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“Amici della Scuola Latina”
“Progetto realizzato con il contributo
della Presidenza del Consiglio dei
ministri – Dipartimento per gli affari
regionali e le autonomie”

Film in lingua originale francese

« De la musique avant toute chose »
[Art poétique, 1884, Paul Verlaine]
giovedì 29 maggio 2025

Si on chantait (2024)
Réalisation Facrice Maruca
Musique
Alexandre Azaria
Acteurs principaux :
Clovis Cornillac, Chantal
Neuwirth, Annie Grégorio, Alice Pol, Artus, Jeremy Lopez
Genre comédie
Durée 1h35 minutes
France 2021
Après que leur usine a fermé, laissant tout le monde sur le
carreau, Franck, Sophie, José et Jean-Claude décident de
monter une entreprise de livraison à domicile.
Jusque-là, pourquoi pas… Le premier hic, c’est qu’ils
entendent livrer… des chansons, et vont donc devoir créer un
marché tout neuf. Le second hic tient à la personnalité et aux
talents des divers membres de l’équipe, pas forcément doués
ni très aptes à s’entendre…

La musique dans le film
Sorti en novembre 2021, le film nous emmène dans la ville de Quiévrechain, près de Valenciennes, dans le
Nord de la France. La comédie, réalisée par Fabrice Maruca, met en scène une bande d’amis touchés par la
fermeture de l'usine sidérurgique Valosteel. Parmi eux, on retrouve José, joué par Jérémy Lopez. Ce dernier
décide de lancer sa propre entreprise : une société qui propose à ses clients de commander des prestations
scéniques sur les chansons de leur choix pour de grands événements. Avec ses amis Jean-Claude (Clovis
Cornillac) et Sophie (Alice Pol), Franck se lance dans cette aventure musicale qui promet de ramener un
peu de joie dans son quotidien. Le film joue sur un mélange de comédie et de divertissement, permettant
aux personnages d'exprimer leurs émotions à travers la musique. Et c'est là que l’on se demande : les acteurs
ont-ils vraiment chanté tout au long du long-métrage ? La réponse est oui ! Dans Si on chantait, les acteurs
interprètent eux-mêmes les chansons à l’écran. Artus, connu pour son humour, s'est glissé avec brio dans la
peau de Franck, chantant plusieurs titres phares du répertoire français. À ses côtés, Clovis Cornillac, Artus
(José), Alice Pol et d'autres actrices comme Chantal Neuwirth (Henriette) et Annie Gregorio (mère de José)
ont également donné de leur personne pour pousser la chansonnette. Ces performances ne se sont pas faites

�sans préparation. Les acteurs ont travaillé avec Jérôme Lateur, superviseur musical du film, qui les a guidés
tout au long du processus. « Nous avons essayé d’être assez éclectiques pour couvrir un répertoire des
années 70 à nos jours”, a-t-il déclaré dans un communiqué de presse. ».
Bien que les acteurs chantent réellement, une petite astuce technique a été employée pour garantir la qualité
des scènes musicales. Si l’on peut admirer leurs voix en direct à l’écran, les performances ont été doublées
d’un pré-enregistrèrent en studio. Ce procédé a permis d’éviter tout incident sur le plateau de tournage.
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Si on chantait (Julien Clerc)
Les Sunlights des tropiques (Gilbert Montagné)
Savoir aimer (Florent Pagny)
Je m'voyais déjà (Charles Aznavour)
Les Yeux de la mama (Kendji Girac)
Tout le bonheur du monde (Sinsemilia)
Voulez-vous danser grand-mère ?
Sapés comme jamais (Maître Gims)
Viens boire un p'tit coup à la maison (Licence IV)
Quand la musique est bonne (Jean-Jacques Goldman)
Le Banana split (Lio)
Je te promets (Johnny Hallyday)
Et si tu n'existais pas (Joe Dassin)
Partir un jour (2 be 3)
Attention mesdames et messieurs (Michel Fugain)
Je suis venu te dire que je m'en vais (Serge Gainsbourg)
Balance ton quoi (Angèle)
Je t'aime (Lara Fabian)
Femme Like U (K. Maro)

Un film made in Hauts-de-France puisant dans les souvenirs du metteur en scène
Durant l'été 2020, une équipe de tournage s'était installée dans le Valenciennois, accompagnée d'acteurs
renommés comme Clovis Cornillac, Artus et Alice Pol, pour la réalisation du film. Et pour cause, Fabrice,
le réalisateur de 51 ans, est un enfant des Hauts-de-France. Il est né à Quiévrechain même. « Ça me tenait à
cœur de tourner là où j'ai grandi, livre-t-il. Et je voulais parler du milieu ouvrier, d'où mon père venait. Des
fermetures d'usines, j'en ai vu plein. C’étaient des moments tristes, mais chaleureux aussi. Car ça concernait
tout le monde. On a dû se serrer les coudes pour se sortir de galères ». À travers ce film, le réalisateur
souhaitait aussi montrer une autre image des personnes du Nord, pour « sortir de la caricature habituelle qui
est faite. Je voulais montrer des gens normaux et bienveillants, même s'ils n'ont pas d'argent ».
Vraisemblablement, l'idée de ce scénario viendrait de l'enfance du réalisateur. « À Quiévrechain, on écoutait
une radio : Aunelle, du nom de la rivière qui passe dans la commune. Et tous les dimanches matin, elle
diffusait des chansons dédicacées. Pour un de mes anniversaires, mes parents m'avaient fait la surprise de
me dédicacer des génériques de dessins animés, et ça m'avait vraiment touché. J'en garde un souvenir ému ».

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                    <text>ASSOCIAZIONE AMICI DEL COLLEGIO VALDESE
Testi italiano/ francese dell’esposizione
“Un viaggio tra le piante di Edouard Rostan”
Pannello n.1
Percorrere l’ambiente significa non solo camminare ma anche guardare
Negli anni 80 dell’800 il botanico Edouard Rostan pensava che conoscere le piante del proprio
territorio significasse acquisire uno strumento di crescita individuale importante, e per questo donò
il suo erbario delle Valli valdesi al Museo valdese. I fogli di quell’erbario furono affidati al
professor Giovanni Maggiore che al Liceo valdese non solo li custodì e completò, ma che li usò
come prezioso strumento didattico anche per le sue uscite con le classi “sul campo”.
Oggi l’erbario è custodito al Museo valdese a Torre Pellice dove le sue digitalizzazioni sono
consultabili per i visitatori.
Il percorso che state per intraprendere racconta il territorio che avete intorno sia utilizzando la
fotografia che Rostan “scattò” attraverso il suo erbario quasi 150 anni fa sia raccontando come le
piante si muovono e dialogano con l’ambiente che le circonda, vengono raccontate e sono state
“usate” dall’uomo contribuendo a cambiare il paesaggio.
Un percorso che si inserisce in un duplice progetto: uno pensato nell’ambito della legge 482/99
sulle lingue minoritarie e che prova a raccontare con parole scritte e parlate (è sufficiente inquadrare
il Qrcode qui a fianco, quanto vedrete nelle tre lingue del territorio, l’italiano, il francese e
l’occitano); il secondo legato all’itinerario culturale europeo “Le strade degli ugonotti e dei valdesi”
che racconta un tratto di storia europea che ha attraversato questa valle e che ha visto la migrazione
forzata e il ritorno della popolazione valdese. Con loro si sono mosse anche le piante e il sapere per
coltivarle. Uno spostamento che ha rimodellato anche l’aspetto dei territori e che anticipa quello che
sul campo possiamo vedere guardando con attenzione quanto ci scorre a fianco camminando.
Le piante, come gli uomini, si muovono, colonizzano, hanno una storia, entrano in dialogo con
quanto le circonda; il viaggio che state per intraprendere vi parlerà proprio di questo…
Se déplacer dans l’environnement signifie non seulement marcher mais aussi regarder.
Vers 1880, le botaniste Edouard Rostan était convaincu que connaître les plantes de son
environnement permettait d’acquérir un outil important pour la croissance individuelle. C’est pour
cette raison qu’il fit don de son herbier des Vallées vaudoises au Musée vaudois. Les feuilles de cet
herbier furent confiées au professeur Giovanni Maggiore du Lycée vaudois qui non seulement les
conserva et les compléta mais les utilisa aussi comme précieux outil didactique lors de ses sorties de
classe « sur le terrain ».
Aujourd’hui, l’herbier est conservé au Musée vaudois de Torre Pellice où les visiteurs peuvent
consulter la version numérique.
L’itinéraire s’inscrit dans un double projet : l’un conçu dans le cadre de la loi 482/99 protégeant les
langues minoritaires (il suffit de scanner le QR code pour accéder aux textes dans les trois langues
du territoire : italien, français et occitan) et le second lié à l’itinéraire culturel européen « Sur les pas
des Huguenots et des Vaudois ». Ce dernier reparcourt les chemins de l’exil et du retour aux Vallées
du peuple vaudois ; ceux-ci avaient pris avec eux des plantes et les connaissances nécessaires pour
les cultiver. Ces déplacements ont contribué à façonner les territoires car les plantes, tout comme les
hommes, bougent, colonisent, ont une histoire et dialoguent avec l’environnement.
Le voyage que vous allez entreprendre va justement vous parler de tout ça…

�Pannello n.2
Pierre Edouard Rostan
Pierre Edouard Rostan (San Germano Chisone, 1826-1895) fu medico, botanico, amante delle
montagne, cultore delle tradizioni e delle parlate locali, l’occitano e il francese, promotore e primo
presidente della Société d’Histoire Vaudoise, stimolatore delle ricerche sulla storia e l’archeologia
delle valli.
La straordinarietà di questo personaggio sta nell’aver attraversato – dalla modesta e remota condotta
medica di Perrero – con le sue centinaia di lettere e con i suoi innumerevoli scambi di piante, il
mondo botanico ottocentesco di cui ci fa conoscere i nomi più prestigiosi, delle università e dei
musei di Firenze, Ginevra, Vienna, Parigi, San Pietroburgo, Stoccolma, Edimburgo, fin negli Stati
Uniti, Sud Africa e in Nuova Zelanda, dove sono conservati fogli dei suoi erbari. La sua
corrispondenza, quasi mille lettere sono conservate all’Archivio della Società di Studi valdesi, è
scritta quasi esclusivamente in francese, lingua che conosceva meglio dell’italiano, com’era
consuetudine nella popolazione valdese dell’Ottocento.
Benché le sue raccolte di piante siano andate perdute, tutte o in parte, durante la II Guerra mondiale,
possiamo valutare in forse 10-15.000 campioni la consistenza di quell’erbario, in larghissima parte
relativo alle Alpi Cozie; mentre si compone di 1.877 fogli quello conservato a Torre Pellice, e
regalato da Rostan per scopi didattici a uso degli studenti del Liceo valdese.
Quest’ultimo erbario si trova oggi al Museo valdese di Torre Pellice, ove è possibile consultarne i
contenuti grazie all’importante lavoro di informatizzazione effettuato al Museo Regionale di
Scienze Naturali di Torino.
Pierre Edouard Rostan
Pierre Edouard Rostan (San Germano Chisone, 1826-1895) était médecin, botaniste, grand amateur
de montagne et passionné par les traditions et les langues locales - l’occitan et le français. Il fut
promoteur et premier président de la Société d’Histoire Vaudoise, encourageant les recherches sur
l’histoire et l’archéologie des Vallées.
C’est un personnage extraordinaire qui, depuis son modeste et lointain cabinet médical de Perrero, a
été l’un des protagonistes du monde botanique du XIXème siècle. Avec ses lettres et ses
innombrables échanges de plantes, il nous a fait connaître les noms les plus prestigieux des
universités et des musées de Florence, Genève, Vienne, Paris, Saint-Pétersbourg, Stockholm,
Édimbourg, jusqu’aux États-Unis, Afrique du Sud et Nouvelle-Zélande, où des feuilles de ses
herbiers sont conservées. Sa correspondance, dont près d'un millier de lettres se trouvent dans les
archives de la Société d'études vaudoises, est rédigée presque exclusivement en français, langue
qu'il connaissait beaucoup mieux que l'italien, comme c'était l'usage au sein de la population
vaudoise au XIXe siècle.
Bien que sa collection de plantes ait été presque entièrement détruite pendant la Deuxième Guerre
mondiale, il a été toutefois possible d’estimer qu’elle se composait de 10-15.000 exemplaires, la
plupart provenant des Alpes Cottiennes. Les 1.877 feuilles conservées au Musée vaudois de Torre
Pellice ont été offertes par Rostan aux élèves du Lycée vaudois. On peut les consulter grâce à la
numérisation effectuée par le Musée Régional des Sciences Naturelles de Turin.

�Pannello n.3
Il paesaggio vegetale ieri e oggi
Il paesaggio vegetale è un quadro in continuo movimento frutto delle interazioni tra le attività
umane e i processi naturali.
La successione è quel processo attraverso il quale, col passare del tempo, le comunità vegetali si
sostituiscono l’una all’altra in uno stesso luogo.
Nel paesaggio esistono dunque delle logiche dinamiche che agiscono su un mosaico di ambienti
diversi (prati, boschi, coltivi, ecc.). Popolazioni animali e vegetali interagiscono tra loro e una serie
di perturbazioni o interferenze, tra cui quelle umane sono spesso determinanti, tendono a indirizzare
l’evoluzione della vegetazione. Tra l’abbandono di un seminativo (ad esempio un campo di patate),
la sua colonizzazione da parte di specie erbacee e legnose e la formazione di un nuovo bosco
possono passare in condizioni favorevoli pochi decenni.
In natura la stabilità è una condizione spesso fugace e illusoria, anche nel caso dello sviluppo finale
di una vegetazione forestale evoluta: si vengono a determinare dei cicli naturali nel bosco che sono
caratterizzati da fasi giovanili, fasi adulte e infine fasi di invecchiamento e deperimento, il cui crollo
favorisce l’installarsi di una nuova generazione di giovani alberi.
I prati e i pascoli di bassa e media quota sono ambienti semi-naturali che non esisterebbero in
natura se non grazie all’azione dell’uomo nel tempo tramite lo sfalcio o il pascolo: essi infatti si
sono originati dal taglio e dal dissodamento di antichi boschi e, nonostante ciò, costituiscono un
elemento ricco di biodiversità e di elevato valore sia da un punto di vista paesaggistico sia
economico.
Le paysage végétal, hier et aujourd’hui
Le paysage végétal est un tableau en perpétuel mouvement, fruit des interactions entre les activités
humaines et les évolutions naturelles.
La succession est ce processus par lequel, au fil du temps, des communautés végétales se
remplacent au même endroit.
Dans des conditions favorables, quelques décennies suffisent entre l’abandon d’une terre arable (par
exemple un champ de pommes de terre), sa colonisation par des espèces herbacées et ligneuses et la
formation d’une nouvelle forêt.
Les prairies et les pâturages de basse et moyenne altitude sont des milieux semi-naturels qui
n’existeraient pas sans le fauchage ou la pâture. Ils sont issus d’anciennes forêts défrichées et ils
constituent un milieu riche en biodiversité ; ils ont une grande valeur tant du point de vue du
paysage que du point de vue économique.

Pannello n.4
Prati, pascoli e piante da frasca
Fino al secondo dopoguerra sotto l’influenza delle attività agricole e pastorali si è venuto a creare
un paesaggio culturale legato all’economia di sussistenza. Di questo paesaggio sono testimoni
ancora oggi i prati e i pascoli, le piante da frasca (in maggioranza frassini,), le “barsaglie” (ovvero i
pascoli rupestri frequentati dalle capre), i terrazzamenti in pietra a secco in cui si praticavano le
colture della vite assieme a colture erbacee e i castagneti da frutto. Il castagno fino alla metà del

�Novecento ha consentito alla popolazione delle valli di vivere in grande sobrietà, ma in mirabile
equilibrio con l'ambiente.
Un tempo i boschi erano spesso radi, pascolati e di basso sviluppo (“buissonate”) a eccezione delle
“bandite” (vedasi quella degli Eyssart, che proteggeva l’omonima borgata), “i boschi neri” poco
accessibili come quelli della Biava o dell’Imeut (a base di abete bianco) o il “Bò de Ciarnira”,
“magnifique bois de tilleul” così menzionato nel “Guide des Vallées Vaudoises” di inizio XX secolo
nei pressi di Villanova, tra la borgata di Gardaou e il vallone di Coumbalira.
Rispetto ai tempi di Edouard Rostan oggi sono diventate rare certe piante dei prato-pascoli, le
specie avventizie delle colture come il gittaione (Agrostemma githago), presenti un tempo assieme
al grano saraceno. Nell’erbario di Rostan tra i campioni raccolti a Bobbio Pellice si trova la cuscuta
(Cuscuta europea), pianta parassita che è ancora possibile rinvenire localmente abbarbicata sopra le
ortiche.
Prairies, pâturages et arbustes
Jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, les activités agricoles et pastorales créaient un paysage
culturel lié à l’économie de subsistance dont témoignent encore aujourd’hui les prairies, les
pâturages, les futaies (en majorité des frênes, voir photo 1), les « barsaglie » (les pâturages rupestres
des chèvres), les terrasses en pierres sèches où l’on cultivait la vigne, avec d’autres cultures
herbacées (« autin », sur la photo n. 2 près du monument de Sibaud) et les châtaigniers. Jusqu’à la
moitié du XX siècle, les châtaigniers ont permis aux gens de vivre de manière très sobre mais en
équilibre avec l’environnement.
Autrefois, les bois étaient clairsemés, on y allait en pâture et surtout ils étaient très peu développés
(« buissonate ») à l’exception des « bandite » (comme celle des Eyssart qui protégeait le hameau),
les « bois noirs », peu accessibles comme ceux de la Biava ou de l’Imeut (composés essentiellement
de sapins blancs) ou le « Bò de Ciarnira », un « magnifique bois de tilleul », comme on le souligne
dans le Guide des Vallées Vaudoises, près de Villanova, entre le hameau de Gardaou et le vallon de
Coumbalira.
Par rapport à l’époque de Rostan, aujourd’hui certaines plantes des pâturages se font rares, telles les
espèces adventices comme la nielle des blés (Agrostemma githago), autrefois présente avec le
sarrasin. Dans l’herbier de Rostan, parmi les espèces récoltées on trouve la grande cuscute (Cuscuta
europe), une plante parasite des orties.

Pannello n.5
Le Piante in movimento
Così come noi le piante si muovono. I loro semi possono viaggiare utilizzando alcuni mezzi di
trasporto quali vento, acqua e animali. I semi volano, navigano oppure usano l’autostop di un
qualche animale di turno che ingerisce semi appetibili, oppure si attaccano ai loro peli. Lo scopo di
questi viaggi è spostarsi un po’ più distante rispetto alla pianta che li ha generati in modo da
diffondere la specie.
L’uomo entra prepotentemente in gioco nella dispersione delle piante! Nel corso della storia,
l’essere umano ha spostato semi da una parte all’altra del Pianeta, volontariamente oppure no,
spesso trasportando sotto le suole delle scarpe o nel risvolto dei pantaloni, carichi preziosi. La sorte
di questi “clandestini” è quella di non riuscire ad adattarsi alle nuove condizioni in cui vengono a
trovarsi, oppure di prosperare addirittura meglio rispetto alla terra natia, diventando ospiti
ingombranti per le specie autoctone.

�Ecco perché è difficile immaginarsi le specie presenti sul territorio anche solo un secolo fa: queste
cambiano, si spostano, imperversano, altre periscono senza che noi quasi ce ne accorgiamo. L’uomo
nel corso del tempo ha imparato a convivere con l’alternarsi delle specie vegetali, le conosceva e
sapeva di quali poteva fidarsi, piante medicinali, mangerecce, tintorie e quelle dalle quali doveva
diffidare o difendersi, specie infestanti delle coltivazioni, velenose.
Le piante, con l’uomo, continueranno a viaggiare come è sempre stato in tutta la storia di
convivenza tra specie vegetali e esseri umani.
Les plantes en mouvement
Les plantes bougent. Leurs graines peuvent voyager avec le vent, l’eau et les animaux. Elles volent,
naviguent ou font du stop étant ingérées ou s’accrochant aux poils. Le but est bien évidemment de
s’éloigner le plus possible de la plante originaire afin d’en diffuser l’espèce.
L’homme joue un rôle très important dans la propagation des plantes ! Tout au long de l’histoire, il a
déplacé les graines aux quatre coins de la planète, volontairement ou non, sous ses semelles ou dans
le revers de son pantalon. Le destin de cette précieuse cargaison « clandestine » a deux issues : soit
elle n’arrive pas à s’adapter aux nouvelles conditions soit elle prospère mieux qu’avant, devenant
souvent un hôte indésirable pour les espèces indigènes.
Voilà pourquoi il est très difficile d’imaginer les espèces qui étaient présentes sur le territoire il y a
un siècle. Elles changent, se déplacent, prospèrent ou périssent sans qu’on s’en aperçoive. Au fil du
temps, l’homme a appris à cohabiter avec l’alternance des espèces végétales, il les connaissait et
savait comment utiliser les plantes médicinales et comestibles, se méfiant des espèces venimeuses et
infestantes.
Comme depuis toujours dans l’histoire de la cohabitation entre l’homme et les espèces
végétales, les plantes continueront de voyager.

Pannello n.6
ll giardino botanico alpino “Bruno Peyronel”
Nel territorio di Bobbio Pellice è visitabile, in estate, un orto botanico che grazie alla propria quota
di 2.290 metri s.l.m. è tra i più alti d’Italia e d’Europa. Il Giardino è situato poco più a valle del col
Barant, sul versante che scende alla Conca del Prà, su una superficie di 17.000 metri quadrati. La
conformazione del sito e la ricchezza dei suoli e delle esposizioni danno naturalmente origine a una
decina di ambienti floristici rappresentativi della flora alpina del Alpi Cozie.
Il Giardino del Colle Barant è stato inaugurato dalla Comunità montana val Pellice nel 1991 ed è
dedicato al prof. Bruno Peyronel, illustre botanico originario della val Germanasca scomparso nel
1982.
Nel Giardino sono state classificate oltre 300 specie spontanee naturalmente presenti, di cui 15
endemiche e oltre 30 inserite tra le piante a protezione assoluta: si tratta di una biodiversità floristica
stimata del 30% superiore a quella di analoghe stazioni alpine. Possiamo ammirare la vegetazione
delle rocce, la zona di greto, la valletta nivale, il pascolo alpino, gli arbusteti e la zona umida dove
si trova la Gentiana rostanii. specie scoperta da Edouard Rostan e a lui intitolata.
In luglio e agosto l’area viene allestita con cartelli esplicativi e presidiata dai botanici
dell’Associazione Naturalistica Pinerolese, che propongono visite guidate per evidenziare la
peculiarità dell’ambiente alpino e le conseguenti strategie di sopravvivenza delle piante.
Il Giardino è raggiungibile in circa 90 minuti sia dal rifugio Barbara Lowrie che dal rifugio Willy
Jervis: l’avvicinamento a piedi consente una progressiva immersione nell’area di pregio ambientale
e giunti sul Colle ci si può rifocillare al rifugio escursionistico Barant.
www.giardinopeyronel.it

�Le jardin botanique alpin « Bruno Peyronel »
Sur le territoire de Bobbio Pellice, on peut visiter pendant l’été un jardin botanique qui est l’un des
plus élevés d’Europe avec ses 2.290 m d’altitude. Il se situe près du Col Barant, sur le versant qui
descend vers la Conca du Pra, et s’étend sur une superficie d’environ 17.000 mètres carrés. La
conformation du site, la richesse de ses sols et son exposition permettent le développement de plus
de dix milieux floristiques, représentatifs de la flore alpine des Alpes Cottiennes.
Le Jardin du Col Barant a été inauguré par la Comunità Montana Val Pellice en 1991 et est dédié à
Bruno Peyronel, un illustre botaniste du Val Germanasca disparu en 1982.
On a classé plus de 300 espèces spontanées, dont 15 sont endémiques et plus de 30 sont répertoriées
parmi celles strictement protégées : il s’agit d’une biodiversité floristique de 30% supérieure à celle
d’autres stations alpines similaires. Nous pouvons admirer la végétation des rochers, de la zone des
lits de gravier, de la vallée nivale, des pâturages alpins, des arbustes et de l’aire humide où pousse la
Gentiana rostanii, une espèce découverte par Rostan et qui porte son nom.
Pendant les mois de juillet et d’août, la zone est aménagée avec des panneaux explicatifs. Des
botanistes de l’Associazione Naturalistica Pinerolese proposent des visites guidées illustrant les
particularités du milieu alpin et les stratégies de survie des plantes.
Le jardin est accessible à pied en 90 minutes environ, aussi bien depuis le refuge Barbara Lowrie
que depuis le refuge Willy Jervis. L’approche permet une immersion progressive dans cette aire de
valeur environnementale et une fois au col, on peut se restaurer au refuge Barant
www.giardinopeyronel.it

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                  <text>Le Attività Culturali di promozione linguistica si propongono l’obiettivo principale di valorizzare e diffondere in maniera efficace studi, materiali e ricerche circa la minoranza linguistica storica, ma anche quello di proporre attività e azioni di diverso genere rivolte sia alla popolazione locale, per riappropriarsi della propria cultura linguistica e della propria identità, con un occhio attento alle nuove generazioni, sia a quella turistica, per poter meglio comprendere la storia dei luoghi che sta visitando.</text>
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                    <text>��P IANTE

E

F IORI

DELLE NOSTRE

M ONTAGNE

L’idea di creare una pubblicazione sulle piante e sui fiori tipici delle montagne del Piemonte è nata da
molteplici stimoli: l’Associazione La Valaddo, nell’ormai lontano 2012, aveva iniziato un progetto chiamato
“Coltivare Parole” insieme all’Associazione Amici della Scuola Latina, creando un sito internet trilingue
(www.coltivareparole.it) ancora oggi on line e consultabile su questo argomento. Le piante e i fiori
spontanei delle nostre montagne sono una parte importante del patrimonio linguistico e tradizionale delle
comunità alpine e, per questa ragione, spesso le popolazioni locali attribuiscono loro proprietà curative e
nomi che cambiano a seconda della valle in cui ci si trova e, addirittura, della borgata. Per queste ragioni
abbiamo unito gli sforzi delle diverse associazioni (La Valaddo, Vivere le Alpi e Amici della Scuola Latina) per
creare una pubblicazione che provasse a riunire in un luogo unico la bellezza delle fotografie di uno
storico collaboratore de La Valaddo, Riccardo Breuza (appassionato delle nostre montagne e dei loro fiori,
prematuramente scomparso nel 2018), di Adriana Audisio e di Marta Baret, i nomi dati alle diverse
essenze nelle diverse vallate e alcune curiosità riguardanti gli usi medicinali, culinari ed erboristici delle
stesse.
La pubblicazione è organizzata in tre sezioni separate e complementari: nella prima potete trovare le
fotografie di Riccardo Breuza, di Adriana Audisio e di Marta Baret con il nome dell’essenza rappresentata
in italiano, francese e nelle diverse varianti di occitano pervenute. Per tale lavoro di ricerca e trasmissione
ringraziamo tutti i collaboratori delle Associazioni. Gli approfondimenti riguardanti gli usi culinari,
medici ed erboristici delle piante e dei fiori sono stati curati da Manuela Bertrand, laureata in Tecniche
Erboristiche e titolare dell’“Erboristeria del Ciabot” a Pinasca (TO). Le applicazioni erboristiche e
alimentari riportate in questa pubblicazione non non hanno alcun valore medico, ma solo valore storico o
culturale. Consultare sempre un medico o un professionista qualificato preventivamente all’uso di piante.
Decliniamo pertanto ogni responsabilità sul loro utilizzo a scopo curativo, estetico o alimentare.
La seconda sezione riporta, ed allarga, le ricerche effettuate per il progetto “Coltivare Parole” in cui sono
presenti il nome scientifico, italiano e francese delle essenze e, per ognuna di esse, una cartografia
georeferenziata delle varianti dei nomi occitani delle stesse; inoltre troverete approfondimenti rispetto ai
saperi locali e alla classificazione botanica. La terza sezione, infine, riporta alcuni elenchi e curiosità sulle
piante e i fiori nei diversi patouà delle valli.

1

�P LANTES ET F LEURS DE

NOS

M ONTAGNES

L’idée de créer une publication au sujet des plantes et des fleurs typiques des montagnes du Piémont est
née en conséquence de nombreuses stimulations : l’Association La Valaddo, au cours du déjà lointain 2012,
avait entamé un projet intitulé “Coltivare Parole” (Cultiver des Mots) en collaboration avec l’Association
Amici della Scuola Latina (Amis de l’École Latine), en mettant en place un site internet trilingue
(www.coltivareparole.it) disponible encore aujourd’hui en ligne et consultable à ce sujet. Les plantes et les
fleurs à croissance spontanée de nos montagnes sont une partie importante du patrimoine linguistique et
traditionnel des communautés alpines et donc, pour cette raison, souvent les populations locales leurs
attribuent des propriétés curatives et des noms qui changent d’une vallée à l’autre et même de bourgade à
bourgade. Pour ces raisons nous avons unis les efforts des différentes associations (La Valaddo, Vivere le
Alpi et Amici della Scuola Latina) afin de créer une publication essayant de concentrer dans un seul endroit
la beauté des photographies d’un collaborateur historique de La Valaddo, Riccardo Breuza (passionné de
nos montagnes et de leurs fleurs, prématurément décédé en 2018), de Adriana Audisio et de Marta Baret,
les noms différents attribués aux essences dans chaque vallée et d’autres curiosités concernant leur emploi
dans la médicine, dans la tradition culinaire et de l’herboristerie.
La publication est structurée en trois sections séparées et complémentaires: dans la première vous pouvez
trouver les photographies de Riccardo Breuza, de Adriana Audisio et de Marta Baret avec le nom de
l’essence représentée en italien, en français et dans les variantes différentes de l’occitan dont nous sommes
à connaissance. Pour ce travail de recherche et de transmission des données nous remercions tous les
collaborateurs des Associations. Les approfondissements concernant l’emploi dans la cuisine, dans la
médicine et dans l’herboristerie des plantes et des fleurs ont été soignés par Manuela Bertrand, diplômée
en Technique d’Herboristerie et propriétaire de l’ « Erboristeria del Ciabot » à Pinasca (TO). Les
applications à base de plantes et alimentaires décrites dans cette publication n’ont aucune valeur
médicale, mais seulement une valeur historique ou culturelle. Toujours consulter un médecin ou un
professionnel qualifié avant d'utiliser des plantes. Nous déclinons donc toute responsabilité quant à leur
utilisation à des fins curatives, esthétiques ou alimentaires.
La deuxième section reprend et met à jour les recherches effectuées pour le projet “Coltivare Parole” dans
lequel l’on trouve le nom scientifique, italien et français, des essences et, pour chacune, une cartographie
avec les références géographiques des variantes de leurs noms occitans ; en outre, vous pouvez trouver
également des approfondissements sur le savoir local et la classification botanique. Enfin, la troisième
section contient des listes et des faits intéressants sur les plantes et les fleurs dans les différents patouàs
des vallées.

2

�I L P ROGETTO “C OLTIVARE P AROLE ”
“Coltivare parole” è un progetto nato nel 2012 su iniziativa di due associazioni piemontesi, La Valaddo e gli
Amici della Scuola Latina di Pomaretto, grazie ai fondi regionali dedicati alla tutela delle minoranze
linguistiche (Legge 482/99).
L’obiettivo originario era quello di diffondere, attraverso un sito internet, testi, audio e video in occitano
(tradotti in italiano e in francese) anche fra le persone che non avevano una particolare sensibilità nei
confronti delle lingue minoritarie, proponendo dei contenuti di “pubblica utilità”: da questa esigenza è
nato il connubio fra gli orti e il dialetto. Questa prima fase del progetto ha visto il coinvolgimento di quasi
cinquanta persone, che sono state intervistate a più riprese per raccogliere le testimonianze orali che sono
alla base del centinaio di articoli, spesso brevi, che sono stati pubblicati in tre anni di attività.
Questa esperienza ha riscosso un certo successo, che ha convinto l’Associazione Amici della Scuola Latina di
Pomaretto a promuoverne un ampliamento, che andasse nella direzione dell’allargamento della rete
d’inchiesta (nella prima fase, le persone intervistate erano tutte originarie delle sole valli Chisone e
Germanasca) e di un maggior rigore metodologico.
Così, nel 2015, grazie a un finanziamento della Fondazione CRT, il progetto ha potuto dotarsi di un
impianto scientifico più rigoroso, con inchieste onomasiologiche ed etnobotaniche, che hanno permesso la
realizzazione di un piccolo atlante online del pinerolese e delle valli valdesi.
La ricerca alla base del progetto “Coltivare parole – Raccolta e semina di saperi agricoli nelle lingue locali”
ha visto la conduzione di una campagna d’inchiesta volta a indagare, dalla viva voce dei parlanti, il lessico
e le pratiche legate alla coltivazione di specie orticole e all’uso e alla raccolta di piante spontanee. Le
interviste, condotte da Giada Bellia e Pier Andrea Martina, hanno coinvolto almeno una persona per
ognuna delle località indagate, sebbene spesso si sia reso necessario ricorrere a più fonti. Le inchieste
hanno interessato 20 comuni della Provincia di Torino, distribuiti in due diverse macro-aree dove
l’aspetto paesistico può essere sommariamente sovrapposto all’aspetto linguistico, distinguendo la zona
montana di parlata occitana dalla zona di pianura di parlata piemontese.
A conclusione di questa fase del progetto si è organizzato un convegno, tenutosi presso la Scuola Latina di
Pomaretto il 24 settembre 2016, i cui atti sono stati curati da Aline Pons pubblicati con il titolo di
“Coltivare Parole. Lingue locali ed etnobotanica”, scaricabile gratuitamente all’indirizzo:
http://www.academia.edu/35438474/Coltivare_Parole._Lingue_locali_ed_etnobotanica_Pomaretto_Scuola
_Latina_2017.

§
Ora, grazie allo stimolo dell’Associazione La Valaddo, “Coltivare Parole” vede la pubblicazione cartacea di
parte dei dati raccolti (che restano interamente disponibili al sito https://coltivareparole.it/). Per questo
opuscolo, si è scelto di selezionare i soli materiali relativi a località site nelle valli Pellice, Chisone e
Germanasca, escludendo tutta l’area planiziale (e dunque buona parte delle località di parlata piemontese)
ma inserendo i dati raccolti dagli Atlanti Linguistici nell’area di interesse della Valaddo non coperta dalle
indagini. In particolare abbiamo integrato, laddove disponibili, i dati raccolti dall’ALEPO (Atlante
Linguistico ed Etnografico del Piemonte Montano) per le località valsusine di Chiomonte, Bardonecchia e
Sestriere, e quelli raccolti dall’ALP (Atlas Linguistique et Ethnographique de la Provence) per le località
queyrasine di Arvieux, Aguilles e Abrìes (con alcuni cenni anche ad altre località del Brianzonese).

3

�Il confronto fra i materiali originali del progetto e le voci riprese dagli atlanti necessita di alcune cautele:
innanzi tutto, tutti i fitonimi sono stati riportati sulle carte in grafia ortografica, rinunciando ad alcune
finezze della trascrizione fonetica con cui erano presentati sugli Atlanti. Inoltre, se le modalità d’inchiesta
fra le diverse campagne d’indagine sono sovrapponibili (il questionario di Coltivare Parole ha tratto
ispirazione da quello dell’ALEPO, e le inchieste si sono svolte secondo le classiche modalità in uso nella
geolinguistica), gli anni in cui queste si sono svolte non sono gli stessi. Le inchieste dell’ALP, iniziate negli
anni ’60, si sono concluse negli anni ’90, così come quelle dell’ALEPO, che erano però state avviate
soltanto nel decennio precedente; le indagini di Coltivare Parole, molto più modeste e circostanziate, si
sono invece svolte fra il 2015 e il 2016.
Consultando le carte (la cui elaborazione si deve a Davide Bianco), sarà dunque bene tenere a mente che i
dati delle località della Valle di Susa e del Queyras provengono da altre fonti; parimenti, è bene ribadire
anche qui (la scelta è diffusamente giustificata in Pons 2016), che nelle località di parlata pedemontana
(Bibiana e Villar Perosa) i dati non sono trascritti in grafia concordata ma nella grafia che l’ATPM (Atlante
Toponomastico del Piemonte Montano) ha predisposto per il piemontese, simile a quella proposta da
Bruno Villata.
Le carte sono accompagnate da un testo di commento strutturato in tre sezioni:
-

-

-

la prima, “per leggere la carta”, è stata curata da Pier Andrea Martina e Aline Pons, e offre alcuni
spunti per l’interpretazione etimologica delle diverse forme e per tentare una spiegazione della
loro disposizione spaziale;
la seconda, dedicata ai “saperi locali”, è stata curata da Giada Bellia e Pier Andrea Martina, e
raccoglie tutte le informazioni etnobotaniche testimoniate durante le inchieste dai nostri
informatori, insieme alle notizie fornite dall’ALEPO per le località che ci interessano;
la terza, dedicata alla “botanica”, è stata curata da Giada Bellia, e offre una descrizione delle
proprietà delle diverse piante, con particolare attenzione ad un loro possibile uso fitoterapico.

4

�L E P ROJET « C ULTIVER

DES

M OTS »

« Cultiver des Mots » est un projet né en 2012 par l’initiative de deux associations piémontaises, La Valaddo
et l’École Latine de Pomaret, grâce aux fonds régionaux dédiés à la tutelle des minorités linguistiques (Loi
n. 482/99).
L’objectif originaire était de diffuser, à travers un site internet, des textes audio et vidéo en occitan
(traduits en italien et en français) même parmi les gens qui n’avaient pas une sensibilité particulière vis-àvis des langues minoritaires, en proposant des contenus d’« utilité publique »: de cette exigence est née la
combinaison entre les potagers et le dialecte. Cette première phase du projet a vu l’engagement de
presque cinquante personnes, qui ont été interviewées à mante reprises afin de recueillir les témoignages
oraux qui sont à la base d’une centaine d’articles, souvent très brefs, publiés au cours de trois ans
d’activité.
Cette expérience a obtenu un certain succès, en convainquant donc l’Association Amis de l’École Latine de
Pomaret à en promouvoir un agrandissement orienté vers l’enrichissement du réseau de recherche (dans
la première phase, toutes les personnes interviewées étaient originaires seulement des vallées Cluson et
Germanasca) et vers une rigueur méthodologique plus consistante.
Ainsi, en 2015, grâce à un financement de la Fondation CRT, le projet a pu se développer dans un cadre
scientifique plus rigoureux, avec des recherches onomasiologiques et ethnobotaniques, qui ont permis la
réalisation d’un petit atlas en ligne du territoire de Pignerol et des vallées vaudoises.
La recherche à la base du projet « cultiver des mots – Récolte et semailles des savoirs agricoles dans les
langues locales » s’est déroulée avec une campagne de recherche visée à connaître, par la vive voix des
locuteurs, le lexique et les expériences relatives à la culture de produits horticoles et à l’emploi et à la
récolte de plantes à croissance spontanée. Les interviews, menées par Giada Bellia et par Pier Andrea
Martina, ont engagé au moins une personne pour chacun des endroits objet de la recherche, même si à la
fois l’on a dû recourir à plus de sources. Les recherches touchent plus de 20 communes de la Province de
Turin, et sont distribuées dans deux macro-zones différentes, là où l’aspect du paysage peut être
sommairement superposé à l’aspect linguistique, en distinguant la zone de montagnes au parler occitan
de la zone de la plaine au parler piémontais.
À conclusion de cette phase du projet l’on a organisé une rencontre, qui eut lieu auprès de l’École Latine de
Pomaret le 24 septembre 2016, dont les comptes rendus ont été soignés par Aline Pons, publiés avec le
titre « Cultiver des Mots. Langues locales et ethnobotanique » et peuvent être téléchargés gratuitement à
partir de l’adresse:
http://www.academia.edu/35438474/Coltivare_Parole._Lingue_locali_ed_etnobotanica_Pomaretto_Scuola
_Latina_2017.

§
Maintenant, grâce à l’impulsion de l’Association La Valaddo, Coltivare Parole assiste à la publication en
format papier d’une partie des données recueillies (qui restent entièrement disponibles sur le site
https://coltivareparole.it/). Pour cette brochure l’on a choisi de sélectionner seulement les matériaux
concernant les endroits situés dans les vallées Pellice, Cluson et Germanasca, tout en excluant la zone des
plaines (et donc une bonne partie des zones au parler piémontais) mais, par contre, en incluant les
données recueillies par les Atlas Linguistiques dans le domaine d’intérêt de la Valaddo et non pas encore

5

�couvert par des recherches. En particulier nous avons intégré, là où disponibles, les données recueillies
par l’ALEPO (Atlas Linguistique et Ethnographique du Piémont Montan) pour la Vallée de Suse à
Chaumont, à Bardonnèche et à Sestrières, et celles recueillies par l’ALP (Atlas Linguistique et
Ethnographique de la Provence) dans le Queyras à Arvieux, à Aguilles et à Abries (également avec des
brefs rappels concernant des autres lieux du Briançonnais).
La comparaison entre les matériaux originaux du projet et les noms repris par les atlas demande des
précautions : d’abord, tous les phytonimes ont été transcris sur les cartes avec graphie orthographique, en
renonçant aux finesses de la transcription phonétique selon laquelle ils étaient indiqués dans les Atlas. En
outre, si d’une part les méthodes de recherche au cours des différentes campagnes peuvent être
superposées (le questionnaire de Coltivare Parole eut son inspiration à partir du questionnaire de
l’ALEPO, et les recherches se déroulèrent selon les méthodes classiques utilisées dans la géolinguistique),
de l’autre, les années de ces recherches ne sont pas les mêmes. Les recherches de l’ALP, entamées au cours
des années ’60, sont terminées au cours des années ’90, ainsi que celles de l’ALEPO, qui, par contre,
avaient démarré seulement au cours de la décennie précédente ; les recherches de Coltivare Parole,
beaucoup plus modestes et circonstanciées, se sont déroulées plutôt entre 2015 et 2016.
En consultant les cartes (dont leur élaboration est à attribuer à Davide Bianco), il faudra donc tenir en
compte que les données des localités de la Vallée de Suse et de la Vallée du Queyras proviennent d’autres
sources ; de la même manière, il est important de souligner aussi dans ce contexte (le choix est largement
justifié dans le texte de Pons 2016), que dans les zones au parler piémontais (Bibiana et Villar Perosa) les
données ne sont pas transcrites dans la graphie concordée mais dans la graphie que l’ATPM (Atlas
Toponymique du Piémont Montan) a prédisposé pour le piémontais, tout-à-fait similaire à celle proposée
par Bruno Villata.
Les cartes sont accompagnées par un texte avec commentaires structuré en trois sections:
-

-

-

la première, « pour lire la carte », a été soignée par Pier Andrea Martina et par Aline Pons, et offre
des idées pour l’interprétation étymologique dans ses formes différentes et pour essayer de
donner une explication au niveau de leur position dans l’espace ;
la deuxième, dédiée aux « savoir-faire locaux », a été soignée par Giada Bellia et par Pier Andrea
Martina, et recueille toutes les informations ethnobotaniques témoignées par nos interlocuteurs au
cours de nos recherches, ainsi que les nouvelles fournies par l’ALEPO concernant les localités qui
nous intéressent ;
la troisième, dédiée à la « botanique », a été soignée par Giada Bellia, et offre une description des
propriétés des différentes plantes, avec de l’attention particulière vis-à-vis d’une éventuelle
utilisation phytothérapique.

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�SEZIONE I

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�ACONITO NAPELLO
Aconitum napellus L.

Aconit Napelle

In Val Germanasca si chiama: érbo toro

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranunculaceae
Nomi Comuni: aconito napello, aconito, napello, strozzalupo, erba tora, risigallo, erba riga,
radice del diavolo, erba velenosa.
Etimologia: il nome del genere pare derivi dal greco "aêoítéïí"= "dardo o giavellotto", la pianta
veniva impiegata per avvelenare le punte delle frecce, o da "dal greco "akóne" = "pezzo di pietra",
la pianta vegeta in luoghi rocciosi, o ancora da "konè" = "uccisione". Negli scritti di Teofrasto e
Dioscoride, il termine "akoniton" veniva usato per individuare una pianta velenosa
particolarmente diffusa nei pressi di acona, villaggio della bitinia. Il nome specifico dal latino
significa "rapa" a indicare la forma del rizoma.
Proprietà e Usi: nonostante la marcata tossicità, in passato la pianta era utilizzata per le
proprietà sedativa, diuretica, antireumatica, diaforetica, antitussiva, analgesica, antipiretica,
antinevralgica nelle artriti e nella gotta. Uso topico contro sciatalgia, nevralgie facciali e dolori
reumatici.
Attenzione: tutte le specie di ACONITUM contengono l'alcaloide aconitina, una delle sostanze
vegetali più tossiche che si conoscano. Agisce sul cuore e il sistema nervoso centrale fino
all’insufficienza respiratoria e cardiaca. È possibile l’insorgere di irritazione e intossicazioni
anche solo tenendo in mano l'Aconito per l’assorbimento dei principi attivi attraverso la pelle.
Curiosità: anche il termine Aconitum, oltre che la pianta, indica genericamente qualsiasi veleno
ad azione rapida. Erba legata a moltissimi Miti. Secondo una leggenda il nome deriverebbe da
Acona, dove questa pianta sarebbe germogliata per la prima volta dalla bava di Cerbero.

8

�AMBRETTA STRISCIANTE
Geum reptans L.
B enoîte Rampante / Benoite Rampante

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Rosaceae
Nomi Comuni: cariofillata delle pietraie, cariofillata strisciante, ambretta strisciante
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco “ghéuo” = io do sapore, io rendo gustoso per il
profumo, simile al chiodo di garofano, emanato dal rizoma di molte specie del genere; il nome
specifico indica gli stoloni striscianti.
Proprietà e usi: la medicina popolare attribuisce a tutte le specie del genere Geum proprietà
curative. Queste derivano dalla presenza di un glucoside, la Geina, presente in particolare nelle
radici e nelle foglie.

9

�ANEMONE FRAGOLINO (O ANEMONE DEL MONTE BALDO)
Anemone Baldensis L.

Anémone du Mont Baldo

In Val Germanasca si chiama: té d’mountannho
In Val Pellice si chiama: the ‘d mountanha

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranuncolaceae
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco "ánemos"= vento, per la facilità con cui si
distaccano i petali alla minima brezza.
Attenzione: come nella maggior parte degli Anemoni, e di tutta la famiglia delle Ranuncolaceae,
la presenza di Ranunculina nei tessuti della pianta può provocare dermatiti da contatto e
irritazioni alle mucose interne nel caso di ingestione.
Curiosità: la leggenda narra che l’Anemone nacque dal sangue di Adone e da una sostanza
magica versatavi sopra da Afrodite. Il fiore acquista la simbologia di fugacità in quanto la sua
fioritura è di breve durata per via dei venti che lo privano dei suoi petali. Da qui il nome che
deriva dal greco “Ànemos” (= vento).

10

�ANEMONE MONTANA
Pulsatilla Montana (Hoppe) Rchb.

Pulsatille des Alpes

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�In Val Germanasca si chiama: javanél / fioc / guigoun
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: chabousèllë, javanél
In Val Pellice si chiama: troumboun

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranunculaceae
Nome Comune: anemone delle Alpi
Proprietà: usato in passato come diaforetico, febbrifugo, anticonvulsivo, espettorante, ipotensivo
e narcotico sedativo poiché deprimente del sistema nervoso e bradicardico.
Attenzione: dalle proprietà sopra descritte si riconoscono le attività tipiche dell’intossicazione.

