Il Punto, Torino 2004.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

67

�Vazon86, Adele Allemand87 e altri, che provengono da una cultura “bassa”, hanno attinto al
lavoro sulle diverse grafie di questi “maestri” pionieri per elaborare i loro scritti e consegnare
la propria storia al passato; ma:
Se ciascuno di noi ha una storia non è perché ha avuto un passato, ma perché questo
passato è ripreso, perché perdura e ogni giorno connota il presente.88

La traduzione in patois de Le favole di Fedro o de I Vangeli da parte di Masset, de Il
Piccolo Principe, de Le avventure di Pinocchio o del Decameron ad opera di Giovanna Jayme
e quella di alcuni canti de La Divina Commedia da parte di Clelia Baccon, è opera preziosa per
l’arricchimento del lessico e, nel caso del Decameron, per la sua forma di racconto, vicina a
quella della tradizione popolare occitana orale. Traduzioni preziose per il filologo, per il
linguista e per poche persone amiche, ma, mi chiedo quanti possano, abbiano gli strumenti per,
o semplicemente vogliano leggere questi testi in patois. Se le edizioni a stampa riportano il
testo a fronte, la maggior parte dei lettori locali che non siano studiosi, dopo qualche pagina
nel più fortunato dei casi, leggerà in italiano o in francese perché la sua cultura binaria è in
queste lingue che percorre la scrittura, in patois è oralità. Questo vale a maggior ragione, per
esempio, per le pagine web che ho tradotto per i siti di Oulx, Salbertrand, Exilles, ex Comunità
Montana Alta Valle Susa e Parco naturale del Gran Bosco di Salbertrand dove una parte dei
testi bilingue riguarda la legge 482 o i servizi amministrativi. Qual è l’utilità per un parlante di
leggere in patois tali informazioni? Io, francamente, non la vedo; ma cosa ben diversa è la
lettura a voce alta da parte dell’autore o di altro lettore-narratore. Il racconto ritorna a farsi tale
nella forma orale; la parola scritta ha valore unicamente se detta, altrimenti è lettera morta,
reperto d’archivio per qualche paleontologo. Per me dunque operazioni di traduzione, quali
quelle citate, hanno un senso solo se ridate alla tradizione orale.
Anche la sopravvivente cultura occitana è stata, dall’ultimo decennio, colonizzata dalla
diffusione dei nuovi media entrando in quell’ambiente di informazione elettronica che ci
investe completamente, dando origine a prodotti quali film, video, trasmissioni radiofoniche,
siti internet, sms, e-mail, ecc. – ma anche cartelli stradali, insegne di attività commerciali,
targhe di case private, decalcomanie, bandiere, t-shirt e gadget vari recanti scritte e slogan.
Nuovi media che hanno dato vita a formule di scrittura più vicine al parlato che non alla
scrittura propriamente detta. Siamo pertanto entrati in quella fase, definita di “oralità
secondaria” da Ong, che ritorna in parte al sonoro e al mondo del suono. Si tratta di una fase
con forte potenzialità di comunicazione e socializzazione che ha somiglianze con la fase di
oralità primaria e che incide sul senso di comunità e di partecipazione, sulla concentrazione
del presente e sul senso di appartenenza. Se vogliamo fare un salto dal passato – in cui ci
confina la scrittura e in cui confiniamo la lingua e il suo portato – al presente della parola,
dobbiamo, quindi, utilizzare questi media come parola.
Vorrei ora illustrarvi brevemente alcune forme di linguaggio oggi in uso in alta Valle di
Susa che non differiscono da quelle diffuse nelle altre aree a lingua minoritaria:
Sportello linguistico in sito, con la presenza di un addetto in orari di apertura o su appuntamento.
Sportello linguistico virtuale, con e-mail di riferimento e sito internet.

84

Autore di alcune poesie apparse in «ël Bannië», Bollettino parrocchiale di Exilles, e nelle pagine in occitano
del sito www.comune.exilles.to.it.
85
Autrice, insieme a Renato SIBILLE, di Si jouvë sooupës e vëlh ou pouguës… - Se giovane sapesse e vecchio
potesse…, ArTeMuDa, Torino 2005.
86
Autrice con Angela CRANA e Cristine FUNDONE di Saouzë d’Oulx…, cit.
87
Narratrice di racconti e poesie in parte pubblicati su D. GARIBALDO, Guida dei toponimi di Millaures, Alzani,
Pinerolo 2002; sul sito http://escarton-oulx.eu/ e sulla rivista «Valados Usitanos», trascritti da Daniela Garibaldo.
88
U. GALIMBERTI, Il corpo, Feltrinelli, Milano 2002, pp. 150-151.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Cartelli e depliant informativi (servono a dare un senso di comunità, di identità e di lingua viva,
verso l’esterno della comunità, ma servono soprattutto come autorappresentazione all’interno
della comunità stessa).
Scuola di patois che ha creato una neo-comunità di parlanti (grazie alla quale c’è stata la
rinascita della danza occitana in valle)
Pagine web: www.comune.salbertrand.to.it; www.comune.oulx.to.it; www.cesdomeo.it;
www.cmavs.it; www.comune.exilles.to.it; http://escarton-oulx.eu/.
Programmi radiofonici (www.cesdomeo.it/radio2.asp) e pod-cast
Film

Se “il medium è il messaggio”89, come ci ha insegnato McLuhan, allora per veicolare il
messaggio parola non resta che il medium parola. Ritorno all’oralità, dunque, e significativa, a
questo proposito, è la forza della parola in musica che ha saputo mantenere, rinnovandosi e
reinventandosi, la sua potenza di comunicazione, socializzazione e trasmissione come nel caso
de Lou Delfin, per citarne uno dei più felici dell’area occitana del versante italiano. In alta
Valle di Susa musica e canzoni occitane hanno avuto, nell’ultimo decennio, esecutori quali i
Parenaperde90 e il Coro Ange Gardien91.
Se nuovi strumenti e impianti elettronici e digitali sono capaci di dare nuova forza alla
parola in musica e di ricreare una comunità di danzanti, l’inserimento di file audio in patois
all’interno di vari supporti: video, pagine web, podcast, ecc. è sì utile, ma non bastante a ricreare una comunità di parlanti. Occorre ripristinare momenti ove la parola sia sovrana, ove
possa essere detta, ascoltata, trasmessa, comunicata, mangiata: occorre ripristinare la veglia.
Ma, dal momento che il contesto rievocatoci dal Faure in Arcadia Alpina non è
ricreabile senza cadere necessariamente nel patetico, sono convinto del fatto che, per dare un
presente alla lingua occitana, occorrano momenti di aggregazione: eventi ove sia possibile il
ritorno alla magia della parola, dove il racconto e la lettura a voce alta siano condotti da abili
narratori. Se, come afferma McLuhan, la particolare struttura comunicativa di ogni medium lo
rende non neutrale suscitando negli utenti-spettatori determinati comportamenti e modi di
pensare che portano alla formazione di una certa forma mentis92; allora dobbiamo analizzare la
struttura del racconto orale e della lettura a voce alta in patois attraverso la complessità della
sua comunicazione, composta dalla parola-suono e da altro93: spazio, tempo, ritmo, timbro,
volume, articolazione, inflessione, gestualità, percezione, relazione, ritualità, improvvisazione,
azione, reazione, interazione, pause, silenzio, ecc., ecc. Il racconto orale nasce nel suo farsi e
accumula significati ben oltre le intenzioni e la consapevolezza dei parlanti; come sottolineato
da Ong: l’oralità non è un discorso compiuto, ma il compiersi del discorso; l’oralità non
produce testi, ma performance94.
89

Cfr. M. McLUHAN, Understanding Media: The Extensions of Man, Gingko Press, Berkeley-Hamburg 1964,
trad. it. Gli strumenti del Comunicare, Il Saggiatore, Milano 1967.
90
Quartetto specializzato in repertorio di danze popolari occitane, formato da: Alberto Dotta (ghironda, chitarra,
mandolino), Massimo Falco (clarino, cornamusa e voce), Simone Delsavio (violino e voce) e Valter Re
(organetto).
91
An chanton bou l’Ange Gardien, CMAVS 2003.
92
Cfr. M. McLUHAN, Counterblast, Gingko Press, Berkeley-Hamburg 1969.
93
Interessante a questo proposito il punto di vista del musicista-performer John Cage. Cfr. M. PORZIO, Metafisica
del silenzio. John Cage. L’Oriente e la nuova musica, Auditorium, Milano 1995. Esemplare il brano di CAGE
4’33”, del 1952, nel quale un pianista (David TUDOR nelle prime esecuzioni) giunge sul palcoscenico, si siede al
pianoforte, abbassa il coperchio della tastiera e rimane in silenzio ed immobile per un tempo di 4 minuti e 33
secondi, dimostrando come il silenzio sia uno spazio di vita sonora e come possa essere espresso sia dal suono
che dalla sua assenza: «Il musicista che siede dinanzi al pianoforte senza suonare, obbligando così il pubblico a
captare le segnalazioni acustiche (accidentali) dell’ambiente – il silenzio il mormorio il grido, il frastuono aspro
che si alza dalla metropoli – offre un’immagine prototipa di questa nuova forma d’arte che incorpora la realtà
fenomenica senza decantarla, “estetizzarla”.» M. DINI, Teatro d’avanguardia americano, Vallecchi, Firenze
1978, p. 12.
94
Cfr. W.J. ONG, Orality and Literacy…, cit.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Il livre de raison di Barnaba, che abbiamo incontrato nel racconto del Faure, era
sicuramente scritto in francese, ma anche fosse stato scritto in patois, avrebbe comunque avuto
bisogno di qualcos’altro per poter essere veicolato, avrebbe avuto bisogno di un lettorenarratore. La lettura era lettura a voce alta era verbo, era suono, era silenzio, era
performance, era connessione e quindi trasmissione e ricezione.
La trasmissione dei saperi è un fatto di inculturazione e acculturazione, processi con i
quali l'individuo acquisisce la cultura del proprio gruppo o di un suo segmento (famiglia,
comunità religiosa, classe sociale, compagnia, ecc.) e tratti culturali di un altro gruppo sociale.
La trasmissione dei saperi non è solo un mezzo per l’acquisizione di un patrimonio di
tecniche, ma rappresenta, anche, il punto di partenza per lo sviluppo autonomo e la
rielaborazione dei saperi stessi. Così, il patrimonio del racconto orale non viene appreso e
utilizzato in forma di ripetizione acritica, ma è reinventato e ricontestualizzato dall’arte del
narratore che lo reinveste di nuovo significato.
La cultura occitana altovalsusina che è transitata direttamente dall’oralità primaria a
quella secondaria, saltando la fase di scrittura, può ricorrere alla scrittura come componimento,
ma non come trasmissione e divulgazione. La scrittura in lingua occitana, essenziale e
imprescindibile per la documentazione e l’archivio, è limitata ad un esiguo numero di lettori,
ad una casta sacerdotale, per lo più di ricercatori o studiosi.
Riprendere oggi l’oralità in patois del racconto di magia o di viaggio – viaggio che oggi
può essere fatto con l’aeroplano in Cina o in Sudafrica, ma anche con il tram in città o con
l’automobile verso la discoteca –, della lettura ad alta voce, della canzone o della compianta,
può essere la nuova forma per assicurarne, tramite la riappropriazione e la reinvenzione, la vita
e la vitalità e non solo la memoria. Dunque, la nuova forma è quella antica? Sì, perché
cambiandone la forma ne tradiremmo il contenuto; ma la tecnologia e in particolare la
tecnologia dell’era elettronica, proprio perché è circondata nell’immaginario popolare da un
alone diabolico95, può essere veicolo per la parola, può essere nuovo narratore che reinventa e
ricontestualizza il racconto, reinvestendolo di nuovo significato e facendolo vivere ancora.
Un’oralità secondaria a patto che quella lingua e quel racconto mantengano vivo il suo suono
per mantenere viva la magia. Supporti audio e video servono, aiutano, ma non suppliscono
l’incontro tra due corpi vivi in un tempo presente: quello del narratore e quello
dell’ascoltatore. Un incontro che implica partecipazione; altrimenti equivale ad uno stare a
guardare dal balcone il flusso della folla che vive l’evento, avendo l’illusione che quell’evento
guardato sia in realtà esperito, come lo scrittore siciliano Gesualdo Bufalino individua nella
partecipazione di piazza alle celebrazioni processionali:
Si può assistere alla Pasqua siciliana in due modi: da un balcone o in mezzo alla folla.
Non è solo un discrimine di classe che presiede alla scelta, anche se è vero che il balcone
appartiene di solito al notabile e la piazza alla popolazione comune. Vero è che il
balcone, come tutti i palchi, impegna solo i sensi più nobili: la vista e l’udito; mentre
stare giù, nella ressa che gli spari e le musiche e gli alleluia sommuovono e gonfiano
come un ingorgo di lava, vorrà dire rompere il muro tra intelligenza e fisicità per
ritrovarsi nel cuore di un’esperienza assoluta, dove ora prevalga la commozione ora lo
spavento, ora (specialmente) la gioiosa certezza di creare noi stessi lo spettacolo che
stiamo guardando.96

