<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<itemContainer xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="https://mail.archivio.reclaim.hosting/items/browse?collection=1&amp;output=omeka-xml&amp;page=3" accessDate="2026-10-16T23:36:11+00:00">
  <miscellaneousContainer>
    <pagination>
      <pageNumber>3</pageNumber>
      <perPage>10</perPage>
      <totalResults>119</totalResults>
    </pagination>
  </miscellaneousContainer>
  <item itemId="215" public="1" featured="0">
    <fileContainer>
      <file fileId="213">
        <src>https://mail.archivio.reclaim.hosting/files/original/c35b1cc3d3106cda84fe4868c4c6e925.pdf</src>
        <authentication>cdbdf939964c4c9683367d89490ed2a9</authentication>
        <elementSetContainer>
          <elementSet elementSetId="4">
            <name>PDF Text</name>
            <description/>
            <elementContainer>
              <element elementId="57">
                <name>Text</name>
                <description/>
                <elementTextContainer>
                  <elementText elementTextId="1625">
                    <text>Fondazione Centro
Culturale Valdese

Tutela e valorizzazione delle lingue minoritarie, sportello della lingua minoritaria francese Valli Pellice, Chisone e
Germanasca, organizzato dalla Fondazione Centro Culturale Valdese ai sensi della Legge 15 dicembre 1999 n. 482,
“Norme in materia di tutela delle minoranze linguistiche storiche”

La vache et le prisonnier1

La vache et le prisonnier
Réalisation : Henri Verneuil
Scénario : d'après le roman de Jacques Antoine,2 Une histoire vraie
Pellicule 35mm, noir et blanc
Tournage du 8 juin au 15 août 1959 en Allemagne
Durée : 119mn
Genre : Comédie dramatique
Première présentation le 16 décembre1959
Interprétation : FERNANDEL (Charles Bailly), René HAVARD
(Bussières), Ingeborg SCHÖNER (Helga), Bernard MUSSON
(Pommier), Ellen SCHWIERS (Josepha, la fermière), PIERRE-LOUIS
et Richard WINCKLER (les évadés déguisés en SS), Franziska KINZ
(la mère d'Helga), Maurice NASIL (Bertoux), Bruno HOFFMANN (le
garde du camp), Albert RÉMY (Colinet), Marguerite (la vache).

En 1943, au cœur de l'Allemagne, Charles Bailly, prisonnier de guerre français, est affecté aux
travaux des champs dans une ferme dont le patron est mobilisé sur le front russe. Il décide de
s'évader, au grand jour, en tenant une vache en laisse d'une main et un seau de lait de l'autre. L'idée
n'est pas mauvaise, car nul ne s'inquiétera de ce paisible couple qui semble se déplacer d'une ferme
à l'autre. La fermière, avec qui Charles entretient de bonnes relations, trouve le projet dangereux et
même le désapprouve. Elle lui donne pourtant la meilleure de ses vaches, Marguerite. Mais
1

Aux soins de Micaela Fenoglio. Matériel à usage interne

2

Jacques Antoine (né le 14 mars 1924 à Neuilly-sur-Seine - ) est un homme de télévision et de radio français. Il est le
fils d'André-Paul Antoine, auteur dramatique, et petit-fils d'André Antoine, fondateur du Théâtre-Libre. Il fut directeur
des programmes de Télé Monte Carlo de 1963 à 1977. Des années 1960 aux années 1990, Jacques Antoine a créé et
produit de nombreuses émissions, dont plus de 150 jeux radiophoniques et de jeux télévisés dont les premiers avec la
participation de différentes télévisions francophones. Il a écrit ou participé au scénario de quelques films dont La Vache
et le prisonnier tiré de son roman Une Histoire vraie.

1

�l'équipée commence mal. Le voisin de ferme, complaisant, embarque la vache dans sa bétaillère et
ramène l'évadé à son point de départ. C'est aussi Marguerite qui se perd parmi une centaine de ses
semblables ("Oh! Un champ de Marguerite"). Bailly est embarqué dans une équipe de prisonniers
français travaillant dans une scierie... Il rencontre également des prisonniers russes qui acceptent de
l'aider... mais en échange, ils veulent manger Marguerite ! Il se fait arrêter par deux SS qui
heureusement s’avèrent être des évadés comme lui. La traversée d'un fleuve sur une passerelle
occupée par une compagnie allemande ne posera pas moins de problèmes. La frontière approche et
Bailly, le cœur gros, se sépare de sa vache. Le voici enfin en France, mais des invectives un peu
rudes de deux policiers français le mettent en fuite. Il prend peur et monte dans un wagon et le train
prend la direction de l'Allemagne ! Ce n'est que deux ans plus tard que le soldat Charles Bailly
reviendra de captivité, comme tant d'autres.

Nel 1943, in Germania, Charles Bailly, francese, prigioniero di guerra, è assegnato ai lavori agricoli
presso una fattoria il cui padrone è stato inviato sul fronte russo. Decide quindi di evadere e quindi
di farlo alla luce del sole: in una mano la corda che tiene legata una mucca e nell’altra un secchio di
latte. L’idea è buona, poiché nessuno si stupirà di quella tranquilla coppia che pare spostarsi da una
fattoria all’altra. La proprietaria della fattoria, con la quale Charles intrattiene buoni rapporti, pur
disapprovando il progetto e ritenendolo pericoloso, gli affida la sua mucca migliore, Marguerite. Ma
la scampagnata comincia male. Il vicino di fattoria, gentile, carica la mucca sul suo carro bestiame e
riporta l’evaso al punto di partenza! O ancora, è Marguerite che si perde fra un centinaio di sue
simili (“Oh, un campo di Margherite!”) mentre Bailly è arruolato in una squadra di prigionieri
francesi che lavorano in una segheria… Incontra poi dei prigionieri russi che accettano di aiutarlo
ma che in cambio vogliono mangiare Marguerite o ancora fa arrestare da due SS che fortunatamente
si rivelano essere degli evasi come lui! La traversata di un fiume su una passerella occupata da una
pattuglia tedesca non pone meno problemi, ma la frontiera si avvicina e Bailly, con il cuore gonfio
di pena (così come lo spettatore!) si separa dalla sua mucca. Eccolo infine in Francia, ma le
invettive un po’ rozze di due poliziotti francesi lo mettono in fuga e impaurito sale sul vagone di un
treno diretto… in Germania! Il soldato Charles Bailly rientrerà dalla prigionia solo due anni dopo,
come gli altri.
(http://fernandel.online.fr/index_films.htm)

2

�Pour en savoir plus…
Fernandel3
Fernandel au civil Fernand Joseph Désiré Countandin, est né à Marseille le 8 mai 1903 d’une famille
d’origine italienne, provenant de Villar Perosa. Son père, comptable, mais aussi comédien-chanteur amateur
sous le pseudonyme de Sined et sa mère, comédienne amateure également, décèlent rapidement le talent du
jeune Fernand. Celui-ci suit souvent son père lors des concerts qu'il organise dans la banlieue marseillaise en
montant sur les planches. C'est à l'occasion d'un concours pour petits chanteurs amateurs qu'il remporte le
premier prix des enfants prodiges au théâtre du Châtelet de Marseille. Fernandel a deux frères : Auguste
Marcel Sined, son aîné de 6 ans (avec lequel il sera un temps Fernand Sined), et Francis Fransined (plus
jeune que lui de 11 ans) ainsi qu'une sœur. A sa sortie de l'école, le père le place à la Banque Nationale du
Crédit de laquelle il ne tarde pas de se faire congédier. Il enchaîne ensuite les petits boulots alimentaires,
portant des sacs de sucre dans le port de Marseille (il tient une semaine), travaillant dans une maison de
tissus et dans de nombreuses banques, mais sa passion pour le chant et son caractère volage ne lui permettent
pas de s'établir une situation stable.
En parallèle, il monte sur scène comme chanteur et comique dans les café-concert, où il surprend par son
profil chevalin.
En 1925, à 22 ans, il épouse Henriette Manse, la sœur d'un inséparable copain. Ils auront trois enfants,
Josette en 1926, Janine en 1930 et Franck en 1935. C'est à la mère d'Henriette que fût attribué l'origine de
son pseudonyme Fernandel, celle-ci, voyant le jeune Fernand si empressé auprès de sa fille dit en rigolant :
« Fernand d'Elle... », phrase qui fit immédiatement mouche et fût adopté par le comédien pour en faire son
nom de scène. Ainsi nait Fernandel.
En 1928 il monte sur Paris et se produit au Bobino, devant le succès de cette prestation il signe dès le
lendemain un contrat de dix-neuf semaines pour le Circuit des cinémas Pathé de Paris. Malgré la mort de son
père en 1930, il poursuit sa carrière de comique à Paris. Installé dans un modeste hôtel de Ménilmontant, il
débute à L'Elysée-Palace de Vichy. C'est là qu'Henri Varna, directeur du Casino de Paris et du Théâtre
Mogador le vit et l'engagea pour la revue d'hiver du Concert Mayol, revue déshabillée à succès de l'époque
où se réunissait le Tout-Paris. Fernandel y tenait trois sketchs intercalés entre les tours de danse. C'est alors
qu'il se trouve dans la salle que le réalisateur Marc Allégret est frappé par le physique et la personnalité de
Fernandel, il décide alors de lui offrir le rôle d'un braconnier dans son film : Le Blanc et le Noir. 1930
marque donc le début de la cinématographique de Fernandel.
La même année, Jean Renoir lui confie un rôle plus important dans On purge bébé, d'après une pièce de
Georges Feydeau. Toujours en 1931, il est la vedette du film de Bernard Deschamps Le Rosier de Madame
Husson, où il interprète un rôle qu'on lui confiera souvent par la suite : celui d'un jeune homme niais, en
l'occurrence ici un puceau qui perd sa virginité dans un lieu de plaisir.
Par la suite, ses triomphes se multiplient, notamment dans les films de Christian-Jaque Un de la légion et
François Ier (1936), mais surtout dans ceux de Marcel Pagnol : Angèle (1934), Regain (1937), Le Schpountz
(1938), la Fille du puisatier (1940), et plus tard Topaze (1951). Si les films des années 1940 seront peu
marquants, dans les années 1950 Fernandel acquiert une renommée internationale grâce à Julien Duvivier et
à la série des Don Camillo, tirés de l'œuvre de Giovanni Guareschi, où un curé et un maire communiste se
livrent une lutte d'influence dans un petit village en Italie : Le Petit monde de Don Camillo (1951), Le Retour
de Don Camillo (1953). Puis, avec d'autres réalisateurs, la Grande bagarre de Don Camillo (1955), Don
Camillo Monseigneur (1961), Don Camillo en Russie (1965) et enfin Don Camillo et les contestataires, film
qu'il commence à tourner en 1970 mais qu'il ne pourra achever. Parmi les autres grands succès
cinématographiques de Fernandel, notons aussi L'auberge rouge (1951), Ali Baba et les quarante voleurs
(1954), film de Jacques Becker et surtout La Vache et le Prisonnier, film d'Henri Verneuil tourné en 1959.

3

Texte élaboré à partir des indications fournies par http://fernandel.online.fr

3

�Fernandel a aussi été réalisateur de films : Simplet en 1942, Adrien en 1943 et Adhémar ou le jouet de la
fatalité en 1951 et en 1963 Il a fondé avec Jean Gabin la société de production Gafer. Il a également
remporté un grand succès avec les enregistrements des textes des Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet
comme La Chèvre de Monsieur Seguin, Les Trois Messes basses, Le Secret de Maître Cornille ou Le
sous-préfet aux champs.
Les succès cinématographiques n'empêchent pas Fernandel de continuer une carrière de chanteur. Il joue
dans de nombreuses comédies musicales, le plus souvent transformées en films par la suite. Certaines des
chansons qui y sont interprétées deviennent des « tubes », comme Ignace ou Simplet, ou encore Félicie aussi.
Contrairement à ce qu'on peut lire quelquefois, Fernandel n'a pas souffert d'acromégalie. Atteint d'un cancer,
il meurt d'un arrêt cardiaque, à cause de la fatigue imposée par la maladie et les traitements, le 26 février
1971 dans son lit, dans son appartement de l'avenue Foch à Paris. Il est inhumé au cimetière de Passy.
Voici quelques ouvrages consacrés à Fernandel :
Franck FERNANDEL, A la table de Fernandel, Marseille, Éditions Autres Temps, 2006.
Philippe HALSMAN, The Frenchman, Cologne, Éditions Taschen, 2005.
Jean-Jacques JELOT BLANC, Les plus belles répliques de Fernandel, Paris, Le rocher, 2005
Régine HERNOU, Monsieur Pagnol et son clan, Courtomer, Éditions ABM, 2005.
Franck FERNANDEL, Fernandel mon père, Marseille, Éditions Autres Temps, 2005.
Jean-Christophe GUILLARDEL, Fernand, Antonin, Honoré comme il vous plaît…, Marseille, Éditions Bénévent, 2005.
Corinne CONTANDIN FERNANDEL, Fernandel (aux portes de sa légende), Marseille, éditions Jean-Pierre Taillandier, 2003.
Jean Jacques JELOT BLANC, Fernandel, l'accent du soleil, Paris, Stock, 1991.
Jacques LORCEY, Fernandel, Biographie, Paris, Ramsay (cinéma), 1990.
Raymond CASTANS, Fernandel m'a raconté, Paris, Table Ronde,1976

Fernandel par Henri Tisot
En hommage à Fernandel à l'occasion de la commémoration du trentième anniversaire de sa disparition
(bien que le mot 'disparition' ne puisse exister avec Fernandel), le vendredi 19 octobre 2001 à Carry le
Rouet.
Marseille est toujours attentive à tous ceux qui lui apportent la gloire et elle leur vient parfois en aide lorsque
le succès fléchit, comme c'est le cas en ce moment pour l'O.M. Cela a été aussi le mien lorsque j'ai interprété
le rôle de Panisse dans la Trilogie de Pagnol en compagnie de Roger Hanin-César. L'accueil que le public a
réservé à votre ami Henri Tisot l'émeut encore. Aussi, je suis persuadé que le Ministre-Maire Jean-Claude
Gaudin aura à cœur d'œuvrer pour que l'on déploie un tapis rouge afin que Fernandel puisse redescendre du
ciel avec les honneurs de monument national qui lui sont dus. Là-haut, Dom Camillo a déjà posé auprès de
saint Pierre une permission qui devrait prendre effet pour le week-end du 19 octobre 2001, où l'on va
commémorer à Carry-le-Rouet le trentième anniversaire de sa disparition sur terre. Marseille et tout le Midi
doivent s'apprêter à accueillir le grand Fernand et aider son fils Franck qui œuvre pour que l'on n'oublie pas
son père. Ainsi tous les Marseillais et tous les Méridionaux, faisant appel au souvenir si vivace et affectueux
du grand Fernand, qu'ils gardent précieusement au fond de leur cœur, pourront crier à la France entière la
phrase nous concernant et que Pagnol avait toujours à la bouche : "Nous sommes les plus forts !" J'ai
rencontré Fernandel en chair et en os trois fois dans ma vie, et les trois fois cela a provoqué en moi le même
choc aussi marquant sans aucun doute que celui que l'on doit éprouver lorsque l'on comparaît devant le
Sphinx ou les pyramides de Gizeh. Car Fernandel c'est un acteur, un grand acteur certes, un immense artiste,
un comédien inégalé, mais on peut dire tout ce que l'on veut, on ne le définit jamais vraiment que quand on
dit : Fernandel, c'était un monument ! La première fois que je l'ai vu, je devais avoir cinq ou six ans à peine
et mon père m'avait conduit au 'Comoedia' qui était une salle de spectacle à La Seyne sur mer dans le Var où
je suis né. Fernandel s'y produisait. Mon père riait si fort que tout à coup Fernandel s'est adressé à lui et rien
qu'à lui, pour lui dire : "non mais… qu'est-ce qu'il a celui-là à rire comme ça ?" Toute la salle s'est alors
tournée vers nous, et sur le coup nous fûmes submergés mon père et moi par des milliers de paires d'yeux qui
nous fixaient. Et je fus tout de suite après obnubilé par une seule chose, par le visage de Fernandel qui par le
4

�phénomène du zoom semblait s'être rapproché de nous au point de nous toucher. Il était là en gros plan et je
ne voyais plus que les inexplicables dents de Fernandel, ces dents inoubliables et rieuses qui semblaient…
nous mordre à belles dents au point qu'elles ne laissaient place à rien d'autre. Aujourd'hui encore elles
obstruent tout le souvenir de cette soirée, la première sans doute où j'assistais à un spectacle. Et me voilà
mordu à tout jamais ! La seconde fois, j'étais déjà plus âgé, j'avais fait ma communion solennelle et avec mes
parents et mes grands-parents, nous revenions d'Italie où nous étions allés embrasser de la famille à Alassio à
une soixantaine de kilomètres de la frontière de Vintimille où nous dûmes nous arrêter au retour. Sans
prévenir mon père, le cousin Joaning avait rempli de victuailles la malle arrière de la traction avant Citroën
dans laquelle nous nous étions entassés. Et après le "rien à déclarer" innocent de mon père, le douanier qui
lui avait fait ouvrir son coffre, s'était trouvé nez à nez avec le jambon cru, les bouteilles de Marsala, la coppa,
bref tout ce qui est habituel de ramener d'Italie quand l'on ne se fait pas coincer. Mon père tentait d'expliquer
qu'il n'était pas au courant de ce que contenait son coffre, mais ça paraissait un peu gros. Et voilà qu'apparaît
Fernandel pour la seconde fois dans ma vie : une voiture américaine, blanche si je me souviens bien, stoppe
devant le bureau de la douane et en sort Fernandel, magnifique, colossal, chapeauté de paille blanche et prêt
à saluer qui veut bien lui adresser des vivats. Il y avait foule à la frontière à cette heure là, aussi en quelques
secondes, les douaniers, les occupants des automobiles qui entraient en Italie comme les occupants de celles
qui, dans l'autre sens en sortaient, tous, n'eurent d'yeux que pour Fernandel et se mirent à chuchoter en chœur
: "Fernandel, Fernandel, mais c'est pas vrai, c'est lui ! non, c'est lui ? mais c'est pas possible… Fernandel !
Mais je rêve…" C'était une vraie révolution. Le petit Jésus passerait peut-être inaperçu à la douane,
Fernandel pas ! Et j'ai su à ce moment-là, ce que c'était que la gloire ! Mon père, tout en faisant face au
douanier qui le tenait en respect, cria de loin en direction de Fernandel : "Vous, Monsieur Fernandel, on ne
vous dit rien quand vous passez à la douane." Et Fernandel avait répondu avec beaucoup d'à propos : "A
l'entrée, oui, à l'entrée on ne me dit rien… mais à la sortie, n'ayez pas peur, ce ne sera pas la même chose."
Et se redessine dans ma tête ce visage mobile et pourtant imperturbable dont tous les Français conservent le
souvenir intact. Fernandel il représentait les Français dans tous les rôles qu'il tenait ; Fernandel, il lui arrivait
dans les films ce qui arrivait à tous les Français ou bien ce qui manquait de leur arriver à tous. Fernandel
c'était les Français, c'était la France, c'était nous ! ! ! Aujourd'hui sans être méchant mais en étant tout
bêtement lucide, on peut dire qu'il y en a peu qui nous représentent et dans lesquels nous pouvons nous
retrouver comme dans un miroir. Peut-être que je me trompe, mais toujours est-il qu'à la suite de ces deux
rencontres chocs de mon enfance avec Fernandel, je décidais de devenir "artiste" comme lui, dussé-je faire
rire ou pleurer comme lui. Je rêvais d'être lui. J'ai fait ce que j'ai pu pour y parvenir et sans avoir la prétention
d'y être parvenu, je puis dire que je m'en suis approché. Oui, je me suis approché de Fernandel la troisième
fois que je l'ai rencontré en 1969 : je fus engagé dans un des derniers films que Fernandel a tourné, le film
d'Henri Colpi "Heureux qui comme Ulysse" et que la télévision reprogramme au moins une fois par an au
grand bonheur du public qui ne se lasse pas de le regarder. Fernandel y est égal à lui-même : simple, énorme,
drôle, émouvant, vrai, grandiose. Et moi, je suis si je puis dire ! Je veux dire par là que je le suis. Je ne suis
pas lui, mais je le suis. Et ce n'est déjà pas rien que de le suivre. On m'avait engagé pour jouer le gendarme
qui au carrefour où se présente Fernandel en compagnie d'Ulysse (le cheval qu'il tente de sauver de
l'abattoir), lui barre la route et lui demande d'obtempérer au coup de sifflet. En fait, on avait surtout pensé à
moi parce que la célébrité que je devais à mon imitation du général de Gaulle, m'inclinait à interpréter des
personnages portant képi, tel ce gendarme qui réglait la circulation au carrefour de quatre routes. S'ensuit une
scène mémorable que l'on a mise dans la boite comme on dit en jargon de cinéma en une seule prise, d'abord
parce que les embouteillages qui figurent dans le film étaient si vrais qu'ils occasionnèrent des coups de
klaxons sur de nombreux kilomètres et ensuite parce que la prise a été bonne du premier coup. J'étais un peu
déçu, comme tout comédien qui doute de lui, de ne pas la recommencer au moins une fois pour être sûr,
quand Fernandel me dit : "Mais pourquoi veux-tu qu'on la recommence, elle était parfaite." Timidement, je
tentais : "Ça allait Monsieur Fernandel, c'était bien ?" - "Mais c'était parfait mon petit, ça pouvait pas être
mieux". Et pour ne pas être en reste, avec un esprit un tantinet flagorneur je dis alors à Fernandel : "Vous
savez Monsieur Fernandel, jouer avec vous ça n'est pas sorcier : vous parlez - on vous répond." Pour être
franc, je m'attendais à ce qu'il me dise quelque chose qui aurait signifié qu'il n'était pas dupe : "Tu exagères…
mais enfin ce n'est pas le tout que de me répondre, il faut encore tenir le rôle." Au lieu de ça, après mon
péremptoire "vous parlez, on vous répond", le plus simplement du monde, Fernandel laissa tomber : "Eh oui
!". Mais attention, il ne faut pas croire que Fernandel était prétentieux. Tout simplement, il ne doutait pas de
lui, il ne doutait en aucun cas de Fernandel, ce qui n'est pas pareil. Fernandel avait une confiance
5

�inébranlable en Fernandel. Son attitude aurait été outrecuidante si Fernandel s'était pris pour Fernandel. Mais
Fernandel ne se prenait pas pour Fernandel, il agissait en fonction du personnage de Fernandel qu'il s'était
forgé : "Vous comprenez, soutenait-il, Fernandel ne peut pas faire ça, Fernandel ne peut pas jouer ça, le
public de Fernandel n'admettrait pas que Fernandel dise, fasse ça… ce ne serait pas digne de Fernandel si
Fernandel se permettait de… Fernandel se doit de... " Et c'est ainsi que Fernandel a été toute sa vie durant
l'égal du grand Fernandel qu'il rêvait d'être et qu'il a constamment été. Du coup, des comme Fernandel il n'y
en a plus soyez-en sûr, on n'en fait plus, et comme on dit : le moule est cassé. Et Fernand Contandin mort,
Fernandel est devenu vivant à tout jamais dans la mémoire collective des humains du monde entier qui ont
vu ses films... Pourtant, il ne faut pas croire que ça a été si facile d'être Fernandel. Toute sa vie, le public qui
ne fait parfois pas de cadeau, le public n'a cessé de lui seriner : "Monsieur Fernandel on vous aime, mais
soyons juste il y a Raimu : premier prix, Raimu - deuxième prix, Fernandel". Et puis, vint le jour où
Fernandel aborda un rôle dramatique dans le film "Meurtres" en 1950, et alors, et enfin, un spectateur avoua
à Fernandel : "Ah, bravo! Il n'y a pas à dire : premier prix, Fernandel". Ce à quoi Fernandel demanda tout
naturellement: "Et Raimu ?". Et il se vit répondre : "Ah ! Raimu, il est hors concours". Non, tout n'a jamais
été si facile que ça pour Fernandel. Il lui a aussi fallu endurer à la fin de sa vie l'ingratitude de ceux,
nombreux, très nombreux, dont il a parfois fait la fortune, rempli les poches dans tous les cas. Ce film
"Heureux qui comme Ulysse" n'a pas rendu à Fernandel tout le bonheur qu'il a cependant donné au public. Je
m'explique: quand un film sort dans vingt mille salles, même s'il n'y a qu'un spectateur par salle, cela fait tout
de même vingt mille spectateurs. Mais si ce même film sort dans vingt salles cela ne fera jamais que vingt
spectateurs. Et c'est ce qui s'est passé avec "Heureux qui comme Ulysse". Les distributeurs qui avaient fait
leurs choux gras pendant des décennies avec Fernandel, le laissèrent tomber au dernier moment et ne
programmèrent ce film que dans peu de salles ne croyant ni à la carrière de ce film, ni en Fernandel dans ce
film. Et ça, Fernand Coutandin, lui, il l'aurait supporté bien que ce soit dur à avaler. Mais l'autre, je veux
parler de l'acteur, le comédien, le grand comédien, l'immense bonhomme qu'était ce type qui jouait toujours
fidèlement le rôle de Fernandel, ce type qui avait les mêmes dents qu'Ulysse, le cheval, et des yeux si
perçants qu'ils crevaient l'écran pour déverser au travers de lui tous les sentiments de la nature humaine dans
les salles de cinéma, non, ce monsieur-là qui jouait le rôle du grand Fernandel, lui il n'a pas admis que l'on
fasse ça à Fernandel. Alors, qu'est-ce qu'il a fait ? Eh bè il est parti. Il est parti sans rien dire, en faisant
semblant d'être 'heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage ou comme cestuy là qui conquit la Toison'.
Mais moi je sais qu'il est parti avec le cœur gros. Peut-être même est-il parti parce qu'il en avait gros sur le
cœur… et que sans ça, il ne serait pas parti. Ca fait trente ans qu'il est parti. Ne l'oublions jamais ! C'était
quelqu'un ce Fernandel !

6

�</text>
                  </elementText>
                </elementTextContainer>
              </element>
            </elementContainer>
          </elementSet>
        </elementSetContainer>
      </file>
    </fileContainer>
    <collection collectionId="1">
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="1">
          <name>Dublin Core</name>
          <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
          <elementContainer>
            <element elementId="50">
              <name>Title</name>
              <description>A name given to the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="2">
                  <text>Attività culturali</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="41">
              <name>Description</name>
              <description>An account of the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="3">
                  <text>Le Attività Culturali di promozione linguistica si propongono l’obiettivo principale di valorizzare e diffondere in maniera efficace studi, materiali e ricerche circa la minoranza linguistica storica, ma anche quello di proporre attività e azioni di diverso genere rivolte sia alla popolazione locale, per riappropriarsi della propria cultura linguistica e della propria identità, con un occhio attento alle nuove generazioni, sia a quella turistica, per poter meglio comprendere la storia dei luoghi che sta visitando.</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </collection>
    <itemType itemTypeId="1">
      <name>Text</name>
      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
    </itemType>
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1626">
                <text>La vache et le prisonnier - Scheda film</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="39">
            <name>Creator</name>
            <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1627">
                <text>Fondazione Centro Culturale Valdese </text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1628">
                <text>Scheda film de La vache et le prisonnier di Fernandel</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="40">
            <name>Date</name>
            <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1629">
                <text>2017</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="49">
            <name>Subject</name>
            <description>The topic of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1630">
                <text>Libretti d'opera</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="44">
            <name>Language</name>
            <description>A language of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1631">
                <text>Francese</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="1632">
                <text>Italiano</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
    <tagContainer>
      <tag tagId="12">
        <name>film</name>
      </tag>
    </tagContainer>
  </item>
  <item itemId="214" public="1" featured="0">
    <fileContainer>
      <file fileId="212">
        <src>https://mail.archivio.reclaim.hosting/files/original/c92d652cad3396e291d9d618106103ce.pdf</src>
        <authentication>4c16e84846d42d9d4c2e70546641c7a8</authentication>
        <elementSetContainer>
          <elementSet elementSetId="4">
            <name>PDF Text</name>
            <description/>
            <elementContainer>
              <element elementId="57">
                <name>Text</name>
                <description/>
                <elementTextContainer>
                  <elementText elementTextId="1624">
                    <text>�1

�INDICE
LE LINGUE MINORITARIE
LE ASSOCIAZIONI PROMOTRICI
INTRODUZIONE

4

BREVI CENNI DI STORIA DI PRAGELATO

5

PARTE I – PANE, ACQUA, FEDE E CULTI
1 - LA LINGUA DEL PANE
1.1 Il lavoro della terra
1.2 Il grano – ‘l grón
1.3 Il mulino – ‘l moulin
1.4 Il forno – ‘l fórnë
1.5 Il pane – ‘l pón
1.6 La panificazione
2 - LA LINGUA DELL’ACQUA
2.1 Le mendìa e l’approvvigionamento dell’àiguë
2.2 L’àiguë come nemico: le alluvioni a Pragelato
2.3 L’acquedotto della Val Troncea
3 - LA LINGUA DELLA FEDE e DEI CULTI
3.1 Cattolici e valdesi
3.2 Le pietre raccontano il culto nei secoli
3.3 Le chiese pragelatesi oggi
3.4 Tradizioni religiose e costume pragelatese
3.5 Il costume valdese

8
8
8
10
16
26
26
28
42
43
53
55
56
56
58
62
62
70

PARTE II - LE BORGATE DI PRAGELATO

72

Allevè

Chezal

Duc

Grand Puy

Granges

La borgata
Il Forno
Le Fontane
I Luoghi di Culto
La borgata
Il Forno
Le Fontane
I Luoghi di Culto
Curiosità e testimonianze
La borgata
Il Forno
Le Fontane
I Luoghi di Culto
Testimonianza
La borgata
Il Forno
Le Fontane
I Luoghi di Culto
Le meridiane
La borgata
Il Forno
Le Fontane
2

77
80
80
81
85
89
90
92
96
99
102
106
109
112
113
117
119
122
127
128
131
133

�I Luoghi di Culto
La borgata
Il Forno
Le Fontane
Plan
La borgata
Il Forno
Le Fontane
Rif
La borgata
Matheoud Alessandrina (La Sandrìnë)
Rivets
La borgata
Il Forno
Le Fontane
Ruà
La borgata
Il Forno
Le Fontane
I Luoghi di Culto
Souchères Basses
La borgata
Le borgate di un tempo: Moureaux e Faussimagna
Il Forno
Le Fontane
I Luoghi di Culto
Il cimitero valdese
Souchère Haute
La borgata
Il Forno
Le Fontane
Traverses
La borgata
Il Forno
Le Fontane
I Luoghi di Culto
Villardamont
La borgata
Il Forno
Le Fontane
I Luoghi di Culto
Le Borgate della Val Troncea
La Val Troncea
Le borgate che non esistono più: Jabets, Jousseaut, Nays e Seytes
Laval
La borgata
Il Forno
Le Fontane
I Luoghi di Culto
Troncea
La borgata
Il Forno
Le Fontane
I Luoghi di Culto
Sestriere Borgata
La borgata
Il Forno
Le Fontane
I Luoghi di Culto
Pattemouche

PARTE III – LA MEMORIA
RINGRAZIAMENTI e BIBLIOGRAFIA
3

138
139
142
142
144
146
147
150
154
156
163
163
164
167
168
171
175
179
194
195
198
204
206
209
210
215
219
220
226
232
234
235
239
242
241
241
24
24
24
24

�Una minoranza linguistica storica è costituita da
un gruppo di cittadini italiani, stanziato su un
determinato territorio, numericamente inferiore
rispetto al resto della popolazione, i cui membri
hanno
caratteristiche
etniche,
religiose
o
linguistiche diverse da quelle del resto della
popolazione‛ (Capotorti). In particolare, una
minoranza è da considerarsi ‚storica‛ se il suo
insediamento nel territorio si è protratto fino al
1800 (principio uniformemente accettato in
Europa occidentale). Sul territorio italiano esistono
diversi gruppi di popolazioni che si riconoscono in
lingue diverse da quella nazionale. Le comunità di
lingua minoritaria tradizionalmente vivono nelle
regioni di confine, dove partecipano ad una
comune cultura e lingua con le popolazioni dei
paesi confinanti (valdostani, germanofoni, ladini,
sloveni). Le aree del loro tradizionale insediamento
godono di differenti livelli di autonomia
amministrativa e queste minoranze fruiscono di
differenti forme di tutela. Queste comunità sono regolamentate dalla legge 482/99: l'art. 2
della legge 482/1999 riconosce l'esistenza di 12 minoranze linguistiche storiche che vengono
ammesse a tutela: «In attuazione dell'articolo 6 della Costituzione e in armonia con i principi
generali stabiliti dagli organismi europei e internazionali, la Repubblica tutela la lingua e la
cultura delle popolazioni albanesi, catalane, germaniche, greche, slovene e croate e di
quelle parlanti il francese, il franco-provenzale, il friulano, il ladino, l’occitano e il sardo‛.
Nel Pinerolese sono presenti 2 delle 12 lingue tutelate dalla Legge 482/99:
- il Francese: la comunità francofona è presente in Piemonte in 19 Comuni della Provincia di
Torino. Il territorio comprende la Val Pellice, la Val Chisone, la Valle Germanasca e alcuni
comuni della Val Susa. Il francese è stato per secoli, fin dopo l’unità d’Italia, la lingua più
conosciuta e utilizzata nelle ‚Valli Valdesi‛ e in misura minore nell’Alta Val di Susa. I motivi di
tale successo sono numerosi e complessi, da ricercare prima di tutto nella storia: infatti l’alta
Val di Susa e la Val Chisone, cedute dalla Francia ai Delfini nel 1349, assunsero la lingua
francese come lingua ufficiale e colta. Il francese era anche la lingua usata dai Valdesi,
diventando quindi codice non soltanto primario, ma anche lingua di cultura legata alla
liturgia. La predicazione valdese nelle valli piemontesi, infatti, aveva un importante
riferimento in Ginevra, da cui arrivavano libri su cui studiare, maestri per insegnare nelle
scuole valdesi e predicatori capaci di commentare la Bibbia. Si spiega in questo modo
come il francese rimase in queste Valli lingua di cultura in grado di integrarsi con la cultura
locale, un luogo in cui la lingua ‚popolare‛ era una parlata di tipo provenzale alpino.
Anche la chiesa cattolica fece uso, in quest’area, della lingua francese.
Quando nel 1713, con il trattato di Utrecht, le valli appartenenti al Delfinato vennero
cedute alla Savoia, di fatto non cambiò nulla per quanto riguarda la lingua: l’utilizzo del
francese venne se non permesso ufficialmente almeno tollerato. Va infatti ricordato come il
4

�trattato di Utrecht prevedesse, in un articolo, che le franchigie e tradizioni locali avrebbero
dovuto essere rispettate. Solo con Carlo Emanuele II, con le Royal Patentes del 1737, fu
confermato quanto previsto dallo Statuto Delfinale per quanto riguardava le ‚Valli di Oulx,
Cezanne e Cluson‛, dietro pagamento dei tributi già dovuti al Delfino. Il secolo dei lumi fu
quello che portò la lingua francese ad essere il codice usato dall’élite in tutta Europa, sia
dai letterati sia dalle corti e dai salotti mondani. Si può a ragione affermare che nelle valli
piemontesi il francese era una lingua di prestigio sia per i ceti elevati sia per i contadini delle
valli montane. Nel 1840 nuove norme emanate da Carlo Alberto avviarono la riforma della
scuola piemontese in cui l’italiano venne reso obbligatorio nelle scuole superiori di latinità,
indice del cambiamento dei rapporti di potere tra il francese e l’italiano, che si avvia a
diventare lingua ufficiale del nuovo Regno. Nel 1848 lo Statuto Albertino stabilì che la lingua
delle Camere fosse l’italiano, ma era facoltativo servirsi del francese per i membri
appartenenti ai paesi in cui tale lingua era in uso. Queste attenzioni erano dovute
specialmente alla considerazione di cui godeva la Savoia: quando nel 1860 venne ceduta
alla Francia, il numero dei francofoni diminuì drasticamente, anche se nelle scuole valdesi
del Piemonte l’insegnamento continuò a tenersi in lingua francese; così pure tutte le
pubblicazioni, sia quelle più popolari sia quelle colte, erano scritte in francese.
Questa situazione cambiò progressivamente dal primo decennio del ‘900 quando, con il
passaggio delle scuole allo Stato, si rese obbligatorio l’uso dell’italiano. Il colpo maggiore
venne tuttavia inferto dal fascismo che impose la lingua italiana anche nei culti, nelle
pubblicazioni, italianizzando i nomi storici dei paesi e i nomi e cognomi delle persone.
All’inizio degli anni ’80 del ventesimo secolo, grazie all’iniziativa di alcuni insegnanti, nelle
scuole elementari delle Valli Valdesi si riprese l’insegnamento della lingua francese.
Il francese è presente nel Pinerolese per diverse ragioni di ordine politico, storico,
economico e religioso. La posizione geografica di confine con la Francia e l’importanza
strategica e logistica dei colli alpini come vie di comunicazione diretta tra le vallate hanno,
nel corso dei decenni, favorito una serie di fenomeni rilevanti che hanno contribuito alla
presenza della francofonia nelle valli pinerolesi: gli scambi commerciali, l’emigrazione
stagionale, i matrimoni misti, etc. Per quanto riguarda l’alta val Chisone, essa appartenne
prima al Delfinato e poi alla Francia fino al 1713, anno del Trattato di Utrecht. Questa
regione montana ha vissuto per quasi 4 secoli, tra il ‘300 e il ‘700, un’esperienza politicaamministrativa unica nel suo genere: la Repubblica degli Escartons. Inoltre la presenza
religiosa valdese in alcuni territori ha avuto un ruolo fondamentale per la diffusione del
francese: durante il XVI secolo con l’adesione alla Riforma protestante franco-elvetica si
svilupparono ed intensificarono i rapporti con le comunità protestanti francofone: la
traduzione della Bibbia in francese ne è la dimostrazione principale. In seguito alla peste del
1630, giunsero nelle valli alcuni pastori francofoni da Ginevra, in sostituzione di quelli locali
quasi tutti deceduti per malattia, e questo rappresentò un momento di ulteriore diffusione
dell’idioma d’oltralpe: la lingua francese fu lingua ufficiale dei protestanti da fine 1600 a
fine 1800. Nelle scuole valdesi l’insegnamento avveniva in francese ed esso era anche
lingua della cultura e tutte le pubblicazioni erano in francese: dai quotidiani ai bollettini della
società di storia valdese. Particolare importanza ha rivestito la componente musicale: la
trasmissione di generazione in generazione del patrimonio dei canti delle valli ha contribuito
a mantenere vivo l’uso del francese. I canti sono tramandati in forma orale, ma anche
scritta nei cosiddetti cahier des chansons. La maggioranza dei canti compresi nell’arco
temporale tra il XVII e il XIX secolo sono in lingua francese; ciò testimonia l’appartenenza a
un’area francofona europea, con cui si sono condivisi per secoli elementi culturali e
tradizionali rielaborati e tramandati anche attraverso il canto.
5

�La communauté francophone est présente au Piémont dans 19 différentes Communes de
la province de Turin. Le territoire inclut le Val Pellice, le Val Cluson, la Vallée Germanasca et
la Commune de Suse. Le français a été pendant des siècles, et jusqu’après l’unité d’Italie,
la langue la plus connue et la plus utilisée dans les « Vallées Vaudoises » et, dans une
moindre mesure, dans la Haute Vallée de Suse. Les raisons d’un tel succès sont nombreuses
et complexes, à rechercher avant tout dans l’histoire: en effet la haute Vallée de Suse et le
Val Cluson, cédés de la France aux Dauphins en 1349, firent du français leur langue officielle
et de culture. Le français était également la langue utilisée par les Vaudois, en devenant
donc non pas seulement une sorte de code primaire, mais aussi la langue de culture liée
à la liturgie. La prédication vaudoise dans les vallées du Piémont avait, en effet, un point de
référence important en Genève, d’où arrivaient les livres sur lesquels l’on pouvait étudier, les
enseignants destinés aux écoles vaudoises et les prédicateurs capables de commenter la
Bible. De cette manière l’on explique comment le français resta dans ces Vallées la langue
de culture, bien intégrée dans le milieu local, un territoire dans lequel la langue « populaire »
était un parler de type provençal-alpin. Même l’église catholique y utilisa la langue
française.
Lorsqu’en 1713, avec le traité d’Utrecht, les vallées appartenant au Dauphiné furent cédées
à la Savoie, de fait rien ne changea en ce qui concerne la langue: l’utilisation du français,
même si non permise officiellement, fut au moins tolérée. En effet il faut aussi rappeler que le
traité d’Utrecht prévoyait, dans l’un des articles, que les franchises et les traditions locales
auraient dû être respectées. Seulement avec Charles Emmanuel II, en vertu des Lettres
Patentes Royales, fut confirmé ce qui fut prévu par le Statut Dauphinois en ce qui
concernait « les Vallées d’Oulx, Cézanne et Cluson », contre le payement des tributs déjà
dus au Dauphin. Le siècle des lumières fut le siècle qui amena le français au niveau de
« code » utilisé par les élites dans l’Europe entière, par les érudits, par les cours et par les
salons mondaines. L’on peut affirmer à bonne raison que dans les vallées piémontaises le
français était une langue de prestige aussi bien pour les classes supérieures que pour les
paysans. En 1840 les nouvelles normes issues par Charles Albert démarrèrent la réforme de
l’école piémontaise et donc l’italien devint obligatoire dans les instituts supérieurs
classiques, indicateur du changement de pouvoir entre le français et l’italien qui
s’achemina à devenir la langue officielle du nouveau Royaume. En 1848 le Statut de
Charles Albert décréta que la langue du Parlement fuît l’italien, mais qu’il était facultatif de
se servir du français le cas où les membres appartenaient aux territoires dans lesquels cette
langue était employée. Ces regards étaient dus particulièrement à l’état spécial dans lequel
se trouvait la Savoie: lorsqu’en 1860 elle fut cédée à la France, le nombre des francophones
diminua drastiquement, même si dans les écoles vaudoises du Piémont l’enseignement eut
lieu en langue française; de même pour les publications: soit les plus populaires soit celles
de culture, étaient écrites en français.
La situation changea de manière progressive au cours de la première décennie du ‘900
lorsqu’avec le passage des écoles à l’État, l’utilisation de l’italien devint obligatoire. Le coup
le plus fort pourtant fut infligé par le fascisme qui imposa la langue italienne aussi dans les
cultes, dans les publications, en italianisant les noms historiques des pays, les noms et les
prénoms des personnes. Au début des années ’80 du XX siècle, grâce à l’initiative de
quelques enseignants, dans les écoles primaires des Vallées Vaudoises l’on reprit
l’enseignement de la langue française.

6

�Le français est présent dans le Territoire de Pignerol suite à des raisons différentes d’ordre
politique, historique, économique et religieux. La position géographique à la frontière avec
la France et l’importance stratégique et logistique des cols alpins, en tant que moyens de
communication directe entre les vallées, ont favorisé pendant les décennies toute une série
de phénomènes importants qui ont contribué à la présence de la francophonie dans les
vallées de Pignerol: les échanges commerciaux, l’émigration saisonnière, les mariages
mixtes, etc. En ce qui concerne l’haut Val Cluson, d’abord il appartenait au Dauphiné et
puis à la France, jusqu’en 1713, l’an du Traité d’Utrecht. Cette région de montagne a vécu
pendant presque 4 siècles, entre ‘300 et ‘700, une expérience politique-administrative unique
dans son genre: la République des Escartons. En outre la présence religieuse vaudoise dans
certains territoires eut un rôle fondamental pour la diffusion du français: durant le XVI siècle,
avec l’adhésion à la Réforme Protestante franco-helvétique, se développèrent et
s’intensifièrent les relations avec les communautés protestantes francophones: la traduction
de la Bible en français en est la démonstration principale. À la suite de la peste de 1630,
arrivèrent de Genève des pasteurs francophones, en remplacement de ceux décédés à
cause de l’épidémie et ceci représenta un moment de diffusion ultérieure de l’idiome
transalpin: le français fut la langue officielle des protestants à partir de la fin de 1600 jusqu’à
la fin de 1800. Dans les écoles vaudoises l’enseignement était en français et le français était
aussi langue de culture et de toutes les publications: à partir des journaux jusqu’aux bulletins
de la société d’histoire vaudoise. D’importance particulière fut l’élément musical: le
passage de génération en génération du patrimoine des chansons des vallées à contribué
à maintenir vivante l’utilisation du français. Les chansons sont transmises sous forme orale,
mais à l’occasion aussi par écrit dans les ainsi-dits cahiers des chansons. La majorité des
chansons allant de la période entre les XVII et XIX siècles est en langue française; ceci à
témoignage d’une appartenance à un territoire francophone européen dans lequel les
gens ont partagé pour des siècles des éléments culturels et traditionnels réélaborés et
transmis aussi à travers la chanson.
- l’Occitano: la lingua occitana comprende un insieme di varietà linguistiche che hanno
caratteristiche proprie, riconoscibili in un’area che comprende tutto il Sud della Francia,
‚debordando‛ anche nelle vallate orientali del Piemonte. Un patrimonio linguistico
riconducibile ad un'unica matrice originale, costituita da quella lingua romanza, la
‚Lingua d'Oc‛, che durante l'epoca medievale dei trovatori toccò l'apice della propria
diffusione. Chiamato così per l'uso della particella ‚oc‛ al posto dell'‛oil‛ francese per
dire ‚sì‛, l'occitano ricopre un ruolo centrale tra tutte le parlate latine in Europa. Un tempo
utilizzata non solo come parlata ufficiale, ma anche nel campo giuridico e legislativo, la
lingua occitana ha dovuto affrontare un massiccio ridimensionamento e confinamento in
seguito all'imposizione del francese come lingua ufficiale nel territorio transalpino. Una
lingua ed una cultura sopravvissute a non poche difficoltà: un patrimonio tramandato
di padre in figlio soprattutto oralmente. Questa lingua ha un’origine neolatina: è una lingua
romanza che appartiene al sottogruppo delle gallo-romanze, in cui si trovano anche il
francese, il francoprovenzale e il catalano e all’area linguistica del provenzale alpino.
Nella regione Piemonte oggi, sono 120 i comuni e 180 mila gli abitanti che parlano la lingua
occitana: per l'Italia, un'isola linguistica che va dalla Valle di Susa alle Valli del Monregalese,
con una piccola appendice in Liguria ed un Comune in Calabria, Guardia Piemontese, di
origine valdese, che ancora oggi parla la lingua d'oc. L’Occitano parlato nelle valli
pinerolesi è conosciuto comunemente con il termine ‚patouà e presenta caratteristiche
diverse a seconda della zona dando luogo a molteplici varietà locali che differiscono tra di

7

�lo per ragioni fonetiche, semantiche e sintattiche a seconda degli influssi e dell’evoluzione
storico-culturale di ogni territorio.