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�ANEMONE NARCISSINO (O ANEMONE A FIOR DI NARCISO)
Anemonastrum narcissiflorum (L.) Holub

Anémone à fleurs de narcisse
Etimologia: Il nome del genere deriva dal greco
"ánemos"= vento, per la facilità con cui si
distaccano i petali alla minima brezza e "ἀóôÞñ
astér"= astro, stella: anemone stellato; il nome della
specie deriva da "Narcissus" e "flos" (con fiori simili
a quelli del narciso)

ANEMONE PULSATILLA
Anemone Pulsatilla

Pulsatille Commune

In Val Germanasca si chiama: guigounét
In Alta Val Susa (a Salbertrand) si chiama: anhasä

13

�ANGELICA
Angelica Sylvestris L.

Angelique sauvage

In Val Germanasca si chiama: angèlico

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Apiaceae
Nomi Comuni: angelica selvatica, angelica dei boschi, erba angelica
Etimologia: il nome del genere deriva dal latino medioevale “HERBA ANGELICA”, si credeva
infatti, che la pianta proteggesse dal diavolo e curasse tutte le malattie. Il nome specifico da
latino "sylvestris" = selvatico.
Parte: radice, foglie, semi
Proprietà e usi: la pianta ha attività digestive, aperitive, carminative, toniche, diuretiche,
espettorati, emmenagoghe. Impiegata per la preparazione di amari eupeptici. È da segnalare
l’uso popolare della polvere dei semi contro i pidocchi. Le foglie e gli steli teneri si possono
consumare come verdure. Le foglie crude si possono aggiungere alle insalate miste, alle salse e
ai ripieni. In pasticceria i piccioli e i germogli, sono utilizzati nella preparazione di canditi.
Attenzione: la pianta contiene Furocumarine, molecole che aumentano la fotosensibilità della
pelle e possono causare dermatiti.

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�AQUILEGIA ALPINA (O AQUILEGIA MAGGIORE)
Aquilegia atrata W.D.J. Koch

Ancolie des Alpes

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�In Val Germanasca si chiama: peiroulét
In Alta Val Chisone si chiama: icloupaou / gróo dials / peiroulét / tënnho fiël
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: peirouét
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: cluchettä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranunculaceae
Nomi Comuni: aquilegia scura, aquilegia nerastra
Etimologia: il nome del genere sembrerebbe derivare per alcuni dal termine latino “aquilegium”
(cisterna) o “aquam legere” (raccogliere acqua) per la particolarità delle foglie di questa pianta di
raccogliere l’acqua piovana. Per altri invece, il termine allude alla forma degli speroni del fiore
somiglianti ai rostri dell’aquila, interpretando il nome aquilegia come aquilina. Il nome specifico
fa riferimento al colore oscuro dei petali.
Proprietà: ha proprietà antisettiche, calmanti, astringenti e detergenti, depurative, diuretiche,
diaforetiche e parassiticide.É stata usata in passato per combattere la scabbia e la tigna, per
favorire con i suoi semi, la secrezione urinaria, la tintura alcolica era utilizzata contro le cefalee,
le crisi da dispnea e da dismenorrea. Con le sue foglie si preparavano cataplasmi per combattere
foruncoli, ulcere, piaghe e scorbuto.
Attenzione: tutta la pianta e soprattutto i semi sono tossici per il loro contenuto di glucosidi
cardioattivi che liberano acido cianidrico ed alcaloidi tra cui Aquilegina e Ranunculina. Produce
un avvelenamento simile a quello del genere Aconitum: bruciori alla bocca e sulla pelle, stato di
agitazione, indebolimento delle pulsazioni cardiache, vomito, diarrea, convulsioni e morte.
Curiosità: alcuni caratteri morfologici della pianta possono ricordare il becco e gli artigli
dell’aquila, per questo motivo in passato si pensava che avesse la proprietà di rendere la vista
acuta come quella del rapace.

16

�ASFODELO
Asphodelus Albus Mill.

Asphodèle

In Val Germanasca si chiama: pouraccha

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asphodelaceae
Nome Comune: asfodelo montano, porraccio
Etimologia: Asphodelus dall’antico nome greco di questa pianta "ἀσϕοδελος asphodelos"
composto da "α" (= non, senza) e “σφάλλω sphállo” (=cadere, vacillare): che non vacilla, che
perdura.
Parti usate: tuberi e radici
Proprietà e Usi: emolliente, fluidificante, diuretico. Per l'abbondanza del contenuto in amido
venivano usati a scopo alimentare o per preparare bevande alcoliche o colle. Uso esterno come
detergenti e vulnerari, il decotto in lavande e impacchi. Nella medicina popolare veniva
consigliato il Tubero fresco schiacciato, associato alla cipolla, contro alopecia e affezioni della
pelle, scottature, dermatosi. In passato, dalla fermentazione, veniva prodotto alcol etilico. Viene
utilizzato per estrarre una sostanza colorante usata per tingere di giallo.
Curiosità: i fiori dell'asfodelo vengono da sempre ricordati nella mitologia come "fiori dei morti"
per il loro compito di accompagnare le loro anime nell'Ade. Anche vicino alle tombe si
piantavano gli asfodeli affinché i loro cari potessero nutrirsi con le sue radici. Inoltre la pianta
veniva seminata vicino alla porta di casa come rimedio contro i sortilegi.

17

�ASTRO DEI MONTI (O ASTRO ALPINO)
Aster Alpinus L.

Aster des Alpes

In Val Germanasca si chiama: margaritto
In Alta Val Chisone si chiama: marguerìtta 'd lâ ròttsa
In Val Pellice si chiama: margritta
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: margharitinä dl’adrêi

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae
Etimologia: dal greco "ἀΣΤΉΡ" che tradotto in latino " astrum" = " astro - stella o fiore a stella"
Parte usata: fiori e foglie
Proprietà: probabile similitudine con Aster amellus, specie che viene associata alle proprietà
eupeptiche, antiacide e stomachiche. Nella medicina popolare veniva utilizzava come antinfiammatorio, contro la tosse, le affezioni polmonari o come depurativa.
Curiosità: questa pianta forse è il capostipite che ha dato il nome al la famiglia delle Asteraceae.

18

�BIANCOSPINO
Crataegus monogyna Jacq.

Aubépine monogyne / Aubépine à un style

In Val Germanasca si chiama: prusét / bôsou

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Rosaceae
Nomi Comuni: biancospino comune, azaruolo selvatico, spino bianco
Etimologia: il nome del genere deriva da l greco “Kratos” (= forza), in riferimento alla robustezza
della pianta e in particolare del legno; l'epiteto specifico dal greco "mónos" (= unico) e "gynè" (=
femmina) indica che il fiore ha un solo pistillo che è l'organo riproduttore femminile.
Parte usata: foglie, sommità fiorite
Proprietà ed utilizzi: diuretiche, ipotensive, astringenti, antispasmodiche, sedative,
vasodilatatrici, antidiarroiche. In campo cosmetico il bagno di biancospino è apprezzato per le
proprietà rilassanti; foglie e fiori hanno azione normalizzante e astringente sulle pelli grasse.
Alimurgia: in Olanda e Belgio la polpa del frutto, veniva mescolata con farina per la produzione
di pane, mentre i semi tostati, durante la seconda guerra mondiale erano utilizzati come
succedaneo del caffè. In cucina i frutti del biancospino vengono usati per bevande fermentate e
per confezionare una delicata marmellata lievemente astringente. Il legno di colore rossastro,
molto duro e compatto, viene impiegato per lavori al tornio e per la produzione di carbonella.
Curiosità: nell'antica Grecia e a Roma il Biancospino era considerato una pianta fortemente
simbolica legata alle idee di speranza, matrimonio e fertilità. I romani ponevano le foglie nelle
culle dei bimbi per allontanare gli spiriti maligni. Il Cristianesimo trasformò la simbologia
associata a questa pianta; presumibilmente la corona di spine di Cristo era di Biancospino,
conseguentemente la pianta divenne simbolo di morte e di sorte avversa.

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�BISTORTA
Bistorta officinalis Delarbre
R enouée Bistorte

In Val Germanasca si chiama: ërparâ
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�U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Polygonaceae
Nome Comune: poligono bistorta, poligono medicinale, bistorta medicinale, serpentaria, erba
serpentina, biavetta, amarella.
Etimologia: il nome del genere dal latino "bis" (=2 volte) e "tortus" (=tortuoso), con riferimento
alla radice due volte contorta; il nome specifico fa riferimento alle proprietà officinali.
Parte usata: rizoma e foglie
Proprietà e usi: erba astringente, lenitiva, febbrifuga, diuretica, lassativa, emostatica. Per uso
interno in caso si diarrea, catarro, cistite e mestruazioni abbondanti. Per uso esterno in caso di
faringite, gengivite, perdite vaginali, fistole anali, ferite purulente, emorroidi e scottature.
Mettendo in infusione, nell'acqua del bagno, una manciata di polvere del rizoma,
opportunamente avvolta in un telo, si ottiene un ottimo bagno lenitivo e astringente. L'infuso è
consigliato anche per i capelli grassi: frizionare il cuoio capelluto quotidianamente. Un tempo la
radice tostata, mista alla farina serviva per la panificazione. Le giovani foglie possono essere
mangiate in insalata o cotte come gli spinaci.

21

�BORRAGINE
Borago officinalis, L.

Bourrache officinale

In Val Germanasca si chiama: bourai
In alta Val Susa si chiama: buracchë - puracchä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Boraginaceae
Nome Comune: borragine comune, borrana, borragine, buglossa vera, boragia, lingua rada
Etimologia: l'etimologia del nome generico è piuttosto controversa: secondo alcuni deriva
dall'arabo “abou rach” (=padre del sudore), con riferimento alle proprietà sudorifere della pianta;
altri invece sostengono che avrebbe origine dal latino “burra” (=stoffa grossolana pelosa), con
riferimento ai peli del fusto e delle foglie, che rendono la pianta ruvida al tatto; altri invece
ritengono che “borago” derivi da “Corago” da “cor” (=cuore) e “ago” (=agisco), per i suoi effetti
stimolanti; infine alcuni sostengono che il nome derivi da “barrach” parola celtica che significa
uomo coraggioso. Il nome specifico indica le proprietà officinali della pianta.
Parte usata: foglie, fiori, semi
Proprietà e usi: ha proprietà diuretiche, sudorifere e antinfiammatorie. Nella medicina popolare
è impiegata per depurare il sangue, in caso di reumatismi, tosse e mal di gola. I semi sono una
ricca fonte di acido γ-linolenico, l'olio estratto viene consigliato nei casi di dermatite atopica,
eczema, psoriasi, prevenzione delle rughe, artrite reumatoide. La tradizione usava macerare i
fiori per una settimana nel vino, ottenendo una bevanda depurativa.

22

�Attenzione: l'uso terapeutico attualmente è sconsigliato per la presenza nelle parti aeree della
pianta di alcaloidi pirrolizidinici, con attività epatotossica, genotossica e carcinogenica. Per la
stessa ragione si sconsiglia di utilizzarla a scopo alimentare. Gli alcoaloidi, sono assenti nei semi
e nell’olio prodotto dai semi
Curiosità: veniva usata dagli antichi romani nel vino per curare la malinconia e la tristezza, dai
Celti per dare coraggio ai guerrieri per affrontare i nemici in battaglia. Gli antichi Greci invece la
usavano per curare il mal di testa da sbronza.
Plinio la chiamava "Euphrosinum" perché rende l'uomo euforico: felice e contento, Sosteneva che
i fiori consumati in insalata rendono propensi al riso e sgombrano la mente dai cattivi pensieri,
le foglie e i fiori nel vino tolgono la tristezza e la malinconia e danno la felicità.

23

�BOTTON D’ORO
Trollius Europaeus L.

Trolle d’Europe

In Val Germanasca si chiama: poupoul, rioundèlla, boutoun d’or
In Alta Val Chisone si chiama: boutón d'ór
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: poupoul
In Alta Val Susa si chiama: boutun d’or; A Salbertrand: peirō
In Val Pellice si chiama: boutoun d'or

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranuncolaceae
Nomi Comuni: botton d'oro, vulparia, luparia, paparia, ranuncolo doppio, ranuncolo di montagna
Etimologia: il nome del genere, deriva dal tedesco antico “troll” = globoso, indicare la forma
globosa del fiore, anche il nome italiano di Botton d'oro, indica la caratteristica forma del fiore.
Proprietà: la radice ha attività purgativa, leggermente velenosa
Attenzione: come i ranuncoli in genere, contiene protoanemonina, per cui è pianta velenosa. Il
bestiame evita accuratamente di cibarsene, tuttavia alcuni testi accertano che la tossicità svanisce
nel fieno essiccato.

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�CALTA PALUSTRE
Caltha Palustris L.

Populage des Marais

In Val Germanasca si chiama: sousì
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: fluu’d sanhiss

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranunculaceae
Nomi Comuni: calta palustre, farferugine
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco KALAZOS (=coppa, cesto), per la forma del
fiore; quello generico palustris (=di palude) per il suo habitat.
Proprietà ed utilizzi: i suoi principi attivi saponine, flavonoidi, colina conferiscono alla pianta
proprietà antireumatiche, antispasmodiche, diaforetiche, espettoranti, rubefacenti, diuretiche,
irritanti, calmanti il dolore, antiverruche. Viene utilizzata in tinture e cataplasmi per uso esterno
e in medicina omeopatica per curare dermatiti ed eruzioni cutanee. I bottoni fiorali venivano
usati come condimenti dopo esser stati essiccati e messi sotto aceto con aromi, ma il suo
contenuto di saponine tossiche ne sconsiglia l’uso domestico.
Attenzione: pianta tossica.
Curiosità: i suoi fiori essiccati e trattati con opportuni reagenti forniscono una tinta gialla. In
Inghilterra i fiori venivano considerati, insieme ad altre specie, i “fiori dello scapolo”: le
contadine ne facevano mazzetti dando ad ogni fiore il nome di un giovane, quello che si sarebbe
aperto per primo segnalava alla ragazza il nome al quale lei doveva rivolgere le sue attenzioni.

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�CAMPANULA
Campanula alpestris All.

Campanule des Alpes

In Val Germanasca si chiama:
chouquëtto / araudét / arnaudétta / diâl
In Alta Val Chisone si chiama:
cloutsèttë, cloutsètta, diàls da prô
In Val Pellice si chiama: chouquëtta
In Alta Val Susa (Salbertand) si
chiama: campanettä; a Oulx:
jansanettë

CAMPANULA DEL MONCENISIO
Campanula Cenisia L.

Campanule du Mont Cenis

In Alta Val Chisone si chiama: diòl 'd lâ
ròttsa/ diàls 'd lâ ròttsa
In Val Pellice si chiama: pîroulet

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�CAMPANULA SOLDANELLA
Campanula cochleariifolia Lam.

Campanule à Feuilles Rondes

In Val Germanasca si chiama: arnaoudét
In Alta Val Chisone si chiama: diàls 'd
mountànnhë
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama:
campanettä d’la cota
In Val Pellice si chiama: chouquëtta

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Campanulaceae
Etimologia: il nome del genere deriva dal diminutivo “CAMPANULA” (= piccola campana), il
nome della specie dal lat. 'ALPESTRIS” (= alpestre, delle Alpi) indica non tanto l'alta quota
quanto il carattere dell'habitat roccioso e aspro dove la vegetazione è spesso di ridotte
dimensione.
Proprietà e usi: tradizionalmente la parte aerea delle piante del genere Campanula erano
utilizzate come antinfiammatorie restringenti. Per esempio l’infuso veniva utilizzato in
gargarismi. Le radici venivano cotte oppure consumate crude se ben lavate e private della
cuticola esterna, mentre i getti primaverili e i fiori aggiunti alle insalate
Curiosità: nella credenza popolare le campanule sono collegate alle campane che suonano a
morto. Ha acquisito anche le simbologie di Speranza e Perseveranza per la sua capacità di
resistere alle condizioni climatiche di alta montagna. Nella mitologia le campanelle erano abitate
dalle fate maligne perciò il prato dove vegetano è legato a incantesimi e magie.

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�CENTAUREA FRANGIATA
Centaurea Phrygia L.

Centaurée

In Val Germanasca si chiama: masoulà / masoulâ / sëntaouréo
In Alta Val Chisone si chiama: flórs 'd lâ masoulô
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: flu dla s’amasura

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�CICERCHIA SILVESTRE
Lathyrus sylvestris L.

Gesse / Gesse commune /Pois carré / Lentille d'Espagne

In Val Germanasca si chiama: jàisa

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PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Fabaceae
Nomi Comuni: cicerchia silvestre, cicerchione, veccione, rubiglione
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco "LÁTHYROS" e questo da "LA" intensificativo e
"THÉRO" io riscaldo, o da "LÉTHO" io sono nascosto. L'epiteto della specie è chiaramente
riferito a "SILVA" (= selva, bosco).
Proprietà ed utilizzi: si trova riportato l’uso dei giovani getti, dal tipico sapore di pisello, in cucina.
Lessati e poi consumati conditi con solo olio extra vergine di oliva, oppure in frittate. Altre
specie dello stesso genere sono considerate ad attività astringente, soprattutto nel rizoma, e
utilizzate il lavande e cataplasmi.
Attenzione: i semi del genere Lathyrus contengono neurotossine più o meno pericolose a
seconda della specie. L’intossicazione può portare sintomi quali paralisi degli arti inferiori,
ipereccitabilità e stato convulsivo, dolori dorsali, debolezza e spasticità negli arti inferiori
Curiosità: nei periodi di carestia il consumo dei semi di Cicerchia era molto comune e
prolungato nell'anno, quindi in tante famiglie contadine, comparve la grave malattia detta
"LATIRISMO" tanto da indurre gli Stati a proibirne il consumo.

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�CARLINA BIANCA
Carlina acaulis L.

Carline

In Val Germanasca si chiama: azënét / chardoun
In Val Pellice si chiama: card
In Alta Val Susa (Oulx) si chiama: chardousë

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae
Nomi Comuni: carlina bianca, carlina acaule
Etimologia: il nome del genere secondo alcuni autori si riferirebbe a Carlo Magno, al quale,
secondo una leggenda, un angelo avrebbe rivelato le virtù prodigiose di questa pianta per
guarire il suo esercito dalla peste; secondo altri il nome è il diminutivo di Cardo, pianta
quest`ultima molto simile alla Carlina. Il nome specifico indica la mancanza di caule.
Parte Usata: radice
Proprietà ed utilizzi: la radice amara e fortemente aromatica è conosciuta per le sue proprietà
medicinali diaforetiche, diuretiche, digestive, carminative, diaforetiche, purganti ed emetiche,

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�emmenagoghe. Ha importanti proprietà eudermiche, per questo l’uso esterno era consigliato per
tutte le affezioni cutanee.
Nel passato la Carlina era un'erba importante ed era classificata come antidoto ai veleni, proprio
per questo era coltivata nei giardini dei monasteri.
Veniva usata per lenire il mal di denti, la polvere della radice, che veniva anche fumata, per
curare la scabbia ed altre malattie della pelle, le vesciche e le piccole piaghe. L'infuso di
polvere di radice nel vino rosso era indicata contro i reumatismi e come rimedio sudorifero
negli stati febbrili.
Il decotto di carlina può essere usato per detergere la pelle colpita da eczema e da acne. I
ricettacoli dei capolini, noti come “pane del cacciatore”, sono eduli, utilizzabili come i cuori dei
carciofi. Le radici invece, tagliate a rondelle e private della parte interna legnosa, possono essere
utilizzate per fare canditi.
Curiosità: gli antichi Sassoni la consideravano un amuleto contro il malocchio e ogni malattia.
Le foglie essiccate riescono a cagliare il latte.
Parla di questa pianta anche Teofilo G. Pons che, nel suo scritto “Vita montanara e
tradizioni popolari alpine” le attribuisce proprietà igroscopiche, affermando che la
carlina acaulis, “chiamata in dialetto chardouso, in italiano carlina, quando il tempo è bello e
soleggiato, fa bella mostra di delle sue bratee argentee disposte in forma di stella e che spiccano
in mezzo al verde circostante. Se però il tempo si guasta ed appaiono in cielo le nubi foriere di
pioggia, le bratee si contraggono ripiegandosi su se stesse, per riparare e proteggere il delicato
fiore dalla rugiada e dalla pioggia, dannose alla disseminazione del polline e relativa
fecondazione della pianta. Per queste sue meravigliose proprietà, la pianta veniva ampiamente
usata come barometro di campagna. E in Val Germanasca non era affatto raro di vederne dei
magnifici esemplari infissi sulla parete meglio esposta al sole dell’abitazione montanara, sopra
la porta di casa.”
Ma a questa pianta alcuni attribuivano proprietà ancora più sorprendenti, “così la
chardouso […], secondo il Léger, guariva dalla peste; e invero il suo ricettacolo, adeguatamente
ripulito e cucinato, è un cibo squisito, una vera leccornia”

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�CIRSIO LANOSO
Cirsium eriophorum (L.) Scop.

Cirse laineux

In Val Germanasca si chiama: almant, armant

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PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae
Nomi Comuni: cardo scardaccio, cardo canuto
Etimologia: cirsium deriva dal greco “κίρσιον - kírsion (= cardone) e questo da “κρισός - kirsós”
(= varice, ingrossamento delle vene): questa patologia veniva un tempo curata con piante
appartenenti a questo genere; eriophorum: dal greco “ριον - érion” (=lana) e da “φορέω - phoréo”
(= portare, avere): con tomento lanoso.
Parte usata: radice
Proprietà ed utilizzi: la radice ha proprietà diuretiche, disintossicanti, epatostimolanti,
eupeptica gastrotonica coleretica, diaforetica sudorifera. É usato in campo terapeutico per
combattere la ritenzione idrica, calcoli urinari, dolori articolari e muscolari di origine reumatica,
in casi di raffreddore e stati influenzali. É anche una pianta commestibile. Un volta il ricettacolo
veniva usato nell'alimentazione come quello dei carciofi.
Curiosità: questa pianta è sempre cresciuta vigorosa presso le stalle, i recinti delle pecore, lungo
le mulattiere e i tratturi, poiché predilige terreni fertili. Alcune fonti indicano la sua capacità di
coagulare il latte.

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�CLEMATIDE ALPINA
Clematis Alpina L.Mill.

Clématide des Alpes

In Val Germanasca si chiama: albûo

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PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranuncolacee
Etimologia: il nome generico deriva dal greco "klemàtis", col quale anticamente si indicavano
varie specie di piante rampicanti.
Parte usata: foglie
Attenzione: da considerare pericolosa.
Proprietà ed utilizzi: Le piante di questo genere contengono tutte principi sedativi, lassativi. Le
foglie hanno proprietà revulsive, irritanti, tossiche e irritanti. Per uso esterno si utilizzano
decotti, tinture e cataplasmi delle foglie contuse come cicatrizzanti di ulcere e pustole e contro
artriti, sciatiche e nevriti.
Curiosità: fonti storiche indicano l’uso delle parti legnose adoperate nell’allestimento di panieri.
Un tempo i contadini usavano tagliarne i getti più lunghi e contornarne i campi per ottenere
buoni raccolti. In alcune colture sono chiamate “gioia del viandante” perché e si incontra spesso
tra i campi. Nel linguaggio dei fiori è simbolo di Intelligenza limpida e onesta.

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�CROCO
Crocus spp.

Crocus

In Val Germanasca si chiama: freidoulino, anoullho
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�In Alta Val Chisone si chiama: anóllhë, anóllha
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: freidouìnë
In Val Pellice si chiama: peladé
In Alta Val Susa a Salbertrand si chiama: tlippä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Iridaceae
Nome Comune: zafferano alpino
Etimologia: il nome del genere Crocus deriva dalla parola greca "Krokos"(= filamento) in
riferimento agli stimmi sfrangiati tipici di alcune specie
Proprietà e usi: il genere Crocus comprende diverse specie, le proprietà variano a seconda della
specie e della parte utilizzata della pianta. Le principali attività sono quelle emmenagoga,
calmante antisterica, stimolante digestiva carminativa. Usato in cucina come aromatizzante,
colorante.
Attenzione: a seconda della parte utilizzata e soprattutto del metodo e della posologia, queste
piante possono avere effetti ipnotico-sedativi o stimolanti e tonici. Contengono alcuni alcaloidi
(crocina, pierocrocina, ecc.) che rendono queste piante leggermente tossiche e ne sconsigliano
l'uso domestico, nonostante in passato i suoi cormi (=bulbi) siano stati utilizzati
nell'alimentazione umana, perché ricchi d'amido e di sapore gradevole.
Curiosità: il termine "kròke" fu dato da Teofrasto per indicare il filamento e i lunghi stimmi che
simboleggiavano un legame d'amore.
Da segnalare: possibile confusione con Colchicum autumnale L. (famiglia Liliaceae) velenoso per la
presenza di Colchicina. Per distinguere i due fiori è bene controllare il numero di stami: 6 per il
Colchico, 3 per il Crocus. Inoltre, l'ovario del Colchicum è supero e di forma ovale mentre nel
Crocus è appiattito o tondeggiante.

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�DIGITALE GIALLA GRANDI FLORA
( O D IGITALE G IALLA G RANDE )
Digitalis Grandiflora Mill.

Digitale à Grandes Fleures

In Alta Val Chisone si chiama: dzènsònë salvàddzë (velenouzë)
In Val Pellice si chiama: déal / fiour 'd lëvioun
In Alta Val Susa si chiama: dijtallä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Scrofulariaceae
Etimologia: Digitalis dal latino digitilus = piccolo dito
Attenzione: le piante del genere Digitalis contengono tutte, in quantità variabile secondo le
specie, un gruppo di glucosidi con potente effetto cardiotonico. Tali sostanze, di difficilissimo
dosaggio, vengono oggi riprodotte in laboratorio ed impiegate con successo nelle terapie
cardiache. É assolutamente da evitare l'uso famigliare della pianta, altamente tossica.
Curiosità: si favoleggia che le fate amino dormire dei fiori di queste piante, per questo motivo si
sconsiglia di tagliare la pianta in fiore per evitare sventure. Se tuttavia la si vuole cogliere,
sarebbe bene metterla in una stanza con una finestra aperta, in modo che la fata al risveglio
possa volare via.

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�DORONICO
Doronicum austriacum L.

Doronic d’Autriche

In Val Germanasca si chiama: margaritto jaouno
In Alta Val Chisone si chiama: marguerìtta dzaouna 'd l'envèrs
In Val Pellice si chiama: margritta jaouna
In Alta Val Susa si chiama: margarittä jauna dl’enver

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae
Nomi Comuni: doronico dei macereti, doronico a fiori grandi
Etimologia: etimologia incerta per il nome del genere. Per alcuni di origine greca come
combinazione di "doron" e "nike" ossia "dono e vittoria", per altri di origine araba dal vocabolo
"dourondj", termine valido per le piante del genere in tutti i paesi dell'Oriente.
Proprietà ed utilizzi: tutte le specie del genere Doronicum posseggono principi medicinali e
furono in passato coltivati negli orti delle erbe officinali.. Gli utilizzi medicinali sono però
riservati in particolare a D. Pardalienches L. (non presente in Piemonte) il cui rizoma vanta
proprietà tonico sedativo, emmenagogo. Uso esterno dell’infuso come risolvente astringente in
lavande, irrigazioni, impacchi.
Curiosità: molte credenze aleggiano su tutte le specie di Doronicum le quali, secondo la
tradizione mediterranea, potevano infondere forza, vitalità e donare sicura vittoria sia in guerra
che nella caccia.

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�EPILOBIO
Chamaenerion angustifolium (L.) Scop (= Epilobium angustifolium L.)

Epilobe des Alpes

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�In Val Germanasca si chiama: érbor dë chamous
In Alta Val Chisone si chiama: floura roùia da dzìrps
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: viurī ‘d muntannhä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Onagraceae
Nomi Comuni: erba di S. Antonio, gambi rossi, garofanino maggiore, epilobio a foglie strette,
camenerio a foglie strette, fogliestrette, garofanino dei boschi.
Etimologia: il nome del genere il nome deriva dal greco "khamái" =a terra, basso e da "Nerium"
=oleandro: che ricorda un piccolo oleandro; il nome specifico da" angustus" = angusto e "folium"
= folia, ad indicare le foglie anguste.
Parte Usata: tutta la pianta
Proprietà e usi: radici emolliente e astringente, antinfiammatori. Fiori febbrifughi. Possiede
inoltre attività sedative ed espettoranti, usata per alleviare le irritazioni delle mucose della bocca
e della gola. Impiegata nel trattamento dell’adenoma della prostata e nei disturbi della minzione
a esso associato nonché nei preparati per le infiammazioni delle vie respiratorie, tosse e forme
diarroiche. Uso esterno nei casi di dermatiti, colluttori, afte. I giovani germogli possono essere
consumati come verdura sia crudi che cotti; le foglie essiccate possono esser usate come
surrogato del the, in alcune regioni del Caucaso, sono servite le estremità del rizoma come
insalata. Si consumano lessati e conditi.

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�ERICA
Calluna vulgaris (L.) Hull (= ERICA VULGARIS L.)

Erica

In Val Germanasca si chiama: brìëro

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ericaceae
Nomi Comuni: brughiera, brugo, erica, brentoli, grecchia, sorcelli, scopetti
Etimologia: calluna deriva dal greco "kalluno" = scopare, infatti i suoi rami venivano usati per
fare scope da giardino. Erica invece deriva dal verbo greco “Ereìco” (=spezzo, rompo) per la
forza con cui rompe ghiaccio e neve sovrastanti. Vulgaris dal latino= comune, conosciuto da
tutti.
Parte Usata: sommità fiorite.
Proprietà ed utilizzi: proprietà astringenti ed antinfiammatorie, antisettiche delle vie urinarie e
antireumatiche. Vengono usate come infuso nella cura delle cistiti, nelle leucorree, nei
reumatismi e nelle albuminuria e per uso esterno nei casi di gotta, dermatosi squamose,
nevralgie reumatiche, mucose infiammate e pelli arrossate e con foruncoli. Industrialmente si
ricavano tannini e coloranti.
Curiosità: per la sua diffusione il brugo è fiore nazionale della Scozia e della Norvegia. Secondo
alcune credenze i fiori bianchi sono considerati portafortuna e talismani, quelli rosa sono segno
d’amore. nell’Ottocento era ritenuta simbolo di Solitudine. Le radici più grosse venivano
utilizzate per costruire delle pipe.

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�ERIOFORI
Eriophorum angustifolium Honck

Linaigrette, linaigrette jonc, herbe à coton…

In Alta Val Chisone si chiama: barbizìn
In Alta Val Susa si chiama: plumacchu

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Cyperaceae
Etimologia: il nome del genere dal greco "érion" = "lana" e "phoros" = "porto", cioè "portatore di
lana", per l'aspetto fioccoso delle infiorescenze; l'aggettivo specifico, dal latino, significa "a foglie
strette".
Proprietà ed utilizzi: la pianta possiede proprietà astringenti ed antidiarroiche.
Curiosità: in tempi passati, soprattutto in paesi del nord Europa, si è tentato di usare in tessitura
le fibre dei pennacchi al posto del cotone (sotto il nome di "cotone artico"), ma le fibre sono
risultate troppo fragili e inadatte a sopportare la torsione.

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�FIOR DI STECCO
Daphne mezereum

Bois-jol / jolibois / verdelet / vert-bois / Daphné bois-gentil / bois-gentil
/ mézéréon

In Val Germanasca si chiama: mezereo

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Thymelaeaceae
Nomi Comuni: pafne mezereo, Pepe di monte, mezereo
Etimologia: il nome generico viene dal greco DAPHNE = "alloro," per la somiglianza delle
foglie, il nome specifico dall'arabo e significa "mortale" con riferimento alla elevata tossicità della
pianta. Il nome volgare deriva dal fatto che la fioritura precede la comparsa delle foglie.
Proprietà ed utilizzi: specie tossica come le altre specie del genere Daphne. È una pianta molto
velenosa in tutte le sue parti, mortale per l'ingestione di bacche e semi.
La medicina popolare impiegava l'estratto alcolico della corteccia per uso esterno contro i dolori
reumatici. Inoltre questa pianta veniva usata come dermopurificante, dermoprotettivo e
depurativo drenante.

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�FIORDALISO DI MONTE
Centaurea cyanus L.

Bleuet

In Val Germanasca si chiama: parosac / përsac

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco κέντρον KÉNTRON pungolo, sprone: per la
forma del bocciolo, oppure dal latino CENTAURUS, greco κένταυρος céntauros centauro,
figura mitologica metà uomo e metà cavallo; secondo alcuni autori, questo genere sarebbe
dedicato a Chirone che, al contrario degli altri centauri, aveva un’indole saggia e mite: esperto
nelle scienze e nella medicina era considerato maestro di Esculapio, di Achille e di altri eroi.
Parti usate: foglie e fiori
Proprietà e utilizzi: le specie del genere Centaurea hanno diverse proprietà che variano a
seconda della specie e della parte utilizzata. In genere hanno attività tonificanti, amaricanti,
stomachiche, diuretiche e digestive. Utilizzate anche nei casi di febbre e tosse per le proprietà
antipiretiche ed espettoranti oppure come colagoghe nei disturbi del ciclo mestruale. Per uso
esterno si mostrano utili come collirio (nelle congiuntiviti), collutorio (nelle infiammazioni della
bocca) e per detergere ferite, piaghe ed ustioni oppure in presenza di edemi, gotta, reumatismi.
In cucina, dalle foglie, si estrae un colorante utilizzato per i dolci.
Curiosità: la "cianina" pur essendo un colorante, non viene utilizzato per tingere i tessuti perché
facilmente degradata dalla luce e dagli acidi. Contiene la "cianina", un glucosite antocianico
colorante (usato anche come sensibilizzatore delle pellicole fotografiche).

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�GAROFANO DI MONTE
Dianthus barbatus L.

Œillet des Alpes

In Val Germanasca si chiama: garofou / jalufraddo
In Alta Val Susa si chiama: garofanin

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Caryophyllaceae
Nomi Comuni: garofano montano, garofano barbato, garofano a mazzetti, speranza
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco "thiòs" = "dio o zeus" e da "ànthos" = "fiore divino
o di giove" per sottolinearne la splendida bellezza. Il nome volgare di "garofano" proviene dal
latino " caryophillus" = "garofalo" che con il tempo si trasformò nell'odierno garofano. L'epiteto
della specie è riferito alla presenza di numerose reste presenti nell'epicalice.
Parti usate: fiori
Proprietà ed utilizzi: i garofani si utilizzano in profumeria per estrarne le essenze profumate.
L'uso correlato alla medicina è stato giudicato di nessun valore, anche se nella medicina
popolare veniva usato come espettorante e diuretico.

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�GAROFANO DEI GHIACCIAI (O GAROFANO ALPINO)
Dianthus pavonius Tausch

Oeillet

In Val Germanasca si chiama: garofou salvagge
In Alta Val Chisone si chiama: garofou salvagge / pëchô garoufanìn 'd lâ ròttsa
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: garofou salvagge
In Alta Val Susa si chiama: ülés

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Caryophyllaceae
Nome Comune: garofano pavonio
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco “diòs”, di Zeus e “ànthos”, fiore, cioè 'fiore di
Zeus'.
Proprietà ed utilizzi: fiori dissetanti, sudoriferi, espettoranti. Per lungo tempo ai garofani furono
attribuite proprietà medicinali. Ancora nel 1700 si sosteneva “La decoctione de’ fiori di Garofano è
un potente rimedio nelle febbri maligne”, solo da poco è stato riconosciuta l'infondatezza di tali
utilizzi. In Inghilterra i garofani erano talvolta aggiunti al vino e alla birra per conferire loro un
carattere speziato.
Curiosità: molti sono i significati simbolici legati ai fiori di garofano. Nell'arte medioevale i
garofani indicavano i fidanzamenti. Il garofano rappresentò per lungo tempo il fiore della
nobiltà; fu scelto da Napoleone per decorare i nastrini della Legion d'Onore e divenne quindi
simbolo dei bonapartisti. Il garofano simboleggia l'amore sincero e di lunga durata, ma anche
l'astuzia e il sotterfugio.

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�GENZIANA AMAROGNOLA
Gentianella amarella (L.) Borner

Gentiane amère

In Alta Val Chisone si chiama:
sounàllha ‘d la ròttsa
In Val Pellice si chiama: gënsana

GENZIANA BAVARESE
Gentiana bavarica L.

Gentiane de Bavière

In Val Germanasca si chiama: braio d'
cucuc
In Alta Val Chisone si chiama: courbô,
èou 'd ràttë
In Val Pellice si chiama: pîroulet

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�GENZIANELLA (O GENZIANA DI KOCH)
Gentiana acaulis L.

Gentiane acaule

In Val Germanasca si chiama: braio d' cucuc, chaouso d’ cucuc
In Alta Val Chisone si chiama: dzensanèttë, dzensanètta
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: diòe, gensanettë
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: bràia ‘d cuccu
In Val Pellice si chiama: gënsianina chitta

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Gentianaceae
Etimologia: il nome generico gentiana deriva dal greco “gentiane” che secondo Plinio si riferisce
a Genzio, re dell'Illiria, il quale avrebbe fatto conoscere per primo le proprietà medicamentose
della radice di questa pianta.
Parti usate: tutta la pianta
Proprietà e utilizzi: le piante del genere Gentiana hanno, seppur con differenze specifiche,
proprietà amara aperitiva eupeptica scialagoga, stimolante digestiva, carminativa, antifermentativa, antitterica, emopoietica, antitermica, analettica, vermifuga. Tradizionalmente usate
nella preparazioni di liquori amari aperitivi e digestivi.

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�GERANIO DEI PRATI
Geranium sylvaticum L.

Géranium des prés

In Val Germanasca si chiama: geranoiu

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Geraniaceae
Nomi Comuni: geranio silvano, geranio dei boschi
Etimologia: il nome generico dal greco géranos (= gru) per la forma dei frutti, quello specifico
richiama: il suo habitat.
Parti usate: tutta la pianta
Proprietà e usi: i gerani hanno elevato contenuto di tannini e forniscono importanti rimedi
astringenti, antidiarroici, antiemorragici. Nella tradizione si trova l’indicazione dell’uso per
esterno delle foglie fresche come vulnerarie, cicatrizzanti risolutive. In veterinaria in impiastri
antireumatici. Piante antinfiammatoria, analgesica, febbrifuga e vulneraria.

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�GIGLIO MARTAGONE
Lilium martagon L.

Lis Martagon

In Val Germanasca si chiama: sanjann nìër
In Alta Val Chisone si chiama: lis
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: martagon
In Alta Val Susa si chiama: Sen Jan grī
In Val Pellice si chiama: Sën Jan

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Liliaceae
Nomi Comuni: giglio gigante selvatico, giglio martagone, riccio di dama, giglio a turbante,
turbante di turco
Etimologia: controversa è l'origine sia del nome generico che di quello specifico. Linneo riporta
il nome Lilium tra quelli di derivazione latina, Plinio, non fa riferimenti etimologici, ma
evidenzia che i Lilium dai fiori arrossati sono quelli che i greci chiamano "crinon". Alcuni fanno
derivare il nome latino Lilium dal greco "leirion", nome ora riferito ai gigli, ma anche ai narcisi, o
agli iris; altri ancora lo fanno derivare da un termine celtico, probabilmente "li" = candido o dal
persiano "lala" = giglio. Il nome specifico è voce spagnola e significa "riccioli dei capelli di, ma
potrebbe anche derivare dal turco "martagān" = turbante, per somiglianza di forma.
Parti usate: bulbo.
Proprietà ed utilizzi: il Bulbo ha proprietà diuretica, antiartritica, emmenagogo, espettorante,
emolliente, cardiotonica. Uso esterno come emolliente, risolutivo, fresco contuso in cataplasma.
Le foglie triturate sino a poltiglia venivano applicate al basso ventre come rimedio emmenagogo.
In passato il bulbo veniva lessato in acqua e consumato.
Curiosità: era pianta sacra al dio della guerra Marte e accompagnava i soldati sul campo di
battaglia in quanto era considerata come un valido amuleto.

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�GIGLIO PARADISIA
Paradisea liliastrum (L.) Bertol.

Lis de Saint-Bruno

A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: cloccho
In Alta Val Susa si chiama: Sen Jan blan
In Val Pellice si chiama: Sën Jan bianc

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�GIGLIO DI SAN GIOVANNI
Lilium bulbiferum L. var.croceum Lilium bulbiferum subsp.croceum (Chaix) Jan

Lis orangé

In Val Germanasca si chiama: san jouan – sanjann
In Alta Val Chisone si chiama: coucounéi 'd lâ ròttsa
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: senjouòn
In Alta Val Susa si chiama: Sen Jan jàunë
In Val Pellice si chiama: Sën Jan

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Liliaceae
Nome Comune: giglio aranciato
Etimologia: il nome della specie è chiaramente riferito alla presenza di bulbilli all'ascella delle
foglie superiori (raramente in croceum); il nome della subspecie è riferito al termine latino
"croceum" = "simile allo zafferano" con riferimento al colore del fiore.
Proprietà ed utilizzi: nella medicina popolare si utilizzano i bulbi per preparare decotti con
proprietà diuretiche ed emollienti.

51

�GINNADENIA DELLE ZANZARE (O MANINA ROSEA)
Gymnadenia conopsea(L.) R. Br.

Orchis Moustique

In Alta Val Chisone si chiama: siséi dâ prô

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Orchideaceae
Nome Comune: manina rosea
Etimologia: il nome generico dalle parole greche "gymnos "e "aden"= ghiandole nude: i fiori delle
specie appartenenti a questo genere hanno infatti i retinacoli che sono privi di borsicole.
L'epiteto specifico deriva dal termine greco "konops"= zanzara, per il lungo sperone simile
all'apparato boccale delle zanzare.
Proprietà ed utilizzi: alcune fonti indicano l’uso del bulbo per le proprietà emolliente e
antispasmodica. Si trovano indicazioni anche per l’so esterno in lavaggi e collutori. La specie
avrebbe anche delle supposte attività antiepilettiche e anticonvulsivanti.
Curiosità: al pari di altre orchideaceae, secondo le leggende veniva raccolta da maghi e
fattucchiere allo scopo di apportare discordia o concordia tra le famiglie. In particolare veniva
prelevata ed accuratamente conservata la parte ipogea. L'apparato radicale di tali piante ha la
forma particolare di due mani congiunte alla base e consta di due tuberi. Quando maghi e
fattucchiere volevano mettere discordia tra le famiglie e nelle questioni d'amore, separavano i
due tuberi. Al contrario, per favorire la riconciliazione famigliare o dei cuori infranti, riunivano i
tuberi della pianta precedentemente divisi. Altra versione è che le radici convergenti di queste
piante, somministrate di nascosto alle persone, avevano la capacità di pacificare gli animi.
Effetto contrario sortivano invece le radici divergenti. Per tale motivo erano dette piante della
concordia o della discordia

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�GLOBULARIA A FOGLIE CORDATE (O VEDOVELLA)
Globularia Cordifolia

Globulaire à feuilles en cœur

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�U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Plantaginaceae
Nomi Comuni: vedovelle celesti, globularia a foglie cuoriformi
Etimologia: il nome del genere deriva deriva dal latino globus = sfera, globo e indica la forma del
capolino, quello specifico dal latino "cordis" = cuore e "folium"= foglia: con foglia a forma di cuore.
Attenzione: specie officinale tossica. Contiene la Globularina, un glucoside velenoso. In alcune
fonti viene indicato l’uso come potente lassativo.

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�LINARIA ALPINA
Linaria alpina(L.) Mill.

Linaire des Alpes

In Val Germanasca si chiama: erbo d l’uo
In Alta Val Chisone si chiama: suséi 'd mountànnhë

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Plantaginaceae
Nomi Comuni: linaiola alpina
Etimologia: il termine generico dal greco LÍNON = "lino" per la somiglianza delle foglie
caulinari con quelle del lino. Il termine specifico per l'areale di crescita.
Parti usate: sommità fiorite
Proprietà e utilizzi: si trovano informazioni sull’uso popolare della simile specie L. vulgaris le
cui sommità fiorite avrebbero attività diuretiche, antiatoniche intestinali e utilizzate per i dolori
mestruali. Se ne attesta l’uso esterno del decotto o sottoforma di unguento nei casi di acne, nelle
dermopatie, oppure come antiemorroidarie. La tintura dei fiori in pomate anticongiuntiviti. Una
ricetta indica la cottura delle sommità nella sugna, utilizzandolo poi come antiirritante.
Curiosità: i fiori sono eliotropici: ruotano seguendo il moto del sole. Quando il fiore è fecondato
cambia direzione rifiutando il sole, si dirige verso una fenditura e lì i frutti e semi maturano,
lasciando germogliare le nuove pianticelle in mezzo alle rocce o in un muretto.

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�MAGGIOCIONDOLO
Laburnum alpinum (Mill.) Bercht. &amp; J. Presl

Cytise faux / Cytise à grappes / Cytise aubour /Faux ébénier

In Val Germanasca si chiama: alboùërn

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Fabaceae
Nomi Comuni: maggiociondolo di montagna, maggiociondolo alpino, laburno alpino, citiso
alpino, maggiociondolo, avorniello di monte.
Etimologia: il termine generico deriva dal latino ed è di origine incerta: si è azzardata l'ipotesi di
una radice comune con l'aggettivo "eburneum", cioè "color avorio", alludendo al colore del legno
fresco; l'attributo specifico è chiaramente riferito alla zona di vegetazione abituale della pianta.
Attenzione: è specie fortemente velenosa per la presenza dell'alcaloide Citisina che ha azione
paralizzante e convulsivante. La tossina è presente in tutte le parti della pianta ma
particolarmente nei semi.
Proprietà e utilizzi: la medicina popolare un tempo si serviva di questa pianta per la cura di
malattie nervose e contro isteria, asma e le malattie del fegato. Era impiegata anche come
antidoto contro gli avvelenamenti da arsenico.
Curiosità: vuole la leggenda che nei tempi passati le streghe usassero il Maggiociondolo per
preparare bevande psicoattive che conferivano loro senso di leggerezza e di inconsistenza del
peso corporeo. Questo stato di alterazione psichica può essere inteso come il "volo della strega".
Durante i loro sabba le streghe come segno distintivo, utilizzavano un bastone di
Maggiociondolo, sul quale si dice cavalcassero durante i loro viaggi e divenuto per questo
simbolo del volo.

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�MARGHERITA ALPINA
Leucanthemum vulgare (Vaill.) Lam.

Marguerite des Alpes

In Val Germanasca si chiama: margaritto
In Alta Val Chisone si chiama: marguerìtta 'd San Jouòn
In Alta Val Susa si chiama: margarittä du pràa
In Val Pellice si chiama: margritta

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae
Nome Comune: margherita comune, margherita diploide, leucantemo volgare
Etimologia: questo termine risulta composto da due parole di origine greca "leukos" = "bianco" e
"anthemon-ἄνϑεμον"= "fiore" con chiaro riferimento al colore bianco delle ligule esterne.
Parti usate: fiori.
Proprietà ed utilizzi: i fiori hanno proprietà antispasmodiche, bechiche vulnerarie, broncosedativi, emmenagoghi. Per uso esterno l'azione vulneraria si manifesta specialmente nella
cicatrizzazione di ferite, ulcere della bocca, gengive e gola. L'acqua distillata è efficace come
collirio nelle congiuntiviti. Uso esterno dell’infuso come astringente in lavande, impacchi,
clisteri. Innovazioni primaverili in minestra. Pianta da taluno considerata insetticida per affinità
col Piretro. Le foglie tenere, sono commestibili, si usano crude nella misticanza di erbe diverse.
Curiosità: La margherita nel linguaggio dei fiori significa purezza, fedeltà e bontà d'animo.