95

Per la cultura popolare le nuove tecnologie che vengono a rivoluzionare il proprio rassicurante ordine cosmico,
portano in sé qualcosa di fantastico, di sovrumano, di diabolico. In alta Valle Susa, la locomotiva veniva
stigmatizzata con l’espressione la machinë dou diablë.
96
G. BUFALINO, La luce e il lutto, in G. BUFALINO, Opere. 1981-1988, a cura di M. Corti e F. Caputo, Bompiani,
Milano 2001, p. 1158.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Accogliendo la lezione dell’antropologa danese Kirsten Hastrup97, possiamo dire che
l’incontro è l’unico modo per creare quel qui e ora così pregnante e capace di iscriversi nel
corpo, attraverso un’embodied experience che crea conoscenza. Occorre tornare alle origini,
alla “parola delle fonti” per parafrasare Grotowski98, non a quell’Arcadia evocata dalle parole,
ma alle parole stesse, per la creazione di una nuova Arcadia, un’“Arcadia secondaria”, poiché
le parole non vivono se non dette99.
Il teatro, arte di affabulazione per eccellenza e vero atto giocato nel qui e ora della
performance100, potrebbe essere uno strumento utile a tutto ciò e, in particolare, a rendere viva
la parola scritta restituendola al racconto orale. Purché il teatro eviti di cadere
nell’autoemarginazione della forma dialettale dove correrebbe il rischio di veicolare solamente
una nostalgica Arcadia e quindi di non discostarsi dalla scrittura. Occorre piuttosto che il
teatro utilizzi tutti i suoi mezzi per organizzare un efficace incontro, un’efficace relazione101 e
permettere così uno scambio all’interno di una ricreata communitas, perché:
[…] sul cammino del teatro vi è un’altra possibilità: quella particolare qualità di
presenza nell’attore e nel pubblico che può produrre un circuito di un’intensità unica,
in cui le barriere possono essere rotte e l’invisibile può diventare reale; allora verità
pubblica e verità privata si trasformeranno in parti inseparabili di un’unica esperienza
essenziale.102
Non è il teatro che è indispensabile ma: attraversare le frontiere tra te e me; farsi avanti
a incontrarci così da non perderci nella folla […].103
Proiezione frammenti di video spettacoli del Laboratorio Permanente di Ricerca Teatrale di Salbertrand
dell’Associazione ArTeMuDa: Barbarià, Usseaux 2009; e Distillare è imitare il sole!, Exilles 2007
(www.artemuda.it).

Anche noi del Laboratorio Permanente di Ricerca Teatrale di Salbertrand,
dell’Associazione ArTeMuDa, abbiamo fatto un piccolo esercizio di traduzione che aprirà e
chiuderà il nostro prossimo spettacolo: L’Aranha che debutterà il prossimo 30 ottobre. Ma,
come ogni traduzione, anche la nostra è un tradimento del testo, una sua reinvenzione e una
sua riappropriazione. Non vi cito l’originale in lingua inglese né la sua traduzione italiana, di
questo frammento tratto non da un testo scritto e tanto meno da un testo della tradizione
occitana, ma da un celebre capolavoro cinematografico, che sicuramente riconoscerete:
Mi a n’ai vita ad shoza que vouzautri-z-omme ou pouiè pa ou-z-imazhinâ: di-z-unë
grosë baoumë eicurë gardà dou Marmòou, ai vì la mashînë dou diablë ‘mbou la corna
an l’èr qu’fazî ad flamadda abouminabbla e epoubantabbla. E, ou lon dlou biâ e dla
97

Sui concetti di embodied experience, esperienza incorporata, e di incorporated knowledge, conoscenza
incorporata, cfr. K. HASTRUP, Incorporated Knowledge, in «Mime Journal», 1995.
98
Cfr. J. GROTOWSKI., Holiday e Teatro delle Fonti, la Casa Usher, Firenze 2006; R.M. MOLINARI, Diario dal
Teatro delle Fonti. Polonia 1980, Casa Usher, Firenze 2006.
99
«Il racconto esiste in diverse forme: il racconto tradizionale attorno a un fuoco, le sacre scritture raccontate da
un pulpito, sotto forma di ipertesto su internet, in classe, alla radio, alla televisione, nel film e nelle pagine dei
libri. Ma qualunque nuova opportunità di racconto di storie venga creata dai nuovi media, non c’è nulla che
eguagli l’interazione reale che esiste tra il narratore e il suo pubblico.» Sigurborg KR. HANNESDOTTIR, Donald
SMITH,
Il
racconto
orale
contemporaneo.
La
rinascita
del
racconto
orale,
in
«http://www.archividelsud.it/UserFiles/File/Manuale%20dello%20
Storytelling%20cap.%20I.pdf».
100
«La forza della performance è nella relazione specifica e speciale tra i performer e coloro-per-cui-laperformance-esiste» R. SCHECHNER, Magnitudini della performance, Bulzoni, Roma 1999, p. 18.
101
«La condizione relazionale è l’aggiunta che permette a un evento scenico di diventare spettacolo, tanto per chi
lo fa come per chi lo guarda.» P. Giacché, Lo spettatore partecipante..., cit., p. 88.
102
P. BROOK, Il punto in movimento. 1946-1987, a cura di I. Imperiali e R. Buitoni, Ubulibri, Milano 1988, p. 43.
103
J. GROTOWSKI, Holiday e Teatro delle Fonti…, cit., p. 73.

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�Duéirë ai vì la Shaptourtë, la Champelo, la Rafanhaoudo e la Ma(r)e dla Doui(r)a sautà
‘d for da dl’aiguë, atrapâ e s’mashâ lou pshisse sourës. E tut ician, ‘n zhou, ou l’anaré
pardù ‘ma ‘d larma din la pleuië. L’î ‘l tan d’ s’nanà.104

Si tratta di un film di fantascienza, Blade Runner, proveniente da una cultura altra,
apparentemente lontanissimo dal mondo della veglia nella stalla, ma anche quel mondo
evocato dai racconti durante la veglia era un mondo fantastico. Qual è più reale? Quello dei
mostri, dei diavoli, delle fate e degli orchi raccontati da un lettore/narratore in un mondo ad
oralità primaria, o quello dei replicanti raccontato in un film dell’era dell’oralità secondaria?
Se per il teatro e per la sua magia, con le parole di Peter Brook, «Una porta si apre e la
visione si trasforma»105; così per l’oralità della narrazione in patois, ritornando al libro di
Barnaba del racconto del Faure sul quale ci siamo fermati: Un legaccio si scioglie e la parola
si trasforma.

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occitana è tuttavia presente negli altri libri dei conti della stessa Confraternita, conservati nell’Archivio
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Sant’Ambrogio 2004.
A. DE SAINT EXUPÉRY, Ël Pchi Prinsë, trad. oc. di G. JAYME, Wesakeditions, Aosta 2001.
104