ASSOCIAZIONE LA VALADDO
L'Associazione Culturale "La Valaddo" nasce a Villaretto, in Val Chisone, più di 50 anni fa da un
gruppo di giovani appassionati di montagna, storia e cultura locali.
Da allora l'Associazione è particolarmente attiva in ambito culturale e ambientale, con
particolare riferimento alle attività di tutela e valorizzazione delle minoranze linguistiche storiche,
in ottica di collaborazione con enti, istituzioni, privati ed altre associazioni culturali.
L'Associazione si avvale dell’omonimo periodico per la diffusione del proprio originale
programma e per il conseguimento del primario scopo statutario di rinsaldare e sviluppare i
rapporti tra le popolazioni di espressione provenzale delle valli alpine del Chisone, della
Germanasca e dell'Alta Dora Riparia e più precisamente:

diffondere nell'area delle valli suddette la conoscenza della lingua, della cultura e
della civiltà provenzale proprie della zona, a mezzo di conferenze, manifestazioni e
pubblicazioni;

valorizzare le parlate provenzali ed il patrimonio linguistico che caratterizza le Valli
stessa;

promuovere l'organizzazione di corsi scolastici e post-scolastici tesi all'insegnamento
della parlata, della storia e cultura proprie dell'area in cui l'associazione opera.
Per informazioni:
www.lavaladdo.it
info@lavaladdo.it
ASSOCIAZIONE VIVERE LE ALPI
L'Associazione Culturale "Vivere le Alpi" nasce nel 2013 da un gruppo di giovani appassionati di
montagna e, da allora, si propone di promuovere il territorio alpino, partendo dalla
valorizzazione delle opere fortificate e di tutti i beni e le risorse architettoniche, naturali e culturali
presenti su tale area.
In particolare, l'Associazione cura il progetto "Atlante delle Opere Fortificate" (atlanteoperefortificate.blogspot.com), gestisce le aperture dei Rifugi Antiaerei di Villar Perosa,
collabora a progetti di tutela delle minoranze linguistiche locali ed è impegnata in alcune
attività di promozione della conoscenza della fauna alpina e del rispetto per gli animali.
Per informazioni:
www.viverelealpi.com
viverelealpi@gmail.com

8

�L’idea di raccogliere termini, saperi e curiosità legati alla minoranza linguistica su un territorio
nasce dall’esigenza di preservare – in alcuni casi addirittura di salvare – la memoria di una
cultura di comunità che rischia progressivamente di perdersi con il passare dei decenni e delle
generazioni. Da ormai diversi anni, enti pubblici, accademici ed associazioni si interrogano sulle
più corrette modalità per effettuare queste ricerche e queste raccolte senza farle diventare una
musealizzazione di un elemento – la lingua – che, per natura, è mutevole ed in costante
evoluzione.
Da queste considerazioni nasce l’idea di intraprendere un viaggio tra tre tematiche
particolarmente importanti nelle comunità di un tempo (e non solo): il pane, l’acqua e la fede.
Ma questo viaggio diventa anche un percorso “fisico” alla scoperta (e ri-scoperta) di piccoli
luoghi simbolici e ricchi di storia nelle borgate di Pragelato.
Si parte dalla lingua del pane: elemento legato alla vita e alla nutrizione, la cui preparazione e
cottura, un tempo, diventava un momento di comunità importante e molto sentito. Il pane, poi,
per sua natura, è legato strettamente alla terra, alla vita dei campi, alle tipologie di grano
presenti sul nostro territorio, alle sue modalità di coltivazione, ai saperi popolari da cui spesso
derivano proverbi e modi di dire che ancora si sentono e che, quasi sempre, sono nati e si sono
evoluti in patouà.
L’acqua è un altro elemento fortemente simbolico e legato alla vita montanara; dalla nascita
di centri e borgate nei pressi delle sorgenti, alle difficoltà di approvvigionamento della stessa,
fino ad arrivare all’acqua convogliata delle fontane: veri centri delle borgate, ove ci si ritrovava
per lavare i panni e svolgere attività comunitarie.
Infine la fede, professata con cerimonie e funzioni religiose che scandivano i tempi degli
individui e della comunità che si riuniva in luoghi fisici (chiese e templi) in cui tali funzioni
venivano svolte. Inoltre, per la realtà pragelatese, la stessa fede e le stesse funzioni religiose si
estrinsecavano in quell’immenso tesoro personale e famigliare fatto di costumi, cuffie e gioielli
legati a momenti particolari della vita religiosa nelle borgate.
Gli autori
Luca Grande (Associazione Vivere le Alpi)
Renzo Guiot (Associazione La Valaddo)
Simona Pons (Unione Montana dei Comuni delle Valli Chisone e Germanasca)

9

�Sin dall’antichità il vasto territorio pragelatese si è rivelato ricco di boschi, prati, pascoli e
insediamenti abitativi. Non ci sono notizie certe sui primi abitanti di queste terre ma potevano
essere antiche popolazioni celto-liguri progressivamente integratesi con il mondo romano o con
soldati in fuga o dispersi a seguito dei passaggi e delle invasioni dei numerosi eserciti che
passarono per la valle, ivi compresi i Saraceni, che lasciarono alcuni nomi e/o modi di dire
ancora attuali. Ad esempio, nel “franco provenzale alpino” di Pragelato (patouà) si usa ancora
il termine “sarësin” per indicare una persona senza cuore e crudele. Molte teorie sono state
sviluppate sulle origini di tali nomignoli così come dei vari toponimi riconducibili ai saraceni: dalle
efferate azioni degli stessi sino al mero – seppur comprensibile - timore che essi ingeneravano.
Dato certo, in ogni caso, è il sopraggiungere sino a noi di tali aspetti, il cui esempio forse più
tangibile è concreto potrebbe essere costituito dal cosiddetto grano saraceno (l’iordzë plà),
che si diffuse nelle aree montane per il suo ciclo di vita piuttosto breve.
Il più antico documento medievale da cui possiamo trarre alcune indicazioni su come vivevano
i nostri antenati è una “ricognizione” del primo marzo 1265 effettuata dal delfino di Vienne,
Guigues VII al titolo “Prima jnquisitio in parrocchia et territorio mandamento prati jalati”. Il
territorio si presentava come una comunità dispersa, dove c’era la necessità di salvaguardare
la sicurezza degli abitanti che conquistavano man mano territori da disboscare per destinarli
alla coltivazione o allo sfalcio. Nel Medioevo la delimitazione delle terre aveva luogo spesso in
modo amichevole fissando limiti con pietre conficcate nel terreno (la bòinë) o con mucchi di
pietrisco (lou clapìa) ma talvolta il limite era indicato con ruscelli, con una strada, una scarpata
o un fossato. Gli abitanti avevano l’obbligo di tenere in efficienza le strade e le fortificazioni con
le corvèes ma appartenevano al Delfino i boschi, i pascoli, le terre incolte, gli alpeggi, le rive dei
corsi d’acqua. Gli abitanti potevano servirsi di dette terre per raccogliere legname e questi diritti
erano assegnati non al singolo individuo ma ad un gruppo familiare: “il fuoco”. Le prime
rudimentali abitazioni erano costruite per lo più in legno, rendendole soggette a concrete
possibilità di incendio dovuto al fuoco acceso direttamente sul pavimento di terra o, nella
stagione invernale, alla brace, che durante la notte veniva mantenuta sotto la cenere.
Successivamente la base delle abitazioni iniziò ad essere costruita in pietra con la sola parte
superiore (travatura) in legno e con tetti ricoperti da stoppie o pietre chiamate “làouza”, erba o
paglia adagiate su tavole. Poche erano le finestre, certamente sprovviste di vetri, che servivano
sia per fare entrare un po’ di luce sia per fare uscire il fumo. Le stufe e i camini si diffusero molto
tempo dopo. Si viveva nello stesso locale dove erano custoditi gli animali e dove venivano
sistemati dei giacigli e si preparava il cibo. Inutile sottolineare come i primissimi stanziamenti
umani erano facili vittime di eventi naturali o bellici. Soltanto in epoca successiva sorsero i primi
villaggi con le case costruite su almeno due piani ed edificate su un pianoro o pendio della
montagna, esponendo al sole la loro facciata principale e poste molto vicine tra loro, sino a
creare un piccolo conglomerato. É difficile stabilire quanti fossero gli abitanti nelle varie epoche
storiche in quanto la fatica, la cattiva nutrizione e le malattie falcidiavano la popolazione che
normalmente non superava i 30 anni.
Un censimento del 1475 “Revelatio focorum hominum mandamenti Vallisclusonis” ci consegna
alcuni dati sugli abitanti delle nostre borgate: Ruà (fuochi 47), Souchères Basses (44), Grand Puy
(33), Souchère Haute (21), Rif (12), Rivèt (9), Granges (22), Allevè (18), Traverses (24),
Villardamont ((25), Plan (20), Pattemouche (7), Duc (15), Chezal (8), Sestrière borgata (24), Laval
(20), Jousseaut (12), Troncea (2). Ricordiamo che per “fuoco” si intendeva l’unità famigliare
composta da nonni, zii, genitori e figli per un totale di circa 7/10 persone.

10

�Superato l’anno Mille, nelle nostre valli prevale quasi esclusivamente un’economia di sussistenza.
Molti paesi e villaggi cercano di formare gruppi più grandi per poter godere di una maggiore
autonomia. La comunità più importante è quella degli Escartón nata come associazione
autonoma delle comunità dell’alta Val Susa, Val Chisone, Queyras e alta Valle Varaita. Questo
anelito di democrazia in epoca feudale nasce con la necessità delle popolazioni di organizzarsi
e raggrupparsi per la difesa dei loro interessi comuni, fra cui l’utilizzo collettivo dei pascoli, anche
favorito dalla geografia del territorio, dove i commerci erano più frequenti attraverso i colli che
non verso la pianura. Il 29 maggio del 1343 il delfino Umberto II e i rappresentanti delle comunità
delle valli alpine firmarono la “Grande Charte”, una sorta di costituzione scritta su pelle di
pecora, che divenne il patto per mezzo del quale le nostre popolazioni ottennero
l’affrancamento dalle servitù feudali, il diritto alla libertà individuale, alla proprietà e
all’autogestione del territorio.
Nacque così la “Repubblica degli Escartons” i cui privilegi e benefici per gli abitanti incisero
profondamente sul patrimonio sociale e culturale delle nostre valli. Il testo originale della Grande
Charte si trova nel Municipio di Briançon, ma se ne può ammirare un esemplare presso il museo
della “Casa Degli Escartons – Alex Berton” inaugurata il 16 settembre 2006 in Pragelato, Frazione
Rivets.
“Per sabéi e pâ isubliô” ! Per conoscere senza dimenticare, riportiamo di seguito i nomi dei più
antichi e piccoli agglomerati di rudimentali abitazioni, oggi inesistenti, che ci sono stati
tramandati da generazioni e sono rimasti impressi nella testimonianza dei nostri antenati. Questi
luoghi li ricordiamo fra i tanti toponimi della valle anche se, in pochissimi casi, troviamo mucchi
di pietre, ben strutturate, purtroppo soffocati da vegetazione incolta.
 Albra (tra Souchères Basses e Fraisse)
 Coùnh (Coin) (sulla mulattiera che sale da Villardamónt a Chezal)
 Drònt dâ Cazéi (inverso tra Granges e Traverses)
 Dzabéi (sotto l’attuale borgata Seites sulla strada verso Troncea)
 Gô (zona Traverses)
 Mouraux (tra Souchères Basses e Fraisse)
 Tsalmèttë (tra Souchères Basses e Fraisse)
 Nài (sotto l’attuale borgata Jousseaut dove è stata posizionata una croce)
 Pattë Moutsë d’Amónt (sopra l’attuale borgata Pattemouche)
 Pszî Pèou (piccolo pianoro sulla mulattiera tra Grand Puy e Souchères Basses)
 Rìou D’amónt (piccolo pianoro sull’attuale borgata Rif)

11

�12

�“Se prendiamo in mano una pagnotta ci accorgiamo che arriva da lontano... è un dono
della Madre Terra... è lei che ha prodotto il grano e il contadino che lavora la terra lo
sa...” ---Derio Olivero, Vescovo di Pinerolo

Il pane e il suo processo produttivo rappresentano il cuore pulsante della vita della comunità: un
processo che nasce dalla coltivazione della terra, passa per la panificazione vera e propria e si
conclude con la tavola comunitaria. Esso è ricco di termini in lingua storica che vanno ricordati
e preservati.

Come accennato, il pane nasce dalla terra e dalla cura della stessa. Un tempo ogni porzione di
terra intorno alle borgate era minuziosamente coltivato e curato dalle famiglie. Questo duro
lavoro e il processo di trattamento del suolo per ottenenere la crescita del grano viene ben
illustrato da una testimonianza di un abitante di Villardamònt che vi riproponiamo di seguito.
Guiot Chiquet Bruno di Villardamònt, testimonia l'antica cultura pragelatese partendo dal lavoro
dei campi, dal seme affidato alla terra, fino alla condivisione del pane sulla tavola.
“È la storia del pane “fournhà”, ossia cotto nel forno della borgata come si faceva un tempo
sino ancora al 1960. Bisognava coltivare bene il terreno dove veniva seminato il grano! In
primavera, nel mese di maggio, si portava il letame nei campi destinati alla semina di segala e
frumento “'l garàit”.
Il letame si portava a dorso di mulo insaccato in due gerle fatte di ruvida tela “lâ banòta” fissate
al basto, una per parte sulla groppa del mulo, accumulando però ancora un po' di letame sulla
schiena dell'animale avvolgendolo ancora in un robusto telo grezzo “'l bourô da lhòmë”. Se ne
portavano otto carichi di circa 130 kg ciascuno, necessari per concimare una superfice di circa
400 mq “la cartirô”
***
Guiot Chiquet Bruno da Viardamónt, eun dâ darìa temouèn 'd pradzalà, a nou cónch c'mà lou
vèi travalhóvo lâ téra, da gróⁿ semenà per aribô a póⁿ partàdzà s'la tàoulë : 'l travòlh, 'l moulìⁿ, 'l
fórn,
“l'î l'istouarë da póⁿ “fournhà”, quèout dint 'l fórn da vialàddzë c'mà la së fazìa ëncô da 1960: la
ventòv travalhô bè la térë, dónt la së semenòv 'l gróⁿ ! 'd prìmmë, a méi 'd mòi, ou fumòvo lâ
tèra da garàit dónt la venìa semenà 'l blà ou 'l frumènt.
'l lhòm a së tsardzòv su 'l muël, dint doua banòta 'd tiël, atacô a bòot unë per càirë e pei ëncòr
eun piël, sû, dint 'l bourô da lhòm. Euch soumô per cartirô: 400 metri carô 'd térë aboù 130 quilô
'd lhòm
_____________________________________________________________________________________________
In merito voglio ricordarvi le nostre misure, ossia la quantità di seme necessaria per metro
quadro di terreno:
- la cartirô, 400 metri quadri
- l'iminô, 800 metri quadri
- la sitirô, 1600 metri quadri

13

�- l'imìnë, quantità di grano necessaria per seminare una “cartirô”
- l'iminòl, una piccola gerla in legno di forma rotonda con un manico di ferro. Piena fino all'orlo
veniva chiamata “imìnë”.
Ogni “imìnë” aveva un suo peso specifico in base alla tipologia di grano che conteneva:
- l'orzo pelato, 21 Kg
- la segala, 20 Kg
- il frumento, 19 Kg
- l'orzo bianco, 17 Kg
- l'avena, 15 Kg
***
A propóo.. a vólou vouz ënsouvenî nótra mezùra, la cantità 'd semènsë per itendùa 'd térë:
- la cartirô: 400 métri carô 'd térë
- l'iminô: 800 métri carô 'd térë
- la sitirô: 1600 métri carô 'd térë
- l'imìnë: cantità 'd gróⁿ per semenô unë cartirô
- l'iminòl: eun pchó dzërlóⁿ 'd bóoc, riónt aboù eun mòni 'd fér. Bèⁿ pléⁿ, a fazìa unë imìnë.
Tsàqquë imìnë avìa soun péi, s'ló 'l gróⁿ qui tenìa:
- l'iordzë plà, 21 quilô
- la siël, 20 quilô
- 'l frumènt, 19 quilô
- l'iòrdz blònc, 17 quilô
- l'avénë, 15 quilô
_____________________________________________________________________________________________
Trattandosi di terreni spesso scoscesi si doveva raccogliere la terra accumulatasi nel fondo del
campo durante l'anno e riportarla all'inizio (tsariô tèrë). Questo lavoro era nuovamente affidato
alla forza del mulo su cui si adagiavano, sui due lati del basto, due ceste di legno, “lâ banòta 'd
bóoc”, apribili nella parte inferiore per consentirne il più facile scarico quando si raggiungeva la
cima del campo.
A fine giugno era il momento di spandere il letame nei campi (ibouliô lhòm), poi si copriva con
dei grossi solchi con l'aratro (draiô). Verso la prima decade di luglio si arava nuovamente il
campo per estirpare il più possibile le zolle di erba nel frattempo nuovamente attecchite.
***
Pèi la ventòv tsariô tèrë aboù la banòta 'd bóoc, unë per càirë da bôt da muël
A la fìⁿ 'd dzuìⁿ la s'iboulhòv 'l lhòm, pei la së draiòv per crubî 'l lhòm e da dée 'd dzulhét la së
soulevòv e la s'imoutashòv, per tzavô l'èrbë.
_____________________________________________________________________________________________
Era possibile che si radicasse anche la gramigna. Facendo il solco nel terreno con l'aratro si
estirpavano grosse zolle di terra “lâ panìëra”, difficili da estirpare e dissodare. La soluzione
migliore e più naturale era quella di destinare il terreno, almeno per un anno, alla coltivazione
della patata.
Dopo il 25 agosto si procedeva con la semina di segale e di frumento avendo cura di fare dei
solchi poco profondi. Si affidavano alla terra circa 15 kg per 400 mq di terreno avendo cura di
osservare la distanza di sei passi in salita e transitare orizzontalmente lungo il campo sei volte
con una distanza di sei passi in salita. Per non sbagliare si segnalavano sul terreno, con la zappa,
dei piccoli solchi, indicatori di direzione e uniformità (lou silhón). Finita l'aratura del campo si
procedeva con una nuova passata sull'intera superficie con l'erpice “l'èrs” per rendere il terreno
più soffice.
***

14

�La pouìa crèisr 'd có 'l gramóⁿ. En lavourènt la térë la së soulevòv 'd panìëra id térë, difisìla da
imoutashô. L'uniqquë manìërë naturèllë l'ér iquèllë 'd plantô trufa per eun óⁿ.
A 25 d'àout la s'acoumensòv a semenô 'l blà e 'l froumènt, ën fazènt la réië pa biè ìnt. (15 quilô
per cartirô, 400 métri carô) La së fazìa lou silhón: sèi pô ën mountènt e sèi pasô anònt e arèir. Finì
'd lavourô la së pasòv l'èrs per rendr la térë bèⁿ gàlv.

La semina del grano - Fotografia di Bruno Chiquet

A novembre si sperava di vedere il seme ben radicato con un germoglio di almeno 20 cm,
necessario per supportare il rigido inverno. Quando cadeva molta neve, verso la tradizionale
festa di San Giuseppe (19 marzo) era necessario recarsi nuovamente sui campi per spalare terra
dai pendii più assolati e coprire la neve (terô). Era un ottimo rimedio per far sciogliere la neve
più velocemente, in particolare per i campi seminati a frumento già scelti per la loro migliore
esposizione al sole verso il tramonto.
Se nevicava su terreno non ancora gelato poteva succedere che diverse piantine di segala,
ormai spuntate, potessero marcire. Ce ne si accorgeva solo in primavera, quando si notavano i
campi diradati. Era una nuova preoccupazione, purtroppo senza soluzione, perché al posto del
grano cresceva la zizzania che rischiava di rovinare il raccolto.
***
A nouvèmbr 'l breùlh a duvìa esr béⁿ enreizà e aout, a paou prée vint sentimetri per supourtô
l'uvèrn.
Cònt l'uvèrn er pezònt aboù eun baróⁿ 'd néou, a méi 'd màrs, per San Dzouzé, la ventov anô
terô 'l frumènt semenà s'lâ téra béⁿ a soulélh aboù 'l versònt a coudzònt.

15

�Se la venìa néou drònt quë la dzalèss, 'l breulh pouìa marsô. Mequé 'd prìmmë la 's pouìa véi lâ
téra pâ satìa 'd bée gróⁿ prest a crèisr. L'ér tórn eun gróo fasteuddi, sès rié a fô, perqué a post da
gróⁿ la creisìa la tartaréië qu'abimòv tout l'arcolt.
_____________________________________________________________________________________________
Verso il 20 di agosto si iniziava con la trebbiatura della segala, poi seguiva la trebbiatura del
frumento, spesso tardivo nella maturazione. La trebbiatura era quasi sempre affidata all'uomo
che con la falce “'l dòlh” esercitava sul pendio un significativo taglio, da sinistra verso destra in
modo da adagiare il raccolto su quello ancora da tagliare per facilitarne la raccolta in piccole
fascine (“lâ dzèrba”) che venivano depositate sul terreno con l'avvertenza che le spighe
venissero rivolte a valle per facilitarne l'essicazione. Se c'era minaccia di pioggia si facevano i
covoni (lou cuculhón).
In caso di molta pioggia era necessario riaprire, allargare e adagiare nuovamente sul campo le
piccole fascine per assicurarne l'essicazione “lâ dzavèlla - butô a dzavèllë” Stesso discorso per
l'orzo e l'avena “lou traméi”.
***
A 20 d'àout la s'acoumensòv a mèir 'l blà, plu tart ‘l frumènt, perqué la ventòv qu'a fóss bèⁿ
mèour. La 's dalhòve ën acoumensènt a gàouts 'd la térë. 'l blà a venìa coudzà suz iquél drèit
perquè la venìa mélh a culhî e fô lâ dzèrba quë venìo paouzô s'la térë aboù laz ipìa a lavalô per
qu'a setsèss bèⁿ. Se la menasòv 'd plàour la 's fazìa lou cuculhón.
Ën cô d'eun baróⁿ 'd pleuië la ventóv tórn ubrî la dzèrba, lâ butô a dzavèllë e la leisô bè setsô. La
mémë tsozë la së fazìa 'd có per lou traméi.
_____________________________________________________________________________________________
Poi veniva il momento del raccolto e ancora era necessario l'ausilio del mulo per trasportare
nella grangia i covoni avvolti in larghi pezzi di tela bianca “lou bourô”, in modo da formare un
carico “lou balón” (tre per ogni carico) e avvolgere bene i covoni in modo da evitare la
possibile fuoriuscita di preziosi chicchi di grano.
La mattina dopo, i covoni venivano sistemati nella parte alta della grangia, la più arieggiata, “lâ
pantéria” in maniera da favorirne ancora l'essicazione e venivano aggiustati con scrupolo per
occupare meno spazio possibile.
***
Lou balón î së tsardzóvo su 'l bôt da muël, tréi per vièddzë e i së portòvo a la gròndzë, i së
dibarasòvo ën fazènt atenshó a gróⁿ qu'avìa vouirà e qu'ér soubrà dint 'l bourô.
'l matìⁿ d'aprée la së mountòv lâ dzèrba s'lâ pantéria abou 'l levàou ou la fórtsë.
_____________________________________________________________________________________________
A novembre si procedeva con la trebbiatura. La trebbiatrice era anticamente azionata a
mano, poi a motore con l'avvento della meccanizzazione. Si trebbiava anche a mano
utilizzando un apposito bastone “'l flél” al fine di ottenere una paglia meno frantumata che
veniva ancora utilizzata nelle lunghe veglie invernali per fabbricare appositi e robusti legacci
“lou lhòmps” utilizzati l'anno successivo per legare altre fascine di grano, avena, orzo o anche
piccole fascine di legna.
Il grano veniva pulito con il ventilabro “'l vantouàr”, a cui erano fissate piccole griglie per
dividere il grano dalla pula o altri piccoli frammenti, quindi veniva deposto in capienti madie
“laz àrtsa” per evitare che fosse divorato dai topi.
Il frumento veniva prima lavato portandolo alla fontana in modo da eliminare ancora i chicchi
avariati “'l tsanàbbou” o “'l gróⁿ nìa”, fatto accuratamente asciugare sui balconi su larghi teli di
lino e poi insaccato e pronto da portare al mulino.
Il mugnaio separarava la farina migliore destinata alla panificazione dalle altre: la crusca (lou
brèn) e la farina di seconda mano ('l farinóⁿ) destinate agli animali e in particolar modo
all'allevamento dei maiali.
16

�***
A méi 'd nouvèmbrë la 's matsinòv aboù la matsìnë a bàttrë. Eun vièddzë 'l moutour a l'ér virà a
móⁿ Apré la guérë l'ére aribà 'l moutour eletrìqquë!. 'l blà plu bél a venìa bateù abou 'l flél; la
pallhë î servìa per fô lou lhòmps, per gropô lâ dzèrba l'óⁿ dapré, ou lâ fisina 'd bóoc. 'l gróⁿ
meiclà aboù lâ póls a venìa ventà aboù ìl ventouar. La së separòv 'l gróⁿ bél, su mèi la granìllhë,
darèir lâ póols plu pezònta “la reicoùa” e aprée iquèlla plu ledziëra. 'l gróⁿ a venìa armizà dint
l'arts per pei 'l pourtô a moulìⁿ e 'l prezervô da lâ ràtta.
'l frumènt a venìa lavà a batsô aboù 'l sarnélh ou aboù 'l vòl per 'l separô da “tzenàbbou” ('l gróⁿ
nìa) pèi portà su l'èmpòr a soulélh su 'd bourô blòncs e cònt a l'ér bén séc a së butòv dint lou
sòcs per 'l pourtô a moulìⁿ .
'l moulinìa a pasòv la farìnë a buròt per separô iquèllë plu bèllë per fô 'l póⁿ, da laz aoutra: lou
brèn e 'l farinó da dounô a curìn.

Lou traméi - il campo con segale e avena - Archivio Fondazione G. Guiot Bourg

17

�Bruno Chiquet martella la falce Fotografia di Bruno Chiquet

Dalhô 'l blà - Fotografia di Bruno Chiquet

18

�Lou lhòmps – Archivio Fondazione G. Guiot Bourg

Mèir lou traméi – Archivio Fondazione G. Guiot Bourg

19

�Lâ dzerba – Archivio Fondazione G. Guiot Bourg

Lou cuculhón – Archivio Fondazione G. Guiot Bourg

20

�Anche in Val Pragelato l'arte di lavorare il grano durò millenni, sin dai primi insediamenti umani
dove probabilmente gli antichi agricoltori schiacciavano il grano con mortai o tra due pietre,
passando poi, verso l'anno 1000, a dare una forma razionale alle “macine a pietra” con
l'impiego della forza idraulica (l'acqua) e a seguire con il perfezionamento del “buratto” ('l
burôt).
Molti erano i mulini in Val Pragelato anche se non esistevano in loco cave per l'estrazione e la
lavorazione di blocchi di pietra adatti a costruire macine o lastre di pietra per fontane. Si
doveva fare riferimento a cave esistenti in valle o al più lontano vallone di Luserna dove bravi
scalpellini davano vita al prodotto e il trasporto veniva assicurato su carri trascinati da squadre
di muli.
La maggior parte degli antichi mulini in Val Pragelato sfruttavano la potenza creata dalla
corrente dell'acqua, generalmente deviata lungo il percorso del torrente Chisone e/o del
Chisonetto, fatta defluire in appositi canali artificiali: le gore (lâ bialìëra). La “presa” dell'acqua
dal torrente veniva regolata da apposite paratìe, opportunamente manovrate dal mugnaio sia
in caso di piena del torrente sia in caso di minor portata, per consentire un costante e regolare
flusso, fino alla caduta finale sulla grande ruota collocata adiacente al mulino. Con appositi
ingranaggi in ferro, tale ruota trasferiva l'energia meccanica all'interno dell'edificio dove erano
collocate orizzontalmente, una sopra l'altra, due pesanti macine in pietra: una sottostante, fissa,
e l'altra rotativa che frantumava il grano a seconda del grado di approccio fra le due macine,
regolato sapientemente dal mugnaio a seconda del tipo di farina che si desiderava ottenere e
soprattutto in base al tipo di grano che veniva lavorato.
I sacchi di grano, composti di ruvida tela e opportunamente marchiati con un pezzo di carbone
per assicurarne la puntuale riconsegna ai clienti con le diverse tipologie di farina richieste e
ricavate, venivano versati in una apposita tramoggia, simile ad un grande imbuto in legno di
varia forma, che convogliava un flusso regolare di chicchi fra le due macine.
Lo sfarinato veniva progressivamente espulso dai margini delle macine per poi passare in
setacci a maglie differenti, “il buratto” ('l buròt), che azionato da particolari ingranaggi in legno,
ne determinava lo “sbattimento” per la prima separazione della crusca (lou brèn). Da qui usciva
dapprima la farina di tipo integrale ('l farinó) e quindi, dopo una ulteriore raffinazione,la farina
bianca, costituita principalmente da amidi ma più povera dal punto di vista nutrizionale.
Tale “abburattamento” sembra essere l’evidente risultato di una evoluzione che, rispetto al
medioevo, presuppone un salto di qualità sull'evoluzione dei mulini. La più antica macinazione
del grano, infatti, si concretizzava principalmente in un solo prodotto finale da consegnare alle
famiglie e spettava alle donne il compito dell'abburattamento, in casa, attraverso apposito
setaccio “'l chô”, per discernere il risultato tra farina adatta alla panificazione e farina da
destinare all'alimentazione degli animali.
A livello cartografico, la prova dell’esistenza di svariati mulini sul territorio di Pragelato, viene
fornita dalle mappe del Catasto Rabbini. Le operazioni di rilevamento atte alla stesura di tale
catasto risalgono al 1857 e la sua importanza è data dalla circostanza che fu il primo catasto a
rappresentare, con una indicazione precisa, gli edifici a grande scala. I fogli del catasto che
interessano il territorio di Pragelato sono:
 02146 Sochieres Basses, Fossimagna, Grand Puy, Rif, Rua, Sochieres Haut, Rivet, Grangie
 02147 Allevet, Villar d’Amont, Traverse, Plan, Pattemouche, Grand Duc, Petit Duc,
Chezal, Sestrieres
 02148 Jousseaut, Laval, Seyte, Troncea
Mentre i fogli di dettaglio dove sono indicati anche le gore dei molini e i molini, sono i seguenti:
21

�



03252 Socciere Basse: gora dei molini 2 molini (Chisone)
02156 Ruà: Gora comunale dei Molini 2 molini (Chisone)
02160 Grange: Gora comunale detta dei Molini, 3 molini, Souchieres Hautes: 1 molino
(Chisone)
 02168 Sestrires: 1 Molino (Molino Serre), Duc: gora dei Molini 2 molini (Chisonetto)
 02170 Plan Gora dei Molini 2 molini (Chisonetto) 1 molino (Chisonetto Chisone)
 02174 Inverso Laval: gora dei molini, 2 molini.
In totale, quindi, nel 1864 erano stati accatastati ben 16 molini.
Oggi, purtroppo, nessuno di questi mulini è giunto fino a noi integro o funzionante, poiché quasi
tutti sono stati abbattuti o trasformati in edifici ad altra destinazione d’uso. Rimangono soltanto
testimonianze, toponimi e alcuni edifici in rovina.

22

�Mappa Catastale – Archivio di Stato di Torino: https://archiviodistatotorino.beniculturali.it/fondi/?id=503926

23

�Mappa Catastale – Archivio di Stato di Torino: https://archiviodistatotorino.beniculturali.it/fondi/?id=503926

24

�Mappa Catastale – Archivio di Stato di Torino: https://archiviodistatotorino.beniculturali.it/fondi/?id=503926

25

�Dettaglio dell'immagine precedente

26

�Mappa Catastale – Archivio di Stato di Torino: https://archiviodistatotorino.beniculturali.it/fondi/?id=503926

Dettaglio dell’immagine precedente

27

�Il forno è uno degli edifici fondamentali per la comunità e ça va sans dire, ogni frazione o
borgata aveva il suo e se ne occupava assiduamente tanto per la manutenzione ordinaria che
per quella straordinaria.
In occasione delle “Olimpiadi 2006” l'amministrazione comunale si fece promotrice del restauro,
borgata per borgata dei forni ancora esistenti, che oggi possono quindi essere fruiti
agevolmente dal visitatore.
Nell'antichità la costruzione era generalmente bassa e non troppo grande, a seconda della
popolazione residente nell'epoca della costruzione e dello spazio disponibile fra gli agglomerati
di case. Esso sorgeva, ove possibile, vicino ad una sorgente/fontana o ruscello. Sulle pareti
laterali piccoli tronchi in legno fissati orizzontalmente assicurano l'appoggio di lunghe mensole in
legno (lâ panìëra) su cui venivano depositate le forme di pane, prima e dopo la cottura. Gli
ambienti per la cottura, due o tre per edificio, erano spesso di capienza diversa: una stanza più
grande per il “tsalendòle” e una più piccola da usare per il fabbisogno periodico,
generalmente ogni quindici giorni. L'edificio, in origine generalmente privo di canna fumaria,
era dotato di rudimentali “finestre” per favorire la ventilazione e la fuoriuscita del fumo così
come, ogni ambiente di cottura, presentava, nella pietra sopra l'imboccatura, buchi di media
dimensione (louz arflàou) che favorivano l'uscita del fumo mentre la legna bruciava nel forno
ma che essenzialmente fungevano da “sfiato” per moderare il calore del fuoco.
I principali strumenti utilizzati erano:
- una pala in metallo mescolare la legna e, alla fine, togliere i tizzoni ancora ardenti insieme alla
brace;
- un rastrello in ferro, utile per raccogliere ogni residuo derivante dalla combustione;
- una lunga “scopa” (l'icóbbë) fatta di pesanti stracci fissati ad un lungo bastone e
preventivamente bagnati nell'acqua, per togliere i residui di cenere.
Nonostante fosse bagnato qualche piccolo sfilacciamento della “scopa” poteva incendiarsi e
formare piccole scintille (lâ sùa). Il fatto, ovviamente collegato al grande calore, si diceva fosse
anche collegato al tempo atmosferico quando il movimento dell'aria presagiva l'arrivo del
vento. “Cònt l'icóbbë fài lâ sùa l'î marquë quë 'l tèmp tsòndz ou quë l'arìbb l'aourë” (Quando si
notano scintille sulla scopa è segno che il tempo cambia o arriva il vento).

Dopo il lungo lavoro, veniva il momento più bello: fare il pane, ogni quindici giorni, nel forno più
piccolo della borgata, poiché più facile da riscaldare. Erano quasi sempre le donne che
impastavano la farina con il lievito “madre” e l’acqua tiepida in una apposita madia “la
patóirë”. Finita la lievitazione si confezionavano forme tondeggianti e si adagiavano su appositi
assi di abete lunghi circa 3 metri. Si copriva il tutto con panni di tela bianca che ciascuno si
portava al forno.
***
Aprée d'aguée bèn travalhà la venìa 'l moumènt plu bél: itsaoudô 'l pëchó fórn e fô 'l póⁿ,
tsaqquë quinzë dzórs.
L'ér còzi toultèmp la fènna quë patóvo la farinë aboù 'l crisènt, dint la patóir aboù d'aiguë tèbbi.
Cònt l'ér levà la së fazìa lou pòn rión, butô s'la panìërë lòndzë tréi metri, cubèrs aboù 'd tiël
blòntzë e pourtô a fórn.
_____________________________________________________________________________________________

28

�Gli uomini avevano il compito di riscaldare il forno con fascine di legna, ginepro o salice per
dare maggior profumo al pane. Quando il forno era caldo (circa 320°) si toglievano i tizzoni più
grossi con una pala di lamiera poi si puliva il forno con uno straccio, bagnato, legato in cima ad
un bastone “l' icóbbë” lungo circa 3 metri. Con altra pala in legno si adagiavano le forme di
pane nel forno e si lasciava cuocere per circa 40 minuti.
Per scaldare un forno più grande, tutto in pietra, ci voleva molta legna e di norma l’operazione
aveva luogo in vista del mese di dicembre. Si iniziava, infatti, per Santa Cecilia, il 22 novembre,
ed essendo prossimi al Natale questo pane veniva chiamato “tsalendòl”. Tutte le famiglie
portavano quattro listelli di legna lunghe circa due metri ricavate da un tronco di larice
spaccato in quattro. Dopo circa cinque ore, il forno incominciava ad essere caldo. Raggiunta
la temperatura di procedeva, come prima, alla pulizia e con l’occasione, viste le dimensioni del
forno e l’occasione festiva, veniva infornata anche altresì la “glòr” di patate, una delizia molto
attesa!
***
L'èr louz òmmi qu'itsàoudovo 'l fórn aboù 'd fisìma 'd bóoc, 'd dzenèbbrë ou 'd sòli per dounô
màì 'd parfeùⁿ a póⁿ . Cònt 'l fórn ére tsàout (320°) la së tsavòv lou tiô plu gróo aboù unë pòlë 'd
fér ou eun raclét pei la s'icoubòv e aboù unë pòol 'd bóoc la s'enfournòve lou pòn. Caròntë
mineutta e 'l póⁿ a l'ér quèout
Per itsaoudô eun gróo fórn, tout 'd pèir, la lh'anòv mài 'd bóoc!! A s'imouvìa per Sèntë Sesìlë, 'l 22
'd nouvèmbrë, per fô 'l tsalendòl. Tótta lâ famìllha pourtòvo càttrë itèlla lòndza dou métri. Aprée
5 oura 'l fórn acoumensòv ésr tsàout! A s'icoubòv, la s'enfounóv 'l póⁿ e lâ glòra.
_____________________________________________________________________________________________
Tutte le famiglie continuavano la turnazione per una nuova infornata di pane, che veniva messo
poi ad essicare e quindi conservato nella grangia, su una apposita rastrelliera. La forma di pane,
all’occorrenza, veniva tagliata su apposito tagliapane e bagnato nel latte, nel brodo o nel vino
zuccherato.
Era una simpatica abitudine della gioventù di presentarsi al forno, nell'ora tarda, per chiedere
una forma di pane da bagnare con vino e zucchero “la pées” e da mangiare tutti insieme in
allegria
Finiti i turni di tutte delle famiglie della borgata (turni continui che coprivano senza sosta il giorno
e la notte) si faceva cuocere il “pane dolce”, fatto con farina integrale, lievito madre e acqua
bollente. La reazione chimica dava per l'appunto un gusto dolciastro al pane. Queste forme di
pane, piuttosto grandi, venivano fatte cuocere tutta la notte e si mangiava con buon gusto
durante le lunghe veglie invernali accompagnato da un bicchiere di vino o un bicchiere
d'acqua fresca prelevata direttamente dalla fontana della borgata.
***
Tótta lâ famìllha, unë aprée l'aoutrë î fournhòvo e î counservó 'l póⁿ dur per tou l'óⁿ a la gròndzë
su 'l tsavilhìa. A 's tsaplòv dint la mandóirë (ou tsaplóirë) per 'l butô amoulî dint 'l làit, 'l boulhóⁿ ou
'l vìⁿ aboù 'd seuccrë.
L'ér abiteuddë da dzouvènt fô la “pées” per pasô eun vépr ën armounìa. La s'anòv a fórn per
demandô eun póⁿ a dée ora da nèout ! La ventòv 'l fô amoulî dint 'l vìⁿ aboù 'd seuccrë e fô tuts
ensèmp arsinóⁿ
Cònt tuts avìo fournhà la 's fazìa còir 'l “ póⁿ dou”. Farinó patà aboù 'd crisènt e d'aigue bulhènt,
quèout tout 'l vèpr e mindzà a la vilhô aboù eun vèir 'd vìⁿ ou eun goublót d'aiguë.

29

�La tradizionale panificazione è un elemento molto vivo nella memoria di tanti abitanti delle
borgate di Pragelato: una riflessione di Renzo Guiot del Grand Puy ben descrive come essa
viene vissuta e svolta ancora oggi in certe occasioni speciali.
“Il lavoro di tante persone, il contadino, il mugnaio, il

panettiere. Ma anche chi ha raccolto il sale dal mare, chi ha
costruito l'acquedotto che porta l'acqua... chi ha costruito le
strade attraverso le quali hanno viaggiato il grano, la
farina.”1
La lettera deI Mons. Derio, Vescovo di Pinerolo, ricca di immutabili e sempre attuali riflessioni, mi
riporta inevitabilmente ai tempi della nostra antica vita di borgata dove la fatica e il lavoro
rappresentavano la quotidianità per poi condividere insieme “il piacere della tavola”, magari
nella stalla, insieme ad amici e borghigiani, specialmente nelle lunghe sere d'inverno. In
occasione di ogni festa patronale delle nostre borgate continua la bella tradizione della
“distribuzione del pane”, ma questa è anche l'occasione per pensare a “quante persone hanno
speso ore per questa pagnotta! E' un regalo della terra e di tante persone!”
Al Grand Puy tale consuetudine non manca ma si affianca, da tempo e non solo in quel giorno,
all'antica cultura e lavoro del “pane fatto in casa”, con gli stessi ritmi, oggetti, percorsi e
attenzioni di un tempo. Vale la pena ricordare, ancora a futura memoria, dettagli spesso inediti
o dimenticati, che fortunatamente sono stati ripresi dalla famiglia di Adriano Coutandin e dal
figlio Daniele, abitanti di Grand Puy. Una passione e un orgoglio non imparato su libri o internet
ma dopo attenta osservazione e pratica trasmessa oralmente dagli antenati e ancora
minuziosamente custodita nella tradizionale integrità.
Si parte dal lievito madre “'l crisènt”: farina, sale e acqua impastate qualche giorno prima della
panificazione in modica quantità e in apposito recipiente di legno “la gòvi da crisènt”

Tutte le fotografie che seguono e riguardano la
panificazione sono dell’Archivio di Renzo Guiot
1

Lo stupore della tavola - lettera del Vescovo Diocesi di Pinerolo, Derio Olivero 2018-2019.
30

�Un impasto consistente e acidulo che, nel giorno stabilito, viene diluito con nuova farina e
acqua in congrue quantità e in apposita madia di legno, “la patóirë”.

31

�Dopo molto lavoro manuale al fine di rendere l'impasto uniforme (la cui consistenza è affidata
essenzialmente all'abilità e all'esperienza del panificatore), segue la pausa perla lievitazione,
figlia di una metodologia che ciascuno sceglie o adotta per tradizione ereditata.
L'intero impasto viene lasciato lievitare a temperatura ambiente nella madia. Dopo circa 3 ore
vengono confezionate le pagnotte, depositate su apposite assi di legno, normalmente di larice,
debitamente levigati e lunghi circa tre metri “lâ paniëra”. Si copre, quindi, il tutto con panni di
tela e si portano al forno con prova di buon equilibrio fisico per non ribaltare il tutto.

32

�Julie Griot al forno

33

�Al forno con il pane pronto per la cottura.

34

�Il nostro forno risale al 1648 e in origine era privo di camino, costruito solo nel 2005 durante la
ristrutturazione del fabbricato in occasione dell'evento Olimpico. All'interno si trovano tre
ambienti per la cottura del pane con basamento e volta in pietra di varia grandezza. Il primo, a
sinistra entrando, può contenere fino a 60 forme di pane. Era quello normalmente utilizzato per
la cottura del “póⁿ dou” (pane dolciastro, di colore scuro e gusto particolare, consumato
durante le veglie invernali nella stalla). Il secondo, quello medio, può contenere fino a 40 forme
di pane e veniva utilizzato principalmente in autunno dove ogni famiglia, a turno e per diversi
giorni, cuoceva il “tsalendòlë” (quantità consistente di pane che doveva servire fino a
primavera, opportunamente conservato in luoghi aerati su appositi scaffali “lou tsavilhìa”. Il terzo
(ultimo a destra, il più piccolo, l'unico più volte ristrutturato e che ancora oggi viene utilizzato)
può contenere fino a 20 forme di pane.

Incastonata in ciascuna di quelle volte emerge una pietra sporgente un tempo utilizzata per la
posa di un piccolo pezzo di legno, “'l tiô”, possibilmente resinoso ed essiccato, ricavato da
frammenti di tronco di pino cembro che, acceso e appoggiato prima di infornare il pane,
rischiara l'ambiente per tutta la durata della cottura in modo da consentire di sorvegliarne il
buon esito. Il “tiô” si può utilizzare anche appoggiandolo semplicemente sulla prima pietra di
ingresso del forno “la bóttsë fa fórnë”.

35

�'l tiô breùll

36

�Con l'avvento dell'energia elettrica questa antichissima usanza è ormai definitivamente
scomparsa e il ciocco è stato sostituito da una apposita lampada, “la baladeuzë”.
Intanto ci sono persone che nell'arco dell'anno hanno raccolto rami di larice “la brouzìllhë” e
“lou baransón”, ne hanno confezionato piccole fascine “lou fisinô”, fatte essiccare e portate nel
forno e c'è chi, da qualche ora, si adopera per scaldare il forno prescelto: prepara e deposita
una fascina di legna in modo uniforme, accende il fuoco “casô fuëc, fitsô fuëc”, sorveglia
l'uniforme distribuzione della brace e osserva con paziente intuizione le pietre della volta che,
raggiunta la temperatura ideale (circa 320°) assumono una colorazione biancastra: è il segnale
che il forno è sufficientemente caldo per infornare le forme di pane.
Segue il lavoro di pulizia, prima con l’estrazione della la brace con una rudimentale pala “la
pòlë” o apposito rastrello in ferro “'l raclét”, poi ruotando una rudimentale “scopa”, composta
da un panno pesante fissato all'estremità di un lungo bastone preventivamente bagnato
“l'icóbbë”, adatta per ripulire nel miglior modo possibile i residui di brace e cenere.

37

�Laz icóbba

38

�Si prendono, poi, con delicatezza le forme di pane, nel frattempo depositate sulle assi vicino
all'imboccatura del forno; si depositano su apposita pala di legno “la pòlë da enfournô” e da
qui la mano dell'esperto le adagia sulla pietra facendo attenzione a non farle combaciare. Si
chiude, infine, la gola del forno con apposito coperchio in ferro “la cubersèllë”.