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�MUSCARI
Muscari botryoides (L.) Mill.

Muscari

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asparagaceae
Nomi Comuni: muscari azzurro, muscari botrioide, pentolini, urceolini selvatici.
Etimologia: il nome del genere ha origine dal termine arabo "muskarini" (=muschio) con
riferimento all'odore muschiato emanato da alcune specie. Altra ipotesi è che deriva dal
Sanscrito "mushka" (=testicolo) per la forma del bulbo. Il nome della specie deriverebbe dal
termine greco "botrys" che verrebbe tradotto in "grappolo" in riferimento alla sua infiorescenza.
Parti usate: bulbo
Proprietà ed utilizzi: al bulbo vengono attribuite le proprietà diuretiche ed emollienti. Uso
esterno come emolliente e rinfrescante su pelli irritate e infiammate. In cucina il bulbo trova gli
stessi impieghi delle cipolle: crudo nelle insalate, cotto in sughi, bollito in agrodolce, conservato
sott’aceto.

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�NARCISO
Narcissus poeticus L.

Narcisse

In Val Germanasca si chiama: pancouto, pant 'couto
In Alta Val Chisone si chiama: pancoutë, pancouta
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: pancoutë
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: bambölhä; a Oulx: flu d’me
In Val Pellice si chiama: fiour 'd mai

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Amarillidaceae
Nome Comune: narciso selvatico
Etimologia: narcissus: dal greco "νάρκη nárke" (= torpore), secondo Plinio riferito alla sua intensa
profumazione (narcotico), oppure legato al mito di Narciso (Νάρκισσος Narkissos); poëticus
(=poetico o dei poeti).
Attenzione: specie officinale tossica - Proprietà e usi: Il bulbo ha proprietà emetica e depurativa,
per uso esterno era impiegato ridotto in pasta e applicato come emolliente, risolutivo. I fiori
hanno attività astringente antidissenterica, febbrifuga antitermica, antispasmodica, vomitiva. In
profumeria è impiegata per ricavarne essenza.
Curiosità: il nome di questo fiore è legato al mito di Narciso. In Cina il narciso simboleggia
felicità e prosperità, ma, secondo diversa interpretazione, può anche ricordare l’immagine del
sole, come riportato nel Cantico dei Cantici. Per altri è simbolo di amore eterno, di bellezza, di
purezza, di fertilità.

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�NIGRITELLA ROSSA
Nigritella rubra(Wettst.) K. Richt.

Nigritelle

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�In Val Germanasca si chiama: Calho-lait, èrbod'la councordio, man da Boundìou, souchëtto
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: calhë-làet
A Roure (Villaretto) si chiama: pruzurëtto
In Val Pellice si chiama: man
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: erbä du càlh; a Oulx: la nona

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Secondo quanto raccolto da Teofilo G. Pons, nel suo scritto “Vita Montanara e
tradizioni popolari alpine”, “l’èrbo d’ la councordio (erba della concordia), chiamata
anche man dâ Boundìou (mano di Dio), la nigritella, quel piccolo fiore d’un bel colore rosso
scuro, d’un profumo soave e penetrante, paragonabile all’odor di vaniglia, aveva il potere
magico di far nascere e mantenere reciproca simpatia a amore in due persone che ne
avessero insieme mangiato i minuscoli semi. Inoltre, dall’intreccio delle due radici a forma
di mano, bruna l’una e bianca l’altra, si riteneva pure di poter conoscere se i due cuori
sarebbero rimasti uniti per sempre, o se era meglio non fidarsi di un amore che sarebbe
stato passeggero”.

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�PERVINCA MINORE
Vinca minor L.

Petite Pervenche

In Val Germanasca si chiama: prouvënsalo, pervanso
In Val Pellice si chiama: përvanso
In Alta Val di Susa si chiama: përvinchä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Apocynaceae
Etimologia: il nome del genere dal latino “VINCIRE” = LEGARE, perché i lunghi getti striscianti
erano usati per preparare ghirlande con cui le ragazze amavano cingersi il capo. Il nome
specifico si riferisce alle dimensioni della pianta in contrapposizione alla VINCA MAJOR L.
Attenzione: specie officinale tossica. La pervinca è considerata pianta tossica per il suo
contenuto in vincristina. In caso di assunzione di parti della pianta i primi sintomi sono a carico
dell’apparato digerente: nausea, vomito e febbre; quelli tardivi consistono in cefalea, insonnia,
delirio, neuropatie, convulsioni e coma.
Proprietà e usi: la tradizione attribuisce alle radici proprietà diuretiche e ipotensive, alle foglie
attività tonico-amare stomachiche digestive, decogestionanti. Alcune fonti ne indicano anche
un’attività antigalattogoga, mentre altre ne indicano invece una opposta attività galattogenica.
Per uso esterno ha proprietà antiinfiammatorie utili nelle dermatosi, per foruncoli ed eczemi.
L'infuso, impiegato in bagni ed impacchi era utilizzato sulle pelli delicate ed irritabili. Fonte

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�dell'alcaloide vincamina, che viene impiegato nell'industria farmaceutica come stimolante
cerebrale e vasodilatatore.Studi in corso per un possibile impiego nei casi di ipertensione,
disturbi circolatori cerebrali, insufficienza coronarica, turbe psicocomportamentali della senilità
Curiosità: Ai fiori della Pervinca e alle foglie sempreverdi è associato il concetto di fedeltà in
amicizia e di tenacia del dolce ricordo. In Russia veniva chiamata “rondine dei fiori” per il forte
legame con la primavera. Pianta legata a Venere. Si diceva che le foglie mangiate da marito e
moglie avrebbero propiziato l’amore tra loro. Si credeva che una ghirlanda dei suoi fiori legata
al collo potesse far arrestare il flusso del sangue dal naso.

PETROCALLIDE DEI PIRENEI
Petrocallis pyrenaica L.
P étrocalle des Pyrénées

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Brassicaceae
Nomi Comuni: petrocallis dei pirenei, petrocallide dei pirenei
Etimologia: il genere deriva il suo nome dal greco “pètros” sasso, “kàllos” beltà, “che dà
bellezza alle rupi”. Il nome specifico si riferisce alla distribuzione pirenaico-alpina della specie.

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�PRIMULA
Primula L.

Primevère

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�In Val Germanasca si chiama: pimpinéllo / pimpinèlla / pimpëtto
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: fantinë
In Val Pellice si chiama: pimpinèlla
In Alta Val Susa a Salbertrand si chiama: ghingunettä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Primulaceae.
Etimologia: il nome del genere dal latino Primus = primo, a indicare la precoce fioritura.
Parti usate: tutta la pianta.
Attenzione: alcune specie di possono determinare dermatiti da contatto
Curiosità: la primula è uno dei primi fiori che sboccia, anche nei paesi più freddi, proprio per
questo motivo è da sempre considerata il simbolo della primavera, e del rinnovamento che
questa stagione porta con sé, è anche considerata emblema di giovinezza e di precocità, è nella
tradizione popolare di molti popoli, pianta augurale. Nel Medioevo si riteneva che applicazioni
esterne di Primula sul capo e sul petto potessero scacciare la malinconia e con i fiori si
preparavano pozioni d'amore. Si pensava che decotti di queste piante potessero curare la
paralisi.
• Primula latifolia Lapeyr.
Nomi Comuni: primula a foglie larghe
Proprietà ed utilizzi: non sono documentati utilizzi di Primula latifolia nell'ambito della
farmacopea erboristica, come altre primule questa specie contiene significative quantità di
salicilati e saponine che la rendono lievemente tossica.
• Primula vulgaris Huds.
Nomi Comuni: primula comune, primavera, occhio di civetta
Proprietà ed utilizzi: proprietà espettorante, antiinfiammatoria, ad azione analgesica e
antispastica. Nel passato venivano usate le foglie come decotto per combattere i reumatismi, con
le radici venivano realizzati infusi contro l'emicrania, il succo estratto dalle foglie si usava come
cosmetico per attenuare macchie e rughe. Plinio la consigliava in caso di paralisi, gotta e
reumatismi. I fiori, le foglie e le radici essiccate possono essere impiegati per aromatizzare vini e
tisane. In cucina, le foglie più giovani e i fiori possono essere consumate in insalata, ottime anche
lessate e nei minestroni.

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�PRIMULA MAGGIORE
Primula elatior (L.) Hill. Primula veris L. (= P. officinalis (L.) Hill)

Primevère des bois

In Val Germanasca si chiama: pimpinéllo, pimpëtto
In Alta Val Chisone si chiama: braièttë, braiètta
In Val Pellice si chiama: pimpinèlla / jaluquet
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: cuccu

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Primulaceae
Nome Comune: primula odorosa
Proprietà ed utilizzi: il rizoma risulta avere attività antiemetica, neurotonica, bechica
espettorante, antireumatica. Uso esterno in impacchi sedativi, antiecchimosi. Altre applicazioni
riguardano il trattamento sintomatico di tosse, asma e le malattie dell'apparato respiratorio
grazie all’azione fluidificante ed espettorante delle saponine presenti. Le foglie sono state
utilizzate come antiartritiche antireumatiche, antigottose, anche per uso esterno del decotto nel
latte, in cataplasmi I fiori hanno attività calmante anticonvulsiva, bechica sudoriferia diaforetica,
diuretica, antinfiammatoria, depurativa, drenante, lassativa. Uso esterno: contusioni, pruriti,
screpolature, punture di insetto, collutori. In cucina le giovani foglie possono essere consumate
sia crude che cotte, sole od assieme ad altri tipi di verdura. Anche i fiori possono essere aggiunti
ad una insalata. Le foglie possono essere usate anche nelle minestre.

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�REGINA DELLE ALPI
( O C ALCATREPPOLA ALPINA , E RIGIO DELLE A LPI , C ARDO A ZZURRO )
Eryngium alpinum L.
P anicaut

bleu des Alpes / chardon bleu des Alpes

In Alta Val Chisone si chiama: rénë 'd la mountànnhë, réna 'd lâ mountànnha,
tsardousa vioulètta

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Apiaceae
Nomi Comuni: calcatreppola alpina, eringio delle alpi, regina delle alpi, eringio alpino, cardo
azzurro.
Etimologia: di origine incerta, il nome generico parrebbe derivare dal greco "erungion" o "eruma",
richiamando il primo termine il riccio ed il secondo la difesa: in entrambi i casi il riferimento
sarebbe alle spine di cui sono dotate foglie, brattee e capolini, a protezione dal morso degli
erbivori.
Proprietà e usi: da segnalare la specie affine E. campestre di cui si utilizza la radice, a cui sono
attribuite attività spasolitica, diuretica, emmenagoga eupeptica colagoga, carminativa, lassativa,
antigalattogoga. Il suo impiego terapeutico è segnalato nei casi di ritenzione idrica, drenaggio,
calcolosi renale, tosse stizzosa o pertosse.
Curiosità: in passato ritenuta contravveleno dell’Aconito.

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�RODODENDRO ROSSO
Rhododendron ferrugineum L.

Rhododendron Ferrugineux

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�In Val Germanasca si chiama: brousé
In Alta Val Chisone si chiama: brousét, brousée (brouséi)
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: brousé
In Alta Val Susa a Salbertrand si chiama: aburséi; a Oulx: bruséi
In Val Pellice si chiama: brousé

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ericaceae
Nomi Comuni: rododendro rosso, rododendro ferrugineo, rosa delle alpi
Etimologia: il nome del genere dal greco "rhodon"= "rosa" e "dendron"=" albero"=" albero delle
rose". Il nome specifico indica il colore della pagina inferiore delle foglie.
Parte usata: foglie, fiori, galle
Attenzione: specie officinale tossica. Le foglie contengono glucosidi che sono stati causa di
avvelenamenti di cavalli, pecore ed altri erbivori.
Proprietà e utilizzi: li principi attivi della pianta risiedono soprattutto nelle foglie, nelle galle e
nei fiori. Ha proprietà diaforetiche, diuretiche, depurative, antireumatiche e antigottosa, toniche
generali, anticalcolosi renale e diuretiche. Veniva utilizzata contro reumatismi articolari e litiasi
renale. Le galle hanno proprietà astringenti. L'infuso di foglie e galle era utilizzato in passato
contro la sciatica, l'artrite e le affezioni croniche della pelle.
Curiosità: nel passato i rametti secchi del Rododendro venivano utilizzati come scope e filtri per
il latte. Dalla macerazione delle galle in olio si ottiene l’"olio di marmotta" ritenuto efficace
contro i dolori reumatici e come vulnerario. Foglie e fiori entrano nella formulazione del “the
svizzero” depurativo e fortificante. Il fiore è talmente appetito dalle api, che il suo nettare in
quantità più o meno importanti è rappresentato in tutti i mieli di alta montagna.

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�ROSA CANINA
Rosa canina L.

Rosier des chiens, Rosier des haies ou Églantier des chiens

In Val Germanasca si chiama: agoulensie, bosou, ergoulensìe, goulounzo
In Alta Val Chisone si chiama: flórs 'd lâ goulènsha
In Alta Val Susa si chiama: flu dl’argurënsié
In Val Pellice si chiama: gratacul

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�U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Rosaceae
Etimologia: l'origine del nome generico è incerta, secondo alcuni deriverebbe dal latino "rosa" e
questo dal greco "rhódon" rosa, secondo alcuni deriverebbe dal sanscrito “vrad o vrod” (=
flessibile) con allusione alla flessibilità dei rami o dal celtico “rhood o rhuud” (= rosso). Il nome
specifico deriva dal greco "Kynosbator" "kynos" (= cane) e "batos" (= arbusto spinoso), da associare
all'uso che si faceva un tempo della radice di questa pianta per curare la rabbia.
Parte usata: falsi frutti (cinorroidi), foglie, fiori
Proprietà ed utilizzi: le foglie hanno proprietà contrastanti: sia antidiarroiche che blande
lassative. I petali sono aromatizzanti correttivi, rinfrescanti, lassativi, antidiarroici e usati
esternamente in colliri, colluttori o lavande; i frutti, detti Cinorroidi, sono utilizzati come
correttivi, rinfrescanti, vitaminici per la grande concentrazione in vitamina C, antinfiammatori
dell’apparato genito-urinario, diuretici, astringenti. L’uso esterno dei frutti come tonificante,
schiarente e levigante della pelle oppure per le proprietà antiemorroidarie. Vengono preparati
anche in conserve e marmellate.
I semi sono indicati da alcuni come antinervosi e vermifughi contro gli ascaridi.
Le galle sono dovute alla puntura di Rhodites rosea L., un imenottero. Hanno attività diuretica e
antisudorifera, per uso esterno sono astringenti e decongestionanti. Le galle erano considerate
possibili succedanee alla segale cornuta come regolatori delle contrazioni uterine.
La rosa canina viene quindi utilizzata come tonica, antinfiammatoria, antiallergica, blandamente
diuretica, cicatrizzante, antisettica, vasoprotettrice. Ottima in caso di raffreddori, influenza,
gastrite e diarrea.
Curiosità: nel linguaggio dei fiori alla Rosa canina si attribuisce l'indipendenza, ma anche la
poesia

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�SASSIFRAGA
Saxifraga

Saxifrage

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�In Val Germanasca si chiama: gaoudrimounnha
In Alta Val di Susa a Salbertrand si chiama: flùu dla crasilha

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Sassifragaceae
Etimologia: il nome generico deriva dal Latino "saxum" = sasso e "frangere" = rompere, significa
"pianta che spezza le pietre", poiché si trova spesso su rocce, dove riesce ad insinuare le radici
anche in piccole fessure; un'altra interpretazione fa riferimento ai "sassi renali", cioè ai calcoli,
che quest'erba riuscirebbe a sbriciolare;
Proprietà e utilizzi: le piante di questo genere possiedono proprietà diuretiche e portano
giovamento nell'alleviare i dolori provocati da calcoli renali. Le parti aeree hanno proprietà
espettoranti, antidissenteriche, astringenti. Erano utilizzate esternamente contro foruncoli
oppure in colliri.

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�SCUTELLARIA ALPINA
Scutellaria alpina L.

Scutellaire des Alpes

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Lamiaceae.
Nome Comune: scutellaria delle Alpi
Etimologia: il nome del genere scutellaria deriva dal latino SCUTELLUM = scodella, nel senso
di borsa a forma di scodella, alludendo alla forma del suo calice, mentre il nome specifico alpina
si riferisce all'habitat in cui vive.
Parte usata: parte aerea
Proprietà e usi: alcune specie di Scutellaria sono state utilizzate in passato nel trattamento di
epilessia, insonnia, ansia, nel trattamento delle infezioni del cavo orale. Vanterebbe proprietà
antinfiammatoria, stomachica, antispasmodica, astringente, febbrifuga, nervina e tonica.

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�SEMPREVIVO GUARDACASA
Sempervivum Arachnoideum L.

Joubarbe des Montagnes

In Val Germanasca si chiama: ocuvìa / moûtoun grâ/ oouvìa / imortèllo /
poum dë chabbro
In Alta Val Chisone si chiama: plòntë gròsë, plònta gròsa
In Alta Val Susa si chiama: viadāsi
In Val Pellice si chiama: minin

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Crassulaceae
Nome Comune: semprevivo ragnateloso
Etimologia: Sempervivum dal latino sempre vivo, probabilmente per la resistenza di queste
piante in ambienti ostili e siccitosi. Arachnoideum da Aracne. Aracne nella mitologia era una
fanciulla dalle prodigiose doti di tessitrice che, a seguito di una sfida di bravura al telaio persa
contro la dea Atena si suicidò per la vergogna. Atena la resuscitò sotto forma di ragno. L'epiteto
specifico deriva perciò da "ragno" e si riferisce alla ragnatela che ricopre le rosette basali
Parti usate: foglie fresche
Proprietà ed utilizzi: le proprietà sono comuni tra i Semprevivi. Le foglie fresche sono
diuretiche, astringenti, erano utilizzate masticate come antidolorifico dei denti. Per uso interno
contro le infiammazioni in genere. La medicina tradizionale ne consigliava l’utilizzo per

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�dismenorrea, amenorrea come antispasmodico oppure nelle forme febbrili. L’uso esterno era
conosciuto per le proprietà lenitive. In infusi o succo per screpolature e bruciature, triturate in
aceto per curare calli e verruche, in cataplasmi antiemmorroidari, contro le ulcerazioni della
pelle e le punture degli insetti.
Curiosità: Carlo Magno ordinava di piantare il semprevivo sui tetti delle case per evitare i
fulmini. Pare che nell’antichità venisse dato un po' di succo da bere ai neonati nel primo venerdì
dopo la nascita, per proteggerli dalle convulsioni e assicurare una lunga vita.

SILENE
Silene vulgaris (Moench) Garcke

Silène enflé / Silène commun / Claquet

In Val Germanasca si chiama: eiclupilhét

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Caryophyllaceae.
Nomi Comuni: silene rigonfia, bubbolini, strigoli, erba del cucco
Etimologia: il nome generico è legato alla figura mitologica di Sileno compagno di Bacco,
perennemente ebbro e con il ventre gonfio, proprio come il calice di alcuni fiori di questo genere;
il nome specifico deriva dal latino "vúlgus" = volgo, comune, diffuso, frequente.
Utilizzi: le foglie primaverili della pianta sono utilizzate in cucina. Vengono lessati, cucinati in
padella oppure in minestre e frittate.

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�SPERONELLA
Delphinium Dubium (Rouy &amp; Foucaud) Pawł.

Dauphinelles / Pieds-d'alouette

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranunculaceae.
Nome Comune: speronella alpina
Etimologia: il genere deriva il suo nome dal greco “delfis” (=delfino) alludendo alla forma
affusolata dello sperone. Il nome specifico significa in latino dubbioso, incerto.
Attenzione: data l'alta tossicità di tutte le specie del genere, l’utilizzo è sconsigliato. Contiene
alcaloidi quali la Delfinina molto tossici.
Proprietà: in tempi antichi si utilizzavano fiori e foglie per preparare infusi con proprietà
diuretiche, vermifughe, antiinfiammatorie. Si trovano informazioni dell’uso della pianta da
parte dei chirurghi poiché ritenuta cicatrizzante le ferite e in grado di saldare le fratture ossee.
Uso esterno dei fiori e dei semi come antiparassitari.

77

�SOLDANELLA COMUNE
Soldanella alpine L.

Soldanelle des Alpes

In Val Germanasca si chiama: souchëtto
In Alta Val Chisone si chiama: cloutsèttë, cloutsètta
In Alta Val di Susa a Salbetrand si chiama: drulettä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Primulaceae
Etimologia: il termine generico è riferito alla forma delle foglie, che rammentano un soldo, cioè
una moneta (dal latino "solidum" = "massiccio", alludendo all'oro); l'attributo specifico menziona
la zona di vegetazione della pianta.
Parti usate: radice
Proprietà ed utilizzi: pur non godendo di gran valutazione sotto l'aspetto officinale, questa
graziosa pianta è stata usata dalla medicina tradizionale come blando purgante, impiegando la
radice essiccata, direttamente (polverizzata e mescolata a marmellata o miele) o per decotti.

78

�SPILLI DI DAMA
Armeria alpina Willd.

In Val Germanasca si chiama: carèsio

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Plumbaginaceae
Nomi Comuni: spillone alpino, armeria alpina, spilli di dama
Etimologia: l'etimologia è incerta, secondo alcuni da una voce celtica ar mor che significa 'presso
il mare'. L'epiteto della specie è relativo all'areale di distribuzione.

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�STELLA ALPINA
Leontopodium alpinum Cass.

Edelweiss

In Val Germanasca si chiama: edelvàis, steiletlo
In Alta Val Chisone si chiama: itialèttë, itialètta
In Alta Val Susa si chiama: itiérä alpinä
In Val Pellice si chiama: ëlvàis / stela alpina

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae.
Nomi Comuni: stella alpina, edelweiss
Etimologia: il nome generico dal greco "lèon"= leone e "poùs" = piede "piede di leone", poiché la
forma delle infiorescenze assomiglia nell'insieme, all'impronta di una zampa di leone; l'epiteto
specifico indica l'habitat.
Parti usate: foglie e fiori
Proprietà e utilizzi: fiori e foglie hanno proprietà astringenti stitici, bechiche.
Curiosità: in tutti i tempi questa pianta è stata considerata il simbolo degli alpinisti e della
montagna. In passato si riteneva che la pianta fosse un rimedio contro la rabbia e la dissenteria,
nonché contro il malocchio.

80

�TRIFOGLIO DELLE ALPI
Trifolium spp.

Tulipe des bois / Tulipe sauvage

In Val Germanasca si chiama: trafeùlh

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Fabaceae
Etimologia: il nome del genere deriva dal latino “tri” = 3 e “folium” = foglia, con riferimento alle
foglie ternate.
• Trifolium repens L.
Nomi Comuni: trifoglio ladino, trifoglio bianco, trifoglio rampicante.
Etimologia: l'epiteto specifico da "répo"= io striscio: strisciante.
Proprietà ed utilizzi: pianta antireumatica, depurativa, oftalmica, detergente, tonica. Indicata
per i disturbi della digestione e le diarree, le infiammazioni delle vie respiratorie, i reumatismi.
Per uso esterno, è antisettico. I fiori possono essere utilizzati in frittata. Nel passato, durante
periodi di carestia, i capolini secchi venivano raccolti per essere macinati, integrando in questo
modo la farina.

81

�TULIPANO
Tulipa sylvestris L.

Tulipe des bois / Tulipe sauvage

In Val Germanasca si chiama: tulipan / tulippo

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Liliaceae.
Nomi Comuni: tulipano dei campi, tulipano silvestre
Etimologia: il termine generico deriverebbe dal vocabolo persiano "toliban", nome con il
quale i locali chiamano questa pianta. L'epiteto specifico deriva dal latino "silvestris"= del
bosco, selvatico.
Proprietà ed utilizzi: specie tossica. Bulbi, foglie e petali dei fiori provocano diarrea e
vomito se ingeriti.
Curiosità: in diversi miti il tulipano è scambiato tra innamorati come dichiarazione dei propri
sentimenti.

82

�VIOLA
Violaceae

Violette

83

�In Val Germanasca si chiama: viòoulëtto
In Alta Val Chisone si chiama: vioulèttë, vioulètta
In Val Pellice si chiama: vioulëtta
In Alta Val di Susa si chiama: viurëttë

84

�U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Violaceae
Parte usata: parte aerea
Proprietà ed utilizzi: le piante del genere Viola hanno proprietà antinfiammatorie, diuretiche,
espettoranti, emollienti, tossifughe. Le mucillagini rendono queste piante adatte per il
trattamento delle prime vie respiratorie. Le foglie hanno blande proprietà lassative. I fiori,
utilizzati per infusi e sciroppi, hanno attività depurativa. Le radici si impiegano per decotti
espettoranti e lassativi. Per uso esterno vengono utilizzate per scottature e infiammazioni. Gli
estratti vengono utilizzati sia per via interna che per uso esterno nei casi di dermatosi come
acne, psoriasi, prurito, ulcerazioni, crosta lattea. Foglie giovani e fiori possono essere usati in
cucina, in particolare in insalate.
Curiosità: i semi delle Viole sono dotati di una piccola appendice, detta eleosoma, ricco di
sostanze grasse, di cui sono molto ghiotte le formiche. Queste raccolgono i semi e li portano nei
loro nidi sotterranei, e dopo aver consumato i nutrienti, abbandonano i semi, lasciandoli già
"seminati" e pronti a germogliare per la nuova stagione.

85

��SEZIONE II

86

�ACETOSA
RUMEX ACETOSA L.
Oseille Commune
Per leggere la carta: Le denominazioni attestate in area occitana e
a Bibiana rimandano alla caratteristica amara della pianta, alla
base del nome latino, forse anche con interferenza tra acet- e
arctium ‘bardana’; forse da lappa (DuCange, s.v.) lavasöl,
denominazione altrimenti attestata per la bardana appunto,
accanto a lavassa: il passaggio P&gt;v può essere stato accompagnato
da una reinterpretazione del nome da lavè, lavare. A Roure, simili
all’acetosa sono lî grîsin, che però verrebbero più alti (sempre nei
prati); l’informatore di Rorà ci informa che, a Villar Pellice, la
pianta si chiama: sitoura, forma che trova conferma a Bobbio
Pellice, dove l’informatore sostiene che il termine derivi dal
sapore acidulo del gambo. Il termine tsèou è stato raccolto nella
zona di Rochemolles.
Saperi locali: La pianta è conosciuta e riconosciuta in tutta l’area
d’inchiesta, sia montana sia di pianura; in tutti i luoghi si sottolinea come cresca in territori aridi, tra
le pietre, nei clapìe o nei muri a secco. Il carattere aspro viene sottolineato dall’utilizzo dei nomi in
lingua locale, soprattutto nei punti di parlata occitana. Solo un informatore (PRAROSTINO) utilizza
per identificarlo il fiore rosso –a pannocchia– probabilmente alla base del tipo piemontese ‘galüciu’.
Si mangia in minestra o nelle frittate primaverili, con altre verdure, oppure in insalata, anche se in
alcune zone non si conosce un uso estensivo in cucina, per il gusto acido (PRAMOLLO, PRAROSTINO).
A proposito del gusto acidulo con effetti rinfrescanti: gambo e foglie venivano succhiati appena colti,
quando si andava a fienare o a tagliar l’erba da dare alle vacche (PRAMOLLO, ROURE); ma anche per
gioco «al posto delle caramelle» (PRAROSTINO), benché sul fusto si possano annidare piccole uova di
tenia o altri vermi intestinali (BOBBIO PELLICE).
Botanica
Famiglia: Polygonaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 30 ai 100 cm. Il fusto si presenta rossastro nella parte
inferiore, mentre le foglie oblunghe sono sagittate e appuntite, con le punte rivolte verso il basso. Le
infiorescenze sono lasse e costituite da piccoli fiorellini rosso/verdognoli; si differenziano in piante
femminili e maschili: nelle prime le infiorescenze presentano tre stigmi, nelle seconde due.
Habitat: specie diffusa su prati magri e grassi, pascoli, margini dei sentieri e rive di ruscelli e fiumi.
Predilige i terreni ricchi di humus e sostanze nutritive. Fiorisce da aprile a luglio.
Parti usate: le foglie e i germogli giovani, dal gradevole sapore acidulo, raccolti prima della fioritura,
in genere verso marzo/aprile. Questi contengono ossalato di potassio, calcio ossalico, vitamina C e
ferro. Hanno effetto rinfrescante, depurativo, astringente e diuretico. Tuttavia la maggior parte delle
specie di Rumex (come lo spinacio e il rabarbaro) contiene ossalati e, se assunte in dosi eccessive, può
provocare problemi digestivi.

87

�Bardonecchia

Arvieux

asitourë –
tsèou brusqueutta

Aiguilles

Sestriere

asëccla (pl.)

Abriès

asì(n)tou

Pragelato
(Grand Puy)

asuitto
Prali

Roure (Bourcet)

asuitta (pl.)

Bobbio Pellice

sitoura

Perrero

asìtoula (pl.)

Fenestrelle

aseuccla (pl.)

sitouro - èrbo brusco

Chiomonte

zhoure

Bibiana

arziula èrba brüsca
- galüciu

Prarostino

Luserna
S. Giovanni

eisioula

Rorà

galüciu
Villar Perosa

azioula

Pramollo

asuitta (pl.) earbo brusco
- asuittoulo

�ACHILLEA MILLEFOGLIE
ACHILLEA MILLEFOLIUM L.
Achillée Millefeuille

Per leggere la carta: Il tipo predominante nelle valli Chisone e
Germanasca è “primofiore”, forse da intendersi ‘fiore di primavera’. In
val Pellice i nomi si possono riconoscere come composti di ‘tagliato’,
e forse hanno origine da un ‘maltagliato’ o simile, per le sue proprietà
cicatrizzanti e forse anche in connessione con pratiche di falciatura:
Penzig attesta in tutta l’alta Italia nomi riconducibili a ‘erba del taglio’.
Il tipo ‘millefiori’ di Villar Perosa, variante di ‘millefoglie’.
Saperi locali: Nelle aree montane è molto più conosciuta e utilizzata
rispetto a quanto avviene nei comuni di pianura, dove, sebbene
quasi tutti gli informatori riconoscano la pianta, pochi la utilizzano.
A FENESTRELLE venivano raccolte le sommità fiorite per preparare
delle tisane digestive e calmanti, che avevano anche funzioni
antidolorifiche. A PRALI si distingue l’achillea bianca da quella rosa:
in entrambi i casi la foglia viene utilizzata per la minestra e il fiore
per i liquori e le tisane: le informatrici sostengono che si possa
raccogliere anche nei prati vicino alle borgate. A PRAMOLLO si
metteva nell’olio con la canfora e si usava per massaggiare i muscoli.
Una volta si pestava la pianta intera, ne usciva un liquido che veniva
utilizzato per fare degli impacchi per il mal di denti. A LUSERNA si usava moltissimo, per le
emorroidi, sia in impacchi sia in infusione. A BOBBIO PELLICE si conosceva come cicatrizzante: le
foglie venivano pestate, quindi gli si urinava sopra, dopo di ché l’impacco veniva applicato sulla
ferita, che si rimarginava in pochi giorni: anche l’urina era considerata un disinfettante.
Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta 30-60 cm, dotata di un fusto ricoperto di una fitta peluria e
ramificato alla sommità. Le foglie sono fittamente suddivise, quasi al punto di assomigliare a quelle
di alcune felci. Alla sommità del fusto troviamo l’infiorescenza a corimbo, costituito da tanti piccoli
fiorellini bianco-rosati. Fiorisce da giugno a settembre.
Habitat: prati aridi, incolti, ai margini dei sentieri dal livello del mare fino ai 2500 m. È diffusa in
tutta Italia.
Parti usate: l’intera sommità fiorita, raccolta da giugno a settembre. I fiori vengono usati come tonico
della circolazione sanguigna, stomachico, antispasmodico, antiemorragico (epistassi, emorroidi
sanguinolenti, vescica infiammata), eupeptico e sono un rimedio all’inappetenza. Sono anche molto
utili nei disturbi femminili, in particolare nella dismenorrea, perché riescono a normalizzare il ciclo
doloroso e irregolare. In cosmetica viene utilizzata sotto forma distillata, con acqua; per la presenza
di azulene, alla stregua della camomilla.

88

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

couvoulp

Chiomonte

Prali

Bobbio Pellice

murtallha

Perrero

primmofloûr

Roure (Bourcet)

melatià

Rorà

milafiur

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

meltaià

Pramollo

primmafloûr

primflour - pinflour

primmofloûr

Fenestrelle

primmë-flour

�ACONITO
ACONITUM NAPELLUS L. EMEND S.
Casque-de-Jupiter

Per leggere la carta: Il tipo più diffusamente attestato (fa eccezione
soltanto la forma raccolta a Rorà) è tora (toro), voce già raccolta in
Mistral per ‘pianta velenosa’, dal lat. med. thora ‘toxicum,
venenum’ (Du Cange, s.v.). La pianta è conosciuta solo in zone
montuose, da cui scende in area pedemontana. L'informatore di
Chiomonte sembra conoscere questo fitonimo non tanto per averlo
sentito impiegare, quanto per averlo trovato in un testo poetico
chiomontino del secolo scorso.
Saperi locali: Si tratta di una pianta poco conosciuta, se non in
qualche località montana, dove è nota soprattutto per la sua
tossicità, potenzialmente pericolosa per gli animali. Le informatrici
di PRALI raccontano di come la pianta sia diffusa sul territorio:
nella località Selle, se si guardano i prati dove hanno pascolato le
mucche, si possono notare delle zone non brucate, dove gli animali
hanno evitato di mangiare questa pianta. A PRAMOLLO la pianta è diffusa soprattutto lungo i
torrenti: un tempo, quando si portavano al pascolo per la prima volta i vitelli, si strofinava loro la
pianta sul muso, in modo da far loro capire che era cattiva.
Botanica
Famiglia: Ranunculaceae
Descrizione: pianta perenne erbacea, con fusti eretti, poco ramificati, coperti di peli appressati e con
foglie profondamente palmate. Si riconosce grazie all’infiorescenza, caratterizzata da una lunga spiga
terminale di fiori blu-violacei. Questi hanno una forma di casco e sono lungamente peduncolati,
sistemati a grappolo.
Habitat: vegeta presso le rive di ruscelli, nei luoghi umidi, nei prati, nei pascoli e ai margini dei
boschi di montagna. Fiorisce da giugno ad agosto ed è presente solo nell’Italia settentrionale, fra i
1000 e i 2600 m.
Parti usate: si tratta di una pianta estremamente velenosa! Tutte le specie di Aconitum contengono
l’alcaloide aconitina, una delle sostanze vegetali più tossiche che si conoscano: bastano pochi
milligrammi per procurare la morte. La maggior concentrazione di principio attivo è presente nelle
radici, sebbene tutta la pianta sia velenosa. Si possono verificare irritazione e intossicazioni anche
solo tenendo in mano l’aconito, poiché i principi attivi vengono assorbiti molto bene attraverso la
pelle. In particolare l’azione irritante è legata alla liberazione di glucosidi da parte del fusto e delle
foglie ciò avviene quando vengono maneggiati. Questo meccanismo è assai sviluppato nelle
ranuncolacee, infatti i glucosidi liberati in risposta agli insulti meccanici sono tossici per la pianta
stessa, tanto che è una caratteristica delle Ranuncolacee non conservarsi dopo essere state recise.
Nonostante ciò, alcune specie sono utilizzate a scopo medicinale, infatti, se utilizzata correttamente,
la pianta ha numerosi effetti terapeutici.

89

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

napél

Chiomonte

Prali

èrbo toro

Fenestrelle

Bobbio Pellice

tora

Perrero

Roure (Bourcet)

confortaqueur

Rorà

tora
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

èrbo toro

�ARNICA
ARNICA MONTANA
Arnique

Per leggere la carta: La carta presenta risposte per tutte le località
montane o pedemontane: il tipo maggiormente diffuso è tabacas
(tabacos a Fenestrelle), ma in un paio di punti ricorre anche il
coetimologico dell’italiano arnica.
Saperi locali: Pur essendo una specie protetta, nell’alta Val Chisone
e in val Pellice è da sempre utilizzata. Si usano i fiori che possono
essere messi in alcool (a BARDONECCHIA e a SESTRIERE nella
grappa), da cui si ottiene la tintura (che ha una reazione più forte),
oppure in olio. Si lascia in infusione una ventina di giorni, prima al
sole e poi in un luogo fresco, scuotendolo ogni tanto e filtrandolo
quando l’olio ha preso colore. Serve come impacco o per massaggi
in caso di dolori muscolari, contusioni o slogature. A BOBBIO
PELLICE veniva usata fresca, al massimo pestata con un po’ di
strutto, mettendola come impacco sulle contusioni. A BOURCET si
pensava che sfregare un fiore di arnica su una puntura di ape o
vespa servisse ad alleviare il dolore: «Frétta lì n’tabacas!» “Strofina lì
un fiore d’arnica!”. Sempre a Bourcet si raccoglievano i capolini per venderli. Si facevano seccare
nella grangia per il grano, quindi si mettevano nei sacchi in attesa del passaggio di un negoziante di
FENESTRELLE che passava da tutte le famiglie: gli uomini avrebbero poi portato tutti i sacchi
acquistati a valle, sulle slitte. A PRAROSTINO non si usava perché si credeva facesse andar via la pelle,
mentre a PRAMOLLO si raccomanda di non mettere la tintura a contatto con delle ferite cutanee, per
piccole che siano. A CHIOMONTE è attestata l’usanza di fumare le foglie di arnica “come il tabacco”,
dalla quale probabilmente discende la denominazione tabacas. In pianura non si conosceva o, in caso
contrario, la si comprava.
Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta 20-40 cm, presenta un rizoma da cui dipartono numerose
radichette e dal quale ogni anno rivegeta la pianta. Le foglie sono disposte a formare una rosetta
basale, mentre lungo lo stelo generalmente si sviluppa un solo paio di foglie opposte. Da ogni stelo si
sviluppa un solo fiore di colore giallo oro. Fiorisce da giugno ad agosto, a seconda dell’altitudine.
Vegeta dai 500 ai 2.500 metri.
Habitat: predilige i suoli acidi, aridi e freschi. Si sviluppa su brughiere, torbiere, prati e boschi radi.
Sparsa sui rilievi delle Alpi e dell’Europa Centrale.
Parti usate: i fiori (capolini) raccolti in estate durante la fioritura. Si applica sotto forma di unguenti,
creme o tinture in caso di distorsioni, dolori muscolari e articolari, slogature e reumatismi. Per la
tossicità di alcuni composti, l’impiego è limitato per “uso esterno”, e da non applicare in caso di ferite
aperte, date le possibili reazioni avverse o allergiche.

90

�Bardonecchia

arnica

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

tabacon

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

arnica

arnica - tabac

Chiomonte

Prali

tabacas

Fenestrelle

tabacos

Bobbio Pellice

tabacas

Perrero

tabacas

Roure (Bourcet)

tabacas

tabacas

Rorà

Luserna
S. Giovanni

tabacas
Bibiana

Prarostino

tabacas

Villar Perosa

tabacas

Pramollo

tabacas

tabacas

�ARTEMISIA VULGARIS
ARTEMISIA VULGARIS L.
Armoise Commune

Per leggere la carta: Si noti che in quasi tutte le località
ricorre il tipo coetimologico dell’italiano artemisia, con
realizzazioni fonetiche più o meno distanti da questo. A
Pramollo si sottolinea come a San Germano la pianta venga
chiamata ërtemiza.
Saperi locali: La pianta vegeta spontaneamente quasi
dappertutto, e si utilizzano molto le foglie e le sommità
fiorite che vengono bevute sotto forma di infuso. L’uso
popolare la consiglia prevalentemente per le donne con
problemi mestruali o mestruazioni dolorose e in generale
per tutto l’apparato sessuale femminile; infatti un detto
diceva «se la fennë sabéssë la virtù d’l’arsëmizë i s’nën pliaria t’
lou dzours dins sa chamizë»: “se la donna conoscesse le virtù
dell’artemisia se la terrebbe ogni giorno nella sua camicia”
(PRAGELATO e SESTRIERE). La pianta veniva usata anche
per le mucche partorienti, forse per le sue virtù depurative.
A PERRERO si utilizzava anche, insieme ad altre erbe
aromatiche, per fare dei fumi all’interno delle stalle, «për fâ
l’eitubbo», ovvero per depurare e pulire il locale, dopo che le
mucche venivano portate al pascolo. A PRAROSTINO c’era un’usanza simile: si aveva l’abitudine,
quando la mucca partoriva, di far bruciare un po’ di artemisia per profumare la stalla, perché si
diceva che altrimenti le vacche avrebbero perso il latte a causa dell’odore del letame.
Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, cespugliosa, con un lungo fusto rossiccio e ramosissimo, alto
dai 50 ai 150 cm. Le foglie sono pennatorpartite, con segmenti dentati: la pagina superiore è verde
scuro e glabra, mentre la pagina inferiore è coperta di fitti peli bianco-grigiastri. Agli apici degli steli
sono riunite in pannocchie le infiorescenze bruno-giallastre.
Habitat: bordi di sentieri e di strade, incolti. Predilige i terreni azotati dal livello del mare fino ai 1000
m. Fiorisce da giugno a settembre ed è presente in tutta Italia.
Parti usate: si utilizzano le sommità fiorite (raccolte tra luglio e agosto) in tisana, che hanno proprietà
amaro-toniche, emmenagoghe, sedative e digestive, per la cura di dismenorrea e amenorrea,
irregolarità del ciclo mestruale, parassitosi intestinali, stati anoressici e dispepsia. Le radici sono
indicate anche a favore del sistema nervoso centrale in caso di sovraccitazione e stanchezza generale
(usi e tradizioni popolari attribuiscono alla pianta anche proprietà antiepilettiche). Foglie e boccioli
dei fiori apicali possono essere utilizzati anche come spezia (leggermente amarognola) per condire
piatti di carne, insalate e zuppe.

91

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

arsimîz

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

arsëmizë

artimizo

Chiomonte

Prali

ërsëmizio

Fenestrelle

arsëmizë

Bobbio Pellice

artemizia

Perrero

armiza (pl.)

Roure (Bourcet)

arsëmizo

artemizia

Rorà

Luserna
S. Giovanni

artemizia
Bibiana

Prarostino

artemiza

Villar Perosa

artemizia

Pramollo

ërtëmizo

artemizia

�ASPARAGO SELVATICO
ARUNCUS DIOICUS (W.) F.; ASPARAGUS OFFICINALIS L.; ORNITHOGALUM PYRENAICUM L.
Asperge Sauvage

Per leggere la carta: La pianta è conosciuta
solo in area montana, dove cresce; tutte le
denominazioni continuano il latino, con
l’aggettivazione ‘selvatico’, tranne quella
attestata a Fenestrelle, glaoudia. A Prali viene
riportata anche la denominazione ëspars
salvagge, che è percepita come più italianizzata;
a Prarostino l’informatrice cita anche gli spari
(asparago dei boschi) e il doumbrenque
(asparago “barba di capra”). A Luserna San
Giovanni, l’asparago «che fa la lanetta bianca
lo chiamiamo in francese, la reine des bois».
Saperi locali: L’asparago selvatico è
conosciuto solo in area montana. Forma e uso
lo avvicinano all’asparago domestico. Non
cresce ovunque, ma soltanto nelle zone umide
(PRALI), vicino ai torrentelli e nelle zone
ombrose del sottobosco (BOBBIO PELLICE,
PRAROSTINO), nelle rogge ma pure in aree un
poco pietrose, non dove ci sia troppa erba
(PERRERO). A PRAMOLLO l’informatrice ci dice
invece che la pianta si trova nei prati assolati,
dove viene raccolta per uso alimentare, o in
virtù dei suoi effetti diuretici. Viene raccolto
quando è ancora rosso, prima che salga troppo
in fretta; vengono fatti bollire, e l’acqua della
prima bollitura si butta via, perché altrimenti
sono troppo amari e si fanno bollire con acqua pulita fino a quando non sono cotti (PRALI). Si
possono mangiare in insalata o al forno con parmigiano e burro o in pinzimonio con dell’olio.
L’asparago domestico, nella zona non montana, non si piantava nell’orto ma in un terreno
appositamente adibito a sparzera. Il terreno scelto deve essere morbido, meglio se sabbioso, o
comunque drenante; si faceva una specie di fosso in cui si sotterrava del ferro, stracci, o un tempo
sarmënta di vite. Una volta preparato il terreno si prendono le radici e si mettono sottoterra, ben
coperte. Il primo raccolto avviene il secondo anno (BIBIANA), e la pianta porta con profitto per cinque
o sei anni. La raccolta è da aprile a tutta la primavera inoltrata.

92

�Botanica
Aruncus dioicus (W.) F.
Famiglia: Rosaceae
Descrizione: robusta pianta erbacea, perenne, alta fino a 2 metri quando è fiorita. Il rizoma è legnoso,
i fusti sono poco ramificati e, durante la fioritura sono molto appariscenti, appaiono come grandi
pannocchie costituite da piccoli fiori bianchi (da qui il nome “barba di capra”).
Habitat: cresce in zone umide e ama il sottobosco dei boschi submontani. Vegeta dai 500 ai 1500 m.
Fiorisce fra giugno e luglio ed è presente solo in Italia settentrionale.
Parti usate: i giovani germogli rossastri sono edibili e germogliano verso aprile-maggio.
Asparagus officinalis L.
Famiglia: Asparagaceae
Descrizione: pianta erbaceae perenne, a completo sviluppo è dotata di un fusto verde, eretto, glabro
e ramosissimo, alto fino a 1,50 m. Dai giovani germogli primaverili (turioni) si sviluppa poi una
bacca rossastra caratteristica.
Habitat: zone di mezz’ombra, su terreni acidi e ben drenati. Si trova in zone incolte e in prossimità di
corsi d’acqua. Vegeta dai 0 ai 600 m. Fiorisce fra maggio e luglio. ed è diffuso in tutta Italia.
Parti usate: i giovani germogli, chiamati turioni, sono commestibili e vengono raccolti verso aprile e
maggio.
Ornithogalum pyrenaicum L.
Famiglia: Asparagaceae
Descrizione: pianta erbaceae bulbosa, con bulbo sotterraneo allungato. Le foglie sono lineari
scanalate e appassiscono durante la fioritura. I fiori sono bianco-giallini a spiga e disposti in modo
piramidale.
Habitat: predilige terreni incolti, boscaglie e cespuglieti. Vegeta dai 0 ai 1500 m. Fiorisce fra maggio e
luglio. Diffuso in tutta l’Italia.
Parti usate: i giovani turioni consumati come gli asparagi.

93

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

Chiomonte

Prali

Bobbio Pellice

sparus sarvage

Perrero

Roure (Bourcet)

spars sarvagge

sperjo - ëspars
salvagge

Fenestrelle

glaoudia

Prarostino

sparou

Villar Perosa

spars sarvagge

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

ëspars sarvage

Pramollo

spars

ëspars (pl.)