Testo del Laboratorio Permanente di Ricerca Teatrale di Salbertrand, liberamente ispirato a Blade Runner,
diretto da Ridley SCOTT, USA 1982.
105
P. BROOK, La porta aperta, Milano, Anabasi, 1994, p. 125.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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R. SIBILLE, Le veglie nella stalla d’inverno, in «La Vous de Castelmanh», a. XXIV, nn. 1-2, 1993.
R. SIBILLE, Se chi governa fosse un buon pastore. Appunti biografici su Martini Antonio detto Vent, in «La
Vous de Castelmanh», a. XXII , nn. 1-2-3-4-5-6, 1991, a. XXIII, n. 1, 1992.
R. SIBILLE, Virà Virandol… Canzoni, danze, filastrocche, ninne nanne e conte nella tradizione occitana
dell’Alta Valle della Dora, GAC – CMAVS 1990.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Teatrografia
(come regista e attore)
Vapori di Ghiaccio, performance teatrale, realizzata dall’Associazione Culturale ArTeMuDa in collaborazione
con l’Ecomuseo Colombano Romean, 2010.
Berlicche e i segreti del Gran Bosco, performance teatrale, realizzata dall’Associazione Culturale ArTeMuDa in
collaborazione con l’Ecomuseo Colombano Romean, 2010.
Lou Rei – La notte dei Re, dall’Associazione Culturale ArTeMuDa nell’ambito del laboratorio DiferenzaIndifferenza realizzato in collaborazione con il CONISA Valle Susa, 2010.
Ho visto la neve, spettacolo teatrale sui temi dell’integrazione e dell’immigrazione, realizzato dall’Associazione
Culturale ArTeMuDa, 2009.
Ritorno spettacolo teatrale sulla Resistenza in Alta Valle Susa e Val Chisone, realizzato dal Laboratorio
permanente di ricerca teatrale di Salbertrand (TO), ArTeMuDa, 2009.
Mirabilia, spettacolo teatrale realizzato per la rassegna Chantar l’Uvern dall’Associazione Culturale ArTeMuDa
in collaborazione con il duo vocale Trobairitz d’Oc, 2009.
Sont e Paure Diau d’uvern, spettacolo teatrale sui santi del popolo dell’alta Val Varaita (CN) realizzato
dall’Associazione Culturale ArTeMuDa, 2008.
Sont e Paure Diau, spettacolo teatrale sui santi del popolo dell’alta Val Varaita (CN) realizzato dall’Associazione
Culturale ArTeMuDa, 2008.
Parole per terra, spettacolo teatrale sull’elemento della terra e sul mondo contadino, realizzato da ArTeMuDa,
2008.
Il pane del pellegrino, performance teatrale, realizzata dall’Associazione Culturale ArTeMuDa in collaborazione
con l’Ecomuseo Colombano Romean, 2008.
Carnavà dlou Pacan a Chooumoun, studio e riproposta attualizzata del carnevale tradizionale di Chiomonte,
realizzato dal Laboratorio permanente di ricerca teatrale in collaborazione con gli abitanti di Salbertrand (TO),
ArTeMuDa, 2008.
L’oro bianco e l’oro nero, performance teatrale, realizzata dall’Associazione Culturale ArTeMuDa in
collaborazione con l’Ecomuseo Colombano Romean, 2007.
Oltre l’eco, spettacolo teatrale sulla Resistenza in Alta Valle Susa e Val Chisone: piccole storie di Resistenza sui
monti e oltre l’eco dei monti, sullo sfondo delle battaglie del Col Basset del 17 luglio 1944 e del Monte Genevris
del 2 agosto 1944. Realizzato dal Laboratorio permanente di ricerca teatrale di Salbertrand in collaborazione con
l’ANPI e il Parco del Gran Bosco di Salbertrand, 2007.
La soursiera e ‘l marmou, performance teatrale in occasione della presentazione del progetto sulla tutela delle
lingue minoritarie del Comune di Salbertrand, realizzato dal Laboratorio permanente di ricerca teatrale di
Salbertrand, 2007.
Distillato di notte, evento teatrale e di animazione nel corso delle operazioni di distillazione della grappa con
interventi teatrali, musicali, culinari, comprendente lo spettacolo teatrale Distillare è imitare il sole!, , realizzato
dal Laboratorio permanente di ricerca teatrale di Salbertrand a Deveys di Exilles (TO), ArTeMuDa, 2006.
Piume di parole, spettacolo teatrale sull’elemento dell’aria e sul popolo degli uccelli che la abita, realizzato da
ArTeMuDa, 2006.
Barbarà, spettacolo teatrale sulle tradizioni contadine dell’Alta Valle di Susa incentrato sui riti del grano, la
panificazione e sui cicli della vita dell’uomo, realizzato dal Laboratorio permanente di ricerca teatrale di
Salbertrand (TO), ArTeMuDa, 2006.
Il carnevale dei Gueini di Salbertrand, studio e riproposta attualizzata del carnevale tradizionale di Salbertrand,
realizzato dal Laboratorio permanente di ricerca teatrale in collaborazione con gli abitanti di Salbertrand (TO),
ArTeMuDa, 2006.
Distillare è imitare il sole!, spettacolo teatrale, realizzato dal Laboratorio permanente di ricerca teatrale di
Salbertrand a Deveys di Exilles (TO), ArTeMuDa, 2006.
L’anjë dlä pèstë, spettacolo-dimostrazione di lavoro itinerante, realizzato dal Laboratorio permanente di ricerca
teatrale di Salbertrand (TO), ArTeMuDa, 2005.
Control Arms, performance realizzata dall’Associazione Culturale ArTeMuDa per l’omonima campagna di
Amnesty International, con un gruppo di 24 attivisti di A.I., Torino 2005.
Bestië, spettacolo teatrale partecipante al Teaterfest, sezione dedicata al teatro in Valle di Susa nell’ambito delle
manifestazioni collegate alla IX edizione del Valsusa Filmfest – ArTeMuDa, 2005.
Santi Bestie Maniscalchi, spettacolo-dimostrazione di lavoro itinerante, realizzato dal Laboratorio permanente di
ricerca teatrale di Salbertrand (TO), ArTeMuDa, 2004.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Filmografia
(come regista e attore)
Barbarià a Usseaux, 53’ colore, ArTeMuDa 2009.
Distillare è imitare il sole!, 30’ b/n, ArTeMuDa 2008.
Barbarià a Torino, 45’ colore, ArTeMuDa 2008.
Oltre l’eco, video-documentario vincitore della sezione DOC memoria storica del XII° Valsusa Filmfest, 2008
ArTeMuDa, 2007.
L’anjë dlä Pèstë (L’angelo della peste), 38’ colore, ArTeMuDa 2007.
Vné méi vou a menâ la bartavèllë, 3’ colore sulla parlata occitana dell’Alta Valle di Susa, Nethics 2007.
Ou Marchà, 5’ colore sulla parlata occitana dell’Alta Valle di Susa, Nethics 2007.
Ël maneichâ , video-clip sull’arte della mascalcia, 3’ colore, ArTeMuDa 2004.

Produzioni diverse
Ideazione e sistematizzazione Museo Virtuale della lingua e della tradizione occitana dell’alta Valle di Susa per il
sito INTERNET della Comunità Montana Alta Valle Susa), www.cmavs.it, 2009.
Coordinamento e selezione materiali per la sezione bilingue occitano-italiano della Guida Bislacca e Sfiziosa del
Colle di Sestriere, II.SS. Des Ambrois, Comune di Sestriere, 2008.
Ideazione, testi, materiale bibliografico e fotografico per la realizzazione delle pagine bilingue italiano-occitano
del sito INTERNET del Comune di Exilles (TO), www.comune.exilles.to.it, Nethics S.n.c., 2007/2008.
Ideazione, testi, materiale bibliografico e fotografico per la realizzazione delle pagine bilingue italiano-occitano
del sito INTERNET del Comune di Salbertrand (TO), www.comune.salbertrand.to.it, Nethics S.n.c., 2007/2008.
Ideazione, testi, materiale bibliografico e fotografico per la realizzazione delle pagine bilingue italiano-occitano
del sito INTERNET del Comune di Oulx (TO), www.comune.oulx.to.it, Nethics S.n.c., 2004, 2005, 2006, 2007.
Depliant informativi bilingue italiano-occitano del Comune di Oulx (TO), “L’Occitano Provenzale Alpino di
Oulx – Lingua e tradizione”, 2004.
Ideazione, testi, materiale bibliografico e fotografico per la realizzazione di pannelli informativi bilingue italianooccitano del Comune di Oulx (TO), 2004.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Dibattito
Matteo Rivoira
Ringrazio Renato Sibille, e, visto che abbiamo lo spazio per dire qualcosa, vi lascio la
parola, se qualcuno vuole fare delle considerazioni… Io credo che oggi si siano dette molte
cose: ne abbiamo sentite molte sui personaggi delle nostre “evocazioni mitiche”: i trovatori,
Mistral, i testi valdesi, e abbiamo imparato qualcosa di più e, soprattutto, ci è venuta la voglia
di andarli a leggere. Del presente anche abbiamo imparato qualcosa di più, abbiamo visto
soprattutto la lingua in azione: lingua che si fa poesia, poesia che, a sua volta, trasforma la
lingua e il mondo.
Si è visto già a partire da questa mattina: la tensione fra lo scritto e l’oralità è una
tensione che c’è, continua, e, forse, è parte irrinunciabile e irriducibile della storia
dell’espressione occitanica. Io penso che ci sia ancora molto da dire, anche alla luce di quanto
ha messo in evidenza Renato Sibille rispetto al fatto che ci si appropria di una dimensione
scritta nella misura in cui ne abbiamo imparata un’altra, però è anche vero che la capacità di
scrivere e di leggere si è ormai diffusa, quindi si declina ormai in modo diverso la possibilità
di accedere a del materiale scritto.

Renato Sibille
Imprescindibile per quanto riguarda l’archivio, la documentazione…

Matteo Rivoira
Imprescindibile anche per tentare delle esperienza letterali “altre”. Rispetto ai romanzi,
le poesie sono molto più vicine, molto più una terra di mezzo da questo punto di vista e se
forse può essere più emozionante sentirle recitare, è anche importante poterle leggerle. Io
penso che in particolare da quest’ultimo intervento venga lo stimolo alla fantasia: a creare,
inventare e cercare la bellezza, che, diceva Dostoevskij, salverà il mondo, e ne abbiamo tanto
bisogno anche noi nelle nostre piccole minoranze linguistiche.

Claudio Salvagno
Inizio con un po’ di polemica, sempre partendo da questa contraddizione interna: sono
cinquant’anni che l’italiano ha ormai guadagnato tutto. Io mi esprimo in dialetto, che ho
appreso in casa, mio nonno era classe 1901, quindi era grande, era un adulto, aveva 16 anni
quando c’è stata la rivoluzione d’ottobre… Freud ci ha iniziati a leggere, così parlo da lettore
di poesie. Credo che non si possa più escludere il fatto che qualsiasi occidentale, per muoversi
in occidente, impari a leggere. In quale codice credo che sia del tutto irrilevante, perché
abbiamo letto Dante e García Lorca. Faccio una metafora così: come mai le mie maestre si
ostinano su questo “che”, scritto in italiano “c-h-e”, mentre in tutto il mondo, praticamente, lo
scrivono “q-u-e” (anche gli occitani lo scrivono così). La seconda, o terza lingua più parlata
nel mondo lo scrive “que”. E quindi in questo caos (perché siamo nel caos in questo momento,
io penso che l’umanità stia attraversando un momento che, se anche riuscissimo a definirlo
stasera, non appena usciti dalla porta, ci troveremmo nuovamente nel caos che continua), la
domanda, molto provocatoria, potrebbe essere: “che fare per la lingua?”; nel caos ci sono
miliardi di cose da fare.. e una cosa non esclude l’altra... Forse Brun sarebbe quello più
patentato a dirci qualcosa, perché ha una carriera di operatore televisivo, e ha lavorato per la
televisione francese curando dei programmi in occitano... Brun dicci qualcosa!

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Péire Brun
(intervento originale in occitano)

Vi parlerò in occitano, perché non so l’italiano, vi chiedo scusa. Quello che vi voglio dire
è che furono i trovatori a partorire questa lingua occitana, come ha detto stamattina Walter
Meliga. I trovatori [...] portavano nelle piazze la lingua occitana. Poi è venuto un uomo come
Mistral, di cui si può dire sicuramente che era un poeta grande, fra i più grandi. Solamente, ci
ha ingannati. Scusate l’espressione. Perché ci ingannò? Ci ingannò perché lui aveva paura, era
spaventato dallo stato francese. Il grande poeta conosceva la lingua occitana, e la scrittura dei
trovatori, e si è trovato di fronte a un dilemma: continuare il lavoro dei trovatori, o fare quello
che poi ha fatto. Aveva paura dello Stato francese, e questo sta alla radice del fatto che oggi gli
occitani hanno paura dello Stato francese. Allora Mistral liquidò quella lingua scritta in quel
modo e ricominciò daccapo.
Io sono originario della Montagne Noire, nella zona fra Carcassonne, Toulouse e
Mazamet. [...] Nella mia famiglia, mio nonno scriveva come aveva insegnato Mistral. Io, che
ho sempre parlato questa lingua, quando ho iniziato a scriverla ho adottato la grafia dei
trovatori. Per un periodo, ho scritto per lavoro, perché facevo dei documentari per la
televisione in occitano. Io me ne andavo a lavorare dalle parti del Limosino, dalle parti della
Guascogna, o dalle parti della Provenza, e parlavo il mio occitano. Dopo un momento, tutti si
capivano. Subito le persone si chiedevano “da dove viene quest’uomo, con un accento così?”,
ma dopo un momento ci si riconosceva in un’unica lingua, che ci viene dai trovatori. Mistral ci
ha ingannati. È un grande poeta, ma a livello di lingua e scrittura ci ha ingannati. [...] Se la
lingua è viva tutti si capiscono. La gente dirà “questo è delle valli”, o “questo è della val
d’Aran”, o “questo è di Guascogna”, e questa è una ricchezza, non soltanto di lingua, ma è una
ricchezza di civiltà. Per me è questo che bisogna difendere. Stamattina abbiamo ascoltato
Bouvier: l’avete letto il testo che ci ha dato? È scritto nella grafia dei trovatori. E a
quell’epoca, nonostante gli accenti diversi, tutti si capivano, ed è per questo che abbiamo
ricominciato a scrivere. Allora, la lingua e la cultura dei trovatori erano espressione di una
volontà politica. Il conte di Tolosa pagò i trovatori, perché lui stesso era poeta. Ai tempi di
Mistral tutti, nel sud della Francia, parlavano la lingua occitana. Nel 1913 in Francia, in tutti
paesi di lingua d’oc, lo Stato francese, il Ministero della Difesa, per chiedere denaro alle
regioni meridionali, affisse su tutti i Municipi dei manifesti in occitano. Per farsi capire da
tutti. Io penso che dovremmo ambire a un’occitanità comune, non per innalzare delle barriere,
delle frontiere, ma per riconoscerci come continuatori dello spirito occitano, per dire: “siamo
occitani”. Perché i politici lassù a Parigi devono sentire qualche giovane che si alzi per dir loro
che la cultura occitana esistette davvero. All’epoca di Mistral tutti parlavano occitano [...]
Questa è la mia posizione. E al livello della lingua, penso che la grafia del trovatori, che è in
continuità da secoli, basta impararla, all’inizio è un po’ complessa, ma poi è aperta a tutte le
province occitane.