Lâ paniëra a fórnë

39

�'l fórnë e la cubersèllë

40

�Dopo circa 20 minuti le forme di pane vengono rimescolate tra loro, al fine di assicurarne
l'uniforme cottura (“boudrô”). A tal scopo, si utilizza un’altra pala di legno, “la feurdzë”, più
stretta e più facile da maneggiare per manovrare le pagnotte fino alla loro definitiva cottura e
fragranza, dopo altri 20 minuti.

La pòlë da enfournô e la feurdzë

41

�Finalmente la “PAGNOTTA” torna a casa !!

42

�43

�L’acqua è sempre stata un elemento fondamentale per le borgate, divenendo protagonista
della vita comunitaria nelle più svariate forme: amica ed alleata nelle fontane per dissetarsi e
lavare i panni come nei canali per il mantenimento di campi ed animali, ma anche nemica e
pericolosa in caso di alluvioni ed inondazioni.
Le fontane nelle borgate erano centro di aggregazione e comunità e a Pragelato se ne
trovano davvero moltissime vista la copiosa disponibilità di acqua. I materiali principali per la
loro costruzione erano il legno, la pietra e il piombo. Il legno non doveva essere né troppo duro,
né troppo morbido, pertanto era maggiormente utilizzato quello di larice, particolarmente
indicato per costruire le vasche perché, a contatto con l'acqua, le assi si dilatavano, in modo
da non formare fessure di infiltrazione. La pietra era più adatta per le fontane importanti e
monumentali e tendenzialmente le stesse avevano una forma rettangolare o ottagonale. I tubi
erano di piombo, perché esso era facilmente modellabile.
Un tempo le fontane venivano usate dagli abitanti di Pragelato, sia per uso domestico, sia per
abbeverare gli animali.
La fontana ('l batsô) aveva solitamente due vasche: una più grande (la tìnë), una più piccola
rettangolare ('l batsasét) su cui poggiava l'asse per lavare (la lavóire), mentre l'acqua
necessaria per la casa veniva prelevata con secchi direttamente dalla bocca del tubo (la
dusë). La tìnë era costantemente pulita affinché l'animale, ogni volta che usciva dalla stalla,
potesse andare a bere. Il bestiame vi beveva soltanto durante l'estate, all'andata o al ritorno
dal pascolo. Nelle stagioni fredde, invece, bisognava andare alla fontana con secchi e portare
l'acqua nella stalla: la sera per il mattino e il giorno per la sera, perché era necessario che
l'acqua fosse intiepidita a temperatura ambiente, in modo che non provocasse disturbi agli
animali, facendo anche perdere il latte alle mucche.
Il “batsasét” serviva per molti usi:
 lavare le patate più piccole (lou balìn) che raccolte in autunno e separate da quelle
medie e grandi, venivano cotte sulla brace del camino in pentole di ghisa (la
brouànnhë) e date in pasto ai maiali.
 per sciacquare la biancheria prima trattata in casa in apposito contenitore (gerla) in
legno o metallo (la lesiveùzë) con acqua bollente e cenere. Quando poi la tela era
sgrassata, le donne andavano al lavatoio, la strofinavano e la sciacquavano.
 per lavare la lana delle pecore. Inizialmente, veniva messa dentro una gerla e fasciata
più giorni a mollo con della cenere o lisciva. Poi veniva stesa sulla “lavóirë”, battuta più
volte con un pezzo di legno, per pulirla da ogni residuo di sporco e poi risciacquata.
Questo lavoro, svolto tra ottobre e novembre, durava quindici/venti giorni, poiché ogni
famiglia possedeva cinque o sei pecore e altrettanti tagli di lana.
 per pulire le budella (lou buàou) quando si uccideva il maiale: le svuotavano, le
lavavano e le mettevano ad asciugare, per poi insaccarvi il salame, la settimana
successiva.

44

�L'ÀIGUË
Aiguë pùrë 'd fountònë
tsiqquë ou tóttsë sènt la vìttë,
tsìqquë ou pòrt via dìnt eun sedzelìⁿ
Pòrt 'l sìël dint eun miròlh.
S'arvìou tsiqquë ou béou,
ouz éri nèbblë, ouz éri néou,
ouz éri la tsansóⁿ dâ batsô
ouz éri c'mà l'arbatùa 'd la clòttsë.
Ou sa l'arsórsë 'd la térë
ou sa la fòrsë da moulìⁿ.
Toultèmp ën brìgguë per càou, biàls e rìou
ou tournaré dont ou sa naisùa ...

Acqua pura di sorgiva
chi ti tocca ti sente viva,
chi ti porta via col secchio
porta il cielo in uno specchio.
Beve luce chi ti beve,
eri nuvola, eri neve,
eri canto di fontana
eri squillo di campana.
Sei la gioia del giardino
sei la forza del mulino.
Pellegrina affaccendata
tornerai dove sei nata ...
(Renzo Pezzani)

Pascolo alle sorgenti del Chisone – Archivio Fondazione Guiot Bourg

Il miglior esempio del sacrificio che i nostri antenati hanno
sopportato per salvaguardare il bene della comunità ce l’ha
offerta Remigio Bermond, nativo della borgata Granges di
Pragelato, fondatore insieme ad altri dell'Escolo dou Po a
Crissolo (1961) nonché della rivista culturale “La Valaddo” a
Villaretto Chisone.
Nel suo libro MENDÌA narra l'epopea rustica di un villaggio di
Pragelato: Jousseaut, impegnato, in particolare, ad affrontare
la dura lotta per l'esistenza e a risolvere i problemi per
procurarsi l'acqua.
Tre ragazze, mendìa, (nel franco provenzale alpino di
Pragelato significa appunto signorine) trovano l'acqua in
abbondanza in un vallone sperduto e compiono con il
sacrificio della vita, l'impresa di farla pervenire al villaggio. Un
poema di ottocento versi divisi in cinque canti, che sviluppa
epicamente le vicende di una comunità narrando spaccati di
Copertina del volume di testimonianza
di Remigio Bermond – La Valaddo 1983

45

�vita quotidiana all’interno di una trama tutta fondata sul comune impegno per la costruzione di
un canale.
Jousseaut, come altre borgate, è l'icona del contrasto tra l'attuale abbandono ed il fervore dei
tempi andati, che l'autore rievoca con una visione poetica di vasto raggio e con tutto il suo
affetto per l'umile, quotidiana e diuturna epopea dei montanari che hanno fatto grande e viva
la montagna attraverso i secoli.
“Canto la storia d'amore di tre fanciulle che sacrificarono la vita per portare l'acqua alla loro
borgata”.
Così Remigio inizia il suo racconto.
“vorrei soprattutto ricordare alla nostra gente, ai nostri giovani che l'eredità dei vecchi è un
bene prezioso ma né oro né argento.. è amore per il nostro paese, per i vecchi casolari, per i
boschi, i prati, le acque ed i ghiacciai … Doveva essere bella la vita in quei villaggi appollaiati
sul monte, ai piedi della neve … gli uomini erano forti e robusti come le rocce di quelle
montagne ...uno di quei villaggi si chiamava Dzousàout ma per poter vivere lassù mancava
L'ACQUA a cui si aggiungeva il grande dilemma: abbandonare o restare...Il capo del villaggio
di nome Bremo cercava di persuadere la gente affinchè nessuno abbandonasse la propria
casa...Tocca a me, non c'è tempo da perdere, partirò all'alba e sono certo che l'acqua potrò
portare: se tra due lune non sarò di ritorno, nominate un altro capo. Nel piccolo villaggio la
gente attendeva che Bremo tornasse..., aveva tre figlie, forti, coraggiose e belle: Fresa, Telma e
Sciaré ammirate dai giovani del villaggio...Dopo due lune di non ritorno decisero di andare alla
ricerca di papà Bremo... portarono coltelli ed asce per difendersi e poter
cacciare...attraversarono il grande bosco di Gemignan, quello delle Tsardoùsa e poi lâ
Tsalmètta e Maidèttë. Dopo un lungo cammino un grido di Sciaré svegliò Fresa e Telma: correte
l'abbiamo trovata ! In fondo ad una piccola valle, c'era un grosso rio e le ragazze ringraziarono il
loro Dio...Tornate al villaggio fu un gran movimento …”
Nel frattempo il nuovo capo del borgo, Guiò, pur molto titubante, organizzò una nuova squadra
di uomini da mandare insieme alle tre ragazze per costruire il canale destinato a condurre
l'acqua fino al villaggio.
“Fresa, Telma e Sciaré incoraggiavano quegli uomini forti … non si poteva abbandonare
l'impresa ma sull'imbrunire dell'ultimo giorno di duro lavoro arriva l'ordine di ritornare indietro,
senza preoccuparsi dell'acqua. Le tre ragazze si allontanano per riposarsi e decidono di
concludere l'impresa... verso l'imbrunire del giorno in cui tutti se ne erano andati il canale si
allunga e il ruscello è a due passi e la voce del rio si fa sentire sempre più forte … sedute sulla
sponda del canale osservano l'acqua scendere nel vallone e quasi non possono credere che
sia finita la loro immane fatica. L'acqua scendeva nel canale... ma le forze venivano meno...Da
Jousseaut i fidanzati delle tre ragazze partono per conoscere la fine delle tre loro virtuose
amanti... La bionda capigliatura di Fresa brillava su una pietra, Telma e Sciaré dormivano
accanto ad essa un sonno infinito con accanto i fiori dei rododendri che tutti gli anni fioriscono
per ricordare”.

46

�Il Chisone Fotografie di Claudio Bonifazio

47

�La candida neve non ferma lo sgorgare delle fontane del Grand Puy – Fotografie di Renzo Guiot

48

�Particolari della fontana di Grand Puy Fotografie di Renzo Guiot

49

�Cartolina d’epoca - Archivio Renzo Guiot

50

�Cartolina d’epoca - Archivio Renzo Guiot

51

�Cartolina d’epoca - Archivio Renzo Guiot

52

�Come si è detto, il ruolo dell’acqua, nelle antiche comunità come ai giorni nostri, è
ambivalente. Preziosa fonte di vita, indispensabile per condurre l’esistenza in un dato luogo, ma
al tempo stesso costante fonte di pericolo, nel caso di piogge torrenziali e conseguenti
inondazioni. Ne riportiamo, di seguito, alcuni esempi che hanno coinvolto il territorio
pragelatese.
PIOGGE E INONDAZIONI: 18 OTTOBRE 1685
“Verso il 18 ottobre le pioggie furono abbondanti che i ruscelli ed i torrenti traboccarono
talmente che la maggior parte dei mulini di Pragelato furono distrutti e portati via dalle
inondazioni; similmente furono portati via i ponti (ms. Merlin). Il 19 novembre 1685 nella casa
dell’oste Francesco Guiot in Traverses di Pragelato si riunì una Commissione formata dal
Consigliere del Re (Luigi XIV), Presidente e Commissario Esaminatore nelle stazioni di montagna
del Delfinato, da Jacob Perron, Claude Balset Dott. in medicina ed altri Consiglieri ed
amministratori della Comunità di Pragelato, allo scopo di procedere alla verifica dei danni
procurati dall’inondazione. Fu visitatotutto il territorio della Comunità di Pragelato cominciando
dai villaggi di Troncea e Seytes fino a valle di Souchères-Basses. Anche la piazza ed i muri del
Tempio di Traverses (l’antica cappella Cattolica) subirono danni"2.
Vengono segnalate inondazioni anche nel 1705 e nel 1706; in particolare durante quest’ultima si
precisa che il villaggio di Moureaux venne distrutto il 22 ottobre3. Una nuova inondazione è
registrata nel 1733, la quale comporta la “quasi distruzione” 4 del villaggio di Pattemouche.
Mentre nel 1762, “il 14 luglio i villaggi di La Ruà, Grand Puy e Souchères-Basses furono colpiti da
un’orribile tempesta che nello spazio di ventitrè o venticinue minuti ha interamente distrutto tutti
i raccolti. La grandine più piccola era come i palini da fucile, la media come delle piccole
prugne, la grossa come delle noci con il guscio (Reg.Batt. Curato Pourcel, Traverses)5”.
ALLUVIONE DEL 1908
“Asportò tutti i ponti fino a Fenestrelle. Rimase solo il grande ponte di Laval. Fu fatto deviare il
corso del Chisone per impedire maggiori guai6”.
ALLUVIONE DEL 24 SETTEMBRE 1920
“Il Chisone in quell’occasione spazzò via un gran numero di ponti in tutta l’alta valle,
provocando danni ingenti” 7 . Ne dà notizia anche il Mensa, riportanto il contenuto di un
manoscritto di Guiot Chiquet Battista di Laval: “Fu veramente una triste annata per le nostre
povere montagne, poiché il 24 settembre una grave alluvione ci rovinò completamente le
strade, causando quella grande frana dinanzi alla nostra casa ed alla Chiesa. Il Chisone era
enorme, tutti i ponti furono asportati, i diversi ruscelli delle Grangette, della Juberge, di Laval,
della Comba di Laval, erano veri torrenti e rovinarono completamente quegli stessi combals.
Richiesti i soccorsi vennero ad aiutarci un centinaio di soldati Alpini e 50 del Genio, per
cambiare l’alvero del torrente si costruirono quelle palizzate (ancora esistenti nel 1975, ma in
cattive condizioni – nota dello scrivente) per tener lontano le acque dal di sotto della Frazione.
Corvée delle diverse frazioni del Comune vennero pure per riattivare una mulattiera perché i
pastori potessero ritirarsi, ma dovettero passare dal Laval (anant per lun Gaies) per riprendere la
strada a Pattemouche. Nella primavera successiva 1921 il Comune con nuove Corvée
Mensa M., Pragelato – Notizie storiche, Alzani editore, 1976, p. 297.
Ibidem, p. 298.
4 Ibidem, p. 302.
5 Ibidem, p. 311.
6 Ibidem, p. 291.
7 Perrot M., Bermond R., Val Pragelato – Storia Tradizioni Folclore, Claudiana, 1984.
2
3

53

�procedette al parziale ripristino della strada comunale Pathemouche-Troncea. Le Corvée
durarono due giorni per tutti i possidenti del Comune…”8.
Viene segnalata una alluvione anche nel 1947, la quale il “25 settembre distrusse tutti i ponti e le
strade d’accesso alla Valle Troncea; ciò che causò una spesa di circa due milioni di lire al
Comune. Un ciclone sradicò migliaia e migliaia di piante9”. L’anno successivo, si verificarono
nuovamente piogge abbondanti tra il 13 e il 15 maggio e “il Chisone distrusse nuovamente tutti i
ponti, le strade di accesso alla Valle Troncea, causando una nuova ingente spesa per la
riattazione delle strade10”.
ALLUVIONE DEL GIUGNO 1957
Il Mensa riporta il suo stesso manoscritto per descrivere l’alluvione del 13, 14, 15 giugno: “la
pioggia che cadeva da alcuni giorni e per conseguenza le nevi che si scioglievano anche per
la temperatura dolce procurarono disastrose alluvioni con gravi danni. I ponti sul Chisone nella
Valle Troncea furono tutti asportati. I pastori ritardarono a salire agli alpeggi e con grande
fatica. Il Comune, retto dal Sindaco Cav. Battista Guiot di Socuhères-Hautes, ricostruì tutti i ponti
e diversi chilometri di strada nella valle Troncea”11. “Il Rio Comberaut minacciava di straripare
sul villaggio di Plan. Il Chisonetto minacciava Pattamouche. Allarme a mezzanotte col suono
delle campane della Chiesa di Traverses, tra il 13 e 14 giugno12”.

Immagini tratte dall’Eco del Chisone del 29 giugno 1957,
riportante due scatti del Mensa

Mensa, op. cit., pp. 291-292.
Ibidem, p. 319.
10 Ibidem, p. 319.
11 Ibidem, pp.292-293.
12 Ibidem, p. 320.
8
9

54

�Nel 1973 viene inaugurato il nuovo acquedotto “Val Troncea”, ne riporta notizia il Mensa, il 22
settembre riportando: “i tecnici e gli operai Addetti all’esecuzione del primo tronco del nuovo
acquedotto Troncea-Traverses vi hanno in parte lasciato. L’opera affidata all’Impresa UPIR del
Geom. Mario Chesta di Torino iniziata ai primi di luglio u.s. è in fase di ultimazione. I lavori
subirono forzatamente il
ritardo di alcuni giorni per
l’asportazione di un tratto
di strada a monte di Laval
dovuta
al
nubifragio
avvenuto nella notte del 3
ottobre u.s.
Tutti gli addetti al lavoro
hanno svolto il loro compito
con ammirabile operosità e
dedizione non badando
alle difficoltà ed ai rigori del
freddo di questi ultimi
giorni. L’assistente anzitutto
percorreva la Val Troncea
per
portare
con
tempestività il contributo
Inaugurazione dell'acquedotto - Fotografie Archivio Renzo Guiot

della sua esperianza nella
soluzione dei vari problemi

inerenti
le
opere
in
esecuzione. […]
Il
primo
tronco
dell’acquedotto è lungo m.
7200. la captazione delle
sorgenti avviene oltre la
Borgata Troncea in località
“Gourret”. Nei tratti Tuccia e
Laval
vennero
costruiti
serbatoi
di
scarico
e
distribuzione, destinati e
preparati
pure
per
l’eventuale captazione di
altre sorgenti. Il serbatoio
costruito
a
monte
di
Traverses sulla strada per
Villardamont della capacità
di litri 180.000 ha il compito
di ricevere direttamente l’acqua dalle sorgenti e distribuirla a tutto il Pragelatese. Attualmente le
diramazioni idriche sono state effettuate per le Borgate Traverses, Plan e Pattemouche; quella
per il basso Pragelato avverrà in altro tempo in conformità del progetto generale13”.

13

Ibidem, p. 321.
55

�Il pane e l'acqua, temi trattati nei capitoli precedenti, rappresentano elementi fondanti delle
comunità locali di un tempo. Si è visto come essi rappresentassero momenti di aggregazione e
di sviluppo della vita di comunità. In questa lettura della quotidianità e del ruolo che in essa
avevano le lingue, non si possono non prendere in considerazione alcuni momenti fondanti
della vita personale e comunitaria: quelli legati alla festività domenicale e al culto religioso e, di
conseguenza, anche quelli connessi agli avvenimenti celebrativi per eccellenza, vale a dire i
battesimi, i matrimoni e i funerali.
Il mondo legato a questi momenti, che si sono voluti riassumere con le parole "fede e culti" in
questa ricerca (assolutamente non esaustiva o enciclopedica), ha dato vita, nel corso dei
secoli a una miriade di testimonianze che oggi ritroviamo sul nostro territorio e nelle nostre
lingue.
Pensiamo agli edifici religiosi (ancora presenti, come le numerosissime chiese e cappelle delle
borgate di Pragelato, oppure gli ormai distrutti templi valdesi), alle pietre di costruzioni degli
stessi edifici e dei cimiteri, agli ex voto e agli affreschi, all'insieme di vestiti, grembiuli, scialli e
cuffie tradizionali che un tempo, ognuno con nomi che li definivano in modo specifico,
venivano utilizzati per l'una o l'altra celebrazione. Allo stesso modo le lingue, patouà e francese,
hanno assunto nel corso del tempo, termini specifici per descrivere queste testimonianze, oltre
che per essere portatori di parti dei culti, di scritti di fede, di iscrizioni sugli edifici e lapidi
commemorative, di meridiane e orologi solari e di luoghi legati a memorie di fede e culti.

La religione primitiva consistette probabilmente nell’adorazione della terra e della natura, poi
mescolatasi al paganesimo celtico e romano. Il Cristianesimo iniziò a diffondersi in Valle
lentamente ad opera di alcuni religiosi dell’Abbazia di Novalesa e nel 1064 ci sono già notizie di
alcune chiese fatte edificare dalla Marchesa Adelaide di Susa e di Torino, consorte del duca
Oddone di Savoia (nata 1016 morta 1091).
A partire dal 1098 il Vescovo di Torino Guilberto nell'“ecclesiam de Prato Gellato” destina alla
cura della prevostura di Oulx, insieme ad altre, anche l'alta Val Pragelato. Esisteva una sola
chiesa parrocchiale, dove si celebravano le messe festive, i battesimi, i matrimoni ed i funerali.
Tuttavia, molte erano le cappelle sorte per iniziativa di un benefattore o ad opera della
popolazione del villaggio, la quale provvedeva anche alla sua manutenzione. Scopo di tali
cappelle era fornire un luogo di riunione e ritrovo per la popolazione del borgo in occasione di
novene, feste patronali, devozioni nelle quali si facevano preghiere e aveva libero sfogo la
pietà popolare.
Il parroco titolare di parrocchia viveva lontano e si faceva sostituire da vicari. Pochi erano i
sacerdoti che risiedevano in valle; ciò non per assenza di vocazione religiosa in sé, bensì per il
generale basso livello culturale, la scarsa preparazione teologica e la povertà in cui vivevano i
valligiani, costretti a dedicarsi precipuamente al lavoro dei campi.
“I cattolici avevano chiese e cappelle ma sentivano tutto questo come un corpo senza anima
nelle perduranti inadeguatezze di una presenza pastorale... Ai valdesi mancava il bisogno di
visibilità, organizzazione e sicurezza … La Riforma parve agli uni e agli altri una risposta alle loro
attese e molti vi aderirono compresa buona parte di fedeli cattolici fin qui estranea al
movimento valdese. E' evidente che alle motivazioni di fede che portarono la popolazione a
56

�questo passaggio si unirono, specialmente per la borghesia fatta di notai, maestri di scuola e
commercianti, delle ragioni di carattere culturale, sociale economico e politico che
accomunavano tutti... era tutto preparato per accogliere in Val Pragelato una riforma religiosa
e sociale” (G. Trombotto – Il cattolicesimo in Val Pragelato).
Tuttavia la posizione topografica della Valle offrì da sempre luoghi sicuri per ospitare i grandi
movimenti eretici o dissidenti, a cui si aggiunsero i poveri di Lione o Valdesi. Circostanze di
tempo e di luogo favorirono l’immigrazione e la permanenza del Valdismo e della Riforma
Protestante e per diversi secoli queste terre furono teatro di durissimi scontri e guerre di religione.
Probabilmente fin dal secolo XIII gruppi valdesi avevano trovato nella Valle di Pragelato una
dimora abbastanza sicura: il difficile accesso, la lontananza dalla vigilanza delle autorità civili ed
ecclesiastiche e la segretezza con cui veniva esercitato il culto furono fattori che favorirono
l’insediamento del nuovo credo religioso. Si radicò e segretamente si diffuse la predicazione dei
“barba” (ministri valdesi che entravano nei villaggi e nelle famiglie e diffondevano la nuova
religione) e i riti valdesi erano compiuti segretamente nelle case e molto spesso nelle caverne o
baite.
Dal XIV secolo aumentarono le conflittualità tra e verso le popolazioni di fede non cattolica,
molto presenti nell'alto pinerolese. In Val Pragelato, dopo l'abrogazione dell'Editto di Nantes,
atto a tutelare le minoranze religiose e con il ritorno forzato del cattolicesimo, molte famiglie di
fede “riformata” lasciarono le valli.
In seguito il territorio di Pragelato venne acquisito dal neonato Regno di Sardegna (trattato di
Utrecht del 1713).
I curati della Val Chisone presentarono, nel 1714, al Governo una relazione riguardante lo stato
delle Chiese in Val Pragelato. Ne riporta traccia il Mensa14 trascrivendo alcuni dati.
Nella parrocchia di Traverses all’epoca si contavano 117 famiglie per 509 anime, delle quali 164
“perseverarono nella religione” mentre 345 sono “relapsi”; inoltre 120 “hanno ricevuto il
Battesimo nella religione cattolica ed hanno apostatato” e “12 famiglie (30 persone) sono
ritornate nella religione cattolica avendo fatto la abiura entro l’anno”. Il Curé Bonne 15
proseguiva appuntando che “parecchi relapsi lasciano morire i loro bambini senza battesimo o
li portano a Pomaretto o Massello passando per il Colle del Pis per farli battezzare dai Ministri
Calvinisti”. Lo stesso Bonne parla anche della parrocchia di Laval, ove si contavano “24
famiglie, 106 anime, 93 relapsi, 13 cattolici che hanno perseverato, 47 apostati, 7 ritornati alla
Chiesa Cattolica” e aggiunge “i pochi cattoli che vi abitano vengono alla Messa a Traverses”.
Della parrocchia di La Ruà parla il Curé Blanc, il quale riporta “139 famiglie, 600 anime, 56
famiglie relapse in cui ci sono 230 persone, 144 persone che non fanno alcuna professione di
religione, 50 capifamiglia che hanno fatto l’abiura e ritornati alla religione cattolica, ma la
maggior parte non l’osa praticare pubblicamente”; anche in questo caso il Curé conferma che
“continuano a portare a battezzare i bambini nella Val S. Martino”.
Tre anni dopo, nel 1717, venne trasmesso al Governo lo stato dei capi famiglia i cui nomi sono
elencati dal Cot16:
Cattolici
Relapsi
Protestanti
Totale
La Ruà
49
28
79
156
Traverses
41
8
71
120
Laval
4
0
19
23
La testimonianza di Cot Giuseppe è di notevole importanza: si tratta di un prete di Chambons,
parroco a Pourrieres (1826-1833), poi a S Germano Chisone dal 1834 e ritiratosi nel paese nativo

Mensa, op. cit., p. 163 e ss.
Si tratta del Curato Giovanni Bonne, originario di Sauze di Cesana, che morirà nel 1747.
16 Mensa, op. cit., pp. 653 -709.
14
15

57

�(Chambons – Mentoulles) autore di un prezioso manoscritto, in lingua francese che testimonia
con dovizie di particolari, le vicende religiose dell'alta Val Chisone.

Manoscritto di J. COT, Recherches Historiques, Critiques et Religieuses sur Val Cluson - Archivio Renzo Guiot

Una interessante carta francese “Les Vallees du Piemónt habitées par les Vaudois” testimonia
l'esistenza di “templi” o case adibite a preghiera ancora esistenti nel 1690, dove nelle antiche
borgate di Pragelato veniva esercitato il culto riformato: Souchères Basses (Zocchieres), Grand
Puy (Il Pui), La Ruà (La Rua), Souchere Haute (La Zocchiera), Traverses (Trauers), Plan (La Plan),
Duc (La Dut) Pattemouche (Petzz Mouchia), Jousseaut (Giaufsant), Troncea (La Tronchia),
Sestriere Borgata (Sestriers).
Non conosciamo l'origine di questi edifici, da far risalire probabilmente al periodo di massima
diffusione e affermazione del fermento di contestazione religiosa (seconda metà del 1500) che,
con la massiccia predicazione dei “barba” provenienti da Ginevra su un vasto territorio lontano
dai centri di potere ecclesiastico, favorì il consolidamento della Riforma anche nel Pragelatese.
Nel momento in cui la grande maggioranza della popolazione di un luogo passava compatta
al campo riformato, si iniziò a celebrare il culto non più in piccole assemblee semiclandestine
ma si favorì il reperimento di modeste costruzioni con all'interno una cattedra per il predicatore
e alcuni tronchi per far sedere donne e bambini. Non isolato era anche il caso di riutilizzo delle
sedi di antiche confraternite o chiese cattoliche riconvertite all'uopo con la residenza sul posto
dei predicatori.

58

�Estratti della carta “Les Vallees du Piemónt habitées par les Vaudois – Dal volume M.M. Perrot, R. Bermond, op. cit.

59

�VAL PRAGELATO - LE PIETRE RACCONTANO IL CULTO NEI SECOLI
Attuali
parrocchie e
borgate di
riferimento

Borgate

Antiche TEMPLI del Nuove chiese
cappelle
culto
e cappelle
(anni)17 riformato18
(anni)19

S. M.
Assunta – La
Ruà

Allevé

1772 – 1880

S. Lorenzo –
Traverses

Chezal

1853

S. Lorenzo –
Traverses

Duc d'Avòl

1751 – 1873

S. M.
Assunta – La
Ruà
S. M.
Assunta – La
Ruà
S. M.
Assunta – La
Ruà
S. Lorenzo –
Traverses

Faussimagna

Piloni votivi
(anni)

Note

1800
1645 1690(il Pui)

Grand Puy

1739

2006

Vicaria dal 1753 al
1969

Granges
1690
(Giaufsant)

Jousseaut

S. M.
Assunta – La
Ruà

La Ruà

S. Lorenzo –
Traverses

Laval

S. Lorenzo –
Traverses

Moureaux

1683

S. Lorenzo –
Traverses

Pattemouche

1683 ₂

1690
(Petzz
Mouchia)

S. Lorenzo –
Traverses

Plan

1683

1690
(La Plan)

S. M.
Assunta – La
Ruà

Rif

1098

1560 -1690
(La Rua)

1699 – 1818

1532 – 1628

1686 – 1757

1800

Parrocchia su tutta
l'alta Val Chisone
fino al 1698 poi
smembrata tra
Laval e Traverses
Parrocchia dal
1698 al 1924 poi
accorpata a quella
di Traverses

La fonte per i dati di questa colonna è Mensa, op. cit., nonché J. COT, Recherches Historiques,
Critiques et Religieuses sur Val Cluson, Archivio Renzo Guiot.
18 La fonte per i dati di questa colonna è M.M. Perrot, R. Bermond, op. cit.
19 La fonte per i dati di questa colonna è Mensa, op. cit.
17

60

�S. M.
Assunta – La
Ruà

Rivets

S. Lorenzo –
Traverses

Sestriere Borgata

S. Lorenzo –
Traverses

Seytes

S. M.
Assunta – La Souchere Haute
Ruà
S. M.
Assunta – La Souchères Basses
Ruà
S. Lorenzo –
Traverses

Traverses

S. Lorenzo –
Traverses

Troncea

S. Lorenzo –
Traverses

Villardamónt

1690
(Sestriers)

1200

1494

1739

Vicaria dal 1740 al
1975. Dal 1934
passata al Comune
di Sestriere (colle)

1690
(La
Zocchiera)
1690
(Zocchieres)

1735

1560 – 1690
(Trauers)

1699

1690
(La
Tronchia)
1753

61

Parrocchia dal
1698

�Le chiese del pragelatese erano state realizzate sulla base di un disegno classico, il quale
presenta piccole variazioni che permettevano di adattarlo alle varie localizzazioni delle chiese.
Si tratta di una struttura a navata rettangola longitudinale, con facciate anteriore e posteriore
spiccate in altezza rispetto al tetto e con la caratteristica di avere i lati in leggera digonale e di
convergere in alto; in alcuni casi l’ingresso era preceduto da un piccolo porticolo colonnato e,
talvolta, con i lati chiusi, probabilmente per proteggere i fedeli dal vento e dalle intemperie
nella stagione fredda. Solitamente nella facciata principale veniva aperto un oculo o rosone;
mentre il campanile trovava posto addossato ad un lato della facciata ed era sormontato da
una guglia. Molto spesso si osservava la presenza di un soffitto in legno al posto della copertura
a volte di pietra.

Non conosciamo l'origine del costume femminile pragelatese, in particolare, il caratteristico
copricapo “la tòqquë” o “la barèttë”. Possiamo ricostruire solo con approssimazione il percorso
di formazione e di fissazione del costume che le donne di Pragelato,
specialmente le più anziane, fino alla metà del Novecento non
cessavano mai di indossare anche nel periodo estivo e nel duro lavoro
dei campi. L'assenza di uno specifico costume femminile, trova
conferma nel fatto che quella parte di popolazione che per causa di
religione è stata costretta ad emigrare dal Pragelatese, ha esportato
con dovizia di particolari oggetti, consuetudini e usanze del territorio
ma non un costume tipico. Sarà solo nel XVIII secolo che
progressivamente si formerà la cultura del vestire femminile con il
sovrapporsi di elementi savoiardi che si mescolarono alle forme locali,
determinando un notevole cambiamento. L’evoluzione maggiore, che
porta al consolidamento del modello del costume femminile così
come oggi lo conosciamo, nelle sue varianti e nei suoi adattamenti, è
dei primi decenni dell’Ottocento. Con il maggiore benessere
determinato dalla “quasi” assenza di guerre, dalla militarizzazione
dell’economia (il forte di Fenestrelle e i forti di quota) e dall’aggiungersi
di altre fonti di reddito complementari a quelle magre dell’agricoltura e dell’allevamento, ne
beneficiarono innanzitutto le donne. Il lento ma progressivo e massiccio ritorno della
popolazione alla religione cattolica ha influito sui modelli di costumi con l’ostentazione della
croce e il colore degli scialli, rigorosamente indossati e abbinati ai colori della liturgia cattolica
nei vari periodi dell’anno (viola: domeniche di avvento e quaresima; rosso: festa di Pentecoste,
dei Santi e dei martiri; verde: domeniche del tempo ordinario, nero: lutto, funerali). Alcune
varianti intervenute nel tempo hanno arricchito ancora il costume di Pragelato con esuberanze
di colori, abbondanza di sete, nastri, velluti e gioielli in oro (croci di varie forme e dimensioni,
orecchini, spille, catenine, ecc.), ma, a differenza di altre zone, non è d’uso indossare scialli o
vestiti di colore chiaro. Più tardi appare l’uso del copricapo femminile di Pragelato che oggi
chiamiamo “la tòqquë”. Anteriormente, anche a Pragelato, il copricapo femminile era “la
barèttë bòsë”, una cuffia bassa e appiattita, di colore scuro o bianco e decorata con nastri
Costume maschile
pragelatese - Fotografia di
Claudio Bonifazio

62

�pieghettati o tulle, simile a quelle tuttora in uso nei paesi limitrofi, pur nelle diverse varianti locali.
La tipica “tòqquë” che oggi conosciamo ha forma particolare, quasi triangolare, a ventaglio,
unica nelle valli, possibile evoluzione da un modello di copricapo di epoca napoleonica.

Esempi di costumi pragelatesi – Archivio Fondazione Guiot Bourg

Altro elemento del costume era una sottoveste (‘l ganatsóⁿ) di lana grezza simile al vestito con
la gonna cucita al corpetto, “‘l courpét”, di spessore variabile a seconda della stagione e della
destinazione all’uso feriale o per la domenica e giorni festivi. Oggi questo tipo di sottoveste
viene usato raramente ma rimane gelosamente custodito dalle famiglie, mentre si indossano
solo le parti più evidenti del costume: il vestito e la cuffia. Il vestito “la ròbbë” con maniche
lunghe, arricciate sulle spalle e con polsini stretti, aderenti al polso e pieghettati a “nido d’ape”
“lou nìn d’abeullhë“, è ricoperto di nastri e velluti.
L’abito più bello, quello per il giorno di festa, era ornato intorno al collo da un pizzo bianco,
spesso inamidato, “la gourdzìërë”, che doveva sempre emergere al di sopra dello scialle.
Durante i lavori quotidiani, in casa o nei campi, il vestito veniva rimboccato e fissato ai fianchi
per evitare di sporcarlo. Si formava così sul fondo schiena femminile una sorta di “coda”, “‘l
gaidóⁿ“, che rendeva ancor più visibile la sottoveste, riccamente adornata e segno di civetteria
femminile. L’arte di rimboccare a dovere la parte anteriore del vestito e fissarla ai fianchi
affinché non desse fastidio durante i lavori si chiama “coumandô la róbbë”.
Anche oggi viene mantenuta l'arte antica di indossare gli scialli, adagiati sulle spalle con molta
accortezza, eleganza, precisione e preparazione. Innanzitutto deve essere piegato a forma
triangolare, poi si formano tre pieghe sulla parte che andrà a cadere sulla schiena e tre pieghe
sulla parte che coprirà le spalle. Lo scialle viene puntato con spille in modo da non lasciarlo
scivolare e, quindi, è incrociato sul petto con gli estremi fissati all’indietro, attorno alla vita sotto il
nastro che lega il grembiule, avendo cura di disporre ed evidenziare le frange che devono
cadere con eleganza intorno alla vita. Gli scialli che oggi si indossano sono, in genere, di seta
63

�ma altre tipologie in lana o cotone, più semplici e meno appariscenti, hanno caratterizzato e
inciso profondamente sulle tradizioni anche feriali.
Ogni tipo scialle ha un nome:
“‘l moutsàou d’endiénë” è lo scialle più semplice, in cotone, senza frange, indossato nella
quotidianità. Il nome indica il luogo di origine delle stoffe, importate dall’Oriente. All’inizio del
XVIII secolo le stoffe più utilizzate, che sono colorate, provenivano dall’Asia minore e venivano
chiamate les indiennes dal nome della compagnia che le importava, la Compagnie des Indes.
A Marsiglia, porto di approdo delle merci provenienti dall’Oriente, si sviluppò l’arte provenzale
delle “indienne” di confezionare questi scialli. In alcune zone viene anche chiamato “‘l
moutsàou ‘d tréi lira” proprio ad indicarne il suo modesto valore e indossato in qualsiasi
situazione di lavoro domestico o nei campi.
“‘l moutsàou ‘d lâ róza” di lana scura, ornato con fiori, soprattutto rose, di diverse tinte e colori
vivaci con frange corte e ricavate dallo sfilamento del tessuto.
“‘l moutsàou ‘d la plàqquë” di lana, in tinta unita, scura ma finemente ricamato con colori in
rilievo sull’angolo destinato a coprire la parte centrale della schiena con frange lunghe e di
colore uguale a quello dello sfondo dello scialle.
“‘l moutsàou ‘d séië”, la versione più ricca di pura seta con fondo nero e colori vivaci (rosso,
verde, blu, viola), su cui erano riprodotti anche diversi disegni: fiori o semicerchi chiamati
“moutsàou ‘d lâ vinga”. Il colore di ogni scialle in seta doveva essere abbinato a quello del
grembiule e della “tòqquë” e poteva essere “roùi e nìa” o “fuëc e nìa”, rosso e nero o rosso
fuoco con fondo nero, “bleù e nìa”, bleu scuro con fondo nero, “vèrt e nìa”, verde con fondo
nero, “vèrt e vioulét”, verde con fondo viola, “coulour ‘d viⁿ e nia“, violaceo tendente al rosso
(color vinaccia) e nero, “vioulét e nìa”, viola scuro con fondo nero, “vèrt e coulour ‘d viⁿ “,
verde con fondo violaceo (color vinaccia), “maróⁿ e nìa”, marrone e nero, “nìa” tutto nero,
compresi i disegni, riservato al lutto.
Come anticipato il costume pragelatese
ancora
oggi
viene
maggiormente
simboleggiato e iconizzato dal copricapo
femminile. Disponiamo di tre tipologie di
copricapi: la “tòqquë”, “la barèttë”, bianca
da festa, “la barèttë da deùlh”, bianca da
lutto, confezionata in tela di lino bianco,
inamidata, senza pizzo e con un fiocco
posteriore molto sobrio e privo di ornamenti e
la “tòqquë da deulh”, di colore nero, per il
lutto. Diverse erano anche le tonalità degli
scialli per i funerali e per il lutto ma sempre
abbinate a quelle della cuffia con colori più
smorti e spenti. La scomparsa di un familiare
o di un parente comportava alcune varianti
nel colore dell’abito e della cuffia in
relazione al grado di parentela con il
defunto: tutto nero (vestito e cuffia) per il
lutto di un familiare o parente stretto per il
tempo di un anno, bianco e nero dopo la
messa di primo anniversario, marrone e
bianco “coulour ‘d fér” dopo ulteriori sei mesi
o in caso di semi lutto per parente lontano di

Fotografia di Renzo Guiot

64

�secondo grado. Antiche testimonianze ci ricordano che in occasione di grande lutto (la morte
del marito, figlio o fratello) le donne indossavano, sul costume tutto nero e in occasione di
funzioni religiose, un altro scialle e grembiule di leggera tela bianca.

Tutti gli ornamenti del costume erano arricchiti da gioielli: la croce e le spille in oro o argento
(per i giorni feriali), montate e sospese all’estremità di un velluto nero posto a cingere
strettamente il collo a cui si fissava ancora, partendo da sotto la nuca e lasciato cadere sulla
schiena sopra lo scialle, un nuovo nastro (più grande, di seta o cotone) che scendeva piegato
in quattro capi:“laz icóbba”. Questo particolare ornamento, una volta realizzato e conservato
per ogni circostanza prende il nome di “croù mountô” con tre diverse tipologie di croci: “la croù
a batón”, la più semplice, in oro o argento senza ceselli, “la croù martlô” in oro o argento
battuto e cesellato, “la croù a grìllhë” la croce a griglia con il Cristo in rilievo. Un tempo non
esistevano catenine in oro e i gioielli venivano esclusivamente cuciti su nastri di velluto. Una
tipica e antica usanza delle donne pragelatesi, ormai in disuso, era quella di accostarsi
all’eucaristia in segno di rispetto o alla confessione appoggiando sulla “barèttë” o “tòqquë” un
grande velo di lino bianco generalmente confezionato in loco “‘l vouàlë”. Il costume veniva
indossato tutti i giorni, anche per il lavoro domestico o nei campi. Solo dopo la seconda guerra
mondiale e in particolare nel periodo estivo la tòqquë veniva sostituita da un semplice foulard
colorato annodato dietro la nuca.

La croú a batón e la croú martló - Fotografie di Renzo Guiot

65

�Dettagli del costume pragelatese - Fotografie di Claudio Bonifazio

Il battesimo - Lâ batiòlha
Durante il periodo della gravidanza gli sposi insieme ai loro genitori, i nonni, padrino e madrina
prendevano accordi per la designazione del primo nome e a seguire alcuni altri. Il giorno fissato
per il battesimo, di buon mattino, tutti i parenti invitati si trovavano nella casa del battezzando. Il
padrino, che aveva il difficile compito di portare il neonato verso la chiesa, veniva preparato
per la cerimonia adagiando sulle sue braccia una coperta di lino bianco tessuta all'uncinetto e
ornata di frange. Padrino e madrina, in testa al corteo dei parenti, tutti rigorosamente vestiti in
costume, si recavano nella chiesa parrocchiale mentre suonavano le campane. Le regole
ecclesiastiche non prevedevano il battesimo nella cappella del villaggio anche se c'era il
vicario. Il battesimo doveva essere celebrato entro otto giorni dalla nascita pena il divieto del
suono delle campane. Il padrino, come si può immaginare con un peso così delicato sulle
braccia non si trovava molto a suo agio specialmente se il percorso, a piedi, tra casa e chiesa
era notevole e da effettuare con tempo avverso.
Finita la cerimonia il neonato veniva consegnato alla madrina la quale lo restituiva ai genitori
per il ritorno a casa e per il pranzo comunitario, dove le donne invitate portavano un cesto “la
cavànnhë” con grissini, uova, zucchero e caffé.

66

�Il matrimonio - 'l mariàddzë
Nell'antichità regnava il regime patriarcale e i figli dovevano subire l'influenza dei genitori che
proponevano tale ragazza o ragazzo piuttosto che un altra/o. Si guardava molto alle situazioni
familiari, al possesso di bei campi da coltivare, all'avere una stalla ben fornita di bestiame e ciò
malgrado, spesso lontani da veri sentimenti di amore, i giovani si adattavano e quasi assenti
erano le separazioni o divorzi.
Per coerenza con la tematica scelta per questo volume ci limitiamo a citare le fasi più
significative di tale giorno ad iniziare dal taglio del nastro “la barìërë” fissato in apposito spazio
della borgata sia per la sposa che la doveva abbandonare, sia per gli sposi che venivano a
formare una nuova famiglia in altra borgata. Prima del Concordato tra Stato e Chiesa, il
matrimonio veniva celebrato prima nella Chiesa parrocchiale di appartenenza della sposa poi
in Comune e un lungo corteo accompagnava parenti e amici.

Il lutto - 'l deùlhë
Quando gli abitanti delle frazioni sentivano suonare a lungo una campana della chiesa
parrocchiale o quella di un villaggio, con particolari e prolungati rintocchi, significava che
qualcuno, sicuramente conosciuto, aveva reso l'anima a Dio. Gli abitanti della borgata del
defunto erano a conoscenza delle precarie condizioni di salute del compaesano e da subito si
manifestavano concrete iniziative di solidarietà con la famiglia, che andavano dalla vestizione
alla preghiera del rosario in casa, sino alla benedizione della salma con rami di alloro custoditi
fin dal giorno della domenica delle palme o ancora alla veglia della salma, a turno, durante
tutta la notte per non lasciare la famiglia sola.
Al funerale, celebrato sempre nella chiesa parrocchiale di riferimento, prendeva parte quasi
tutta la popolazione e la funzione era commovente quando, in particolare, terminata la messa i
cantori si disponevano attorno alla salma cantanto con mestizia il “Miserere” (salmo
penitenziale n° 51, in latino, come era previsto prima della riforma liturgica del Concilio Vaticano
II), in cui si invocava la misericordia divina. Il medesimo rituale veniva anticipato con la partenza
del feretro dal villaggio di residenza del defunto, in modo particolare dove era presente un
vicario (per il pragelatese ci riferiamo alle vicarie di Grand Puy e Sestriere Borgata). In questo
caso
il
sacerdote
accompagnava il corteo
funebre fino alla “posa”
prevista per la parrocchia e
qui
il
parroco
titolare
accoglieva la salma e il
corteo funebre. Quando si
trattava di genitori, i figli
portavano il lutto per tre anni
e la donna indossava il
costume tutto nero per un
anno.

La Tréi Croú a Traverses - Fotografia
di Renzo Guiot

67

�La croú a grillhë - Fotografia di Renzo Guiot

68

�Il rito della comunione – Archivio Fondazione Guiot Bourg

Il costume nelle occasioni di lutto - Archivio Fondazione Guiot Bourg

69

�Il cosiddetto costume valdese è in realtà il vestito tradizionale indossato dalle donne delle valli
germanasca e Pellice fino al XIX secolo. Esso, infatti, non aveva alcuna connotazione religiosa,
ma era semplicemente il vestito della festa con cui si partecipava alle funzioni religiose e agli
avvenimenti della comunità; fu con il passare del tempo che questo abito fu gradualmente
abbandonato dalla comunità cattolica e rimase in uso in quella valdese diventando, poi, un
simbolo della minoranza religiosa.
Sicuramente l’elemento più caratterizzante del costume è la cuffia (la cuffio), spesso
tramandata da madre in figlia, racchiude i capelli raccolti appena sopra la nuca. Prima della
confermazione la cuffia viene indossata di colore nero, mentre diventa bianca per il resto della
vita della donna. La cuffia presenta la parte posteriore ricamata (lou scuffiot); mentre una fitta
plissettatura derivante da 7 metri di pizzo valencienne arricciato ed inamidato in tre strati
sovrapposti. La parte posteriore della cuffia è chiusa da un nastro (lou ribanc) annodato che
scende fino a terra; esso in alcune zone viene portato sulla spalla sinistra prima di sposarsi e a
destra dopo il matrimonio. Il vestito vero è proprio (la cotto) è di colore scuro con un bustino (lou
courpet) attillato spesso chiuso da bottini sul davanti, una gonna lunga fino ai piedi e arricciata
sul retro e maniche rigorosamente lunghe. A completare il costume vi sono lo scialle (lou
mouchoou) e il grembiule (lou foudiel): il primo colorato, oppure bianco e ricamato o dipinto sul
retro e con lunghe frange, il secondo, solitamente in seta, con colori cangianti che possono
andare dal blu, al viola e al rosso abbinato allo scialle. In alcuni casi il costume viene
accessoriato con i guanti e borsetta coordinati.
Da quando il vestito è diventato simbolo religioso viene spesso indossata anche la croce
ugonotta, la quale è stata il segno di riconoscimento dei protestanti francesi a partire dal XVII
secolo: si tratta di una croce di Malta o di Provenza le cui quattro braccia sono collegate da
una corona di gigli di Francia con appesa una colomba con le ali spiegate a simboleggiare lo
Spirito Santo. Su ogni punta delle quattro braccia della croce campeggia un bocciolo a
simboleggiare una perla di luce: verso i quattro punti cardinali si irraggia la luce dell’Evangelo.