�ASSENZIO
ARTEMISIA ABSINTHIUM L.
Absinthe
Per leggere la carta: Il tipo, pur in vesti fonetiche piuttosto
disomogenee, è lo stesso in tutta l’area, con l’eccezione di Chiomonte,
dove è attestata la forma fô.
Saperi locali: Si usavano le sommità fiorite e le foglie in tisana, per il
mal di stomaco e come vermifugo, soprattutto per i vermi dei
bambini (dë breu d’ûsénc, del brodo d’assenzio, ROURE), o per favorire
la digestione (PRAMOLLO). Si dava anche alle mucche e ai conigli per
problemi di indigestione. L’assenzio si poteva anche usare fresco,
pestato con del lardo rancido, per fare degli impacchi (pias) per le
slogature, le contusioni o le botte, come cita una testimonianza di
VILLAR PEROSA: «pœi a pistavu l’an-sens cun ël lart, […] l’ansens cun ël
sim, ël lart ransi, alura lu pistavu, a resta na papëtta e lu bütavu sle fiacüre,
esant ca i’era pa ‘l lasonil […] tisana d’ an-sens për i vèrm, lu fasiu pa ‘d
sicür ën licur, l’infuso për i vèrm, la freu, le stumiére»: “poi pestavano
l’assenzio con il lardo rancido, fino a ridurlo a una pappetta che si
metteva sulle contusioni, siccome non c’`era il Lasonil [...] tisana
d’assenzio per i vermi, non facevamo certo il liquore, infuso per i
vermi, la febbre, l’indigestione”. A BOBBIO PELLICE veniva usato
fresco, pestato nel mortaio fino a creare una pastella, per far spurgare gli ematomi e, a dosi elevate,
serviva come abortivo. A PRAMOLLO si crede che l’abuso di assenzio provochi l’epilessia. Sia a BOBBIO
PELLICE che a FENESTRELLE si utilizzava per profumare le stalle (facendo l’îtubbë, le fumigazioni) dopo che
si era tolto il letame. Si prendeva la brace dalla stufa sulla quale venivano deposti dei rametti di assenzio,
rosmarino e ginepro; serviva a depurare l’ambiente. Per il suo gusto molto amaro, a BOURCET, gli uomini
ne tenevano un rametto in bocca quando non potevano fumare. Invece a PERRERO e PRAROSTINO, per le
stesse caratteristiche, era sconsigliato darlo a uomini e bestie: dicevano che faceva andare fuori di testa.
Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne che, se sfregata, ha un odore amaro caratteristico. In primavera, dalle
radici si sviluppano getti alti 40-60 cm. con fusti molto ramificati nella parte superiore e di colore
bianco/argenteo per la presenza di peli fitti e corti. Anche le foglie, tripennate, sono pelose e di colore
bianco/argenteo nella pagina superiore, verdastro quella inferiore. I fiori appaiono come pallini gialli
radunati in pannocchie terminali.
Habitat: vegeta in luoghi incolti, argillosi e secchi, lungo i bordi delle strade e nei prati submontani. Si
trova in tutta la penisola dal livello del mare fino ai 2.000 m. Fiorisce da luglio a settembre e si raccoglie da
maggio ad agosto.
Parti usate: le foglie e le sommità fiorite. In infuso o decotto ha proprietà vermifughe, febbrifughe,
digestive ed emmenagoghe. Va usato con moderazione per la presenza di una sostanza psicoattiva, il
tujone, che a dosi elevate è neurotossico.

94

�Bardonecchia

douissë'n

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

iséns - uséns

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

ûséncs

fô - fôr

Chiomonte

Prali

ûisénc

Fenestrelle

usénc

Bobbio Pellice

uisént

Perrero

unsënc

Roure (Bourcet)

ûsénc

uisënt

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

insens èrba bianca

Prarostino

ushénc

Villar Perosa

uisént

Pramollo

ûisénc

ansens

�BARBA DI BECCO
TRAGOPOGON PRATENSIS (L.) CELAK
Salsifis des prés

Per leggere la carta: Il nome è ben attestato in tutta
l’area d’indagine: è calco del greco tragopogon
(‘barba di capro’ appunto) più che nuova
formazione – tranne nel caso della seconda
risposta fornita a Rochemolles di Bardonecchia,
erbabouc.
Saperi locali: Cresce in zone umide o comunque
non aride, nei prati o nelle rive; è conosciuto in
quasi tutte le località di inchiesta, anche se non
dappertutto è ancora utilizzato. Una volta se ne
trovava in grande quantità, mentre ora scarseggia
perché i prati non sono più concimati, ma si può
coltivare (FENESTRELLE). Della pianta si utilizzano
le radici e i germogli (FENESTRELLE), che vengono
utilizzati per preparare soprattutto tisane. Altri usi
mangerecci sono quello di prepararne minestre,
anche solo di barbabouc (PRAMOLLO, PRAGELATO),
insalate (PRAMOLLO), oppure di cuocerli in forno
gratinati con parmigiano. I germogli possono
essere mangiati in insalata, ottima per il loro gusto
acidulo (BOBBIO PELLICE), o fatti saltare in padella
con del burro (PRALI). A RORÀ non si mangia più e
anche a PRAMOLLO non si ha l’abitudine di usarlo.

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea biennale o pluriennale, con radice a fittone e fusto eretto, poco ramoso,
striato e cavo con linfa lattiginosa. Le foglie si presentano lineari, lunghe, strette e appuntite, simili a
fili d’erba e avvolgono il fusto. I fiori sono capolini apicali di colore giallo oro a forma di stella, che si
chiudono a mezzogiorno o con il tempo coperto.
Habitat: comune ai lati dei sentieri, nei prati e nei campi non eccessivamente fertili. Vegeta dal livello
del mare ai 2.100 m, e fiorisce da aprile a settembre. È presente in tutta l’Italia escluse le isole.
Parti usate: tutta la pianta è commestibile, finché è tenera e giovane, come anche la radice. Questa ha
anche proprietà diaforetiche, espettoranti, sudorifere e astringenti; infatti da sempre utilizzata come
calmante in tutte le affezioni dell’apparato respiratorio.

95

�Bardonecchia

Arvieux

barbabouc erbabouc

Aiguilles

Sestriere

barbabouc barbobouc

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

barbabouc

Prali

barbabouc

Bobbio Pellice

barbabouc

Perrero

barbabouc

Roure (Bourcet)

barbabouc

Fenestrelle

barbabouc

barbabouc - barbobouc

Chiomonte

barbabouc

Rorà

Luserna
S. Giovanni

barbabuc
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

barbabouc

Pramollo

barbabouc

�BARDANA
ARCTIUM LAPPA L.
Bardane

Per leggere la carta: La bardana presenta una
varietà di denominazioni interessante: le valli
Chisone e Germanasca sembrano più
compatte in nomi che apparentemente
rimandano a ‘grattaculo’; i nomi raccolti a
Fenestrelle «grattëcloùe o lappë» possono
portare a individuare un composto in cui la
coda sia ‘lappa’ o simile, la testa forse dal
germ. kletto ‘bardana’ (cf. FEW XVI 331)
incrociato certo con il lat. crataegus. La fortuna
del tipo andrà ricercata nella spinosità della
testa della bardana, che la avvicina alla rosa
canina (gratacul). Si fa derivare dal germ. kletto
anche gëtta «con ġ forse per analogia di ġụtáy»
(Levi, Le palatali piemontesi, Torino 1918, p.
11): nella nostra indagine abbiamo agëtte, a
Villar Perosa. Il nome napoulé (Rorà), da cui
napouleoun di San Giovanni (indizio dell’uso
giocoso della pianta), sarà da legarsi alle
nominazioni napule / lapule, attestati
dall’ALEPO
nel
basso
Piemonte,
e
riconducibili a ‘lappa’ (&lt; lappa) così come la
forma di Bardonecchia; allo stesso modo
apilhet raccolto a Bobbio, è spiegato
dall’informatore «nel senso che si appiglia»:
ragione denominativa che si ritrova in altri
nomi della pianta, non raccolti nella nostra indagine. L’informatrice di Roure ci dice che, a Perosa, la
pianta sarebbe chiamata gratacüi, mentre a Pramollo la forma grattacùou viene spiegata con la
caratteristica dei fiori uncinati di attaccarsi agli abiti e al pelo degli animali, provocando loro prurito.
In alta Valle di Susa vanno infine segnalate le forme coetimologiche dell’italiano bardana (Sestriere e
Bardonecchia), grampias (Sestriere) e grouvio e chicapoui – quest’ultimo definito come “piemontese”
(Chiomonte), che non hanno corrispondenti nell’area.
Saperi locali: Nelle località d’inchiesta montane è una pianta molto conosciuta e fino a metà del
secolo scorso anche ampiamente utilizzata a scopo medicinale. Cresce vicino agli orti, ed è una pianta
robusta che sopporta bene gli inverni. D’autunno si raccoglieva la radice, si faceva seccare e poi si
usava per farne dei decotti. Si usava per le sue funzioni depurative, per le vene varicose e per il
miglioramento generale della circolazione oppure per la cura dei capelli (BARDONECCHIA). A PRALI
si aggiungevano anche le foglie nei minestroni primaverili. Invece nelle zone di campagna

96

�pedemontane e di pianura era prevalentemente utilizzata a fini ludici: i bambini si lanciavano
addosso i fiori, che rimanevano appiccicati ai vestiti.

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta biennale, erbacea e di grandi dimensioni, che il primo anno sviluppa una rosetta
basale, nel secondo anno fiorisce e poi muore. Le foglie sono molto grandi e di forma triangolare,
mentre i capolini, di colore viola-rossastro, crescono all’apice di lunghi steli, con i singoli fiori muniti
di brattee uncinate e appuntite mediante le quali rimangono attaccate ai vestiti. La radice a fittone è
carnosa e di colore nero all’esterno.
Habitat: bordi di sentieri, incolti, radure boschive dal piano fino a 1800 m. Fiorisce da luglio fino a
settembre ed è presente in tutta Italia.
Parti usate: In cucina i piccioli delle foglie giovani vengono raschiati e sono ottimi lessati oppure
fritti, mentre le radici si consumano crude in insalata, oppure cotte impiegate come le carote o,
aggiunte alla fritture. La radice è anche curativa grazie alle mucillagini e all’amido di cui è ricca: è
considerata depurativa e diuretica se assunta sotto forma di decotto, mentre per uso esterno è
indicata in caso di malattie della pelle (come eczema e psoriasi), contro la forfora e per stimolare la
crescita dei capelli.

97

�Bardonecchia

Arvieux

bardanë - lapas

Aiguilles

Sestriere

Abriès

grampias - bardonh
- plant dâ gratcuëls

Pragelato
(Grand Puy)

gratquieul

Prali

chardoun

Bobbio Pellice

apilhet

Perrero

grattocùel

Roure (Bourcet)

grattocùel

Fenestrelle

grattëcloùe
- lappë

grouvio - chicapoui

Chiomonte

napoulé

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

Prarostino

gratacù

Villar Perosa

agëtte (pl.)

napouleoun

Pramollo

barda(n)o grattacùou

�BISTORTA
BISTORTA OFFICINALIS D.
Renouée Bistorte

Per leggere la carta: Bardonecchia, Rorà, Bobbio
Pellice e Bibiana sono concordi nel tipo ‘lingua bovina’,
motivato a Bobbio «per via della foglia che pare abbia
la forma della lingua dei bovini». Anche a Prarostino
la forma lëngabouina, motivata, come a Bobbio Pellice,
dalla somiglianza della foglia con la lingua delle
mucche. L’altro tipo, prevalente in val Chisone e
Germanasca, è ërparà; il plumin di Pragelato sarà
probabilmente un ‘piumino’, dalla forma del fiore.
Infine la forma prèlle di Chiomonte trova
corrispondenza nelle località francoprovenzali della
Valle di Susa (Mattie, Giaglione e Novalesa).
Saperi locali: Considerata un’ottima erba da foraggio
e particolarmente apprezzata dalle mucche, era molto
presente negli anni passati nei prati, mentre ora sta
scomparendo per via del troppo letame presente sul
suolo. Nelle aree montane era fra le erbe spontanee
raccolte in primavera per dare sostanza alle minestre,
alle frittate o anche solo lessate in acqua e poi passate
in padella, come con gli spinaci selvatici. A
FENESTRELLE si usava anche a scopo medicinale: Le foglie e le radici (anche polverizzate) venivano
bevute in tisana in caso di disturbi intestinali, mentre a PRAROSTINO dicevano che servisse per la
tosse, ma di non esagerare perché è “brusc”.
Botanica
Famiglia: Polygonaceae
Descrizione: erbacea perenne dotata di fusto cavo e nodoso, privo di ramificazioni. Le foglie sono
oblunghe con i margini ondulati e una grossa nervatura centrale bianca. All’apice del fusto crescono i
fiori rosa riuniti in una densa spiga cilindrica.
Habitat: forma vaste distese nei prati umidi di montagna; fiorisce da maggio ad agosto e vegeta dai
900 fino ai 2000 m. È diffusa in tutta Italia, con l’eccezione delle isole.
Parti usate: le giovani foglie possono essere mangiate crude in insalata o cotte come gli spinaci, oltre
essere considerate un ottimo foraggio per gli animali. In tempi di carestia, il rizoma contorto e
serpentiforme veniva essiccato, macinato e addizionato alla farina per allungarla. A livello
terapeutico è un’erba con proprietà astringenti, lenitive, febbrifughe, diuretiche, lassative ed
emostatiche. Per uso interno si usa in caso si diarrea, catarro, cistite e mestruazioni abbondanti. Per
uso esterno in caso di faringite, gengivite, perdite vaginali, fistole anali, ferite purulente, emorroidi e
scottature.

98

�Bardonecchia

Arvieux

lënguë bouvinë

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

plumin

prèlle

Chiomonte

Prali

ërparà

Bobbio Pellice

lengabouina

Perrero

ërparâ (pl.)

Roure (Bourcet)

ërparâ (pl.)

Fenestrelle

arparò

lënguebouìne (pl.)

Rorà

Bibiana

lengabuina

Prarostino

couligoula lëngabouina

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

ërparâ (pl.)

�BORRAGINE
BORAGO OFFICINALIS
Bourrache

Per leggere la carta: Questa carta si presenta a prima vista
compatta, con lo stesso tipo lessicale diffuso in tutte le località.
Con uno sguardo più attento è tuttavia possibile notare come le
zone di parlata occitana delle Valli Chisone, Germanasca e Pellice
presentino il dittongamento della vocale tonica, assente in area
piemontese e in Val di Susa, e come alcune località (Prali, Perrero,
Sestriere e Pragelato) non abbiano la consonante finale.
Saperi locali: A PRAGELATO, a FENESTRELLE e a BOBBIO PELLICE
gli informatori raccontano che la borragine cresce spontaneamente
negli orti: se ne raccoglieva il fiore per trarne tisane contro la tosse
e il raffreddore e a scopo diuretico-depurativo; la foglia serviva
per fare degli impacchi che toglievano l’infiammazione (a
PRAGELATO si mettevano le foglie direttamente dove si era preso
un colpo). A BARDONECCHIA era uso fare delle tisane di borragine
contro il raffreddore o il mal di pancia. Si mangiava in frittata, nei
ripieni e in minestra, con l’immancabile patata, che veniva
schiacciata con il mestolo per fare un po’di spessore (BOURCET). Si usava anche fare le frittelle con le
foglie, passandole nella pastella, ottenendo quelle che in alcune località vengono chiamate binhëtta
(PRALI E BOBBIO PELLICE): quello alimentare è l’uso più comune nella maggior parte delle località
d’inchiesta, come si rileva a PERRERO («Soun bounissim dâ fâ in pastella, e en la mêtro»). A PRAROSTINO
invece il fiore non si usava.

Botanica
Famiglia: Boraginaceae
Descrizione: pianta erbacea annuale che si dissemina spontaneamente, alta dai 20-60 cm con fusti
eretti, ramosi in alto e sovente venati di rosso. Tutta la pianta è caratterizzata da setole bianche che la
rendono ispida. Le foglie sono ovate o lanceolate, mentre i fiori sono peduncolati, penduli e riuniti in
infiorescenze terminali, con 5 petali a forma stellare di colore violetto-bluastro.
Habitat: predilige i terreni fertili e concimati e gli ambienti ruderali sabbiosi, argillosi e umidi. Specie
molto comune in tutta Italia sia spontanea che naturalizzata dal piano fino agli 800 m. Fiorisce da
aprile ad agosto.
Parti usate: la pianta intera e l’olio. Questa contiene fitoestrogeni che aumentano la secrezione lattea
(galattogena), mucillagini ad azione emolliente in caso di catarro e tosse, minerali di calcio e potassio
che donano un’azione tonico nervina, olio (estratto dai semi) ricco di Omega-6, usato per via interna
per prevenire varie patologie infiammatorie della pelle. Si sconsiglia un uso prolungato di foglie e
fiori perché contengono degli alcaloidi pirrolizidinici che sono epatotossici, mentre nell’olio questi
non sono presenti.

99

�Bardonecchia

bourachë bourash

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

bourai

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

bourai

bourasho

Chiomonte

Prali

bourai

Fenestrelle

bourais

Bobbio Pellice

bourais

Perrero

bourai (pl.)

Roure (Bourcet)

bourais

bourais

Rorà

buras
Bibiana

Prarostino

bouras

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

buras

Pramollo

bourais

buras

�CALENDULA
CALENDULA OFFICINALIS
Souci Officinale

Per leggere la carta: Il tipo più diffuso è da ricondurre a
‘cortesia’, e fa probabilmente riferimento alla pratica di
raccolta dei fiori: resiste in area montana, benché sia voce
anche piemontese, mentre in pianura è prevalente ‘calendula’.
Si noti che l’informatore di Pragelato non è sicuro nel
rispondere, mentre l’informatrice di Villar Perosa avverte che
«quaidün la cunfunt cul tagete e la ciama carugnëtte».
Saperi locali: A PRAGELATO, a PERRERO e a BOBBIO PELLICE
veniva coltivata perché altrimenti tendeva ad inselvatichire e
sparire: a PRAGELATO era più che altro ornamentale anche
perché non sopportava il freddo dell’inverno, come anche a
BOURCET e a PRAMOLLO. A PERRERO veniva usata in tisane, o
se ne facevano dei cataplasmi per curarsi in caso di lividi e
botte: si schiacciavano le foglie e le radici e si facevano degli
impacchi. A PRALI le foglie vengono utilizzate per la frittata e
nella minestra, inoltre il fiore viene fatto essiccare e utilizzato
in infuso poiché è utile per il mal di denti. Si può anche
mettere nell’olio e utilizzarla come unguento sulle
bruciature. Invece a PRAROSTINO viene spontaneamente di
anno in anno: si usa il fiore in tisana (d’estate fresco,
d’inverno secco), mettendo un pizzico di fiori secchi
nell’acqua bollente e si lascia qualche minuto in infusione, poi si beve senza zucchero e fa bene per il
sangue e per i giramenti di testa. A RORÀ viene solo utilizzata a scopo ornamentale, mentre a
LUSERNA si è persa.

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: piccola pianta erbacea annuale, alta dai 20-50 cm. Con fusto eretto, ramificato e carnoso.
Le foglie sono di color verde-grigiastro, mentre all’apice del fusto troviamo i caratteristici fiori a
capolino, che vanno dal giallo all’arancio lucente.
Habitat: coltivata nei giardini, mentre risulta spontanea negli incolti e nelle aree antropizzate dal
piano fino ai 600 m. Fiorisce da giugno a novembre ed è presente in tutta Italia.
Parti usate: i capolini raccolti durante la fioritura possono essere utilizzati sia per via interna in tisana
che ad uso esterno sotto forma di pomate o oleoliti. Hanno attività antinfiammatoria, antibatterica,
antisettica, cicatrizzante, decongestionante, lenitiva, idratante, coleretica, emmenagoga, ipotensiva,
vasodilatatrice periferica, antispasmodica.

100

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

cortezìa

Chiomonte

Prali

courtëzìo

Fenestrelle

Bobbio Pellice

courtezìa

Perrero

courtezìo

Roure (Bourcet)

courtesiò

caléndoula

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

calendula

courtezìa
Prarostino

courtezìe (pl.)

Pramollo

Villar Perosa

curtezìe (pl.)

�CAMOMILLA
MATRICARIA CHAMOMILLA L.
Camomille

Per leggere la carta: Tutte le denominazioni riportano
il tipo coetimologico dell’italiano camomilla; gli
informatori di Pramollo aggiungono che, a San
Germano, la pianta viene chiamata caramillha.
Saperi locali: Viene selvatica nei campi e anche negli
orti, dove si faceva attenzione a non sradicarla quando
si zappava la terra. Gli informatori di PRAMOLLO
sostengono che la scorta di fiori essiccati vada
rinnovata ogni anno: questi servono per curare la
febbre, il mal di testa, “e un’infinità di altri malanni”.
La tisana veniva assunta come sostituto del tè, come
calmante e per i problemi di insonnia, ma non per tutti:
a molti fa l’effetto contrario! Con l’infuso tiepido si
curavano anche i problemi agli occhi, facendo impacchi
con degli stracci bagnati o con dei batuffoli di cotone.

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea annuale, intensamente profumata, alta 20/40 cm con fusti eretti, sottili,
glabri e spesso ramificati. I fiori sono costituiti da capolini apicali, con la parte interna di colore oro,
mentre la corolla è costituita da petali ligulati bianchi.
Habitat: presente negli incolti, lungo le strade, infestante nelle coltivazioni di cereali. Vegeta tra il
livello del mare e gli 800 m. (raramente, fino ai 1.500 m). Fiorisce da maggio ad agosto ed è presente
in tutto il territorio italiano.
Parti usate: i capolini florali raccolti nel periodo della fioritura (giugno/luglio). È un’erba con azione
spasmolitica, sedativa e digestiva. Per uso interno serve in caso di problemi digestivi di origine
nervosa e stimola i globuli bianchi del sistema immunitario che hanno il compito di combattere le
infezioni (es. raffreddore o influenza). Per uso esterno è emolliente e cicatrizzante in caso di ferite e
scottature.

101

�Bardonecchia

camamilhë

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

canamilh

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

canamillhë

camamilho

Chiomonte

Prali

caramillho

Bobbio Pellice

caramillha

Perrero

caramilho

Roure (Bourcet)

caramillho

Fenestrelle

canamillhë

canamìa
Bibiana

Prarostino

canamìa

Luserna
S. Giovanni

canamìa

Rorà

canamìa
Villar Perosa

canamìa

Pramollo

caramillho canamillho

�CARDO
VARIE
Chardon

Per leggere la carta: Le diverse specie sono ben
conosciute, e continuano cardus, con suffissi per
distinzione delle specie; la zona montana di crescita è
all’origine del fatto che anche in area piemontese si
imponga, ad es., l’esito palatale di CA iniziale a
Bibiana. In molte località sono registrate diverse
forme, per lo più riconducibili a specie diverse: a
Roure la chardouso viene più in alto, e facilmente
corrisponde al ‘cardo di montagna’ (Bobbio Pellice), o
carlina acaulis (Bibiana); anche a Villar Perosa è stata
raccolta la forma ciardusso, per la carlina, oltre alla
variante fonetica cardoun. La denominazione
registrata a Pramollo corrisponde al cardo domestico,
quello selvatico è lou chardoun. L’informatore di
Perrero fa corrispondere la denominazione riportata
al ‘cardo d’argento’, le informatrici di Prali parlano
invece di un ‘cardo selvatico’. Anche l’informatrice di
Luserna San Giovanni cita l’opposizione fra il cardo
coltivato (cart, forma raccolta anche a Bobbio Pellice,
con identica definizione) e il cardo selvatico
(chardoun). A Bibiana, tutti i cardi diversi dalla carlina
sono cardoun; a Pragelato, la forma raccolta (al plurale
tsërdous) fa riferimento alla carlina acaulis.
Saperi locali: Delle diverse specie di cardo si prende in considerazione soprattutto la carlina (carlina
acaulis), cui vengono affiancate alcune specie da orto. In tutti i luoghi si sottolinea la differenza tra i
cardi mangerecci e quelli selvatici, associati talora alle malerbe o di cui si sottolinea il carattere
infestante. Il cardo selvatico prende il posto delle patate quando queste vengono raccolte (PRALI) e
quando viene negli orti si estirpa subito, altrimenti diventa difficile da debellare. È da togliere anche
nei prati in cui ne vengono molti, perché non diano fastidio alle vacche al pascolo (PRAROSTINO).
Nelle due valli Pellice e Chisone, della carlina è sottolineato l’uso ornamentale sulle case, con
funzione di segnatempo o barometro: viene messa sulla porta di ingresso delle case, rivolta a sud, e
se è aperta vuol dire che c’è il sole, se si chiude invece segna la pioggia. Il cardo d’argento è molto
buono da mangiare (cardoun) gli tagli via le foglioline attaccate che formano la corolla, gli tagli via i
semi e la parte che poi fiorisce, togli via tutto questo, poi li fai bollire nell’acqua e aceto e li metti via
sott’olio” il cardo ‘pungente’ [cardo rosso o cardo branca orsina?] veniva fatto bollire ed era dato alle
vacche quando avevano il ciclo prima di essere fecondate (San Martino). Varietà di cardo si possono
mettere nell’orto, per mangiarli nella bagna cauda, anche se non così frequentemente per il lavoro che
danno: debbono essere calzati e rincalzati e poi avvolti nella carta per farli imbianchire.

102

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

tsërdoun

Chiomonte

Prali

Bobbio Pellice

chardoussa - cart

chardoun

Perrero

cardoun

Roure (Bourcet)

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

ciardusa cardoun

Prarostino

chardoun

Villar Perosa

ciardun –
ciardusso cardoun

chardoun - cart

Pramollo

cart chardoun

chardouse (pl.)

chardoun - chardouso

Fenestrelle

cherdoun

�CELIDONIA
CHELIDONIUM MAJUS L.
Grande Chélidonie

Per leggere la carta: Il tipo più antico, vista l’area di diffusione,
pare essere quello attestato a Ghigo, Usseaux, Porte e Bibiana,
che continua lat. celidonia, con passaggio di l a r, parallelo a –e
forse sotto l’influsso di saria ‘salvia’; l’alta val Chisone aggiunge
erba, forse su impulso delle denominazioni vicine. Queste fanno
riferimento alle proprietà della pianta di curare i pouret
(significativo il nome a Grand Puy); ‘bruciaocchi’ di Villar
Perosa, dove la pianta viene identificata come cula ca fa ël lattice
giaun, è termine passe-partout per le piante con caratteristiche
simili. Le denominazioni di Bardonecchia e Chiomonte, flou d’là
“fiore del latte” e èrbo fleirardo ‘erba puzzolente’, rimandano
probabilmente al latice giallo e maleolente secreto dalla
celidonia.
Saperi locali: È conosciuta in tutta l’area di ricerca (sebbene non
dappertutto se ne conosca il nome), eccezion fatta per
PRAMOLLO. Veniva utilizzata nella medicina popolare, come rimedio naturale per porri, verruche,
calli e piccole piaghe in generale. È facile da trovare presso i muri (non d’inverno) e, quando viene
strappata, ne esce un liquido giallastro arancione («planto qu’à d’ lait» ROURE), dal forte effetto
cauterizzante, da porre sulle ferite (con le ovvie controindicazioni: «së tla tuche e büte le man ‘n buca
brüsa la lenga e ij öi» Barge, da cui il nome attestato a VILLAR PEROSA). Quando uscivano i pourét
(PERRERO, LUSERNA), si trattavano con la linfa della celidonia e si continuava a medicarli per almeno
7-8 giorni, anche per più volte al giorno (PERRERO), fino a che non sparivano. A PRAROSTINO e
BOBBIO PELLICE veniva usata anche per il mal di denti: veniva applicata sull’ascesso o sul dente
dolorante, facendo però attenzione a non ingerirla in quanto velenosa.

Botanica
Famiglia: Papaveraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, con fusto ramificato alto 50/80 cm. Ha piccoli fiori gialli a 4
petali che fioriscono da maggio a ottobre. Carattere distintivo è il lattice giallo che secerne quando
viene incisa, velenoso se ingerito.
Habitat: tipica delle zone incolte, si trova spesso accanto ai muri e ai bordi dei sentieri, solitamente in
zone un po’ ombrose, su suoli ricchi di sostanze nutritive. È comune in tutta Italia, come in Europa e
in Africa settentrionale.
Parti usate: le parti aeree della pianta e la radice. Il lattice viene usato, in medicina popolare, per la
cura delle verruche, grazie al suo effetto caustico a contatto con la pelle. L’estratto è antibatterico e
antivirale. I semi hanno un nutriente corpo oleoso molto gradito alle formiche, che così li diffondono.

103

�Bardonecchia

flou d'là

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

èrbë d’ la verua

èrbo fleirardo

Chiomonte

Roure (Bourcet)

Prali

sireunnho

Bobbio Pellice

èrba dî pourét

Perrero

èrba di pourét (pl.)

Fenestrelle

èrbë sironnhë

Rorà

säriögna
Bibiana

Prarostino

chirieunha

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

Villar Perosa

brüsaöi

�CICORIA
CICHORIUM INTYBUS L.
Chicorée Sauvage

Per leggere la carta: Accanto al tipo lessicale più
diffuso (coetimologico dell’italiano cicoria),
troviamo alcune denominazioni isolate (salada
sërvaja a Bobbio Pellice), o in uso nell’area per
indicare altre piante: è il caso della jalino graso di
Pragelato o della chicouta di Perrero. Le
denominazioni raccolta a Fenestrelle e a Roure
indicano anche la cicoria coltivata; a Luserna San
Giovanni, per distinguerle, si aggiunge
l’aggettivo sarvaja.
Saperi locali: A FENESTRELLE, dove la cicoria non
vegeta in grandi quantità, non c’era l’abitudine
di mangiarla, e a PRAGELATO non era conosciuta:
altrimenti si consumavano le foglie in insalata o
in minestra, come a Pramollo. In tempi passati, si
utilizzavano le radici essiccate e poi polverizzate
come surrogato del caffè (ROURE E LUSERNA SAN
GIOVANNI). A BOBBIO PELLICE non c’era
l’abitudine di consumarla perché il lattice che
contiene al suo interno era considerato velenoso,
mentre a LUSERNA SAN GIOVANNI si utilizzava
anche a scopo medicinale: si raccoglievano i fiori,
le foglie e le radici perché era considerata un
ottimo depurativo dell’organismo.

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta biennale o perenne, caratterizzata da una lunga radice a fittone e un fusto lungo,
eretto e ramoso, alto fino ad un metro. I fiori sono tutti ligulati di colore blu-violetto, e si
caratterizzano per chiudersi al pomeriggio e con il brutto tempo.
Habitat: presente negli incolti, ai bordi delle strade e dei sentieri dal piano fino ai 1200 m. Fiorisce da
luglio a settembre ed è presente in tutta l’Italia.
Parti usate: la radice viene raccolta in primavera o in autunno e, previa essiccazione, può essere
utilizzata come decotto per le sue proprietà “amaro-toniche”: è digestiva, depurativa, leggermente
lassativa e riduce il colesterolo. In cucina si possono utilizzare le foglie per preparare insalate sia
crude che cotte, saporite, ma decisamente amare. In passato, soprattutto nel periodo bellico, le radici
tostate venivano usate come succedaneo del caffè.

104

�Bardonecchia

sicouré

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

sicourê

Chiomonte

Prali

Fenestrelle

sicori

Bobbio Pellice

salada sërvaja

Perrero

chicouta

Roure (Bourcet)

sicorio

sicoria

Rorà

Luserna
S. Giovanni

sicoria
Bibiana

Prarostino

sicoria sarvaja

Villar Perosa

sicoria

Pramollo

jalino graso

sicoria

�CRESCIONE
NASTURTIUM OFFICINALE R.BR.
Cresson de fontaine

Per leggere la carta: In tutte le località dell’area
emerge il tipo coetimologico dell’italiano
crescione, in diverse forme fonetiche (si noti ad
esempio il passaggio, in area piemontese, dal
nesso kr- a k).
Saperi locali: Il crescione era la prima erba che
si raccoglieva: appena scioglie la neve, quando
cominciano a formarsi piccoli rigagnoli, la
pianta comincia a vegetare (PERRERO) e va
raccolta prima della fioritura, altrimenti perde
di gusto. Cresce dove ci sono le fontane o le
sorgenti, in luoghi in cui l’acqua è pulita e non
eccessivamente fredda. Si mangiava crudo e si
facevano insalate per tutta la primavera: si
mangiava assieme ad altre insalate, sempre con
delle uova sode tagliate a pezzettini (PERRERO).
Ha un gusto molto particolare: infatti contiene
molto ferro e fa bene per l’intestino e il sangue
(PERRERO, BOURCET e PRAROSTINO). A PRALI si
utilizza per fare il pesto, mentre a PRAMOLLO
se ne fanno degli gnocchi. Oggi l’impressione è
che sia meno diffuso di un tempo, forse perché
i torrentelli non sono più curati come una
volta; siccome il crescione viene dove l’acqua è
pulita, la presenza della pianta in prossimità di
una fontana può essere considerata un segno
della potabilità dell’acqua (RORÀ).
Botanica
Famiglia: Brassicaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, con il fusto immerso nell’acqua che emette numerose radichette
bianche. Pianta glabra, a foglie alterne e un po’ carnose, suddivise in 3-9 foglioline verdi lucenti. I
fiori sono piccoli e bianchi, disposti in grappoli terminali.
Habitat: presente nei fossati e nei ruscelli purché con acque correnti pure e pulite. Normalmente è
presente dal piano fino ai 1500 m. Fiorisce da maggio a luglio ed è presente in tutta Italia.
Parti usate: le parti aeree vengono consumate fresche a scopo alimentare. Viene usato nel periodo
primaverile come cura depurativa, oltre ad avere proprietà diuretiche, stomachiche e balsamiche.
Infatti è giudicato utile nelle forme bronchiali croniche per la presenza di zolfo tra i principi attivi.

105

�Bardonecchia

greisoun

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

crissò

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

crissón

Chiomonte

Prali

creisoun

Fenestrelle

creisón

Bobbio Pellice

creisoun

Perrero

creisoun

Roure (Bourcet)

creisoun

creisoun

Rorà

Luserna
S. Giovanni

chërsun
Bibiana

Prarostino

geishoun - greisoun

Villar Perosa

quërsoun

Pramollo

creisoun

chërsun

�EQUISETO
EQUISETUM ARVENSE L.
Prêle des champs

Per leggere la carta: Il tipo ‘coda di cavallo’, dalla forma
della pianta, è largamente il più attestato; la forma
registrata a Bibiana ‘coda di topo’ (pënnu forse dal nom.
di un *pinno, onis, da pinna) si riscontra, sempre a
Bibiana, sull’ALEPO e trova conforto a Oncino (carta Iii-88); non trovano riscontro altrove couratino di Roure e
erdol di Sestriere.
Saperi locali: È una pianta infestante, che cresce su
terreni acidi e umidi, vegeta soprattutto al fondo dei
campi ed è molto difficile da sradicare, perché ha la
radice che corre sottoterra. A PRAROSTINO veniva
raccolta nel periodo di settembre, quando era già bella
alta, si faceva seccare e poi si usava in tisana. L’infuso
veniva bevuto come depurativo e diuretico oppure per
fare dei pediluvi nel caso di talloniti o dolori ai piedi;
inoltre, se ne facevano degli impacchi (BOURCET). A
BOBBIO PELLICE veniva anche usata come “spugna
abrasiva” perché ricca di silice.

Botanica
Famiglia: Equisetaceae
Descrizione: specie perenne che presenta due tipi di vegetazione; una primaverile, in cui sviluppa
corti fusti cilindrici, di colore giallastro-rossiccia, simili a una clava ovoidale e allungata. Questa
forma vegetativa è quella fertile; dura pochi giorni e poi appassisce lasciando il posto alla fase
vegetativa sterile, costituita da fusti eretti e ramificati, simili a pinetti, di colore verdastro, alti da 20
cm fino ad 1 metro.
Habitat: predilige i suoli grezzi, argillosi e silicei, purché umidi; è anche comune trovarla su suoli
sassosi in montagna o nelle zone incolte antropizzate (es. scarpate ferroviarie).
Parti usate: la droga è costituita dai fusti sterili raccolti in estate e seccati. Questi sono molto ricchi in
sostanze minerali, soprattutto in silice che gli dona proprietà diuretiche, antireumatiche e
remineralizzanti; è inoltre utile per le affezioni articolari. È usato anche in cosmesi per le sue
proprietà riepitelizzanti, dona elasticità alle pelli rugose, stanche e nelle smagliature.

106

�Bardonecchia

Arvieux

coua d' chava
- cou d shavà

Aiguilles

Sestriere

erdol

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

Prali

Bobbio Pellice

èrba cavalina

Rorà

Bibiana

pënnu ’d giari

Prarostino

èrba cavalina

Villar Perosa

èrba cavalin-a

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

coua
cavalina (pl.)

èrba cavalina

Perrero

èrbo cavalino

Roure (Bourcet)

couratino

èrbo cavali(n)o

Fenestrelle

èrbë d’etònh

shavalune - co d shaval

Chiomonte

�ERICA
CALLUNA VULGARIS L. (HULL)
Bruyère

Per leggere la carta: L’area è compatta nell’attestare
bruéra e varianti, ‘brughiera’, ben documentato nell’Italia
settentrionale, in Francia e in Catalogna: cf. REP s.v. bru,
Rivoira (2012), s.v. bruchum e rimandi. A Pramollo è
attestata anche la forma singolare brìaro, sebbene di
preferenza si usi il plurale; la particolarità della forma di
Bardonecchia è spiegata dalla redazione dell’ALEPO
come un errore dovuto alla dinamica d’inchiesta.
Saperi locali: Pianta conosciuta e utilizzata solo in alcuni
luoghi d’inchiesta montani, mentre in pianura non è nota,
perché non cresce in modo spontaneo. Ma anche in
montagna si sta perdendo, mentre un tempo era
considerata una pianta infestante (RORÀ): «quando ero
ragazzino c’era gente della pianura che saliva per
comprare fasci di erica perché veniva usata negli
allevamenti del baco da seta: pare che aiutasse il bruco a
salire per andare a fare il bozzolo. Qui se ne facevano
delle fascine». A PRAMOLLO si raccoglie per farne dei
mazzi ad uso ornamentale e, quando la pianta diventa
grossa e legnosa, si può usare il legno, che è duro, per
lavorarlo. C’è chi ne faceva delle pipe. Invece a BOBBIO
PELLICE veniva usata principalmente per fare delle
riserve di legnetti piccoli: serviva per accendere il fuoco,
siccome brucia molto bene. Infine a BOURCET si usava anche a scopo terapeutico: si faceva in tisana
per purgare il sangue, talvolta mischiandola con un po’ di serpillo.

Botanica
Famiglia: Ericaceae
Descrizione: piccolo arbusto sempreverde con portamento cespuglioso caratterizzato da numerosi
fiori rosati e violacei.
Habitat: questa pianta diventa molto vistosa nel periodo della fioritura (agosto-novembre), quando
dipinge di rosa vaste aree di brughiere, sottoboschi accanto a vecchi larici o abeti tagliati, e pascoli. È
legata a suoli acidi e a terreni silicei e la si trova dalla pianura sino a 2000m. (e a volte anche 2.700m).
Parti usate: si usano i fiori o i rametti terminali fioriti. È utile nelle forme leggere di cistite,
specialmente nei bambini o nei prostatici, perché si può usare anche per lunghi periodi. Ha anche
proprietà diuretiche, depurative ed è un calmante delle vie urinarie.

107

�Bardonecchia

bravièrë

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

brìër

Chiomonte

Prali

Fenestrelle

briéra (pl.)

Bobbio Pellice

brëira

Perrero

briëra (pl.)

Roure (Bourcet)

briéra (pl.)

bruéra

Rorà

brüéra

Luserna
S. Giovanni

brüéra
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

bruéra

Pramollo

brìëra (pl.)
- brìaro

�FAVAGELLO
RANUNCULUS FICARIA L.
Ficaire fausse-renoncule

Per leggere la carta: Il nome è dato solo a
Perrero nella forma feizoulas, da ricondurre a un
tipo ‘fagiolaccio’, che è probabilmente un
dispregiativo.
Saperi locali: In generale non se ne attesta l’uso
culinario, essendo la pianta velenosa. Della
pianta si ricorda anche un uso sulle bruciature.

Botanica
Favagello: Ranuncolaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, dotata di radice tuberizzata molto ramificata. Il fusto è lungo
fino a 30 cm, mentre le foglie, di colore verde scuro a forma di cuore, sono in parte disposte a
rosetta alla base del fusto e in parte inserite lungo questo. Il fiore, uno per pianta, è disposto
all’apice del fusto.
Habitat: cresce in luoghi freschi e umidi e ombrosi, come il sottobosco. Fiorisce da febbraio a maggio.
Vegeta dal livello del mare fino ai 1.300 m.
Parti usate: le foglie giovani in insalata e minestre primaverili. La radice viene impiegata, ad uso
topico, nell’insufficienza venosa, quali pesantezza delle gambe ed emorroidi. Va ricordato che il
favagello appartiene alla famiglia delle Ranuncolacee, piante potenzialmente velenose se ingerite.

108

�FELCE DOLCE
POLYPODIUM VULGARE L.
Réglisse des bois

Per leggere la carta: Tutte le risposte raccolte
(principalmente in montagna) sono riconducibili
al tipo coetimologico del francese réglisse,
liquirizia, nelle diverse realizzazioni dialettali; a
Bibiana e a Villar Perosa gli informatori
aggiungono il determinante “dei boschi”.
Saperi locali: La felce dolce cresce lungo i muri e
si raccoglie di passaggio, quando la si scorge. Ad
esempio quando si andava al pascolo, si
raccoglieva per poi succhiarla come una
liquirizia, serviva a togliere la sete. Oppure si
raccoglieva per poi farla seccare e usarla in
tisana, come emolliente e digestiva, sovente
associata ad altre erbe, come la malva, la
genzianella o le viole di montagna. A Rodoretto
si utilizza per preparare la birra analcolica,
altrimenti prodotta con le bacche di ginepro. Può
essere resa più scura e dolce aggiungendo
appunto le radici di felce o lo sciroppo di
tamarindo.

Botanica
Famiglia: Polypodiaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, dotata di rizoma strisciante e con foglie di forma oblungalanceolata e arrotondata sulle punte, simili alle comuni felci.
Habitat: cresce su terreni ricchi di humus e poco calcarei, in luoghi umidi e ombrosi, su rupi, muri,
tronchi e ceppaie di boschi di latifoglie e aghifoglie fino ai 2.600 metri; è presente in tutta Italia.
Parti usate: il rizoma, dal sapore dolciastro e agrodolce che ricorda, per l’appunto, la liquirizia.
Questo ha una leggera azione purgante e si usa come espettorante, in tisana, nelle affezioni delle vie
respiratorie (bronchite).

109

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

argalìsio

Chiomonte

Prali

ërgalisio

Fenestrelle

ërgaisi

Bobbio Pellice

ërgalisia

Perrero

argalisio

Roure (Bourcet)

ërgalisio

argalisia

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

argalasia
’d bosc

Prarostino

Villar Perosa

argalisia

Pramollo

ërgalisio

argalisia di bosc

�FELCE MASCHIO
DRYOPTERIS FILIX-MAS (L.) SCHOTT
Fougère mâle

Per leggere la carta: Si riscontrano i due tipi, con e senza
suffissazione -èra (&lt;-aria) dunque come continuazioni di filicariam e
di filicem; dalla lettura delle carte Felce e Fougère dell’AIS e
dell’ALF sembrerebbe che quest’ultimo tipo permanga in aree
limitate mentre su una più vasta area (grosso modo tutta l’area
galloromanza) s’impone il più fortunato continuatore di filicariam.
L’informatrice di Pramollo cita anche la forma feuoujo (alla base di
feuoujaro, “felceto”) e aggiunge che, a San Germano, la pianta si
chiama: féouja. Isolata è invece la forma elicitata a Pragelato, chalet
selvaggë.
Saperi locali: La felce predilige le pietraie e i terreni diposti a bacìo;
cresce abbondante nei campi e nei pascoli abbandonati (RORÀ);
considerate come erbe infestanti nei prati, venivano tagliate e
ammucchiate in un angolo del fienile, non mischiate con il fieno: si
raccomandava di non toccarle troppo, perché «v’rmoûze» velenose (BOBBIO). In area montana ne
raccoglievano le foglie soprattutto per farne lettiera («palhassa») per il bestiame anche se non
facevano un buon letame, per cui era meglio utilizzare allo scopo foglie di castagno o di faggio
(RORÀ, BOBBIO). Le foglie secche erano utilizzate come letto su cui conservare le patate per non farle
germogliare e le carote per non farle marcire. A BOURCET si ricorda che i vecchi andavano «a la
fioujja», per raccoglierne le radici, simili a quelle della genziana, che poi rivendevano alle farmacie.
Nell’uso domestico, si utilizzavano come vermifugo e per i reumatismi.

Botanica
Famiglia: Dryopteridaceae
Descrizione: pteridofita perenne dotata di un corto e robusto rizoma dal quale, in primavera, spuntano
corti germogli pelosi e arrotolati (pastorali) che, una volta maturi, originano le grandi foglie disposte a
cespuglio lunghe fino a 1 m. Ciascuna di queste è divisa in foglioline alternate, sempre più piccole
verso l’apice e finemente seghettate; nella pagine inferiore delle foglie sono presenti dei piccoli dischetti
(sporangi) che contengono le spore, deputate alla riproduzione delle felci.
Habitat: boschi, bordi di ruscelli, pietraie e pascoli. Presente in tutta Italia dal piano fino ai 2300 m.
Parti usate: Il rizoma di felce maschio, come le altre specie del genere, contiene acido filicico o
filicina, uno dei migliori vermifughi. I suoi principi attivi sono particolarmente utili contro tenie e
ascaridi, i quali, una volta paralizzati, vengono facilmente eliminati dall’intestino mediante un
purgante. L’attività del rizoma è massima quando è fresco e diminuisce a poco a poco fino a
scomparire nel rizoma secco. La migliore preparazione è l’estratto etereo preparato da rizomi freschi.
Ma la droga è da usarsi con cautela per la tossicità dei principi attivi che possono causare gravi
disturbi all’apparato digerente, al sistema nervoso e al sistema cardiocircolatorio.

110

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

chalet selvaggë (pl.)

Chiomonte

Prali

féoujo

Fenestrelle

fioujo

Bobbio Pellice

fougire

Perrero

féouja (pl.)

Roure (Bourcet)

fiouja (pl.)

fougéra

Rorà

Luserna
S. Giovanni

fougéra
Bibiana

Prarostino

fiougge

Villar Perosa

fiuge (pl.)

feouja - fugéra

Pramollo

éuouja (pl.)
- feuoujo

�GENEPY
ARTEMISIA GENIPI WEBER
Génépi noir

Per leggere la carta: La pianta, tipica dell’ambiente
alpino che si incontra oltre il limite della vegetazione
arborea, è nota soprattutto nelle località di montagna
(l’informatrice di Prarostino sottolinea come, al suo
paese, la pianta non cresca): in tutta l’area, viene
indicata con denominazioni corrispondenti al francese
génépi.
Saperi locali: Raccolto da tutti, ora soprattutto per
trarne il liquore, un tempo era ricercato per la tisana. Si
dice inoltre che, masticandolo, faccia passare il mal di
montagna (PERRERO). A livello popolare si distinguono
la specie “femmina”, che fa più fogliame e una specie di
ombrello, dal “maschio”, che presenta uno stelo più
compatto e una specie di spiga su uno stelo scuro,
violaceo. Ogni raccoglitore ha i suoi luoghi preferiti
dove sa che cresce: ad es. in alta val Chisone, a GRAND
PUY viene soprattutto la “femmina”, mentre il
“maschio” si trova verso l’Albergian (PRAGELATO). Per
il liquore: in un litro di alcool si mettono da 35 a 50
piante, si lasciano lì almeno 40 giorni, poi si aggiunge sciroppo, fatto di 700 o 800 g. di zucchero per 1
l. d’acqua, bollito e lasciato raffreddare, filtrando con un filtro di carta (ricetta raccolta a ROURE). In
infuso si metteva il genepì, a volte abbinandolo a radici di genziana o assenzio, per digerire (BOBBIO,
PERRERO, PRAGELATO, RORÀ).
Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 5 ai 15 cm, molto aromatica, rivestita di peli sericei
grigi, con la base un poco lignificata e il fusto semplice biancastro tomentoso con rami ascendenti,
ascellari alle rosette. Le foglie sono di un color verde argentato, le basali 2-3 triforcate a divisioni
semplici, quelle del caule subsessili, le superiori spesso indivise. L’infiorescenza è una spiga, spesso
reclinata, formata da piccoli capolini ovoidi e sessili, formati da 10-20 fiori color giallo oro.
Habitat: pianta caratteristica delle regioni alpine, cresce a ciuffi tra pietraie, rupi e macereti ad altezze
comprese tra i 2300 e i 3000 m. Fiorisce tra luglio e agosto ed è endemica delle Alpi, per cui presente
lungo tutta la fascia alpina. Pianta protetta a livello regionale e nazionale.
Parti usate: sia a scopo medicinale che liquoristico si utilizza la pianticella fiorita, per le sue proprietà
amaro-toniche, digestive, antispasmodiche e diaforetiche (affezioni dell’apparato respiratorio).