Claudio Salvagno
Faccio solo una parentesi, che è qualcosa di più di una metafora: fra l’età d’oro dei
trovatori e Mistral abbiamo sei secoli, ma non sono stati sei secoli di vuoto, sono stati sei
secoli pieni di poeti, forse poeti poco conosciuti, la divulgazione infatti rimane un problema,
ma in ogni caso sono stati sei secoli di scrittura occitana, non conosco abbastanza questo
periodo, ma so che ci sono stati. Il periodo barocco dell’occitano è studiato, e insegnato dagli
accademici, il teatro occitano è rappresentato nel seicento, e nel settecento, non si tratta di
secoli di vuoto. Giustamente Brun ci parla del fallimento politico di Mistral, abbiamo un sacco
di poeti che sono falliti politicamente, che restano fermi nella grandezza poetica.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Matteo Rivoira
Secondo me la tua domanda non è polemica. Io credo che la domanda posta da Claudio
Salvagno sia centrale: che cosa fare per la lingua? Io ho l’impressione che prima di tutto,
forse, dobbiamo abbandonare l’atteggiamento rivendicativo che ripete le rivendicazioni degli
occitanisti d’oltralpe, poiché la situazione in Francia è diversa.
Intanto, le nostre lingue minoritarie sono assolutamente inutili, perché non servono
commercialmente, sono inutili perché non c’è un popolo dietro: non è vero che il popolo
occitano delle nostre vallate non può esprimersi perché non ha la sua lingua, perché il popolo
di queste vallate (e poi veniamo alle nostre due) ne ha fin che ne vuole di lingue. Può parlare
italiano perché la nostra generazione l’ha imparato bene a scuola, può parlare francese, può
parlare piemontese, può parlare occitano. L’occitano è solo una delle sue lingue. Allora il
senso di continuare a parlare occitano risiede nella possibilità di dire qualcosa di più, di dire
qualcosa di diverso, che con le altre non ci viene. Si tratta di scegliere una possibilità.
Una grande lezione in questo senso io l’ho ricevuta da Piero Raina, poeta mancato l’anno
scorso, evocato da Salvagno. Ho conosciuto Claudio proprio in questa occasione, stavamo
intervistando Piero Raina, per chiedergli della sua poetica e della sua storia poetica e a un
certo punto la domanda era chiaramente: “përqué ouz avè scrich an ousitan?”… e lui, molto
sommessamente com’era lui, ha detto qualcosa del tipo “l’es vëngù”.
Lui aveva un’urgenza poetica, ha iniziato a scrivere in italiano, e poi si è detto: “eh,
alcune cose mi vengon meglio nella mia lingua”… ma non per questo ha abbandonato
l’italiano! Perché Piero Raina (e qui bisognerebbe andarsi a rileggere anche Canetti e Celan)
aveva molti campi linguistici nella sua mente. Questa risposta saltava a piè pari le ideologie e
poneva l’attenzione su quello che secondo me è l’aspetto centrale e la vera sfida: o io ho
qualcosa da dire, o sto zitto. Nella società attuale il problema non è che ci hanno tolto la
possibilità di esprimerci nella lingua dei nostri padri, o nella lingua che esprime la nostra più
vera cultura. Il problema è che forse non abbiamo niente da dire. E in questo senso recuperare
la poesia è una possibilità, perché questo è un terreno veramente di possibilità, che altri ambiti
non lasciano, per recuperare una verità diversa. Le veglie sono patetiche fatte in un certo
modo, ma siamo sicuri che noi non siamo depositari, attraverso la nostra lingua, di una
possibilità altra di dire delle cose, che valgono per l’oggi?
Renato Sibille ha citato la storia del Petit Poucet, alias Jan Peulhot (qualcuno di voi sa
che ho già tormentato mezzo mondo chiedendo le storie di questo Pollicino). Ora, questo
Pollicino c’è dappertutto, non è una questione occitana: c’è qua, c’è tra i walser, c’è in
Lituania… È un motivo universale nella sua piccolezza. E come questo quanti ce ne sono nelle
nostre culture locali, nelle nostre lingue locali di universali nascosti che valgono sempre,
perché se valevano probabilmente già 2000 anni fa, non vedo perché dovrebbero smettere di
valere domani. Ebbene, secondo me la sfida è su questo terreno, quello cioè di riscoprire e
rivitalizzare i temi fondamentali. E ben facciamo però, nello stesso tempo, ad acquisire
cultura, a leggere i trovatori, a rileggere Mistral (non certo per il suo progetto politico… che
oltretutto, ben considerato, non era fallimentare solo dal punto di vista linguistico e della
grafia, ma anche dal punto di vista della visione tradizionalista – folklorica – cattolica). Questo
potrebbe essere un modo per rilanciare la questione.

Renato Sibille
Vorrei solo aggiungere una cosa brevissima: la veglia non in quanto veglia nella stalla,
ma in quanto evento di socializzazione, dove la parola sia udibile, “mangiabile”, dove crei
comunità, che è l’unico modo perché la parola sia viva.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�Claudio Salvagno
È evidente che il problema, specialmente nelle nostre piccole comunità, è che il tessuto
comunitario non è più quello ottocentesco. La rivoluzione sociale è passata, è superata,
nell’era post-industriale la famiglia non è più una famiglia patriarcale. Al mio paese, che è un
paese di bassa valle, forse sono ancora dieci, nemmeno, cinque le famiglie che lavorano la
terra, il comune è a più di 600 metri, poco lontano da Cuneo. E quindi bisogna immergersi,
confrontarsi, con la modernità…
Una delle prime poesie che ho conosciuto di Piero Raina è “La motofalce”, scritta in
italiano su un libretto stampato da una tipografia cuneese. C’erano una ventina di poesie in
italiano e quattro in occitano. Senza conoscere nessuno lui ha preso la sua raccolta, da Elva è
sceso a Cuneo e ha stampato a proprie spese queste poesie, di cui questa che ho letto è la più
drammatica, la più simbolica, è un momento così… anche di veggenza, perché poi pochi anni
dopo effettivamente Piero abbandonerà la sua valle, come la maggior parte dei valligiani. Ma
poi ha avuto altri momenti di poesia felice, sia in occitano (io credo che per lui la poesia felice
sia in occitano, quella italiana la trovo di un livello inferiore) sia in italiano: lui ha
testimoniato, con sette libri, quattro o cinque di racconti e ricerche storiche, scrivendo in
italiano. Pensiamo a quando vediamo l’italiano di Piero Raina, e a quando leggiamo “Un filo
di fumo” di Camilleri: è evidente che queste lingue non hanno comunicazione fra loro. Queste
lingue scritte sono di due Italie così lontane che io senza il lessico al fondo di “Un filo di
fumo” non avrei capito nessun termine. Per dire come l’italiano di quegli anni era distante,
come l’italiano di Raina sia veramente legato ai suoi anni, specialmente nelle poesie. Penso
che bisognerebbe avere qualcosa di dire. Questo è il problema principale, forse non abbiamo
niente da dire. Perché vergognarsi se siamo sterminati da questo ciclope, con un occhio solo,
che ci guarda e che ci divora, sono sterminati i continenti, non solo l’occitano, da questa
macchina che ti legge e non ti guarda, che ti dice come pensare. Per rifarsi alle lingue
minoritarie, ritornare, o comunque fermarsi, fermarsi un momento, fare un’operazione che può
essere di retroguardia (ma la retroguardia nella storia forse ha la sua funzione). Il pensiero
occitano è diverso. Fra le cose più belle che ho letto dell’Occitania è quando Simon Weil parla
della crociata contro gli albigesi: prima di morire dirà in una lettera alla madre che forse lì, in
quella crociata, è nato il nazismo, nel pensiero unico, arrivato da Roma a sterminare un
popolo, un pensiero, un costume, un pensiero diverso. Forse è nel pensiero unico che ci
perdiamo, non è nell’usare l’italiano… Spero che molti di noi abbiano letto Shakespeare, i più
fortunati in inglese, gli altri in italiano: non penso che si possa fare a meno di Shakespeare,
anche i nostri figli studieranno Shakespeare…
La domanda è come fare, come resistere, come costruire strumenti, dare opportunità.
Con una lingua sola, le opportunità sono piccole.

Matteo Rivoira
Io sono ottimista invece, dati i presupposti mi verrebbe in mente (solo che non riesco a
citarla) quella signora che alla fine del video dei ragazzi dice: “bisogna muoversi” e andare nei
luoghi dove si riesce, e questo, secondo me (con “questo” intendo la Scuola Latina, con le
iniziative che organizza, e questa in particolare) è uno di quei luoghi dove si fa qualcosa di
importante, dove si resiste, e si resiste però attaccando, creando, inventando.

Renato Sibille
“Attaccando e inventando”, questo è molto importante; quello che diceva Salvagno è più
che condivisibile: forse non c’è qualcosa da dire. Perché molti termini della lingua occitana
muoiono? Perché non hanno più necessità di essere detti, perché legati a un mondo, che era
quello contadino, che faceva quel determinato lavoro, utilizzava quel determinato attrezzo che
“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�oggi non c’è più, e quindi quella cosa lì non ho più necessità di dirla. Magari ho necessità di
dire altro o di inventare nuove cose da dire o, perché no, di riscoprire: e per esempio il
fantastico è uno dei mondi da dire, perché quello può essere detto in occitano in un modo, in
italiano in un altro. Perché le lingue portano una determinata cultura, e quel portato può essere
detto e può riassumere una forza anche in occitano, per esempio reinventato, perché no? La
poesia è invenzione, i trovatori trovavano parole, il teatro inventa, reinventa, reinveste di
significato qualcosa di morente. Il teatro lo si chiama sempre morente, sin dai tempi della sua
nascita lo si chiamava teatro morente. Tutti i grandi teatranti sin dai tempi di Eschilo parlano
della morte del teatro.