70

�Costume Valdese - Fotografie di Luca Grande (in alto) e Paolo Vailati (in basso)

71

�Aboù lâ pèira curô dint lë coeur 'd la mountagnë î l'on fait lâ vèllha bourdzô
d'la valaddë aboù 'd meùrs souliddi per apialô lou tràou 'd bletóⁿ, lâ lambórna e
lâ tsalàtta per supourtô lou cubèrs dâ cazèi qu'abricòvo notri vèi.
Lou vèi cazèi î sóⁿ cheùttou aboù 'd tzarìëra pousiroùza, î soⁿ vèou sens
lengreùmma ni brai dà meinô, sens louz òmmi squintô da travòlh quë
s'arpàouzovo agramoulô su l'indòl dë la portë.
Lou tèi î soⁿ sens vàttza e 1â càttza î sento pa mài lë parfeùⁿ 'd la bounë tómmë e
da lait apén mouzeù... ma 'l soufle a bròlhë ëncòr nèut e dzórn ën fazènt
tramoulô lou cazèi e a s'enfiël dësoù fétri e cubèrs e a ravàddzë ën coulérë...
Lâ fënétra sens vèiri î parèiso c'mà d'èou quë veio pa mài, ubèrs su la tristë
souliteùddë, dint 'l vèout e su pa réⁿ.

20

Con le pietre estratte nel cuore della montagna hanno costruito le vecchie borgate della valle,
con muri solidi e sicuri e tronchi di larice hanno fatto assi e travi per le capriate e per i tetti dei
casolari che ospitavano e riparavano i nostri antenati.
Gli antichi casolari sono silenziosi con i viottoli polverosi, sono vuoti senza lacrime né strilli dei
bambini, senza gli uomini stanchi del lavoro che si riposavano raggomitolati sulla soglia di casa.
Le stalle sono senza mucche e gli antri non hanno più il profumo della buona toma e del latte
appena munto... ma il vento urla ancora notte e giorno facendo tremare i casolari dei nostri
antenati e s'infila ancora sotto le capriate e i tetti e devasta in collera...
Le finestre senza vetri appaiono come occhi spenti, aperti sulla triste solitudine nel vuoto e sul
nulla.
Le borgate ed i loro nomignoli
Anche nella valle di Pragelato, com'era d'uso comune, si imponevano degli appellativi, o
nomignoli a persone o famiglie per distinguerle da altre in caso di omonimia o per sottolineare
certe caratteristiche fisiche o morali e relative abitudini. Questi nomignoli (subriquéi)
interessavano anche agli abitanti delle singole borgate, sempre tuttavia in modo scherzoso e
derivavano quasi sempre dalla posizione del villaggio e non hanno mai dato luogo a contese
tra borgata e borgata. Li riportiamo con i loro significati, a semplice titolo di “curiosità”, così
come ci sono stati trasmessi nei detti popolari, frutto di abitudini consolidate e spesso burlesche:





20

La Ruà: loû tsô (i gatti) astuti e abili nel destreggiarsi in situazioni di difficoltà.
Allevé: laz oulivetta (le allodole) mattinieri come questi uccelli.
Chezal: loû nhals (i guardanido) accovacciati l'uno vicino all'altro per ripararsi dal
freddo.
Duc: lou tetarùcs (ostinati, testardi).
Grand Puy: loû dzalùcs (i galli) situati in posizione elevata che annunciano molto presto

Tratta dal sito del Comune di Pragelato.
72

�















l'arrivo dell'alba ma anche capi di un pollaio non facile da gestire oppure loûz avoucô
(gli avvocati) perché fu la comunità che tentò una causa al Re di Francia con la revoca
dell'Editto di Nantes.
Granges: lou courbô (i corvi), gracchiano nel parlare ma anche la bròvë dzènt (la brava
gente).
Jousseaut: la ribatóira (i rotolanti), la borgata è posta sopra un ripido pendio: si diceva
che gli abitanti anziché scendere i ripidi pendìi, rotolavano.
Laval: lou sublarîn (gente allegra, i fischiettanti).
Pattemouche: lâ moùtsa (le mosche) oppure gràttë mèrdë (i noiosi) perché essendo
residenti nel villaggio ritenuto "petite ville" pragelatese, non perdevano occasione di
vantarsi fino ad infastidire il prossimo.
Plan: la brouzìllhë (i piccoli rami secchi) per la grande quantità di ramoscelli che si
trovava ai piedi dei larici.
Rif: lâ vólps (le volpi) la borgata giace in una conca simile alle tane delle volpi.
Rivets: lou derbón (le talpe) per la presenza di tanti insettivori nei prati oppure lou pèntsi
(i pettini) perdurando la necessità di continuo livellamento del terreno.
Seytes e Troncea: louz agòini (i grossolani) ma anche a valere per tutte le borgate della
val Troncea: louz ilèn (oggi si direbbe: scarpe grosse, cervello fino) dove la nuova civiltà
si è sviluppata più lentamente.
Souchères Basses: lâ maneùllha (i manici, i battacchi delle antiche porte) era la prima
borgata a salire dalla valle e i viandanti si annunciavano battendo le grandi maniglie in
ferro sui portoni delle case.
Souchère Haute: lâ pentsenètta (i pettini fini) a causa della loro precisione e meticolosità
nel parlare.
Traverses: lâ vésa (i cani) favellano molto all'arrivo dei viandanti e forestieri.
Villardamont: lou macarón (i maccheroni) mangiano molta pasta ma anche in
riferimento di un noto toponimo locale.

Di seguito riportiamo i simboli di tutte le borgate realizzati dalla Fondazione Guiot-Bourg:

Logo Viv Artist autori dei simboli delle
borgate

Logo della Fondazione Guiot-Bourg

73

�74

�75

�76

�ALLEVÈ - L’ALAVÉ (1.828 m.)
Amena borgata posta a quota elevata sull’indritto della valle, in posizione molto soleggiata.
Disabitata dal 1966, oggi è, tuttavia, oggetto di numerosi restauri e recuperi di antiche abitazioni
sin dagli anni ’90 ed è una apprezzata meta di brevi escursioni lungo il sentiero balcone che
unisce alcune tra le più belle frazioni pragelatesi. È collegata alla strada principale con una
carrozzabile percorribile tutto l'anno.
Anche Allevé, come Duc e Villardamont, ospitava le “scuole elementari sussidiarie”, dopodiché
gli studenti dovevano recarsi alla Ruà per concludere il ciclo scolastico all'epoca denominato
“Avviamento”.
Degna di menzione una meridiana angolare realizzata su un’abitazione privata, che presenta
due quadranti: il primo, datato 1872, recita “En regardant l’heure qu’il est, pensez à la mort et
tenez vous pret” (guardando che ora è, pensate alla morte e tenetevi pronti); il secondo,
datato 1983, recita “En regardant l’heure qu’il est, souriez à la vie” (guardando che ora è,
sorridete alla vita).

Allevé - Fotografia di Luca Grande

77

�Scorci di Allevè - Fotografie di Luca Grande

78

�Scorci di Allevè - Fotografie di Luca Grande

79

�Situato a monte della
borgata, ai
margini
della stessa, il forno
reca ben visibile una
pietra con inciso l’anno
di edificazione: 1852.

Fotografia di Luca Grande

In
origine
c'erano
cinque fontane distinte
con propri toponimi “'l
batsasét, 'l batsô 'd la
croù, 'l batsô 'd la
vèllhë, 'l batsô da sarét,
'l
gróo
batsô”.
Attualmente ve ne sono
solo più due in legno di
cui una fontana a
forma di tino e l'altra
con
motivi
floreali
datata 1984.

Anì a l'èlvë î dizìo lou rèiri
…. anì fottr avòl eun
dzarô d'èlvë, eun bóoc

Fotografia di Luca Grande

bèⁿ adatà per fô 'd
80

�meùbbli roubeùsti per la mizón (càisa, cardènsha, gardëròbbi) La lhavìa unë grósë itendùa 'd
dzarô d'èlvë (en italiéⁿ ou dizé pino cembro da pâ counfóndr aboù 'l bletó – il larice) proppi dint
lou garài dónt èour la lhà lou cazèi 'd lAlavé.

Fotografia di Luca Grande

“La cappella originale sorgeva a est del villaggio e confinava a nord con la strada centrale, a
sud con la strada che attraversa il paese, a est con la strada che scende arrivando da Rif e ad
ovest con altro piccolo viottolo (charière) uniotas ora con la casa vicina. Fu costruita a cura e
con particolare zelo dal Parroco di La Ruà […] nel 1772. […] questa cappella fu sempre
moltopovera […], il fabbricato ed i pavimenti particvolarmente umidi tanto che gli abitanti di
Allevè, vedendo la necessità e il desiderio di avere una Cappella più sana e più solida […] il 4
ottobre 1855 inoltrarono domanda […] per avere l’autorizzazione a vendere la vecchia
cappella e costruirne una nuova.”22
La Cappella di Notre Dame de Neiges
Si tratta di una cappella sussidiaria restaurata negli ultimi decenni, chiamata anche “Cappella
della Madonna della Neve” o “di Nostra Signora delle Nevi”. L'edificio è libero su tutti e quattro i
lati, a sud e a est è prospiciente un pendio erboso, mentre a ovest vi è un'area parcheggio e a
nord, più alta, vi è la strada della borgata. La facciata è tinteggiata di color rosa pallido con
Le descrizioni complete degli edifici di culto della Val Pragelato sono ritrovabili sul sito Le
CHIESE delle Diocesi ITALIANE (chiesacattolica.it) dal quale sono state tratte le descrizioni delle
chiese e delle cappelle presenti in questo volume.
22 Mensa M., op.cit., p. 202.
21

81

�una zoccolatura grigia interrotta dall'ingresso con porta in legno con attorno una cornice
contenente l'acronimo “Deo Optimo Maximo”. Al centro della facciata, vi è l'oculo protetto
con una copertura e sormontato da un campaniletto a vela coperto con lose. Lo spazio interno
è coperto da una volta a botte che diventa emiciclica nella parte sopra il presbiterio; mentre la
pavimentazione nella prima parte dell'aula è realizzata in parquet disposto a lisca di pesce nel
corridoio centrale e parallelo alla facciata ai lati. Il presbiterio, sopraelevato di un gradino, è
separato dal resto dell'aula da una balaustra in legno. In esso trova posto l’altare ligneo
contenente e la relativa pala d'altare raffigurante l'apparizione della Madonna della neve.
Pare che una prima cappella fu costruita nella zona est del villaggio nel 1772 e dedicata, su
richiesta della popolazione, alla devozione di Maria Vergine. Altre indicazioni vogliono la
cappella originaria costruita su offerta del Maggiore De Courten, ufficiale del reggimento di
Kolbremant, al servizio dei Savoia. L'umidità e il degrado dell'edificio indussero, tuttavia, gli
abitanti ad inoltrare, nel 1855, domanda al vescovo di Pinerolo, Mons. Renaldi, per vendere
l'edificio e costruirne uno nuovo, benedetto il 4 luglio del 1880. Su una trave all’interno è iscritta
l’indicazione 1867.

Fotografia di Luca Grande

82

�Fotografia di Renzo Guiot

83

�Interno – Archivio Fondazione Guiot Bourg

Sotto la neve - Fotografia di Renzo Guiot

84

�CHEZAL - ’L TSÉZÔL (1.853 m.)
La borgata si caratterizza per le tipiche case a ridosso della chiesa del Sacro Cuore di Maria
(1852), di cui è peculiare il campanile a vela. Chezal è di fatto un piccolo villaggio che va a
costituire il nucleo abitato più alto nel territorio di Pragelato sul versante assolato della valle
(1.853 metri di altitudine). Le abitazioni risultano recuperate e ristrutturate e costituiscono oggi
un’apprezzata meta di villeggiatura per chi vuole godersi lo splendido paesaggio sulla vallata.

Eun pëchó vialàddzë 'd Pradzalà abricà a 1859 metri aboù unë dezénë 'd mizón bèⁿ arbatìa
quë poio aculhî lou fouritìa, une tsapèllë, eun fórn, eun batsô 'd pèirë e eun bé batsasét curà
dint eun bilhóⁿ 'd bletóⁿ. Pâ bièn leunh unë Alp dónt d'ità mónto troupàou 'd vàttsa per paturô
dint lou garài pamài travalhô da la dzènt. Dront quë l'aribèss 'l tsamìⁿ, a l'intrô 'd la vèllhë vìa
qu'arìbòv da Dùc, unë croù fai ëncòr da temouèⁿ 'd la gròntë fouà dâ rèiri. 'L vialàddzë à d'cò
voulgueù ënsouvenî per toultèmp dou dzoùvi Cala e Patrick, malirouzëmènta mòrs da 2021 su
nòtra mountànnha quë tònt astimòvo ! Mersì ! La vìa quë mónt a la sìmmë da Pìttrë 'd l'Aiglë î liz
itô batiô “ 'l tsamìⁿ Sherpa”.
La mulattiera che sale dal Duc era anticamente la sola via di accesso alla borgata, prima della
costruzione della strada carrozzabile negli anni 1929/1930 ed una croce, all'inizio del sentiero,
trasmette la memoria del ritorno al cattolicesimo avvenuto nel periodo 1685 – 1748.
Vicino alla frazione è presente un alpeggio per il pascolo estivo su vasti prati dove un tempo si
coltivava la terra.
Le immagini, ad iniziare da quelle più antiche, ci testimoniano la vita di un tempo con
significativi panorami d’alta quota, dove intere generazioni hanno condiviso un'esistenza
difficile ma serena sempre aggrappati al loro “Dio della vita”, che in varie epoche storiche
hanno celebrato.
85

�Fotografie Archivio Galvan

86

�Fotografia di Luca Grande e Archivio Avondo Gian Vittorio

87

�Fotografia Archivio Avondo Gian Vittorio

Fotografia di Luca Grande

88

�Si narra che al
Chezal
si
mangiasse solo il
“pane
nero”,
cioè fatto con
sola
farina
di
segale ('l póⁿ 'd
sìël). Come per
altre borgate di
alta quota, ciò
era dovuto alla
posizione
dei
campi
che si
estendevano fino
a
quasi
2200
metri
s.l.m.
A
quella quota la
segale
cresce
meglio del grano
e per questo la si
coltivava
in
Fotografia di Luca Grande
abbondanza.
Non ci sono testimonianze sulla data di costruzione del forno, ma nel 1864 era già in funzione e
censito sul catasto Rabbini. Un tempo era molto più ampio di quello attuale, poiché negli anni
’50 fu in parte demolito; la parte residua è stata restaurata e resa nuovamente funzionante nel
2005 in vista dei giochi olimpici.
All’interno
dell’edificio
del
forno, vi erano due
posizioni di cottura:
il forno più grande
era
in
pietra;
mentre quello più
piccolo in mattoni.
Come
accade
anche
in
altre
borgate, all’interno
dell’edificio
trovavano
posto
degli elementi in
legno, infissi nella
parete
per
appoggiare le assi
con i pani impastati,
pronti per essere
infornati.
Fotografia Archivio Galvan

89

�Fotografie di Luca Grande

90

�Al di là delle due fontane delle borgate, una con vasca in pietra in prossimità del sagrato della
cappella e una in legno accanto al forno, va sottolineato come l'attenzione degli abitanti per la
cura, gestione e custodia dell'acqua fosse essenziale. Il prelievo avveniva attraverso canali
appositamente realizzati dal rio “Coumbeiràout” con una distribuzione oraria basata
sull'estensione della proprietà di ciascuna famiglia. Il primo, più in alto, “'l biòl da Breùn”, serviva
tutta la zona alta poi, a seguire vi erano il “Gròⁿ biòl” e il “Rioundét”, che garantiva anche
l'acqua per le fontane. L'approvvigionamento per le case private era invece garantito da
piccole sorgenti vicino alla frazione.
Un altro canale, toponimo “la Tsàlmë”, prelevava l'acqua sotto le sorgenti del rio e serviva
anche per abbeverare le mandrie che pascolavano sulle proprietà della vicina frazione di
Villardamónt. Oggi tale canale è stato coperto ed è diventato strada forestale. Si narra che nel
tentativo di costruire di nascosto un altro canale su toponimo “la Tsalantsèttë” (altra sorgente
molto fredda che nasce sotto il “Pittre de l'Aigle”) una donna, nativa di Villardamónt ma
sposata a Chezal, intuendo cosa stava accadendo e nel vedere il marito partire la sera con
attrezzi da lavoro e tornare molte ore dopo, decise di recarsi a Villardamónt per avvertire i
mansìa che, fermato il lavoro già realizzato per circa un chilometro, fecero un esposto al
Sindaco.
Altresì prudente è stata la realizzazione negli anni '50 di briglie sui torrenti Combeiraut e
Chisonetto al fine di contenere l’impeto delle acque in piena ed evitare frane dei terreni
sovrastanti.

Fotografie Archivio Galvan

91

�La Cappella del Cuore Immacolato di Maria
Si tratta di una cappella sussidiaria costruita a seguito del lascito di una porzione di terreno e di
alcune somme di denaro avvenute tra il 1764 e il 1779 da parte di alcuni abitanti della frazione
allo scopo di costruirvi una cappella.
In seguito a tale lascito, non vi sono notizie fino al 1843 quando un certo Giovanni Lantelme
inoltrò al vescovo di Pinerolo la richiesta per la costruzione dell’edificio religioso; passarono poi
altri 9 anni per ottenere una risposta
affermativa, e la prima pietra fu
“deposta a 7 piedi di profondità
sotto la soglia della porta” 23 (circa
2,30 mt) e fu benedetta in data 26
luglio 1852 dal parroco di Traverses
Francesco
Stefano
Bouvier.
L’edificio fu completato in poco più
di un anno e fu benedetto il 20
dicembre 1853: pare che nella
cappella fosse collocato un altare
in legno di noce e larice con
esposta una tela della Vergine
Immacolata. L’edificio ha modeste
dimensioni ed è orientato con
l’abside rivolto a nord. L’esterno è
intonacato e tinteggiato di color
rosa; sulla facciata è presente una
zoccolatura
di
colore
grigio.
L’ingresso ha una semplice porta in
legno con l'apertura bordata da
una cornice bianca. In alto a sinistra
si apre l'apertura per l'accesso al
sottotetto. Il fronte termina con lo
sporto della copertura in lose: nella
posizione dell'acroterio è posta la
croce metallica. I prospetti nord e
ovest sono finiti a rinzaffo al rustico a
Fotografia di Luca Grande
base calce. L’interno è illuminato
da due finestre rettangolari di diversa fattura, che si aprono sul prospetto est.
Nella relazione del parroco si attesta: “questa costruzione è riservata ai proprietari abitanti di
questo villaggio, buoni cristiani e buoni cittadini che concorsero con generosità e
impressionarono con il loro lavoro in massa e fornire tutto il necessario... Fu il parroco di Massello
(Val S Martino) don Giovanni Luigi Lantelme, originario di Chezal, che su delega del vescovo
Mons. Renaldi salì in borgata per la solenne benedizione a cui partecipò anche molta gente dei
villaggi vicini... la cappella è consacrata al SS Cuore Immacolato di Maria e la festa, come
chiesto e ottenuto, si farà il martedì successivo alla terza domenica dopo Pentecoste”.

23

Pragelato (TO) | Cappella del Santissimo Cuore Immacolato di Maria (chiesacattolica.it)
92

�Nel 2014 è stato posizionato un nuovo altare in marmo. Tra i marmi usati per la costruzione del
nuovo altare ci sono il Nuvolato di Carrara, il Bardiglio Imperiale, il Rosso di Verona e il Verde
delle Alpi. All’epoca sopra l’altare, come configurato attualmente, erano collocati il
tabernacolo con a fianco le due alzate in Rosso di Verona attualmente posizionate sulla parete
sinistra dell’aula. Su esse erano appoggiati i candelieri. La fattura dell’altare con le due
colonnine frontali sono tipiche dello stile costruttivo di inizio novecento. Sul paliotto spicca,
cerchiata in oro, l’invocazione Ave Maria. Con le novità liturgiche introdotte dal concilio
Vaticano II furono spostati il tabernacolo, le alzate, e la pala. Si mantenne la vecchia
sistemazione delle balaustre come separazione tra presbiterio ed aula che non vennero
soppresse.
Dalle informazioni sulle stampe si evince che furono disegnate da Felice Seghesio disegnatore
(attivo a Torino nella metà dell’800) e furono stampate dal litografo Demetrio Festa in Torino.
Sono presenti nove candelieri e due candelabri a tre braccia argentati, che risalgono,
probabilmente al ‘700. Per contenere i costi sono argentati solo nella parte anteriore visibile ai
fedeli, mentre la parte non in vista non è stata trattata.
Collocate in contro facciata sulla sinistra, la cappella ospita stampe ottocentesche del Sacro
Cuore di Maria e Gesù con cornici in “argento meccato” La tecnica della meccatura è nota
nel ‘700, ma è utilizzata anche nell’800. Si utilizzava quando non ci si poteva permettere l’oro,
ma si voleva avere un “effetto doratura”. Sono altresì collocati in contro facciata sulla destra
degli “ex voto” di cui uno raffigura la vita agreste, posta a ringraziamento di una annata
abbondante. L'altro, con data 1918, verosimilmente sta ad indicare il ritorno di un marito o di un
figlio dalla guerra. Nella visita pastorale del giugno 1877 il vescovo scrive: “Continuando il nostro
cammino arrivammo a quel punto della grande strada reale dove volgendo a dritta per una
salita assai ripida e roniosa si va alla borgata di Chezal. Discesi di carrozza e montati a cavallo
andammo a visitate la cappella al Sacro Cuore di Maria. Trovammo mancarsi un ombrello per il
Santo Viatico che ordinammo dovranno al più presto provvedere. … Prima di partirci dirigemmo
la parola a quei buoni borghigiani animandoli a consegnarsi ancora assidui della preghiera e
divoti della Santissima Vergine al cui dolcissimo ed immacolato Cuore è consacrata ed affidata
la protezione della loro borgata. Si giunge finalmente a Sestrieres (Borgata n.d.r.) alle ore cinque
involti in una fittissima nebbia con pioggia e l’aria freddissima.”24. Nella testimonianza, si evince
che fu richiesto altresì di dotarsi di un “ombrello per il santo viatico” e che lo stesso fu acquistato
dagli abitanti della borgata.
Nei tempi passati, in caso di necessità, il parroco di S. Lorenzo in Traverses o il vicario della
cappella della Visitazione di Maria Vergine in Sestrieres (Borgata n.d.r.) si recavano al Chezal
con l’olio degli infermi e l’eucarestia. L’ultimo tratto di strada, dalla cappella alla casa del
moribondo, veniva percorso con un assistente che reggeva l’ombrellino sopra il sacerdote, per
rispetto verso di lui, ma, ancora di più, per riverenza verso quello che lui trasportava.
Quando poi la natura aveva fatto il suo corso si trasferiva il feretro in fondo alla borgata e lo si
deponeva a fianco della croce. Questa croce, come allora, è ancora presente vicino alla casa
“V’la Pè”. Si recitava una preghiera per chi partiva e si dava l’ultimo addio alla borgata. Si
scendeva quindi lungo la mulattiera “La Mourella” fino a Duc e poi fino al cimitero di Traverses.
Nella successiva visita pastorale del 1911 si segnala che dal 1906 la cappella “è munita di una
graziosa croce argentata da collocarsi sull’altare…”25. Anche se di fattura diversa, questa croce
era esteticamente armonizzata con i candelieri argentati sistemati sul sopralzo ai lati del

24
25

Mensa M., op. cit.
Mensa M., op. cit.
93

�tabernacolo. Dopo la riforma del Concilio Vaticano II, il tabernacolo è stato incassato nella
muratura dell’abside ed il crocifisso posto su una mensola sulla destra dell’aula.

Fotografie Archivio Galvan

94

�Fotografie Archivio Galvan

95

�Curiosità e testimonianze di fede e umanità
Durante la prima guerra mondiale, una donna di nome Balcet Maria Elisabetta, sposata
Lantelme, nonostante l'età avanzata e l’essere mamma di undici figli, ogni domenica si recava
a piedi a Traverses per la messa, avvolgendo nel grande grembiule del costume, alcuni pani e
qualche genere alimentare da offrire ai carcerati all'epoca detenuti in loco. Alla sua morte tutti
i carcerati ottennero il permesso di partecipare al funerale depositando sulla bara una targa da
loro scolpita su legno con la scritta “alla nostra mamma con affetto”26.
Quando non esistevano i moderni mezzi di comunicazione ci si muoveva esclusivamente a piedi
o a cavallo e, se possibile, con piccoli carri trainati dai muli. Era consuetudie dare segni da
lontano, in caso di calamità, per chiedere aiuto alle comunità vicine con il suono della
campana o segnalare, in modo particolare tra parenti, il momento propizio per riunire le forze in
occasione delle più importanti raccolte stagionali (fieno, grano). Quest'ultimo segnale
consisteva nell'appendere lenzuola bianche sui balconi di casa quando le borgate erano visibili
da un versante all'altro della valle. Succedeva anche tra la famiglia di Lantelme Maria
Elisabetta di Chezal e quella della figlia Teresa, sposata a Jousseaut27, a seguito di precise intese
e quando il tempo atmosferico lo permetteva.
La strada verso Sestriere
Negli anni ‘30, durante gli inverni, la strada verso Sestriere era tenuta sgombra dalla neve solo
fino alla borgata di Duc a Monte. Con l’apertura degli impianti sciistici del Colle, però, era
necessario consentire agli sciatori di salire con le loro auto o con i mezzi pubblici fino agli
impianti. D’inverno si organizzava, pertanto, un gruppo di spalatori, che, a mano con le pale,
pulivano, in alcuni giorni, la neve dal Duc fino a Sestriere. Verso la fine degli anni ‘30 iniziarono
ad essere utilizzate anche due pale meccaniche che provenivano dall’Agro Pontino dove in
estate servivano per la bonifica dei terreni acquitrinosi, mentre in inverno, portati in alta valle
Chisone, erano di aiuto per rendere il lavoro di sgombero più veloce. Nel periodo transitorio in
cui gli sciatori non potevano raggiungere il Colle con i loro veicoli, questi effettuavano una sosta
obbligata al Duc, dove lasciavano i mezzi di trasporto meccanici e si ristoravano nell’albergo
che c’era sulla strada, in attesa delle slitte trainate da cavalli che li avrebbero trasportati al
Sestriere. Tra gli appassionati di sci che frequentavano Sestriere c’era anche il Principe Umberto
di Savoia e anche lui dovette sostare al Duc con il suo seguito. Parcheggiarono la lussuosa
macchina e in attesa che arrivassero le slitte che li avrebbero portati agli impianti, andarono a
rifocillarsi all’Albergo Cacciatori. Questo raccontava Battista Matheoud di Chezal, che faceva
parte del gruppo degli spalatori e che successivamente dello stesso tratto di strada sarebbe
diventato il cantoniere e del Chezal il mansia.
Un anno con tanta neve
L’inverno 1977 1978 fu un anno molto nevoso. Secondo le tabelle nivometriche di Bruno Guiot di
Villardamont caddero complessivamente più di 14 metri di neve. Fu l’anno con più neve degli
ultimi 70 anni e di seguito proponiamo le testimonianze fotografiche dell'evento realizzate da
Silvio Pastre detto “Sivot”, che fu l’ultimo residente permanente della borgata.

26
27

Testimonianza resa da Galvan Mario.
Ibidem
96

�97

�98

�DUC - ’L DÛC (1.739-1.761 m.)
La frazione Duc si suddivide in “Duc d’avôl”, a 1.739 metri di quota, e “Duc d’amónt”, a 1.761
metri ed è costituita da due nuclei abitati su un vasto pianoro erboso un tempo destinato a
pascolo. Le due frazioni hanno il proprio forno e alcune fontane di cui le due piccole comunità
provvedevano alla manutenzione e alla pulizia tramite corvées. Chi per le proprie necessità
sporcava le due vasche ('l batsô ou 'l batsasét) si sentiva in dovere di pulirlo: accadeva così che
esso venisse svuotato anche diverse volte in uno stesso giorno in modo che chiunque ne avesse
bisogno poteva trovarlo in ottimo stato.
Nella frazione più a valle si trova la cappella della Natività di Maria Vergine (1751), ricostruita nel
1803 con un imponente campanile a vela, e sono ancora visibili i resti di una bella meridiana
settecentesca.
Fino agli anni 1960-1970 durante il mese di maggio (tradizionalmente dedicato alla devozione
mariana), veniva recitato ogni sera il Santo Rosario, coinvolgendo la popolazione delle due
Borgate.
Il Duc, inoltre, ospitò fino al 1959 le scuole elementari “sussidiarie”, destinate ad accogliere i
bambini di Duc e Chezal. La maestra o il maestro incaricati di svolgere i vari corsi di scuola,
venivano spesso ospitati da una famiglia dello stesso paese.

99

�Archivio Liliana Lantelme

Fotografia di Luca Grande

100

�Fotografie di Luca Grande

101

�Il forno del Duc d’amont del 1878 fu restaurato in occasione dell’evento olimpico del 2006, così
come quello del Duc d’avòl.

Fotografie di Liliana Lantelme

102

�Il forno del Duc d’Amònt – Fotografia di Liliana Lantelme

103

�Fotografie di Liliana Lantelme

104

�Fotografie di Liliana Lantelme

105

�Al Duc d'amónt si trova una fontana circolare in legno, restaurata nel 1991, mentre al Duc
d’Avòl fa bella mostra di sé la fontana grande, che ha subito varie modifiche nel corso del
tempo. Un primo restauro nel 1955, infatti, installava una vasca rettangolare in cemento; del
1985 è la realizzazione del lavatoio coperto e, in ultimo, nel 2006, la vasca in cemento fu
sostituita con quella attuale in legno, decorata con motivi floreali.

Fotografie Archivio Liliana Lantelme

106

�Fotografie Archivio Liliana Lantelme

107

�Foto Archivio Liliana Lantelme

108

�La Cappella della Natività di Maria Vergine
Questa cappella sussidiaria, risalente al 1711 ed eretta al Duc d’Avòl per volere del Sig. Matteo
Villot, nativo del Duc 28,
è dedicata alla Natività
della Beata Vergine
Maria.
Nel
1797
i
famigliari, temendo che
la cappella potesse
cadere in rovina, la
donarono
alla
popolazione
della
borgata
che
la
ricostruirono a proprie
spese,
sino
all’inaugurazione e alla
benedizione
dell'8
settembre 1803, con
una
messa
solenne
partecipata da tutti gli
abitanti del villaggio e
di molti altri provenienti
dalle borgate vicine. A
motivo
della
forte
umidità che la rendeva
insalubre
fu,
però,
interdetta al culto dal
1845
al
1873
per
consentire una radicale
sistemazione
dell'edificio. Il 27 marzo
1881 il parroco di
Traverses,
dalla
cui
parrocchia dipendeva
la cappella, procedeva
alla benedizione di una
nuova campana, dal
peso di 60 Kg, che gli
abitanti avevano fatto
fondere a Courgnè per
sostituire la precedente,
Fotografia di Liliana Lantelme
molto più piccola. Sulla
nuova campana sono incisi i nomi del padrino Giuseppe Lantelme e madrina Maria Luisa Guiot
scelti dagli abitanti del villaggio come persone distintesi per la loro pietà 29 . La struttura si
28
29

Mensa M., op. cit., p. 206.
Mensa M., op. cit., p. 207.
109

�presenta come un edificio libero su tre lati, mentre a nord vi è un edificio di civile abitazione
costruito in aderenza. Il fianco ovest è coperto in parte dal terrapieno sul quale passa la strada
lastricata che attraversa la borgata. La semplice costruzione ha i fronti finiti con rinzaffo rustico a
base calce. La facciata presenta l'ingresso al centro, con la porta in legno rifinita da una
specchiatura nella parte centrale. Al di sopra dell'architrave in legno campeggia una croce in
legno. Il campaniletto a vela svetta dalla copertura ed è ornato da sottili cornici in pietra
all'altezza dell'imposta dell'arco della monofora della campana. La costruzione è coperta con
lose e culmina con un pennacchio in pietra sormontato da una esile croce in ferro. L'aula è
coperta da un soffitto piano tinteggiato a calce, decorato al centro con un tondo contenente
la colomba raggiante dello Spirito Santo. Attorno vi è un'esuberante composizione floreale
simmetrica, incorniciata da una stilizzazione purpurea. Nella parte bassa delle pareti corre
un'alta fascia tinteggiata di marrone chiaro, sostituita nel fianco di sinistra per la porzione contro
terra, da una controparete in perline. I restanti campi, nella porzione alta delle pareti, sono
tinteggiati di celeste tenue e terminano in alto con una fascia decorativa realizzata più di
recente, rappresentante semplici archetti composti da foglie lanceolate, ripetuti ritmicamente.
Le pareti ospitano diversi quadri rappresentanti scene bibliche e figure sacre. Al centro della
parete absidale vi è la pala d'altare con la raffigurazione dell'Adorazione dei pastori. L'antico
altare tridentino è realizzato in legno pittato a marmorino, il tabernacolo è posto al centro sulla
prima delle tre mensole sagomate. È completato dal piccolo e semplice ciborio che contiene il
crocefisso dorato e ai lati vi sono antichi candelabri. La mensa è un semplice blocco con
antependio rivestito con una carta ornamentale; il piano è coperto da un antico drappo.
Completano l'arredo liturgico i banchi in legno e le statue del Cristo e della Madonna con il
Bambino, posizionate nella parte alta della parete absidale, a lato dell'altare.

Fotografia di Liliana Lantelme

110

�Fotografie di Liliana Lantelme

111

�Testimonianza di Roberto Guiot
Doù pëchóo vialàddzi aroutsô a meità mountànnhë, 'l tapàddzë da Clizounét qu'ardónd s'lâ
ròttsa e da dónt lou biàls plèn d'aiguë dounovo la vìttë az òrs e lâ téra ou finî, plu avòl, s'lâ roùa
dâ mulìn e rèisa per dounô 'l póⁿ a la dzènt. A Duc d'avòl unë tsapèllë per lou dou vialàddzi,
batìa e arbatìa dint 'l tèmp per pâ la leisô anô a degól e, a dzórn d'enquèou, torn bèⁿ acudìa
per lâ féta d'ità ou per l'eùcchë dë stèmbrë. Eun fórn per tsàqquë bourdô, tu du arendzô e tórn
butô ën tìmbrë aboù soù meùbbli per còir 'l póⁿ, tórta ou glòra cònt eun së trob tuts ensèmp.
***
“il mio villaggio arroccato a metà montagna … un bel prato piano fa corona al curvone e poi
finisce nelle “gorge”. Le acque del torrente Chisonetto in quel canyon con salti di roccia hanno
scavato grandi pentoloni dove ribolle la schiuma, ti assorda il rumore e stai attento dove metti i
piedi quando in primavera vai sperando di acchiappare una trota là dove c'è la presa per un
canale che pare d'argento ... le acque dei due torrenti (Chisone e Chisonetto) proseguono
cantando e raccontando qualcosa nel letto … quell'acqua trovava la ruota dei mulini,
segherie, piccole centrali …. incanalata in tranquilli nastri bordati di verde che bagnavano
campi e orticelli … a settembre le donne si davano da fare per lavare i cereali che si prevedeva
di impiegare per fare il pane. Era un lavoro fatto alla fontana dove si liberava il grano dalle
impurità e lo si allargava in strati sottili su appositi teli per farlo asciugare. Venuto il giorno fissato
con il mugnaio si davano in consegna i sacchi che fin qui erano arrivati senza rischi. Quello che
faceva il mugnaio al suo mulino incuriosiva ogni volta...e il cigolio delle parti in movimento
aveva in ogni mulino un particolare ritmo ….Finita la molitura bisognava ancora passare la
farina al buratto per separarla dalla crusca, ma questa operazione si poteva fare anche a casa
e, anzi, conveniva...”.
________________________________________________________________

112

�GRAND PUY - ’L PÉOU (1.831 m.)
La borgata, raggiungibile tutto l’anno, è quasi completamente ristrutturata e occupa un
assolato poggio da cui si domina Pragelato e tutta l’alta valle. Qui sorge la chiesa vicariale di
San Giovanni Battista (1739) nella quale è possibile ammirare, posta sopra l’altare, l’icona del
Santo (1739), opera del pittore Botto. La borgata fu semidistrutta da un incendio del 20 gennaio
1924.

113

�Dront quë la nèout aribbë e i peucchë ifasô dë notri rèiri ’l parlô abòu lâ tsóza quë són pasô e
soqquë ouz avé aprèi, dzò plù diverdiô, en gandent tzariëra ou dìnt vilhó e vidzàiri, en icoutent
laz italandzìara aboù lâ fènna qu'avìo dë bouna bartavèlla.
Eun temp un gróo maleur nouz à toutsà, ma la vittë à tórnë arcoumensà, malgré l'ouguèssë tou
brulà. A tsiqquë à agueù ’l couraddze d’arcoumensô, a sacrifìsë da rèiri...la bèndischóⁿ da Boun
Dìou ou demandé, sensë isubliô l’avenì, dónt cazèi, viols e tzariëra tournarèn tsantô.
Tzaquë ipoqquë finî, un’aoutrë à dzò acoumensà ma dront quë la soië sarà néout pensé a
l’armounìa da temp pasà sensë soubrô tutz ’d fouritìa.
Un antico censimento del primo marzo 1265 ordinato dal delfino di Vienne, Guigues VII al titolo
“Prima jnquisitio in parrocchia et territorio mandamento prati jalati” cita, tra gli altri, i nomi di due
piccoli agglomerati di abitazioni: “Podium” e “Podium Canodio”. È probabile che uno di questi
si riferisse all'attuale Grand Puy ('l Pèou) e l’altro, su un piccolo avallamento a lato della
mulattiera che scende verso Souchères Basses, al Piccolo Puy (Pëzi Pèou), oggi non più visibile
ma ancora testimoniato dagli antenati.
Con l'avvento del valdismo la maggioranza della popolazione aderì alla riforma e in seguito,
con la revoca dell'editto di Nantes, alcune di queste famiglie scelsero di emigrare; tuttavia la
maggior parte resistette ed è in questo contesto che si inserisce la “leggenda” degli abitanti del
Grand Puy che, in maggioranza di religione riformata, tentarono un ricorso al parlamento di
Grenoble per poter continuare a professare liberamente la loro fede. Da tale atto di
“insubordinazione” (il ricorso ovviamente fu respinto) agli abitanti fu dato il soprannome di
“avvocati”.
È testimoniato che fino al
1717
a
Grand
Puy
risultano
30
fuochi
(famiglie)
di
cui
1
cattolica, 5 relapsi e 24
di religione riformata (in
totale
circa
180
30
persone) . Su una pietra
posta a fondamento del
muro
perimetrale
dell'attuale cappella è
scolpita la data del 1645.
Probabilmente l’edificio
è stato costruito e
destinato
a
“tempio
L'incisione dell'anno 1645 - Fotografia di Luca Grande
valdese” e risulta ancora
presente fino al 1690.
L'attuale cappella sorge sulle rovine di quel tempio e fu consacrata al culto cattolico nel 1739 e
dedicata alla natività di San Giovanni Battista. In epoca successiva venne istituita la “vicaria” e
con essa la casa destinata al vicario e alla scuola della borgata. Il primo titolare della vicaria
prese possesso nel 1753.
Nei secoli successivi, con la presenza di un sacerdote residente tutto l'anno fino al 1962, il culto
cattolico ritrovò nuovo sviluppo e diverse furono le visite pastorali dei vescovi di Pinerolo che
salivano in borgata a cavallo.
Dopo la fine del 1700 e per alcuni secoli, la chiesa subì pochi restauri e l'incendio che distrusse la
borgata nel gennaio 1924 lambì solo in parte il tetto della chiesa. Successivamente, con la

30

COT J., op. cit.
114

�fattiva collaborazione della popolazione, si iniziò l’opera di restauro partendo dalla decorazione
interna (1946) e nei decenni successivi seguirono la posa di un nuovo altare in marmo (1959), le
nuove stazioni della “via crucis” scolpite in legno della Val Gardena e cinque vetrate artistiche
(1962/1964). L'altare è sormontato dal “retable” a quattro colonne proveniente dalla chiesa di
La Ruà in cui primeggia una tela del 1739 del pittore Botto raffigurante Giovanni Battista sulle
rive del Giordano.
Grand Puy ospitò varie congregazioni religiose e gruppi di giovani nel periodo estivo: i Salesiani, i
Frati Francescani, il Cottolengo e le parrocchie di Chieri e S. Ambrogio (TO) che portavano lassù
giovani e famiglie nel periodo estivo.

Fotografie di Luca Grande

115

�Fotografie di Luca Grande

116

�Il forno ci testimonia, con una pietra scolpita sul muro perimetrale con data 1648, l'antica storia
di questo villaggio. L'ambiente contiene tre “bocche/ambienti” (lâ goùla) per la cottura del
pane. La prima, entrando a sinistra, può contenere 60 forme di pane, veniva principalmente
utilizzata per la cottura del “pane dolce” ('l póⁿ doù). La seconda, centrale, 40, la terza di cui
due con basamento e volta in pietra e uno con volta in mattoni (ristrutturazione degli anni
1960). In ciascuna è incastonata una pietra sporgente che serviva per la posa del “tiô”, ossia di
un piccolo pezzo di legno essiccato, resinoso e opportunamente acceso per rischiarare
l'ambiente quando non c'era ancora la corrente elettrica.

Fotografia di Renzo Guiot

117

�Fotografie di Renzo Guiot

118

�La borgata ospita quattro fontane: la prima quadrangolare in pietra del 1905 ('l batsô 'd la
bartànnhë); la seconda di forma ottagonale in pietra del 1906 ('l batsô da teinàou), quindi una
terza di forma rettangolare in pietra del 2005 ('l batsô 'd la campònë) e infine un’ultima, di forma
ottagonale in legno del 2007 ('l batsô da càirë).

Archivio Seves (1920) e Archivio Renzo Guiot (2020)

119

�Fotografia di Renzo Guiot

'l batsô 'd la bartànnhë si trova all’inizio di via Assietta arrivando da Pragelato. Un toponimo,
questo, ricco di storia per la borgata: era il luogo dove di accompagnavano gli sposi prima del
matrimonio a La Ruà o dove si accoglievano le giovani coppie. Anche il parroco di La Ruà vi
accompagnava i sacerdoti che si avvicendavno nella Vicaria con la popolazione in festa.

120

�'l batsô 'd la campònë – Fotografia
di Renzo Guiot

'l batsô da càirë– Fotografia di Renzo Guiot

121

�La Cappella di San Giovanni Battista
La capella periferica fu edifciata nel 1739 e di presenta con un edificio libero su tutti e quattro i
lati e a ovest uno stretto passaggio lo separa da una casa della borgata. La facciata
intonacata e tinteggiata di bianco è caratterizzata dalla presenza di un piccolo esonartece
che ripara l'ingresso. Esso è composto frontalmente da due colonne in pietra e da due paraste
addossate alla facciata, caratterizzate da semplici basi e capitelli sulle quali si impostano gli
archi catenati, finiti ad arriccio e tinteggiati di bianco. Essi hanno catene poco sopra l'imposta e
i due laterali poggiano su semicolonne addossate alla parete. La modesta costruzione termina
con una semplice cornice aggettante e il tetto a padiglione in lose. La porta d'ingresso è in
legno a due battenti rifinita con specchiature; sulla destra, fissata alla parete, c'è la lapide in
ricordo dei lavori di ricostruzione del borgo a seguito dell'incendio del 1924. A sinistra, ci sono
delle semplici pietre dipinte e riportanti delle preghiere. A metà altezza si apre nel fronte una
monofora con vetri lavorati e colorati, in alto lo sporto dei due spioventi è raccordato al muro
da una semplice cornice. I restanti prospetti hanno un sottile rinzaffo rustico a base calce che
lascia intravedere la muratura in pietra. I fianchi hanno entrambi due finestre con vetri lavorati e
colorati, le due verso il piazzale sono incorniciate di bianco. Il campaniletto e posizionato a
destra dell'ingresso svetta sopra la copertura mentre sul prospetto laterale la porzione della torre
è messa in evidenza dalla finitura a intonaco bianco. L'aula è coperta da volte a botte, quella
del presbiterio è meno estesa; nella prima vi si inseriscono due unghie per lato che danno spazio
alle finestre. I soffitti sono affrescati e decorati sopra il presbiterio con campi bordati di rosso
contenenti stilizzazioni floreali. Le superfici sopra l'aula presentano grandi specchiature bordate
di verde, anch'esse ornate dai medesimi motivi e al centro due oculi dipinti a trompe d'oeil
contenenti uno l'occhio raggiante di Dio nel triangolo e l'altro la colomba dello Spirito Santo. Le
pareti laterali del presbiterio sono decorate con serie geometriche di quadrilobi in campi
bordati di rosso. I fianchi della navata sono scanditi da grandi specchiature bordate di verde,
ornate negli angoli da stilizzazioni floreali. Sono separate a metà dell'aula dalle paraste che
proseguono nell'arcone della volta. Esse sono decorate con specchiature color crema
contenenti croci patenti e bordate color salvia. Nella parte bassa corre il velario realizzato in
perline di larice. La parete di fondo ospita la cantoria lignea con il parapetto ornato al centro
dalla raffigurazione di cantori e dalla grande scritta “Laudate Dominum”. L'altare è costituito da
un imponente dossale realizzato in legno e pittato a marmi policromi, che occupa interamente
la parete absidale. Una coppia di colonne corinzie binate, vitinee nel primo terzo, poggiano su
un piedistallo e sorreggono una trabeazione dal fregio decorato a festone. Sulla sommità di
questa poggia una cimasa costituita da un cartiglio centrale festonato con a lato due salienti a
voluta. Il fondale è realizzato in legno scolpito a ghirlande floreali e incorniciato da sinuose
volute e spirali dalle quali emergono putti e motivi vegetali. Al centro campeggia la pala
d'altare raffigurante San Giovanni Battista nelle acque del Giordano. L'altare, realizzato in
marmo bianco marezzato, è posto su predella e ingentilito da colonnine ai lati. Al di sopra,
posto al centro, vi è il tabernacolo affiancato da candelabri dorati. Il piano della mensa è
coperto da un mantile ricamato. Completano l'arredo liturgico il semplice ambone, il seggio e i
banchi in legno.