111

�Bardonecchia

Arvieux

genepì - zhenepì

Aiguilles

Sestriere

Abriès

dzenepì - dzenepin

Pragelato
(Grand Puy)

dzenepì

genepì - zhenepì

Chiomonte

Prali

gë(n)ëpì

Fenestrelle

genepin

Bobbio Pellice

gënëpì

Perrero

genepì

Roure (Bourcet)

genepì

genepì

Rorà

genepì
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

genepì

genepì

�GENZIANA
GENTIANA LUTEA L
Gentiane jaune

Per leggere la carta: In tutta l’area, la pianta è conosciuta
con denominazioni riconducibili allo stesso etimo
dell’italiano genziana; fanno eccezione soltanto la risposta di
Prarostino, coucouc, che si può forse confrontare con i
termini che indicano la genzianella: anche l’informatrice di
Prali specifica che la “genziana delle nevi”, più piccola e
precoce, è chiamata chàouso d’ cucuc – e quella di
Bardonecchia, nounoù, che non trova riscontri nell’area.
Saperi locali: Conosciuta da tutti, la genziana era usata
soprattutto per il suo potere digestivo. Anche a quote non
troppo alte, vegeta soprattutto nei versanti a bacìo, fra
larici, abeti e brousé ‘rododendri’ (BOURCET). La radice,
lasciata seccare e pulita, è messa in alcool per farne un
liquore; più spesso, era messa in infusione nel vino, sia
bianco (PRAGELATO, PRAROSTINO), sia rosso – soprattutto
barbera (BOURCET, VILLAR PEROSA), a seconda che si voglia
un infuso più scuro o più chiaro (PRALI). La tisana si
prepara con la sola radice di genziana o con altre piante
amare. Alcolico o meno, il preparato a base di genziana era
assunto come digestivo o anche, al mattino o prima dei
pasti, per stimolare la fame o «aggiustare lo stomaco»
(PRAGELATO, FENESTRELLE). Macerati di genziana in acqua
erano anche dati alle vacche con problemi digestivi (RORÀ, PERRERO, CHIOMONTE).
Botanica
Famiglia: Gentianaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 40 ai 120 cm; provvista di una grossa radice molto
ramificata, scura all’esterno e gialla all’interno. Nei primi anni di vita la pianta rimane a forma di
rosetta, con le sole foglie basali, mentre negli anni successivi spunta anche il fusto. Le foglie sono
disposte in opposizione a due a due (tratto che permette di distinguerla dal velenoso veratro, che ha
le foglie del fusto alterne). I fiori sono riuniti all’apice del fusto e sono di colore giallo intenso.
Habitat: cresce nei pascoli soleggiati e sassosi delle aree montane e alpine fino ai 2200 m. Fiorisce da
giugno ad agosto ed è presente in tutta Italia, escluse la Puglia e la Sicilia.
Parti usate: la grossa radice che viene estirpata in autunno e utilizzata per la preparazione di amari,
liquori e vini medicinali per le sue proprietà amaricanti, aperitive, digestive e toniche. Queste
proprietà inoltre, stimolano l’appetito se assunte prima dei pasti, mentre dopo facilitano la
digestione.

112

�Bardonecchia

Arvieux

nounoù - zhensanë

Aiguilles

Sestriere

Abriès

gensan - dzënson

Pragelato
(Grand Puy)

dzensòn
Fenestrelle

gensònë

Prali

Bobbio Pellice

gënsana

Perrero

gënsano

Roure (Bourcet)

gensano

gënsa(n)o chàouso d’ cucuc

zhansano

Chiomonte

gënsiana

Rorà

giansan-a
Bibiana

Prarostino

coucouc

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

gënsa(n)a

giansan-a

�GENZIANELLA
GENTIANA ACAULIS L.
Gentiane acaule

Per leggere la carta: Accanto al tipo italiano si riscontra
il tipo ‘(braghe/calze del) cucu(lo)’, già spiegato da
Pellegrini e Zamboni per l’accostamento tra la forma del
fiore e la zampa dell’animale. Si discostano dai tipi
maggioritari le risposte di Bobbio Pellice e Rorà, del tipo
piroulèt (forme simili sono registrate dall’ALEPO ad
Aisone, Villar Pellice e Oncino, e altrove per indicare
l’aquilegia) e quella di Bardonecchia, forse “radice dei
corvi”.
Saperi locali: La genzianella cresce anche a
un’altitudine più bassa della genziana, sopra le borgate,
all’altezza delle bergerie, in mezzo alle viole blu
(BOURCET). Utilizzata come digestivo, se ne prepara un
liquore lasciando il fiore nell’alcool, ma soprattutto un
decotto (PRAGELATO, PRALI, PERRERO, RORÀ). La pianta
può essere usata anche per scopi decorativi (BOURCET).

Botanica
Famiglia: Gentianaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne dotata di una rosetta di foglie basali, oblunghe e finemente
seghettate, da cui si dirama il corto fusto all’apice del quale si sviluppa un singolo fiore, a forma di
campanula e di colore viola-bluastro.
Habitat: predilige prati e pascoli alpini dai 1000 fino ai 3000 m di altitudine. Fiorisce da aprile/
maggio fino a luglio ed è presente solo in Italia settentrionale e centrale.
Parti usate: i fiori e in certi casi le radici per la preparazione di liquori e digestivi. Tutte le parti
vegetali contengono glucosidi amari che stimolano la digestione, sono antipiretiche e febbrifughe. I
principi attivi delle genziane sono stati infatti utilizzati in Europa contro le febbri intermittenti prima
della scoperta e della diffusione del chinino.

113

�Bardonecchia

Arvieux

gensianë - réi d corbà

Aiguilles

Sestriere

dzenzanéla

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

dzensanél

Roure (Bourcet)

braio d’ cucuc
Prali

cucuc

Bobbio Pellice

pirourèt

Perrero

braia d’ cucuc (pl.)

Fenestrelle

gensanëtta deàes

braie d coucoù (pl.) - zhansanëtto

Chiomonte

peiroulèt

Rorà

giansanin
Bibiana

Prarostino

coucouc

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

cucuc

cause dël cucù (pl.)

�GRAMIGNA
CYNODON DACTYLON (L.) PERS.
Chiendent pied de poule

Per leggere la carta: Il tipo lessicale più diffuso, tanto in
area occitana quanto in area piemontese, è gramoun, affine
al tipo corrispondente all’italiano gramigna, che troviamo
attestato, in diverse forme fonetiche, a Pramollo, Pragelato
e Bobbio Pellice. Risulta isolata la risposta di Prarostino,
liounsa, riportata in modo episodico anche dall’ALEPO,
alle voci I-II-107 gramigna comune (a Val della Torre e
Perrero) e I-II-109 gramigna rampicante (a Pramollo e a
Entracque).
Saperi locali: Considerata un po’ ovunque una pianta
infestante, si cerca di estirpare scavando in profondità per
via delle radici a forma di spaghetto; tuttavia «torna
sempre». L’uso umano e zootecnico non è più ricordato da
tutti («si dava alle mucche, per qualcosa serviva»
BOURCET). La radice (LUSERNA) e la parte che va a
germoglio era usata in tisana, con una funzione
principalmente diuretica, da chi aveva la cistite (VILLAR
PEROSA), o per infezioni interne; bevuta fredda è molto
rinfrescante. L’infuso era inoltre dato alle vacche che avevano appena partorito (PRAMOLLO).

Botanica
Famiglia: Poaceae
Descrizione: Pianta erbacea perenne, di colore verde-glauco, munita di un lungo rizoma strisciante e
ramificato che emette stoloni epigei intrecciati che le permettono di colonizzare rapidamente il
terreno. Da questi nascono fusti alti 50-80 cm con foglie lanceolate molto strette. L’infiorescenza
terminale è composta da 4 o più spighe sottili, erette o divaricate, di colore verdastro o violaceo,
lunghe 3-4 cm, inserite in ombrella sullo stesso punto dell’asse.
Habitat: cresce nelle zone incolte, lungo i bordi stradali, sui terreni aridi e calpestati dal piano agli
800 m; è presente in tutta Italia.
Parti usate: il rizoma (la radice) è raccolto durante tutto l’anno, meglio se in autunno e utilizzato in
decotto per le sue proprietà diuretiche, depurative ed emollienti e nelle infiammazioni delle vie
digestive e urinarie.

114

�Bardonecchia

gramoun

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

gramon

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

grameunh

gramoun

Chiomonte

Prali

gramoun

Fenestrelle

gramoun

Bobbio Pellice

gramënha

Perrero

gramoun

Roure (Bourcet)

gramoun

gramoun

Rorà

Luserna
S. Giovanni

gramun
Bibiana

Prarostino

liounsa

Villar Perosa

gramoun

Pramollo

graminnha

gramun

�IPERICO
HYPERICUM PERFORATUM L.
Millepertuis perforé

Per leggere la carta: I due tipi più attestati
(trafourèllo e mille pertugi, documentati anche
oltralpe) rimandano alla caratteristica foglia
traforata (cf. REP 1521), come testimonia anche
l’informatrice di Pramollo; la denominazione di
Grand Puy trova parallelo in matagot, matagoun
(Mistral, s.v.) «chat sorcier, chat qui enrichit ceux qui
prennent soin de lui, selon une croyance populaire;
follet, lutin» forse connessa con l’uso medicinale.
Risultano isolate nell’area considerata le forme
preutous di Abriès e tracarà di Chiomonte, che però
trova
ampie
corrispondenze
nell’area
francoprovenzale della Val di Susa (Novalesa,
Giaglione, Mattie, Chianocco e Condove).
Saperi locali: L’iperico e utilizzato in pressoché
tutta l’area indagata. È raccolto come pianta
spontanea, ma era anche una delle piante che si
mettevano sui bordi dell’orto (BIBIANA). L’uso più
diffuso è la preparazione dell’olio di iperico, anche
se a PRAGELATO si attesta la preparazione
alternativa con il fiore a macerare nell’alcool
insieme a grasso di marmotta. Le sommità della
pianta fiorita si raccolgono, a volte si fanno
essiccare, si mettono a macerare nell’olio che si fa riposare all’ombra (appesi fuori della stalla: VILLAR
PEROSA), scuotendolo ogni tanto, finché non diventa rosso, filtrato. A PRAMOLLO: le sue proprietà
sono valide per tre anni. L’olio preparato era utilizzato soprattutto per le bruciature (a Bobbio Pellice
si specifica: da sole più che da fuoco), ma in generale anche contro altri mali (tra cui mal di schiena,
distorsioni, scottature, sulle articolazioni: PRALI, PRAMOLLO, PRAROSTINO) «trafourello sënt mal
eipèllo» PERRERO, «trafuréla mai desbela». A VILLAR PEROSA si ricorda anche l’uso dei gigli ‘d san
Giuan, non identificati, pestati e messi nell’olio come alternativa all’iperico. Accanto a questo uso, è
attestato l’uso in tisana, come calmante (PRALI) o per regolarizzare il ciclo mestruale (ROURE), tanto
che si diceva alle giovani «la trafourèllo i fai bén cant un îtë pâ bén».

115

�Botanica
Famiglia: Hypericaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, con fusto che puo’ raggiungere il metro di altezza, ramificato,
glabro e lignificato alla base. Le foglie sono opposte, disposte lungo tutto il fusto e dotate sulla
superficie di piccole ghiandole che appaiono come dei forellini scuri se si mette la foglia in
controluce. I fiori sono riuniti all’apice del fusto e sono color giallo oro.
Habitat: luoghi erbosi o incolti, su terreni asciutti e poveri, lungo i bordi delle strade e dei muri.
Molto diffusa, è presente in tutta Italia dal livello del mare fino ai 1.600 m. Fiorisce da maggio a
settembre.
Parti usate: le sommità fiorite e, per uso esterno, l’olio ricavato dalla macerazione in olio vegetale
della parte aerea della pianta. Questo ha proprietà cicatrizzanti e lenitive, utile per la cura di piaghe e
ustioni. A uso interno ha leggeri effetti sedativi e viene usato nel trattamento della depressione.

116

�Bardonecchia

milpartui

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

preutous

Pragelato
(Grand Puy)

matagon

tracarà

Chiomonte

Prali

trafourèllo

Bobbio Pellice

milpërtuì

Perrero

trafouréllo

Roure (Bourcet)

trafourèllo

Fenestrelle

trafourèllë

milpërtuì

Rorà

Luserna
S. Giovanni

trafuréla
Bibiana

Prarostino

trafourèlla

Villar Perosa

milpërtuì trafourèla

Pramollo

trafourèllo

trafuréla

�LASSANA
LAPSANA COMMUNIS L.
Lampsane

Per leggere la carta: La maggior parte delle località
offrono risposte che riconducono a un tipo ‘gallina
grassa’ o ‘grossa’, con l’eccezione di Bobbio Pellice
(‘piede di gallina’) e di Bourcet (bounzomme),
arricchendo così la carta ALEPO I-II–61/s. Vari i
fitonimi che in differenti località si riconducono ad
un tipo ‘gallina grassa’ e che «fanno forse riferimento
a macchie di ciuffi sparsi di erbe o a piante con più
fiori piccoli su uno stesso peduncolo, raggruppati in
colonie (come i pulcini attorno alla chioccia)».
Saperi locali: La lassana è conosciuta soprattutto in
area montana. Pianta semi-spontanea, si può
mettere nell’orto, ma solitamente viene da sola nella
terra smossa in primavera: «praticamente segue
l’uomo» (PERRERO), tanto che c’è chi la considera
una pianta infestante (BOBBIO PELLICE). Si cucinano
come gli spinaci selvatici (FENESTRELLE), in insalata
(BOBBIO), in minestra (BOURCET) o in frittata
(VILLAR PEROSA).

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: è una pianta erbacea annuale, alta dai 20 ai 120 cm, con un fusto eretto, coperto di peli,
che assume un colore rossastro con il passare del tempo. Le foglie, di forma ovato-lanceolate, sono
pelose, soprattutto nella pagina inferiore, con il margine leggermente dentato. I fiori sono riuniti in
piccoli capolini disposti a pannocchia, con 8-16 fiorellini ligulati gialli chiari.
Habitat: campi coltivati, orti, bordi di sentieri o boschi. Fiorisce da giugno a settembre ed è presente
in tutta Italia, dal piano fino a 1400 m.
Parti usate: le foglie giovani della rosetta basale prima della fioritura vengono consumate come
alimento, e si presta ad insaporire insalate, zuppe e preparazioni a base di uova.

117

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

dzalin gròs

Chiomonte

Roure (Bourcet)

bounzomme

Prali

jali(n)o graso

Bobbio Pellice

pè jalina

Perrero

jalina grasa (pl.)

Fenestrelle

jalina grosa (pl.)

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

galina grasa

Pramollo

jalina
grasa (pl.)

galin-e
grase (pl.)

�LICHENE ISLANDICO
CETRARIA ISLANDICA ACH.
Lichen d’Islande

Per leggere la carta: La pianta presenta denominazioni in
tutte le località di montagna: è attestato un tipo coetimologico
dell’italiano lichene, un tipo erba della vecchia e un tipo pane
delle capre spiegati l’uno con un racconto che vedrebbe una
vecchia rendere amaro il lichene, per punire la golosità della
sua capra (che, mangiandone, avrebbe prodotto tanto latte da
costringere la vecchia a rinunciare a una festa di nozze per
mungerla), l’altro, appunto, con la ghiottoneria delle capre.
Che ‘panÉ sia stato interpretato nel senso di ‘ciò che
mangiano (le capre)’, non vuol dire che questa ne fosse
l’origine (ma non si hanno nuove proposte): si vedano i vari
fitonimi (apparentemente) composti di ‘panÉ (es. pambianc
primula, REP; ma sarà forse da accostare pure
pimpinela/pampinela?).
Saperi locali: Nella zona di PRAGELATO veniva raccolto verso
settembre/ottobre e lo si trovava solo su alcune cortecce,
soprattutto quelle di larice. Secondo le testimonianze di PRALI
E PERRERO invece, lo si trova sulle rocce o in mezzo alle pietre, in zone dove la vegetazione è nulla o
molto rara. A PRAMOLLO e PRAROSTINO lo si andava a raccogliere nelle zone del Gran Truc, sulla
costa del Laz Arâ, fino ad arrivare alla Conca Cialancia: gli informatori sostengono che l’attuale
scarsità della pianta sia dovuta alla raccolta intensiva di cui è stata oggetto. Lo si trova già allo stato
secco, ma veniva lasciato seccare ulteriormente in sacchi di iuta o all’aperto. Si utilizzava in tisana,
soprattutto per i malanni dell’inverno: tosse, catarro, raffreddore e bronchite. Se ne faceva un
decotto, lasciando bollire il lichene nell’acqua almeno un’ora e buttando via la prima acqua di
cottura, per togliere un po’ del sapore amaro. Poi si poteva aggiungere miele, zucchero, della mela
cotta per i bambini oppure a Pragelato aggiungevano la resina dei pini e dei larici (plëgguë).
Botanica
Famiglia: Parmeliaceae
Descrizione: come tutti i licheni, è il risultato di una simbiosi tra alghe e funghi. Questo presenta un
tallo ramificato, concavo, di colore bruno-verdastro nella parte superiore, grigio chiaro inferiormente.
Sulle punte ha delle scaglie color marrone e piccole protuberanze rotondeggianti.
Habitat: molto diffuso nelle regioni artiche e in quello montane, comprese Alpi e Appennini. Cresce
nell’erba, vicino alle rocce o fra i muschi nelle foreste di conifere.
Parti usate: il tallo è usato a scopo terapeutico, grazie alla presenza di principi amari che donano
proprietà emollienti in caso di tosse e catarro; contiene inoltre l’acido usnico, una sostanza con
proprietà antibiotiche utile contro infezioni batteriche e fungine.

118

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

pon d’ tsabbrë
Fenestrelle

Prali

Bobbio Pellice

piqué - pan dle crave

Perrero

èrbo d’ la vëlho

Roure (Bourcet)

liquén

pàn d’ chabbrë

èrbo d’ la vëllho

Chiomonte

liquén

Rorà

Bibiana

pan d le crave

Prarostino

lìqquia

Villar Perosa

èrba d’ la véia

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

èarbo d’
la véllho

�LUPPOLO
HUMULUS LUPULUS
Houblon

Per leggere la carta: In tutta l’area l’unica denominazione è luvërtin,
ben diffuso nella parte settentrionale della nostra penisola, e che
sembra produrre una contrapposizione tra l’area nord-italiana
(occitano cisalpino compreso) e l’area francese, dove è attestato il tipo
coetimologico di houblon (carta 700 ALF, carta III 615 AIS). L’etimo è
incerto (discussione riassunta in REP, v. luvërtin): Salvioni ipotizzava
una ‘ortica del lupo’ (lupi urticam &gt; *lupurticium &gt; *lupurti(ci)num);
Pellegrini e Zamboni revolticium da volvere ‘che si avvolgÉ. Si noti che
anche it. luppolo a tutt’oggi non ha un etimo certo: sicuramente da
lupulum «è un derivato di lupus, omofono di lupus ‘lupo’, ma prob. di
altro sign. e di altra orig.» DELI, s.v. Si potrebbe seguire dunque
Salvioni nel legare luvërtin a lupo (di luppolo, però) e a ortica.
L’informatore di Pragelato, pur conoscendo il nome della pianta,
precisa che nel suo paese questa non vegeta.
Saperi locali: Raccolte in primavera dalla pianura alla montagna, le
punte del luppolo erano usate soprattutto come verdura. Una volta
sbollentate, si mangiavano in frittata, fatte andare in padella, a volte con un uovo, in insalata, nella
minestra o ancora fatte gratinare in forno. Cresce nelle rive e in genere nei terreni incolti ed è quasi
una pianta infestante, dove ci sia un sostegno come una griglia. Oltre all’uso culinario, con i fiori si
preparava una tisana con funzione di tranquillizzante e sonnifero (FENESTRELLE). C’era chi faceva la
birra di luppolo, con orzo, limone e fichi per farla fermentare (PERRERO).

Botanica
Famiglia: Cannabaceae
Descrizione: pianta perenne e rampicante, dotata di un grosso rizoma ramificato da cui, ogni
primavera, si sviluppano i fusti legnosi alti da 3 a 7 m, che incapaci di sostenersi da soli si avvolgono
per mezzo di spine uncinate, a qualsiasi sostegno che trovano. Le foglie sono coperte di una ruvida
peluria, sono trilobate e hanno il margine dentato. Le infiorescenze maschili e femminili crescono su
piante distinte: le prime formano pannocchie pendule, mentre le seconde formano infiorescenze
giallo-verdognole.
Habitat: vegeta al margine di boschi umidi, siepi, fossi e negli incolti, dal piano fino a 1200 m.
Fiorisce da giugno ad agosto ed è presente in tutta Italia.
Parti usate: i giovani germogli che spuntano in primavera dal rizoma vengono impiegati in cucina
come succedanei degli asparagi, oppure vengono aggiunti crudi alle insalate. Le infiorescenze
femminili, raccolte quando sono ancora verdi, possono essere usate in tisana, oltre che essere
impiegate come aromatizzante amaro per la birra.

119

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

luvërtin

Chiomonte

Prali

luvërtin

Fenestrelle

luvertin

Bobbio Pellice

luvërtin

Perrero

luvërtin

Roure (Bourcet)

luvërtin

luvërtin

Rorà

Luserna
S. Giovanni

lüvërtin
Bibiana

Prarostino

luvërtin

Villar Perosa

luvërtin

Pramollo

luvërtin

lüvërtin

�MALVA
MALVA SYLVESTRIS L.
Grande mauve

Per leggere la carta: La carta presenta due tipi lessicali principali,
malva e (a)riundèla entrambi diffusi anche nel Queyras.
L’informatrice di Villar Perosa sostiene che la zia, di Porte,
chiamasse la pianta ariundéla; questa denominazione, secondo
l’informatore di Bobbio Pellice, sarebbe da ricondurre alla forma
delle foglie, rotonda (riounda). Effettivamente, la voce (a)riundela
sarà da interpretarsi ‘rotondella’ (riond si trova ancora come
aggettivo in luna riunda); l’area di diffusione del tipo ‘malva’ è tale
per cui si può pensare che non dipenda dall’italiano.
Saperi locali: Della malva venivano utilizzate le foglie e i fiori: le
prime soprattutto in minestra e frittata, mentre i secondi venivano
fatti seccare e utilizzati durante l’inverno come infuso, ma anche
sotto forma di impacchi per la pelle, come pediluvi e per lavaggi
intimi. La malva viene usata in particolar modo come emolliente e
per alleviare le infiammazioni. A PRALI alle donne partorienti si
facevano fare dei bagni nell’acqua di malva per favorire la
dilatazione e come calmante; a PRAROSTINO si usava dare un beverone di malva, segale e acqua
bollita alle mucche che avevano appena partorito per favorire la montata lattea. A SESTRIERE la
malva veniva data agli animali per curare loro i dolori addominali, mentre a BARDONECCHIA era
considerata “rinfrescante” per uomini e bestie. La malva era anche considerata ottima per le
infiammazioni del cavo orale: a PRAGELATO si curavano gli ascessi ai denti con impacchi di malva
mentre a LUSERNA S. GIOVANNI, per le infiammazioni delle gengive, si prendeva un infuso di malva
e fiori di borragine. Infine si diceva che la malva avesse effetti positivi per la cura delle emorroidi,
come cita una testimonianza di Barge: «na vota s fasia ëd decot, ma për cosa u savriu pa, forse për ël
catar; fasia anche ën decot për le moroidi, as bütava a bagn» (“una volta si faceva il decotto, ma non
saprei per cosa, forse per il catarro; si faceva anche un decotto per le emorroidi, si metteva a bagno”).
Botanica
Famiglia: Malvaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne con fusto ricoperto di peli ispidi. Le foglie sono rotondeggianti
e divise in 5-7 lobi con margine dentato. Dalle ascelle fogliari si sviluppano mazzetti di 2-6 fiori,
ciascuno con 5 petali rosaviolacei che presentano venature più scure.
Habitat: cresce su terreni incolti, bordi di sentieri; predilige terreni ricchi e porosi. Vegeta dal livello
del mare ai 1600 metri; fiorisce da maggio a settembre.
Parti usate: le foglie e i fiori. Entrambi hanno proprietà emollienti, in caso di infiammazioni del cavo
orale (gengiviti, afte etc.), bronchiti e tosse, cistiti e infiammazioni vescicali, oltre che essere
stimolante intestinale in caso di stipsi. Per uso esterno è utilizzata in semicupi nelle vaginiti e nelle
emorroidi.

120

�Bardonecchia

mòouvë

Arvieux

Aiguilles

mòouvo

Sestriere

mâlva

Abriès

maiva

Pragelato
(Grand Puy)

malvë

maouvio

Chiomonte

Prali

malvo

Fenestrelle

màevë

Bobbio Pellice

rioundela

Perrero

malva

Roure (Bourcet)

malvo

fiou d’ nevioun

Rorà

Luserna
S. Giovanni

ariundela
Bibiana

Prarostino

arioundèla

Villar Perosa

arioundèla

Pramollo

malvo

malva

�MIRTILLO
VACCINIUM MYRTILLUS L.
Myrtille

Per leggere la carta: Il tipo più diffuso è areze, erze, su cui cf.
REP 73-74, con ripresa del dibattito etimologico; le
denominazioni registrate in alta val Chisone (aiéddra, eidra)
sembrano dar ragione alla vecchia ipotesi di Bertoldi di una
derivazione dall’agg. atra (ater) ‘nero, scuro’, alla base del fr.
airelle (Italia Dialettale 1). L’informatore di Fenestrelle sostiene
che il termine sia di origine saracena. A Pramollo si conosce
anche il nome del mirtillo rosso (Vaccinium vitis-idaea):
l’amarëtto. Quest’ultimo è noto per essere un disinfettante delle
vie urinarie: in passato le foglie essiccate erano usate per la
cura delle cistiti e delle diarree. Con i frutti si fanno ottime
confetture o gelatine, sebbene la pianta sia in forte
diminuzione sui pascoli alpini.
Saperi locali: È conosciuto e viene utilizzato in tutte le zone di
ricerca, anche se in alcune non era molto diffuso e rendeva
poco (PRAROSTINO E RORÀ). Il mirtillo selvatico cresce
spontaneo e veniva raccolto principalmente per preparare
marmellate; tuttavia a PERRERO si usava anche farli bollire per
poi spremerli e ricavarne un succo gelatinoso e dolce, o farli seccare (più raramente vista la difficoltà
del processo). Il mirtillo rosso con cui si fanno le marmellate, chiamato amarëtta (PRAMOLLO) proprio
per il gusto amaro, è praticamente sparito per colpa del sottobosco troppo sporco. Di solito cresce in
un terreno pulito e pietroso. La pianta è bassa e non è da confondere con il pinmërlét (uva orsina), che
invece non è buona.
Botanica
Famiglia: Ericaceae
Descrizione: arbusto nano dotato di fusto eretto, verde con piccole foglie ovate, seghettate ai margini
e terminanti a punta, che crescono lungo tutto il fusto. I fiori crescono lungo le ascelle fogliari, di
forma sferica-campanulata e di colore prima verde poi rossastro. I frutti sono di colore nero-bluastro,
coperti di una patina azzurrognola, con una polpa rosso-bluastra.
Habitat: è caratteristico del sottobosco montano, soprattutto foreste di conifere e latifoglie, oltre che
delle brughiere montane. Vegeta dai 200-2000 m. È presente in Italia settentrionale e centrale. Si
raccolgono i frutti verso luglio-agosto.
Parti usate: i frutti in varie preparazioni culinarie, ma anche per le sue virtù terapeutiche. Contiene
naturalmente antocianine (che migliorano la visione notturna), vitamine, flavonoidi e minerali. Se
consumati freschi, hanno effetto lassativo, mentre secchi o come succo hanno effetto astringente. Le
foglie hanno proprietà antiinfiammatorie in caso di infiammazioni della mucosa dell’occhio, della
cavità orale e della pelle.

121

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

aiéddra (pl.)

Chiomonte

Prali

èrzo

Fenestrelle

eidra (pl.)

Bobbio Pellice

èrze (pl.)

Perrero

Roure (Bourcet)

eurza (pl.)

arëzza

Rorà

Luserna
S. Giovanni

arëzza
Bibiana

Prarostino

èrza (pl.)

Villar Perosa

arëzze (pl.)

Pramollo

arëzza (pl.)

arëzze (pl.)

�MORA
RUBUS CAESIUS L.
Ronce des champs

Per leggere la carta: La carta si presenta uniforme dal
punto di vista lessicale: in tutte le località è infatti
attestato il tipo mora, sebbene in genere si sia preferito
esprimerlo al plurale. A Roure gli informatori hanno
aggiunto al nome del frutto anche il nome della pianta
di rovo: rounza.
Saperi locali: Le more selvatiche, spontanee, vegetano
dall’area basso collinare fino alla bassa montagna;
crescono in gran quantità, un po’ ovunque, ma
soprattutto vicino alle mulattiere (BOBBIO PELLICE) o
in alcuni frutteti lasciati all’abbandono (BIBIANA).
Accanto alle more selvatiche ci sono anche quelle
coltivate, che presentano una differenza di gusto e che
hanno la particolarità di non marcire: più si lasciano lì
più diventano verdi, «tornano indietro»; questa
particolarità le rende più facilmente commerciabili.
L’uso principale è quello di farne marmellate, per le
quali si prende solo il succo, con molto zucchero
(PRAROSTINO). Marmellata e sciroppo erano usati
soprattutto per il mal di gola. Per lo stesso uso si utilizzavano anche i getti primaverili: si facevano i
gargarismi con l’infuso, dopo averlo lasciato raffreddare (LUSERNA).

Botanica
Famiglia: Rosaceae
Descrizione: arbusto perenne, alto da 1 a 3 m, con fusti lunghi e arcuati, muniti di robuste spine. Le
foglie hanno il margine dentato e la pagina superiore verde brillante, mentre quella inferiore biancofeltrata. I fiori sono costituiti da 5 petali di colore bianco-rosato. A partire da agosto maturano i frutti
aggregati neri e lucidi.
Habitat: margini dei boschi, siepi, radure, incolti dal livello del mare fino ai 1200 m. Fiorisce da
giugno fino ad agosto ed è presente in tutta l’Italia.
Parti usate: i frutti agrodolci vengono raccolti a piena maturazione e mangiate crude oppure lavorate
in succhi, liquori, gelatine, sciroppi, marmellate e per aromatizzare l’aceto. Le giovani foglie sono
adatte per aromatizzare insalate e tisane. Infatti grazie alla presenza di tannini astringenti, sono
molto efficaci per arrestare le diarree, emorragie, contro il mal di gola e per la raucedine.

122

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

mora (pl.)

Chiomonte

Prali

Bobbio Pellice

moure (pl.)

Perrero

mora (pl.)

Roure (Bourcet)

amoura (pl.)

moro (pl.)

Fenestrelle

mora (pl.)

moure (pl.)

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

moure (pl.)

Pramollo

moura (pl.)

mure (pl.)

�ORTICA
URTICA DIOICA L.
Grande ortie

Per leggere la carta: In tutta l’area le denominazioni
sono riconducibili a uno stesso tipo ortica, sebbene
alcune forme (Chiomonte, località del Queyras e
dell’Oisans) presentino l’arretramento dell’accento; a
Prarostino il plurale oscilla fra urtìa e urtìe, e in
generale l’intera carta, che presenta sia forme singolari
sia forme plurali, consente di mettere in evidenza le
differenze fra le desinenze.
Saperi locali: L’ortica è una pianta che cresce
ovunque, ma i suoi usi si diversificano e moltiplicano
salendo dalla pianura alla montagna. L’uso alimentare
è tuttavia diffuso in gran parte dell’area di indagine: le
punte di ortica sono le prime a raccogliersi in
primavera e si mettono nelle frittate o nelle minestre
di erbette, ad es. la minestra di ortiche e patate, ortiche
pimpinele e polmonaria (BIBIANA, VILLAR PEROSA,
PERRERO,
PRALI,
BOURCET,
FENESTRELLE,
PRAGELATO); meno diffuso ma noto l’uso nel risotto o
nel ripieno degli agnolotti, insieme alla borragine
(«ntël cumaut di agnulot ënséma al buras: van propi bin;
mac le föie trità bütàntie ëd ricotta nsema, e sun delicati»,
“nel ripieno degli agnolotti insieme alla borragine: vanno proprio bene; solo le foglie tritate insieme
alla ricotta, e sono delicati”, Barge). L’uso del macerato di foglie d’ortica è attestato per gli scopi più
diversi. L’altro uso più conosciuto (RORÀ, PERRERO, PRALI) è quello del macerato di ortiche contro i
pidocchi delle piante, eventualmente lasciando macerare insieme alle ortiche del tabacco. Passando
all’uomo, un uso è legato ai capelli, sia per degli sciacqui per i capelli grassi (FENESTRELLE), sia contro
la perdita di capelli (BIBIANA, PRAGELATO), anche con le foglie non lasciate in infusione: «si facevano
degli impacchi con appositi stracci fatti a tasca, dove le foglie venivano inserite; ricordo una signora
che teneva questo impacco sulla testa notte e giorno» (PRAGELATO). Altri usi medicamentosi sono
fare il brodo di ortiche, che era utilizzato per l’ulcera (PRALI), per rendere bella la pelle e soprattutto
contro l’acne (LUSERNA); sembra infine che ci si punga apposta quando si ha la sciatica, perché le
bolle tirerebbero fuori l’acqua (BOURCET, letto in un libro).

123

�Botanica
Famiglia: Urticaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 30 ai 150 cm, fittamente ricoperta di peli ispidi e corti e
peli urticanti. Le foglie sono disposte in maniera opposta lungo il fusto, di colore verde scuro e
grossolanamente seghettate. Le infiorescenze si differenziano tra piante maschili e femminili: le
prime sono verdi-giallognole e rivolte verso l’alto, mentre le femminili sono grigiastre e pendule.
Habitat: incolti, bordi di sentieri e boschi, aree antropizzate dal piano fino a 1800 m. Fiorisce da
giugno ad ottobre ed è diffusa in tutta la penisola.
Parti usate: le giovani foglie si consumano in zuppe, risotti, frittate o come colorante negli impasti. I
peli urticanti vengono distrutti con la cottura, mentre se si vuole consumare cruda, bisogna pestarla
con un mattarello. Le foglie stimolano la diuresi, il metabolismo, sono depurative e anti reumatiche.

124

�Bardonecchia

Arvieux

ùrtieu

ortië - ourtìa

Aiguilles

Sestriere

urtìa (pl.)

Abriès

òrtieu

Pragelato
(Grand Puy)

urtìa (pl.)

orcho

Chiomonte

Prali

urtìo

Fenestrelle

urtìo

Bobbio Pellice

urtìa

Perrero

urtìa (pl.)

Roure (Bourcet)

eurtià (pl.)

urtìa

Rorà

Luserna
S. Giovanni

ürtia
Bibiana

Prarostino

urtìa (pl.)

Villar Perosa

urtìa

Pramollo

urtìa (pl.)

ürtie (pl.)

�PARIETARIA
PARIETARIA OFFICINALIS L.
Pariétaire officinale

Per leggere la carta: Accanto al tipo italiano parietaria,
cui forse è da ricondurre anche la forma panataria di
Prarostino, è diffuso, nelle valli Chisone e Germanasca,
il tipo panchaoudét. Sembra invece isolata la forma
cucouasa, raccolta a Bobbio Pellice e già rilevata
dall’ALEPO nel limitrofo Comune di Villar Pellice. Il
tipo erba delle lumache, che sulla carta compare solo a
Chiomonte, è in realtà diffuso in tutta la media e bassa
valle di Susa.
Saperi locali: La parietaria, conosciuta in buona parte
dell’area indagata, presenta gli usi più diversi. Raccolta
d’estate, normalmente le foglie si fanno seccare prima
dell’uso. Il più attestato è quello dell’infuso o decotto
con funzione diuretica e in generale depurativa delle
vie urinarie; si beve anche quando si ha la cistite
(BIBIANA, LUSERNA, «për fâ pîsà» PERRERO,
FENESTRELLE). Altro uso medicamentoso è quello degli
impacchi per togliere l’infiammazione (PRAROSTINO) o
per farne fasciature quando si hanno delle ferite, con
probabile azione emostatica (VILLAR PEROSA). La foglia
coriacea viene utilizzata per pulire i vetri o con funzione di sapone (BOBBIO PELLICE). L’uso
alimentare di mettere le «pouinte ëd panataria» nella minestra è attestato a PRAROSTINO, FENESTRELLE,
PERRERO. A PRAMOLLO si attesta l’uso di farne impacchi per le vacche.

Botanica
Famiglia: Urticaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 20-80 cm, con fusti erette e poco ramificati. Le foglie
sono lanceolate mentre i fiori si presentano come densi glomeruli ascellari di colore verdiccio. Tutta
la pianta è ricoperta da una peluria non urticante.
Habitat: Suoli boschivi, macerie, muri, ruderi, terreni abbandonati, su substrato azotato, umido o
asciutto, da 0 a 900 m s.l.m. Fiorisce da maggio a ottobre ed è presente in tutta Italia.
Parti usate: si raccolgono i giovani germogli e le foglie più tenere a scopo alimentare, mentre tutta la
parte aerea fiorita è impiegato in terapia come diuretico, depurativo e anti reumatico.

125

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

Prali

Bobbio Pellice

cucouàsa

Perrero

pan-chaoudét

Roure (Bourcet)

pan-chaoudét

pan-chaoudét

Fenestrelle

panchaoudiz

èrbo d le lumase

Chiomonte

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

Prarostino

panataria

Villar Perosa

parietaria

Pramollo

pan-chaoudét

panciaudèt

�PIANTAGGINE
PLANTAGO LANCEOLATA L.
Plantain lancéolé

Per leggere la carta: Sebbene la carta presenti diverse
denominazioni isolate (foujolo a Chiomonte, èrba ‘d san
giuan a Villar Perosa, milho a Rorà e èrba dî canarini a
Bobbio Pellice), il tipo lessicale più frequente è il
corradicale dell’italiano piantaggine, in diverse vesti
fonetiche (si noti ad esempio la resa della vocale tonica in
alta val Chisone o l’evoluzione del nesso pl- in val Pellice e
nelle aree linguisticamente piemontesi). Il tipo orecchie
d’asino, attestato a Chiomonte e a Bardonecchia come
prima risposta, si ritrova anche nel Brianzonese (a
Monêtier-les-Bains), mentre le forme feulha de chinc cota
(Bardonecchia) e [pianta] d’lâ sinc cota (Bourcet) fanno
probabilmente riferimento alle cinque nervature della
foglia. Gli informatori hanno manifestato alcune incertezze
nel produrre la denominazione dialettale della pianta: le
fonti di Pramollo segnalano di aver appreso la
denominazione consultando il dizionario di Pons/Genre,
ma di non averla mai sentita usare. A Rorà si sottolinea che
“qualcuno la chiama: così”, mentre a Bibiana, oltre alla
denominazione riferita, che l’informatore sostiene di aver
sentito in paese, la pianta si chiama: anche cutlin-a (cfr.
ALEPO I-II-184, nei punti di Boves, Chiusa Pesio e
Pamparato). A Villar Perosa non si è certi del Santo citato
nella denominazione e a Bobbio Pellice l’informatore
segnala che il termine citato è piemontese; quest’ultimo è peraltro interessante perché richiama:
l’impiego della pianta come mangime per gli uccelli.
Saperi locali: L’uso più attestato della piantaggine è quello per l’alimentazione animale: l’erba
veniva data ai conigli o ai maiali (SESTRIERE), la pannocchia, sgranata, veniva data al pollame
(BOBBIO, LUSERNA). L’uso alimentare –in tisane, in insalata, in frittata e nella minestra– e medicinale
è più attestato in montagna, e nelle valli Chisone e Germanasca (da VILLAR PEROSA a FENESTRELLE).
A BOURCET si individuano due varietà, «d’lâ sinc cota» e il «plantanh»; la foglia di piantaggine si
metteva sui foruncoli, in un bendaggio di stoffa, e si diceva togliesse l’infezione: «la tirë foro lou
mazant». Anche a BARDONECCHIA “serviva per far spurgare le ferite con pus”(ALEPO I-II-184). I
semi e le foglie vengono usati per preparare tisane per alleviare la tosse e i disturbi intestinali
(FENESTRELLE); a PERRERO si attesta l’uso della foglia su una ferita da taglio.

126

�Botanica
Famiglia: Plantaginaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 10 ai 40 cm, con fusto eretto e privo di foglie. Le foglie
sono disposte in una rosetta basale, con forma lunga e dritta e con nervature longitudinali.
L’infiorescenza è disposta all’apice del fusto ed è costituita da una spiga di fiorellini marroni.
Habitat: prati, pascoli, bordi dei sentieri, campi coltivati e negli incolti. Vegeta dal piano fino ai 2000
m ed è diffusa in tutta l’Italia. Fiorisce da maggio a settembre.
Parti usate: le foglie giovani possono essere consumate in insalate, zuppe e come contorno; inoltre,
dopo varie cotture, sviluppano un aroma che ricorda quello dei funghi. Mentre in infuso si utilizza
come espettorante delle vie respiratorie, oltre che avere attività anti batterica, anti infiammatoria e
immunostimolante.

127

�Bardonecchia

Arvieux

ourëlha d'ane /
feulha d chinc cota

Aiguilles

Sestriere

Abriès

coriola / planton

Pragelato
(Grand Puy)

plantónh

Prali

Bobbio Pellice

èrba dî canarini

plantanh

Perrero

plantanh

Roure (Bourcet)

milho

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

piantagn
/ cutlin-a

Prarostino

Villar Perosa

èrba ’d
san giuan

piantanh

Pramollo

plantanh

plantanh - d’lâ sinc cota

Fenestrelle

plantònh

ourélhe d'anën / foujolo

Chiomonte

�PRIMULA
PRIMULA VERIS L.
Primevère officinale

Per leggere la carta: La carta dei termini relativi alla
primula si presenta piuttosto variegata: a una zona
centrale in cui è attestato il tipo pimpinela, in varie
forme fonetiche, fanno da corona una serie di altre
denominazioni isolate (primula, pangin, primavera,
cavalét, cucuc, braiétta). A Fenestrelle si registra anche la
pronuncia coucouc, la denominazione di Roure si
riferisce alla “primula che penzola, l’altra non veniva”,
a Rorà la “primula di montagna” si chiama: anche
pimpinèla d’ la tous.
Saperi locali: In tutte le aree di ricerca è attestato l’uso
mangereccio, sebbene questo uso non sia documentato
per la primula di montagna “a gambo alto”, che era però
utilizzata a RORÀ e a SESTRIERE per preparare dei decotti
per la tosse. L’utilizzo più diffuso è per la preparazione
di minestre, dove poteva essere mischiata anche con altre
piante: a FENESTRELLE l’ortica e il couièt, a BOBBIO
PELLICE il tarassaco, le coste e le costine. Sempre a
BOBBIO PELLICE si faceva anche una vellutata di fiori di
primula. A PRAGELATO E A RORÀ si usavano i fiori per le
frittate, nonostante la primula non vi fosse comunemente
usata. A FENESTRELLE è attestato anche l’uso di foglie e
radici come rimedio per l’insonnia.

Botanica
Famiglia: Primulaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, costituita da una rosetta di foglie basali pubescenti, da cui
diparte il fusto alto 12-22 cm. I fiori si sviluppano all’apice del fusto in ombrelle dense formate da 515 fiori di colore giallo intenso.
Habitat: prati e boschi aridi, soprattutto di conifere. Fiorisce da aprile a giugno. Vegeta dal piano fino
ai 2300 m. È diffusa in tutto il Centro e Nord Italia.
Parti usate: le radici e i fiori sono utilizzate a scopo terapeutico come espettoranti nelle tossi grasse e
bronchiti, mentre le giovani foglie, raccolte in primavera, possono essere consumate sia crude che cotte.

128

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

pempiètta

Abriès

dialéit

Pragelato
(Grand Puy)

braiétta (pl.)

boun fënno

Chiomonte

Prali

cavalét

Bobbio Pellice

pimpinèlla

Perrero

Rorà

Bibiana

pampinéla

Prarostino

pimpinèla

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

pimpinéllo

pimpinéle (pl.)

pimpinèla (d’la tous)

pimpinélla (pl.)

Roure (Bourcet)

pimpi(n)éllo

Fenestrelle

cucuc - coucouc

�RABARBARO ALPINO
RUMEX ALPINUS L.
Oseille des Alpes

Per leggere la carta: La carta presenta un ristretto
ventaglio di risposte, anche perché non si è
indagata la denominazione della pianta nel
territorio di pianura o di prima collina, in ragione
della sua assenza alle basse quote: l’informatrice
di Villar Perosa segnala che la pianta non è
presente nel suo paese. Per quanto riguarda le
denominazioni raccolte, è possibile distinguere
fra quelle autoctone, del tipo lavas o tsèou, e quelle
mediate dall’italiano o dal francese (Rorà), del
tipo rabarbaro: si noti che è possibile supporre, per
queste ultime, un incrocio di referenti con il
rabarbaro domestico, come ci viene testimoniato
dall’informatore di Bobbio Pellice, che usa il
nome italiano per indicare il Rheum raponticum
L. o il Rheum rhabarbarum undulatum L.
Saperi locali: Il rabarbaro alpino è conosciuto in
buona parte dell’area d’indagine, sebbene nella
zona montuosa, dove vegeta, si registri una
maggior
ricchezza
di
informazioni.
Gli
informatori distinguono tra il rabarbaro
spontaneo e quello da piantare nell’orto, contro il
muro o in zona esposta al sole; l’uso più comune,
soprattutto di quest’ultimo, è quello di farne una marmellata, un poco amara (PRAMOLLO, PRALI,
PRAGELATO); questo è anche l’unico uso attestato in pianura. In montagna si usa anche aggiungerne
un poco alle mele cotte (BOBBIO PELLICE). La varietà spontanea cresce tra le ortiche nei terreni ben
concimati, ad esempio dal letame delle vacche (PRALI, BOBBIO PELLICE), oppure in terreni umidi
sotto al bachas (ROURE). Pianta acidula e fresca, il rabarbaro selvatico veniva usato d’estate per tenere
il burro al fresco (BARDONECCHIA, PRAGELATO, ROURE) o per involvere l’impasto delle calhëtta (un
piatto a base di patate grattugiate, PRALI). Apprezzato dalle vacche al pascolo, a Fenestrelle si attesta
l’uso della radice in decotto, come regolatore dell’intestino. L’uso della pianta in minestra, quando è
ancora piccola, è conosciuto ma non diffuso proprio per via dell’acidità (ROURE).