“Convegno 2010 “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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�APPENDICE A

Traduzione dell’intervento di Jean-Claude Bouvier:

Frédéric Mistral, scrittore polifonico

Convegno 2010 - “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

�Jean-Claude Bouvier
Frédéric Mistral, scrittore polifonico
Il valore letterario e l’importanza storica di Frédéric Mistral al giorno d’oggi sono
universalmente riconosciuti, nel territorio occitano come al di fuori di esso, e ne sono
scaturite culture e grafie dette mistraliane o occitane.
Questo è dovuto soprattutto a quello che si potrebbe definire il “genio polifonico” di
Mistral. Più personalità si fondono nella persona di Mistral: sicuramente lo scrittore, il
creatore del Felibritge, e l’animatore del movimento creato; l’oratore, l’ideologo che fu
tentato dalla politica e lottò un periodo per il federalismo; e anche il lessicografo, autore di
un dizionario della lingua d’OC, da sempre molto usato, il Tresor dóu Felibrige; l’etnografo,
che ha voluto raccogliere e descrivere la cultura della gente dei paesi d’oc e non soltanto la
loro lingua, e ha creato così, a seguito del dizionario, un museo etnografico, il Museo arlaten.
Vorrei dimostrare che Mistral ha recitato tutti questi ruoli nella sua vita con una
inclinazione fortemente coerente. Non si tratta di una dispersione, ma di una polifonia
volontaria, organizzata, che definisce esattamente l’originalità dell’azione e dell’opera di
Mistral.
Questa grande varietà si trova anche in alcune parti dell’opera di Mistral, e in
particolare nell’opera letteraria: poesia epica, ma anche lirica o di circostanza, spettacolare
diversità nei registri poetici e nella versificazione, prosa famigliare delle cronache
“giornalistiche” negli almanacchi o nei giornali, e prosa ambiziosa in un’opera che altalena
fra la realtà e l’immaginario, i Memòri e Raconte; elementi eruditi e popolari (sono) sempre
presenti e combinati nella creazione mistraliana, radicamento nella terra e nella cultura della
Provenza e fuga verso l’universale…. Cercherò inoltre di mostrare che questa varietà non è
qui una mescolanza di elementi sconnessi, ma una creazione polifonica paziente e coerente.
Frédéric Mistral al giorno d’oggi è universalmente riconosciuto come uno dei maggiori
scrittori del dominio occitano. Quali che siano i movimenti, le associazioni, le scelte a livello
di grafia (mistraliana o classica), le ideologie, c’è una tendenza al raccoglimento quasi
religiosa attorno al poeta di Malhana. Le critiche, che gli sono state mosse in passato circa la
sua concezione sul posto della lingua nella società non sono scomparse, ma sono abbastanza
nascoste sotto il velo dell’elogio. Sicuramente, Mistral è oggi lo scrittore in lingua d’oc più
popolare in Francia e, forse, nel mondo. Per dare una piccola idea della fama di Mistral, basti
sapere che il suo nome è attribuito a 757 vie, piazze o viali… in comuni di tutta la Francia, e
non soltanto del mezzogiorno occitano, la cosa spettacolare è che sono di più delle strade
attribuite allo scrittore francese Albert Camus, che non di meno è molto popolare!
Si può individuare più di una ragione per spiegare questa gloria postuma. Forse il ruolo
storicamente giocato da Mistral e dal felibritge provenzale nel movimento di ripresa, di
rinascita della lingua d’oc nel diciannovesimo secolo? Ma questo non è sufficiente, perché c’è
stata un’altra rinascita, all’inizio del ventesimo secolo, quella comunemente chiamata
“occitanismo”. E precisamente il confronto fra i due movimenti ha sempre qualcosa di
polemico, qualcosa che da un punto di vista ideologico e politico, nella società odierna, non
sarebbe tanto favorevole a Mistral. Allora, la considerazione ufficiale che ha avuto ai suoi
tempi? È certo che il premio Nobel per la letteratura ottenuto nel 1904 – col matematico-poeta
basco-spagnolo Josè Echegaray – fu per Mistral, come per nessun altro scrittore occitano, una
via d’accesso nella letteratura nazionale francese. Quindi sarebbe solo il valore letterario della
sua opera, riconosciuta con un premio prestigioso, causa della gloria di Mistral? Credo che
questo ragionamento sia un po’ stretto, e non renda conto della ricchezza della vita e della
personalità di Frédéric Mistral. Credo che per comprendere Mistral e la sua eredità sia
necessario parlare di quello che vorrei chiamare il suo “genio polifonico”.

Convegno 2010 - “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

�Polifonia è un termine che generalmente viene impiegato nella musica, nel canto vocale,
per descrivere delle voci assemblate, combinate, organizzate per arrivare a un risultato
artistico. La metafora mi sembra adatta per parlare sia dei ruoli che un uomo come Mistral ha
recitato nella società dei suoi tempi, sia delle “voci” che ha fatto sentire nella sua creazione
letteraria, e poetica in particolare.
La differenza della creazione letteraria di Mistral fu rimarcata più di una volta.
Sicuramente i grandi capolavori poetici, Mirèio, Calendal, Nerto, Lou Pouemo dóu Rose, sono
le sue opere più note, quelle che più hanno contribuito alla gloria di Mistral. Queste hanno in
comune di essere opere epiche, come aveva ben rimarcato Lamartine, a proposito della prima
di queste, Mirèio: si conoscono le parole famose del grande poeta romantico Lamartine,
durante la quarantesima “Entretien” del suo Cours de littérature française, lo stesso anno in
cui usciva la prima edizione di Mirèio “Je vais vous raconter aujourd’hui une bonne nouvelle:
un gran poète épique est né” (“oggi vi racconterò una buona notizia: è nato un grande poeta
epico”). Qualche mese prima, dopo aver ricevuto il libro, aveva già detto a un amico in
comune fra lui e Mistral, Jean Reboul, “J’ai crié comme vous: c’est Homère” (“ho gridato
come voi: è Omero!”).
Ma in questi grandi poemi epici c’è una complementarietà che è il segno di una
elaborazione profonda e soprattutto di una visione dell’unità dell’opera pur nella differenza
delle sue parti: epopea della Provenza rurale, nella Miréio, marittima e alpina nel Calendal,
storica nella Nerta, rodaniana e allargata ancora oltre, verso i confine del Delfinato e del
Lionese del nord e dunque transculturali nel Pouemo dóu Rose.
È quindi una Provenza tutta mistraliana a essere evocata, una Provenza tradizionale, di
cui Mistral fa l’inventario. Grazie alla sua esperienza personale, e a una ricerca paziente, la
dipinge nella sua storia, nella sua geografia, nei suoi costumi quotidiani o professionali (i
muratori, i pastori, i pescatori, i marinai sul Ròse…) nelle sue feste, nelle sue credenze…, in
una parole, con la sua cultura tradizionale. È dunque una Provenza che, almeno in parte, è già
sparita davanti alla rivoluzione industriale del diciannovesimo secolo, e quindi una Provenza
idealizzata e mitica, che la poesia cerca di far scoprire e di fissare nella sua identità.
Ma l’opera poetica non si riduce alla produzione epica, sebbene segua l’asse centrale
della creazione mistraliana. Lis Isclo d’Or e Lis Oulivado sono delle raccolte di poemi più
brevi, la cui composizione è disseminata lungo la maggior parte della vita di Mistral. Sono
opere che si possono definire liriche, ma di un lirismo polivalente e molto personale, molto
romantico. Mistral in queste raccolte non parla spesso di se stesso, ma scrive molte poesie di
circostanza, per il matrimonio o per la malattia di un felibre, per fare degli auguri…, cui
mescola delle canzoni, amorose, patriottiche, religiose…, dei poemi narrativi che definisce
racconti. Ma i poemi più conosciuti e più elaborati e importanti sono quelli che fanno eco alle
opere epiche e che cantano la conquista dell’identità e della dignità provenzale: i Troubaire
Catalan, La Coumtesso… dins Lis Isco d’Or:
“Fraire de Catalougno, escoutas! Nous an di
que fasias peralin reviéure e resplendi
un di rampau de nosto lengo…”
(I troubaire Catalan)
“Sabe, iéu, uno Coumtesso
qués dóu sang emperiau
en béuta coume en aoutesso
cren degun ni liuen ni aut…”
(La Coumtesso)

Mistral non è solo un poeta, ma anche un prosatore dei migliori. Non si può dimenticare
che ha scritto uno dei più grandi testi della prosa occitana, Memòri e Raconte, che è un’opera
Convegno 2010 - “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

�sicuramente bella dal punto di vista della narrazione, di un’elaborazione magistrale, ma
difficile da definire. È insieme un’autobiografia, come ci suggerisce la parole Memòri, e un
racconto più o meno immaginario degli avvenimenti della prima parte della vita di Mistral,
della sua infanzia, della sua giovinezza, degli inizi del Felibrige. Non è possibile far completo
affidamento alla verosimiglianza della serie di fatti ricordati da Mistral: sono più di una volta
al confine fra la realtà e l’immaginario, per metà ricordi d’infanzia e per metà racconti
tradizionali, come nel racconto del Plantié, dove si vede il giovane Mistral che corre per gli
orti, accolto da una vecchia strega, che gli fa superare delle prove iniziatiche, e poi finisce la
sua scorribanda rotolando dentro a un barile, stringendo in mano la coda di un lupo.
Ma non è possibile capire il cammino di Mistral, la verità sulla sua vita e sulla
fondazione del Felibrige senza questa presentazione della realtà. Attraverso i ricordi fedeli o
pasticciati che Mistral sgrana, attraverso dei racconti di avvenimenti vissuti o intrisi di
tradizione orale, sono davvero dei miti che svolge, miti sulla sua formazione e sulla creazione
del Felibrige. E, siccome questo succede spesso, il mito suggerisce una verità più profonda
della realtà pura e semplice. È l’eterna questione della relazione dialettica fra la storia e il
mito: ognuno dei due è portatore della propria verità.
Mistral prosatore, anche questa è, come sul versante della poesia, una folla di testi di
ogni sorta: dei detti o dei discorsi pronunciati durante i campi del Felibrige, o altrove, la
corrispondenza (in francese o in provenzale) che è fitta e ancora in gran parte inedita,
soprattutto di testi che furono sparpagliati nelle riviste, soprattutto in quelle fondate da lui
stesso, come l’Armana Provençau o l’Aioli. Spesso di tratta di veri e propri articoli da
giornalista, che possono essere legati all’attualità quotidiana, della vita sociale e economica
del paese, come “li Darboun engeniaire” (Arm. Pr. 1866), che parla in un modo umoristico del
progetto della ferrovia che dovrà collegare Avignone a Torino passando dal Moncenisio, sotto
il quale andrà scavato un tunnel. Possono essere legati anche all’attualità politica; politica
estera come in questo articolo dell’Armana Provençau del 1861, “Aproundesoun de Niço”,
consacrato alla votazione fatta l’anno precedente, il 15 aprile del 1860, sul ritorno di Nizza e
della Savoia alla Francia, a seguito del trattato di Villafranca; politica interna, come in questo
articolo titolato “la protesta dei buoi della Camargue”, che è una protesta contro una circolare
del Ministero dell’Interno Francese del 4 settembre 1873 che proibiva in Francia le corse e i
combattimenti dei tori, per noi di ardente attualità, se si considerano le recenti dispute sorte in
Catalogna, poi in tutta la Spagna (e, allora, in Francia) attorno a questa questione… o ancora
quei testi di Armana che possono avere una rilevanza solamente storica, e dunque meno
pericolosa, ma sempre in relazione con la Provenza, o coi paesi di lingua d’oc e la loro
identità, come per esempio le pagine sul papa Benedetto XII, di Avignone, sulla nascita di
Enrico IV, etc…
Ma, come nella poesia sparpagliata, anche qui ci sono regole di fondo, vengono seguiti
di preferenza certi temi, che toccano il pensiero profondo di Mistral: la difesa degli usi e elle
tradizioni provenzali, che secondo lui costituiscono l’identità di questo paese, e, sopra ogni
altra cosa, la tradizione orale popolare, che conosce bene, che a volte ha raccolto attorno a lui,
traducendola per iscritto in vere creazioni profondamente interessanti per l’etnologo di oggi
(come per esempio L’òme juste, versione mistraliana del racconto leggendario, ben conosciuto
in tutta Europa, la mort parrain). È evidente la relazione con gli spezzoni di racconti popolari
di tradizione orale inseriti in Memòri e raconte, di cui abbiamo visto un esempio (il ragazzo
attaccato alla coda del lupo).
Tutto questo svela, un pezzo dopo l’altro, un’immagine “polifonica” del personaggio di
Mistral. Fu un grande scrittore, poeta e prosatore, ma questa funzione non può essere
compresa senza far riferimento ad un’altra, principale funzione: la creazione e la conduzione
di un movimento nuovo di valorizzazione della lingua, destinato a far rivivere una civiltà
minacciata dallo svolgersi della storia. La letteratura, e in particolare la poesia, è la condizione
essenziale per donare slancio e valore a questa rinascita, come era successo qualche secolo