122

�Fotografia di Renzo Guiot

123

�Fotografia di Renzo Guiot

124

�Fotografie di Renzo Guiot – 1946 e 1980

125

�Particolare stazione della via crucis –
Fotografia di Renzo Guiot

Vetrata raffigurante la preghiera dell'angelus
a mezzogiorno dal ritorno dai campi Fotografia di Renzo Guiot

126

�MERIDIANE:
Sulla casa di Guiot Giuseppe ecco una meridiana con una bella iscrizione: “Si le soleil ne
m’eclaire je ne puis vous satisfaire” (se il sole non mi rischiara non posso soddisfarvi)
Sulla casa Ferrier: “Ma premiere misure finit, une autre de bien pres la suit – Mais, mortels, votre
charriere finit – Vous voila dans une longue nuit” (la mia misura finisce, un’altra da vicino la
segue – ma, mortali, vostra carriera finisce . Eccovi una lunga notte)31

Fotografie di Renzo Guiot

31

Mensa, op. cit., p. 224.
127

�GRANGES - LÂ GRÔNDZA (1.561 m.)
La borgata ospita la più antica fontana in pietra (1614) recante lo stemma del Delfino degli
Escartons e del Giglio di Francia. Si segnalano una curiosa meridiana nel cortile interno di una
casa con un (anacronistico) avvertimento alla donne: “Femme, sois soumise à ton mari, comme
au soleil je suis” (donna, sii sottomessa tuo marito, come io lo sono al sole)32
Altre abitazioni risalgono all'inizio del secolo XVII, come attestano alcune pietre scolpite su case
private (G. Berton e C. Bermond).
Nei primi anni ’20 del Novecento, vi fu installata la prima centrale idroelettrica che consentì
l’illuminazione delle borgate centrali di Pragelato. La borgata di Granges, inoltre, ha dato i
natali a Remigio Bermond, cui è stata intitolata una piazzetta, che quale prezioso cantore della
storia e delle tradizioni locali è stato, tra l’altro, socio fondatore di Valaddo.
In epoca moderna la borgata ha dimostrato una innata vocazione agli sport invernali essendo il
luogo che ha ospitato il primo impianto a fune per la risalita, uno skilift costruito nel 1954 da
Serafino Bermond (Finot), che era posto in località “Cló ‘d Fóova”, dove ora si trova la centrale
del teleriscaldamento. Danneggiato nel 1957 da un’alluvione, l’impianto venne sostituito con un
secondo dal percorso più lungo e dalla partenza posta leggermente più a monte.
Per le Olimpiadi invernali Torino 2006 sono stati costruiti lungo la destra orografica, accanto allo
storico impianto del Clot de la Soma, i trampolini del salto.
In località “Cattrë vìa” si trovavano ancora i ruderi di una antica segheria, attiva fino agli anni
’50 e i resti di un antico mulino. Nei primi anni 1920 nella zona "Prà da Pónt" viene realizzata la
prima centrale idroelettrica per il servizio di illuminazione (la fabrìqqë) ora abitazione privata.
Nel 1928, la borgata Granges ha dato i natali a Remigio Bermond. Figlio della sua terra,
profondamente legato alla sua lingua e a alle sue tradizioni, si è dedicato allo studio e alla
valorizzazione del franco provenzale alpino dell’Alta Val Chisone. Voce orgogliosa e
testimonianza dell’anima intima e segreta della comunità pragelatese.
Pâ dzî 'd
Tsapèllë
catoliqquë iz
itô batìa a lâ
Gronza, la s'î
toultemp anà
a la glèizë 'd la
Ruô ma une
Tsapèllë da
darìa tèmps a
mizóⁿ Guigô fài
da temoéⁿ a la
fétë da
vialàddzë
aboù 'l fórn e 'l
batsô a lâ
Gròndza
d'avòl.

32

Mensa, op. cit., p. 224.
128

�Cartoline storiche - Archivio Renzo Guiot

129

�Fotografie di Luca Grande

130

�Il forno, ristrutturato nel 1934 e poi in occasione dei giochi olimpici, risale al 1859 come da
incisione visibile sull'ingresso della prima bocca all'interno dell'edificio.

Fotografie di Luca Grande

131

�Fotografie di Loris Bermond

132

�L’acqua è sempre stata simbolo di vita e come tale la ritroviamo al centro dell’attività sociale di
ogni popolo. Così anche nelle comunità di Granges la fontana ('l batsò) e il forno sono stati un
punto di riferimento per tutte le famiglie, luoghi di incontro, di lavoro, dove si esprimeva
comunitariamente l'impegno per il bene comune, con la pulizia e le corvées.
Oggi le fontane hanno per noi un valore anche storico. Era usanza infatti personalizzare le pareti
esterne tramite incisioni, nel legno o nella pietra, che riportavano solitamente la data, il nome
della borgata e i simboli legati alla casa regnante, alla denominazione dei nomignoli o alla
cultura franco provenzale. Alcune fontane portano il simbolo del delfinato, altre, posteriori al
1713 (anno in cui la Val Pragelato divenne possesso dei Savoia e non più francese) recano il
simbolo del cuore e della croce savoiarda; altre ancora, erette nel periodo di costituzione dello
Stato italiano, riportano solamente il simbolo cristiano che ne attesta la benedizione o il simbolo
della frazione.
Oggi le fontane Granges ospita la fontana più antica della vallata (1614), costruita durante la
Repubblica degli Escartons e riporta, scolpiti sulla vasca principale in pietra, il delfino di Vienne e
il Giglio di Francia. Originariamente era a tre vasche, di cui due in legno ora non più presenti e
rappresenta, a livello costruttivo, la tipica fontana alpina, sobria e versalite.
Vi sono inoltre la fontana con vasca rettangolare in pietra del 2005 e infine la fontana di piazza
Mario Costa, che ha cambiato aspetto negli ultimi anni, in quanto la popolazione ha voluto
riportare nella colonna di legno, la scultura e il fregio che simboleggiano la frazione.

Cartolina storica ove è rappresentata la fontana del 1614 - Archivio Fondazione Guiot Bourg

133

�Fotografie di Luca Grande

134

�Fotografie di Luca Grande

135

�Fotografia di Loris Bermond

136

�Fotografie di Luca Grande

137

�PATTEMOUCHE – PATTËMOUTSË
(1.589 m.)
È la frazione più antica di Pragelato, sorta all'imbocco della Val Troncea e vicina al torrente
Chisone, che nell'antichità, proprio a causa della vicinanza con l'acqua, ha sperimentato
devastanti distruzioni (le prime testimoniate risalgono al maggio 1728 e alla primavera 1733, che
addirittura la rese inabitabile; altre ne seguirono fino al 1957 quando la popolazione, alcuni anni
più tardi (prima domenica di agosto del 1959) volle dedicare un pilone votivo alla Madonna
delle Grazie. Oggi la festa della Borgata si celebra il primo sabato di agosto e ricorda anche
l'incendio avvenuto per mano dei nazifascisti dell'11 agosto 1944.
In occasione del centenario della Valanga del Beth, inoltre, è stato inaugurato il monumento
ad essa dedicato, opera di Guido Ronchail, posto accanto al Pónt daz Itrèi, (ponte sul Chisone
all'imbocco della Val Troncea).

138

�Fotografie di Luca Grande

139

�Fotografie di Luca Grande

140

�Il forno si trova a monte della Borgata, in direzione Val Troncea e vede l’edificio restaurato in
occasione dei giochi olimpici del 2006.

Fotografia di Luca Grande

La fontana di Pattemouche presente una pregevole vasca rettangolare in pietra, con il nome
della borgata inciso accanto all’anno 2005. Annesso alla stessa il lavatoio in legno fa bella
mostra di sé.

141

�142

�PLAN - ’L PLO(N) (1.582 m.)
Nell'antichità esisteva a Plan una Cappella dedicata allo Spirito Santo con una Confraternita.
Con l'adesione della popolazione alla religione riformata venne sostituita da un Tempio ancora
presente nel 1690. Con il ritorno del cattolicesimo e con l'erezione della parrocchia nella vicina
Traverses non risultano nuove cappelle, anche se la festa patronale si celebra nella ricorrenza
della festa liturgica del Corpus Domini (la Fétë 'd Dìou). La borgata ospita una bella fontana in
pietra (1763) recante la Croce Sabauda. È nota anche in virtù del suo esser stata sede delle
Gare Olimpiche del 2006 per lo sci di fondo. Nella borgata sono apprezzabili alcune vecchie
baite.

143

�Fotografie di Luca Grande

144

�Il forno si distingue da quelli delle altre borgate per essere incastonato nel concentrico del
borgo, annesso alle abitazioni private. Altro particolare degno di nota, lo splendido portale ad
arco di accesso.

Fotografie di Luca Grande

145

�A Plan si trovano le seguenti fontane:
- Una prima in legno circolare.
- Una seconda rettangolare in pietra con cuore e croce sabauda del 1749 con lavatoio
coperto, rettangolare, in legno.
- Una terza, quadrangolare in pietra e con lavatoio in legno coperto.

Fotografia di Luca Grande

146

�Fotografie di Luca Grande

147

�Fotografie di Luca Grande

148

�RIF - 'L RIOU (1.820 m)
Borgata abbandonata nel 1960 è situata in una splendida conca a valle del Genevris. È ormai
quasi totalmente diroccata. Questo villaggio, ormai ridotto a pochi ruderi, è l'icona di una
antica civiltà pragelatese dove intere generazioni hanno vissuto. Testimonianze vere ci
ricordano ancora caratteri, fierezza, forte personalità di donne rimaste sole e vissute in borgata
fino ai primi anni del 1950 sopportando il freddo e l'abbondante neve invernale.
Eun vialàddzë a bazòc dónt dzenerashón on viqueù toultèmp atacô a sâ mizón, a sou garài, a
saz ouarìa. Vìttë durë ma fìa 'd fô part 'd la dzènt pradzalèntsë. Fènna soulètta fìⁿ a prumìa òn
da 1950, pasô ità e uvèrn, aboù 'l frèit, la néou e la séië.
Questo antico villaggio, chiamato RIF, 'l RÌOU (termine nel franco provenzale alpino di Pragelato,
probabilmente di origine saracena), aveva, sul piccolo pianoro a monte, un altro agglomerato
abitativo oggi non più tracciabile. C'era infatti la distinzione tra i due RIF: quello più in alto (Rìou
d'amónt) e quello più a valle, l'attuale (Rìou d'avòl).
Un censimento in valle del 1475 (Revelatio focorum hominum mandamenti Valleclusonis) ci
rivela che le due “borgate” vantavano insieme 12 “fuochi”, circa un centinaio di persone.
Progressivamente la popolazione diminuisce in particolare dal 1685 al 1717 a motivo della peste
e delle migrazioni religiose. Nel 1845, secondo il Cot, risultano ancora 61 abitanti e nel 1901
ancora 52, ma dalla fine degli anni '60 la borgata viene definitivamente abbandonata e inizia il
lento declino.
Ciò nonostante, anche il RIF mantiene tutt'oggi un suo soprannome: le volpi (Lâ vólps) a motivo
del luogo nascosto. Sono soprannomi di origine antichissima, immutati e tramandati da
generazioni a cui, un tempo, per brevità o malizia si faceva riferimento per identificare la
provenienza di una persona o villaggio.
Molti toponimi del Rif ricordano ancora oggi luoghi di pascolo, confini territoriali come quello
testimoniato dall'immagine “'l sarét 'd la rèndzë”, tipico confine tra prati e pascoli con la
borgata Grand Puy.

Cartolina degli anni '40 - Archivio Renzo Guiot

149

�Fotografie di Renzo Guiot degli anni ‘60

Cartolina degli anni '40 - Archivio Renzo Guiot

150

�Fotografie di Luca Grande

151

�Fotografie di Luca Grande

152

�Matheoud Alessandrina (La Sandrìnë - *1866 +1957)

Dal 1955 al 1956 resta l'unica abitante della borgata, residente
tutto l'anno. Viveva nella stalla con una capra e poche galline,
un lume a petrolio, una rudimentale stufa a legna per la cucina
e un po' di riscaldamento durante la stagione più fredda,
l'acqua da attingere quotidianamente alla fontana, fuori porta.
Vedova, con sette figli, nel frattempo scesi a valle per miglior
fortuna, ma sempre attenti alle primarie necessità della
mamma. Per troppa neve spesso era impossibile raggiungere, a
piedi, la borgata e Alessandrina rimaneva lassù, sola, per lunghi
periodi, ma sempre senza scomporsi.
All'età di 90 anni era talvolta doveroso un controllo medico! Il
dott. Cerrina (all'epoca medico condotto di grande valore
umano e professionale) saliva a piedi, nelle varie borgate, per
fare il possibile ma anche l'impossibile. Quando saliva al Rif,
Alessandrina, che era sempre attenta a scrutare ogni viandante
dal balcone di casa, lo accoglieva in compagnia della capra
che “temeva” di dover abbandonare. 33)
L'abito che indossa nelle fotografie che si riportano, è il consueto costume pragelatese che le
donne
non
abbandonavano
mai anche nei
giorni feriali o nel
lavoro dei campi.
Nell’ultima visita
al Rif, constatata
la situazione di
salute, il medico
consigliò
alla
paziente
di
abbandonare la
borgata
e
trasferirsi dai figli:
“il cuore può fare
brutti scherzi”. Ma
la risposta, netta,
fu:
“non
si
preoccupi, lasci
fare
al
cuore
quello che deve
fare”.

33

Testimonianza dei pronipoti Bourcet Giovanni e Rita.
153

�L'eco delle lontane e ormai dimenticate vicende religiose che avevano interessato tutto il
pragelatese, compresa la sperduta borgata del Rif, sembra abbiano lasciato nell'animo di
Alessandrina una essenziale fiducia nel suo “Dio della vita” per il quale nulla è impossibile,
ringraziandolo ogni giorno per il dono della della famiglia, della casa, dell'antica vita di
comunità.
La Sandrìnë (*1866 +1957). Da 1955 a 1956 l'î l'unìqquë fènne soulètte quë vìou a Rìou, ità e
uvèrn, dint soun tèit aboù unë tsàbbre, 'd dzalìna, eun pouàl, eun leùmmë a petròllhë e l'aiguë
a batsô for l'û 'd la pòrt. Cònt la së pouìa mountô sou fî lhë pourtòvo 'l nesesér. Cònt 'l metsìⁿ
Cerrina mónt a Rìou î l'agàttsë su l'indòl 'd la pòrt, aboù sa tsàbbrë: “ l'î mèlh anô pasô l'uvèrn
avòl, (dì 'l metstìⁿ), 'l coeur po' fô 'd breùtta surpréza. La Sandrìnë ripónt “tsagrinàou pô, leisà fô a
coeur soqquë a deuv fô”. La counfionsë dint soun “Boun Dìou 'd la vìtte” lh'avìa fait cadó 'd
l'empousìbblë.
Altre due sorelle Cristina e Cesarina Friquet, nubili, con un fratello Serafino emigrato in Francia in
cerca di miglior fortuna (“lâ Tienòtta”, soprannome in ricordo del papà Stefano: “'l Tiènnë”),
vissero in borgata fino agli inizi del 1950, per poi trasferirsi al Grand Puy.

Possedevano alcune mucche e un mulo, ma in un inverno particolarmente pesante per
quantità di neve, una mucca non poteva partorire senza l'aiuto umano. Non c'erano più forze in
loco in grado di aiutare e favorire il parto e l'aiuto di un veterinario era inconcepibile. Le sorelle
non si lasciarono intimorire e slegato il mulo, legati i piedi del vitello già in fase di parto a robuste
corde, favorirono il difficile evento con il tiro del mulo. In seguito Cristina ebbe ad esclamare:
“mai avuto un vitello così sano e robusto” (testimonianza di Renzo Guiot).
Lâ Tienótta î l'avìo 'd vàttsa e eun muël e dint eun uvèrn aboù eun baróⁿ 'd néou, unë vàttsë
tribulòv a veilô ma la mancòv lâ fòrsa 'd louz òmmi per tirô 'l vél. Aboù couràddzë î ditàttso 'l
muël e aboù la tirèlla i tìro 'l vél aboù la counfiònsë quë toùt anèss c'mà la ventòv “dzomai
agueù eun vél sî sòⁿ e roubeùstë”.

154

�RIVETS - LOÛ RIVÉE
Situata fra Souchères Haut e Granges, è sede del Museo del Costume e della Casa degli
Escartons.

Ou sabé pô c'mà lou doù vialàddzi dint lou vèi temps son naisù. Magòr 'd gròndza per abricô
soqquë 'l travòlh 'd lâ téra pouìo dounô, magòr 'd bèscha quë mountovo da lâ planùra per
paturô dint notrou bàou pàisi e a mezùrë la mizón batie per s'itablî 'd cò d'uvèrn.
Ou counouisé la pénë 'd notri rèiri per puguéi vìour sa fouà en libertà, la libertà dë tournô a pè,
en atraversent càou e valón per arvéi 'l paì. Qui lònc vièddzë 'acoumensà 'l sèzzë d'aout da
1689, durà catòrzë dzórs a së demònd “la Glorieuse rentrée” e unë bèllë plancàrdë dapè lâ
Gròndza nouz ensouvé la fatìgguë 'd notri rèiri.
Come per Granges, anche Rivets permette di ipotizzare un insediamento sviluppatosi per la
transumanza dalla pianura alla montagna in varie epoche storiche. Considerata la ricchezza di
pascoli forse i primi abitanti sostavano in loco anche durante il periodo invernale costruendo
man mano le prime abitazioni poi sviluppatesi nei secoli.
Le più antiche notizie sulla popolazione residente risalgono al 1717 dove, dal manoscritto di J.
Cot (Recherches Historiques Critiques et Religieuses), si annotano 148 abitanti con i nomi
(insieme alla borgata di Allevé) dei capi famiglia (fuochi) suddivisi tra cattolici, protestanti e
relaps.
Rivets, inoltre, ospita il Museo del Costume e delle Tradizioni delle Genti Alpine, che è l'icona non
solo di ciò che ha rappresentato la fede cattolica nel pragelatese ma è anche il segno di
accoglienza, amicizia e condivisione con un reparto destinato ai costumi dei paesi vicini,
compreso il costume valdese.
Ogni società è portatrice di un bagaglio culturale che spesso risulta poco comprensibile a chi lo
osserva con occhi da spettatore. È così che è nato il Museo del Costume: un primo allestimento,
temporaneo e provvisorio, realizzato nel 1997, in occasione dei Mondiali di sci alpino di Sestriere.
L'anno seguente, nell'agosto del 1998, esso venne aperto al pubblico nel borgo vecchio di La
Ruà. Nel dicembre del 2002 è stato trasferito nella nuova sede: una intera casa tradizionale
appositamente acquistata e restaurata dall'amministrazione comunale.
Il Museo si struttura secondo un criterio di ricostruzione etnografica e cioè tramite la dislocazione
di oggetti e vestiti della vita quotidiana in quelli che erano i locali più importanti nella comunità
di villaggio e nell’ambito della famiglia. Ogni stanza è arredata con attrezzi e mobili d’epoca.
155

�Anche gli abiti, che i manichini vestono in ogni stanza a seconda dell’attività testimoniale, sono
originali e risalgono al passato; sono stati disposti dalle donne del paese con specifiche
competenze, abitudini e testimonianze tradizionali: tòqques, scialli, grembiuli di seta per le
occasioni, in cotone o lana per il lavoro, tipiche croci del costume femminile, abiti in lana o
cotone, sottovesti (ganatsón) adornate con nastri di velluto e stoffe colorate.
A pochi metri di distanza, si trova, poi, La Casa degli Escartons, sita all’interno di un’antica
abitazione, testimonianza della tipologia architettonica del territorio dell’alta Val Chisone,
conservata nella sua tipicità e recuperata interamente con l’intento di esaltare i particolari
costruttivi dell’edificio.
Presso il Museo, oltre alla piccola rassegna dedicata alla realtà degli Escartons, sono ospitati:
l’Archivio Storico documentale “Remigio Bermond”, la biblioteca storico – naturalistica dell’Ente
Parco “Val Troncea” intitolata anch’essa a Remigio Bermond ed il Punto informazioni sul Parco.
All’interno dei locali sono fruibili postazioni di lavoro ed angoli lettura per la consultazione del
materiale. È inoltre possibile visionare alcuni filmati, prodotti da Enti italiani o francesi, inerenti
progetti di ricerca sulla storia degli Escartons ed acquistare pubblicazioni relative a tale realtà
storico-culturale.

Fotografia di Luca Grande

156

�Fotografie di Luca Grande – Dettaglio Fondazione G. Guiot Bourg

157

�Fotografie di Luca Grande

158

�Estratti del manoscritto del Cot - Archivio Renzo Guiot

159

�160

�Rivets condivide il forno con la borgata Soucheres Haute, presso l’attuale piazza Pragelatesi nel
mondo. Si rimanda a tale capitolo per l’approfondimento.

A Rivets si trova una fontana in legno, con inciso “Rivet 12.VIII.1978”, realizzata da Guido
Ronchail, residente proprio a Rivets. La fontana è composta da una pregevole vasca in legno.

Fotografia di Luca Grande

161

�LA RUÀ - LA RIÔ (1.508 m.)
Capoluogo del Comune di Pragelato. In questa frazione si trovano il Comune e la Chiesa
Parrocchiale di Santa Maria Assunta costruita negli anni 1686/1688 per volere di Luigi XIV. La
chiesa subì diversi restauri e fu consacrata il 29 agosto 1818; le pitture, in corso di restauro,
datano 1902. Pregevoli sono i quadri dell'altare maggiore (Dufour) e degli altari laterali. È visibile
il giglio di Francia, mentre sono presenti due antiche fontane in pietra con lo stemma sabaudo.

La Ruô, la capitòl 'd Pradzalà, aboù la Coumùnë, l'oufìsë poustòl e la “parousë d'avòl” ensèmp
aboù lâ tsapèlla 'd lâ Stsìëra, da Pèou e 'd l'Alavé, la glèizë e la Cùrë dónt vìou 'l curà. L'î ' d có la
darìërë bourzô qu'avìa eun moulìⁿ leisà anô da 1970 dónt lâ darìëra famìllha quë travalhòvo la
térë pourtovo moulinô 'l gròⁿ per la bèscha ou per fournhô.
La vèllhë glèizë catolìqquë (1098) ditrùtë e arbatìa c'mà tèmplë proutestòntë, tórn demoulì e pèi
arbatì da 1685 per voulountà da rèi 'd Frònsë Luigi XIV, î l'î pèi itô counsacrô definitivëmènta a la
Vìèrdzë, c'mà ou la counouisé a dzórn d'enquèou.
Proprio a La Ruà si trovava l'ultimo mulino funzionante nel pragelatese, chiuso verso la fine degli
anni 1970. L'ultimo mugnaio, Ponsat Casimiro ha esercitato con passione e competenza il
proprio mestiere. Per molti anni, essendo l'ultimo mulino funzionante nel pragelatese, tutte le
famiglie ancora residenti nelle varie borgate facevano riferimento a tale struttura portando a
dorso di mulo o su carro i sacchi di grano e ritornando a casa con le varie tipologie di farine
rigorosamente suddivise. Un via-vai continuo specialmente nel periodo autunnale per assicurarsi

162

�una congrua riserva per i lunghi mesi invernali. Un mulino, come tanti nel passato, gestito dal
Ponsat autonomamente, compreso il difficile, lungo e faticoso compito della “martellatura”
della pietra delle macine, che durava giorni, per mantenere le macine perfettamente
funzionanti rinnovandone le apposite incanalature che dal centro verso l'esterno della macina
consentivano un regolare deflusso del farinato. La gora, “la bialiërë”, deviava l'acqua in zona
Souchere Haute (sotto il ponte che attraversa il Chisone) e la portava al mulino di La Ruà (ora
casa privata in via IV novembre), per proseguire ancora a valle e azionare una seconda ruota,
quella destinata nell'antichità ad un secondo mulino (Catasto Rabbini 1864). Più tardi l'edificio fu
trasformato in “segheria” (la rèisë) e ora casa privata nella zona di fronte al condominio
“weekend”. Nella segheria venivano selezionati i tronchi di larice locale, ma non solo, e
trasformati in lunghi assi destinati ai piccoli falegnami di borgata per moltissimi usi (mobili,
armadi, cassepanche e anche bare per i defunti). Anticamente la segheria apparteneva a
Challier Celestino di Souchères Basses. Il successore, Vittorio Passet (Vitourì 'd gadóⁿ) di Ruà
cedette la segheria a Emilio Ponsat ('l Milót) che trasferì l'attività al figlio Giuseppe che andò ad
abitare a Souchères Basses e che era fratello del mugnaio Casimiro. Quella segheria è stata di
grande utilità per la popolazione di Grand Puy nella preparazione del legname necessario in
occasione della ricostruzione delle case dopo l'incendio del 1924, trasportato in borgata a
mezzo di apposita teleferica posizionata nelle vicinanze.
Nei ricordi di Nella Blanc di Ruà si testimonia che lungo la “bialìërë” nel tratto tra il mulino e la
segheria, c'erano appositi lavatoi dove le donne si recavano per fare il bucato perchè “c'era
l'acqua più pulita” e non si sporcava quella delle vasche delle fontane destinata
principalmente ad abbeverare gli animali.
Degno di una menzione, il nome “piazza dell'impero”, che i più anziani ricordano ancora e che
nacque quando Val Pragelato nel 1796, dopo il dominio di casa Savoia, passò nuovamente alla
Francia sotto l'impero di Napoleone Bonaparte.

Fotografia di Luca Grande

163

�Fotografie di Luca Grande

164

�Il forno si trova dietro al municipio, nei pressi della fontana più antica di La Ruà.

Fotografie di Luca Grande

165

�La Borgata ospita quattro fontane. “'l batsô 'd su sarét” (1743) con vicino il forno, “'l batsô 'd la
pè 'd la Ruô” (1748), “'l batsô da tsatél” (1895) su Via Assietta, “'l batsô 'd la plòsë 'd l'impero”
(ora piazza Lentelme) di recente ristrutturazione e con parte frontale proveniente da Souchère
Haute con croce sabauda del 1749.

Archivio Fondazione Guiot Bourg

Fotografia di Luca Grande

166

�Archivio Fondazione Guiot Bourg

167

�Archivio Fondazione Guiot Bourg

Fotografie di Luca Grande

168

�La chiesa parrocchiale di Santa Maria Assunta
La chiesa parrocchiale è edificata in un luogo ove è nota la presenza di un preesistente edificio
già nel 1386; infatti in una nota di tale anno dell’archivio arcivescovile di Torino, si legge che la
chiesa è soggetta all’abbazia di Pinerolo34. Anche nel 1098 nel territorio di Pragelato si ricordava
un'antica chiesetta, eretta per volontà della Marchesa Adelaide di Susa e che nel 1386
compare dedicata alla Vergine. Pare che fu distrutta dopo il 1560 dai valdesi, che sul suolo
della stessa eressero un tempio, demolito poi nel 1685. Nonostante la sostanziale assenza di
cattolici, per oltre un secolo si sarebbe continuato a dire messa presso una cappella in regione
Traverses. Poco dopo il ristabilimento del culto cattolico per mano della monarchia transalpina,
nel 1685 il tempietto fu demolito, e tra il 1686 e il 1688 si costruì l'attuale chiesa parrocchiale, su
progetto di De Gordes. Nel 1698 si smembrava l'unica parrocchia di Pragelato in tre: questa di
La Ruà, e quelle di Traverses e Laval. L'edificio della borgata Ruà venne ristrutturato nel 1817 dal
Salvay, con la riduzione del presbiterio ed eliminazione delle cappelle laterali, riprendendo un
progetto del 1751 elaborato dal Buniva. Il campanile si costruiva intorno al 1837.
Dell'edificio originario rimangono il dossale dell'altare maggiore corrispondente al progetto del
Debordes, il complesso tabernacolo a due livelli simile a quelli di Grenoble dedicato a S.
Francesco da Sales, il fonte battesimale e l'acquasantiera. Da segnalare un'icona nell'altare
maggiore del Dufour (1700). Più tarda è la costruzione del campanile (1837) fornito di tre
campane.
In varie epoche storiche la chiesa ha avuto diversi interventi manutentivi e di miglioria.
Ricordiamo il tragico e ultimo periodo bellico con necessaria sostituzione dei vetri delle finestre
andati in frantumi a seguito del bombardamento sulla borgata da parte di un aereo
germanico. La festa patronale si celebra il 15 agosto “ 'l quinzë d'àout” (ferragosto).
Un tempo la parrocchia di S. Maria Assunta abbracciava tutta l'alta Val Chisone, ma nel 1698
venne smembrata dal Prevosto di Oulx per erigere quelle di Laval e Traverses.
Dai verbali della parrocchia del novembre 1944 si evince: “Pomeriggio del giorno 3 agosto…un
aereo (germanico) volteggiando nel cielo di Pragelato compiuti alcuni giri perlustrativi,
improvvisamente abbassandosi con fragore impressionante, mitragliando solcava in lungo da
ponente a levante, la Borgata Ruà sganciando bombe di grosso calibro (6 bombe in tutto)
sopra i caseggiati coll’atterramento al completo di quattro case e guasti rilevanti a varie altre.
Cinque furono le vittime estratte dopo cinque giorni di ricerche dalle macerie di casa Jannin. Il
fragore degli scoppi dei bombardamenti, causò col violento spostamento d’aria, la rottura
completa di quattro vetrate della chiesa; vetrate di valore poiché formate di vetri finemente
decorati a fuoco.”35.
L'edificio attuale è libero su tutti e quattro i lati, a nord est vi è la casa parrocchiale costruita in
aderenza. L'edificio è composto dal volume del campanile, posto nell'angolo sud-ovest, dalle
porzioni più basse corrispondenti ai corti bracci del transetto e dal basso fabbricato adibito a
sacrestia posizionato nell'angolo nord-ovest. La facciata è composta da un modesto nartece
che protegge il portone in legno dalle specchiature vetrate. L'intera facciata è finita a rinzaffo
liscio tinteggiato di colore bianco calce. Al centro si apre un arco a tutto sesto sottolineato da
una cornice sagomata grigia e chiuso con un portone in legno dalle semplici specchiature.
Nella parte bassa corre la zoccolatura che nella parte sinistra è realizzata con lastre di pietra di

34
35

Caffaro, 1906, vol. I, p. 55.
Mensa M., op. cit., p. 192.
169

�Luserna, mentre a destra e in intonaco tinteggiato di grigio. Al centro del fronte si apre un
grande oculo con vetri lavorati e colorati, sopra vi è l'iscrizione D.O.M. Gli spigoli del fronte sono
ornati da bugnato dipinto grigio. In alto il profilo a due spioventi della copertura è marcato
dalla cornice poco sporgente grigia; al centro, nel punto più alto, è posta la croce in ferro. Il
prospetto è completato dal campanile a pianta quadrata, che presenta anch'essa spigoli a
bugnato grigio dipinto. La torre campanaria è composta da tre livelli, in quello inferiore si
aprono due finestre rettangolari con davanzali in pietra, quella sul lato ovest è tamponata.
Questa prima porzione termina con una cornice aggettante formata da blocchi sagomati di
pietra. Il livello soprastante presenta spigoli bugnati, aperture rettangolari, il quadrante
dell'orologio e a chiudere una semplice cornice in pietra. Nella parte sommitale si aprono le
monofore delle campane seguite da una cornice
aggettante sagomata in pietra e dalla copertura a
padiglione in lose che culmina con la croce in ferro. I
prospetti laterali sono finiti con rinzaffo al rustico a base di
calce che in diversi punti è stato riparato con
manutenzioni in cemento. Vi sono inoltre modeste
aperture arcuate e si possono notare dei recenti
capochiavi a piastra. I soffitti presentano decorazioni
affrescate di pregio, tra le quali composizioni floreali, su
sfondo senape chiaro. Elaborate cornici attorniano le
specchiature delle unghie e, al centro delle volte, i
riquadri contenenti rappresentazioni di figure sacre. Gli
arconi sono decorati o con quadrilobi contenenti simboli
sacri o a festoni geometrici con motivo floreale e sono
ripetuti alternativamente. La grande volta a vela ha al
centro la croce incoronata raggiante, attorniata dagli
arcangeli e da pergamene dipinte riportanti frasi di
esortazione. Le pareti laterali sono scandite dalle paraste
pittate a marmorino grigio marezzato, ornate da specchiature a marmorino marezzato color
verde chiaro e contenenti croci patenti. I campi delle pareti sono incorniciati da larghe fasce
arancioni, bordate di bianco e negli angoli presentano stilizzazioni decorative. A destra vicino
all'ingresso si trova un quadro rappresentante la Madonna, mentre a circa metà della navata
dentro una nicchia vi è la statua di San Giuseppe con il bambino. La parete di fondo ospita la
cantoria lignea collegata con la scaletta a destra dell'ingresso; il parapetto è ornato da estese
specchiature dipinte e al centro è sostenuta da due colonne scanalate in legno. L'antico altare
tridentino è costituito da un basamento in marmo bianco marezzato su cui poggia un
imponente dossale, che occupa buona parte della parete absidale. Esso è realizzato in legno e
dipinto di verde chiaro con decorazioni e parti dorate e a marmorino grigio marezzato nella
trabeazione. Nella parte bassa il tabernacolo è inserito in un fronte di templio in miniatura
finemente costruito e decorato, il tutto compreso fra due coppie di colonne tortili marmorizzate
reggenti una complessa trabeazione a rilievo. Davanti, al centro del presbiterio, nel 2005 si è
sistemato un nuovo altare in legno scolpito da Roncaj, e abbinato nel 2013 ad un ambone
disegnato dal parroco Roventi-Beccari. Nel 1845 si segnalavano due altari laterali, uno dedicato
a S. Giuseppe, l'altro a S. Antonio. Erano quegli stessi che ritroviamo oggi. A destra vicino
all'ingresso si trova un quadro rappresentante la Madonna, mentre a circa metà della navata
dentro una nicchia vi è la statua di San Giuseppe con il bambino. La parete di fondo ospita la
cantoria lignea collegata con la scaletta a destra dell'ingresso; il parapetto è ornato da estese
specchiature dipinte e al centro essa è sostenuta da due colonne scanalate in legno.
Completano l'arredo liturgico un pulpito, confessionali e banchi tutti in legno.
170

�Fotografie di Luca Grande

171

�Il fonte battesimale –
Fotografia di Luca Grande

Il presepe meccanico installato, a cura di Marco Martin, all'interno della Parrocchiale - Fotografie di Luca Grande

172

�SOUCHÈRES BASSES - LÂ STSIËRA
(1.475 m)
Souchères Basses è posta a metri 1475 di quota, e la si incontra lungo il fondovalle alle porte di
Pragelato con un nucleo più antico dislocato sulle due sponde del Chisone e una parte più
recente posta sulla sinistra orografica.
La chiesa principale è dedicata al Santo Nome di Maria (1735), mentre la cappella dedicata
alla Madonna della Neve si segnala anche per la presenza di due meridiane dipinte da Zarbula
(XIX secolo).

173

�Fotografie di Luca Grande

174

�Fotografie di Luca Grande

175

�Fotografie di Luca Grande
“Vulnerant omnes, ultima necat” (cioè: tutte [le ore]feriscono, l’ultima
uccide)
“Le soleil est ma vie et l’ombre la parole” (il sole è la mia vita, e
l’ombra la mia parola

176

�Le borgate di un tempo: Moureaux e Faussimagna
Nei pressi della borgata di Soucherès Basses, al confine con il territorio comunale di Usseaux, vi
erano due altri borghi, ora disabitati, Moureaux e Faussimagna.
FAUSSIMAGNA FOUSIMÀNNHË
MOUREAUX
MOURÀOU
La più elevata, FAUSSIMAGNA a 1822 metri di altitudine, nell'omonimo vallone alla sinistra
orografica del Chisone, si raggiunge con un sentiero che da Souchères Basses conduce alle
bergerie dell'Assietta e poi al colle.
Un villaggio antico, di quelli della Repubblica degli Escarton, con case grandi, d’architettura
sopraffina con materiali messi assieme da abili maestri. Faussimagna, dal nome strano, forse
imposto per darle importanza, era ancora abitata durante tutto l'anno fino all'inizio del 1950 da
alcuni membri della famiglia Chabert; oggi èormai ridotta a pochi ruderi che ci portano ad
immaginare i segni della vita di un tempo. Si vede ancora un piccolo pilone dedicato a Maria
S.S., dove ogni anno il vicario di Grand Puy insieme ad alcuni giovani si recava per la recita del
rosario. Era la festa patronale della borgata desiderata e condivisa dalla sola famiglia ancora
residente. Nell'autunno del 2014 un devastante incendio partito nel vallone, sopra Souchères
Basses, lambisce la borgata contribuendo al suo declino. Oggi le case sono in rovina, molte
porte sfondate, come sempre nei villaggi abbandonati, ma dentro restano i segni della vita di
generazioni di antichi abitanti, sotto a travi di larice e pietre che sfidano il tempo e incantano
chi osserva.
Fousimànnhë, 'l vialàddzë dâ Tsabèrs qu'itòvo ichàout tou l'oⁿ fìⁿ a l'acoumensô da 1950 pèi
abandounà e pleùcca frequentà d'ità dâ bërdzìa. Èour a degól aboù 'l fuëc qu'à 'd cò dounà
unë mòⁿ ma dónt eun vièddzë 'l viquèr da Pèou anòv tou louz òn dir 'l tsaplét per fô la fetë aboù
lou dzoùvi e tatô la bounë cràmmë quë venìa oufèrt a tùts.

Fotografia di Claudio Bonifazio

177

�Fotografie di Claudio Bonifazio

178

�Fotografie di Claudio Bonifazio

179

�Fotografie di Claudio Bonifazio

180

�Fotografie di Claudio Bonifazio

181

�Fotografia di Claudio Bonifazio

182

�L’incendio di Faussimagna visto da Grand Puy – Fotografie di Renzo Guiot

183

�Lungo il Chisone la prima borgata che, nell'atichità, si incontrava salendo la valle, già nel
territorio del Comune di Pragelato, era MOUREAUX. Un piccolo villaggio sulle rive del fiume tra
Pourrieres e Souchères Basses, distrutto nel mese di maggio del 1706 a seguito di forti inondazioni
e non più ricostruito.
Nel 1683 durante una visita pastorale dell'abate della Prevostura di Oulx, che all'epoca aveva
giurisdizione ecclesiastica sul territorio pragelatese, la picccola frazione era già dotata di una
cappella dedicata ai santi Giacomo e Filippo, costruita ad opera degli abitanti o di un
benefattore e mantenuta dalla popolazione stessa che si riuniva dando libero accesso alla
devozione popolare.
Oggi della borgata non resta alcuna traccia.

184

�Estratti del manoscritto del Cot – Archivio Renzo Guiot

185

�186

�187

�188

�La festa della borgata si celebra la prima domenica dopo l’8 settembre (SS Nome di Maria) - “la
diamèndzë aprée l'euch dë stèmbrë” preceduta, alla vigilia, con l'accensione del forno, che si
trova all’inizio del borgo, sulla sponda dell’inverso ai lati del ponte sul Chisone.

Fotografia Archivio Fondazione G. Guiot Bourg

189

�Lâ Stsiëra, Lâ Maneùllha. Eun subriquét adatà a prumìa vialàddzë quë së tróob ën mountènt
dint la Coumùnë 'd Pradzalà. La së conch quë dint ël tèmp velh lou fouritìa en aribènt a pè, î së
plantèsso per s'arpatô eun piël drònt intrô dint la grónt itendùa 'd prô 'd la valàddë. Per
s'anounsô î tabasóvo su louz û 'd lâ pòrta aboù lâ grósa maneùllha quë tsàqquë mizóⁿ avìa e la
dzènt louz aculhìo voulountìa. La l'hà pleucca lou batsô quë tsònto qui bée subriquét aboù
l'aiguë quë coùl, dzorn e nèout, èour c'mà aloùr, per tenî unì la dzènt.
A Souchères Basses si trovano le seguenti fontane:
La fontana centrale, inaugurata nel 2014 davanti al sagrato della cappella, riprende l'antica
forma ottagonale con stemma della frazione.

Fotografie di Luca Grande

190

�La fontana datata 1910, rettangolare in pietra all'ingresso più antico del paese. Sulla vasca più
piccola, in legno, è inciso, in franco provenzale alpino di Pragelato, un antico e significativo
detto “l'aiguë dâ batsô î coulë nèout e dzórn e sa sansóⁿ tèn unî sa dzènt” L'acqua delle
fontane zampilla notte e giorno e la sua canzone tiene unita la gente.

Fotografie di Luca Grande

191

�La fontana del 1984, opera di Guido Ronchail, a forma di tino in via Belvedere con il simbolo
della borgata - LÂ MANEÛLLHA (LE MANIGLIE)

Fotografie di Luca Grande

192

�La cappella del Santo Nome di Maria
Nel borgo vecchio si trova la Cappella dedicata al SS Nome di Maria, costruita nel 1735 a spese
degli abitanti della borgata e benedetta dal parroco di La Ruà, don Antonio Manzon. A seguito
di lavori di ristrutturazione della volta e dell'erezione del campanile nel 1820 (dotato di una
campana del peso di 100 kg), il 25 settembre 1839 la chiesa fu nuovamente soggetta a
benedizione da parte del parroco di La Ruà, don Conte Grand. Nel 1941 furono, infine, avviati i
lavori di restauro del pavimento e del presbiterio, lavori tutti eseguiti dal falegname locale Guiot
Giuseppe con spese sostenute da persona benemerita.
Sopra l'altare nel 1817 fu collocato il “retable”, a quattro colonne a spira, proveniente da una
delle due cappelle laterali della chiesa parrocchiale di La Ruà. L'altro, di uguale fattura, fu
portato, come detto, nella cappella del Grand Puy. L'altare è sormontato da un quadro della
Vergine proveniente dalla famiglia dei Marchesi di Angrogna da attribuirsi alla scuola di Carlo
Maratta, figura centrale della pittura italiana della metà del Seicento.
Da ricordare la presenza, sino alla cessazione dell’attività negli anni ’30 del Novecento,
dell'importante carderia, dove gli abitanti della valle portavano a cardare la lana e la canapa.
La cappella si presenta come un edificio libero su tutti e quattro i lati e con la facciata che
prospetta su una piazzetta, mentre sul retro vi è la fontana in pietra della borgata. Un fianco è
lambito dalla pubblica via che serve le case del borgo. Il semplice fronte è finito a rinzaffo liscio
e tinteggiato rosa carne, nella parte bassa vi è la zoccolatura costituita da lastre di pietra di
Luserna. L'ingresso, posto al centro, è sottolineato da una sottile cornice bianca dipinta e ha
una porta in legno a due battenti, rifinita con specchiature. In alto, protetto dallo sporto del
tetto, vi è uno stemma in legno scolpito e dipinto recante la dedicazione. Gli spioventi sono
ornati con tavole in legno sagomate a festone. Il campaniletto spunta a sinistra da sopra la
copertura e alla sommità si aprono le monofore della campana. Il coronamento è costituito da
una semplice cornice pensile, segue una porzione coperta con lose e ornata con pennacchi. Al
centro si innalza la cuspide finita a rinzaffo a base calce, che culmina con la croce in ferro. I
restanti prospetti sono finiti anch'essi a rinzaffo liscio tinteggiato, alla base corre la zoccolatura
grigia in intonaco. Il fronte sud-ovest è caratterizzato dalla presenza di due finestre squadrate
con in mezzo la meridiana e da una piccola edicola in legno. Sulla parete absidale vi è
affrescata un'altra meridiana con sotto la lapide a ricordo dei soldati che presero parte alla
guerra 1915-1918. L'aula è coperta da due volte a vela tinteggiate di color celeste, i bordi e gli
arconi sono bianchi e quest'ultimi proseguono nelle paraste grigie chiaro ornate con sottili
specchiature. Nella parte bassa delle pareti corre un basso velario costituito da una carta da
parati rigata verticalmente color crema. I campi soprastanti color giallo paglierino tenue
ospitano quadri raffiguranti immagini sacre. Sulla parete di fondo è posizionata la cantoria in
legno, dalle travi massicce; è collegata con la scaletta posta nell'angolo di destra munita di
cancelletto. L'altare è costituito da un imponente dossale realizzato in legno e pittato a marmi
policromi, che occupa interamente la parete absidale. Una coppia di colonne corinzie binate,
vitinee nel primo terzo, poggiano su un piedistallo con specchiature e sorreggono una
trabeazione dal fregio decorato a festone. Sulla sommità di questa poggia una cimasa con ai
lati salienti a voluta. Il fondale è realizzato in legno scolpito con parti dorate; sono rappresentate
ghirlande floreali e lateralmente sinuose volute e spirali dalle quali emergono putti e motivi
vegetali. Al centro campeggia la pala d'altare raffigurante angeli in cielo e una donna ai piedi
della Vergine Maria con il bambin Gesù. Sotto il quadro vi è una mensola con al centro il
moderno tabernacolo e ai lati candelabri dorati di recente fattura. La mensa è scostata dal
dossale ed è in legno pittato a marmorino bianco marezzato e ingentilito da elaborate lesene
193

�dorate, ornate da composizioni floreali e teste di angeli con ali. Completano l'arredo liturgico il
semplice ambone, il presepe, la statua della Madonna e di San Giuseppe su alzate poste ai lati
del dossale, il confessionale e i banchi in legno. La pavimentazione della navata è realizzata
con parquet prefinito di recente posa in corrispondenza del corridoio centrale; ai lati vi è un
tavolato in larice posato trasversalmente rispetto all'asse longitudinale dell'aula. Il presbiterio,
sopraelevato di un gradino, è rivestito anch'esso con il tavolato in larice, posato
longitudinalmente

Cartolina d’epoca – Archivio Renzo Guiot

Fotografia di Luca Grande

194

�Fotografie di Luca Grande

195

�Fotografia di Marina Chapelle

196

�Il Santuario della Madonna delle Nevi
Nella parte posta alla sinistra orografica della borgata, entrando nel paese si trova la Casa
Alpina don Barra con adiacente il santuario dedicato alla Madonna delle Nevi, costruito nel
1959 su progetto dell'architetto Chiappini con opere dello scultore Enrico Manfrini (tra cui
primeggia il Cristo).
La chiesa sussidiaria è nata come cappella della colonia estiva diocesana e si inserisce
perpendicolarmente al declivio montano in un bosco di conifere. La struttura è libera su tutti e
quattro i lati, ed affaccia su di un grande piazzale. La cappella è posta su un basamento con
scalinata contenete un volume di servizio alto circa due metri, che fuoriesce frontalmente
formando un terrazzo che funge da sagrato. La facciata si compone di una forma a timpano
che si staglia dal sagrato e che precede la copertura a due spioventi; è realizzata in pietra ed è
interrotta da un cordolo in calcestruzzo su cui poggia il tetto, che costituisce un elemento
formale decorativo. L'entrata è sottolineata dal rimo plastico dettato da due elementi a
parasta e da strette finestre che arricchiscono la composizione architettonica ai lati
dell'ingresso. Sopra il portale vi è il “rosone”, suddiviso in un frattale di elementi geometrici che,
introiettando la luce, costituiscono un solido legame tra la purezza del paesaggio circostante e
la sacralità dello spazio interno. I fronti secondari sono anch'essi in pietra e caratterizzati
inferiormente nella prima parte da contrafforti posi tra le finestre e ritmando i fianchi. L'edificio
ha una pianta rettangolare con annessi due volumi a fianco del presbiterio. Le murature sono in
laterizio con struttura portante in calcestruzzo armato, mentre la copertura è realizzata con
pannelli grecati zincati, sorretti da travi reticolari metalliche a sezione variabile. All'interno lo
spazio è caratterizzato dalla copertura impostata in basso e slanciatissima verso l'alto e dà
ragione di percepire la trascendenza del luogo dalla spazialità interna. La struttura
internamente è brutalmente messa a nudo: le travi sono poste in corrispondenza dei pilastri e
ritmano la parte bassa dell'aula in un susseguirsi di aggetti e di vuoti finestrati. Le travi reticolari
metalliche del tetto, la perlinatura che porta la copertura e le basse pareti perimetrali sono gli
unici elementi che colorano lo spazio e ne trasmettono efficacemente sia un elogio alla
semplicità costruttiva sia il senso di eterea provvisorietà, quasi si trattasse di una tenda posta sul
monte. Un alto arco ogivale separa l'aula dal presbiterio tinteggiato in bianco; la parete
absidale è piatta e ospita una grande finestra triangolare suddivisa con un reticolo regolare che
si apre sulla selva che di fatto entra a far parte dello spazio interno percepito in contro luce su di
questa vi è un essenziale crocefisso posto al centro con in basso il tabernacolo. La
pavimentazione è realizzata con scaglie di marmo e cemento colorato levigati. Il presbiterio è
pavimentato con moquette. L'altare è costituito da spesse lastre in marmo nero levigato.
Completano l'arredo liturgico l'ambone, una scultura della Vergine ed un bassorilievo in legno
posto sopra l'entrata rappresentante la Sacra Sindone.