129

�Botanica
Descrizione: sono piante perenni, di grandi dimensioni e rigogliose, con robusti rizomi da cui viene
emesso ogni anno un nuovo apparato vegetativo, fusti eretti e ramificati in alto e striati, alti dai 60 ai
120 cm. Le foglie, di grandi dimensioni, sono in gran parte riunite in una rosetta basale con margine
intero o dentato, più o meno ondulato. I fiori sono bisessuali, riuniti in pannocchie terminali
lungamente peduncolate che possono raggiungere alcuni decimetri di lunghezza.
Habitat: la specie domestica si trova comunemente coltivata negli orti, mentre quella selvatica è
diffusa nei pascoli e negli alpeggi, specialmente attorno alle aree di riposo del bestiame, alle malghe e
ai letamai. Vegeta dai 1500 ai 2400 m in tutta Italia escluse le isole.
Parti usate: a scopo medicinale è impiegata la radice del più noto rabarbaro cinese, che ha notevoli
proprietà toniche, digestive, depurative e lassative. Ma già anticamente, nelle vallate alpine, il
rabarbaro alpino veniva impiegato per le medesime proprietà. Le foglie possono essere impiegate
nelle insalate, ma l’uso più comune è quello di cuocerle ed utilizzarle come gli spinaci, ma attenzione
per l’alto contenuto di acido ossalico che conferisce alle foglie crude il caratteristico sapore acidulo:
devono essere consumate in piccole quantità e sono vivamente sconsigliate alle persone che soffrono
di gotta, reumatismi, artriti.

130

�Bardonecchia

tsèou

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

lavósa

Chiomonte

Prali

lavaso

Fenestrelle

lapòs

Bobbio Pellice

lavas

Perrero

rabarbaro

Roure (Bourcet)

lavasa (pl.)

rubarba

Rorà

Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

rabarbaro

�RAPERONZOLO
CAMPANULA RAPUNCULUS L.
Campanule raiponce

Per leggere la carta: La denominazione più diffusa è
rampun, con alcune eccezioni (rambanella a Fenestrelle,
stesso tipo lessicale con diversa suffissazione). È più
facile che il nome venga da rapa con suff. one(m)
incrociato con rampa, con conseguente mantenimento
dell’occlusiva. Gli informatori di Bibiana e Bobbio
Pellice esprimono dei dubbi sulle loro risposte.
Saperi locali: Non è ovunque utilizzato, anche se è
piuttosto conosciuto: dagli informatori; è messo in
evidenza il caratteristico fiore rosa - violaceo
(PRAMOLLO) e la crescita spontanea nelle rive e negli
orti. La radice cruda tagliata a pezzetti, che si raccoglie
in primavera («quando mette le foglioline gli vai
dietro» PERRERO), si mangia in insalata insieme ad altre
erbe. La rosetta di foglioline alla base viene consumata
in frittata a VILLAR PEROSA.

Botanica
Famiglia: Campanulaceae
Descrizione: pianta erbacea biennale, alta dai 30 ai 60 cm, con radice bianca, ingrossata e carnosa. Le
foglie basali sono disposte a rosetta, di forma oblunga, di colore verde chiaro e si sviluppano a fine
autunno e inizio primavera. A primavera inoltrata, si sviluppano le foglie lungo il fusto, lanceolate e
alterne e il fiore, viola-bluastro, peduncolato a forma di campanula.
Habitat: diffuso negli incolti, campi, vigne, oliveti e radure boschive. Vegeta dal livello del mare ai
1.500 metri; fiorisce da maggio a luglio ed è presente in tutta l’Italia.
Parti usate: le radici carnose e le foglie giovani basali sono usate in cucina.

131

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

Chiomonte

Prali

Fenestrelle

Bobbio Pellice

rabba ëd tèra

Perrero

rampoun

Roure (Bourcet)

rambanella

Rorà

Luserna
S. Giovanni

rampoun
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

rampoun

Pramollo

rampoun

gabiusa plise ënvèrse
- rampoun

�SAPONARIA OFFICINALIS
SAPONARIA OFFICINALIS L.
Saponaire Officinale

Per leggere la carta: È stato possibile
raccogliere le denominazioni dialettali della
saponaria solo in tre località: Pragelato, Bobbio
Pellice, Bibiana. In due casi i nomi dialettali
sono costruiti sulla stessa radice dell’italiano
“sapone”, mentre a Bibiana si fa riferimento al
verbo “lavare”.
Saperi locali: La pianta cresce in abbondanza
ma è identificata solo in alcune località
dell’area di indagine: le denominazioni
dialettali riflettono l’uso come ‘sapone’
naturale (uso attestato a BOBBIO PELLICE e
BIBIANA). A BOBBIO PELLICE si specifica che la
saponaria veniva utilizzata quando il sapone
fatto in casa non era sufficiente, per lavare i
capi più piccoli.

Botanica
Famiglia: Caryophyllaceae
Descrizione: Pianta perenne, erbacea, provvista di rizoma strisciante e ramificato di colore bruno
rossastro; i fusti, alti fino ad 1 metro, sono eretti o ascendenti, glabri o leggermente pubescenti,
talvolta legnosi alla base. Gli steli hanno foglie opposte, ovali, oblunghe e ricurve, le inferiori
brevemente picciolate, le superiori opposte ai nodi, ricoperte di peli corti o glabre. I fiori di colore
rosa più o meno intenso, con 5 petali appena smarginati, sono riuniti in cime compatte all’apice degli
steli. Emanano un delicato profumo, soprattutto verso sera.
Habitat: predilige i terreni freschi e umidi, vicino ai corsi d’acqua, aree ruderali e campi. Fiorisce da
giugno a ottobre, vegeta fino ai 1000 m. ed è presente in tutta l’Italia.
Parti usate: le radici, contengono delle sostanze, le saponine, che hanno la proprietà di produrre
schiuma a contatto con l’acqua. Possono essere inoltre utilizzate in ambito terapeutico per la loro
azione mucolitica ed espettorante a livello bronchiale ma vanno assunte con moderazione, data la
loro tossicità.

132

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

savouno

Chiomonte

Prali

Fenestrelle

Bobbio Pellice

èrba dël savoun

Perrero

Roure (Bourcet)

Rorà

Bibiana

èrba lavoira

Prarostino

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

Villar Perosa

�SILENE
SILENE VULGARIS (M.) GARCKE
Silène enflé

Per leggere la carta: Dei due tipi più attestati, il primo
(eicouplòou, schoupet, etc.) rimanda allo scoppiettìo che
si può produrre per gioco con i fiori, come è ricordato
a Pragelato; il secondo, cuièt, diffuso in tutta l’area
piemontese (da coi, ‘cavolo’) rimanda all’uso
alimentare.
Saperi locali: È conosciuta e raccolta in tutta l’area
d’inchiesta. L’uso alimentare è piuttosto attestato: in
prati non molto concimati, dove il terreno è un po’ più
povero (LUSERNA) le foglie erano raccolte piccole e
tenere, prima che risultassero fibrose; si mettono in
minestra (PRAGELATO, PRAROSTINO) o in padella come
fossero spinaci (PRAROSTINO): in ogni caso non si
consumano crude. Per altri è da darsi solo alle vacche,
come foraggio (ROURE), e comunque non va utilizzata
per l’alimentazione umana.

Botanica
Famiglia: Caryophyllaceae
Descrizione: pianta erbacea, con un fusto che può raggiungere anche i 50-60 cm di altezza, sottile ed
eretto. Le foglie, verde cenere con una venatura biancastra centrale, sono opposte e ovali. Sulla cima
dei gambi sono disposti i fiori, bianchi e di forma panciuta e ovoidale.
Habitat: erba infestante, è comune nei prati, dalla pianura alla montagna, oltre che ai bordi dei
sentieri e nelle aree ghiaiose. Fiorisce da maggio a ottobre. Vegeta dal livello del mare ai 2800 m. ed è
presente in tutta Italia.
Parti usate: in cucina si usano i germogli teneri, raccolti all’inizio della primavera, quando sono
appena lunghi 5-6 cm per poi essere sbollentati e mangiati come contorno di altre pietanze.

133

�Bardonecchia

clopes

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

eschoupé (pl.)

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

icloupaou

eicouplòou

Chiomonte

Prali

schoupét

Fenestrelle

eicloup

Bobbio Pellice

schoupét

Perrero

couiét

Roure (Bourcet)

Luserna
S. Giovanni

chouquëtte

Rorà

couièt

cuièt
Bibiana

Prarostino

schouplèt

Pramollo

Villar Perosa

s-ciuflèt

�TANACETO
TANACETUM VULGARE L.
Tanaisie

Per leggere la carta: L’area delle Valli Valdesi è piuttosto compatta
nel definire la pianta con il tipo lessicale tanaìa, in diverse vesti
fonetiche (a Prarostino l’informatrice sostiene che il tanaceto si
possa chiamare anche arquibus, dal nome del noto liquore che si
produce con la pianta). La Valle di Susa presenta invece due
denominazioni distinte, senboun frizà a Bardonecchia e shartreuzo a
Chiomonte: anche quest’ultima deriva probabilmente dal celebre
liquore Chartreuse.
Saperi locali: Il tanaceto è conosciuto e utilizzato in quasi tutta
l’area di indagine; pianta spontanea e semispontanea, cresce spesso
ai margini degli orti. L’uso alimentare è quello tipico delle erbe
primaverili, e viene cucinato soprattutto in frittata (BIBIANA,
VILLAR PEROSA, PERRERO, PRALI). L’uso medicamentoso è ancora
ben conosciuto, confortato da alcuni detti: «Tanaìo, tanaìo së ma
màire të sabìo dë soun mâl i nën garìo» (“Tanaceto, tanaceto, se mia
madre ti avesse conosciuto sarebbe guarita dal suo male) (PRALI),
«Së onnhi donna sabësse la virtù d’ la tanaìa pa nen ort saria sënsa» (“Se
ogni donna conoscesse le virtù del tanaceto, nessun orto ne sarebbe
privo”) (BOBBIO PELLICE). In tisana, si usava come digestivo e per «purgare il sangue» (ROURE), se ne
attesta anche un uso veterinario, contro i vermi e in generale per il mal di pancia dei vitelli
(FENESTRELLE); si dava anche un beverone alle vacche che avevano appena partorito, probabilmente
come disinfettante (PRAMOLLO).
Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: Pianta erbacea perenne da 60 a 120 cm di altezza, fortemente aromatica, con un rizoma
strisciante e ramificato, legnoso, provvista di fusti eretti, fogliosi e ramificati nella parte superiore.
Foglie con picciolo di 5-15 cm, alterne, glabre, seghettate sul bordo; le foglie del caule inguainanti
presentano sul retro delle piccole ghiandole. Le infiorescenze sono all’apice del fusto disposti in
corimbi compatti, densi ed appiattiti con fiori tubulosi di un color giallo-oro.
Habitat: diffusa nei terreni incolti, lungo i corsi d’acqua e i pendii erbosi di montagna fino ai 1600 m.
Fiorisce da giugno a settembre ed è presente in tutta l’Italia escluso il sud.
Parti usate: le sommità fiorite e le foglie. Per l’alto contenuto in olii essenziali e principi amari, vanta
proprietà amaro-toniche, digestive e febbrifughe. Inoltre si usava abitualmente per profumare
ambienti e biancheria, come insetticida per eliminare o tenere lontano pidocchi, pulci e tarme dai
materassi, dai sacconi e dalle cucce degli animali domestici e repellente per allontanare i topi dai
depositi di granaglie. È bene ricordare che, se assunto ad alti dosaggi, risulta tossico a causa della
presenza di tujone (soprattutto nell’o.e), che provoca spasmi muscolari ed è eccitante.

134

�Bardonecchia

Arvieux

senboun frizà

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

tanaìa

shartreuzo

Chiomonte

Prali

tanaìo

Fenestrelle

tanaìo

Bobbio Pellice

tanaìa

Perrero

tanaìo

Roure (Bourcet)

tanarìo

tënaìa

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

Prarostino

tënaìa - arquibus

Villar Perosa

tanaìa

Pramollo

tanaìe

tanaìa

�TARASSACO
TARAXACUM OFFICINALE L.
Pissenlit

Per leggere la carta: I nomi del tarassaco sono ben studiati
(ad es. da S. Canobbio e T. Telmon in Miscellanea per
Giuliano Gasca-Queirazza, Alessandria 1988): la densità di
punti della nostra inchiesta porta dunque alcune conferme.
Semplificando, l’area di parlata piemontese si attesta sul
tipo ‘girasolÉ, il tipo ‘muso porcino’ è ben riconoscibile nelle
forme della val Pellice; meno riconoscibile, ma riconducibili
allo stesso tipo le denominazioni in alta val Chisone e
Germanasca, in val di Susa e in Queyras. ‘Cicoria’ è un tipo
legato all’uso alimentare testimoniato a San Germano.
Saperi locali: Il tarassaco si trova nei prati ben concimati; a
PERRERO si usava andare a raccoglierlo in montagna, dopo
lo scioglimento delle slavine, nei prati dove andavano a
riposare le mucche. I tarassaci si raccolgono appena
spuntano, per metà ancora sottoterra, e risultano
tenerissimi e per niente amari. Si possono mangiare prima
che mettano il fiore, quando le foglioline sono piccole e
tenere, crudi in insalata, magari aggiungendo un uovo e del
limone, oppure sbollentando le foglie e passandole in padella come uno spinacio. Invece la radice
andrebbe raccolta in autunno; questa si fa seccare, si spezzetta e poi si fa bollire in acqua. Il decotto
veniva usato come depurativo per i reni, il fegato e il sangue e per le inappetenze.

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 20 ai 30 cm, con uno stelo cavo e privo di foglie. Da
questo, se spezzato, fuoriesce un lattice bianco. Le foglie sono tutte riunite in una rosetta basale, di
forma oblunga e molto diversificate fra loro (alcune quasi intere, altre irregolarmente lobate o
dentate). I fiori sono riuniti in capolini singoli di colore giallo all’apice del fusto. Da ogni fiore si
origina un achenio (frutto secco), provvisto del caratteristico pappo: un ciuffo di peli bianchi, che
agisce come un paracadute, essendo trasportato dal vento e agevolando così la dispersione del seme.
Habitat: prati, pascoli, sentieri, terreni sia fertili sia incolti. Fiorisce da febbraio a maggio in massa e
poi per tutto l’anno, inverno escluso. Vegeta in tutta l’Italia dal livello del mare ai 1700 metri.
Parti usate: in cucina si usano le tenere e giovani rosette primaverili crude o cotte e come verdura
depurativa primaverile. Mentre la radice e le foglie vengono usate per le loro proprietà diuretiche,
depurative, come disintossicante epatico e come amaro-tonico nei problemi digestivi.

135

�Arvieux

moureù

Bardonecchia

mërpounsìe

Aiguilles

Sestriere

Abriès

chardeui

marì poursin

Pragelato
(Grand Puy)

maripoursin

Roure (Bourcet)

malpoursin

Prali

Bobbio Pellice

mourepoursin

Rorà

Luserna
S. Giovanni

girasul
Bibiana

Prarostino

mourëpoursin

Villar Perosa

girasul

mourepoursin girasoul - pisanlì

Pramollo

mourpoursin

mourepoursin

mourpoursin

Perrero

virasouléilh - marpounsin

Fenestrelle

maripoursin

arvisiiòou - roussilhòou

Chiomonte

�TIMO SERPILLO
THYMUS SERPYLLUM L.
Serpolet

Per leggere la carta: La carta linguistica si presenta
compatta, con il tipo corradicale all’italiano serpillo che
emerge in quasi tutte le località per le quali si è
ottenuta una risposta. Si noti infine che l’informatrice
di Villar Perosa, nel parlato spontaneo, usa
l’accentazione comune alle altre località: sërpoùl.
Saperi locali: Il timo serpillo si raccoglie sulle pietraie
o sui terreni meno fertili, sui bordi delle strade. L’uso
più conosciuto e attestato in quasi tutta l’area
d’indagine è quello in tisana e in decotto e per la
preparazione del liquore (in tempi più recenti), la
funzione quella digestiva di stimolo dell’appetito.
Come pianta aromatica si usa per la carne, soprattutto
l’arrosto (PRAGELATO, PRAMOLLO, PRALI) o nei boudin.
Più raro l’uso medicamentoso (attestato anche a
BARDONECCHIA): vi si ricorreva per alleviare la tosse
e, schiacciando la pianta fresca sulla pelle, per
diminuire il bruciore delle punture (FENESTRELLE,
PERRERO).

Botanica
Famiglia: Lamiaceae
Descrizione: piccolo arbusto aromatico, con fusti striscianti sul suolo, che a ogni nodo produce delle
radici avventizie da cui dipartono altri piccoli fusti. Le foglie, pubescenti, sono distanti nei rami fertili
e avvicinate in quelli sterili e sono di forma ovale e leggermente allungata. I fiori, rosati, sono
raggruppati all’apice dei fusticini.
Habitat: predilige i terreni incolti, soleggiati, tra le rocce e lungo i pendii erbosi. È diffuso dalla
pianura alla montagna fino ai 2200 m. Fiorisce da aprile ad agosto.
Parti usate: le sommità fiorite sono impiegate in ambito terapeutico sotto forma di infusi, in caso di
tosse, bronchiti e per stimolare l’apparato digestivo. Inoltre l’olio essenziale ha azione antisettica e
balsamica. Infine in cucina viene largamente utilizzato per insaporire carne e pesce.

136

�Bardonecchia

serpoun

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

serpoul

Abriès

serpoul

Pragelato
(Grand Puy)

serpoul

serpoulh

Chiomonte

Prali

sërpoul

Fenestrelle

sèrpoul

Bobbio Pellice

sërpoul

Perrero

Roure (Bourcet)

seipoul

sërpoul

Rorà

Luserna
S. Giovanni

sërpul
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

sërpoul

Pramollo

sërpoul

së’rpul

�VALERIANELLA
VALERIANELLA LOCUSTA L. (LATERR.)
Mâche

Per leggere la carta: Le denominazioni raccolte nelle Valli
Valdesi sono tutte riconducibili a un tipo lessicale, da intendersi
come ‘insalatina’, spia dell’uso alimentare; lo stesso uso
potrebbe essere alla base della forma raccolta a Bardonecchia
(letteralmente “dolcetta”). A Chiomonte è invece stato elicitato
ranpounsoun, di motivazione oscura.
Saperi locali: Conosciuta e utilizzata in tutta l’area d’inchiesta
montana e pedemontana, meno in pianura: si sottolinea come ci
sia chi va a raccoglierla in montagna perché è più piccola.
Spontanea, si sottolinea come cresca nei campi coltivati, dove la
terra è stata concimata o dissodata e non nei prati dove rimane
soffocata tra le altre erbe (FENESTRELLE, ROURE, PERRERO,
PRAMOLLO), o nei fossi freschi «quando si inizia a fare il prato
avvicendato». L’uso è sempre alimentare (mai medicinale, si
sottolinea a PRAGELATO): si mangia in insalata, meglio se con
delle uova sode.

Botanica
Famiglia: Caprifoliaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, con foglie inferiori disposte in una rosetta basale, di forma
oblunga, mentre quelle superiori sono leggermente più dentate. La rosetta fogliare si forma nel
primo autunno, mentre lo stelo fiorale nella primavera successiva. Le infiorescenze sono formate di
piccoli fiori raccolti in corimbi di colore azzurro tendente al bianco.
Habitat: comune nei prati, nei campi, nei vigneti e negli incolti. Fiorisce da aprile a maggio ed è
diffusa in tutta l’Italia dal livello del mare ai 1400 m.
Parti usate: la rosetta basale, raccolta quando è tenera e priva dei fiori, è usata in cucina, soprattutto
come insalata. Ha un alto contenuto in vitamina A, C e in ferro.

137

�Bardonecchia

dousëtta

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

saladétta

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

serzèi

ranpounsoun

Chiomonte

Prali

saladét

Fenestrelle

saladina

Bobbio Pellice

Perrero

saladét

Roure (Bourcet)

saladin

sarzèt

Rorà

Bibiana

salëzèt

saladèt
Prarostino

Luserna
S. Giovanni

saladèt

Pramollo

Villar Perosa

salëzèt

�VERBASCO
VERBASCUM THAPSUS L.
Molène bouillon-blanc

Per leggere la carta: Prevalente il tipo ‘coda di volpe’ (o
almeno così interpretato), con riferimento alla forma del
fiore o forse anche della foglia. Le forme lëvioun/luvioun
continua il latino avedonem con concrezione dell’articolo:
da questa base si spiegano più facilmente forme come
lëvioun (Bobbio Pellice); forme con lu– forse potranno
essere aggiunte al dossier lupus (non il lupo, ma alle spalle
di luppolo/luvërtin). Si noti che gli informatori di Villar
Perosa iniziano dicendo di non conoscere il nome della
pianta, poi aggiungono la denominazione riportata
avvertendo che “si dice così in montagna”.
Saperi locali: A RORÀ, FENESTRELLE, PERRERO se ne
raccoglievano i fiori, che venivano poi fatti seccare (uso
attestato anche a PERRERO) e utilizzati per tisane o decotti
per curare tosse e catarro. A PRAMOLLO è riportato l’uso
dei fiori anche per le vacche. Veniva anche usato come
“carta igienica” per la consistenza delle sue foglie
(BOBBIO PELLICE).

Botanica
Famiglia: Scrophulariaceae
Descrizione: pianta erbacea, di aspetto molto variabile, con fusti alti fino a 2 metri, fogliosi, rigidi,
talvolta ramosi, con pelosità bianco-giallastra. La sua radice affusolata e cilindrica produce il primo
anno una rosetta basale costituita da grandi foglie, sino a 45 cm, obovate, molli, molto tomentose,
finemente seghettate, sessili o quasi. La rosetta basale dura nell’inverno e produce nel secondo anno,
un fusto alto e robusto coperto di foglie. I fiori sono raggruppati in fascetti di 6/7 elementi e formano
una lunga spiga di colore giallo pallido. I fiori vivono soltanto un giorno e sono costantemente
sostituiti da nuovi elementi.
Habitat: incolti, bordi stradali, scarpate e in generale suoli poveri. Cresce fino ai 1800 m, fiorisce da
maggio a settembre ed è presente in tutta l’Italia.
Parti usate: i fiori raccolti di primo mattino, non troppo maturi. Il fitocomplesso è emolliente,
espettorante, edulcorante, il che rende i fiori ottimi adiuvanti delle tisane espettoranti per tossi,
raffreddori e bronchiti.

138

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

gro shardoun

Chiomonte

Prali

Fenestrelle

couvóep

Bobbio Pellice

lëvioun

Perrero

counvolp

Roure (Bourcet)

Rorà

Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

coumvoùëlp

cua ’d vulp

�VERBENA
VERBENA OFFICINALIS L.
Verveine

Per leggere la carta: Tutte le denominazioni raccolte
risalgono allo stesso etimo cui risale l’italiano verbena,
pur con una certa variazione fonetica. L’informatrice
di Roure riferisce un termine che ha sentito usare a
Perosa Argentina; quella di Pramollo riporta la
denominazione appresa dal Dizionario Pons/Genre e
quella di Villar Perosa, non conoscendo il nome della
pianta, vi si riferisce come “cula ca pistu për le
contusioni“.
Saperi locali: La verbena era usata per preparare
tisane a BOURCET e a PERRERO per dare profumo agli
arrosti. Altro uso attestato è quello terapeutico. A
VILLAR PEROSA e RORÀ era pestata per preparare
impacchi contro botte, contusioni, infiammazioni e per
estrarre l’umido dalla pelle o dalle articolazioni. A
LUSERNA SAN GIOVANNI si prendeva, sempre pestata,
per curare i nervi.

Botanica
Famiglia: Verbenaceae
Descrizione: piccola pianta erbacea perenne, alta 20-40 cm con piccoli fusticini semi-legnosi alla base,
con foglioline lanceolate e dentate e piccoli fiori poco appariscenti raccolti in lunghe spighe sottili di
colore rosato.
Habitat: predilige i luoghi incolti e ruderali, margini delle strade e dei sentieri. Cresce in tutto il
territorio italiano dalla pianura fino ai 1000 m. Fiorisce da maggio a ottobre.
Parti usate: tutta la parte aerea della pianta fiorita è utile come antispasmodico per l’emicrania, nei
dolori gastrici, disturbi mestruali e nella menopausa, stimolazione della secrezione lattea e
facilitazione del parto se assunta nelle ultime settimane di gravidanza.

139

�Bardonecchia

vërvénë

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

verbéin

vervéno

Chiomonte

Prali

Fenestrelle

Bobbio Pellice

Perrero

vervénno

Roure (Bourcet)

veivéno

barbéna

Rorà

Luserna
S. Giovanni

verbéna
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

verbéna

Pramollo

barbéno

�VIOLA TRICOLOR
VIOLA TRICOLOR L.
Pensée sauvage

Per leggere la carta: La maggior parte delle denominazioni
raccolte appartiene al tipo corradicale dell’italiano violetta. La
pluralità di denominazioni per questo fiore così noto è
piuttosto diffusa: l’informatrice di Roure distingue fra lâ
viouléttâ bloia e lâ viouléttâ jaouna, a Prali viene citata anche la
forma viòoulëttin, che a Pramollo viene fatta corrispondere, al
femminile viòoulëtîna a “quelle bianche” (mentre quelle viola
sono viòoulëtta). Anche a Villar Perosa si sottolinea la
distinzione fra viole gialle e blu: ëd solit giaune, përché pöi cüìu
cle viulëtte chë sürtìu dop ël gran o la sél ca l’eru cite; së ün dis le
viole ëd muntagna sun le viole blö. Particolarmente interessanti
sono le forme attestate a Luserna San Giovanni (dove ci si
riferisce a “quella sul giallo col fiore piccolo e con i petali
superiori viola”) e a Bobbio Pellice, del tipo galletto. Tale
lessotipo, privo di riscontri in lessicografia, emerge anche nei
materiali dell’ALEPO, che alla voce I-II-267 viola del pensiero
registra un hapax a Villar Pellice: jalouquét.
Saperi locali: L’uso della viola è concentrato perlopiù in area
montana. L’utilizzo attestato con maggior frequenza è quello
di aromatizzare tè (BOBBIO PELLICE) o altre tisane; l’infuso di
violette è usato come tisana da sera (PERRERO), o come rimedio
per la tosse (FENESTRELLE), mal di testa e in generale per le malattie da raffreddamento
(PRAGELATO), per le sue proprietà antinfiammatorie (PRAMOLLO); l’effetto diuretico è attestato a
PRALI. A PRAROSTINO si testimonia l’uso di far cuocere il fiore, con aggiunta di burro e sale, contro la
bronchite. Altro uso è quello in minestra (LUSERNA SAN GIOVANNI), di riso e latte (RORÀ); a PRALI si
raccoglie la ricetta della poutillho di farina di mais e semola, a cui cottura ultimata erano aggiunte le
violette.
Botanica
Famiglia: Violaceae
Descrizione: pianta annuale o pluriennale con piccoli fusti eretti o ramificati. I fiori hanno
colorazioni ricche di varianti, ma in genere i petali superiori sono viola-bluastri, i due centrali
giallognoli o lilla e quello inferiore giallo con striature viola.
Habitat: prati, bordi di sentieri, terreni sia incolti che coltivati. Fiorisce da aprile a settembre dalla
pianura alla montagna.
Parti usate: le sommità fiorite sono impiegate per via interna ed esterna per varie affezioni: dalla
crosta lattea del lattante, eritemi e dermatiti infantili, eczemi negli adulti. Gli infusi sono anche
depurativi, diuretici, sudoriferi e febbrifughe.

140

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

vioulétta

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

viouléttë

vioulëtto

Chiomonte

Prali

Bobbio Pellice

jalouquèt

Perrero

Roure (Bourcet)

vioulétta (pl.)

viòoulëtto viòoulëttin

Fenestrelle

vioulètta (pl.)

Bibiana

viulëtta (pl.)

Prarostino

vioulëtte (pl.)

Luserna
S. Giovanni

vioulëtte (pl.)

Rorà

viulëtte (pl.)
Villar Perosa

galuchèt

Pramollo

viòoulëtta (pl.)
- viòoulëtîna

�SEZIONE III

141

�FIOR I E PIA NTE NEL PA TOU À D I
MENTO ULL ES E VILLA RET TO*
*L’inserto è stato interamente curato da Luca Martin Poetto.

ITALIANO

OCCITANO

NOME SCIENTIFICO

abete bianco
abete rosso
abrotano
acero campestre, oppio
acero montano
acetosa dei muri
acetosa dei prati
acetosella, carpigna
achillea odorosa
achillea villosa, genepì bianco
aconito
aconito. napello
agarico bianco

sòp
sufi
avreù
obbre
plòe
aseucclë da murs
aseucclë
èrbë da cucuc
róttë
dounsèrio
èrbo toro, èrbo d'la toro, toro
èrbo toro, èrbo d'la toro, toro
panouflo

agarico della ferula

champinhon

aglio
aglio selvatico
agrifoglio
albicocco
alchemilla
alloro, lauro
alno, ontano
altea, malvaccione
amarella, artemisia, canapaccia
ambretta. gallinaccio
anemone delle alpi
appio. sedano selvatico
aquilegia
aquilegia alpina
arancio
armeria volgare
arnica
asclepiade, erba seta,
vincetossico
asfodelo
asparago
assenzio

òlh
alhét
agréou
dramounhénc
sinqueno
lorié
vernë
malvavisc
arsemizë
gabiouzë
chabousèllë, javanél
appi
peiroulét, tennho-fìel
peirouét
orangié
érbo d'la caréa
tabacòs

Abies alba Miller.
Picea abies (L) H. Karsten.
Artemisia obrotanum L.
Acer campestris L.
Acer pseudoplatanus L.
Rumex scutatus L.
Rumex acetosa L.
Oxalis acetosella L.
Achilleo moschoto Wulfen.
Achillea nana L.
Aconitum onthora L.
Aconitum nopellus L.
Polyporus officinalis Fr.
Pleurotus eryngii var. ferulae
Lanzi.
Allium sativum L.
Allium vineale L.
Ilex aquifolium L.
Prunus armeniaca L.

malmégge
pouracchë
aspòrs
usénc

142

Laurus nobilis L.
Alnus glutinosa (L.)
Althea officinalis L.
Artemisia vulgaris L.
Knautia arvensis L.
Pulsatilla alpina Schrank.
Apium graveolens L.
Aquilegia vulgaris L.
Aquilegia alpina L.
Citrus sinensis (L.) Osbeck.
Armeria alpina Willd.
Arnica montana L.
Vincetoxicum hirundinaria
Medikus.
Asphodelus olbus Miller.
Asparagus offinalis L.
Artemisia obsinthium L.

�attaccamano
avena
avena folle
balsamina

glèttë
avénë
ovenando
belh 'om

bambagia selvatica

imortèlla

barba di capra. barba di becco,
coda dì volpe

aspòs salvagge

barbabietola gialla

bleò

barbabietola rossa

carottë roue

barbone. vite bianca
bardana, lappa
basilico
beccabunga
biancospino
bieta, bietola bianca, bietola da
coste
bistoria, serpentina
bonagra, ononide, restabovi
borraggine
bosso
botton d’oro
brugo
bulbocastagno
cadrangola, lupinella
caglio bianco, pergolato

boutla salvajja
lapòs
bazlicò
favaso
prusét

calamento, nepetella

èrbo d' l'encalament

calendula
calta
camedrio
camomilla
campanella dei prati,
raperonzolo
canapa

courteziò
sousì
calamandreò
canamillhë

Galium aparine L.
Avena sativa L.
Avena fatua L.
Balsamina hortensis L.
Antennaria dioica (L.)
Gaertner.
Aruncus dioicus (Walter)
Fern.
Beta vulgaris L. var. rapa
alba
Beta vulgaris L. var. rapa
rubra
Bryonia dioica Jacq.
Arctium lappa L.
Ocymum basi/icum L.
Veronica beccabunga L.
Crataegus oxiacantha L.
Beta vulgaris L. var. rapa
cicla
Polygonum bistorta L.
Ononis spinosa L.
Borrago officinalis L.
Buxus sempervirens L.
Trollius europaeus L.
Calluna vulgaris (L.) Hull.
Bunium bulbocastanum L.
Onobrychis viciifo/ia Scop.
Galium mollugo L.
Satureja calamintha ssp.
nepeta (L.) Link.
Calendula orvensis L.
Calendula officinalis L.
Teucrium chomaedris L.
Matricaria chamomilla L.

rambanèllë

Campanula rapunculus L.

chenobbou

cannella

canèllë

cappellini
carciofo
cardo
cardo dei campi, scardaccione
carice

léouso
artichoc
còrt
chardon
lécho

Cannabis sativa L.
Cinnamomum zeylanicum
Blume.
Agrostis stolonifera L.
Cynara scolymus L.
Cynara cardunculus L.
Cirsium arvense (L.) Scop.
Carex spp. L.

cóotë
erparô
ratabuou
bouraes
bóes
poupoul
brièrë
linsouét
jaét
èrbo da group

143

�carlina
carlina
carota
castagno

azenét
chardousë
pastounaddë
châtanhé

cavolaccio, farfaraccio

chaplòs

cavolo

choe

cavolo rapa

rabbë

cece
celidonia
cent'occhio, paperina

sizre
sireunnhë
pavarinë

centaurea

senlaouréo

Carlina vulgaris L.
Carlina acaulis All
Daucus carota L.
Fagus sativa Miller.
Petasites hybridus (L.) G.,
M. &amp; Sch.
Brassica oleracea L.
Brassica oleracea L. var.
gongyloides
Cicer arietinum L.
Chelidonium maius L.
Stellaria media (L.) Vili. s.
Centaurium umbellatum
Gilib.

centinoda, correggiola,
poligono maschio
cerchi delle streghe

tirasetco

Polygonum auiculare L.

arget vioù

cerfoglio comune

chofoulhét

ceserone. veccione, rubiglione
cicerchia
cicoria
cicuta
cilìegio
cìliegio
cinquefoglie
clematide vitalba
coda di volpe
colchico

pezarèl. pezarèllo
jaiso
sicori
sicuttë
sireizìe
sereezié
èrbo d' la sinquéno
aebeò courdélh
tartareò
anollhë,vacharèllë

colubrina, buon enrico

orla

consolida maggiore
convolvolo de i campi
crescione
crespino
croco
cumino dei prati
cuscuta
delfinio
ditola
dulcamara
edera
elleboro, veratro
epatica, erba trinità

érbo do panaris. niali
courioe
creison
pittou
freidouìnë
cummel
èrbo d' l'endurmio
clavèl-dent
brutia
amordou, amaradou
èirë
vràerë
èrbo dì bouisoun, trei-corn

Clitocybe geotropa Bull.
Anthriscus cerefolium (L.)
Hoffm.
Lathyrus silvestris L.
Lathyrus sativus L.
Cichorium inthybus L.
Conium maculatum L.
Prunus cerasus L.
Prunus auium L.
Potentilla reptans L.
C/emalis vitalba L.
Melampyrum orvense L.
Colchicum autumnale L.
Chenopodium bonus-enricus
L.
Symphitum officina/e L.
Conuolvulus arvensis L.
Nasturtium officinale R. Br.
Berberis vulgaris L.
Crocus albiflorus Kil.
Carum corvi L.
Cuscuta europaea L.
Delphinium elatum L.
Clavaria coralloides L.
Solanum dulcamara L.
Hedera helix L.
Veratrum album L.
Hepatica nobilis Schreber.

144

�equiseto, rasperella
erba cipressina
erba cornetta, fior di
cappuccino
erba crociana, uva di volpe
erba da taglio, pinguicola
erba di San Giovanni
erba giudaica
erba medica
erba nocitola
erba passa, pinocchiella, erba
pignola

èrbë d'éetònh
laitin

Equisetum arvense L.
Euphorbia cyparissias L

chouquetta

Consolida regalis S. F. Gray.

tosi
èrbë d ' la talhèurë
raffi
chanavèllo
luzèrnë
choiìlét

Paris quadrifolia L.
Pinguicola uulgaris L.
Glechoma hederacea L.
Galeopsis tetrahit L.
Medicago sativa L.
Laserpitium latifolium L.

picouloump. pitocouloump

Sedum album L.

argrò, eulh grò, gaoudri,
mounnha
eichaletto
èrbo d ' San Péire, sampéira

Peucedanum ostruthium (L.)
Koch.
Asplenium trichomanes L.
Tanacetum balsamita L.

pan d'uzuèl

Briza media L.
Parietaria officinalis L.
Anchusa officinolis L.

evonimo, fusaggine
faggio
fagiolo
fagiolo

pan-chaoudét
bouraes
bourai di champ o salvagge,
lengo bouvino
bounét d'préire
faou
fataccou
féezeul

falsa camomilla

caramilhas

farfaro, tossilaggine
farinaccio selvatico

pimpèttë, ounglètto
senîclë

Evonymus europaeus L
Fagus si/vatica L
Phaseolus coccineus L.
Phaseolus uulgaris L.
Tripleurospermum inodorum
(L.) Sch.-Bip.
Tussilago farfara L.
Chenopodium album L.

erba rena. imperatoria
erba rugginina
erba Santa Maria
erba tremolina, tentennino, poa
delle Alpi
erba vetriola, muraiola
erba viperina
erba viperina

Echium vulgare L.

farinaccio, sorbo di montagna,
sorbo bianco
fava
favagello. ficaria

aié

Sorbus aria Crantz.

fòvë
coulhandro

felce

Fiougë

felce dolce, regolizia
festuca di montagna
fico
finocchiella , finocchio alpino,
imperatrice
finocchio
fior di stecco, mezereo
fiordaliso

ergaìsi, arizouzèttë
ventre·mol
figuié

Vicia faba L.
Ranunculus fica ria L.
Pteridium aquilinum (L.)
Kuhn.
Polypodium vulgare L.
Festuca flavescens Bell.
Ficus carica L.

sitra

Meum athamanticum Jacq.

fenoulh
péou re mat
parsòc

Foeniculum vulgare Miller.
Daphne mezereum L.
Centaurea cyanus L.

145

�fragola
frangola, ontano nero
frassino
frumento

maeousié
cournouié
fràesë
froument

frumento marzuolo

froument trame

fumosterno
funghi parassiti delle
graminacee (carboni)

frumentèro

Fraga ria uesca L.
Frangula alnus Miller.
Fraxinus excelsior L.
Triticum vulgare Vill.
Triticum aestiuum L. var.
typicum
Fumaria officina/is L.

charbouclë

Ustilago spp.

fungo dell'esca

bazano

fungo dell'esca
gallinaccio
garofano
garofano alpino
genepì
genepì femmina
genepì maschio
genziana delle nevi
genziana maggiore
genzianella
giaggiolo, ireos
giglio bianco
giglio rosso
ginepro
girasole
gittaione. nigella
giunco

gramigna
gramigna

bazano
garittë
garofou
garofou salvagge
gienepi fumél
genepì fumél
genepì môclë
chaouso d · cucuc
gensònë
diòe, gensanettë
coutònë
lis
senjouòn
genébbrë
viro-soulélh
nélo
jounc
èrbo d'Id chamma, Santo
Mario
gramon
gramon

grano saraceno

granét

grano saraceno

granét blanc

iperico
ipomea
ippocastano
lamio bianco
lampone
lapazio. rabarbaro alpino
larice
lassana

trafourèllë
couriolo d' jardin
châtanhé d'Indi
urtio morto
ampié
lavòsë, lapòs
bleton
jalino gròsë

giusquiamo nero

146

Fomes Jomentarius (Fr.)
Kickx.
Fomes ignarius (Fr.) Kickx.
Cantharellus cibarius Fr.
Dianthus caryophyllus L.
Dianthus neglectus Loisel.
Senecio incanus L.
Artemisia mutellina Vill.
Artemisia genipi Weber
Gentiana verna L.
Gentiana lutea L.
Gentiana acaulis L.
Iris germanica L.
Lilium candidissimumum L.
Lilium bulbiferum L.
Juniperus communis L.
Helianthus annuus L.
Agrostemma githago L.
Juncus effusus L.
Hyosciamus niger L.
Agropyron repens (L.) P. B.
Cynodon dactylon (L.) Pers.
Fagopyrum esculentum
Moench.
Fagopyrum tataricum (L.)
Gaertner.
Hypericum perforatum L.
Ipomea purpurea Lam.
Aesculus hippocastanum L.
Lamium album L.
Rubus idaeus L.
Rumex alpinus L.
Larix decidua Miller.
Lapsana communis L.

�Lattugaccio

ameougie, amoougie

lavanda

lavandë

lentaggine, viburno
lenticchia
levistico
lichene
lichene d"islanda
ligustro
lillà, serenella
limone
lino
lucciola
lucciola
lunaria
lupino
luppolo
mais
malva

tatié
lentillhë
sisilio
pan 'd chabbrë
èrbë d' la vèllhë
sangre
lilà
limoun, sitron
lin
chebelùa
chebelùo
èrbo d ' l'uo
luin
luvertin
méi
màevë

mandorlo

amandoulie

marconella
margherita
margheritina, pratolina
marrubio
martagone

marcouréllo
margarittë
margarittë
maroubi
martagon

matricaria

reichaoudo

mazza di tamburo
mazzolina
melo
melo cotogno
melo selvatico
menta
menta piperita

cucuméllë
pè d' lèoure
poumié
coudonh
poumìe salvagge
mentë
mentë

menta selvatica , mentastro

mentôtrë

millefoglie
mirtillo
mirtillo rosso
morella. erba morta. Solano
degli orti
mughetto
narciso

primmë -flour
eidrié
pan de féino, panféino
mourèlla
muguét
pancoutë

147

Chondrilla juncea L.
Lavandula angustifolia
Miller.
Viburnum lantana L.
Lens culinaris Medikus.
Levisticum officina/e K.
citraria islandica
Cetraria islandica Ach.
Ligustrum vulgare L.
Syringa vulgaris L.
Citrus limon L.
Linum usitatissimum L.
Luciola nivea (L.) DC.
Luzula lutea (All.) DC.
Botrichium lunaria (L) Sw.
Lupinus albus L.
Humulus lupulus L.
Zea mays L.
Malva si/vestris L.
Prunus dulcis (Miller) D. A.
Webb.
Mercurialis perennis L.
Leucanthemum vulgare Lam.
Bellis perennis L.
Marrubium vulgare L.
Lilium martagon L.
Tanacetum parthenium (L.)
Sch.
Lepiota procera Pers.
Dactylis glomerata L.
Malus communis Poir.
Cydonia oblonga Miller.
Malus si/vestris Miller.
Mentha spicata L. em Harley
Mentha piperita L.
Mentha longifolia (L.)
Hudson em. Harley.
Achillea millefolium L.
Vaccinium mirtillus L.
Vaccinium uitis-idaea L.
Solanum nigrum L. em.
Miller.
Convallaria maialis L.
Narcissus poeticus L.

�nasturzio, tropeolo, cappuccina
nepetella
nespolo
nigritella
nocciolo
noce
nontiscordardimé
olivo

capusino
netto
nouflié
calhë-làet, pruzurètto
ouanhé
nouié
“aimez-moi", mamouà
ouivié

olmo

oemë

ontanello
ontano bianco
orecchio di sorcio, pilosella
origano
ortica
ortica
orzo
panace, sfondilio
panico
papavero da oppio
papavero selvatico
patata
peperone
pepolino , serpillo

draou
vèrno biancho
èrbo da runh
oourient
urtiò
urtìo gréo
eorgë
plantoursinë, chaabrèuc
baravai
donno doumétio
donnë
trifflë
pouvron
serpoul

pero

prusié

pero corvino
persicaria, sanguinaria
pesco
petacciola, piantaggine
petacciola, piantaggine
pino
pino cembro
pioppo tremolo
pisello
poa delle Alpi
polio
porro
pozzolella

maenchié
chàmba rouia
persié
plantònh
plantanh
pin
èlvou
àebrë
pée
pan d'uzuèl
pouliot
pourë
pousiano

prezzemolo

persilh

primula di montagna

cucuc

prugnolo

agrenié

148

Tropaeolum maius L.
Nepeta caloria L.
Mespilus germanica L.
Nigritella nigra Rehb.
Corylus avellana L.
Juglans regia L.
Myosotis palustris With .
Olea europaea L.
Ulmus campestris L. em.
Hudson.
Alnus viridis (Chaix) DC.
Alnus incana (L.) Mönch.
Hìeraclum pilosella L.
Origanum vulgare L.
Urtica dioica L.
Urtica urens L.
Hordeum vulgare L.
Heracleum sphondylium L.
Setaria italica (L.) Beauv.
Papaver somniferum L.
Papaver rhoeas L.
Solanum tuberosum L.
Capsicum annuum L.
Thymus serpyllum L. s. I.
Pyrus pyraster (L.)
Burgsdorf.
Amelanchier ovalis Medikus.
Polygonum alpinum All.
Prunus persico (L.) Batsch.
Plantago lanceolata L.
Plantago maior L.
Pinus siluestris L.
Pinus cembro L.
Populus tremula L.
Pisum satiuum L.
Poa alpina L.
Teucrium polium L.
Allium porrum L. em. Lam.
Portulaca oleracea L.
Petroselinum crispum
(Miller) A. W. Hill.
Primula veris L. em.
Hudson. s.l.
Prunus spinosa L.

�ranuncolo acre
ranuncolo glaciale
rapa
ravanello
ribes
riso
robinia

boutoun d 'or
carlino
rabbë
ravanin
uo-passerìe, uo-pastrìe
ri
gazillë, gaziò

rododendro

brousé

rosa canina
rosmarino
rovere, quercia
rovo
rovo
rovo erbaiolo
ruca

agouensié
rosmarin, rousmarin
rourë
rounzo follo
ronzë
pe-merle
ruggo

ruta
sabina
salice
salice
salice bianco
salvastrella, sanguisorba
salvia
salvia dei prati
sambuco di montagna
sambuco nero
santoreggia
scabiosa
scarleggia
scorsonera, barba di becco
scrofularia, ruta canina
segale
segale cornuta

senape
setaiola

róttë
sabino, sauino
sòi
sòi
gourié, sòi
sizeretto
sàevi
bonz-ommi
sèuc
sèuc
seréa
masouô
savio mouscatèllo
barbabouc
èrbo do urum
sèel, blà
San Peire, gran d' San Peire
ocuvìa, moutoun gra, poum
de chabbro
senëvvrë
porconi

silene

éeclop

semprevivo

sorbo selvatico, sorbo degli
uccellatori
spinacio
stella alpina
stellina odorosa

Ranunculus acris L.
Ranunculus glacia/is L.
Brassica rapa L.
Raphanus satiuus L.
Ribes rubrum L.
Oryza sativa L.
Robinia pseudo acacia L.
Rhododendrum ferrugineum
L.
Rosa canina L.
Rosmarinus officinalis L.
Quercus robur L.
Rubus caesius L.
Rubus fruticosus L.
Rubus saxalilis L.
Eruca sati va Miller.
Ruta graveolens L.
Juniperus sabina L.
Salix purpurea L.
Salix viminalis L.
Salix alba L.
Poterium sanguisorba L.
Salvio officinolis L.
Salvio protensis L.
Sambucus racemoso L.
Sambucus nigro L.
Saturejo hortensis L.
Centaurea scabiosa L. s. str.
Salvio se/area L.
Tragopogon pratensis L.
Scrophulario canino L.
Secale cereale L.
Claviceps purpurea (Fr.) Tul.
Sempervivum tectorum L.
Sinapis alba L.
Festuca cinerea Vill.
Silene vulgaris (Moench)
Garcke.

pissë

Sorbus aucuparia L

éepinòs
steiletlo
acuzoou

Spinacio oleracea L.
Leontopodium alpinum Cass.
Galium odoratum (L.) Scop.