Convegno 2010 - “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

�prima per il francese con la Pleiada e la Defensa e illustrazione della lingua francese di Du
Belly.
Nemmeno la creazione letteraria può essere separata dall’azione, e dalle altre forme di
creazione che l’azione produce. Il poeta, il giornalista, l’oratore, il militante, l’animatore che è
presente a molti dei raduni dei felibristi, che viaggia attraverso i paesi d’oc, ma anche a Parigi,
in Catalogna, in Italia… per far conoscere e perorare la Causa, come detto, il politico che lotta
ancora, solo per un periodo ma con forza, per l’unione latina, una volontà di federazione
mitica se non mistica, più che politica, dei popoli latini, tutti questi non sono personaggi
diversi, ma sono le sfaccettature complementari di un unico personaggio, Frédéric Mistral, il
creatore del Felibrige.
Ma c’è un’altro aspetto di Mistral di cui non ho ancora parlato, che ha percorso gran
parte della vita del poeta, e che può spaventare i lettori, ma nonostante questo è profondamente
importante per lui e per noi. Vorrei parlare un po’ della sua attività di lessicografo. Mistral è
l’autore di un dizionario della lingua d’oc, Lou tresor dóu Felibrige, che è un monumento di
circa 2400 pagine sul lessico della lingua e dei suoi dialetti, certamente non “scientifico” dal
punto di vista dell’odierna lessicologia e lessicografia, ma considerato da tutti gli specialisti di
occitano come un’opera di riferimento, che sicuramente porta i segni del tempo, ma che non è
ancora stata sostituita.
È vero che il Tresor non è un dizionario come gli altri. È l’opera di un militante e non di
un linguista professionista, di un militante colto a livello di conoscenza della lingua e delle sue
varianti dialettali, che ha fatto ricerche in molti dizionari e glossari locali, che ha perfino
realizzato delle inchieste orali per apprendere degli elementi lessicali, ma che non ha voluto
lavorare per dei linguisti contemporanei o a venire, sebbene i linguisti d’oggi facciano un largo
uso della sua opera. Il dizionario era per Mistral una necessità vitale per portare avanti il
movimento di rinascita cui aveva dato il via. Lo dice in modo molto chiaro nei memòri e
raconte (p.214). I sei poeti accampati a Fonsegugna hanno appena trovato un nome con cui
chiamarsi: i felibres, ovvero, secondo loro (che propongo un’etimologia discutibile) i dottori
della legge, della nuova legge sulla quale ci si appoggerà per riabilitare la lingua. E a uno dei
sette convenuti a Fonsegugna, che gli domanda “ma la legge chi la fa?” Mistral risponde
questo: “Io… e vi giuro che, dovessi metterci vent’anni della mia vita, voglio, per far vedere
che la nostra lingua è una lingua, mettere per iscritto gli articoli che la documentano… Cosa
strana, disse Mistral, sembra una favola; e non di meno da qui, da questo impegno, preso in un
giorno di festa, in un giorno di poesia e di cameratismo, che prenderà vita l’enorme,
estenuante impresa del mio Tresor dóu Felibrige o dizionario della lingua provenzale, nel
quale sono stati profusi vent’anni della carriera di un poeta”.
Questa dichiarazione mette ben in luce come il dizionario stia al centro dell’opera
Mistraliana, la chiave di volta di tutta la costruzione. La rinascita della lingua d’oc, consacrata
dal movimento del 1854, e soprattutto da Mistral e dai felibres, un restauro della lingua nella
sua dignità e nella sua verità. La creazione letteraria è per lui un mezzo, e il mezzo più sicuro,
per difendere e diffondere questa lingua riconquistata. E dunque per arrivarci, il primo lavoro
da fare era realizzare un dizionario che potesse definire e fissare quella lingua, essere un
maestro di lingua per gli scrittori contemporanei e a venire e anche essere arricchito dalle loro
produzioni.
Ma il Tresor dóu Felibrige non è soltanto un dizionario della lingua. Invece, è la lingua
nell’incastro della cultura, la lingua come riflesso della cultura dei paesi d’oc che ha voluto
descrivere Mistral, e questo ha allargato notevolmente lo spazio della rinascita intrapresa e che
dobbiamo situare nella struttura generale e nella concezione globale dell’opera di Mistral. Le
informazioni riportate dal Tresor sulla storia, sui nomi dei luoghi o delle persone,
sull’etnografia – oggetti della vita quotidiana, usi, costumi, tradizioni popolari, feste,
letteratura orale (racconti, canzoni, proverbi, …) – etc., tutto questo è coerente con l’uso che
abbiamo già visto di temi storici o etnografici nella poesia o nella prosa di Mistral. È lo stesso
bisogno, la stessa volontà di fare l’inventario degli elementi che definiscono una cultura antica
Convegno 2010 - “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

�che se ne va. La salvaguardia della lingua, come dice Mistral, sarà frutto dell’uso orale, della
creazione letteraria, soprattutto con una lingua rinnovata, ma una creazione che sarà collegata
strettamente alla cultura globale dei paesi d’oc che l’hanno prodotta e che la fanno vivere.
È attraverso questo sguardo che si deve cercare di capire la creazione, da parte di
Mistral, a Arle sur Ròse, nel 1899, del Museon Arlaten, museo etnografico molto conosciuto,
che è, come dice Claude Mauron, un “monumento alla cultura provenzale”. Frédéric Mistral
non era più etnologo o etnografo di quanto fosse linguista. Ma dentro a questa grande
realizzazione del museo ha investito le sue forze e i suoi denari, quei denari che gli
provenivano dal premio Nobel e dalla vendita di Memòri e raconte, perché stava, con il
Tresor, al centro dell’opera di Mistral. Aveva fatto un inventario della cultura provenzale nel
Tresor, la faceva vedere concretamente nel museo, che era stato creato con lo stesso intento
del Tresor e delle poesie: “salvare le vestigia della nostra antica originalità nazionale” come
dice Mistral nella sua lettera sul Museon Arlaten a Berluc Pérussis, nel 1901.
L’attività di Frédéric Mistral e del Felibrige oggi può essere giudicata con severità. Si
può dire che è stata un’ “illusione”, per riprendere il titolo del bel libro di Robert Lafont.
Mistral aveva già sostanzialmente riconosciuto, due anni prima della sua morte, nel 1912, che
la sua opera era stata un bel sogno, nel poema degli Olivadas, in cui sono mischiati
disillusione e speranza:
Ma fe n’es qu’un pantai: aco lou sabe .
Mai lou pantai me sèmblo embruma d’or,
me sèmblo un mèu que iéu jamai acabe

Questo è vero. Ma si può dire anche che senza questo bel sogno di Mistal, senza
quest’utopia generosa, la lingua avrebbe continuato a essere bistrattata e i progressi, piccoli ma
reali, che hanno fatto la lingua e la cultura d’oc nelle nostre società moderne,
nell’insegnamento, nei media e nella pratica scritta e orale sarebbero stati più problematici. A
ogni modo, c’è una cosa che tutti ammettono senza riserve. Frédéric Mistral è probabilmente
considerato come il maggior scrittore moderno in lingua d’oc, per la profondità e la bellezza
della sua poesia, ma la sua gloria è dovuta soprattutto, a mio avviso, al suo “genio polifonico”
che sancisce l’unità della sua vita e della sua opera.

Convegno 2010 - “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

�APPENDICE B

L’ensemble Azimants Amors Veraia

Convegno 2010 - “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

�Nato dall’incontro di musicisti e linguisti, l’ensemble musicale Azimants si propone
di offrire letture della lirica monodica profana medievale rigorosamente filologiche
nell’interpretazione testuale e musicale, restituendo, allo stesso tempo, al documento storico vitalità e freschezza espressiva. I suoi componenti si avvalgono spesso della collaborazione di artisti esterni invitati, in base alle esigenze di repertorio.
Il gruppo è specializzato nell’esecuzione delle opere di trovatori, trovieri e Minnesänger e di musiche strumentali coeve (estampie, nota, e ductia, tratte dai manoscritti
Paris, Bibl. nat. France 844, Manuscrit du Roi, e London, British Library, Harley 978).
L’accuratezza delle interpretazioni, basate su un approfondito studio musicologico, è ravvivata dal recupero dell’antica tecnica dell’improvvisazione, ancor oggi
viva nella tradizione musicale modale mediorientale.
I musicisti, che hanno approfondito lo studio degli strumenti storici e della relativa
prassi esecutiva presso i piú importanti centri internazionali, collaborano con gruppi
specializzati nell’esecuzione della musica antica e hanno al loro attivo un’intensa attività concertistica in prestigiosi festival in Italia e all’estero.
Riguardo al repertorio trobadorico, con il contributo della regione Piemonte, svolgono attività concertistica e di ricerca musicologica, e attività didattica nelle scuole, tenendo lezioni-concerto e laboratori dedicati a “Poesia e musica dei trovatori”. In collaborazione con il “Centre d’Études Franco-Italiennes” dell’Università della Savoia,
nell’ambito del corso di “Letterature Comparate”, hanno realizzato numerosi concerti
dedicati al tema del rapporto tra poesia e musica nel Medioevo, e in particolare alla poesia di trovatori, trovieri e minnesänger, alle laudi e all’ars nova italiana e francese.
Collaborano con l’Università di Torino, cattedra di Filologia e Letteratura provenzale,
per la realizzazione di conferenze-concerto a tema. Hanno suonato per importanti rassegne, tra cui quelle a cura di Camerata Casella, Antidogma Musica, Ensemble Coro di
Torino e altre. Hanno tenuto conferenze-concerto sui trovatori in occasione dei “Salotti
musicali in casa Pellico” e partecipato a festival dedicati alla musica e alla cultura occitanica, quali il “Festival della musica e della poesia d’Oc”, e nell’ambito dei convegni
su Peire de Luserna (Luserna S.Giovanni, 1991) e sull’eresia catara (Caraglio, 2000).
Per quanto concerne studio, lettura, esegesi dei testi e corretta pronuncia delle
lingue antiche si avvalgono delle competenze di studiosi e specialisti in materia di
linguistica storica e filologia.
Strumentario
Gli strumenti utilizzati sono copie tratte dall’iconografia medievale, ricostruiti
secondo la trattatistica coeva. Il gruppo dispone di arpa, bendir, bombarde, chalumeau, cymbala, darabukka, flauti, guitarra morisca, liuti, organo portativo.