197

�Fotografia di Renzo Guiot

198

�Il cimitero valdese
Nelle tragiche vicende delle guerre di religione spesso i morti venivano sepolti in luoghi vicino
alla borgata in quanto “i Protestanti non essendo loro consetito di seppellire i loro morti nei
cimiteri cattolici, ne fecero sepoltura nei giardini e nei campi. Il primo Registro degli atti
Parrocchiali riporta un elenco di protestanti abitanti nelle diverse borgate della Parrocchia, dei
loro battesimi e matrimoni celebrati anche sul luogo dai loro ministri […] e dei decessi e delle
località delle loro sepolture, per esempio, nella terra dietro il Villaggio detto «Le Grangette», alle
«Graviere» in un campo sotto il Duc, in un campo sotto il Villaggio Sestriere delle «Les Sagnes»
[…]. Alcuni uomini piuttosto anziani di Traverses mi dicono che scavando nei loro orti o terre
attigue, hanno trovato ossa umane 36 ”. Nel caso di Souchères Basses, la frazione conserva
ancora la memoria del luogo con delle scritte su un grosso masso: “in frazione Souchères Basses
ci sono i segni di un cimitero valdese. Il luogo della loro sepoltura è ricordato da una scritta
incisa YCI GIT LES CORS MORS (qui giacciono i corpi morti) e sotto, alcune iniziali JB, MB. La
scritta, in patouà antico, sembra fatta da uno che ha fretta di scappare o vuole nascondersi. Il
masso si trova all'inizio della salita al monte Albergian e la scritta è rivolta verso la montagna.
Cirillo Bourcet, 95enne di Souchères Basses ha ripulito la scritta e ha ricordato di essersi recato sul
posto con il prof. Giuseppe Guiot Bourg... Tutti i valdesi furono costretti a lasciare Pragelato per
motivi di fede. Gli ultimi lasciarono il loro paese di origine nel 1698 e, l'anno dopo, trovarono
ospitalità in Germania dove fondarono i tre paesi cristiano-valdesi di Rohrbach, Wembach e
Hahn oggi gemellati con Pragelato”37.

36
37

Mensa M., op. cit., p. 81.
ARTICOLO ECO DEL CHISONE VERIFICARE FONTE
199

�Fotografie di Giorgio Sitsia.

200

�SOUCHÈRE HAUTE - LA STSIËRË
(1.530 m.)
La Borgata era nota nell'antichità in virtù dell’esistenza di una cappella dedicata alla Santa
Croce, motivo per cui ancora oggi si festeggia la festa patronale il 14 settembre (festa liturgica
dell'esaltazione della Santa Croce), in occasione della quale si tiene lafiera autunnale, molto
conosciuta e rinomata: La Fìërë 'd La Ztsìërë detta anche La Fìërë 'd lâ fìgga per ricordare uno
dei pochi appuntamenti che gli abitanti di tutte le borgate si concedevano per l'acquisto dei
dolcissimi fichi provenienti dalla valle.
A Souchères Haute sorgono, inoltregli impianti olimpici 2006 dei trampolini di salto.
Degni di una particolare menzione sono alcuni affreschi trecenteschi posti sul muro esterno di
una casa privata riproducono motivi floreali.
A Souchère Haute ricordiamo l'esistenza di una antica cappella (1683) dedicata alla festa
cattolica dell'”Esaltazione della Santa Croce” (14 settembre), poi trasformata in tempio dai
protestanti e ancora presente nel 1690. Con gli eventi che portarono alla “ricattolicizzazione”
della valle il tempio fu distrutto e, considerata la vicinanza con la chiesa di La Ruà, non venne
più eretta alcuna cappella. Un pilone in pietra con croce, oggi non più esistente ma ancora
ricordato dai più anziani, posto all'ingresso della borgata sull'incrocio tra l'attuale via Albergian e
via Nazionale, nonché una maniglia a forma di croce, custodita in casa privata, ci testimoniano
i segni di quei tempi.
Il sentiero della “Madonnina”
Nel 1944, con l'approssimarsi della fine del conflitto mondiale anche nel nostro territorio le razzie
delle truppe tedesche di occupazione si fecero più violente. Molti partigiani si rifugiarono in
luoghi impervi sulle montagne e diversi uomini scelsero di costruire giacigli ben nascosti
dall'abbondante vegetazione nella zona “lâ côsa ‘d coulmióⁿ, vicino a Dzòc (toponimi sulla
destra orografica del Chisone), di fronte a Souchère Haute. Finita la guerra, fu posato un
piccolo pilone votivo alla Madonna come ringraziamento per lo scampato pericolo. Terminata
la nicchia per la statuetta ci fu una grande festa ed una solenne funzione presieduta dall’allora
parroco di Pragelato Don Amato Lantelme.
Nel 2011 un gruppo di appassionati di motociclismo di montagna appartenenti al gruppo
pragelatese “Lou Tsapadròps”, con notevole spirito di riconoscenza e abnegazione, hanno
ricostruito il sentiero e rivalutato quella preziosa testimonianza dove, il 2 luglio dello stesso anno, il
vescovo di Pinerolo, Mons. Debernardi, si recò per una sentita commemorazione e ricordo per
non dimenticare.
L'er 'l 1944, cosi a la fìⁿ 'd la guérë cònt lou tedesqui menasóvo 'd brulô lou vialàddzi se louz
òmmi së counsinhòvo pô per esr préi e pourtô ën Almànnhë. Eun groùp 'd partijòn î l'avìo
aprestà 'd palhón bè icoundu dint lâ “còsa 'd coulmióⁿ dapé dzòc”. Per bouneùr î së só salvô e î
l'ò butà unë Madounìnë casô dìnt la ròttsë per armershô 'l Boun Dìou e 'l curà d'aloùr, don
Amato Lantelme, iz anà dìr la Mésë. Dint la prìmmë da 2011 eun groùp 'd dzoùvi apashounô
d'anô per tsampétri aboù sa moto: “ lou tsapadròps”, desidô 'd fô lou coumeùn dint lou viòls
trasô da vèi, î l'on voulgueù 'd có arpoutialô la “vìa 'd la Madounìnë” e 'l 2 'd dzulhét da mémë
òⁿ, l'Ivèqquë 'd Piniról, Mons. Debernardì, i 'd có mountà per tórn armershô 'l Boun Dìou aboù lou
dzoùvi e eun baróⁿ 'd dzènt, per pô isubliô.

201

�La madonnina del sentiero – Fotografie di Bonnin Bruno

Il sentiero della madonnina visibile sulla sinistra dell'immagine - Archivio Renzo Guiot

202

�Fotografie di Luca Grande

203

�L’attuale forno
di
Souchère
Haute è stato
protagonista di
una particolare
vicenda
all’epoca della
sua costruzione.
Nel momento in
cui il vecchio
forno
della
borgata, che si
trovava
all’incrocio tra
Via Albergian e
Via
Sciatori,
venne
abbattuto
(attorno
alla
metà del 1900),
anche la vicina
Fotografie di Luca Grande
borgata
di
Rivets
era
rimasta senza forno, distrutto da un incendio. I compaesani decisero allora di contare i passi
dalla casa più a valle di Souchère Haute (adiacente a Rio Poumiról) a quella più a monte di
Rivets (l’attuale Casa degli Escartóns) per poter costruire il nuovo edificio comune nel luogo più
comodo
per
servire entrambe
le borgate. Una
singolare, unica
e
concreta
testimonianza di
pane condiviso.

204

�Fotografia di Luca Grande

A Souchère Haute si trovano quattro fontane:
1) La prima, rotonda, del 1981 in legno, con stemmi di Pragelato, della frazione e dei
villaggi tedeschi di Wembach – Hann e Rohrbach, gemellati con Pragelato, opera di
Guido Ronchail. Reca la frase: “Pradzalà a sou fî quë tórno a pai”(“Pragelato ai suoi figli
che tornano al paese”).
2) La seconda è una fontana rettangolare in pietra con l'incisione “Souchères Haut 1894” e
lavatoio in legno del 2005.
3) La terza è la fontana ottagonale in pietra ristrutturata nel 2011.
4) Infine un’ultima fontana è stata disconnessa dalla rete idrica e adibita, con nuova
valorizzazione, a fioriera.

205

�Fotografie di Luca Grande

206

�Fotografie di Luca Grande

207

�Fotografie di Luca Grande

208

�Fotografia di Luca Grande

209

�TRAVERSES - LÂ TRAVERSA
(1.603 m.)
La borgata consta di una bella fila di case allineate sulla statale (un tempo strada napoleonica
che attraversava tutta la frazione per risalire a ovest verso Sestriere).
Essa ospita l’antica chiesa di San Lorenzo (1494), ricostruita nel 1688 sotto il regno di Luigi XIV.
Originario del 1842 è il campanile (arch. Bianchi delle Fortificazioni Militari di Fenestrelle) e del
1889 è il restauro dell’interno con affreschi del Gennaro e con le decorazioni del Felli, ove sinota,
tra l’altro, lo Stemma dei Delfini di Vienne.
Sono ancora originari il portale e il pulpito, un’icona del Du Four, ora senza retablo,
un’acquasantiera, il fonte battesimale, il tabernacolo (Bertet), la cantoria e un dipinto su tela
con San Giacomo Maggiore (1763). Si trova, inoltre, una bella fontana in pietra recante la
Croce Sabauda.
Traverses ha ospitato per lungo tempo l'intero ciclo delle scuole elementari dove gli alunni
confluivano a piedi anche dalle borgate di Chezal, Duc, Allevé, Villardamont, Plan e
Pattemouche. Sono state chiuse alla fine degli anni ’60. Curiosità da segnalare, inoltre, è quella
per cui nel 1960 e nel 1961, gli studenti di prima e seconda media furono oggetto della
sperimentazione della “telescuola”: riuniti in aula con l’insegnante del luogo, assistevano alla
lezione tenuta a Roma da un professore “nazionale”.

210

�211

�La parouàsë d'amónt per la difrènshô, dint notrë patouà, da la parouàsë d'avòl (iquèllë 'd la
Ruô) sèns bëzounh d'adzónnhr il nóⁿ da Sènt. Unë vèllhë glèizë qu'a paréⁿda ënvidiô aboù laz
aoutra 'd la valàddë c'mà dizìa dzó l'ivèqquë Mons Rey da 1825 cònt a l'er vengueù a lâ
Travèrsa. Per acoumensô unë tsapèllë catolìqquë da 1494, pèi eun tèmplë proutestònt e la plu
grósë glèizë voulgùa da Rei Loui XIV toultèmp mantengùa aboù l'ajuëc 'd la dzènt fìⁿ a dzórn
d'enquèou.
Unë vicarìa a Sitrìërë bourdzô aboù eun prèirë tou l'òⁿ ma l'iz anà pré quë 'd có 'l Viardamónt
auguèssë sa vicarìa...

Fotografie di Luca Grande

212

�Fotografie di Luca Grande

213

�Posto all’incrocio tra la strada provinciale e la via principale di Traverses, l’edificio del forno si
presenta recentemente restaurato e con pregevoli immagini storiche affisse alle pareti esterne.

Fotografia di Luca Grande

214

�A Traverses si incontrano varie fontane, ognuna con la sua peculiarità.
La fontana esagonale in pietra con croce sabauda e cuore, datata 1750 fa bella mostra di sé al
centro della borgata, dirimpetto a un lavatoio in legno coperto e chiuso denominato 'l batsô 'd
la fènna.
Sulla strada provinciale, una piccola fontana rettangolare vigila sul bivio con Via San Lorenzo,
mentre più a valle si trovano una fontana rettangolare in pietra con inciso “Traverse di Pragelato
1895” e lavatoio coperto in legno del 1984. ('l batsô 'd lâ fountòna) e infine una fontana
coperta, esagonale in pietra scolpita con motivi secenteschi, con incisione: “Traverses” e
lavatoio in legno. ('l batsô).

Fotografie di Luca Grande

215

�Fotografie di Luca Grande

216

�Fotografie di Luca Grande

217

�Fotografia di Luca Grande

AGGIUNGERE UNA FOTO?

218

�Fotografie di Luca Grande

219

�Fotografie di Luca Grande

220

�La chiesa di San Lorenzo
Già nel 1494 esisteva una antica cappella dedicata a S. Maria delle Grazie e, più tardi, a N.S.
della Visitazione. Dal 1560 al 1685 questa cappella fu trasformata in Tempio per il culto dei
protestanti e ad iniziare dal 1686, con il ritorno e l'esercizio del culto cattolico, fu affidata alla
cura pastorale di missionari. Fu poi demolita per dare spazio alla costruzione di una nuova
chiesa, più ampia, che assecondasse la volontà di Luigi XIV di operare la “ricattolicizzazione”
della valle. La chiesa fu consacrata il 5 luglio 1779 e dedicata a San Lorenzo, con festa
patronale il 10 agosto ('l dée d'àout). Tra il 1790 e il 1800 fu costruita la volta e nel 1842 fu
sopraelevato il campanile su progetto dell'architetto Bianchi (già progettista delle Fortificazioni
Militari di Fenestrelle). Nel 1889, a cura del parroco Giovanni Battista Lantelme, fu restaurato
l'interno della chiesa con affreschi del Gennaro e la decorazione del Felli. La chiesa ha pianta
rettangolare con abside quadra ed ingresso in facciata preceduto da un portico. Il portale è
secentesco e si possono ricondurre alla fondazione secentesca anche alcuni arredi lignei quali il
pulpito, l’acquasantiera, il fonte battesimale e il tabernacolo dello scultore Bertet. Vi è, inoltre,
un largo presbiterio che custodisce le spoglie di alcuni parroci.
L'ingresso ha un antico portone in legno a due battenti rifinito da specchiature, sopra l'arco
dell'apertura vi è il grande sfondato centinato. A lato, sulla lesena, è posta una targa a ricordo
dell'ultimazione dei lavori di rifacimento del tetto della chiesa, risalenti al 1976. Il fronte principale
aveva in passato un oculo sopra il pronao, ora tamponato; al di sopra il muro è segnato da
evidenti e lunghe crepe verticali. Il prospetto termina con un esiguo sporto in lose degli spioventi
del tetto a capanna. Tutte le finestre del prospetto nord risultano tamponate, mentre a sud ve
ne si aprono tre strombate e bordate da cornici rosse, le due più ampie in alto sono spallate e
hanno vetrate quadrettate. Nell'angolo sud ovest svetta il campaniletto a vela ornato da
semplici cornici in pietra poste alla base e all'imposta della monofora della campana. La
struttura termina con un profilo a gradini coperti dalle lose e al centro sopra il piedistallo in pietra
vi è una semplice croce metallica. Il campanile a pianta quadrata è posto nell'angolo sud-est;
ha struttura propria con muri a scarpa, che nella porzione basamentale sono a filo dei fronti
della chiesa. In basso a sud si apre una bifora, seguita più in alto da una piccola apertura
rettangolare e da una antica lapide di dedicazione. Nella porzione sommitale vi sono i quattro
quadranti tondi degli orologi protetti da un modesto sporto arcuato. L'ultimo livello è segnato
inferiormente da una cornice lineare aggettante in pietra, al di sopra si aprono le monofore
delle campane con davanzali in pietra e segnate all'imposta degli archi da cornici lineari
intonacate. La torre culmina con una semplice cornice, seguita da un cupolotto rivestito da
lastre metalliche sormontato da una croce in ferro. L'aula è coperta nella porzione sopra la
cantoria da una corta volta a botte. Seguono due volte a vela e una terza dello stesso tipo
sormonta il presbiterio. L'abside è delimitato superiormente dalla volta emisferica segnata da
una crepa. Quest'ultima è ornata con arconi dipinti a trompe l'oeil confluenti nella lunetta con
la colomba dello Spirito Santo. Sono decorati da specchiature pittate a marmorino rosa
marezzato e inframmezzate da rosette. Le specchiature tra gli arconi sono affrescate con figure
di angeli in cielo; la figura centrale sostiene una fascia che riporta la scritta: “gloria in excels”. I
restanti soffitti sono interamente affrescati con specchiature contenenti figure e simboli sacri e
abbondantemente ornati con elaborati cartigli, festoni e composizioni floreali e vegetali dipinte
a trompe l'oeil. L'altare laterale destro è dedicato alla Madonna del Rosario, raffigurata nel
quadro soprastante il manufatto; è realizzato in marmo bianco marezzato. Al centro delle
mensole è posizionato il tabernacolo sormontato da un crocefisso dorato, con a lato due
221

�candelabri argentati. La parete di fondo ospita la cantoria in legno collegata dalla scaletta
posta a destra dell'ingresso.
Dal punto di vista pittorico da segnalare il dipinto su tela con S. Giacomo Maggiore del 1763, la
tela della Madonna del Rosario, S. Domenico e S. Caterina incorniciata dai Quindici Misteri
risalente alla metà del secolo XVII ed il crocifisso con San Lorenzo e i gigli di Francia del Dufour.
L'erezione della parrocchia di Traverses con annesso cimitero risale al 1698, insieme a quella di
Laval e, prima di quella data, tutto il territorio era affidato alla sola parrocchia di La Ruà. Alla
parrocchia di Traverses sono affidate le comunità di Sestriere borgata, Chezal, Duc,
Villardamónt, Plan, Pattemouche. Questa divenne, dunque, una parrocchia importante in cui
venne istituita una vicaria dove il titolare, dotato di apposita abitazione, coadiuva il parroco
con specifico incarico di vicario di Villardamont per celebrare la messa festiva e in altre
occasioni. Con l'erezione della diocesi di Pinerolo (1748) la parrocchia di San Lorenzo, come
tutte quelle dipendenti dalla prevostura di Oulx, entra a far parte della neonata circoscrizione
ecclesiastica e nel franco provenzale alpino di Pragelato nasce la distinzione tra parrocchia a
monte (la parouàsë d'amónt) e la parrocchia a valle (la parouàsë d'avòl), tutt'ora vigente.
Nella visita pastorale del 1825 il vescovo Rey definisce la parrocchiale di San Lorenzo “una delle
più belle chiese della val Pragelato”38.
La torre campanaria, con orologio elettrico a quattro quadranti, ospita due campane
collocate una a est e l'altra a ovest per diffondere il suono verso la maggior parte delle borgate
e abitanti.
Si ricorda, inoltre, una importante icona della fede che ha interessato per secoli il commiato dei
defunti, la quale si trova all'ingresso della frazione (lato ovest), toponimo lâ tréi croù, dove il
sacerdote attendeva la bara per proseguire in corteo verso la chiesa.

Fotografia di Renzo Guiot

38

Mensa M., op. cit.
222

�Fotografia di Renzo Guiot.

I lavori di restauro del 2023 - Fotografia di Luca Grande

223

�Fotografie di Luca Grande

224

�Archivio Fondazione Guiot Bourg

225

�Cartolina d’epoca - Archivio Renzo Guiot

226

�VILLARDAMONT- ‘L VIARDAMÓNT
(1.787 m.)
Collegata alla strada regionale nel fondovalle, al momento ospita notevoli interventi di restauro,
poiché graziealla splendida vista sulla Val Troncea è stata di recente riscoperta dai villeggianti.
Nell’abitato si trova la cappella di San Giovanni Battista, originaria del 1753 ma rimaneggiata e
di fatto sostituita nel 1854 da una nuova cappella (architetto Giovanni B. Carlin di Oulx).

Fotografia di Luca Grande

227

�Fotografie di Luca Grande

228

�Il forno di Villardamont si trova a monte del nucleo abitato ed è stato restaurato in occasione
dei giochi olimpici del 2006.

Fotografie di Luca Grande

229

�Le tre fontane di Villardamont sono tutte con vasca in pietra rettangolare e sono datate
rispettivamente 1908 (davanti al forno), 1910 e 1930.

Fotografie di Luca Grande

230

�Fotografie di Luca Grande

231

�Fotografie di Luca Grande

232

�Fotografie di Luca Grande

233

�Fotografia di Luca Grande

La Cappella della Natività Di San Giovanni Battista
La cappella periferica venne eretta nel 1753 ed affaccia sulla pubblica via intitolata al Santo e
che conduce agli alpeggi più in alto. La costruzione è libera su tre lati poiché a est vi è un basso
fabbricato in pietra costruito in aderenza. A ovest uno stretto passaggio separa la cappella da
una tipica casa alpina. La facciata è finita a intonaco e tinteggiata di bianco calce, nella parte
bassa corre una zoccolatura grigia; l'ingresso è posto in asse con i due spioventi del tetto e ha
una porta in legno a due battenti rifinita con specchiature. Sopra l'architrave campeggia un
semplice crocefisso in legno e sulla destra vi è la meridiana, più in alto vi si apre un oculo con
inferriate. Fa parte della facciata la porzione corrispondente al campanile a base quadrata
con solamente il fronte prospiciente la strada intonacato e tinteggiato bianco calce. In basso si
apre una feritoia e alla sommità vi sono le monofore della campana. La costruzione termina
con una semplice cornice e la copertura a padiglione è in lose. I restanti prospetti sono finiti a
rinzaffo al rustico a base calce e non sono presenti finestre. L'aula è coperta nella prima parte
da una volta a botte, nella quale si inseriscono unghie delle quali la prima a destra dà spazio
alla porta del campanile, le altre servono alle porzioni murarie verticali che ospitano dei quadri
con immagini sacre. Il presbiterio è sormontato da una volta emiciclica con archi ribassati che
culminano nella lunetta e definiscono specchiature indaco tenue. Lo stesso colore ricopre la
volta a botte. Su tutte le pareti corre il velario realizzato in perline che termina in corrispondenza
della cornice continua bianca aggettante e sagomata. La parete di fondo ospita la cantoria
collegata attraverso il campanile; è realizzata presumibilmente in legno di larice la cui venatura

234

�traspare sotto la tinteggiatura. Gli arconi della volta del presbiterio proseguono nelle paraste
sulle quali sono appesi quadri con immagini sacre e nella zona absidale ornate da teste di
angioletti a tutto tondo e dalla piccola statua della Madonna. La pala d'altare raffigura San
Giovanni Battista; sotto vi è l'antico altare tridentino realizzato in marmo bianco marezzato con
inserti di marmo ferrugginoso. Al centro vi è il prezioso tabernacolo dorato finemente decorato
sormontato dal crocefisso e da un piccolo ciborio in legno scolpito e dorato; adornano, inoltre,
il manufatto elaborati candelabri. Completano l'arredo liturgico la mensa completamente
coperta dal paramento, il seggio, la statua di San Giovanni Battista, posta nell'angolo della
parasta sinistra del presbiterio e i banchi in legno.

Fotografia di Luca Grande

235

�Fotografia di Luca Grande

236

�Interno della chiesa - Fotografie di Bruno Guiot Chiquet

237

�LE BORGATE DELLA VAL TRONCEA
LA VAL TROUNTSÉIË
LE BORGATE LOU VIALÀDDZI

JABÈTS
JOUSSEAUT
LAVAL
NAYS
SEYTES
TRONCEA

LOU DZABÉI
DZOUSÀOUT
LAVÒL
LOU NÀI
LÂ SÉITA
LA TROUNTSÉIË

La “Vallée des fleurs” dizìa 'l Rei 'd Frònsë e a dzórn d'enquèou 'l bouneur d'eun Parc quë tsàrtsë
'd mantenî lâ mervèllha 'd la natùre, fài la difrènsë. Unë valàddë plóⁿ planót endzandrô da dë
dzènt qu'aribòv da Queiras ën pasènt per 'l có 'd Faouri ou 'l có 'd Clapìa, 'd berdzìa quë
mountóvo da lâ planura per pasô l'ità aboù sa bèscha e pèi soubrô itsì tou l'òⁿ. La s'î acoumensà
a batî lou prumìa cazèi, lou prumìa vialàddzi: Sèita, Trountséië, Dzabéi, Dzousàout, Lou Nài e pèi
Lavòl. La lhë duvìa ésr eun baróⁿ dë dzènt, eun vièddzë, quë pasòv 'd có l'uvèrn ichamónt ma la
dùre vìttë à oublidzà notri rèiri a venî avòl e a fur e mezùr lou vèi vialàddzi són anô a degól. Ma
lâ mazùra nou fó da temouèⁿ 'd la vìttë quë s'î pasô su la mountànnhë. A la fìⁿ da 1899 la
poupulashóⁿ 'd la parouàsë 'd Lavòl counchòvë ëncòr 287 òma divizô parìa: Sèita 38, Trountséië
85, Dzousàout 70, Lavòl 94. A dzórn d'enquèou pamài neù ma 'l bouneùr dâ fouritìa doùnë
nouvèllë ëspouàr per l'avenì.
La valle si trova a monte del capoluogo di Pragelato e prosegue a partire dalle borgate di
Traverses, Plan e Pattemouche; geograficamente è considerata una vallata laterale della Val
Chisone, tuttavia il torrente omonimo ha le sue sorgenti proprio in Val Troncea, alle pendici del
monte Barifreddo e Appenna.
Il territorio della val Troncea è inserito nel Parco Naturale39 omonimo, istituito nel 1980, tale area
protetta tutela 3280 ettari, occupando la testata del bacino imbrifero del torrente Chisone; gran
parte del suo perimetro è delimitato da cime che superano i tremila metri fino ai 3280 della
Punta Rognosa, la montagna più alta della Val Chisone. Dal 2012 fa parte del sistema di aree
protette delle Alpi Cozie insieme ai Parchi Laghi di Avigliana, Orsiera Rocciavrè, Gran Bosco di
Salbertrand e alle Riserve di Chianocco e di Foresto. L’area protetta insiste totalmente sul
Comune di Pragelato di cui incorpora l’89% del territorio. Rappresenta uno scrigno di
biodiversità al confine del comprensorio sciistico internazionale della Via Lattea.
Le miniere40
Il minerale di rame, la calcopirite, si trova nel sottosuolo sottoforma di ammassi lenticolari, con le
prasiniti a tetto, il tutto incluso nei calce scinti. Il giacimento principale affiora a sud est del colle
del Beth, sul versante di Massello a 2833 m per poi inabissarsi rapidamente nel sottosuolo,
puntando decisamente in direzione ovest, verso il versante di Troncea. Il minerale affiora in altri
Per approfondimenti: https://www.parchialpicozie.it/page/view/parco-naturale-della-valtroncea/
40 Informazioni storiche e tecniche tratte da https://www.unionevialattea.to.it/it-it/vivere-ilterritorio/cosa-vedere/le-miniere-e-il-minerale-42980-1-2cd95ed836d57b81b0996a36c3045558
39

238

�tre punti a quote comprese tra i 2920 e i 2250 m. Sembra che il minerale si sia formato circa 135 170 milioni di anni fa, nel periodo Cretaceo dell'era Mesozoica, quando le Alpi si stavano
ancora formando sul fondo dell'immenso oceano di Tetide.
Il primo vero tentativo di sfruttamento razionale delle miniere del Beth avvenne attorno al 1860,
ad opera del cavaliere Pietro Giani, impresario tagliapietre, associatosi, dopo pochi anni, con il
francese Jacques Guilmin, esperto minerario. In quel periodo furono costruite tre gallerie oltre il
colle, la strada carrettabile e la mulattiera che le raggiungevano e le baracche per l'alloggio
dei minatori. L'impresa fallì attorno al 1870, soprattutto a causa degli eccessivi costi di trasporto,
dovuti all'alta quota delle miniere. Nel 1890 le miniere vennero rilevate da una società italo francese, la compagnia Rami e Zolfi, di Pinerolo, che cercò di rinnovare a livello industriale gli
impianti, occupandosi principalmente del problema del trasporto ad alta quota. Si realizzò a tal
fine una nuova galleria che consentiva trasporti interni, evitando neve e maltempo, e una
nuova e avveniristica teleferica che raggiungeva, in due tratti, la Fonderia della Tuccia a valle.
Questa nuova galleria, detta galleria Bernard, venne costruita tra il 1888 e il 1902 forando la
montagna pressoché orizzontalmente, in direzione est verso il Vallone di Massello. Negli ultimi
anni di attività furono scavati, a partire da questa galleria, cunicoli inclinati, detti rimonte o
discenderie, che la collegavano alle altre, poste a livelli superiori. In questo modo anche il
minerale estratto più a monte poteva essere trasportato in interno con la decauville, ferrovia a
scartamento ridotto su cui correvano vagoncini, che nelle rimonte o discenderie erano azionati
da argani. Presso i forni di San Martino la calcopirite grossolanamente frantumata veniva
arrostita a 600 - 700°C e liberata da gran parte delle impurità in particolare dallo zolfo. L'odore
prodotto doveva essere mefitico, ma il minerale risultava alleggerito e più facilmente
trasportabile a valle, fino alla Fonderia La Tuccia, costruita nel 1866: qui il materiale,
ulteriormente surriscaldato ad una temperatura di 1200°C ed insufflato, veniva fuso ottenendo
rame puro al 98%. Questo tipo di lavorazione, finalizzata alla produzione di rame metallico,
venne abbandonata alla fine dell'ottocento, in quanto risultò più redditizio utilizzare il minerale
per la produzione di solfato di rame e acido solforico.
L’abbandono delle borgate41
Il Mensa riporta che già nel 1923 “si accentua l’emigrazione della popolazione delle borgate
specie nell’inverno, a Parigi e nelle cittadine della Cote d’Azur, attratta dal guadagno che si
ricava negli Hotel, caffè, etc. Si preved el’abbandono delle borgate più montane; difatti a
Seytes non si passò più l’inverno e soltanto tre proprietari svernarono in Troncea”. L’anno
successivo la mancanza della popolazione determina la soppressione del Parroco locale e nel
1934 la Parrocchia conta solo 40 presenze. Nel 1939 la “borgata di Laval viene chiusa ed
abbandonata. Gli abitanti si trasferiscono a Plan, Traverses e Sestrieres Borgata”. L’avvento della
Seconda Guerra Mondiale peggiora ulteriormente la situazione della valle: “il 26 aprile 1944 i
Tedeschi-Repubblicani si dirigono verso Troncea, rifugio dei Partigiani. Incendiano Troncea dove
rimangono 6 case, e Seytes dove ne rimane una. L’11 agosto gli stessi nazi-Fascisti bruciano
Pathwmouche e Laval. A Laval bruciano tutte le case comprese la Chiesa eCasa Parrocchiale.
Il soffitto in muratura della Chiesa resiste”. Sempre il Mensa riporta che nel 1973 “i villaggi della
Valle Troncea in seguito agli incendi dei Nazi-Fascisti non vennero più ricvostruiti. Si può dire che
vennero messe in efficienza le poche case sufficienti all’abitazione dei Margari”.
Soprannomi
LOUZ ILÈN: Gente con passo lento ma forte e sicuro, è l'antico soprannome per tutti gli abitanti
della Valle, ma ogni borgata mantiene orgogliosamente il proprio:

41

Mensa M., op. cit., p. 239 ss.
239

�JOUSSEAUT “La ribatóira” (i rotolanti perchè la borgata è posta su un ripido pendio);
LAVAL: “Lou sublarîn”(gente allegra che esprime gioia fischiettando);
SEYTES e TRONCEA: “Louz agòini” (gente semplice con modi risoluti, aspri e talvolta grezzi).
Cenni storici – Le borgate di un tempo: Jabèts, Jousseaut, Nays e Seytes
Prima dell'anno mille dell'era cristiana esistevano solo pascoli e qualche rifugio per il
pernottamento dei pastori durante la stagione estiva. É probabile, secondo la tradizione, che i
primi abitanti di queste terre scesero dal Queyras e attraversando i vari colli (Fauri, Clapis)
costruirono i primi agglomerati di rudimentali abitazioni per restare tutto l'anno. Nacquero
dapprima i villaggi di Seytes, Troncea e Jabèts. Quest'ultimo era un antico villaggio poco
lontano da Seytes zona sud-ovest, che andò in rovina agli inizi del 1800 e gli abitanti scesero più
a valle costruendo il nuovo villaggio di Laval. Tale nome infatti deriverebbe dalla parlata locale
“anì avôl”, “lèi d'avôl”, “plû avôl” (andiamo a valle, laggiù, più in giù) che era diventata la
parola d'ordine per la necessità di sopravvivere in condizioni migliori, con mulattiera più agevole
e più accessibile per il trasporto di materiali. Di Jabèts non rimangono tracce apprezzabili.
Seguirono altri due villaggi, Nays (poco sotto, di fronte a Pattemouche, distrutto nel 1693 e di cui
non rimangono tracce apprezzabili) e Jousseaut (ancora oggi esistente ma in rovina).
L'avvento del “valdismo” trovò in queste terre una massiccia adesione, tant’è chea Troncea
una pietra di un antico tempio porta la data del 1628. Tale tempio aveva una sua piccola
campana su cui era inciso “Vive la Tronchee”
Anche a Jousseaut, nel centro del villaggio, esisteva una “casa per la preghiera” dei protestanti
con vicino un tronco d'albero che sosteneva anch'esso una campana. Con le mutate
condizioni religiose, le campane vennero trasferite a la Ruà e successivamente ritornarono a
Laval quando nel 1686 venne costruita la prima Chiesa. Tale luogo di preghiera non è mai stato
dimenticato anche con il ritorno del cattolicesimo e fu posto un pilone in pietra con artistica
croce in ferro poi sparita negli anni ’80 del Novecento. Seytes, invece, posto a metà strada tra
le borgate di fondovalle e Troncea, da alcuni anni vede un rinnovato interesse e alcuni cantieri
per il recupero di un’antica abitazione.

Vista sulla Val Troncea da Villardamond - Fotografia di Luca Grande

240

�Ingresso di una delle miniere nei pressi del Colle del Beth – Fotografia di Claudio Bonifazio

241

�La mizon da Gròu Bert – Arrivando a Jousseaut nel 1988 – Fotografia di Renzo Guiot

Il Forno di Jousseaut negli anni ’70 – Fotografia di Renzo Guiot

242

�Arrivando a Jousseaut - 2023 - Fotografia di Claudio Bonifazio

Panoramica su Jousseaut - Fotografia di Claudio Bonifazio

243

�Jousseaut - Fotografie di Renzo Guiot

244

�Jousseaut - Fotografia di Claudio Bonifazio

“La croù ‘d dondë Marianettë” negli anni '60 - Fotografia di Renzo Guiot

245

�Seytes - Fotografie di Claudio Bonifazio

246

�Resti del forno di Seytes - Fotografie di Claudio Bonifazio

247

�LAVAL – LAVÔL (1.677 m.)
La borgata, disabitata dal 1942, ospita la chiesa parrocchiale di San Giacomo (1698) voluta da
Luigi XIV e ricostruita nel 1758 (su progetto dell’Ing. Garilliet di Pinerolo), e un piccolo cimitero
chiamato ‘dei minatori’. In questo cimitero sono sepolte le salme di 74 delle 81 vittime di una
terribile valanga che, nel 1904, travolse gli operai che scendevano a valle dalle miniere del
Beth. La campana è quella originariamente presentesul tempio valdese di Troncea. Il 26 aprile
1944 il villaggio fu incendiato dai nazifascisti in un’operazione di rappresaglia.

Laval - Fotografie di Claudio Bonifazio

248

�Fotografie di Renzo Guiot

249

�LA VALANGA DELLE MINIERE DEL BETH
Il 19 aprile 1904 “119 operai dipendenti della Società Mineraria Italiana, concessionaria delle
miniere del Beth, furono travolti da una valanga alle 12.30 […]; di essi solo 23 si salvarono subito.
Presto giunsero sul posto i soccorsi provenienti da Pragelato, dove la notizia era giunta in
giornata. Più tardi dalla valle e da Pinerolo arrivarono altri soccorsi, guidati e coordinati dal
sottoprefetto di Pinerolo Avv. Cav. Caio Dalmazzi. Altri minatori furono sottratti alla morte
bianca, ma 81 di essi perirono nella disgrazia”42.
La pericolosità del luogo nella stagione invernale e primaverile si era già palesata tre mesi
prima, il 16 gennaio, quando una prima valanga aveva travolto il minatore Alessio Faure di
Bourcet di Roure. Ne si trova notizia negli scritti della chiesa: “il parroco di Laval di Pragelato Don
Giuseppe Gay, nativo di Villaretto di Roure, sul Registro dei Decessi apriva l’anno 1904
notificando l’Atto di morte di Faure Alessio […], deceduto il 16 del mese di gennaio travolto da
una grossissima valanga alle sabbie del Beth, cercato da 250 operai e soldati per tre giorni e
non trovato se non il 28 giugno allo scioglimento delle nevi”43.
Lo stesso parroco, il 21 aprile scriveva: “cosa terribile, quante morti causate dalla valanga del
Beth di due giorni fa; 78 i morti, i vivi trovati oggi sono 10, i morti 16, il resto si troverà in seguito col
sciogliersi delle nevi. La valanga venne fino al Chisone portando seco i minatori. I parrocchiani
periti sono cinque”44.
La tragedia colpì profondamente la comunità locale e non solo, anche considerando che molti
dei morti arrivavano dalle zone limitrofe. I registri del parroco di Laval, riportati nel libro del
Mensa, ci permettono di avere l’elenco “quasi completo” delle vittime a testimonianza di come
in quell’epoca, l’apertura di una miniera come quella del Beth costituisse una fonte lavorativa
molto importante.





















Beccari Alessandro, di Pinasca, d’anni 28;
Beccari Michele, di Pinasca, d’anni 21;
Bernardi Lazzaro, di Pinasca, d’anni 25;
Bertalmio Maurizio, di Massello di Perrero, d’anni 17;
Bertalot Isidoro, di Meano di Perosa;
Blanc Alessandro, di Pramollo, d’anni 24;
Breusa Stefano, di Salza di Perrero, d’anni 18;
Challier Francesco, di Souchères-Basses, d’anni 30;
Charrier Pietro, di Bourcet, d’anni 27;
Charrier Placido, di Bourcet di Roure, d’anni 16;
Costa Luigi, di Bricherasio, d’anni 37;
Coelli Antonio, di Vif (Isère), d’anni 29;
De Matteis Giov. Battista, di Abbadia Alpina, d’anni 24, già salvatosi dalla valanga del 16
gennaio;
Faure Gregorio, di Bourcet di Roure, d’anni 44;
Faure Gregorio, di Bourcet di Roure, d’anni 28;
Fossati Benedetto, di Pinerolo;
Fossati Michele, di Abbadia Alpina, d’anni 21;
Gilli Bartolomeo, di S. Pietro Val Lemina, d’anni 29;
Gilli Camillo, di Pinasca, d’anni 19;
Gilli Giovanni, di Pinasca;

Perrot M., Bermond R., op. cit., pp. 131,132.
Mensa M., op. cit., p. 257.
44 Ibidem
42

43

250

�

















































Gilli Giuseppe Antonio, di Pinasca, d’anni 24;
Giustetto Francesco, di Pinasca, d’anni 24;
Loffi Michele, di Abbadia Alpina;
Marcellin Ambrogio, di Seytes, d’anni 22;
Martin Costantino, di Susa, d’anni 29;
Meitre Francesco, di Salza di Perrero, d’anni 16;
Micol Alberto, di Massello di Perrero, d’anni 30;
Micol Giovanni, di Salza di Perrero, d’anni 19;
Micol Lorenzo, di Massello di Perrero, d’anni 33;
Passet Andrea, di Seytes, d’anni 28;
Passet Augusto, di Souchères-Hautes, d’anni 22;
Pipino Giovanni, di Volvera, d’anni 26;
Polliotti Clemente, di Pinerolo, d’anni 28;
Pons Giovanni, di Maniglia di Perrero, d’anni 16;
Pons Pietro, di Massello di Perrero, d’anni 21;
Ren Giacomo, di Rivamonte (Belluno), d’anni 34;
Rostagno Giuseppe, di Pinasca, d’anni 23;
Talmon Battista. Di Bourcet di Roure, d’anni 30;
Tamassone Giacomo, di Susa, d’anni 19;
Tron Giovanni, di Salza di Perrero, d’anni 24;
Vercellin Giuseppe, di Perosa, d’anni 21;
Vinçon Augusto, di Roure, d’anni 18;
Vinçon Vittorio, di Roure, d’anni 17;
Vinçon Stefano, di Roure, d’anni 19;
Aymo Giuseppe, di Pinerolo, d’anni 28;
Armand Melchiorre, di Abbadia Alpina, d’anni 26;
Barral Luigi, di Roure, d’anni 21;
Beccari Maggiorino, di Pinasca, d’anni 23;
Blanc Antonio, di Pramollo, d’anni 53;
Castellani Quadrio, di Perugia, d’anni 27;
De Col Michele, di La Valle (Belluno), d’anni 28;
Gril Luigi, di Prali, d’anni 24;
Hugues Giuseppe, di Troncea, d’anni 35;
Passet Serafino, di Troncea, d’anni 22;
Pons Berry Pietro, di Massello di Perrero, d’anni 41;
Ren Remigio, di Gosaldo (Belluno), d’anni 37;
Stalliviere Giovanni, di Gosaldo (Belluno), d’anni 35;
Geom. Basile Maurizio, di S. Secondo di Pinerolo, d’anni 28;
Barone Giovanni Battista, di Pinasca, d’anni 26;
Bert Andrea, di Marsiglia, d’anni 21;
Bert Serafino, di Troncea, d’anni 21;
Bertalotto Giovanni Luigi, di Perosa Argentina, d’anni 27;
Da Rozze Antonio, di Gosaldo (Belluno), d’anni 29;
Del Tin Luigi, di Rivamonte Agordo (Belluno), d’anni 23;
Fossen Antonio, di Rivamonte Agordo (Belluno), d’anni 57;
Levetti Giuseppe, di Bricherasio, d’anni 32;
Martin Augusto, di Mentoulles, d’anni 27;
Ren Domenico, di Gosaldo (Belluno), d’anni 32;
Schena Federico, di La Valle (Belluno), d’anni 57.
251

�La sepoltura delle vittime della valanga fece nascere l’esigenza di aumentare lo spazio per le
inumazioni nel piccolo cimitero di Laval, ove verranno poste una colonna spezzata in marmo a
nome della Società Mineraria Italiana e una lapide in legno: “[…] A motivo della catastrofe del
Beth […], si dovette allargare il
Cimitero, onde inumare 74
delle vittime della valanga. Lo
si ingrandì di tre ottavi dell’area
preesistente, si costruirono i muri
a secco e si calcinarono con
buona calce. Il Sig. Marcellin
Beniamino fu Giovanni volle a
sue spese mettervi la bella
Croce
che
ore
ne
fa
l’ornamento. […] Più tardi dal
Parroco Don E. Richard sopra
l’arco della porta vennero
scritte le parole:

Priez pour nous et pensez a
vous, le plaisir de mourir sans
peine vaut bien la peine de
vivre sans plaisir”45.
Il vescovo della Diocesi, Mons.
Giovanni Battista Rossi, nel
mese di maggio 1904 si recò a
Troncea per recitare un “De
Profundis” per le vittime che
ancora si trovavano sotto la
neve, prima di recarsi, il giorno
successivo, a La Ruà per il
funerale solenne delle vittime;
vi fu anche la proposta, mai
attuata,
di
erigere
una
Cappella
in
onore
della
Madonna sulla vetta della
La colonna spezzata in memoria dei caduti - Fotografia di Claudio Bonifazio
Banchetta a oltre 2800 metri di
altitudine, di fronte al Monte
del Beth, per implorare la protezione della Vergine Maria a preservare da ulteriori disgrazie la
miniera e tutta la valle.