149

�stipa
stramonio
susino
tamerice
tanaceto. aniceto

plumét
èrbë da derbon
brinhounhé
tamaris
tanaiò

tarassaco, piscialletto

marpoursin

tasso
tiglio
timo
topinambur

ziou
télh, tieul
tim
tupinabò

tragoselino maggiore

vali

trifoglio
trifoglio alpino

trafeulh
fion

trombone

troumboun

uva di monte
uva orsina

pimbarlet, pimerlet
pinmerlét

uva spina

gruzèllë

valeriana

saadét

veccia
verbasco, tasso barbasso
verbena
veronica
veronica
vescia di lupo
vilucchione
viola del pensiero
viola di montagna
viola gialla
viola tricolore
viola, violetta
violaciocca rossa
vite
zafferano
zucca
zucca
zucca

vesso
couvoép
barbéno
gipertèro
té d' mountannhë
pét de loup
courioe
pansé
viouettë
viouletto jaouno
viouletto biancho, vioouletin
viouletto, vioouletto
vioulìe
vis
safran
coucourdoun
cóssë
coucourdo

zucca del pellegrino

boutto rabbo

zucchino

cousot

150

Stipa pennato L. s. I.
Datura stramonium L.
Prunus domestica L.
Myricaria germanica L.
Tanacetum vulgare L.
Taraxacum officinale Weber s
.
Taxus baccata L.
Tilia platyphyllos L.
Thymus vulgaris L.
Heliantlius tuberosus L.
Pimpinella maj)r (L.)
Hudson.
Trifolium spp.
Trifolium a/pinum L.
Narcissus pseudo narcissus
L.
vaccinuim vitis
Arctostaphylos uva ursi L.
Ribes grossularia L. var. uva
crispa
Valerianella locusta (L.)
Laterrade em. Betcke.
Vicia sativa L.
Verbascum thapsus L.
Verbena officinalis L.
Veronica allionii Vill.
Veronica prostrata L.
Lycoperdon spp.
Calystegia sepium (L.) R Br.
Viola tricolor L. ssp. tricolor
Viola calcarata L.
Viola biflora L.
Viola tricolor L.
Viola odorata L.
Matthiola incana (L.) R. Br.
Vitis vinifera L.
Crocus sativus L. em. Hill.
Cucurbita maxima DC.
Cucurbita pepo L.
Lagenaria vu lgaris Ser.
Lagenaria siceraria (Molina)
Standley.
Cucurbita minima L.

�FIOR I E PIA NTE NEL PA TOU À D I
PRAGELATO*
*L’inserto è stato interamente curato da Renzo Guiot.

ITALIANO
achillea
achillea s.f.
aconito
aglio orsino
s.m.
alchemilla
alpina
anemone
anemone
alpina
angelica
silvestre
angelica
silvestre
aquilegia
alpina
aquilegia
alpina
armèria
spinosa
arnica
arnica
arquebuse

artemisia

artemisia
officinalis
assenzio
astro dei
monti
benedetta

OCCITANO
SINGOLARE
l'
ipàrdzë
l'
armizë
tsousìa 'd la
'l
madònnë

PLURALE
louz
ipàrdzi
laz
armiza
tsousìa 'd la
lou
madònnë

l'

alhét

louz

alhéi

'l

parpleuië

lou

parpleuìs

la

lóbbë

lâ

lóbba

'l

fióoc

lou

fiócs

'l

sesialó ⁿ

lou

sesialón

'l

sesìë

lou

sesìëls

l'

icloupaou

louz

icloupaou

lou

gróo dials

'l

garoufanì ⁿ

lou

garoufanìn

'l
'l
l'

matagó ⁿ
tabacó ⁿ
arquibusë

lou
lou

matagón
tabacón

l'

asemizë

laz

arsemìza

l'

usènc

louz

usèncs

l'

usènc

louz

usèncs
marguerìtta
'd lâ ròttsa
tsabousèlla

lâ
la

tsabousèllë

lâ

151

NOTE

la fennë
virtouzë î
port
l'arsemizë fin
dint sa
tsamizë

PROVERBIO:
la donna virtuosa
porta l'artemisia fin
dentro la sua
camicia (ossia: la
conserva preziosa)

�borraggine
botton d'oro
caglio
odoroso
calendula
camomilla
campanula
campanula
campanula
cenisia
campanula
cenisia
campanula
soldanella
carlina
carota
centaurea
centaurea
piumos
cerfoglio
cirsio lanoso
colchico
crescione
croco s.f.
digitale
digitale gialla
grandi flora

'l
'l

bourài
boutó ⁿ d'ór

lou
lou

bourài
boutón d'ór

la

raparèllë

lâ

raparèlla

la
la
la

courtizìa
canamìllhë
cloutsèttë

lâ
lâ
lâ
lou

'l

diòl 'd lâ
ròttsa

courtizìa
canamìllha
cloutsètta
diàls da prô
diàls 'd lâ
ròttsa
diàls 'd lâ
ròttsa
diàls 'd
mountànnhë
tsardousa
pastounàdda
massoulô
flórs 'd lâ
masoulô
tsafulhéi
tsardón
anóllha
crisón
anóllha
diàls

lou
lou
lou

la
la
la

tsardousë
pastounàddë
massoulô

lâ
lâ
lâ
lâ

'l
'l
l'
'l
l'
'l
la

tsafulhét
tsardó ⁿ
anóllhë
crisó ⁿ
anóllhë
diòl
dzènsònë
salvàddzë
(velenouzë)

lou
lou
laz
lou
laz
lou

lâ

marguerìtta
dzaouna 'd
l'envèrs
floura roùia
da dzìrps
luzèrna

lou
lou

barbizìn
parpleuìs

doronico

lâ

epilobio

lâ

erba medica
erba rota
eriofori
farfaraccio

la
la
'l

luzèrnë
rout
parpleuië

farferugine

la

pimpiettë

lâ

pimpietta
(pëmpietta)

fior di giove
fioraio
fiordaliso

'l
'l
0

garoufanì ⁿ
fluristë
la massoulô

lou
lou
lâ

garoufanìn
fluristi
massoulô

152

.

CURIOSITA': dopo la fioritura le
foglie molto larghe (laz ounglètta)
erano un ottimo cibo per i maiali

.

�fiordaliso

'l përsòc

lou përsòcs

.
lou persòcs i
mallhon
l'iordze fin
din lou sôcs
.

PROVERBIO:
i fiordalisi
danneggiano l'orzo
fin dentro i sacchi

floura (flórs)

la fai pa nì
feullhë nì
flourë

MODO DI DIRE:
non mettere né
foglia né fiore essere sempre allo
stesso punto ossia
vegetare

lou suséi

.

fiordaliso

'l

persòc

lou

persòcs

fiordaliso

'l

përsòc

lou

përsòcs

fiore

la

flourë

lâ

fiore del
trifoglio
fioretto

la

flourèttë

lâ

garofanino

'l

garoufanì ⁿ

lou

garofano dei
ghiacciai

lou

genepì
femmina
genepì
maschio
genziana
amarella
genziana
bavarica
genziana
bavarica
genziana
lutea
giglio
giglio di s
giovanni
giglio
martagone
ginnadenia
delle zanzare
gramigna
kummel
lampone

la

dzensòn

'l

lis

lichene

'l

'l
'l

dzenepì ⁿ
fumèllë
dzenepì ⁿ
mòclë

lou

dzenepìn

lou

dzenepìn

lâ

sounàllha 'd
la ròttsa

lou

courbô

louz

èou 'd ràttë

lou

lis
coucounéi 'd
lâ ròttsa

lou

'l
'l
l'

gramó ⁿ
cummèl
òmpë
pó ⁿ 'd
tsabbrë

flourètta
garoufanìn
da prô
pëchô
garoufanìn
'd lâ ròttsa

lou

matagón

lou

suséi dâ prô

lou

gramón

laz

òmpa
pón 'd
tsabbrë

lou

153

�lilla

'l

lilla

linaria alpina
lupinella di
monte
maggio
ciondolo
margherita
margherita
alpina
martagone
menta
silvestre
menta
silvestre
mentastro
Miosodite
nano o
genzianella di
primavera
mirtillo
mirtillo
mughetto

lou
lou

'l

dzalét

lou

dzaléi

'l

San Jouò ⁿ

lou

'l

martagó ⁿ

lou

San Jouòn
marguerìtta
'd San Jouòn
martagón

'l

mentótrë

lou

mentótri

la

mèntë
lou

mentòtri

eulh 'd ràttë

louz

èou 'd ràttë

aièddrë
poumarlét

laz
lou

'l

muguét

lou

aièddra
poumarléi
muguéi
(mouguée)

lâ

l'

muscari
(cipollaccio
scuro)
narciso

'l

preirét

lou

la

lâ

nigritella

la

pancoutë
mó ⁿ da Boun
Diou

nigritella

nigritella
nigra
non ti scordar
di me
ombrellifera
di montagna
orchidea
ortica

lilla
suséi 'd
mountànnhë

lâ
lâ

preirée
(preiréi)

.

pancouta
món da
Boun Diou
mòn da
Boun Dìou e
da diàou

la

mó ⁿ 'da
Boun Diou e
da diàou

lâ

món da
Boun Diou e
dâ diàou

l'

èulh 'd rattë

louz

èou 'd ràttë

la

plantoursìnë

lâ

plantoursìna

la
l'

susèttë
urtìa

lâ
laz

susètta
urtìa

154

Letteralmente: “la mano di Dio e
del diavolo”, in quanto la radice è
formata da due piccole mani
contrapposte, una bianca e una
nera

�ortica (fiore)
papavero
papavero
paradisia
(giglio)
peonia
peverina
alpina
piantaggine
piè di gallo
pisello
servatico
pisello
servatico
potentilla
primula
maggiore
rabarbaro
alpino
ranuncolo
ranuncolo dei
ghiacciai
(bianco)
ranuncolo dei
ghiacciai
(misto)
ranuncolo
giallo
regina delle
alpi
regina delle
alpi
ribes alpino
rododendro

la

dònnë

laz
lâ
lou

l

dzilh

lou

dzilhs

la

pivouanë

lâ

la
'l

plantònë
plumét

lâ
lou

pivouana
garoufanìn
'd lâ ròttsa
plantòna
pluméi

'l

pezasìa

lou

pezasìa

la

pezòsë

lâ

pezòsa

la

regalìsshë

lâ

regalìssha

la

braièttë

lâ

braiètta

la

lavòsë

lâ

lavòsa

'l

boutó ⁿ d'ór

lou

boutón d'ór
lóbba
blòntza da
pràô

lou

lâ

lâ

lóbba 'd lâ
ròttsa

la

rózë

lâ

lóbba
dzàouna
réna 'd lâ
mountànnha
tsardousa
vioulètta
grouzèlla
brousée
(brouséi)
brousée
(brouséi)
róza

'l

bounzòmmë

lou

bounzòmmi

lâ

vioulètta
salvàddza

lâ

plònta gròsa

lâ
la

rénë 'd la
mountànnhë

lâ
lâ

la

grouzèllë

lâ

'l

brousét

lou

rododendro
rosa
salvia dei
prati
sassifraga
viola
sempre vivo
dei monti

urtìa
dònna
papaveri

lou

155

�semprevivo
senecio
alpino
soldanella
minore
spinacio di
montagna
stella alpina
stella alpina
stipa pennata
strigolo
strigolo s.m.
tanaceto
tanaceto
taràssaco
tarassaco
(fiore)
tasso
barbasso
Timo serpillo

tossilaggine

trifoglio
(fiore)
trifoglio
(generico)
tulipano di
bosco

la

plòntë gròsë

plònta gròsa

lou

matagón

la

cloutsèttë

lâ

cloutsètta

l'

òrlë

laz

òrla

l'
l'
'l
l'
l'
'l
'l
'l

itialèttë
itialèttë
plumét
icloupaou
asclóp
tanaìa
tanaìa
maripoursì ⁿ

laz
laz
lou
louz
louz
lou
lou
lou

itialètta
itialètta
pluméi
icloupaou
asclóps
tanaìa
tanaìa
maripoursìn
flórs dâ
maripoursìn

lâ
'l

couvólp

lou

couvólps

'l

serpoul

lou

serpouli

l'

unglèttë

laz

unglétta

'l

susét

lou

suséi

'l

trifeulh

lou

trifeulhs

la

poulìqquë

lâ

poulìcca

uva spina

la

vaso dei fiori

'l

veccia

'l

grouzèllë
blòntsë
vózë 'd lâ
floura
dzarslìa

veratro

'l

viola

la

viola bianca

lâ

lou

grousèlla
blòntsa
vózi 'd lâ
flórs (floura)
lou dzarslìa

vëràirë

lou

vëràiri

vioulèttë

lâ

vioulètta
vioulètta
blòntsa

lâ
lou

lâ

156

CURIOSITA’: quando il fiore
muore si sviluppano foglie nane
ma di notevole larghezza che
venivano date in pasto ai maiali
essendo tenerissime
.

.
Pianta velenosa spesso confusa
con la genziana ma con foglie
finemente pelose

�FIOR I E PIA NTE NEL PA TOU À DELL A
VAL GERMANASCA*
*L’inserto è stato tratto dal dossier pubblicato dalla rivista Beidana 37/2000 (con la prefazione di Andrea Genre).

ITALIANO

OCCITANO

NOME SCIENTIFICO

abete bianco
abete rosso
abrotano
acero campestre, oppio
acero montano
acetosa dei muri
acetosa dei prati
acetosella, carpigna
achillea odorosa
achillea villosa, genepì bianco
aconito
aconito. napello
agarico bianco

sap
sufi
avreù
obbre
plai, plaie
asuitta di mur
asuitta di pra
èrbo da cucuc, pan d 'ozèi
routto
dounsèrio
èrbo toro, èrbo d'la toro, toro
èrbo toro, èrbo d'la toro, toro
panouflo

agarico della ferula

champinhoun

aglio
aglio selvatico
agrifoglio
albicocco
alloro, lauro
alno, ontano
altea, malvaccione
amarella, artemisia, canapaccia
ambretta. gallinaccio
anemone delle alpi
appio. sedano selvatico
aquilegia
aquilegia alpina
arancio
armeria volgare
arnica
asclepiade, erba seta,
vincetossico
asfodelo
asparago
assenzio

alh
alhét
agréou
dramounhénc
lorie
vèrno nìero
malvavisc
ersemizo
gabiouzo
fioc, guigoun, guigounét
appi
peiroulét, tennho-fìel
peiroulét
orangìe
érbo d'la caréa
tabacas

Abies alba Miller.
Picea abies (L) H. Karsten.
Artemisia obrotanum L.
Acer campestris L.
Acer pseudoplatanus L.
Rumex scutatus L.
Rumex acetosa L.
Oxalis acetosella L.
Achilleo moschoto Wulfen.
Achillea nana L.
Aconitum onthora L.
Aconitum nopellus L.
Polyporus officinalis Fr.
Pleurotus eryngii var. ferulae
Lanzi.
Allium sativum L.
Allium vineale L.
Ilex aquifolium L.
Prunus armeniaca L.
Laurus nobilis L.
Alnus glutinosa (L.)
Althea officinalis L.
Artemisia vulgaris L.
Knautia arvensis L.
Pulsatilla alpina Schrank.
Apium graveolens L.
Aquilegia vulgaris L.
Aquilegia alpina L.
Citrus sinensis (L.) Osbeck.
Armeria alpina Willd.
Arnica montana L.
Vincetoxicum hirundinaria
Medikus.
Asphodelus olbus Miller.
Asparagus offinalis L.
Artemisia obsinthium L.

malmégge
pouraccho
ospèrge
Usénc. Usenc

157

�attaccamano
avena
avena folle
balsamina

gletto
ovéno
ovenando
belh 'om

bambagia selvatica

imortèlla

barba di capra. barba di becco,
coda dì volpe
barbabietola gialla

bléo biancho, bléo-rovo

barbabietola rossa

bléo rouso

barbone. vite bianca
bardana, lappa
basilico
beccabunga
biancospino
bieta, bietola bianca, bietola da
coste
bistoria, serpentina
bonagra, ononide, restabovi
borraggine
bosso
botton d’oro
brugo
bulbocastagno
cadrangola, lupinella
caglio bianco, pergolato

boutla salvajja
lapas
bazlicò
favaso
prusét

erparà
ratabuou
bourai
boùis
poupoul, rioundèlla
brìiero
linsoulét
jalét
èrbo da group

calamento, nepetella

èrbo d' l'encalament

calendula
calta
camedrio
camomilla
campanella dei prati,
raperonzolo
canapa

courti!zìo
sousì
calamandréo
caramillho

Galium aparine L.
Avena sativa L.
Avena fatua L.
Balsamina hortensis L.
Antennaria dioica (L.)
Gaertner.
Aruncus dioicus (Walter)
Fern.
Beta vulgaris L. var. rapa alba
Beta vulgaris L. var. rapa
rubra
Bryonia dioica Jacq.
Arctium lappa L.
Ocymum basi/icum L.
Veronica beccabunga L.
Crataegus oxiacantha L.
Beta vulgaris L. var. rapa
cicla
Polygonum bistorta L.
Ononis spinosa L.
Borrago officinalis L.
Buxus sempervirens L.
Trollius europaeus L.
Calluna vulgaris (L.) Hull.
Bunium bulbocastanum L.
Onobrychis viciifo/ia Scop.
Galium mollugo L.
Satureja calamintha ssp.
nepeta (L.) Link.
Calendula orvensis L.
Calendula officinalis L.
Teucrium chomaedris L.
Matricaria chamomilla L.

rampoun

Campanula rapunculus L.

charbou

cannella

canéIlo

cappellini
carciofo
cardo
cardo dei campi, scardaccione
carice

léouso
artichò, artichoc
cart
chardoun
lécho

Cannabis sativa L.
Cinnamomum zeylanicum
Blume.
Agrostis stolonifera L.
Cynara scolymus L.
Cynara cardunculus L.
Cirsium arvense (L.) Scop.
Carex spp. L.

ospèrge salvagge

bléo. coto

158

�carlina
carlina
carota
castagno

azenét
chardouso
carotto
chatanhìe

cavolaccio, farfaraccio

chaplas

cavolo

chòl

cavolo rapa

rabbo-chòl

cece
celidonia

sizre
sireunnho

centaurea

senlaouréo

Carlina vulgaris L.
Carlina acaulis All
Daucus carota L.
Fagus sativa Miller.
Petasites hybridus (L.) G., M.
&amp; Sch.
Brassica oleracea L.
Brassica oleracea L. var.
gongyloides
Cicer arietinum L.
Chelidonium maius L.
Centaurium umbellatum
Gilib.

centinoda, correggiola,
poligono maschio
cent'occhio, paperina
cerchi delle streghe

tirasetco

Polygonum auiculare L.

pavorino
argen viou

cerfoglio comune

chofoulhét

ceserone. veccione, rubiglione
cicerchia
cicoria
cicuta
cilìegio
cìliegio
cinquefoglie
clematide vitalba
coda di volpe

pezarèl. pezarèllo
jaiso
sicario
sicutto
sireizìe
sireizìe
èrbo d' la sinquéno
albùo
tartaréo
anoullho, freidoulino,
vacharèllo

Stellaria media (L.) Vili. s.
Clitocybe geotropa Bull.
Anthriscus cerefolium (L.)
Hoffm.
Lathyrus silvestris L.
Lathyrus sativus L.
Cichorium inthybus L.
Conium maculatum L.
Prunus cerasus L.
Prunus auium L.
Potentilla reptans L.
C/emalis vitalba L.
Melampyrum orvense L.

colchico
colubrina, buon enrico

farinét, orla

consolida maggiore
convolvolo de i campi
crescione
crespino
croco
cumino dei prati
cuscuta
delfinio
ditola
dulcamara
edera

érbo do panaris. niali
couriolo
creisoun
pittou
freidoulino
chiréi
èrbo d' l'endurmio
clavèl-dent
brutia
amordou, amaradou
éire, léire

159

Colchicum autumnale L.
Chenopodium bonus-enricus
L.
Symphitum officina/e L.
Conuolvulus arvensis L.
Nasturtium officinale R. Br.
Berberis vulgaris L.
Crocus albiflorus Kil.
Carum corvi L.
Cuscuta europaea L.
Delphinium elatum L.
Clavaria coralloides L.
Solanum dulcamara L.
Hedera helix L.

�elleboro, veratro
epatica, erba trinità
equiseto, rasperella
erba cipressina
erba cornetta, fior di
cappuccino
erba crociana, uva di volpe
erba da taglio, pinguicola
erba di San Giovanni
erba giudaica
erba medica
erba nocitola
erba passa, pinocchiella, erba
pignola

uroire
èrbo dì bouisoun, trei-corn
cavalino, èrbo cavalino
laitin

Veratrum album L.
Hepatica nobilis Schreber.
Equisetum arvense L.
Euphorbia cyparissias L

chouquetta

Consolida regalis S. F. Gray.

tosi
èrbo d ' la talheuiro
raffi
chenavèlla
luzèrno
choiìlét

Paris quadrifolia L.
Pinguicola uulgaris L.
Glechoma hederacea L.
Galeopsis tetrahit L.
Medicago sativa L.
Laserpitium latifolium L.

picouloump. pitocouloump

Sedum album L.

argrò, eulh grò, gaoudri,
mounnha
eichaletto
èrbo d ' San Péire, sampéira

Peucedanum ostruthium (L.)
Koch.
Asplenium trichomanes L.
Tanacetum balsamita L.

pan d'uzèl

Briza media L.
Parietaria officinalis L.

evonimo, fusaggine
faggio
fagiolo
fagiolo

pan-chaoudét
bourai di champ, bourai
soluogge, lengo bouvino
bourai di champ, bourai
soluogge, lengo bouvino
bounét d'préire
faou
fataccou
feizeul

falsa camomilla

caramilhas

farfaro, tossilaggine
farinaccio selvatico
farinaccio, sorbo di montagna,
sorbo bianco
fava
favagello. ficaria
felce
felce dolce, regolizia
festuca di montagna
fico
finocchiella , finocchio alpino,
imperatrice

oungletto
senice

Evonymus europaeus L
Fagus si/vatica L
Phaseolus coccineus L.
Phaseolus uulgaris L.
Tripleurospermum inodorum
(L.) Sch.-Bip.
Tussilago farfara L.
Chenopodium album L.

alìe

Sorbus aria Crantz.

favo
coulhandro
Féouja
ergalisio
ventre·mol
figuie

Vicia faba L.
Ranunculus fica ria L.
Pteridium aquilinum (L.) Kuhn.
Polypodium vulgare L.
Festuca flavescens Bell.
Ficus carica L.

sitra

Meum athamanticum Jacq.

erba rena. imperatoria
erba rugginina
erba Santa Maria
erba tremolina, tentennino, poa
delle Alpi
erba vetriola, muraiola
erba viperina
erba viperina

160

Anchusa officinolis L.
Anchusa officinolis L.

�finocchio
fior di stecco, mezereo
fiordaliso
fragola
frangola, ontano nero
frassino
frumento

fenoulh
péou re mat
parosac, persac
maiousie
vèrna putta
fraise
froument

frumento marzuolo

froument trame

fumosterno
funghi parassiti delle
graminacee (carboni)
fungo dell'esca
gallinaccio
garofano
garofano alpino
genepì
genepì femmina
genepì maschio
genziana delle nevi
genziana maggiore
genzianella
giaggiolo, ireos
giglio bianco
giglio rosso
ginepro
girasole
gittaione. nigella
giunco
giusquiamo nero
gramigna
gramigna

frumentèro

Foeniculum vulgare Miller.
Daphne mezereum L.
Centaurea cyanus L.
Fraga ria uesca L.
Frangula alnus Miller.
Fraxinus excelsior L.
Triticum vulgare Vill.
Triticum aestiuum L. var.
typicum
Fumaria officina/is L.

charboucle, cherboucle

Ustilago spp.

bazano
goritto
garofou
garofou salvagge
gienepi jaoun
genepì fumél
genepì macle
chaouso d’ cucuc
gensano
braio d' cucuc
coutèllo
lis
sunjann, sanjouann
genébbre
viro-soulélh
nélo
jounc
èrbo d'Id chamma, Santo Mario
gramoun, pendo
gramoun

grano saraceno

granét

grano saraceno

granét blanc

iperico
ipomea
ippocastano
lamio bianco
lampone
lapazio. rabarbaro alpino
larice

trafourèllo
couriolo d' jardin
chatanhie d'Indio
urtio morto
ampoulie
lavaso
mèlze

Fomes Jomentarius (Fr.) Kickx.
Cantharellus cibarius Fr.
Dianthus caryophyllus L.
Dianthus neglectus Loisel.
Senecio incanus L.
Artemisia mutellina Vill.
Artemisia genipi Weber
Gentiana verna L.
Gentiana lutea L.
Gentiana acaulis L.
Iris germanica L.
Lilium candidissimumum L.
Lilium bulbiferum L.
Juniperus communis L.
Helianthus annuus L.
Agrostemma githago L.
Juncus effusus L.
Hyosciamus niger L.
Agropyron repens (L.) P. B.
Cynodon dactylon (L.) Pers.
Fagopyrum esculentum
Moench.
Fagopyrum tataricum (L.)
Gaertner.
Hypericum perforatum L.
Ipomea purpurea Lam.
Aesculus hippocastanum L.
Lamium album L.
Rubus idaeus L.
Rumex alpinus L.
Larix decidua Miller.

161

�lassana
Lattugaccio
lavanda
lentaggine, viburno
lenticchia
levistico
lichene d"islanda
ligustro
lillà, serenella
limone
lino
lucciola
lucciola
lunaria
lupino
luppolo
mais
malva

jalino graso. jalinetto graso
ameougie, amoougie
lavando. salvias
tatoulìe
lentillho
sisilio
èrbo d' la vél ho
sangre
lila
limoun
lin
chebelùa
chebelùo
èrbo d ' l'uo
luin
luvertin
mélio
malvo

mandorlo

amandoulie

marconella
margherita
margheritina, pratolina
marrubio
martagone
matricaria
mazza di tamburo
mazzolina
melo
melo cotogno
melo selvatico
menta
menta piperita

marcouréllo
margaritto
margaritin
marefi
sanjann nier
reichaoudo
cucuméllo
pè d' lèoure
poumie
coudonh
poumìe salvagge
mento
mento

menta selvatica , mentastro

mentatre

millefoglie
mirtillo
mirtillo rosso
morella. erba morta. Solano
degli orti
mughetto
narciso
nasturzio, tropeolo, cappuccina

primmo-flour
erzaìe
pan de féino, panféino
érbo mouréllo
mugué
pancouto, pant 'couto
capusino

162

Lapsana communis L.
Chondrilla juncea L.
Lavandula angustifolia Miller.
Viburnum lantana L.
Lens culinaris Medikus.
Levisticum officina/e K.
Cetraria islandica Ach.
Ligustrum vulgare L.
Syringa vulgaris L.
Citrus limon L.
Linum usitatissimum L.
Luciola nivea (L.) DC.
Luzula lutea (All.) DC.
Botrichium lunaria (L) Sw.
Lupinus albus L.
Humulus lupulus L.
Zea mays L.
Malva si/vestris L.
Prunus dulcis (Miller) D. A.
Webb.
Mercurialis perennis L.
Leucanthemum vulgare Lam.
Bellis perennis L.
Marrubium vulgare L.
Lilium martagon L.
Tanacetum parthenium (L.) Sch.
Lepiota procera Pers.
Dactylis glomerata L.
Malus communis Poir.
Cydonia oblonga Miller.
Malus si/vestris Miller.
Mentha spicata L. em Harley
Mentha piperita L.
Mentha longifolia (L.)
Hudson em. Harley.
Achillea millefolium L.
Vaccinium mirtillus L.
Vaccinium uitis-idaea L.
Solanum nigrum L. em.
Miller.
Convallaria maialis L.
Narcissus poeticus L.
Tropaeolum maius L.

�nepetella
nespolo

nocciolo
noce
nontiscordardimé
olivo

netto
neipoulìe
calho-lait , èrbo d ' la
councordio, man da Boundìou
aoulanhie
nouvìe
“aimez-moi", mamouà
ooulivìe, oulivìe

olmo

oùelme

ontanello
ontano bianco
orecchio di sorcio, pilosella
origano
ortica
ortica
orzo
panace, sfondilio
panico
papavero da oppio
papavero selvatico
patata
peperone
pepolino , serpillo

draou. draouzé, draouzo
vèrno biancho
èrbo da runh
oourient
urtìo
urtìo gréo
e urge
plaoutasino, plaoutaso, plaouto
baravai
donno doumétio
donno
trifflo, triffo
pouvroun
serpoul

pero

prusìe

pero corvino
persicaria, sanguinaria
pesco
petacciola, piantaggine
petacciola, piantaggine
pino
pino cembro
pioppo tremolo
pisello
poa delle Alpi
polio
porro
pozzolella

amarenchie
chàmba rouia
pérsaìe
plantanh
plantanh
pin
èluou
albro
pé, pois
pan d'uzèl
pouliot
pouretto
pousiano

prezzemolo

parensemmo, parensemmou

primula di montagna
prugnolo

pimpinéllo
bosou nier

nigritella

163

Nepeta caloria L.
Mespilus germanica L.
Nigritella nigra Rehb.
Corylus avellana L.
Juglans regia L.
Myosotis palustris With .
Olea europaea L.
Ulmus campestris L. em.
Hudson.
Alnus viridis (Chaix) DC.
Alnus incana (L.) Mönch.
Hìeraclum pilosella L.
Origanum vulgare L.
Urtica dioica L.
Urtica urens L.
Hordeum vulgare L.
Heracleum sphondylium L.
Setaria italica (L.) Beauv.
Papaver somniferum L.
Papaver rhoeas L.
Solanum tuberosum L.
Capsicum annuum L.
Thymus serpyllum L. s. I.
Pyrus pyraster (L.)
Burgsdorf.
Amelanchier ovalis Medikus.
Polygonum alpinum All.
Prunus persico (L.) Batsch.
Plantago lanceolata L.
Plantago maior L.
Pinus siluestris L.
Pinus cembro L.
Populus tremula L.
Pisum satiuum L.
Poa alpina L.
Teucrium polium L.
Allium porrum L. em. Lam.
Portulaca oleracea L.
Petroselinum crispum
(Miller) A. W. Hill.
Primula veris L. em. Hudson. s.l.
Prunus spinosa L.

�ranuncolo acre
ranuncolo glaciale
rapa
ravanello
ribes
riso
robinia
rododendro
rosa canina
rosmarino
rovere, quercia
rovo
rovo
rovo erbaiolo
ruca
ruta
sabina
salice
salice bianco
salvastrella, sanguisorba
salvia
salvia dei prati
sambuco di montagna
sambuco nero
santoreggia
scabiosa
scarleggia
scorsonera, barba di becco
scrofularia, ruta canina
segale
segale cornuta

senape
setaiola

boutoun d 'or
carlino
rabbo
ravanél. rauanét
uo-passerìe, uo-pastrìe
ri
gazillho
brousé
agoulensie, bosou, ergoulensìe
rosmarin, rousmarin
roure
rounzo
rounzo follo
pe-merle
ruggo
routto
sabino, sauino
sali, salìe
gourìe. sali. salìe
sizeretto
salvio
bouniom. bounom
sambuc
seuic
seréa
masoula
savio mouscatèllo
barbabouc, barbobouc
èrbo do urum
sèel
San Peire, gran d' San Peire
ocuvìa, moutoun gra, poum de
chabbro
seneuvro
porconi

silene

eicloupét

semprevivo

sorbo selvatico, sorbo degli
uccellatori
spinacio
stella alpina
stellina odorosa
stipa

Ranunculus acris L.
Ranunculus glacia/is L.
Brassica rapa L.
Raphanus satiuus L.
Ribes rubrum L.
Oryza sativa L.
Robinia pseudo acacia L.
Rhododendrum ferrugineum L.
Rosa canina L.
Rosmarinus officinalis L.
Quercus robur L.
Rubus fruticosus L.
Rubus caesius L.
Rubus saxalilis L.
Eruca sati va Miller.
Ruta graveolens L.
Juniperus sabina L.
Salix purpurea L.
Salix alba L.
Poterium sanguisorba L.
Salvio officinolis L.
Salvio protensis L.
Sambucus racemoso L.
Sambucus nigro L.
Saturejo hortensis L.
Centaurea scabiosa L. s. str.
Salvio se/area L.
Tragopogon pratensis L.
Scrophulario canino L.
Secale cereale L.
Claviceps purpurea (Fr.) Tul.
Sempervivum tectorum L.
Sinapis alba L.
Festuca cinerea Vill.
Silene vulgaris (Moench)
Garcke.

pis'ro, pìssero

Sorbus aucuparia L

spinas
steiletlo
acuzoou
péel-fin, plumé t, séo

Spinacio oleracea L.
Leontopodium alpinum Cass.
Galium odoratum (L.) Scop.
Stipa pennato L. s. I.

164

�stramonio
susino
tamerice
tanaceto. aniceto

èrbo da derboun
dalmeizinie
tamaris
tanaie, tanaìo

tarassaco, piscialletto

mourpoursin

tasso
tiglio
timo
topinambur

ziou
télh
tim
tupinabò

tragoselino maggiore

vali

trifoglio
trifoglio alpino
trombone

trafeulh, trafulhét
fioun
troumboun
pan de voùelp, pimerlét,
pinmerlét

uva orsina
uva spina

groouzèlla, gloouzèlla

valeriana

saladét

veccia
verbasco, tasso barbasso
verbena
veronica
veronica
vescia di lupo
vilucchione
viola del pensiero
viola di montagna
viola gialla
viola tricolore
viola, violetta
violaciocca rossa
vite
zafferano
zucca
zucca
zucca

vesso
couvouelp
barbéno
gipertèro
èrbo jazent, té d' mountannho
pét de loup, vesso
couriolo larjo
panséo
viouletto d' mountannho
viouletto jaouno
viouletto biancho, vioouletin
viouletto, vioouletto
vioulìe
vis
safran
coucourdoun
cousso
coucourdo

zucca del pellegrino

boutto rabbo

zucchino

cousot

165

Datura stramonium L.
Prunus domestica L.
Myricaria germanica L.
Tanacetum vulgare L.
Taraxacum officinale Weber s
.
Taxus baccata L.
Tilia platyphyllos L.
Thymus vulgaris L.
Heliantlius tuberosus L.
Pimpinella maj)r (L.)
Hudson.
Trifolium spp.
Trifolium a/pinum L.
Narcissus pseudo narcissus L.
Arctostaphylos uva ursi L.
Ribes grossularia L. var. uva
crispa
Valerianella locusta (L.)
Laterrade em. Betcke.
Vicia sativa L.
Verbascum thapsus L.
Verbena officinalis L.
Veronica allionii Vill.
Veronica prostrata L.
Lycoperdon spp.
Calystegia sepium (L.) R Br.
Viola tricolor L. ssp. tricolor
Viola calcarata L.
Viola biflora L.
Viola tricolor L.
Viola odorata L.
Matthiola incana (L.) R. Br.
Vitis vinifera L.
Crocus sativus L. em. Hill.
Cucurbita maxima DC.
Cucurbita pepo L.
Lagenaria vu lgaris Ser.
Lagenaria siceraria (Molina)
Standley.
Cucurbita minima L.

�EL NÙ DLA FLÛ ‘D NOTRA MUNTANNHA
IL NOME DEI FIORI DELLE NOSTRE MONTAGNE*
*L’inserto è stato interamente curato da Clelia Baccon.

Note introduttive :
1. Nel presente elenco ho riportato il nome di fiori, e/o relative pianticelle e bacche,
appartenenti alle erbe e ai cespugli presenti quassù tra la flora spontanea. Ho
contrassegnato con un asterisco quelli ricercati per proprietà curative o come ingredienti
della cucina nostrana.
2. Per la pronuncia dell’occitano salbertrandese, e la grafia adottata, consiglio la lettura delle
pagg 61, 62, 63, riportate nel Cahier N. 21 dell’Ecomuseo Colombano Romean.
3. Nell’elenco sono riportati, nell’ordine, il nome in italiano, il mìnome scientifico e quello in
occitano di Salbertrand delle piante e dei fiori.
achillea “Achillea millefolium”

icursàudä

*altea “Althaea officinalis”

altéa

anemone “Pulsatilla”

anhasä

aquilegia alpina

cluchettä

aquilegia minore

campanettä

*aristolochia “Aristolochia clematitis”

janjèbre

Il tubero, in minino dosaggio, veniva utilizzato (opportunamente grattugiato ed impastato con burro)
come digestivo per i bovini.
*arnica montana

arnicä

*artemisia “Artemisia vulgaris”

artamisä

Favorisce le mestruazioni. Un vecchio proverbio dice: “Se ‘nä fennä i cuneiséss la virtǜ dl’artamisä, i la
cunservarìa din sa chamisä”(se una donna conoscesse le virtù dell’artemisia, se la terrebbe preziosa).
*assenzio “Artemisia absinthium”

uisën

*barba di becco “Tropogon pratensis”

barbabuk

*biancospino “Crataegus monogyna”

abòsiu

*borragine “Borrago officinalis”

puracchä

166

�botton d’oro “Trollius europaesus”

peiȓō

*calendula “Calendula officinalis”

flū ‘d susì (fiore del pensiero)

camedrio “Teucrium chamaedrys”

calamandrìä

*camomilla

camamilhä

campanella “Campanula rotundifolia”

campanettä

canna (ombrellifera dei prati)

cücümellä

cardo selvatico

chardun

cardo “Carlina acaulis”

chardusä

*celidonia “Chelidonium majus”

erbä dla varüā

Il suo succo combatte le verruche.
*cerfoglio

chafulhé

coda cavallina “Equisetum arvense”

cuä ‘d rat

colchico “Colchicum autumnale”

tlippä

*crescione “Nasturtium officinale”

grisun

crespino “Berberis vulgaris”

afurté

cresta di gallo “Rhinantus minor”

tartaȓiä

*cumino “Carum carvi”

chaȓéi

digitale “Digitalis purpurea”

djitallä

epilobio “Epilobium angustifolium”

viuȓī ‘d muntannhä

É la violacciocca di montagna; mentre la prima ha i petali gialli, questa li ha rosa. In estate, quando
percorrevo la strada militare, che lassù a 1800 m. attraversa il Gran Bosco, potevo assaporarne il delicato
profumo.
erba angelica “Angelica sylvestris” batòu
La presenza di questa pianta interferisce positivamente con la presenza del nostro fungo più squisito:
l’űlhetta (gallinaccio grigio)
erba medica (fieno greco)

lüsernä

*erba Roberta “Geranium robertianum”

erbä ‘d nèr (tonico)

167

�farfaraccio “Petasites albus”

unglasä

felce dolce “Polypodium vulgare”

argaȓisiä dla müȓälha

Liquirizia dei muri
*finocchio

fenulh

fiore di stecco “Daphne mezereum”

bō jentil (legno gentile)

(velenoso)
fiordaliso “Centaurea eyanus”

furnhérä

*gallio “Gallium verum”

erbä du calh

Si usava per far cagliare il latte
garofano

gaȓòflë

garofanino di monte “Dhiantus glaciale”

ülhé

*genepì “Artemisia glacialis”

jenepì

*genziana “Genziana lutea”

jansanä

genzianella “Genziana acaulis”

bràia ‘d cuccu

giaggiolo

gralhò

giglio bianco di monte “Paradisea
liliastrum”

Sen Jan blan

giglio rosso “Lilium bulbiferum”

Sen Jan jàunë (San Giovanni giallo)

giglio martagone “Lilium martagon”

Sen Jan grī

ginestrino “Lotus corniculatus”

braia d’üsè (mutande di uccello)

giunchiglia “Narcissus junquilia”

bambölha jàuna (narciso giallo)

*iperico

millapartū (mille buchi)

168

�*issopo
lantana “Viburnum lantana”

isop
tatuȓī (e tattuä i fiori)

I suoi rametti (detti tatuiera o riolta) essendo molto flessibili, sono usati per chiudere le fascine di legna
raccolta nei boschetti.
*lavanda “Lavandula officinalis”
e anche “Lavandula spica”

lavändä – la salvia

se si considerano i suoi fiori: la salvia.
Qui a Salbertrand ne fu impiantata una distilleria alla quale dedico il capitolo conclusivo.
*levistico (sedano montano) “Levisticum officinale”: appiä
*lichene

likén

liquirizia

argaȓisiä

loglierello “Lolium perenne”

marjà

lupinella

jalé

maggiociondolo “Laburnum anagyroides” albū
A Salbertrand la processione del Corpus Domini sfila tra i rami del maggiociondolo in fiore.
*malva “Malva rotundifolia”

malvä

malva “Malva silvestris”

ghimovä

margherita

margaȓittä

*melissa “Melissa officinalis”

melissä

*menta “Mentha arvensis”

mentä

menta “Mentha aquatica”

mentatrë

mirtillo “Vaccinium myrtillus” (frutto)

iȓeişä

mughetto “Convallaria majalis”

mighé

169

�muscari “Muscari botryoides”

préȓi

narciso “Narcissus poeticus”

bambölhä

non ti scordar di me “Myosotis scorpioides”:non ti scordar di me
olivello spinoso “Hippophae hamnoides” flū dl’ipinà
ortica (dal latino “urtica”)

flū ‘d la-ş-örtia

palla di neve “Viburnum opulus”

palla di neve

papavero (rosolaccio) “Papaver rhaeras”

pavō

peonia

pavō du-ş-or

piumetti “Stipa pennata”

plümacchu

primula “Primula veris”

cuccu

prugnolo “Prunus spinoso”

flū dl’agreinī

le sue bacche bluastre: agréina
ribes “Ribes rubrum”

ambrüchī (la pianta)
ambrücha (il frutto)

rododendro “Rhododendrum ferrugineum”:aburséi
rosa

rosä

rosa di macchia “Rosa canina”

flū dl’arguȓensī

le sue bacche rosse, ovali: arguȓensa (e anche “gratakiū)
*salvia (dal latino “Salvia”)

salvia finä

*sambuco “Sambucus nigra”

sambǜ

scabiosa “Centaurea scabiosa”

flū d’amasuȓā

semprevivi (crassulacee)

viadāsi

170

�senape selvatica “Sinapis arvensis”

ravanellä

silene “Silene inflata”

iclupòu

silene “Silene acaulis”

ghingunettä

grazioso fiorellino rosaceo presente nei prati di alta montagna
*spinacio selvatico

ipinār du prā

stella alpina “Leontopodium alpinum”

itiérä alpinä

tanaceto “Tanacetum vulgare”

chartröşä – erbä finä

*tarassaco “Taraxacum officinale”

maȓipursī

(dente di leone)
In primavera quassù i suoi fiori colorano di giallo le prode, i campi e i prati. Le foglie sono commestibili.
*tasso barbasso “Verbascum thapsus”

flū ‘d leviùn

trifoglio

flū ‘d triuȓë

*timo “Thynus praecax”

serpùn

*uva

rappä ‘d rişin (grappolo)

uva spina “Ribes grossularia”

gurslī (la pianta)
gursella (il frutto)

uva ursina “Arctostaphylos”

pläntä dla gälla
gallä (il frutto)

*valeriana

valeȓianä

*valerianella “Valerianella olitoria”
dusettä
In primavera era compito di noi bambini recarci nei campi in cerca di dusetta. “É questa l’insalata meglio
tollerata dalle persone deboli di stomaco e, per il ricco contenuto di vitamina A, è un fattore molto
importante di equilibrio nella crescita”. (da SELEZIONE del Reader’s Digest – dicembre 1979 – pag.
335).
verbena “Verbena officinalis”

vervenä

*veronica “Veronica officinalis”

te ‘d muntannhä

171

�viola farfalla “Viola calcarata”

viurettä ‘d muntannhä

Quelle presenti sulla montagna dell’adréi (esposta a levante) hanno i petali gialli; quelle presenti sulla
montagna dell’enver (esposta a ponente) hanno i petali azzurri. Tutte già molto ricercate per uso
medicinale. Si dedicavano alla loro raccolta gli abitanti delle frazioni di montagna. Punto di vendita era la
fiera dell’escapler di Oulx (“fiera dello scapolare” perché avviene in concomitanza con la festa della
Madonna del Carmine, 16 luglio).
viola mammola “Viola odorata”

viurettä

viola campestre “Viola tricolor”

viurettä du chän

viola del pensiero

panséä

vischio “Viscum album”

pin fraché – vischio

É un parassita dei pini e degli abeti. A dicembre, tra le sue foglie coriacee e pertanto resistenti al gelo,
appaiono le tenere, vischiose, bacche argentate. Questo ne fa una pianticella beneaugurante per le Festività
di Natale e Capodanno. Inoltre quelle bacche sono una golosità per gli uccelli (che poi si asciugano il becco,
sfregandolo sulla morbida corteccia delle conifere e diffondendo così nuove pianticelle).

172

�LA LAVANDA: IL

FIORE CHE HA ALIMENTATO LA NOSTRA ECONOMIA .

La lavanda un tempo regnava sovrana in questo comune
(Salbertrand). Cespi di profumatissimi fiori azzurrini erano
sparsi ovunque sugli aridi gerbidi del piano, lungo le
prode di mulattiere e sentieri, al margine dei coltivi nelle
località soleggiate della costa.
I fiori di lavanda vennero sfruttati quassù anche a fini
economici: ne fu concessa più volte la raccolta sul suolo
comunale dietro pagamento di somme prestabilite.
La grande disponibilità del prodotto diede poi origine
all’impianto, presso il ponte Chenebières, di una distilleria
artigianale (il cui fabbricato scomparve con la costruzione
dell’autostrada).

Questo

avvenne

in

seguito

all’autorizzazione rilasciata dal Comune – in data 11/5/1920
– alla “Ditta Carra Matteo e Bertolotti Giovanni” per la
raccolta dei fiori, dietro pagamento di 300 lire annue. Al riguardo si precisava che se ne sarebbe
distillata l’essenza a Salbertrand.
La distilleria funzionò per una ventina d’anni. Così ce ne parla Giorgio nipote di Giovanni
Bertolotti:Nel periodo tra le due guerre, il nonno faceva funzionare la distilleria con l’aiuto di
mio padre e di qualche altra persona. La lavanda era portata in distilleria dalle donne del paese;
ne arrivavano carri colmi anche dalle frazioni e dai paesi
vicini.Può sembrare strano, ma questa attività anziché
essere dannosa per la pianta, ne favoriva lo sviluppo in
quanto le potature annuali la irrobustivano e cresceva
rigogliosa.Dai vecchi registri trovati per casa si può capire
che i soldi guadagnati in questo modo non erano tanti, ma
sicuramente per quei tempi erano un aiuto per l’economia
locale, quasi esclusivamente agricola. (C’è ancora chi
ricorda che negli anni trenta la lavanda destinata alla
distilleria di Salbertrand, era pagata 2 lire il Mg.)
I fiori di lavanda venivano messi con acqua dentro un
enorme alambicco poi, sfruttando ceppi di legna di scarto
(cioè il pezzo di tronco con le radici), venivano fatti bollire.
Il vapore si condensava in una serpentina raffreddata
dall’acqua del vicino rio Gironda. Poi la condensa veniva
fatta passare in un recipiente che separava la parte oleosa
(essenza) dall’acqua di scarto.
(da: “Salbertrand –Storia di una Comunità alpina e della sua valle” di Clelia Baccon Bouvet).