Convegno 2010 - “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

�APPENDICE C

Immagini del Convegno

Convegno 2010 - “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

�GIORNATA DELLA LINGUA E CULTURA OCCITANA 2010
Convegno "Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura"

Matteo Rivoira
introduce il Convegno

Il pubblico

Jean-Claude Bouvier

Walter Meliga

Convegno 2010 - “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

�L’ensemble
Azimants Amors Veraia

Federico Bo

Claudio Salvagno

Renato Sibille

Il dibattito conclusivo

Convegno 2010 - “Letteratura per una lingua, lingua per una letteratura”

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“Amici della Scuola Latina”
“Progetto realizzato con il contributo
della Presidenza del Consiglio dei
ministri – Dipartimento per gli affari
regionali e le autonomie”

Film in lingua originale francese

« De la musique avant toute chose »
[Art poétique, 1884, Paul Verlaine]
giovedì 22 maggio 2025

En fanfare (2024)
Réalisation

Emmanuel Courcol

Scénario
Khaled Amara, Oriane Bonduel, Emmanuel
Courcol, Irène Muscari, Marianne Tomersy
Musique

Michel Petrossian

Acteurs principaux : Benjamin Lavernhe, Pierre Lottin,
Sarah Suco
Genre comédie dramatique
Durée 103 minutes
France 2024
Il est présenté en avant-première au Festival de Cannes 2024.
Le film reçoit un bon accueil de la part de la critique, de la
profession (7 nominations aux César 2025) et connaît le
succès en salles.

Synopsis
Thibaut Desormeaux, élevé à Meudon, brillant chef d'orchestre de renommée mondiale, s’écroule en pleine
répétition. Il lui est diagnostiqué une leucémie foudroyante, qui nécessite d'urgence une greffe de moelle
osseuse. La recherche d'un donneur potentiel commence naturellement dans sa famille. Mais les tests ADN
pratiqués révèlent qu'il n'est ni le fils de ses parents, ni le frère de sa sœur, lesquels ne sont pas compatibles
pour être donneurs. Il apprend alors qu'il a été adopté et découvre qu'il a un jeune frère biologique, lui aussi
adopté et vivant dans la ville natale de leur mère dans le Nord de la France. Pour Thibaut, ce frère, Jimmy
Lecocq, représente le meilleur espoir d'obtenir une greffe. Il part donc rencontrer Jimmy, modeste employé
de cantine scolaire, et qui fréquente l'harmonie municipale de sa petite commune où il joue du trombone.
Tout semble opposer les deux frères, à part l'amour de la musique. En lice pour une compétition, la fanfare
de Jimmy vient de perdre son chef d'orchestre. C'est l'occasion pour Thibaut de proposer ses services. Les
deux frères vont ensemble tenter de réparer les injustices du destin.

�La musique dans le film
Les nombreux morceaux de fanfare sont joués par l'harmonie des mineurs de Lallaing
Une des conversations entre les deux personnages principaux commence quand l'un découvre les disques
de jazz que conserve l'autre. Elle les mène de disques comme Birth of the Cool à à des interprètes
comme Miles Davis, Clifford Brown ou Benny Goodman.
La bande-son du film est composée d'un vaste ensemble de pièces, appartenant à divers genres, qui vont de
la musique classique à la chanson de variété en passant par le jazz :
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Quadrature I et II, musique originale composée par Michel Petrossian
Le concerto pour piano no 23 de Mozart
La symphonie nº 39 de Mozart
Le Boléro de Ravel
La marche triomphale d'Aida de Verdi
I Remember Clifford par Benny Golson et par Lee Morgan
Emmenez-moi de Charles Aznavour
When the Saints Go Marching In, negro spiritual traditionnel
L'ouverture des Hébrides de Mendelssohn
L'ouverture d’Egmont de Beethoven
La symphonie no 3 de Mahler
Prélude à l'Après-midi d'un faune de Claude Debussy
Monday, Tuesday... Laissez-moi danser de Dalida

Michel Petrossian
Michel Petrossian, né en 1973 à Erevan, est un compositeur français d'origine arménienne. Il étudie le
violoncelle et la guitare avant d'étudier la composition, l'écriture, l'analyse et l'orchestration au CNR de
Paris, le Conservatoire Niedermeyer et le Conservatoire du Centre, notamment avec Isabelle Duha et Alain
Louvier. Il entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, dans la classe de composition où
il travaille avec Guy Reibel, et suit des cours d’analyse, d'orchestration, de musique de l'Inde et
d'ethnomusicologie. Il achève ses études en 2001, par un diplôme de formation supérieure en composition.
Soucieux de faire connaître la musique de son temps, il fonde en décembre 1998, avec le compositeur
Jérôme Combier, l'ensemble Cairn, constitué des élèves du Conservatoire national supérieur de musique de
Paris. Après ce parcours, son intérêt le porte vers les civilisations anciennes et la philologie, et il se consacre
à l’étude approfondie de l’hébreu, grec, ougaritique, araméen, babylonien, vieux-slave et arménien à l’École
des langues et des civilisations de l’Orient ancien ainsi qu'à la Sorbonne où il obtient un master en Lettres
classiques. Il séjourne une année à l’École biblique et archéologique française de Jérusalem, où des études
de terrain l’amènent à s’intéresser à la musique du Proche-Orient ancien. Michel Petrossian reçoit de
nombreuses commandes et sa musique est interprétée dans des salles prestigieuses en Europe et aux ÉtatsUnis. Il s'intéresse également à la musique de film, et co-signe, avec le musicien de jazz Tigran Hamasyan,
la musique du film Bravo virtuose (2018). En 2019, il signe la musique originale du film de Robert
Guédiguian intitulé Gloria mundi.

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“Amici della Scuola Latina”
“Progetto realizzato con il contributo
della Presidenza del Consiglio dei
ministri – Dipartimento per gli affari
regionali e le autonomie”

Film in lingua originale francese

« De la musique avant toute chose »
[Art poétique, 1884, Paul Verlaine]
giovedì 5 giugno 2025

Finalement (2024)
Réalisation

Claude Lelouch

Avec Kad Merad, Sandrine Bonnaire, Elsa Zylberstein,
Michel Boujenah, Barbara Pravi, Françoise Gillard,
Marianne Denicourt, François Morel
Durée 127 minutes
France 2024
Il est présenté en avant-première (hors concours) au Festival
de Venise 2024. Un avocat confronté à la maladie décide de
tout quitter pour un voyage libérateur à travers la France. Ce
road-movie, 51ᵉ film signé Claude Lelouch, porté par la
musique d'Ibrahim Maalouf propose une rencontre avec des
personnages hauts en couleur et une réflexion sur le sens de
la vie. Qu'en ont pensé les critiques cinéma ?

Thierry Cheze, www.première.fr
« Ce film ne réconciliera en rien les anti- Lelouch avec son cinéma. Mais pour les autres, il marque un
soulagement. Le retour en forme d’un réalisateur qu’on aurait pu croire définitivement perdu après deux
films aussi vite vus qu’oubliés (La Vertu des impondérables qui n’avait même pas trouvé le chemin des
salles et L’Amour c’est mieux que la vie) à des années- lumière des œuvres majeures qu’il a pu signer. Une
œuvre comme un retour aux sources. Parce que son héros est le fils des personnages de Lino Ventura et de
Françoise Fabian (qui reprend ici son rôle et qu’on se régale toujours de retrouver à l’écran) dans l’un de
ses classiques, La Bonne année dont l’ombre et les images planent sur ce Finalement. Et parce que son récit
dialogue avec celui d’Itinéraire d’un enfant gâté : un avocat qui plaque tout – boulot, famille, amis – pour
se reconstruire après un burn out et entreprend une balade à travers la France pour y parvenir. Amour, hasard,
coïncidences et aphorismes sur la vie et la mort comme seul lui peut les inventer sont ici au programme. Du
Lelouch 100% pur jus donc. Mais ce qui change par rapport à ses deux films précédents, c’est son
incarnation. Depuis toujours, de Trintignant à Belmondo en passant par Dutronc, Catherine Deveuve,
Marlène Jobert, Serge Reggiani ou Michèle Morgan, les stars populaires font partie de l’ADN du cinéma

�lelouchien. C’est d’ailleurs en partie parce qu’il n’avait pas su attirer celles de l’époque (Sophie Marceau,
Juliette Binoche, Emmanuelle Béart…) qu’il a connu un coup de mou dans la deuxième partie des années
90. Et ça paraît tout sauf une coïncidence si ses meilleurs films récents – Roman de gare, Salaud on t’aime,
Un plus une et Les Plus belles années de notre vie – ont respectivement eu pour têtes d’affiche Fanny Ardant,
le duo Johnny Hallyday- Eddy Mitchell, Jean Dujardin, et le couple Jean- Louis Trintignant- Anouk Aimée.
Kad Merad appartient à cette famille- là. Et son enthousiasme à se trouver devant la caméra d’un cinéaste
qu’il admire et sa dextérité à se glisser dans la peau de ce personnage au fil de ce voyage peuplé de musique
et de chansons crèvent l’écran. Tout n’est pas parfait dans Finalement, loin de là. On y frise régulièrement
le grotesque bien involontaire. Mais l’enthousiasme de gamin de Lelouch – qu’on peut mettre en parallèle
avec le Coppola de Megalopolis - emporte bien des choses sur son passage. Son regard pertinent sur les
comédiens aussi. Il offre ainsi son vrai premier rôle marquant sur grand écran à Françoise Gillard, sociétaire
de la Comédie Française qu’il avait repérée dans un spectacle qu’elle avait créé autour d’Alain Souchon.
Elle joue une agricultrice, mariée et mère de famille dont tombe amoureux l’avocat que joue Kad Merad.
Un amour impossible façon Sur la route de Madison. Et son interprétation à fleur de peau justifie à elle seule
la découverte de ce Finalement. »
Claude Lelouch
Né le 30 octobre 1937 à Paris, Claude Lelouch est réalisateur et producteur. Il est le fils de Simon et Eugénie.
Le jeune garçon se prend de passion pour le cinéma pendant la guerre, alors qu'il se cache avec sa mère dans
des salles de cinéma pour échapper à la Gestapo. C’est cependant en tant que journaliste, que Claude
commence sa carrière. Avec la caméra offerte par son père, il filme, en caméra cachée, la vie quotidienne en
URSS et prend goût pour la mise en scène. C'est grâce à ce documentaire qu'il effectue son service militaire
au sein du Service cinématographique des armées. Durant cette période, le jeune homme réalise sept films
pour l’armée. Après son retour à la vie civile et l'échec du Propre de l'homme (1960), son premier longmétrage, la même année, Claude Lelouch fonde Les Films 13, sa propre maison de production. Pour vivre,
il tourne des scopitones, autrement dit des clips, pour les vedettes de la chanson de l'époque. Il dirige ainsi
Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Dalida, Claude François, Sheila... Claude tourne trois nouveaux longsmétrages en 1962, 1963 et 1964, qui lui permettent de trouver son public. L'année 1966 marque le grand
tournant de sa jeune carrière. Son nouveau film, Un homme et une femme, décroche la Palme d'Or à Cannes,
l'Oscar du meilleur film étranger ainsi que le Golden Globes du meilleur en langue étrangère. Claude
Lelouch remporte à nouveau cette dernière distinction pour son film suivant, Vivre pour vivre, sorti en 1967.
Croulant sous les demandes, le cinéaste enchaîne tournages, à raison de six à dix longs-métrages par
décennie. Parmi ces films figurent Le Voyou, en 1970, L'Aventure c'est l'aventure (1972), qui réunit Lino
Ventura, Jacques Brel et Aldo Maccione, ou Les Uns et les autres, qui obtient le César du meilleur film en
1982. Grâce à son talent et à sa popularité, au fil des années, le réalisateur collabore avec de grands noms
du cinéma français. C’est le cas de Jean-Paul Belmondo dans Itinéraire d'un enfant gâté (1988), Annie
Girardot dans Il y a des jours... et des lunes (1990) ou Vincent Lindon dans Tout ça… pour ça, (1993).
Toujours en quête de nouveaux défis, Claude sort en 1994, l’adaptation cinématographique du livre de Victor
Hugo, Les Misérables. Malgré le succès, le réalisateur essuie également quelques échecs. C'est le cas du
film Le Genre Humain (2004), qui déçoit la critique et le public. D’autres films reçoivent également un
accueil mitigé comme And now ladies &amp; gentlemen (2002) et Le courage d’aimer (2005). Souhaitant
montrer sa réussite au-delà de son nom, Claude revient en 2007, avec le film Roman de gare, sous le
pseudonyme Hervé Picard. Si la critique et le public sont séduits, le projet ne marche pas au box-office. Il
poursuit sa carrière dans les années 2010 avec les longs métrages Salaud, on t'aime (2014), Chacun sa vie
(2017) et Les Plus Belles Années d'une vie (2019), troisième opus de la série Un homme et une femme. Plus
rare sur les écrans, le cinéaste signe en 2022, le documentaire Tourner pour vivre.