45

Ibidem
252

�La struttura è ancora perfettamente funzionante, anche grazie al pregevole restauro del
periodo preolimpico.

Fotografie di Claudio Bonifazio

253

�Sarebbe riduttivo enumerare le fontane di Laval, poiché molte sono le belle fonti in legno che
forniscono acqua agli escursionisti che risalgono la Val Troncea. Tuttavia, nel borgo, campeggia
una bella vasca in pietra, con un pilone in legno da cui sgorga l’acqua.

Fotografie di Claudio Bonifazio

254

�La chiesa di San Giacomo il Maggiore
La chiesa progettata dal De Gordes e poi rimaneggata, si presenta come un edificio libero su
quasi tutti i quattro i lati, poiché su una parte del fronte sud vi è addossato il fabbricato a due
piani della vicaria. La pianta è a corpo unico rettangolare con un restringimento nella zona del
presbiterio e abside piatta. La sezione dell’edifcio è regolare a capanna con murature in pietra
a spacco naturale e malta di calce; sono presenti tre catene metalliche di rinforzo alla struttura.
La pavimentazione dell'aula è realizzata con un tavolato di larice posato a correre rispetto al
senso della navata. Il presbiterio è pavimentato mediante lastre di pietra grigia di diverse
dimensioni e coperto quasi interamente con l'assito in larice posato trasversalmente rispetto al
senso della navata; è rialzato di un gradino e separato dal resto dell'aula da una balaustra in
legno. La copertura della chiesa è a lose.
I prospetti sud e ovest sono finiti a rinzaffo liscio e tinteggiati color crema, che risulta scrostato
per ampie porzioni di superficie. I restanti fronti sono finiti a rinzaffo a base calce che lascia
intravedere la tessitura muraria in pietra; sono visibili le chiavi delle catene di rinforzo della
costruzione. L'ingresso è protetto dal protiro con apertura ad arco sul davanti, mentre sul fianco
sud vi è una modesta apertura squadrata. L'arco è chiuso da un portone in legno a due
battenti e sopra, al centro, campeggia la scritta riportante il nome della chiesa, affiancata dal
denominazione della località e la quota altimetrica 1704 mt. Alla base vi è una zoccolatura
realizzata con lastre di pietra grigia che prosegue nella porzione di destra della facciata, mentre
dalla parte opposta è costituita da intonaco tinteggiato di grigio. Il protiro è coperto da un tetto
a padiglione in lose. Al centro della facciata si apre una finestra strambata e spalleggiata
protetta con grata. Il prospetto termina con lo sporto del tetto a capanna, che culmina al
centro con una semplice croce in ferro. Nel prospetto sud si apre in alto una finestra strombata
con grata. Il campanile è posizionato nell'angolo, a destra dell'ingresso, è a pianta quadrata e
ha un evidente il basamento a scarpa verso sud. La porzione sommitale svetta oltre la copertura
ed è caratterizzata da una cornice lineare aggettante posta sotto le monofore della campana,
di cui quelle verso nord ed est chiuse con persiane in legno. La torre è chiusa superiormente da
una soletta in cemento armato rivestita con guaina bituminosa, sopra vi è istallata una croce in
ferro. L'aula è coperta da volte a botte nelle quali si inseriscono le unghie per le lunette, di cui
solo una è finestrata. I soffitti sono intonacati e tinteggiati color crema ed in diverse parti risulta
degradato. Le pareti dell'aula sono ornate da lesene ad angolo color grigio, rifinite nella
porzione superiore da con sottili cornici bianche sagomate. Nella parte inferiore corre un basso
velario costituito da perline in legno, a cui seguono i campi color crema, ornati solamente da
modesti riquadri affrescati, di antica realizzazione che riportano croci trilobate. All'imposta delle
volte vi è una cornice continua in stucco bianca, aggettante e sagomata. La parete di fondo
ospita la cantoria lignea, con parapetto ornato da specchiature contenenti dipinti a trompe
l'oeil
rappresentanti
simboli
sacri
alternati
a
elaborati
motivi
decorativi.
Nella parete absidale si aprono due finestre strombate che immettono nell'aula una grande
quantità di luce. Quella inferiore è chiusa parzialmente nella parte bassa dal rivestimento in
perline a salienti laterali. L'antico altare tridentino è formato da lastre di marmo bianco
marezzato con inserti policromi. È stato trasformato e la parte superiore, che ospita il
tabernacolo, è stata appesa alla parete absidale. La mensa, in posizione più avanzata, poggia
sulla predalla in legno e ha l'antependio costituito da una lastra in marmo grigio marezzato,
ornata dal monogramma dorato della Vergine Maria, contornato da un bordo rettangolare
dorato con sotto la scritta incisa che ricorda il Cinquantenario della Immacolata Concezione
(risalente al 1854). Fanno parte dell'arredo liturgico il seggio, l'ambone protetto dal parapetto il
255

�legno rifinito con specchiature, il moderno e grande crocefisso con basamento formato da
pietre grezze; il confessionale, i fonti battesimali in pietra e le panche in legno poste lungo le
pareti.
Poco dopo la cacciata dei protestanti dalla valle di Pragelato, nel 1686, il Re di Francia Luigi XIV
ordinò la costruzione di una rete di fondazioni cattoliche, chiese e case parrocchiali, stanziando
per l'operazione un fondo di sessantamila franchi. I lavori durarono all'incirca due anni, ma in
alcuni casi i completamenti interni non vennero effettuati prima del 1693, quando le chiese si
trovarono esposte al passaggio di truppe e vennero utilizzate come sede di guarnigione
(Canavesio, 2005, p. 190). Finita la campagna di guerra, nel 1699 furono necessari finanziamenti
straordinari per le riparazioni. Un documento dell'archivio vescovile di Pinerolo, testimonia
analiticamente i danni subiti, quasi tutti da incendio, o più probabilmente per l'uso che si fece
delle parti in legno, impiantiti, porte, ecc. per accendere fuochi all'interno degli edifici. La
relazione del 14 febbraio 1699, firmata da "Maistre de Requestes" ed intendente di giustizia,
polizia e finanza della provincia del Delfinato Estienne Jean Bouchou, indicava l'ingegnere del
Re Gordes, impiegato nella costruzione delle fortificazioni di Fenestrelle, il tecnico incaricato
delle operazioni di rilevamento dei danni. Si trattava dello stesso ingegnere che negli anni
precedenti aveva progettato gli edifici (Canavesio, 2005, p. 191). Con il passaggio dell'intera
Val Chisone allo stato Sabaudo, nel 1708, la politica dei finanziamenti statali per la diffusione
delle fondazioni religiose non cambiò, proseguì anzi con grande zelo, seppure ancora in forme
episodiche come elargizioni da parte del sovrano (Canavesio, 2005, p. 191). Il 17 maggio 1711 la
neve trascinò nei prati un enorme blocco di pietra su cui ancora oggi si vede inciso l'anno; la
nuova costruzione venne distrutta da una valanga nel 1755 (il 18 marzo una valanga partita dal
monte Morefreddo si abbattè sulla borgata intorno alle 23 e uccise anche 4 persone). La chiesa
fu ricostruita dove è ancor oggi nel 1756: l'architetto Gariglietti si occupò della costruzione della
chiesa e della casa parrocchiale di Laval, edifici realizzati dal capomastro Giuseppe Porello nei
due anni successivi.
Nel corso dell’800 furono poste in essere alcune riparazioni e restauri.
Tuttavia, nel 1944 la cappella venne incendiata durante una rappresaglia nel borgo effettuata
dalle truppe nazifasciste e sarà ristrutturata solo alla fine della guerra. Ancora nel 1970 fu
effettuato un ulteriore restauro dell’altare.
Per dare la possibilità ad alcune famiglie della valle, ritornate al cattolicesimo, e nel medesimo
tempo anche ai numerosi “bergers” che erano di religione cattolica di professare il loro “credo”,
nel 1686 il re di Francia (ricordiamo che l'intera valle era compresa nella Provincia del Delfinato),
fece costruire una chiesa a Laval, località “louz enclàou” (inizio borgata, ingresso da valle).
Nel 1698 venne eretta la Parrocchia dedicata a S Giacomo che comprese i sei villaggi già citati:
Laval, Troncea, Seytes, Joussead, Jabèts e Nays.
L'antica Chiesa e l'abitazione del curato (ancora oggi ricordate all'ingresso del villaggio con un
pilone votivo) vennero distrutte da due valanghe:
 quella 17 maggio 1711, che trascinò nei prati un enorme blocco di pietra su cui, ancora
oggi, si vede inciso l'anno.
 quella del 18 marzo 1755 che, partita dal Morefreddo si abbattè sul borgo intorno alle
ore 23, causando anche la morte di quattro persone.
Si decise allora di costruire una nuova chiesa sul lato opposto del villaggio, sul sentiero per
Jousseaut, meno esposto al rischio valanghe, e con essa il nuovo cimitero (toponimo zona: “'l
dzaséet”). Il 15 agosto 1755 il curato Giorgio Prin benedisse la prima pietra posta ad angolo nelle
fondamenta della facciata e il 30 luglio 1758, in occasione della prima visita pastorale di Mons.
Giovanni Battista d'Orlié venne consacrata la nuova chiesa, mentre nel 1761 fu benedetto il
nuovo cimitero dove ancora oggi si ricordano gli 82 minatori morti nella valanga del Beth.

256

�Una
significativa
scritta
sull'ingresso del cimitero ricorda
ai viandanti il senso della vita
“Priez pour nous et pensez a
vous. Le plaisir de mourir sans
peine vaut bien la peine de vivre
sans plairir”.
Il 30 ottobre 1757 le campane
furono sostituite con altra di
maggiori dimensioni affinchè
“facesse intendere meglio il suo
suono e prevenisse le disgrazie
che di frequente accadevano
d'inverno”, ma il 2 ottobre 1910,
fu
innalzata
una
nuova
Il pilone votivo in memoria dell'antica chiesa
campana.
- Fotografia di Claudio Bonifazio
La festa patronale di LAVAL si
celebra ancora oggi, ogni anno, il 25 luglio (Sèn Dzaqquë) mentre quella di Jousseaut, ormai
dimenticata, si celebrava la prima domenica dopo il 25 luglio (la grôsë diamèndzë – la
domenica solenne).

Fotografia di Renzo Guiot

257

�Fotografie di Renzo Guiot (sopra) e Claudio Bonifazio (sotto)

258

�2014 - Dal Conflitti alla convivenza e alla collaborazione
Nelle pagine seguenti riportiamo immagini che testimoniano significativi momenti di celebrazioni
ecumeniche nelle chiese di:
Laval con i rintocchi della campana che hanno superato colli e valichi e quel suono, nella
penombra della chiesa (all'epoca ancora priva di energia elettrica) ci ha intimamente
riconciliati al nostro Dio della vita. Presiede don Pasquale Canal Brunet con il pastore e prof.
Enrico Benedetto.
La Ruà è l'occasione per rinsaldare l'amicizia con i i comuni gemellati con la Germania che ,
con i loro Pastori e il parroco di La Ruà, don Mauro, rappresentano i discendenti delle famiglie
pragelatesi che lasciarono la loro terra nel 1698 capeggiati dal pastore Giacomo Moutoux di
Traverses.

Fotografia di Renzo Guiot

259

�Fotografie di Renzo Guiot

260

�Fotografie di Renzo Guiot

Fotografia di Renzo Guiot

261

�Fotografie di Stefano Martin nelle chiese di Laval (sopra) e La Ruà (sotto)

262

�Fotografie di Stefano Martin

263

�Fotografia di Stefano Martin

264

�TRONCEA - LA TROUNTSÉIË
(1.915 m.)
Situata nell’area del Parco della Val Troncea, con Seytes (Lâ Seita), è la frazione più alta di
Pragelato. Nel 1899, all’epoca della piena operatività delle miniere del Beth, contava 85
abitanti, ma ormai è disabitata dal 1922. Anch’essa fu incendiata dai tedeschi il 26 aprile 1944
ed è ora oggetto di interventi di restauro. Attualmente ospita il Rifugio escursionistico “Troncea”.
Una curiosità: pare che nel villaggio di Troncea esistesse un tempo una piccola “osteria”
denominata “L'óstou da cattrë F - Fasteùddi, Fôm, Fréit, Fûm” (l'osteria dei quattro F – Fastidio,
Fame, Freddo, Fumo).

265

�Troncea - Fotografie di Claudio Bonifazio

266

�Troncea - Fotografia di Claudio Bonifazio

Il Rifugio Troncea - Fotografia di Renzo Guiot

267

�Troncea nel 2011 - Fotografie di Renzo Guiot

268

�Il forno di Troncea è ancora funzionante grazie al pregevole recupero del periodo preolimpico.

Esterno: Fotografia di Renzo Guiot
Interno e dettaglio: Fotografie di
Claudio Bonifazio

269

�Come per Laval, molte sono le fonti che abbeverano il viandante a Troncea. Tuttavia, al centro
del borgo, innanzi al Rifugio Troncea, sin dall’inizio del Novecento un piccolo pilone in legno fa
sgorgare l’acqua in una vasca rettangolare in pietra e in un tronco cavo. Poco fuori
dall’abitato, poi, una bella pietra scavata fornisce fresca acqua di fonte.

Fotografia di Claudio Bonifazio

270

�Fotografia di Claudio Bonifazio

271

�Fotografia di Claudio Bonifazio

272

�SESTRIERE (BORGATA)
SITRÌËRË (BOURDZÔ)
Lou Pradzalèncs î dìzo “Sù Cól” ou “ 'l Có 'd Sitrìërë” per 'l difrenhô da “Sitrìërë bourdzô” quë fài
ëncòr pàrt 'd la parouàsë 'd la Traversa (la parouàsë d'amónt).
Dal punto di vista amministrativo la borgata fa parte del Comune di Sestriere, ma dal punto di
vista religioso è rimasta sotto la giurisdizione della parrocchia di Traverses, Comune di Pragelato.
Proprio per tale motivo abbiamo ritenuto opportuno menzionarla nel presente volume.

Fotografia di Luca Grande

273

�Fotografie di Luca Grande

274

�Fotografie di Luca Grande

275

�All’interno della borgata è presente una caratteristica fontana rettangolare in pietra con
indicato l’anno di costruzione: 1913.

276

�La cappella della Visitazione di Maria Vergine
La cappella, dedicata alla Visitazione di Maria Vergine, venne edificata nel 1739 insieme a
quella di Grand Puy. Considerata la distanza dalla parrocchia da subito si pensò di istituire una
Vicaria con prete residente, una casa vicariale e un cimitero poi dismesso nel 1800. Il primo
sacerdote prese possesso della vicaria nel 1740, l'ultimo nel 1971. Ora il servizio religioso è ancora
assicurato, la domenica, dal parroco di La Ruà (che è anche parroco di Traverses).
Probabilmente l'attuale cappella nacque dove esisteva fino al 1690 un tempio riformato.
Ancora nel 1724 risiedevano a Sestriere (Borgata) 69 cattolici e 24 protestanti. (G. Grietti Le
parrocchie cattoliche dell'alta Val Chisone).
Negli anni, la Chiesa è stata oggetto di varie riparazioni a causa dell'umidità e del gelo e oggi
rappresenta un decoroso luogo di culto in cui spicca un grande altare e un artistico crocifisso in
legno della Val Gardena.

Fotografie di Luca Grande

277

�Fotografia di Renzo Guiot

278

�Nel voler descrivere e parlare dei luoghi della Comunità, ovvero di quei posti dove si svolgeva la
vita comunitaria degli abitanti di Pragelato, è parso doveroso e pertinente parlare anche di
quei siti dove la Comunità ha voluto ricordare dei fatti tragici, che portarono alla morte persone
che, per un verso o per l’altro, appartenevano a quella realtà.
Così come per i forni, che ancora oggi possono dare il pane, le fontane, che donano acqua e i
luoghi di culto, che tuttora fungono da ritrovo per momenti importanti di condivisione di una
fede, così anche i monumenti funebri, le lapidi e i cippi hanno iscritto il ricordo di un evento e di
persone decedute a imperitura memoria, cosicché ancora oggi essi non vadano perduti e – in
un certo senso – siano vivi e presenti per le generazioni che verranno.
Inoltre, senza scomodare tragedie di grandi proporzioni, i luoghi per eccellenza deputati alla
memoria dei defunti sono i cimiteri, che oggi sono soltanto più quello comunale, tra Granges e
Traverses e quello di Laval, mentre in passato ogni borgata aveva il proprio luogo di sepoltura
(ultimi a essere trasferiti sono stati Traverses e La Ruà).
La valanga del Beth (1904)
Si è già parlato, nel capitolo di Laval, della valanga che il 19 aprile 1904 travolse 119 minatori,
uccidendone 81. Le vittime furono inumate nel cimitero di Laval, ove ancora oggi è possibile
vedere una targa all’ingresso con l’elenco dei caduti, nonché, all’interno, la colonna spezzata
realizzata dalla Società Mineraria Italiana, proprietaria delle miniere all’epoca del fatto. A
monte della borgata Troncea, su un costone roccioso, campeggia, poi, una targa metallica,
installata dalla Società Alpini in congedo di Pinerolo nel 1904, a testimoniare il luogo ove la neve
seppellì gli sventurati. A conferma di quanto scritto sulla memoria degli eventi e dei caduti, nel
centenario dalla tragedia – nel 2004 – l’Associazione Nazionale Alpini, Sezione di Pinerolo, pose
una nuova targa metallica a commemorazione dell’occorrenza. Menzione a parte merita il
monumento, di ispirazione chiaramente contemporanea, che anni fa accoglieva chi si avviasse
in Val Troncea che oggi è stato rimosso.

Fotografia di Claudio Bonifazio

279

�Fotografie di Claudio Bonifazio

280

�Fotografie di Claudio Bonifazio

281

�Fotografia di Claudio Bonifazio

Fotografia di Simona Pons scattata il 21/06/2006
Il monumento riportava la seguente poesia:
Padri

Madri
Figli
Uomini
Lavoro
Neve
Neve
Neve
Scivola
Soffia
Spacca
Travolge
Romba
Grido
Bianco
Bianco
Buio
Neve
Neve
Uccide
Silenzio

282

�I Caduti della Grande Guerra
Come ogni comune italiano, anche Pragelato pagò un tributo non irrilevante nelle trincee e sui
monti della Prima Guerra Mondiale, tra il 1915 e il 1918. Una lapide marmorea del 1920 è affissa
all’ingresso del cimitero Comunale e ai caduti è dedicato altresì un piccolo cippo ligneo nel
viale che dalla strada provinciale conduce all’ingresso del campo santo.

Fotografia di Luca Grande

283

�I Caduti della Seconda Guerra Mondiale
Anche nel corso del secondo conflitto mondiale, tra il 1940 e il 1945, la comunità pragelatese
pagò un tributo in vite umane, nei soldati che sono oggi ricordati in una lapide del 1948
installata all’ingresso del cimitero Comunale, di fronte alla lapide precedente. Anche in questo
caso, ai caduti è dedicato altresì un piccolo cippo ligneo nel viale che dalla strada provinciale
conduce all’ingresso del campo santo.

Fotografia di Luca Grande

284

�I caduti per la libertà
Il territorio di Pragelato fu teatro di molte delle vicende che l’Alta Val Chisone visse nel corso
della guerra di liberazione, tra l’8 settembre 1943 e il 25 aprile 1945. Sulle sue montagne, infatti,
era impegnata la Divisione Partigiana Autonomi Val Chisone, al comando di Maggiorino
Marcellin ed Ettore Serafino, che diedero un contributo fondamentale alla liberazione
dall’occupazione nazi-fascista del pinerolese e del Piemonte.
Ai caduti è dedicata una piccola lapide all’interno del cimitero, lungo la parete a valle dello
stesso. Alle gesta del gruppo di combattenti è, invece, dedicato un cippo a monte della
Borgata Troncea.

Fotografia di Luca Grande

285

�Fotografia di Claudio Bonifazio
L’iscrizione recita: “La 1^ Div. Alpina Autonoma Val Chisone “Adolfo Serafino” sorta e battezzata col fuoco in questa
Valle ed ovunque copertasi di gloria a ricordo dei suoi 150 caduti di cui 25 ufficiali. 31 agosto 1945 Ricostruita agosto
1967 Riprodotta agosto 2018”.

286

�I caduti alpini
Una specificità che si rileva in Pragelato, è la commemorazione dei caduti delle due guerre che
fecero parte del corpo degli Alpini. Ad essi è dedicato un apposito memoriale accanto alla
chiesa parrocchiale. L’elenco, curiosamente, riprende integralmente i caduti menzionati nelle
lapidi del cimitero, aggiungendo, tuttavia, i nomi di Jayme Cesare, Lantelme Casimiro,
Lantelme Ernesto e Marcellin Augusto tra i caduti della Grande Guerra.

Fotografie di Luca Grande

287

�Fotografie di Luca Grande

288

�Luca Grande – Avvocato civilista con studio a Pinerolo e Torino, già membro del Comitato per
l’allestimento del Centro di documentazione di storia contemporanea e della resistenza di
Luserna San Giovanni e autore, con Gian Vittorio Avondo del volume La resistenza nelle valli
valdesi (LAR Editore, 2020). È presidente dell’Associazione Culturale Vivere le Alpi, con la quale
dal 2013 si occupa dello studio e della promozione delle opere fortificate del territorio alpino
piemontese, dell’apertura dei Rifugi Antiaerei di Villar Perosa e di progetti per la tutela e la
valorizzazione delle minoranze storiche linguistiche.
Simona Pons – Istruttore amministrativo presso l’Unione Montana dei Comuni delle Valli Chisone
e Germanasca, lavora dal 2010 nel settore Cultura di Pubbliche Amministrazioni. Laureata in
Architettura presso il Politecnico di Torino, ha conseguito una seconda laurea in Beni Culturali
presso l’Università Uninettuno di Roma nel 2018 e, negli anni, ha collaborato con numerosi enti
ed associazioni nell’ambito della tutela dei beni culturali, della valorizzazione e salvaguardia del
patrimonio architettonico fortificato e della tutela delle lingue storiche minoritarie.
Renzo Guiot – Responsabile del progetto per conto dell’Associazione Culturale La Valaddo di
cui è stato Presidente.

Gli autori intendono ringraziare sinceramente per il loro concreto apporto alla realizzazione di
questo volume e in particolare la Fondazione G. Guiot Bourg di Pragelato, i mansìa delle
borgate e quanti ci hanno fornito a vario titolo testimonianze e materiale fotografico: Avondo
Gian Vittorio, Bermond Loris, Berton Andrea, Berton Monica, Bonifazio Claudio, Bonnin Bruno,
Bourcet Giovanni, Bourcet Rita, Galvan Mario, Guiot Chiquet Bruno, Guiot Damond Liliana,
Guiot Damond Silvana, Guiot Rosanna, Lantelme Liliana, Martin Stefano, Rostan Agnes, Sitsia
Giorgio.

Lo stupore della tavola - lettera del Vescovo Diocesi di Pinerolo, Derio Olivero 2018-2019.
Archivio di stato di Torino.
Cot J., Recherches Historiques, Critiques et Religeuses sur la Val Cluson.
Grietti G., Le parrocchie e le chiese di Pragelato, Lar editore, 2019.
Guiot Bourg E., Tradizioni, usi e costumi, folklore del vecchio Pragelato e Alta Val Chisone, Alzani,
1979.
Mensa M., Pragelato – Notizie storiche, Alzani editore, 1976.
Perrot M., Bermond R., Val Pragelato – Storia Tradizioni Folclore, Claudiana.
OCCORRE ULTIMO CONTROLLO SU COMPLETEZZA BIBLIOGRAFIA E AUTORI DI FOTOGRAFIE

289

�</text>
                  </elementText>
                </elementTextContainer>
              </element>
            </elementContainer>
          </elementSet>
        </elementSetContainer>
      </file>
    </fileContainer>
    <collection collectionId="1">
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="1">
          <name>Dublin Core</name>
          <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
          <elementContainer>
            <element elementId="50">
              <name>Title</name>
              <description>A name given to the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="2">
                  <text>Attività culturali</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="41">
              <name>Description</name>
              <description>An account of the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="3">
                  <text>Le Attività Culturali di promozione linguistica si propongono l’obiettivo principale di valorizzare e diffondere in maniera efficace studi, materiali e ricerche circa la minoranza linguistica storica, ma anche quello di proporre attività e azioni di diverso genere rivolte sia alla popolazione locale, per riappropriarsi della propria cultura linguistica e della propria identità, con un occhio attento alle nuove generazioni, sia a quella turistica, per poter meglio comprendere la storia dei luoghi che sta visitando.</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </collection>
    <itemType itemTypeId="1">
      <name>Text</name>
      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
    </itemType>
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="39">
            <name>Creator</name>
            <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1633">
                <text>Associazione La Valaddo</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="1759">
                <text>Associazione culturale Vivere le Alpi</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1634">
                <text>Volume di scoperta delle tradizioni delle montagne di Pragelato</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="40">
            <name>Date</name>
            <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1635">
                <text>2020</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="49">
            <name>Subject</name>
            <description>The topic of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1636">
                <text>Tradizioni popolari</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="44">
            <name>Language</name>
            <description>A language of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1637">
                <text>Italiano</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="1638">
                <text>Francese</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1639">
                <text>Pane, Acqua, Fede e Culti - Volume</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
    <tagContainer>
      <tag tagId="9">
        <name>storia del territorio</name>
      </tag>
    </tagContainer>
  </item>
  <item itemId="213" public="1" featured="0">
    <fileContainer>
      <file fileId="211">
        <src>https://mail.archivio.reclaim.hosting/files/original/4c9eead57c6b1830d1e3883254fc22a7.pdf</src>
        <authentication>543b475c2b03e6e3338dc875df98488e</authentication>
        <elementSetContainer>
          <elementSet elementSetId="4">
            <name>PDF Text</name>
            <description/>
            <elementContainer>
              <element elementId="57">
                <name>Text</name>
                <description/>
                <elementTextContainer>
                  <elementText elementTextId="1616">
                    <text>le français et le s p o r t
sport e francese

a la d e cou ve rt e d e s li
e eet
t fra
nce
l i e ns sp ort i fs en
e n t re i t al iie
fran
ce
al la scoperta dei legami sportivi fra italia e francia

�introduction
introduzione
Il francese si è sicuramente diffuso nelle
valli Pellice, Chisone e Germanasca a
seguito della presenza valdese e della
storia di una minoranza che, nata nella
vicina Lione, ha trovato costante rifugio
e alimento nella vicina e francofona Svizzera.
Tuttavia i rapporti con la vicina Francia
sono stati nel corso dei secoli ben più
stretti e diffusi della pur centrale vicenda
valdese.
Per questo la ricerca prende avvio sulla
base di una considerazione di fondo: le

2

Le français s’est sûrement diffusé dans
les vallées Pellice, Chisone et Germanasca à la suite de la présence vaudoise et
de l’histoire de cette minorité qui, née
dans la proche ville de Lyon, a constamment trouvé refuge et accueil chez sa
voisine francophone Suisse.
Cependant, les relations avec la France
voisine ont été, au cours des siècles, bien
plus étroites, et se sont diffusées au delà
du contexte vaudois.
C’est pour cela que cette recherche
commence sur la base d’une considéra-

�Valli, in particolare la val Pellice ma
anche la val Germanasca, hanno nel
corso dei secoli sviluppato, praticato e
mantenuto, l’uso del francese come lingua di comunicazione.
Del resto per molti anni fu assolutamente
«normale» attraversare le Alpi per trasportare al di qua il prezioso sale (al punto da
individuare una vera e propria «via del
Sale») così come sono stati tantissimi i
casi di persone emigrate dalle valli pinerolesi verso la Francia (il Sud della Francia
in particolare) alla ricerca di lavoro.
Il periodo fascista tuttavia contribuì alla forte
riduzione della parlata francese, al punto che
in anni recenti solo occasionalmente essa
veniva ancora utilizzata nei culti o come lingua veicolare fra le famiglie.

tion de fond: les vallées, en particulier la
Val Pellice, mais aussi la Val Germanasca, ont développé, pratiqué et maintenu
au cours des siècles l’usage du français
comme langue de communication.
Par ailleurs, pendant de nombreuses années il était tout à fait «normal» de traverser les Alpes pour ramener du
précieux sel (à tel point qu’une véritable
« route du Sel » fut crée), tout comme
les nombreux cas de personnes qui ont
émigré des vallées autour de Pignerol
vers la France (le sud de la France en
particulier) à la recherche d’un travail.
La période fasciste a cependant contribué à une forte diminution de la langue
française, à tel point qu’il y a quelques
années celle-ci n’était utilisée qu’occa-

3

�Parallelamente però, e in modo particolare dopo la fine del secondo conflitto
mondiale, la vicinanza geografica e antiche relazioni mai del tutto sopite, hanno
riportato in risalto l’uso del francese, avviando anche molte situazioni di gemellaggio fra i Comuni: a partire dal
gemellaggio fra Torre Pellice e Guillestre
(1954, il primo per l’area) fino a Prali
(2010, ultimo in ordine di tempo), sono
ben 12 i gemellaggi fra comuni della
zona e città francesi. Numerose attività
legate a progetti europei trasfrontalieri,
anche in tempi più recenti, hanno rafforzato questi legami.
Il mondo dello sport in particolare, ha saputo interpretare questo rapporto italo
francese nell’ambito dei gemellaggi (in
alcuni casi esso ha costituito il punto di
partenza dei gemellaggi stessi). Al punto
che oggi, senza voler mescolare o forzare aspetti storico religiosi, si può ben
dire che il francese rappresenti davvero
un elemento costituente e rafforzante attività di carattere sportivo o ludiche in

sionnellement pendant les cultes, ou
comme langue véhiculaire dans les familles.
Pourtant, en parallèle, et en particulier
après la fin de la deuxième Guerre Mondiale, la proximité géographique et les
anciens liens jamais vraiment oubliés ont
ramené l’usage du français sur le devant
de la scène, lançant également de nombreux jumelages entre les communes: à
partir du jumelage entre Torre Pellice et
Guillestre (1954, le premier de la zone)
jusqu’à Prali (2010, le plus récent), on
compte bien 12 jumelages entre communes de la zone et villes françaises. De
nombreuses activités liées à des projets
européens transfrontaliers, encore actuellement, ont renforcé ces liens.
Le monde du sport en particulier a su
interpréter ces relations italo-françaises
dans le contexte des jumelages (dans
certains cas celui-ci a même été le point
de départ des jumelages). A tel point
qu’aujourd’hui, sans vouloir mélanger
ou forcer les aspects historico-religieux,
on peut affirmer que le français est réellement un facteur constituant et de
consolidation des activités à
caractère sportif ou ludique
dans ce contexte transfrontalier.
La recherche lancée a mis en
valeur le fait que beaucoup
de sports pratiqués dans la
zone impliquent des personnes/athlètes des deux versants.
Pour ne pas parler du hockey

4

�questo ambito transfrontaliero.
La ricerca attuata ha evidenziato come
numerosi sport praticati in zona vedano
coinvolte persone/atleti dei due versanti.
Parliamo di hockey su ghiaccio, dove
periodicamente nella locale squadra del
Valpellice vengono ingaggiati giocatori
francesi o francofoni (interessante un’intervista con il giocatore francese Kevin
Dusseau, stupitissimo di trovare da queste parti un numero così elevato di parlanti il francese), ma anche abbiamo
incontrato giovani giocatori che hanno
fatto la scelta contraria, partendo dalla
val Pellice per andare a studiare, e giocare, in Francia.
Interessanti anche le storie di incontri di
hockey a cavallo degli anni 60-70: il nostro testimone, Giovanni Cotta Morandini
racconta di come dagli incontri di tennis
(sport allora d’élite) si sia passati all’hockey (i campi di tennis venivano ghiacciati
d’inverno sia a Torre Pellice che a Briançon dando vita ad un vero e proprio gemellaggio sportivo…e non solo….
Un altro settore che abbiamo esplorato
è quello del trekking o dell’arrampicata
sportiva nelle alte valli: il fenomeno curioso è quello di appassionati generalmente francesi e belgi, condotti da guide
della val Pellice o della val Germanasca,
che proprio grazie alla buona conoscenza del francese, oltre che delle
montagne, hanno occasione di lavorare
su queste montagne.
Aspetto particolare ma non secondario,
in questo filone, la recente individuazione e promozione del percorso che
vide i Valdesi prima fuggire dalle Valli

sur glace, où des joueurs français ou
francophones sont régulièrement engagés dans l’équipe locale Valpellice (à ce
sujet, dans une interview le joueur français Kevin Dusseau avait déclaré sa
surprise d’avoir trouvé autant de personnes parlant le français dans cette zone).
Nous avons également rencontré beaucoup de jeunes joueurs qui ont fait le
choix contraire, partant de la Val Pellice
pour aller étudier et jouer en France. Les
histoires des rencontres de hockey à
cheval entre les années 60-70 sont également intéressantes: notre témoin, Giovanni Cotta Morandini, raconte
comment s’est fait le passage du tennis
(sport d’élite à l’époque) au hockey (les
terrains de tennis étaient gelés l’hiver a
Torre Pellice et Briançon, donnant vie à
un véritable jumelage sportif… et pas
que…).
Un autre secteur que nous avons exploré
est celui de la randonnée ou de l’escalade sportive dans les hautes vallées: un
phénomène curieux est que les passionnés de montagne généralement français
et belges sont accompagnés par des guides de la Val Pellice ou de la Val Germanasca qui, justement grâce à leur bonne
connaissance du français, en plus de
celle des montagnes, ont trouvé l’occasion de travailler sur ces montagnes. Un
aspect particulier, mais non pour autant
secondaire dans ce contexte, est la récente conception et promotion du parcours qui a vu les vaudois d’abord
s’enfuir des vallées, persécutés, et ensuite y retourner trois ans plus tard. Une
histoire et un parcours évocateur et diffi-

5

�perseguitati e poi tornarvi tre anni dopo.
Una storia e un percorso suggestivo e
impegnativo, oggi opportunamente segnalato e soprattutto inserito in una rete
di percorsi legati alla fede che hanno una
dimensione assolutamente europea.
La nostra ricerca tocca poi altri sport
«storici» delle Valli, dal tennis già citato,
alle bocce (molto presenti di qua e di là
delle Alpi) e ovviamente allo sci. Senza
dimenticare lo sport legato all’acqua, tradizionalmente molto radicato in Francia,
e in cerca di consolidamento in Italia
come le discese in rafting lungo i corsi
d’acqua: la presenza in val Pellice di un
operatore che lavora su questo settore
al di qua e al di là delle Alpi ci ha permesso di scoprire un’altra interessante
pagina nel rapporto fra sport e francese,
anzi portando direttamente in Italia uno
spaccato di Francia.
Nota: qualcuno storcerà il naso leggendo di trekking e in generale di montagna accostata allo sport. L’intento non
è sicuramente quello di equiparare il
mondo della montagna allo sport in
senso stretto ma di trattare anche queste
attività all’aria aperta che costano fatica
e sforzo fisico.
Piervaldo Rostan, Samuele Revel,
Léa Vangelista.

6

cile, qui est aujourd’hui convenablement
indiqué, et surtout inséré dans un réseau
de parcours liés à la foi qui ont une dimension absolument européenne. Notre
recherche aborde ensuite d’autres
sports « historiques » des vallées, du
tennis déjà cité à la pétanque (très présente des deux côtés des Alpes), en
passant bien sûr par le ski.Sans oublier
le sport lié à l’eau, traditionnellement très
enraciné en France, et en recherche de
consolidation en Italie, comme la descente en rafting le long des cours d’eau:
la présence dans la Val Pellice d’un opérateur qui travaille dans ce secteur des
deux côtés des Alpes nous a permis de
découvrir un autre chapitre intéressant
dans le rapport entre sport et français,
portant même directement un bout de
France en Italie.
Note: certains feront la grimace en lisant
de randonnée et en général de montagne associée au sport. Notre intention
n’est certainement pas celle de mettre le
monde de la montagne et le sport au
même niveau au sens strict, mais
d’aborder également les activités à l’air
libre qui coûtent de l’effort physique.
Piervaldo Rostan, Samuele Revel,
Léa Vangelista.

�hockey d’antan
HocKeY d’altri tempi
Il rapporto tra il francese e l’hockey su
ghiaccio in val Pellice ha radici lontane. Basti pensare che «Il club nacque nel 1934 su iniziativa dei fratelli
Giorgio e Giuseppe Cotta Morandini;
gioca la sua prima partita il 26 dicembre 1937 contro il Guf Torino perdendo
8 a 6. Nel gennaio 1952 gioca il suo
primo incontro internazionale ed è una
partita amichevole contro il Briançon».
Ma da quel primo incontro le occasioni
di confronto sportivo sono state numerose, specie fra gli anni ‘60 e ‘70. Incontri sportivi certo, ma sempre e
anche momenti conviviali e di festa.
A Torre Pellice, come a Briançon,
d’estate si giocava a tennis; e oltralpe
c’era l’abitudine di far ghiacciare l’acqua sui campi da tennis trasformandoli
in patinoire. I giovani partivano dalla
val Pellice per andare a Briançon, e viceversa.
Torre, col suo laghetto di Blancio,
aveva la sua pista di ghiaccio naturale;
«la pista di Blancio – ricorda Giovanni
Cotta Morandini, figlio del presidente,
l’avvocato Giorgio Cotta Morandini e
per tantissimi anni capitano di quella
Valpe – si ghiacciava a dicembre; la
stagione del pattinaggio abitualmente
apriva a Natale e restava utilizzabile
fin verso il 17 febbraio. Dunque per noi

Le rapport entre le français et le hockey
sur glace dans la Val Pellice est très enraciné. En effet, « Le club est créé en
1934 sur l’initiative des frères Giorgio et
Giuseppe Cotta Morandini. Il joue son
premier match le 26 décembre 1937 contre le Guf Turin lors d’une défaite 8 à 6.
En janvier 1952, sa première rencontre
internationale est un match amical
contre Briançon ».
Depuis cette première rencontre, les occasions de confrontation sportive ont été
nombreuses, en particulier dans les années ’60 et ’70. Des rencontres sportives
toujours accompagnées de moments
conviviaux et de fête.
A Torre Pellice comme à Briançon, l’été
on jouait au tennis ; de l’autre côté des
Alpes on avait l’habitude de geler l’eau
sur les terrains de tennis pour les transformer en patinoires. Les jeunes partaient de la Val Pellice pour aller à Briançon
et vice-versa.
Torre Pellice avait sa piste de glace naturelle grâce à l’étang du Blancio ; « la piste
du Blancio gelait au mois de décembre –
évoque Giovanni Cotta Morandini, fils du
président, l’avocat Giorgio Cotta Morandini, et capitaine de la Valpe pendant de
nombreuses années. D’habitude la saison du patinage commençait à Noël et la
piste était utilisée jusque vers le 17 fé-

7

�c’erano poche occasioni di allenamento e spesso andare in Francia,
oltre a Briançon giocavamo anche a
Grenoble, Gap, Megeve ed era un
modo di preparare la stagione...Ma
con Briançon era tutto diverso...». Memorabili le sfide di capodanno... «Non
c’era nulla in palio, semplicemente il
piacere di giocare e di incontrare di
anno in anno dei veri e propri amici,
dal presidente del Briançon Faure per
arrivare addirittura all’arbitro che ogni
volta era il signor Chategner. Si partiva
al mattino in autobus, giocatori, famigliari, amici, si giocava il pomeriggio,
alle 14, alla mitica Chaumière, ma
anche col sole il ghiaccio teneva benissimo. Dormivamo all’ostello che
c’era vicino allo stadio. Il 1° dell’anno,
dopo la festa della sera, si giocava il
“ritorno”: non tutti si era proprio lucidi,
ma anche in questo c’era il senso di
un rapporto che non divenna mai un
gemellaggio vero e proprio ma fu sempre caratterizzato da grande amicizia». Anche il viaggio di ritorno era un
momento speciale, spesso ne usciva
la classica poesia di «Minor», Franco
Pasquet, uno degli organizzatori delle
giornate franco italiane.

8

vrier. Nous n’avions que peu d’occasions
pour l’entraînement et donc nous sommes souvent allés en France. En plus de
Briançon, on jouait aussi à Grenoble,
Gap, Megève et c’était une façon de préparer la saison… mais avec Briançon
c’était spécial… ». Les rencontres organisées pour nouvel-an étaient mémorables… « Il n’y avait aucun enjeu, juste le
plaisir de jouer et de revoir tous les ans
de vrais amis, que ce soit M. Faure, le
président du club de Briançon, ou même
M. Chategner, qui était toujours l’arbitre.
On partait le matin en bus avec les joueurs, la famille et les amis ; on jouait
l’après-midi, à 14h, à la mythique Chaumière, où la glace tenait très bien même
au soleil. On dormait à l’auberge qui se
trouvait près du stade. Le premier de l’an,
après la fête du soir, on jouait le match retour : on était pas toujours très lucides,
mais cela faisait aussi partie de ce lien qui
n’a jamais été un jumelage proprement
dit, mais qui relevait plutôt de l’amitié ».
Le voyage du retour représentait aussi un
moment spécial, où bien souvent Franco
Pasquet dit « Minor », un des organisateurs des journées franco-italiennes, s’inventait quelques poésies.

�jouer et travailler en france
giocare e lavorare in francia
Lo sport può essere una professione?
I calciatori ci insegnano che oltre a esserlo può diventare molto redditizia…
ma a livello locale (val Pellice in questo caso) lo sport per eccellenza è
l’hockey su ghiaccio. Molti atleti locali
sono arrivati fino alla prima squadra
senza però fare il salto del professionismo, altri, pochi ce l’hanno fatta.
Luca Frigo è stato il primo a «emigrare» in nord America per due anni
per imparare meglio il mestiere ma qui
vogliamo parlarvi di due atleti cresciuti

Le sport peut-il être une profession?
Les joueurs de football nous montrent
que non seulement cela est possible,
mais que cette profession peut aussi
devenir très rentable… mais au niveau
local (Val Pellice dans ce cas), le sport
par excellence c’est le hockey sur
glace. Nombreux sont les athlètes locaux qui ont atteint l’équipe de première division, sans pour autant
réussir à en faire une profession; d’autres, peu, y sont parvenus. Luca Frigo
fut le premier à «émigrer» en Amérique du Nord pendant deux
ans pour apprendre le métier, mais nous voudrions ici
vous parler de deux athlètes
qui ont grandi dans les équipes juniors de l’HC Valpellice, et qui, par la suite, pour
des raisons différentes, ont
suivi d’autres parcours. A
l’étranger, l’activité sportive
professionnelle est souvent
accompagnée d’un emploi,
afin d’éviter une surcharge
de coûts pour la société
sportive. Mettons donc tout
de suite de côté l’image du
joueur qui s’entraîne, joue
les matches, et passe le
reste de sa journée comme

9

�si nelle giovanili del hockey Valpellice
ma che poi per motivi differenti hanno
intrapreso strade differenti. All’estero il
professionismo sportivo viene spesso
affiancato ad attività lavorative in
modo da non gravare troppo a livello
di costi sulla società sportiva. Dimentichiamo quindi la figura
del giocatore che fa gli
allenamenti e le partite e
il resto della sua giornata lo spende come
meglio crede. Ormai per
gli sport cosidetti minori
non ci sono più le risorse per offrire stipendi
alti e quindi si è arrivati
a questa soluzione.
Andrea Ricca è nato nel
1989 a Pinerolo e l’anno
passato ha giocato in
terza lega francese.
Ecco la sua storia. «Ho
iniziato ha giocare all'età di 5 anni e da li non
ho più smesso. Ho cominciato ha giocare nel
Hockey Club Valpellice
poi ho girato parecchie
squadre a livello giovanile Valpellice, Torino, All
Stars Piemonte, Real
Torino, Aosta, Como e
poi ho iniziato la mia
carriera professionistica
nel 2006 -2007 sempre
cominciando con Valpellice, Como, Real Torino,
Pontebba». Insomma

10

il l’entend. Désormais, pour les sports
dits mineurs, il n’y a plus assez de
fonds pour donner des salaires élevés, ce qui a mené à cette solution.
Andrea Ricca est né en 1989 à Pignerol, et l’an dernier il a joué dans la troisième ligue française. Voici son

�un giramondo dell’hockey. L’ultima
squadra è stata oltre confine, in Francia, ad Asnieres nelle immediate vicinanze di Parigi. La mia esperienza in
Francia e stata positiva in tutto dal
punto di vista umano e professionale.
La giornata tipo prevedeva un allenamento al mattino che però non comprendeva tutta la squadra perché tutti
i ragazzi francesi lavoravano e quindi
c'eravamo solo noi stranieri. Finito l'allenamento si andava a casa si mangiava poi non avendo un lavoro vero e
proprio andavo ad allenare i bambini
della categoria under 10-12 quindi si
tornava allo stadio verso metà pomeriggio poi stavo li allo stadio e si cominciava a fare palestra e poi dopo la
palestra allenamento».
Altra storia quella di Luca Montanari,
fratello di Andrea, anche lui hockeysta
di professione e di Debora, portiere
olimpionica. «Ho iniziato a giocare a
ghiaccio nel 1990 a 6 anni con mio fratello. Dopo tutte le giovanili con l'HC
Valpellice, Civette Milano e All Stars
Piemonte è iniziata l'età da senior:
serie B con l'all Stars Piemonte poi A2
con la Valpe dal 2004 al 2007. In quegli anni ho iniziato a giocare seriamente a hockey in line a Reggio
Calabria A1, poi nei Draghi Torino e in
seguito nel Cittadella in A2 e poi Modena A1, Arezzo A1, Novi Ligure A2 e
poi la scorsa stagione nel sud ovest
della Francia, con gli Hocklines Toulouse, nel campionato Elite francese,
il miglior campionato europeo. Il club
mi ha dato appartamento insieme a un

histoire. “J’ai commencé à jouer à
l’âge de 5 ans, et à partir de là je n’ai
plus arrêté. J’ai commencé à jouer
dans le HC Valpellice, ensuite j’ai joué
dans plusieurs équipes juniors: Valpellice, Torino, All Stars Piemonte, Real
Torino, Aosta, Como, avant de commencer ma carrière professionnelle en
2006-2007, toujours en commençant
par le Valpellice, Como, Real Torino,
Pontebba». Bref, un globe-trotteur du
hockey. La dernière équipe fut de l’autre côté de la frontière, en France, à
Asnières, dans les environs de Paris.
«Mon expérience en France a été positive sur tous les aspects, autant du
point de vue professionnel qu’humain.
La journée type prévoyait un entraînement le matin, mais pas avec toute
l’équipe, parce que tous les joueurs
français travaillaient et donc il n’y avait
que les étrangers. Après l’entraînement on rentrait à la maison pour
manger, ensuite, n’ayant pas d’emploi,
j’allais entraîner les enfants de la catégorie moins de 10-12 ans, et donc je
retournais à la patinoire en milieu
d’après-midi. Ensuite, je restais là ; on
commençait à la salle de sport, et
après l’entraînement”.
Une autre histoire est celle de Luca
Montanari, frère de Andrea, lui aussi
joueur de hockey professionnel, et de
Debora, gardienne de but et championne olympique. «J’ai commencé à
jouer sur glace en 1990 à 6 ans avec
mon frère. Après toutes les équipes juniors avec le HC Valpellice, Civette Milano et All Stars Piemonte, la période

11

�ragazzo canadese e un lavoro. Facevo lo scaffalista/magazziniere nel
supermercato Metro. Facevo prevalentemente il turno del mattino per cui
mi svegliavo alle 3 di notte per iniziare
a lavorare alle 4. Quando tornavo a
casa mangiavo, mi riposavo un'oretta
poi andavo in palestra. Poi il lunedìmartedì-giovedì sera avevo allenamento. È stata molto dura abituarsi a
questi orari, ma era solo questione di
prendere il ritmo… Poi avevo programmato con il club e ufficio del personale al lavoro di non lavorare i
sabati in cui avevo le partite in trasferta, per le quali quasi sempre ci
spostavamo in aereo. È stata una bellissima esperienza che, anche grazie
al lavoro, mi ha permesso di vivere veramente a pieno il paese in cui ero».