173

�174

�B IBLIOGRAFIA

E

S ITOGRAFIA

DELLA

S EZIONE I

ALEPO (2007), Atlante Linguistico ed Etnografico del Piemonte Occidentale, Tavole Scelte,
Priuli &amp;Verlucca, Aosta
Appendino G., Colombo M.L., Luciano R., Gatti C. (2010), Piante Venenose, arabAFenice,
Boves
Campanini E. (2012) Dizionario di Fitoterapia e Piante Medicinali, Tecniche Nuove, Milano
Capasso F., Grandolini G., Izzo A.A. (2015), Fitoterapia, Springer
Cattabiani A. (2012), Florario, Oscar Mondadori, Milano
Colombo M.L., Luciano R. (2007), Ombrellifere della Provincia di Cuneo, arabAFenice,
Boves
Gatti C., Luciano R. (2008), Erbe spontanee commestibili, arabAFenice, Boves
Godet J.D. (1994), Piante Alpine, Edagricole, Bologna
Pomini L. (2000), Erboristeria Italiana, Edizioni Vitalità, Saluzzo
Stefenelli S. (1977), I Fiori della Montagna, Priuli &amp; Verlucca, Romano Canavese
Vaglio M. (2014), Erbe delle Valli Alpine, Priuli &amp; Verlucca, Borgaro Torinese
www.actaplantarum.org
www.salute.gov.it

175

�B IBLIOGRAFIA

CITATA DELLA

S EZIONE II

AIS = Jaberg, K./Jud, J. (1928-1940), Sprach- und Sachatlas Italiens und der Südschweiz, 8
voll., Ringier, Zofingen.
ALEPO = Canobbio, S./Telmon, T. (2005-), Atlante Linguistico ed Etnografico del Piemonte
Occidentale, 4 voll., Priuli &amp; Verlucca, Pavone Canavese
ALF = Gilliéron, J./Edmont, E. (1902-1914), Atlas linguistique de la France, 35 fasc. più 4
fasc. di suppl., Champion, Paris.
ALP = Bouvier, J-C./Martel, C. (1975-2016), Atlas linguistique de la Provence, 4 voll.,
CNRS/Alpes de Lumieres, Paris/Forcalquier.
Bertoldi, V. (1924-25), «Genealogie di nomi designanti il mirtillo (Mirtillus Vaccinum), in
L’Italia Dialettale, I, pp. 91-113; 161-167.
Canobbio, S./Telmon, T. (1988), «Le denominazioni del Taraxacum officinale Web. in
Piemonte», in Cornagliotti, A./Fontanella, L./Piccat, M./Rossebastiano, A./Vitale
Brovarone, A. (a cura di), Miscellanea di studi romanzi offerta a Giuliano GascaQueirazza, Edizioni dell’Orso, Alessandria, I: 99-137.
DELI = Cortelazzo, M./ Zolli, P. (1999), Dizionario etimologico della lingua italiana, 5 voll.,
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Du Cange = Charles du Fresne, sieur du Cange (1678), Glossarium Ad Scriptores Mediae et
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FEW = W. Von Wartburg (1922-2003), Franzosisches etymologisches Worterbuch. Eine
Darstellung des galloromanischen Sprachschatzes, 25 voll., Mohr/Zbinden,
Basel/Bonn/Leipzig/Strasbourg/Paris.
Levi, A. (1918), Le palatali piemontesi, Fratelli Bocca Editori, Torino.
Mistral, F. (1879-1886), Lou tresor dou Felibrige: dictionnaire provençal-français, Edisud, Aixen-Provence.
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Penzig, O. (1924), Flora popolare italiana, 2 voll., Genova.
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Pons, A. (a cura di 2017), Coltivare Parole. Lingue locali ed etnobotanica. Atti del convegno
del 24 settembre 2016, Pomaretto, Associazione Amici della Scuola Latina.
REP = Cornagliotti, A. (a cura di 2015), Repertorio Etimologico Piemontese, Centro Studi
Piemontesi, Torino.
Salvioni, C. (1900) «A proposito di amis», in Romania, XXIX/116, pp. 546-558.

176

��L’Associazione

Culturale

La

Valaddo

di

Roure,

in

collaborazione con l’Associazione Culturale Vivere le Alpi di
Pinerolo e gli Amici della Scuola Latina di Pomaretto, e grazie
ai finanziamenti per la tutela e valorizzazione delle minoranze
linguistiche storiche (L. 482/99) gestiti dall’Unione Montana
del Pinerolese e dall’Unione Montana dei Comuni delle Valli
Chisone e Germanasca, in continuità con il progetto “Coltivare
Parole” (www.coltivareparole.it), ha promosso questo volume
di raccolta dei nomi di piante e fiori delle montagne pinerolesi
in diverse varianti di patouà e in francese.
Unitamente a questo prezioso patrimonio vi sono indicazioni
riguardanti gli usi erboristici e tradizionali di tali piante.

177

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                  <text>Le Attività Culturali di promozione linguistica si propongono l’obiettivo principale di valorizzare e diffondere in maniera efficace studi, materiali e ricerche circa la minoranza linguistica storica, ma anche quello di proporre attività e azioni di diverso genere rivolte sia alla popolazione locale, per riappropriarsi della propria cultura linguistica e della propria identità, con un occhio attento alle nuove generazioni, sia a quella turistica, per poter meglio comprendere la storia dei luoghi che sta visitando.</text>
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                    <text>Associazione
“Amici della Scuola Latina”
“Progetto realizzato con il contributo
della Presidenza del Consiglio dei
ministri – Dipartimento per gli affari
regionali e le autonomie”

Film in lingua originale francese

« De la musique avant toute chose »
[Art poétique, 1884, Paul Verlaine]
giovedì 22 maggio 2025

En fanfare (2024)
Réalisation

Emmanuel Courcol

Scénario
Khaled Amara, Oriane Bonduel, Emmanuel
Courcol, Irène Muscari, Marianne Tomersy
Musique

Michel Petrossian

Acteurs principaux : Benjamin Lavernhe, Pierre Lottin,
Sarah Suco
Genre comédie dramatique
Durée 103 minutes
France 2024
Il est présenté en avant-première au Festival de Cannes 2024.
Le film reçoit un bon accueil de la part de la critique, de la
profession (7 nominations aux César 2025) et connaît le
succès en salles.

Synopsis
Thibaut Desormeaux, élevé à Meudon, brillant chef d'orchestre de renommée mondiale, s’écroule en pleine
répétition. Il lui est diagnostiqué une leucémie foudroyante, qui nécessite d'urgence une greffe de moelle
osseuse. La recherche d'un donneur potentiel commence naturellement dans sa famille. Mais les tests ADN
pratiqués révèlent qu'il n'est ni le fils de ses parents, ni le frère de sa sœur, lesquels ne sont pas compatibles
pour être donneurs. Il apprend alors qu'il a été adopté et découvre qu'il a un jeune frère biologique, lui aussi
adopté et vivant dans la ville natale de leur mère dans le Nord de la France. Pour Thibaut, ce frère, Jimmy
Lecocq, représente le meilleur espoir d'obtenir une greffe. Il part donc rencontrer Jimmy, modeste employé
de cantine scolaire, et qui fréquente l'harmonie municipale de sa petite commune où il joue du trombone.
Tout semble opposer les deux frères, à part l'amour de la musique. En lice pour une compétition, la fanfare
de Jimmy vient de perdre son chef d'orchestre. C'est l'occasion pour Thibaut de proposer ses services. Les
deux frères vont ensemble tenter de réparer les injustices du destin.

�La musique dans le film
Les nombreux morceaux de fanfare sont joués par l'harmonie des mineurs de Lallaing
Une des conversations entre les deux personnages principaux commence quand l'un découvre les disques
de jazz que conserve l'autre. Elle les mène de disques comme Birth of the Cool à à des interprètes
comme Miles Davis, Clifford Brown ou Benny Goodman.
La bande-son du film est composée d'un vaste ensemble de pièces, appartenant à divers genres, qui vont de
la musique classique à la chanson de variété en passant par le jazz :
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Quadrature I et II, musique originale composée par Michel Petrossian
Le concerto pour piano no 23 de Mozart
La symphonie nº 39 de Mozart
Le Boléro de Ravel
La marche triomphale d'Aida de Verdi
I Remember Clifford par Benny Golson et par Lee Morgan
Emmenez-moi de Charles Aznavour
When the Saints Go Marching In, negro spiritual traditionnel
L'ouverture des Hébrides de Mendelssohn
L'ouverture d’Egmont de Beethoven
La symphonie no 3 de Mahler
Prélude à l'Après-midi d'un faune de Claude Debussy
Monday, Tuesday... Laissez-moi danser de Dalida

Michel Petrossian
Michel Petrossian, né en 1973 à Erevan, est un compositeur français d'origine arménienne. Il étudie le
violoncelle et la guitare avant d'étudier la composition, l'écriture, l'analyse et l'orchestration au CNR de
Paris, le Conservatoire Niedermeyer et le Conservatoire du Centre, notamment avec Isabelle Duha et Alain
Louvier. Il entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, dans la classe de composition où
il travaille avec Guy Reibel, et suit des cours d’analyse, d'orchestration, de musique de l'Inde et
d'ethnomusicologie. Il achève ses études en 2001, par un diplôme de formation supérieure en composition.
Soucieux de faire connaître la musique de son temps, il fonde en décembre 1998, avec le compositeur
Jérôme Combier, l'ensemble Cairn, constitué des élèves du Conservatoire national supérieur de musique de
Paris. Après ce parcours, son intérêt le porte vers les civilisations anciennes et la philologie, et il se consacre
à l’étude approfondie de l’hébreu, grec, ougaritique, araméen, babylonien, vieux-slave et arménien à l’École
des langues et des civilisations de l’Orient ancien ainsi qu'à la Sorbonne où il obtient un master en Lettres
classiques. Il séjourne une année à l’École biblique et archéologique française de Jérusalem, où des études
de terrain l’amènent à s’intéresser à la musique du Proche-Orient ancien. Michel Petrossian reçoit de
nombreuses commandes et sa musique est interprétée dans des salles prestigieuses en Europe et aux ÉtatsUnis. Il s'intéresse également à la musique de film, et co-signe, avec le musicien de jazz Tigran Hamasyan,
la musique du film Bravo virtuose (2018). En 2019, il signe la musique originale du film de Robert
Guédiguian intitulé Gloria mundi.

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“Amici della Scuola Latina”
“Progetto realizzato con il contributo
della Presidenza del Consiglio dei
ministri – Dipartimento per gli affari
regionali e le autonomie”

Film in lingua originale francese

« De la musique avant toute chose »
[Art poétique, 1884, Paul Verlaine]
giovedì 5 giugno 2025

Finalement (2024)
Réalisation

Claude Lelouch

Avec Kad Merad, Sandrine Bonnaire, Elsa Zylberstein,
Michel Boujenah, Barbara Pravi, Françoise Gillard,
Marianne Denicourt, François Morel
Durée 127 minutes
France 2024
Il est présenté en avant-première (hors concours) au Festival
de Venise 2024. Un avocat confronté à la maladie décide de
tout quitter pour un voyage libérateur à travers la France. Ce
road-movie, 51ᵉ film signé Claude Lelouch, porté par la
musique d'Ibrahim Maalouf propose une rencontre avec des
personnages hauts en couleur et une réflexion sur le sens de
la vie. Qu'en ont pensé les critiques cinéma ?

Thierry Cheze, www.première.fr
« Ce film ne réconciliera en rien les anti- Lelouch avec son cinéma. Mais pour les autres, il marque un
soulagement. Le retour en forme d’un réalisateur qu’on aurait pu croire définitivement perdu après deux
films aussi vite vus qu’oubliés (La Vertu des impondérables qui n’avait même pas trouvé le chemin des
salles et L’Amour c’est mieux que la vie) à des années- lumière des œuvres majeures qu’il a pu signer. Une
œuvre comme un retour aux sources. Parce que son héros est le fils des personnages de Lino Ventura et de
Françoise Fabian (qui reprend ici son rôle et qu’on se régale toujours de retrouver à l’écran) dans l’un de
ses classiques, La Bonne année dont l’ombre et les images planent sur ce Finalement. Et parce que son récit
dialogue avec celui d’Itinéraire d’un enfant gâté : un avocat qui plaque tout – boulot, famille, amis – pour
se reconstruire après un burn out et entreprend une balade à travers la France pour y parvenir. Amour, hasard,
coïncidences et aphorismes sur la vie et la mort comme seul lui peut les inventer sont ici au programme. Du
Lelouch 100% pur jus donc. Mais ce qui change par rapport à ses deux films précédents, c’est son
incarnation. Depuis toujours, de Trintignant à Belmondo en passant par Dutronc, Catherine Deveuve,
Marlène Jobert, Serge Reggiani ou Michèle Morgan, les stars populaires font partie de l’ADN du cinéma

�lelouchien. C’est d’ailleurs en partie parce qu’il n’avait pas su attirer celles de l’époque (Sophie Marceau,
Juliette Binoche, Emmanuelle Béart…) qu’il a connu un coup de mou dans la deuxième partie des années
90. Et ça paraît tout sauf une coïncidence si ses meilleurs films récents – Roman de gare, Salaud on t’aime,
Un plus une et Les Plus belles années de notre vie – ont respectivement eu pour têtes d’affiche Fanny Ardant,
le duo Johnny Hallyday- Eddy Mitchell, Jean Dujardin, et le couple Jean- Louis Trintignant- Anouk Aimée.
Kad Merad appartient à cette famille- là. Et son enthousiasme à se trouver devant la caméra d’un cinéaste
qu’il admire et sa dextérité à se glisser dans la peau de ce personnage au fil de ce voyage peuplé de musique
et de chansons crèvent l’écran. Tout n’est pas parfait dans Finalement, loin de là. On y frise régulièrement
le grotesque bien involontaire. Mais l’enthousiasme de gamin de Lelouch – qu’on peut mettre en parallèle
avec le Coppola de Megalopolis - emporte bien des choses sur son passage. Son regard pertinent sur les
comédiens aussi. Il offre ainsi son vrai premier rôle marquant sur grand écran à Françoise Gillard, sociétaire
de la Comédie Française qu’il avait repérée dans un spectacle qu’elle avait créé autour d’Alain Souchon.
Elle joue une agricultrice, mariée et mère de famille dont tombe amoureux l’avocat que joue Kad Merad.
Un amour impossible façon Sur la route de Madison. Et son interprétation à fleur de peau justifie à elle seule
la découverte de ce Finalement. »
Claude Lelouch
Né le 30 octobre 1937 à Paris, Claude Lelouch est réalisateur et producteur. Il est le fils de Simon et Eugénie.
Le jeune garçon se prend de passion pour le cinéma pendant la guerre, alors qu'il se cache avec sa mère dans
des salles de cinéma pour échapper à la Gestapo. C’est cependant en tant que journaliste, que Claude
commence sa carrière. Avec la caméra offerte par son père, il filme, en caméra cachée, la vie quotidienne en
URSS et prend goût pour la mise en scène. C'est grâce à ce documentaire qu'il effectue son service militaire
au sein du Service cinématographique des armées. Durant cette période, le jeune homme réalise sept films
pour l’armée. Après son retour à la vie civile et l'échec du Propre de l'homme (1960), son premier longmétrage, la même année, Claude Lelouch fonde Les Films 13, sa propre maison de production. Pour vivre,
il tourne des scopitones, autrement dit des clips, pour les vedettes de la chanson de l'époque. Il dirige ainsi
Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Dalida, Claude François, Sheila... Claude tourne trois nouveaux longsmétrages en 1962, 1963 et 1964, qui lui permettent de trouver son public. L'année 1966 marque le grand
tournant de sa jeune carrière. Son nouveau film, Un homme et une femme, décroche la Palme d'Or à Cannes,
l'Oscar du meilleur film étranger ainsi que le Golden Globes du meilleur en langue étrangère. Claude
Lelouch remporte à nouveau cette dernière distinction pour son film suivant, Vivre pour vivre, sorti en 1967.
Croulant sous les demandes, le cinéaste enchaîne tournages, à raison de six à dix longs-métrages par
décennie. Parmi ces films figurent Le Voyou, en 1970, L'Aventure c'est l'aventure (1972), qui réunit Lino
Ventura, Jacques Brel et Aldo Maccione, ou Les Uns et les autres, qui obtient le César du meilleur film en
1982. Grâce à son talent et à sa popularité, au fil des années, le réalisateur collabore avec de grands noms
du cinéma français. C’est le cas de Jean-Paul Belmondo dans Itinéraire d'un enfant gâté (1988), Annie
Girardot dans Il y a des jours... et des lunes (1990) ou Vincent Lindon dans Tout ça… pour ça, (1993).
Toujours en quête de nouveaux défis, Claude sort en 1994, l’adaptation cinématographique du livre de Victor
Hugo, Les Misérables. Malgré le succès, le réalisateur essuie également quelques échecs. C'est le cas du
film Le Genre Humain (2004), qui déçoit la critique et le public. D’autres films reçoivent également un
accueil mitigé comme And now ladies &amp; gentlemen (2002) et Le courage d’aimer (2005). Souhaitant
montrer sa réussite au-delà de son nom, Claude revient en 2007, avec le film Roman de gare, sous le
pseudonyme Hervé Picard. Si la critique et le public sont séduits, le projet ne marche pas au box-office. Il
poursuit sa carrière dans les années 2010 avec les longs métrages Salaud, on t'aime (2014), Chacun sa vie
(2017) et Les Plus Belles Années d'une vie (2019), troisième opus de la série Un homme et une femme. Plus
rare sur les écrans, le cinéaste signe en 2022, le documentaire Tourner pour vivre.

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“Progetto realizzato con il contributo
della Presidenza del Consiglio dei
ministri – Dipartimento per gli affari
regionali e le autonomie”

Film in lingua originale francese, ottobre 2025
Biopics musicaux français

« De la musique avant toute chose »
[Art poétique , 1884, Paul Verlaine]
Venerdì 10 ottobre 2025

Monsieur Aznavour (2024)
Réalisateurs : Mehdi Idir, Grand Corps Malade
Biopic sur la vie de Charles Aznavour. Fils de réfugiés, petit, pauvre, à la voix
voilée, on disait de lui qu’il n’avait rien pour réussir. À force de travail, de
persévérance et d’une volonté hors norme, Charles Aznavour est devenu un
monument de la chanson, et un symbole de la culture française. Avec près de 1200
titres interprétés dans le monde entier et dans toutes les langues, il a inspiré des
générations entières.
Acteurs principaux

Tahar Rahim (Aznavour),

Le film
Par définition, le biopic est un genre de cinéma. L'étymologie du mot découle du mélange entre « bio » qui
vient de biographie et de « pic » qui vient du mot anglais picture qui signifie image En d’autres termes, le
biopic est un genre de cinéma qui se base sur la vie d'une personne ayant réellement existé pour en faire un
film. À ne pas confondre avec le documentaire, car le biopic reste un cinéma de fiction, c'est une relecture
de la vie d'une personne. Dans le cadre d'un biopic musical, il s'agit donc d'un film sur la vie d'une personne
s'étant illustré dans le domaine de la musique.
En ce qui concerne Aznavour, au début du mois d’octobre 2020, Mischa Aznavour, fils du chanteur, annonce
qu'avec son frère, Nicolas Aznavour, supervisent, depuis « un bout de temps », un projet de film
biographique sur leur père, avec Grand Corps Malade et Mehdi Idir en tant que scénariste et réalisateur,
choisis par Charles Aznavour avant sa mort.
Le tournage commence le 30 mai 2023, en Normandie. Il a également lieu, en partie, à Paris, notamment
dans le 6e arrondissement et la rue Monsieur-le-Prince, où a vécu le chanteur, ainsi que la rue du Rocher
dans le 8e arrondissement, fermée pour quelques jours et entièrement vidée au profit de l'utilisat ion des
vieilles voitures telles que la Peugeot 302 ou la Renault. Quelques scènes seront par ailleurs tournées à
Rouen et dans l'Eure, ainsi qu'en Bulgarie. Il a également été tourné en secret sur un bac, entre Port-Jérômesur-Seine et Quillebeuf-sur-Seine (Normandie). Le tournage s'achève en novembre.
La vie de Charles Aznavour
Charles Aznavour naît le 22 mai 1924 à Paris dans une famille d'artistes d'origine arménienne. Son père,
Mischa Aznavourian, baryton, sa mère, Knar Baghdassarian, comédienne, ont fui le génocide des autorités
turques déclenché en 1915. Après la Grèce où Aida, leur fille aînée, voit le jour, ils sont de passage en France
dans l'attente d'un visa pour les Etats-Unis. Ils décident finalement de s'installer définitivement à Paris et
ouvrent un petit restaurant rue Mr Le Prince. Parmi leurs clients, il y a beaucoup d'artistes. Le petit Charles
voit défiler des chanteurs, des poètes, des comédiens et sa vocation précoce le conduit à passer ses premières
auditions à l'âge de 9 ans. Il entre au Théâtre du Petit Monde et fait ses premières apparitions sur scène dans
des petits rôles. En 1942, c'est la rencontre avec Pierre Roche, auteur-compositeur, qui va donner une
nouvelle direction à sa carrière. Le duo se produit sur scène pendant huit ans et compose également pour
d'autres artistes. En 1946, ils sont remarqués par Edith Piaf qui leur propose de l'accompagner pour une
tournée en France et aux Etats-Unis (1947-1948). La consécration arrive en 1956 lors d'un récital à
Casablanca devant un public conquis.

�Charles Aznavour donne son premier concert à l'Olympia l'année suivante et écrit Sur ma vie, son premier
succès. En 1960, c'est avec le titre Je m'voyais déjà qu'il connaît son premier triomphe. Il a alors 36 ans et
son statut de star ne sera jamais remis en cause. Charles Aznavour a écrit plus de 1000 chansons, dans cinq
langues, et vendu plus de 100 millions de disques à travers le monde. Pourvoyeur de tubes, il a écrit pour
de nombreux artistes ; dont Johnny Hallyday (Retiens la nuit) et Sylvie Vartan (La plus belle pour aller
danser), Eddy Mitchell, mais aussi Dorothée (Chagrin d'amitié) ! En 1995, il achète les éditions musicales
Raoul Breton ainsi que son propre catalogue de chansons. En 2010, il reçoit une Victoire d'honneur aux
Victoires de la Musique. A 90 ans, il reprend le chemin des tournées qui le mène en mai 2014 sur la scène
de l'opéra d'Arménie à Erevan.
Au cinéma, Charles Aznavour fait également une belle carrière : Un taxi pour Tobrouk (1960), Paris au
mois d'août (1695), Le tambour (1979), Viva la vie (1983), Emmenez-moi (2005)… Sa longue filmographie,
qui totalise plus d'une soixantaine de films, a conduit l'artiste à collaborer avec de prestigieux réalisateurs,
Pierre Granier-Deferre, Claude Chabrol ou encore Claude Lelouch.
Le 1er octobre 2018, Charles Aznavour décède à l'âge de 94 ans.
Des chansons qui ont fait de lui un mythe (www.radiofrance.fr)
Je m’voyais déjà (1961) « Je m’voyais déjà, en haut de l’affiche », ces célèbres paroles semblent à prime
abord autobiographiques, tant elles correspondent aux premières années de carrière de Charles Aznavour.
Mais ce n’est pourtant pas de lui dont il est question dans cette chanson. Le chanteur au « complet bleu »
est un artiste qu’Aznavour a pu voir et entendre dans un cabaret de Bruxelles, un artiste qui donne tout à
son public mais à qui le public ne rend rien, car la magie ne prend pas, inexplicablement.
Les Comédiens (1962) « Les comédiens ont parcouru les faubourgs, ils ont donné la parade à grand renfort
de tambour. » Né d’un père ancien chanteur et d’une mère comédienne, Charles Aznavour baigne depuis sa
plus tendre enfance dans le milieu artistique. Mais c’est le théâtre - et non la musique - qui suscite chez lui
une première vocation.
La Mamma (1963) « On la réchauffe de baisers, on lui remonte son oreiller. Elle va mourir la mamma. »
Nostalgie et accents folkloriques, amour d’un fils et gravité : avec La mamma, grand succès de Charles
Aznavour en 1963, on est loin, bien loin des autres titres qui font alors fureur en France. En effet, Au début
des années 1960, les yéyés rythment la vie musicale et conquièrent le cœur de la jeunesse française. Ce sont
Elvis Presley et Johnny Cash côté anglo-saxon, Johnny Hallyday « L’idole des jeunes », Françoise Hardy,
Sheila et Sylvie Vartan pour la chanson française. Le timbre lyrique de La mamma dramatique d’Aznavour
sort ainsi largement du lot sans pour autant souffrir d’une étiquette vieillotte ou passéiste.
Hier Encore (1964) « Hier encore, j’avais 20 ans. Je caressais le temps et jouais de la vie, comme on joue
de l’amour et je vivais la nuit sans compter sur mes jours qui fuyaient dans le temps. » La nostalgie est l’un
des principaux ingrédients utilisés par Aznavour. Beaucoup de ses chansons évoquent le temps qui passe, la
mélancolie, le souvenir d’une enfance heureuse et insouciante.
For Me Formidable (1964) « You are the one for me, for me, formidable. » L’amour. Voilà l’autre grand
thème chanté par Aznavour ; et la liste de ses balades ou valses romantiques est longue : A tout jamais,
L’amour c’est comme un jour, Ay (Mourir pour toi), Le Palais de Nos Chimères, Aux creux de mon épaule,
Je t’aime comme ça, Je Te Réchaufferai, Ma Mie, De t’avoir aimé, Vivre avec toi…
La Bohème (1965) « Je vous parle d’un temps, que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.
Montmartre en ce temps-là, accrochait ses lilas jusque sous nos fenêtres. » Qui ne connaît pas ces paroles ?
Elles sont entrées dans la légende, devenues l’emblème du chanteur mais aussi de la ville de Paris, que l’on
aime tant se représenter comme une ville de bohème. Ce Paris chanté par Aznavour, c’est celui du peintre
Rodolphe dans La Bohème de Puccini, des artistes du Moulin Rouge ou de Gene Kelly dans Un Américain
à Paris. Écrite et composée par Jacques Plante, La Bohème était originalement destinée à une opérette,
Monsieur Carnaval, mais Charles Aznavour l’interprète avant même que ne soit créé le spectacle.
Emmenez-moi (1967) « Emmenez-moi au bout de la terre, emmenez-moi au pays des merveilles. Il me
semble que la misère serait moins pénible au soleil. » De nouveau Charles Aznavour exprime et chante sa
nostalgie, mais cette fois-ci ce n’est pas l’enfance qu’il idéalise, mais l’ailleurs. « Moi je rêve encore
jusqu’au matin, debout sur le port. ». En 1967, Aznavour a déjà beaucoup voyagé. Il a notamment suivi
Edith Piaf aux Etats-Unis, à la fin des années 1940, et entre temps il a trouvé le temps de retraverser
l’Atlantique et de se produire, même, entre les prestigieux murs du Carnegie Hall, en 1963.
… et la liste est encore bien longue….Charles Aznavour a enregistré plus de 1 200 chansons au cours
de sa carrière, en se produisant dans huit langues différentes, et a composé plus de 1 000 chansons
tout au long de sa vie.

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“Amici della Scuola Latina”
“Progetto realizzato con il contributo
della Presidenza del Consiglio dei
ministri – Dipartimento per gli affari
regionali e le autonomie”

Film in lingua originale francese, ottobre 2025
Biopics musicaux français

« De la musique avant toute chose »
[Art poétique , 1884, Paul Verlaine]
Giovedì 16 ottobre 2025

Django (2017)
Réalisation : Étienne Comar
Scénario : Étienne Comar et Alexis Salatko, d'après le roman Folles de
Django d'Alexis Salatko
Musique : Warren Ellis et Django Reinhardt
Acteurs principaux : Reda Kateb, Cécile de France, Beáta Palya
En novembre 1943, alors que la France est intégralement occupée par
l'Armée allemande, des Tsiganes installés dans une forêt des Ardennes sont
attaqués par les Allemands et massacrés. Parmi les morts se trouve un vieux
chanteur (dont on apprend plus tard que Django Reinhardt aimait l'écouter
dans son enfance). À Paris, Django, devenu un guitariste de jazz qui connaît
un grand succès, est invité par les autorités allemandes à aller faire une
tournée en Allemagne (moyennant quelques restrictions sur ce qu'il pourra
jouer). Son amie, Louise, qui a ses entrées chez les Allemands, mais qui, au
courant de l'affaire des Ardennes, l'incite à ne pas aller en Allemagne et à
essayer de quitter la France. Mais arrivé en Haute-Savoie, ils se trouvent
bloqué à Thonon-les-Bains, Là, il découvre les dures conditions que les
autorités françaises et allemandes imposent aux tsiganes, alors que jusqu'à
ce moment, il a été un musicien sans préoccupations politique.

Le film
Librement adapté du livre Folles de Django d’Alexis Salatko (qui cosigne également le scénario), le longmétrage d’Etienne Comar s’appuie sur une fameuse anecdote de la biographie de Django Reinhardt :
l’échec, en pleine occupation allemande, de sa rocambolesque escapade en Suisse via Thonon-les-Bains où
il séjournera environ un mois (et qui lui inspirera sa Folie à Amphion). Ayant eu vent à Paris d’un projet de
la Kommandantur d’une tournée du H.C.F. en Allemagne, le guitariste tentera en effet à l’été 1943 de passer
clandestinement la frontière helvétique. Rattrapé par les autorités et brièvement emprisonné à Thonon, il ne
devra son salut qu’à la mansuétude du commandant allemand de la place sans doute féru du jazz du génial
manouche. Si Reda Kateb a bien appris la guitare pour jouer le rôle de Django, ce n’est évidemment pas lui
qu’on entendra, mais bien Stochelo Rosenberg. Christophe Lartilleux, grand spécialiste du jeu à deux doigts
prête quant à lui sa main gauche pour les gros plans. La musique additionnelle a été composée par Warren
Ellis
La vie de Django Reinhardt
Jean Reinhardt dit « Django » voit le jour le 23 janvier 1910 à Liberchies en Belgique, de Laurence
Reinhardt et de Jean-Eugène Weiss. Sur le certificat de naissance son père va signer « Jean-Baptiste
Reinhardt » pour échapper à la conscription militaire française. Django portera donc le nom de sa mère,
emprunté par son père, Reinhardt. La famille de Django fait partie de la communauté des gens du voyage.
Elle circule au rythme des saisons du Midi de la France au Nord. Sa famille fait partie des Sinté, appelés
manouches en France, un groupe ethnique Rom dont les ancêtres étaient originaires du Pakistan et d'Inde.
Initié à la musique par le violon, il découvre le banjo-guitare, offert par un oncle, à l'âge de 12 ans, qu'il
utilisera, déjà avec une dextérité précoce, dans l'orchestre de son père au début, puis dans les cours
d'immeubles, les rues, et les cabarets. Malheureusement un incendie se déclare dans la roulotte de Django,

�où il vivait avec sa première femme Bella Baumgartner. Django, grièvement brulé à la jambe droite et à la
main gauche, doit passer 18 mois à l'hôpital. Vu l'état de sa main gauche, avec 2 doigts paralysés, sa carrière
musicale aurait pu sembler compromise. Mais Django n'a pas lâché la guitare apportée par son frère Joseph,
et a élaboré une technique de guitare adaptée à son handicap : l'auriculaire et l'annulaire de la main gauche
bloqués. Cette difficulté lui a fait découvrir des nouvelles formes d'accords, finalement plus évolués que
ceux qui était habituellement utilisés dans les orchestres de danse de l'époque, et une nouvelle technique
d'improvisation, permettant d'assouvir sa créativité impressionnante. À partir des années trente, fini les petits
orchestres de bals, et place aux formations de jazz, et aux très nombreuses rencontres avec des chanteurs et
musiciens de jazz célèbres. À cette époque, Django va également écumer les scènes parisiennes, souvent en
compagnie de célébrités américaines du jazz : Louis Armstrong, Duke Ellington, Eddie South, Coleman
Hawkins, Rex Stewart, Freddy Taylor... À chaque fois, ces artistes déjà célèbres sont époustouflés de
constater les performances de Django, qui s'adapte instantanément à n'importe quel thème, sans partition,
tant en boostant l'accompagnement qu'en improvisation. En 1939, Django n'est pas mobilisé pour la guerre
qui se prépare, à cause de sa main handicapée, et sans doute, un statut administratif particulier des "gens du
voyage". Le 10 juin 1940, les Allemands défilent dans Paris. Comme des millions de Français, Django et
Naguine s'enfuient dans le sud de la France. Après l'armistice signé par Petain, Django revient dans un Paris
quasi désert, envahi de croix gammées et de soldats allemands. Il va se consacrer essentiellement à la scène,
à part un enregistrement avec Charles Trenet, et commence à bien gagner sa vie. Argent rapidement dilapidé
dans les jeux, en vêtements, ou donné à des cousins manouches. Par chance, Django était déjà célèbre en
Allemagne avant la guerre. Plusieurs gradés allemands en fonction à Paris, fans du guitariste, s'arrangent
donc pour ne pas l'inquiéter, et profitent de l'occasion pour venir l'écouter sur scène. En Sollicité par les
Allemands pour aller jouer en Allemagne, Django décide de s'enfuir en Suisse, près du Lac Léman. Il se
doute qu'en Allemagne, il ne sera pas loin des camps dans lesquels croupissent des milliers de tziganes.
Arrivé à Thonon-les-Bains, avant de tenter le passage en suisse, il joue pendant un mois dans une auberge,
avec Gérard Lévêque et André Jourdan (batterie) qui l'ont rejoint, devant un auditoire constitué d'un mélange
d'uniformes allemands, et de maquisards discrets. Après deux tentatives de passage en Suisse, Django est
contraint de rentrer à Paris. Avec Gérard Lévêque, ils reforment un quintette, et entament une tournée en
France, de fin 1943 à début 1944, durant laquelle l'accueil est toujours très enthousiaste. Dja ngo est déjà
célèbre depuis longtemps.
Lors de la Libération, de nombreux soldats américains, arrivés à Paris en août, connaissent déjà Django
Reinhardt et se précipitent au cabaret du même nom. Django se produit alors à L'Olympia, devant les soldats
français et américains, avec un certain Fred Astaire. Dans les années suivante, son succès ne cesse de croître
et il fera même une tournée aux États-Unis
Le 15 mai 1953, attablé à la terrasse de "Chez Fernand", avec sa femme et son fils, Django s'effondre e va
mourir dans l’après-midi. Depuis quelque temps, il a des maux de tête et des problèmes aux doigts, mais il
refuse de consulter un médecin. « Le Jazz français ne pouvait subir de perte plus irréparable et c'est le Jazz
mondial qui est atteint tout entier » dira Boris Vian.
Plusieurs de ses descendants se sont aussi fait connaitre en tant qu'excellents guitaristes : Lousson Reinhardt
(fils de son 1er mariage, 1929-1992), Babik Reinhardt (fils de son second mariage (1944-2001), David
Reinhardt (fils de Babik), entre autres.
Django Reinhardt en 1946

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“Amici della Scuola Latina”
“Progetto realizzato con il contributo
della Presidenza del Consiglio dei
ministri – Dipartimento per gli affari
regionali e le autonomie”

Film in lingua originale francese, ottobre 2025
Biopics musicaux français

« De la musique avant toute chose »
[Art poétique , 1884, Paul Verlaine]
Venerdì 24 ottobre 2025

Dalida (2017)
Réalisateur : Lisa Azuelos
Acteurs : Sveva Alviti, Riccardo Scamarcio, Jean-Paul Rouve,
Nicolas Duvauchelle, Alessandro Borghi
Durée : 2h04
Sortie en salles : 11 janvier 2017
De sa naissance au Caire en 1933 à son premier Olympia en
1956, de son mariage avec Lucien Morisse, patron de la jeune
radio Europe n°1, aux soirées disco, de ses voyages initiatiques
en Inde au succès mondial de Gigi l’Amoroso en 1974, le film
Dalida est le portrait intime d’une femme absolue, complexe et
solaire... Une femme moderne à une époque qui l’était moins
Le film
« Sa trajectoire est aussi lumineuse que tragique ! La vie de Dalida, c’est un roman, avec tous les
ingrédients des séries les plus addictives. Sa gloire a été à la hauteur de son immense solitude. Très
vite, j’ai su qu’il fallait raconter non pas l’histoire d’une femme tout court mais l’histoire d’une femme
qui n’arrive pas à être heureuse. Je voulais donner l’extrême-onction à Dalida. Qu’on la comprenne,
que l’on excuse son geste final. Sa malchance a été d’être une femme moderne dans une époque qui
ne l’était pas ! » – Lisa Azuelos
C’est un Biopic qui suscite réflexion sur les côtés sombres de la célébrité, de la solitude et sur l'impact
de la perte d'une vie privée. Les manipulations de son entourage pour le profit ne sont pas toujours
bienveillantes. Un être fragile depuis son enfance, dénigrée par ses copines et abandonnée par son
père, elle guette constamment la reconnaissance des autres, surtout celle des hommes, attirés par sa
beauté et sa voix. Ces relations passionnelles se terminent souvent tragiquement pour les amoureux
rejetés. Quelques images fortes de suicides, d'usages d'arme à feu sont à relever ainsi qu'une grosse
consommation d'alcool, de médicaments et de tabac. La souffrance de l'absence "d'une vie normale",
de ne pouvoir être une mère, est constante. Prisonnière de sa beauté, elle craint de vieillir et souffre
de dépression et d'anorexie.

�La bande originale regroupe principalement les chansons les plus célèbres de la chanteuse, ainsi que
des chansons d'époque et des compositions originales de Jean-Claude Petit. Il s'agit d'un double album
commercialisé par Universal Music France.
La vie de Dalida
De son vrai nom Iolanda Gigliotti, Dalida est née au Caire le 17 janvier 1933. Issue d'une famille
italienne immigrée en Egypte, en 1954 elle participe au concours de Miss Egypte et gagne le premier
prix. Elle est alors engagée comme actrice pour tourner dans des films au Caire, le Hollywood de
l'Orient. Elle y est repérée par un réalisateur français. Iolanda, devenue Dalila, rêve de Paris . Malgré
les réticences de sa famille, elle s’envole pour Paris. Il rencontre Bruno Coquatrix qui vient de
racheter un vieux cinéma parisien, « l'Olympia », et Lucien Morisse, directeur artistique d'Europe
1Son deuxième 45 tours « Bambino » est un immense succès. En 1961, Lucien et Dalida se marient
à Paris. Morisse ne la laisse pas souffler : travail, travail, travail. Au dépend de leur vie de couple.
Quelques mois après, elle rencontre Jean Sobieski. C’est le coup de foudre réciproque. Malgré sa
nouvelle passion, Dalida n'oublie pas sa carrière En décembre 1961, elle est à l'Olympia et c’est un
triomphe. Elle se produit durant un mois dans la salle qui accueille plus de deux mille spectateurs par
soir. Puis elle part en tournée, notamment à Hong Kong et au Vietnam, où elle est une véritable
idole.En octobre 1966, la maison de disques italienne RCA lui présente un jeune auteur-compositeur
plein de talent, Luigi Tenco. Ce jeune homme fougueux et contestataire fait forte impression à Dalida.
Pour une nouvelle campagne italienne, le label décide de présenter la chanteuse au Festival de San
Remo. Luigi se charge d'écrire la chanson. De nombreuses rencontres ont lieu entre les deux artistes.
Une réelle passion naît entre eux. Ils décident de se présenter tous les deux à San Remo, lors du gala
du Festival en janvier 67, pour défendre la même chanson : « Ciao Amore ». La pression est forte car
Dalida est une star en Italie et Luigi Tenco un jeune débutant. A cette occasion, ils annoncent à leurs
proches leur mariage prévu en avril. Malheureusement, la soirée tourne à la tragédie. Luigi Tenco,
extrêmement angoissé, sous l'emprise de l'alcool et de tranquillisants, ne supporte pas que le prix
échappe à l'un et à l'autre. Il fustige les membres du jury et dénonce la mainmise de l'argent sur le
festival. Dégoûté et incompris, il se suicide dans la chambre de son hôtel. Dal ida est anéantie.
Quelques mois plus tard, désespérée, elle tente à son tour de se suicider à l'aide de barbituriques.
Toujours à la recherche d'elle-même, Dalida entreprend plusieurs voyages en Inde pour suivre les
enseignements d'un sage. Le début des années 70 constitue une période faste professionnellement,
elle enregistre "Il venait d'avoir 18 ans". Le titre devient n°1 dans neuf pays dont l'Allemagne, où elle
vend 3,5 millions d'exemplaires. Les tournées s’enchaînent, dans le monde entier. Le début des années
80 démarre par un feu d'artifice. Dalida, alors au faîte de sa gloire, se produit au Palais des Sports à
Paris du 5 au 20 janvier 80 pour un show à l'américaine, avec douze changements de costumes en
strass et plumes. La star est entourée de onze danseurs et de trente musiciens. En 1981, après sa
rupture douloureuse avec le Comte Saint-Germain, Dalida, comme toujours, se lance dans un travail
acharné pour oublier sa vie privée chaotique, où elle finit toujours par se retrouver seule. Au cours de
ses trente-sept années de succès ininterrompu, elle trouvera le temps de tourner quelques films, mais
devra attendre 1986 pour trouver un vrai rôle de composition. Elle n’hésitera pas à se vieillir pour
être l’héroïne du film de Youssef Chahine " Le sixième jour ", dans lequel elle se révélera être une
grande tragédienne. La critique saluera sa performance. Mais Toutes ces années de travail l'ont
fatiguée, éprouvée. Elle n’a pas de mari, pas d’enfant, les années commencent à lui peser. Elle
interprète : "Moi, je veux mourir sur scène… ". Mais, considérant que la vie ne peut plus rien lui
apporter, elle décide de s’endormir à jamais dans la nuit du 2 mai 1987, et laisse pour dernier message
: « Pardonnez-moi, la vie m’est insupportable ».

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“Amici della Scuola Latina”
“Progetto realizzato con il contributo
della Presidenza del Consiglio dei
ministri – Dipartimento per gli affari
regionali e le autonomie”

Film in lingua originale francese

« De la musique avant toute chose »
[Art poétique, 1884, Paul Verlaine]
giovedì 12 giugno 2025

8 femmes (2002)
Réalisation

François Ozon

Scénario
François Ozon, Marina de Van, d'après la pièce de théâtre de
Robert Thomas
Musique

Michel Petrossian

Acteurs principaux : Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Fanny Ardant,
Emmanuelle Béart, Virginie Ledoyen, Danielle Darrieux
Genre comédie policière
Durée 103 minutes
Date de sortie 6 février 2002

Dans les années 50, dans une grande demeure bourgeoise en pleine campagne, on s’apprête à fêter Noël.
Mais un drame se produit : le maître de maison est assassiné. Huit femmes proches de la victime sont
présentes et l’une d’elles est forcément la coupable. Commence une longue journée d’enquête, de disputes,
de suspicion mutuelle, où l’on apprend vite que chacune aurait un mobile et cache des secrets insoupçonnés.
Sous forme de vaudeville et d’une enquête à la Agatha Christie, il s’agit ici de révéler des secrets de famille
et la mesquinerie qui entache parfois les rapports humains, en mettant en scène des relations conflictuelles,
agressives ou ambiguës entre les huit protagonistes. Sous la théâtralité, le charme, les chansons et l’humour
perce une vision assez noire de l’amour et de la femme, confirmée par la fin du film.

Personnages
Mamy (Danielle Darrieux) : belle-mère du défunt, femme avare et alcoolique qui préfère simuler le vol de
ses actions plutôt que de les offrir à son gendre pour que celui-ci sauve son entreprise de la faillite. Elle se
révèle également être la meurtrière de son époux le Colonel.
Gaby (Catherine Deneuve) : femme du défunt, avec qui elle s'est mariée peu de temps avant la naissance
de sa première fille Suzon. Elle était la maîtresse de Jacques Farnoux, l'associé véreux responsable de la

�faillite de l'entreprise de son mari. Elle comptait s'enfuir à Mexico avec lui, le jour où Marcel est assassiné.
Vénale, elle est obsédée par l'argent.
Suzon (Virginie Ledoyen) : Belle-fille aînée du défunt. En effet, elle apprend qu'elle n'est pas la fille
biologique de Marcel. Ce qui en soit est un bien car, ayant annoncé sa grossesse, elle prétend que l'enfant
qu'elle porte serait le fruit de rapports incestueux avec Marcel. Pimbêche et hypocrite, Suzon se fera
inspecteur durant la journée d'enquètes jusqu'à ce que son secret soit dévoilé au grand jour.
Catherine (Ludivine Sagnier) : fille cadette du défunt, insolente et paresseuse, fille chérie d'un papa qu'elle
considère comme l'homme idéal. Obsédée par ses lectures policières, Catherine mettra en scène le pseudo meurtre de son père, lui permettant ainsi de découvrir le vrai visage des femmes de sa maison.
Malheureusement, cette aide le conduira au suicide.
Pierrette (Fanny Ardant) : Femme vénale, ancienne danseuse nue. Elle est la sœur du défunt, qu'elle
exploitait financièrement, en se rendant clandestinement chez lui pour le faire chanter. La veille du meurtre,
elle s'est fait remettre 500 000 francs dont elle reverse une partie à Louise, pour qu'elle taise sa visite. Elle
était aussi la maîtresse de Jacques Farnoux, l'amant de Gaby.Elle offre ses charmes à la brave Madame
Chanel à qui elle rend souvent visite dans son pavillon.
Madame Chanel (Firmine Richard) : Gouvernante, cuisinière et nourrice de Suzon et Catherine. Elle loge
dans le pavillon de chasse où elle héberge clandestinement Pierrette, personne avec qui elle entretient une
relation homosexuelle, quand elle vient rendre secrètement visite à son frère. Elle apparaît comme jalouse
des rencontres et des relations de Pierrette et de son frère.
Louise (Emmanuelle Béart) : Femme de chambre, dévouée à Madame, qui travaille à son service depuis
deux mois. Elle est la maîtresse de Monsieur depuis 5 ans, et partage avec Pierrette les faveurs de tous les
notables du pays. Femme étrange, Louise aime secrètement sa patronne, Gaby, à qui elle voue une dévotion
ambiguë.
Augustine (Isabelle Huppert) : Belle-sœur de la victime et sœur de Gaby. Elle apparaît telle une vieille
fille aigrie, gourmande, hypocondriaque, langue de vipère, et vierge dont le rêve est de devenir la maîtresse
de son beau-frère. Elle noie son chagrin dans les mesquineries et dans la lecture de romans à l'eau de rose.
Marcel (Dominique Lamure) : Mari et victime. C'est un homme que l'on pourrait prendre en pitié. En effet,
ruiné par l'amant de sa femme et bafoué par toutes, il met en scène, avec l'aide de sa fille cadette, un pseudo mort afin que les langues se délient et que la vérité et les secrets, de chacune d'entre elles, éclatent au grand
jour.

Chansons (par ordre de chant)
Ludivine Sagnier : T'es plus dans l'coup papa (Sheila)
Isabelle Huppert : Message personnel (Michel Berger, France Gall, Françoise Hardy)
Fanny Ardant : À quoi sert de vivre libre (Nicoletta)
Virginie Ledoyen : Mon amour, mon ami (Marie Laforêt)
Firmine Richard : Pour ne pas vivre seuls (Dalida)
Emmanuelle Béart : À pile ou face (Corynne Charby)
Catherine Deneuve : Toi jamais (Sylvie Vartan)
Danielle Darrieux : Il n'y a pas d'amour heureux (Louis Aragon, Georges Brassens, Barbara, Françoise
Hardy)

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                <text>Scheda del film in lingua francese 8 femmes</text>
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