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Film in lingua originale francese, ottobre 2025
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Venerdì 10 ottobre 2025

Monsieur Aznavour (2024)
Réalisateurs : Mehdi Idir, Grand Corps Malade
Biopic sur la vie de Charles Aznavour. Fils de réfugiés, petit, pauvre, à la voix
voilée, on disait de lui qu’il n’avait rien pour réussir. À force de travail, de
persévérance et d’une volonté hors norme, Charles Aznavour est devenu un
monument de la chanson, et un symbole de la culture française. Avec près de 1200
titres interprétés dans le monde entier et dans toutes les langues, il a inspiré des
générations entières.
Acteurs principaux

Tahar Rahim (Aznavour),

Le film
Par définition, le biopic est un genre de cinéma. L'étymologie du mot découle du mélange entre « bio » qui
vient de biographie et de « pic » qui vient du mot anglais picture qui signifie image En d’autres termes, le
biopic est un genre de cinéma qui se base sur la vie d'une personne ayant réellement existé pour en faire un
film. À ne pas confondre avec le documentaire, car le biopic reste un cinéma de fiction, c'est une relecture
de la vie d'une personne. Dans le cadre d'un biopic musical, il s'agit donc d'un film sur la vie d'une personne
s'étant illustré dans le domaine de la musique.
En ce qui concerne Aznavour, au début du mois d’octobre 2020, Mischa Aznavour, fils du chanteur, annonce
qu'avec son frère, Nicolas Aznavour, supervisent, depuis « un bout de temps », un projet de film
biographique sur leur père, avec Grand Corps Malade et Mehdi Idir en tant que scénariste et réalisateur,
choisis par Charles Aznavour avant sa mort.
Le tournage commence le 30 mai 2023, en Normandie. Il a également lieu, en partie, à Paris, notamment
dans le 6e arrondissement et la rue Monsieur-le-Prince, où a vécu le chanteur, ainsi que la rue du Rocher
dans le 8e arrondissement, fermée pour quelques jours et entièrement vidée au profit de l'utilisat ion des
vieilles voitures telles que la Peugeot 302 ou la Renault. Quelques scènes seront par ailleurs tournées à
Rouen et dans l'Eure, ainsi qu'en Bulgarie. Il a également été tourné en secret sur un bac, entre Port-Jérômesur-Seine et Quillebeuf-sur-Seine (Normandie). Le tournage s'achève en novembre.
La vie de Charles Aznavour
Charles Aznavour naît le 22 mai 1924 à Paris dans une famille d'artistes d'origine arménienne. Son père,
Mischa Aznavourian, baryton, sa mère, Knar Baghdassarian, comédienne, ont fui le génocide des autorités
turques déclenché en 1915. Après la Grèce où Aida, leur fille aînée, voit le jour, ils sont de passage en France
dans l'attente d'un visa pour les Etats-Unis. Ils décident finalement de s'installer définitivement à Paris et
ouvrent un petit restaurant rue Mr Le Prince. Parmi leurs clients, il y a beaucoup d'artistes. Le petit Charles
voit défiler des chanteurs, des poètes, des comédiens et sa vocation précoce le conduit à passer ses premières
auditions à l'âge de 9 ans. Il entre au Théâtre du Petit Monde et fait ses premières apparitions sur scène dans
des petits rôles. En 1942, c'est la rencontre avec Pierre Roche, auteur-compositeur, qui va donner une
nouvelle direction à sa carrière. Le duo se produit sur scène pendant huit ans et compose également pour
d'autres artistes. En 1946, ils sont remarqués par Edith Piaf qui leur propose de l'accompagner pour une
tournée en France et aux Etats-Unis (1947-1948). La consécration arrive en 1956 lors d'un récital à
Casablanca devant un public conquis.

�Charles Aznavour donne son premier concert à l'Olympia l'année suivante et écrit Sur ma vie, son premier
succès. En 1960, c'est avec le titre Je m'voyais déjà qu'il connaît son premier triomphe. Il a alors 36 ans et
son statut de star ne sera jamais remis en cause. Charles Aznavour a écrit plus de 1000 chansons, dans cinq
langues, et vendu plus de 100 millions de disques à travers le monde. Pourvoyeur de tubes, il a écrit pour
de nombreux artistes ; dont Johnny Hallyday (Retiens la nuit) et Sylvie Vartan (La plus belle pour aller
danser), Eddy Mitchell, mais aussi Dorothée (Chagrin d'amitié) ! En 1995, il achète les éditions musicales
Raoul Breton ainsi que son propre catalogue de chansons. En 2010, il reçoit une Victoire d'honneur aux
Victoires de la Musique. A 90 ans, il reprend le chemin des tournées qui le mène en mai 2014 sur la scène
de l'opéra d'Arménie à Erevan.
Au cinéma, Charles Aznavour fait également une belle carrière : Un taxi pour Tobrouk (1960), Paris au
mois d'août (1695), Le tambour (1979), Viva la vie (1983), Emmenez-moi (2005)… Sa longue filmographie,
qui totalise plus d'une soixantaine de films, a conduit l'artiste à collaborer avec de prestigieux réalisateurs,
Pierre Granier-Deferre, Claude Chabrol ou encore Claude Lelouch.
Le 1er octobre 2018, Charles Aznavour décède à l'âge de 94 ans.
Des chansons qui ont fait de lui un mythe (www.radiofrance.fr)
Je m’voyais déjà (1961) « Je m’voyais déjà, en haut de l’affiche », ces célèbres paroles semblent à prime
abord autobiographiques, tant elles correspondent aux premières années de carrière de Charles Aznavour.
Mais ce n’est pourtant pas de lui dont il est question dans cette chanson. Le chanteur au « complet bleu »
est un artiste qu’Aznavour a pu voir et entendre dans un cabaret de Bruxelles, un artiste qui donne tout à
son public mais à qui le public ne rend rien, car la magie ne prend pas, inexplicablement.
Les Comédiens (1962) « Les comédiens ont parcouru les faubourgs, ils ont donné la parade à grand renfort
de tambour. » Né d’un père ancien chanteur et d’une mère comédienne, Charles Aznavour baigne depuis sa
plus tendre enfance dans le milieu artistique. Mais c’est le théâtre - et non la musique - qui suscite chez lui
une première vocation.
La Mamma (1963) « On la réchauffe de baisers, on lui remonte son oreiller. Elle va mourir la mamma. »
Nostalgie et accents folkloriques, amour d’un fils et gravité : avec La mamma, grand succès de Charles
Aznavour en 1963, on est loin, bien loin des autres titres qui font alors fureur en France. En effet, Au début
des années 1960, les yéyés rythment la vie musicale et conquièrent le cœur de la jeunesse française. Ce sont
Elvis Presley et Johnny Cash côté anglo-saxon, Johnny Hallyday « L’idole des jeunes », Françoise Hardy,
Sheila et Sylvie Vartan pour la chanson française. Le timbre lyrique de La mamma dramatique d’Aznavour
sort ainsi largement du lot sans pour autant souffrir d’une étiquette vieillotte ou passéiste.
Hier Encore (1964) « Hier encore, j’avais 20 ans. Je caressais le temps et jouais de la vie, comme on joue
de l’amour et je vivais la nuit sans compter sur mes jours qui fuyaient dans le temps. » La nostalgie est l’un
des principaux ingrédients utilisés par Aznavour. Beaucoup de ses chansons évoquent le temps qui passe, la
mélancolie, le souvenir d’une enfance heureuse et insouciante.
For Me Formidable (1964) « You are the one for me, for me, formidable. » L’amour. Voilà l’autre grand
thème chanté par Aznavour ; et la liste de ses balades ou valses romantiques est longue : A tout jamais,
L’amour c’est comme un jour, Ay (Mourir pour toi), Le Palais de Nos Chimères, Aux creux de mon épaule,
Je t’aime comme ça, Je Te Réchaufferai, Ma Mie, De t’avoir aimé, Vivre avec toi…
La Bohème (1965) « Je vous parle d’un temps, que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.
Montmartre en ce temps-là, accrochait ses lilas jusque sous nos fenêtres. » Qui ne connaît pas ces paroles ?
Elles sont entrées dans la légende, devenues l’emblème du chanteur mais aussi de la ville de Paris, que l’on
aime tant se représenter comme une ville de bohème. Ce Paris chanté par Aznavour, c’est celui du peintre
Rodolphe dans La Bohème de Puccini, des artistes du Moulin Rouge ou de Gene Kelly dans Un Américain
à Paris. Écrite et composée par Jacques Plante, La Bohème était originalement destinée à une opérette,
Monsieur Carnaval, mais Charles Aznavour l’interprète avant même que ne soit créé le spectacle.
Emmenez-moi (1967) « Emmenez-moi au bout de la terre, emmenez-moi au pays des merveilles. Il me
semble que la misère serait moins pénible au soleil. » De nouveau Charles Aznavour exprime et chante sa
nostalgie, mais cette fois-ci ce n’est pas l’enfance qu’il idéalise, mais l’ailleurs. « Moi je rêve encore
jusqu’au matin, debout sur le port. ». En 1967, Aznavour a déjà beaucoup voyagé. Il a notamment suivi
Edith Piaf aux Etats-Unis, à la fin des années 1940, et entre temps il a trouvé le temps de retraverser
l’Atlantique et de se produire, même, entre les prestigieux murs du Carnegie Hall, en 1963.
… et la liste est encore bien longue….Charles Aznavour a enregistré plus de 1 200 chansons au cours
de sa carrière, en se produisant dans huit langues différentes, et a composé plus de 1 000 chansons
tout au long de sa vie.

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                  <text>Le Attività Culturali di promozione linguistica si propongono l’obiettivo principale di valorizzare e diffondere in maniera efficace studi, materiali e ricerche circa la minoranza linguistica storica, ma anche quello di proporre attività e azioni di diverso genere rivolte sia alla popolazione locale, per riappropriarsi della propria cultura linguistica e della propria identità, con un occhio attento alle nuove generazioni, sia a quella turistica, per poter meglio comprendere la storia dei luoghi che sta visitando.</text>
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