12

professionnelle a commencé: ligue B
avec l’All Stars Piemonte, ensuite A2
avec le Valpellice de 2004 à 2007. Durant ces années, j’ai commencé sérieusement à jouer au hockey in line à
Reggio de Calabre en A1, ensuite
avec les Draghi Torino, et par la suite
avec le Cittadella en A2, Modena en
A1, Arezzo en A1, Novi Ligure en A2,
et ensuite la saison dernière dans le
sud ouest de la France avec les Hocklines de Toulouse, dans le championnat élite français, le meilleur
championnat européen. Le club m’a
donné un logement partagé avec un
canadien, et un emploi. J’étais magasinier au supermarché Metro. Je faisais principalement le service du
matin, donc je me levais à 3 heures
pour commencer à travailler à 4 heures. Quand je rentrais à la maison je
mangeais, je me reposais une heure,
et ensuite j’allais à la salle de sport.
Les lundi-mardi-jeudi soirs j’avais entraînement. Ça a été très dur de s’habituer à ces horaires, mais c’est juste
une question de prendre le rythme.
J’avais convenu avec le club et mon
employeur de ne pas travailler le samedi quand j’avais des matches à l’extérieur, pour lesquels on se déplaçait
presque toujours en avion. Ça a été
une très belle expérience qui m’a permis, aussi grâce au travail, de vivre
vraiment à fond le pays où j’étais».

�du français à la patinoire
in pista parlando francese
Il paradosso dell’hockey in valle, riguardo al francese, è che pur a pochi
km. dalla Francia e con tante storie di
rapporti personali al di qua e al di là
delle Alpi, di amicizie e di commerci,
non sono stati molti i giocatori transalpini e solcare la pista del Filatoio e più
di recente del Cotta Morandini. Negli
ultimi anni sono però approdati nel finale di due stagioni Christian Pouget
(A2) e nel 2014 Kévin Dusseau, giovane e roccioso difensore poco più
che ventenne essendo nato a Rouen
nel 1991. Ed è stato proprio lui a stupirsi di trovare in questa parte
d’Italia «una così diffusa
diffusione del francese.
Sembra quasi di essere a
casa» confessò sull’autobus di una delle trasferte
dei play off 2014.
Anche il ricco mondo dei
cosiddetti «oriundi» italo
canadesi quasi sempre
era rappresentato da giovani anglofoni che il francese al massimo lo
conoscevano in modo
scolastico. Fino alla sorpresa del campionato
2014-2015 quando all’ombra del Vandalino è appro-

Le paradoxe de l’hockey dans la vallée, par rapport au français, est que
bien que la France ne soit qu’à quelques kilomètres de distance, et malgré
les nombreux liens personnels, amicaux et commerciaux entre les deux
versants des Alpes, peu de joueurs
transalpins ont foulé la piste de la patinoire Filatoio, et plus récemment de
la patinoire Cotta Morandini. Cependant, ces dernières années, sont arrivés au moment de la phase finale de
deux saisons, Christian Pouget (en
A2) et Kévin Dusseau en 2014, défenseur jeune et
robuste d’à peine
plus de vingt ans,
étant né à Rouen
en 1991. Et c’est
justement lui qui
s’est
étonné
d’avoir trouvé «
une telle diffusion
du français. J’ai
presque l’impression d’être à la
maison » a-t-il affirmé dans le bus
lors d’un match à
l’extérieur pour les
play-off 2014.
Même le riche

13

�dato Nicolas Scott Campbell; storia curiosa la sua: a sua completa insaputa
vengono fuori origini addirittura della val
Pellice. Da Bobbio Pellice infatti partì
all’inizio del ‘900 la famiglia di sua bisnonna, allora bambina Maria Geymonat. Il padre morì di lì a poco e dall’Italia
raccolsero dei fondi per farli tornare. Ma
la vedova decise di restare: «se la scelta
di mio marito era di venire qui in Canada, qui resterò». E con i soldi ricevuti
acquistò dei terreni, iniziò a coltivarli e
produrre frutta e verdura che poi andava
a vendere al mercato di Ottawa.
Scott ha cinque fratelli; sua mamma
Barbara, e sua zia Joan che a Bobbio
era già stata nel 2007 per un incontro
internazionale dei Geymonat, quest’anno sono venute in val Pellice per
vedere all’opera l’attaccante n° 21;
un’occasione per visitare alcune delle

14

monde des fameux joueurs d’origine
italo-canadienne était souvent représenté par des jeunes anglophones qui
connaissaient le français seulement à
un niveau scolaire. Jusqu’à la surprise
du championnat 2014-2015 pour lequel un certain Nicolas Scott Campbell est arrivé sous l’ombre du
Vandalino. Son histoire est assez curieuse : il a découvert à son insu qu’il
avait des origines de la Val Pellice. En
effet, la famille de son arrière-grandmère, Maria Geymonat, quitta Bobbio
Pellice au début du XXe siècle, alors
que cette dernière n’était encore
qu’enfant. Son père décéda peu de
temps après, et la famille restée en
Italie recueilli des fonds pour leur permettre de rentrer au pays. Mais sa
mère veuve décida de rester : « si
mon mari avait décidé de venir ici au
Canada, alors c’est ici que je resterai
». Et avec l’argent reçu elle acheta des
terrains et commença à cultiver des
fruits et des légumes qu’elle vendait
ensuite au marché d’Ottawa.
Scott a cinq frères ; sa mère Barbara
et sa tante Joan, qui s’était déjà rendue à Bobbio en 2007 pour une rencontre internationale des Geymonat,
sont revenues dans la Val Pellice cette
année pour voir à l’œuvre l’attaquant
n° 21. Une occasion pour visiter certains des lieux les plus connus d’Italie
et pour goûter des plats typiques
comme la bagna caôda.
L’attaquant de la Valpe reconnait qu’il
ne parlait pas le français en famille,
mais qu’il l’a appris dès les premières

�località italiane più famose e per gustare alcuni piatti tipici come la bagna
caôda.
L’attaccante della Valpe ammette che
il francese non lo parlava in famiglia
ma l’ha studiato fin dai primi anni di
scuola; come valuti questo approdo il
Europa ed in val Pellice in particolare?
«È la prima volta che gioco in un club
europeo – esordisce -; ero già stato a
Parigi circa 10 anni fa ma solo per un
torneo giovanile. Qui è un po’ strano
perchè pochi parlano inglese e quindi
il fattore linguistico è un po’ una barriera; sto scoprendo che invece molte
persone parlano francese».
Il pubblico sta apprezzando il tuo
gioco, brillante e concreto nello stesso
tempo ma anche molto corretto, lontano dall’immaginario del giocatore canadese
portato
facilmente
al
«fighting»...
«A me piace molto l’hockey giocato e
credo di essere molto più utile alla
squadra con le azioni sul ghiaccio che
stando in panca puniti».
Scott non fa una vita mondana;
quando non è al palaghiaccio sta a
casa, dove sta proseguendo i suoi
studi dopo 4 anni di Università; ma
come hai preso questa storia delle origini in val Pellice della tua famiglia?
«Sinceramente non ne ero a conoscenza; certo è una cosa curiosa
anche se non ho ancora approfondito
i vari passaggi all’interno della mia famiglia a partire dal trisavolo partito di
qui, né conosco gli eventuali altri parenti che abitino in valle».
Info: www.hcvalpellice.it

années d’école. Que penses-tu de ton
arrivée en Europe et en Val Pellice en
particulier ?
« C’est la première fois que je joue
dans un club européen – commencet-il. Je suis déjà allé à Paris il y a 10
ans, mais seulement pour un tournoi
junior. Ici c’est un peu bizarre parce
que peu de gens parlent anglais et
donc le facteur linguistique est un peu
une barrière. Par contre, je suis en
train de découvrir que beaucoup de
personnes parlent français ».
Le public apprécie ton jeu, brillant et
concret à la fois, mais aussi très correct, loin de l’image du joueur canadien
qui arrive facilement au « fighting »…
« J’aime beaucoup le hockey quand il
y a du jeu, et je crois que je suis plus
utile à l’équipe avec des actions sur la
glace que sur le banc de pénalité ».
Scott ne mène pas la grande vie.
Quand il n’est pas à la patinoire il reste
chez lui pour continuer ses études
après 4 ans d’université. Comment astu pris le fait que ta famille ait des origines de la Val Pellice ?
« Sincèrement je ne le savais pas ;
bien-sûr c’est un fait curieux, même si
je n’ai pas encore approfondi les différents passages au sein de ma famille
à partir de mon arrière-arrière-grandpère qui est parti d’ici, et je ne connais
pas non plus d’éventuels membres de
la famille qui pourraient habiter dans
la vallée ».
Info: www.hcvalpellice.it

15

�guides français pour montagnes italiennes

guide francesi per montagne italiane

Fra le migliori guide d’arrampicata ed
escursionismo che coprono il territorio
delle valli valdesi ci sono senz’altro
quelle prodotte dai francesi. Negli ultimi
10 anni sono uscite alcune guide cartacee che hanno redifinito gli standard
e la qualità delle informazioni sugli itinerari. Foto, foto elaborate con itinerari
chiaramente descritti, informazioni storiche (a dire il vero a volte sulla parte
italiana poco precise…) e molta ironia.
Ironia che non eravamo abituati a leggere fra le righe di una guida. Quando
si parla di montagna in Italia ci si affida
ancora alle mitiche e storiche guide
«Grigie», complete, non sempre precise, ma soprattutto austere, derivate
dall’impostazione dell’andare in montagna che ha sempre influenzato tutto il
‘900. Ultimamente si sono aggiunte alcune guide: Livio Avanzini ha fatto in
val Pellice un lavoro enorme. Severino
Bessone, ha scritto monografie e guide
interessanti. Su Rocca Sbarua Giampiero Motti compose una guida completa per l’epoca e pietra miliare nella
letteratura di montagna. Poi è arrivato
Fiorenzo Michelin con le sue innumerevoli guide sui suoi itinerari e negli ultimissimi anni una purtroppo molto
parziale e discutibile edizione dedicata
all’arrampicata: «Passaggio a NordOvest» di Versante Sud.

16

Parmi les meilleurs guides d’escalade et de randonnée qui couvrent le
territoire des vallées vaudoises se
trouvent sans aucun doute ceux préparés par les français. Au cours des
10 dernières années, certains guides publiés ont redéfini les standards et la qualité des informations
sur les itinéraires. Photos, photos
élaborées avec des itinéraires décrits de manière claire, informations
historiques (à dire vrai parfois imprécises en ce qui concerne la partie
italienne…) et beaucoup d’ironie.
Une ironie que nous n’étions pas habitués à lire dans un guide. Lorsqu’on parle de montagne en Italie,
on s’en remet encore aux « Guide
grigie » [collection de guides publiée
par le Club Alpin Italien], complets,
mais pas toujours précis, basés encore sur la manière dont on approchait la montagne le siècle passé.
D’autres guides on été ajoutés dernièrement : dans la Val Pellice Livio
Avanzini a fait un travail énorme.
Severino Bessone a écrit des monographies et des guides intéressants.
Giampiero Motti a écrit un guide
complet, à l’époque, sur Rocca Sbarua, qui est une référence de la littérature de montagne. Ensuite est

�Quando sono arrivate le guide di
Etienne e Guillaume Vallot e Sylvain
Pusnel c’è stata una mezza rivoluzione. Un approccio totalmente diverso
alla montagna (che però non la ridicolizza o prende sotto gamba) ma decisamente più chiaro e con alcune
riflessioni che gli amici d’oltralpe si pongono riguardo al modo italiano di «andare in montagna». Non solo guide ma

arrivé Fiorenzo Michelin, avec ses
innombrables guides sur ses itinéraires, et dans les dernières années
une édition dédiée à l’escalade qui
est, malheureusement, très partielle
et discutable : « Passaggio a NordOvest », des éditions Versante Sud.
Lorsque les guides d’Etienne et
Guillaume Vallot et Sylvain Pusnel
sont arrivés, cela a quasiment été
une révolution. Une approche de la montagne complètement différente (mais
qui ne la ridiculise pas et
ne prend pas le sujet à la
légère), le tout décidément
plus clair et avec des réflexions que les amis d’outreAlpes se posent sur la
façon italienne d’aller en
montagne. Outre les guides, il y eu aussi des livres
de photographies. Les photos sont justement la partie
fondamentale de ces guides intitulés « Tous les
tours du Viso » et « Escalade en Queyras, Pays du
Viso », tous deux à la deuxième édition, plus riche et
complète que la première.
Les trois français ne s’arrêtent pas, comme l’ont souvent fait les italiens, à la
ligne de la frontière, où peu
après, avec divers itinéraires. Eux descendent dans
les vallées, ils explorent les
falaises frontalières, met-

17

�anche libri di fotografie. Proprio le foto
sono parte fondamentale di queste
guide: Tous les Tours du Viso e Escalade en Queyras Pays du Viso entrambe alla seconda edizione, più
ricche della prima e complete. I 3 francesi non si fermano come spesso è

18

tent en valeur, répètent et photographient ce qui existe, ils conseillent et
avertissent ceux qui les suivront.
Les exigences actuelles des alpinistes et de tous les randonneurs sont
mises sur papier, des débutants aux
experts, en passant par ceux qui sa-

�successo agli italiani sulla linea di confine o poco dopo con itinerari vari. Loro
scendono nelle valli, curiosano sulle
pareti di confine, valorizzano, ripetono
e fotografano l’esistente, consigliando
e mettendo in guardia i ripetitori.
Vengono messe su carta le esigenze
odierne degli alpinisti e degli escursionisti tutti: dai principianti, a quelli che
si sanno muovere e agli esperti: segno
che tutte e tre le anime possono convivere armoniosamente.
Come spiega Roby Boulard nell’articolo successivo il territorio italiano sa
attrarre molti francesi per la bellezza
degli itinerari e dei paesaggi che non
erano mai stati valorizzati nel modo
giusto, andando a raccogliere poche
simpatie degli alpinisti ed escursionisti
abituati, giustamente, ad altri standard.
I Vallot e Pusnel hanno inteso nel migliore dei modi il concetto di frontiera
come cerniera fra popoli e territori,
trattando uniformemente una zona per
molti aspetti simile e legata in modo
trasversale che non può fare a meno
una dell’altra, con continui passaggi
fra i due Stati. È assolutamente normale salire una parete d’arrampicata
sul versante italiano e scendere per
quello francese, o valicare il colle Selliere nel Giro del Viso per poi tornare
in Italia dopo poche ore. Ma l’esperienza forse migliore è quella di percorrere una cresta di confine
arrampicandola o camminando con,
letteralmente, un un piede in Francia
e uno in Italia.
Info: www.visotopo.com

vent se débrouiller, signe que les
trois types peuvent cohabiter en harmonie.
Comme l’expliquera Roby Boulard
dans l’article suivant, le territoire italien est capable d’attirer beaucoup
de français grâce à la beauté des itinéraires et des paysages, qui n’avaient jamais été valorisés de la bonne
manière, n’ayant que peu d’approbation de la part des alpinistes et
randonneurs, habitués, justement, à
d’autres standards.
Les Vallot et Pusnel ont interprété
de la meilleure des façons le concept de frontière comme charnière
entre les peuples et les territoires, et
traitent de manière uniforme une
zone qui se ressemble énormément,
liée de manière transversale, une
zone dont les deux versants ne peuvent se passer l’un de l’autre, avec
des passages continus d’un pays à
l’autre. Il est tout à fait normal de
grimper une falaise d’escalade sur
le versant italien et de descendre
par le versant français, ou bien encore de passer le col Selliere dans
le tour du Viso pour ensuite retourner en Italie quelques heures plus
tard. Mais la meilleure expérience
est peut-être encore celle de parcourir une crête sur la frontière,
c’est-à-dire d’escalader ou de marcher en ayant littéralement un pied
en France et l’autre en Italie.
Info: www.visotopo.com

19

�au jervis on parle franç a i s !
al jervis si parla francese!
In alta val Pellice, nella Conca del Pra,
c’è il rifugio Willy Jervis. Il rifugio simbolo della valle e del Cai Uget Val Pellice, si potrebbe definire quasi un
rifugio francese. «Per noi la clientela
francese è assolutamente la parte più
consistente – ci racconta Roberto –
Roby- Boulard, guida alpina che da
ormai 35 anni gestisce il rifugio e conosce bene la sua clientela – e in una
stagione estiva come quella appena
conclusasi, con pochissime giornate di
bel tempo, gli unici a muoversi sono
proprio i francesi e i francofoni (e alcuni tedeschi). Molti percorrono la Gta
(Grande Traversata delle Alpi) o il Giro
del Viso o trekking di più giorni. Quasi
tutti provengono dal Queyras ma proprio questa zona della Francia sta
avendo, stranamente un calo notevole
di presenze». Un dato quindi che fa riflettere e che mette in rilievo l’ottima
accoglienza dei rifugi italiani. «Proprio
il nostro modo di lavorare e i costi contenuti sono un’arma in più. Nel corso
degli anni abbiamo dovuto aumentare
gli standard qualitativi per le richieste
sempre maggiori che provengono da
clienti italiani. Questo ci è tornato utile
con i francesi che così si ritrovano
un’accoglienza molto più curata che in
Francia». Un esempio chiarissimo lo

20

En haute Val Pellice, à la Conca del
Prà, il y a le refuge Willy Jervis. Ce
refuge, symbole de la vallée et du
CAI Uget Val Pellice, pourrait presque
être considéré comme un refuge français. « Pour nous, les français représentent sans aucun doute la part la
plus importante de notre clientèle,
nous raconte Roberto – Roby – Boulard, guide de haute montagne qui
gère le refuge depuis 35 ans désormais, et connaît bien sa clientèle.
Dans une saison comme celle qui
s’est à peine conclue, avec très peu
de journées de beau temps, les seuls
à sortir sont justment les français et
les francophones (et un peu d’allemands). Beaucoup d’entre eux parcourent la GTA (Grande Traversée
des Alpes), le tour du Viso ou font des
randonnées de plusieurs jours. Presque tous viennent du Queyras,
même si justement cette zone de la
France est, paradoxalement, en train
d’avoir une chute considérable de
présences» . Une information qui fait
réfléchir et qui met en avant l’excellent accueil des refuges italiens. «
C’est notre façon de travailler, ainsi
que les prix abordables, qui représentent une arme en plus. Au cours des
années, nous avons dû élever nos

�fornisce Boulard raccontandoci dell’ultimo inverno. «Straodinariamente
sono riuscito a fare 48 giornate consecutive di sci-alpinismo. Ebbene in questi 48 giorni non ho visto un italiano fra
i miei clienti. Solo francesi e belgi.
Questo grazie all’agenzia Azimut con
cui collaboriamo da anni, che ci “porta”
molti clienti dal Belgio. Dico con sicurezza che se dall’oggi al domani disimparassi il francese rimarrei senza
lavoro». Per attrarre però escursionisti
e alpinisti francesi Boulard è consapevole di dover lavorare ancora molto.
«Per anni abbiamo attrezzato vie d’arrampicata per noi, per il nostro diverti-

standards de qualité pour la demande
de plus en plus grande de la part des
clients italiens. Cela nous a été utile
avec les français, qui ont ainsi trouvé
un accueil beaucoup plus soigné
qu’en France ». Boulard nous fournit
un exemple très clair en parlant de l’hiver précédent. « Etrangement, j’ai
réussi à faire 48 journées consécutives de ski-alpinisme. Et bien pendant
ces 48 jours, je n’ai pas vu un seul
italien parmi mes clients. Que des
français et des belges. Tout cela
grâce à l’agence Azimut avec laquelle
nous collaborons depuis des années
et qui nous “amène” beaucoup de

21

�mento senza pensare al grande pubblico, alle persone che amano arrampicare sul facile e trovare le vie
d’arrampicata ben protette. Parlo delle
classiche creste, di cui il nostro territorio è assai ricco, e ci sono potenzialità
enormi. Anche la sentieristica va consolidata così come la rete di strutture
ricettive. Sull’aeroporto di Caselle volano molti Belgi e anche da altri stati
possono arrivare molti turisti: il collegamento verso la nostra zona deve
essere rapido ed efficace. Al momento
sono io che vado a prendermeli e me
li porto in rifugio». Il Jervis da anni sta
però anche andando oltre: l’arte è entrata prepotentemente nel rifugio con
stage di musica e concerti. E questo
genere di apertura piace anche molto
ai francesi che popolano sempre maggiormente il territorio italiano.
Info: www.rifugiojervis.it

22

clients de la Belgique. Je peux affirmer clairement que si d’un jour à
l’autre je désapprennais le français,
je n’aurais plus de travail ». Cependant, pour attirer randonneurs et alpinistes français, Boulard est conscient
du fait qu’il doit encore beaucoup travailler. “Pendant des années nous
avons équipé des voies d’escalades
pour nous, pour nous divertir, sans
penser au grand public, aux personnes qui aiment escalader sur des
voies faciles et trouver des voies
d’escalade bien protégées. Je parle
des crêtes classiques, dont notre territoire est assez riche, et il y a un potentiel énorme. La gestion des
sentiers doit aussi être consolidée,
tout comme le réseau des structures
d’accueil. Beaucoup de touristes belges passent par l’aéroport de Caselle, et beaucoup de touristes
peuvent aussi arriver d’autres pays:
la liaison vers notre zone doit être rapide et efficace. Pour le moment,
c’est moi qui viens les chercher pour
les ammener au refuge ». Cependant, depuis des années, le Jervis va
aussi plus loin: l’art est entré de façon
impériale dans le refuge, avec des
stages de musique et des concerts.
Et ce type d’ouverture plaît aussi beaucoup aux français, qui peuplent
toujours d’avantage le territoire italien.
Info: www.rifugiojervis.it

�travailler au delà des alpes
lavorare al di la’ delle alpi
Quanti sono i cognomi italiani nel
comuni francesi al di là delle Alpi?
Davvero tanti. Nel vicino Queyras
ma giù giù fino a Nizza si trovano famiglie con origini valligiane; l’emigrazione alla ricerca di lavoro ha
caratterizzato tanta parte dei secoli
scorsi, fino al ‘900. Storie personali
importanti, sfociate in una residenza
durata per anni, salvo il ritorno nelle
Alpi piemontesi al momento delle
feste tradizionali, o lavori durati
anche solo qualche settimana o
mese.
È il caso di quelli che partivano da
Bobbio Pellice per andare due - tre
settimane ogni estate a falciare il
fieno al di là delle montagne (e
prima che arrivassero le grandi
greggi di pecore che di fatto hanno
cancellato la fienagione in quota) o
di quel gruppo di posatori di pietre
che in previsione delle Olimpiadi di
Albertville vennero chiamati dalle
valli per andare a guidare i cantieri
di costruzione dei villaggi turistici coperti a lose in val d’Isère o nella Tarantaise.
Ma la storia di Paolo Fornerone è diversa, è quella di una guida alpina di
Torre Pellice, che grazie alle sue conoscenze delle Alpi ma anche alla

Combien y-a-t’il de noms de familles italiens dans les villes françaises, au-delà
des Alpes ? Vraiment beaucoup. Dans
le Queyras voisin, mais aussi jusqu’à
Nice, on trouve des familles avec des
origines de la vallée ; les siècles derniers, et jusqu’au XXe siècle, furent caractérisés par une émigration pour
trouver du travail. Des histoires personnelles importantes, qui ont porté les personnes à s’installer en France sur
plusieurs années, ne retournant dans
les Alpes piémontaises que pour les
fêtes traditionnelles, ou à séjourner en
France pour des travaux de quelques
semaines ou quelques mois.
C’est le cas de ceux qui partaient de
Bobbio Pellice pour aller faire le foin
deux ou trois semaines chaque été de
l’autre côté des montagnes (avant l’arrivée des grands troupeaux de chèvres
qui ont éliminé la fauche en altitude), ou
encore d’un groupe des poseurs de
pierres qui, en prévision des Jeux Olympiques d’Albertville, avait été appelé des
vallées pour diriger les chantiers de construction des villages touristiques couverts de lauses au Val d’Isère ou dans
la vallée de la Tarentaise.
L’histoire de Paolo Fornerone est différente. C’est l’histoire d’un guide de
haute montagne de Torre Pellice qui,

23

�sua abitudine a parlar francese
porta ogni anno in Italia centinaia di
francesi alla scoperta del nostro territorio.
«La passione per la montagna me
l’ha trasmessa mio padre e poi il mio
amico Sandro Paschetto – esordisce Paolo -; ma per anni si è trattato
di un’attività amatoriale. Poi ad un
certo punto ho pensato che la mia
passione avrebbe anche potuto trasformarsi in lavoro e frequentai dei
corsi di formazione specifici e livello
nazionale ed anche internazionale».
L’avventura inizia in Italia, ma ben

24

grâce à sa connaissance des Alpes,
mais aussi à son habitude de parler
français, accompagne chaque année
des centaines de français en Italie, à la
découverte de notre territoire.
« C’est mon père qui m’a transmis la
passion pour la montagne, et, par la
suite, mon ami Sandro Paschetto - commence Paolo – mais pendant longtemps
je n’ai pratiqué cette activité qu’en amateur. Ensuite, à un certain moment, j’ai
pensé que ma passion pouvait devenir
un travail et j’ai fréquenté des cours de
formation spécifiques à niveau national
et international ».

�presto si sposta in Francia, verso
Briançon e Chamonix; e come lui
altri ragazzi della val Pellice (Paolo
Bouissa, Alessandro Parodi)...
«Ho trovato una situazione migliore
sul piano organizzativo, con molti
eventi, maggiore semplicità nel proporre attività, agenzie preparate e di
conseguenza più lavoro; anche perchè – sottolinea Paolo – i francesi
amano davvero camminare in montagna, scoprirne la cultura, di certo
più degli italiani che vorrebbero
sempre arrivare in auto e trovare un
posto dove mangiar bene...».
Dunque un turismo legato alla montagna italiana offerto a stranieri...
«La tradizione del trekking in Francia ha radici negli anni ‘60 e ‘70,
quando il settore, grazie a leggi specifiche, si è organizzato per offrire
proposte anche di una settimana: i
miei clienti sono per un 70% francesi
e il resto arriva dal nord Europa. Gli
italiani al massimo si vedono nel
week end».
Come si collega la tua attività con il
sorgere dei grandi villaggi turistici,
tipo club Med?
«Anche i villaggi turistici creano lavoro; in questo caso si tratta di persone che più che cercare l’alpinismo
e le cime, sono interessati alla scoperta del territorio, alla visita agli alpeggi con la possibilità di acquistare
una buona toma. Nei villaggi tipo il
club Med di Pragelato capaci di
ospitare 700 persone alla volta non
ci sono solo francesi: a gennaio ar-

L’aventure commence en Italie, mais
passe en France très rapidement, vers
Briançon et Chamonix ; d’autres personnes de la Val Pellice ont fait pareil
(Paolo Bouissa, Alessandro Parodi…).
« J’ai trouvé une situation meilleure du
point de vue de l’organisation, avec beaucoup d’évènements, les activités peuvent être proposées plus facilement,
les agences sont préparées et donc il y
a plus de travail ; c’est aussi dû au fait
que - souligne Paolo – les français aiment vraiment marcher en montagne,
découvrir cette culture, certainement
plus que les italiens qui voudraient toujours arriver en voiture et trouver un endroit où bien manger… ».
Nous avons donc un tourisme lié aux
montagnes italiennes, mais proposé
aux étrangers…
« En France, la tradition de la randonnée prend racine dans les années ’60 et
’70, quand le secteur, grâce à des lois
particulières, s’est organisé pour proposer des offres d’une semaine : 70% de
mes clients sont français, les autres arrivent du Nord de l’Europe. Les italiens
on les voit tout au plus pendant le weekend ».
Quel rapport y-a-t’il entre ton activité et
l’émergence des grands villages touristiques du type Club Med ?
« Les villages touristiques créent également du travail. Dans ce cas il s’agit de
personnes qui sont intéressées à la découverte du territoire, à la visite des alpages où ils peuvent acheter du bon
fromage, plus qu’à l’alpinisme et aux
sommets. Dans les villages comme le

25

�rivano i russi, ma anche ospiti dal
sud est asiatico, oltre ai belgi».
Insomma la guida diventa un accompagnatore animatore di villaggi
turistici...
«Tornando ai francesi va davvero
sottolineato come amino le nostre
montagne: le Alpi del sud sono economiche e più accoglienti in Italia e i
nostri ospiti lo sanno. Il fatto di conoscere il francese ci aiuta davvero
tanto anche al momento in cui i turisti scelgono il posto in cui condurre
una settimana di sci alpinismo».
Info: www.azimut-montagne.com

26

Club Med de Pragelato, qui a une capacité d’accueil de 700 personnes, il n’y a
pas que des français : au mois de janvier se sont les russes qui arrivent, mais
aussi des personnes du Sud-est de
l’Asie, et aussi des belges ».
Bref, le guide devient accompagnateuranimateur de village touristique…
« Pour en revenir aux français, il faut
vraiment souligner le fait qu’ils aiment
nos montagnes : les Alpes du Sud sont
moins chères et plus accueillantes en
Italie, et nos hôtes le savent. Le fait de
savoir parler français nous aide vraiment beaucoup, même quand les touristes choisissent leur destination pour
une semaine de ski-alpinisme ».
Info: www.azimut-montagne.com

�lessportsd’eaudanslesvalléesolympiques
gli sport fluviali nelle valli olimpiche
Le valli valdesi, sicuramente più famose per gli sport invernali, offrono ottime opportunità anche per gli sport
fluviali come il kayak e il rafting; certo
nella vicina Francia questo sport risulta assai più diffuso e diventa esso
stesso meta di turismo. Tuttavia anche
le valli valdesi offrono percorsi assai
interessanti. Parliamo del Pellice da
Torre Pellice fino a Bibiana, un tratto
alla portata di tutti, mentre nella parte
alta sopra Bobbio offre un tratto per
canoisti esperti; ma anche gli affluenti
Angrogna, Luserna e Guicciard regalano percorsi di rara bellezza e di elevata difficoltà. La val
Chisone presenta un
corso d’acqua ideale
sia per il rafting che
per il kayak con tratti
diversi e sviluppati su
un percorso lungo
oltre 30 km. Il tratto
più interessante e alla
portata di tutti è quello
che va da Villar Perosa fino Porte di Pinerolo. Da Perosa
Argentina parte nella
destra orografica la
val Germanasca che
offre uno dei fiumi più

Les vallées vaudoises, certainement
connues d’avantage pour les sports
d’hiver, offrent également d’excellentes possibilités pour les sports d’eau
comme le kayak ou le rafting. Certes,
ces sports sont beaucoup plus diffus
dans la France voisine, et deviennent
d’ailleurs eux-mêmes objet de tourisme, mais les vallées vaudoises offrent elles aussi des parcours très
intéressants. Parlons du Pellice de
Torre Pellice jusqu’à Bibiana, une portion à la portée de tous, tandis que la
partie au dessus de Bobbio offre une
portion pour canoéistes experts; les

27

�belli dell’intero arco alpino. Perla di
rara bellezza per la qualità delle acque
e per la bellezza delle rocce che formano il letto del fiume. Da Perrero si
dipartono la valle di Massello e di Prali
che offrono due percorsi molto interessanti.
I due campi scuola per avvicinare le
persone alle attività sono rappresentati dai bacini di Bricherasio e di Villar
Perosa, due laghetti ideali per il primo
approccio al kayak.
La scuola di canoa di canoa Free Flow
opera nei fiumi delle valli Olimpiche
dal 2002 ed è diretta da Francesco
Salvato, maestro di Canoa della Federazione Italiana Canoa Kayak e canoista di fama internazionale con al suo

28

affluents Angrogna, Luserna et Guicciard offrent également des parcours
d’une rare beauté et d’une difficulté
élevée. La Val Chisone offre un cours
d’eau idéal, tant pour le rafting que
pour le kayak, avec des portions différentes sur une longueur totale de plus
de 30km. La portion la plus intéressante et à la portée de tous est celle
qui va de Villar Perosa jusqu’à Porte
di Pinerolo. A Perosa Argentina commence la Val Germanasca, sur la
droite orographique de la localité, qui
offre un des plus beaux fleuves de tout
l’arc alpin. Une perle de rare beauté
pour la qualité de ses eaux et pour la
beauté des roches qui en forment le
lit. A Perrero naissent les vallées de

�attivo spedizioni in tutto il mondo.
Maestro di canoa dal 1986 Francesco
ha una esperienza di insegnamento di
oltre 30 anni. Free Flow propone corsi
per tutti i livelli dal principiante al canoista esperto e per tutte le età con
corsi particolari studiati appositamente
per i bambini a partire dai 6 anni. Oltre
all’attività di kayak Free Flow organizza discese in rafting sul Pellice e
sul Chisone e per le famiglie propone
un rafting soft su un tratto del Po
adatto anche ai bambini a partire dai
6 anni. La scuola opera da marzo fino
alla fine di ottobre.
Info: www.freeflowkayak.it.

Massello et Prali, qui offrent deux parcours très intéressants.
Les deux terrains d’entraînement pour
familiariser le public à ces activités
sont représentés par les bassins de
Bricherasio et Villar Perosa, deux
étangs idéaux pour une première approche au kayak.
L’école de canoë Free Flow opère sur
les fleuves des vallées olympiques depuis 2002, dirigée par Francesco Salvato, prof de canoë de la Fédération
Italienne de Canoë Kayak et canoéiste
de renommée internationale, avec des
expéditions dans le monde entier à
son actif. Prof de canoë depuis 1986,
Francesco a une expérience d’enseignement de plus de 30 ans. Free Flow
propose des cours de tous niveaux, du
débutant au canoéiste expert, et pour
tous les âges, avec des cours particuliers préparés pour les enfants à partir
de 6 ans. En plus des activités de
kayak, Free Flow organise des descentes en rafting sur le Pellice et sur
le Chisone, et pour les familles l’école
propose un rafting soft sur une portion
du Po adaptée également aux enfants
à partir de 6 ans.
L’école est ouverte de mars jusque fin
octobre.
Info: www.freeflowkayak.it.

29

�prali, berceau du freeride
prali, culla del freeride
«Da La Grave i francesi vengono qui
a sciare, per il nostro free ride» con
queste parole mescolate a un giusto
motivo di orgoglio, ci accoglie Fausto
Sanmartino, della Nuova Tredici
Laghi, la società che gestisce gli impianti di risalita di Prali, in alta val Germanasca. La storia dello sci a Prali è
lunga e inizia nel dopoguerra, più precisamente nel 1959, con l’apertura
dopo Natale della prima seggiovia.
Oggi grazie alle Olimpiadi di Torino
2006 il comprensorio offre 2 seggiovie
biposto moderne e uno skilift nella
parte alta del comprensorio. Poco a

30

«Les français viennent de La Grave jusqu’ici pour skier, pour notre hors piste».
C’est avec ces mots teintés d’une fièrté
méritée que nous accueille Fausto Sanmartino de la société Nuova Tredici
Laghi, qui gère les installations de la
station de ski de Prali, en haute Val Germanasca. L’histoire du ski à Prali est
longue et commence pendant l’aprèsguerre, plus précisément en 1959, avec
l’ouverture du premier téléski après
Noël cette année là. Aujourd’hui, grâce
aux Jeux Olympiques de Turin 2006, la
station offre 2 téléskis bi-place modernes et un remonte-pente dans la partie

�valle della partenza della seggiovia c’è
anche una zona dedicata ai piccoli e a
quelli che iniziano sciare con un skilift
baby e, novità di quest’anno, un tapis
roulant. Prali è famosa in Italia e oltralpe per essere una stazione da record. Record intesi come apertura e
chiusura impianti. Non è raro sciare in
stagioni con regolarità da novembre e
giugno e con il recente impianto di innevamento artificiale, anche le piste a
quote più basse sono al sicuro da inverni con poche precipitazioni. Attorno
alle piste di discesa ruota anche una
pista di fondo che ha permesso negli
anni a diversi atleti di allenarsi e avere
degli ottimi successi a livello anche internazionale nel fondo e nello ski-arc.
Ma tornando alla discesa a rendere
Prali così rinomata è il free ride e cioè
lo sci fuoripista. «Siamo stati premiati
allo Skipass di Modena 2014 (la fiera
degli operatori di settore) come terza
stazione free ride d’Italia, dietro a Livigno e Alagna Valsesia ma davanti a
stazioni come Courmayeur: ecco la
spiegazione per cui i francesi dalla località simbolo del free ride in Europa
(La Grave) vengono in val Germanasca». Ma al di là di questa nuova passione, nata negli ultimi anni, la
tradizione di turisti francesi a Prali affonda le radici nel tempo. «Ancora
prima della costruzione della nuova
seggiovia avevamo molti turisti francesi divisi in 2 categorie. Nella prima
possiamo includere le persone con legami con questa terra che tornavano
per la settimana bianca. Nel secondo

haute de la station. Un peu plus bas du
point de départ du téléski il y a aussi une
aire dédiée aux enfants et aux débutants, avec un mini remonte-pente et,
nouveauté de cette année, un tapis roulant. Prali est connue en Italie et outreAlpes comme station des records.
Records dans le sens de records de période d’ouverture et de fermeture des installations. Il n’est pas rare de skier au
mois de novembre ou en juin, et avec la
nouvelle installation d’enneigement artificiel, même les pistes un peu plus basses sont à l’abris des hivers peu
enneigés. Autour des pistes de descente se trouve aussi une piste de ski
de fond qui a permis à divers athlètes
de s’entraîner au cours des années et
d’avoir de beaux succès à niveau international, en ski de fond, ainsi qu’en biathlon. Mais pour en revenir à la
descente, c’est le free ride qui a rendu
Prali si connue, c’est-à-dire le ski hors
piste. « Nous avons reçu le prix de troisième station free ride d’Italie au Skipass de Modène 2014 (le salon des
acteurs de ce secteur), derrière Livigno
et Alagna Valsesia, mais devant des
stations comme Courmayeur: voici ce
qui explique que les français de la localité symbole du free ride en Europe (La
Grave) viennent dans la Val Germanasca ». Mais au delà de cette nouvelle
passion née ces dernières années, la
tradition des touristes français prend racine bien plus loin dans le temps. «
Avant même la construction du nouveau
téléski nous avions beaucoup de touristes français, divisés en 2 catégories.

31

�invece semplici turisti che venivano in
Italia, a Prali, perchè conveniva rispetto alle stazioni francesi, più care,
soprattutto dal sud della Francia, da
Marsiglia, il tutto facilitato anche dal
fatto che qui si è sempre parlato francese e i rapporti sono stati sempre
stretti».
Info: www.nuova13laghi.com

32

Dans la première on peut inclure les
personnes qui ont des liens avec ce territoire et qui y retournaient pour passer
une semaine à la neige. Dans la deuxième, au contraire, de simples touristes
qui venaient en Italie, à Prali, parce que
c’était plus économique par rapport aux
stations françaises, plus chères. Touristes principalement du sud de la
France, de Marseille, le tout facilité par
le fait qu’ici les gens ont toujours parlé
français et les liens ont toujours été
étroits ».
Info: www.nuova13laghi.com

�jumelages et polenta
gemellaggi e polentate
Come scritto in premessa nelle Valli
Valdesi oggi sono sottoscritti ben 12
gemellaggi ufficiali fra paesi delle valli
e cittadine francesi, ma il più antico è
quello fra Torre Pellice e Guillestre, sottoscritto addirittura nel 1954, poco dopo
che la città di Firenze col suo sindaco
Dossetti aveva dato vita al primo gemellaggio italiano. Sindaco torrese Augusto Armand Hugon, lo spirito fu
esattamente quello della ricostruzione,
non tanto di muri ma di rapporti di amicizia e culturali, dopo le ferite aperte
dalla guerra che aveva visto i due stati
nemici e le violenze condotte dai soldati italiani nelle Alpi francesi compreso
l’incendio a La Monta. In aperta contraddizione con i frequenti rapporti fra
le genti di qua e di la delle Alpi fino a
quel momento condotti.
Nel gemellaggio sono vari gli aspetti via
via risaltati, ma quello dell’amicizia è
senz’altro il prevalente. Da 29 anni a guidare i frequenti incontri (almeno due
volte all’anno) è il gruppo «Amici di
Santa Margherita», sodalizio legato ad
una borgata del paese sorto fin dal 1960.
Un gemellaggio che ha visto tante occasioni di attività sportive al centro
degli incontri: sport come il tennis e le
bocce videro formidabili tornei, senza
dimenticare, ancora una volta l’hockey

Comme cité dans l’introduction, de
nos jours on compte bien 12 jumelages officiels dans les vallées vaudoises entre villages des vallées et villes
françaises, mais le plus ancien est
celui entre Torre Pellice et Guillestre,
signé déjà en 1954, peu après que la
ville de Florence, avec le maire Dossetti, avait donné le feu vert au premier jumelage en Italie. A l’époque, le
maire de Torre Pellice était Augusto
Armand Hugon ; l’esprit du jumelage
était exactement celui de la reconstruction, pas tant des murs, mais plutôt des liens d’amitié et culturels après
les blessures de la guerre, durant laquelle les deux Etats étaient ennemis,
et les violences que les soldats italiens
ont exercé dans les Alpes françaises,
y compris l’incendie de La Monta ; tout
cela était en complète contradiction
avec les liens fréquents entretenus jusqu’alors entre les gens des deux
côtés des versants.
Grâce au jumelage, divers aspects
qui caractérisaient ces liens ont été retrouvés petit à petit, mais celui de
l’amitié est sans aucun doute l’aspect
principal. Depuis 29 ans, c’est le
groupe « Amici di Santa Margherita »,
une association née en 1960 et liée à
un bourg du village, qui organise les

33

�che vide una volta negli anni 60’ la
Valpe sfidare una selezione francese
con le insegne, appunto, di Guillestre.
Ma per anni è stata la banda musicale
di Torre Pellice la protagonista degli incontri, fino a 30 anni fa quando
Mimmo Aglì, animatore della banda,
propose al Gruppo di Santa Margherita, una «polenta».
«Avevamo due pentoloni da 50 litri e i
relativi fuochi – ricorda Gino Roland,
da anni anima del gruppo -: alla richiesta di Mimmo rispondemmo con entusiasmo. Caricammo tutti gli ingredienti
sul pullman che ci portava in Francia:

34

fréquentes rencontres (au moins deux
fois par an).
De nombreuses activités sportives ont
été au centre des rencontres organisées dans le cadre de ce jumelage :
des sports comme le tennis et la pétanque ont vu des tournois formidables, sans oublier encore une fois le
hockey, où la Valpe avait disputé un
match contre une sélection française
portant justement l’emblème de Guillestre.
Cependant, pendant de nombreuses
années, le protagoniste des rencontres fut la fanfare de Torre Pellice; et
ce jusqu’il y a 30 ans, lorsque
Mimmo Aglì, animateur de la
fanfare, proposa une polenta
au groupe de Santa Margherita.
« Nous avions deux grosses
casseroles de 50 litres et des
gazinières – se rappelle Gino
Roland, une des âmes du
groupe depuis longtemps :
nous avons répondu avec enthousiasme à la proposition de
Mimmo. Nous avons embarqué tous les ingrédients sur le
bus qui nous amenait en
France : 11 kg de farine pour
polenta, la saucisse, la viande,
et même les assiettes et les
verres. Au final nous avons distribué 200 portions de polenta
dans la salle polyvalente de
Guillestre. Les français ont
énormément apprécié la polenta, à tel point que certaines
années nous sommes arrivés

�11 kg di farina per paiolo, la salsiccia,
la carne e pure piatti e bicchieri. Nel
salone polivalente di Guillestre alla
fine distribuimmo 200 porzioni di polenta. I francesi apprezzarono molto la
polenta, al punto che in alcuni anni
siamo arrivati a 450 porzioni, ma soprattutto scoprimmo un gruppo di
amici che magari non avremmo nemmeno immaginato qui in Italia».
Uno dei primi gemellaggi italiani, un
rapporto che nel 2014 festeggia i 60
anni; con due incontri, uno in primavera e l’altro in autunno; ed è proprio
in quest’occasione che continua la tradizione della polentata. Senza perdere
una visita nei dintorni o nella locale e
tradizionale fiera di San Luca. E se lo
sport principale forse ha riguardato
quello masticatorio, anche partecipando alla corsa campestre organizzata in occasione della fiera. Del resto
il Gruppo Amici Santa Margherita
(G.A.S.M.) nasce proprio intorno alla
passione per le corse in montagna...

jusqu’à 450 portions, mais surtout
nous avons découvert un groupe
d’amis que nous n’aurions peut-être
jamais imaginé ici en Italie ».
Un des premiers jumelages en Italie,
un lien qui fête ses 60 ans en 2014
avec deux rencontres, une au printemps et une en automne. C’est justement en cette occasion qu’a continué
la tradition de la polenta, sans oublier
une visite aux alentours et à la traditionnelle foire locale de St Luc. Même
si la mastication était le sport principal,
certains ont aussi participé à la course
champêtre organisée à l’occasion de
la foire. Par ailleurs, le Gruppo Amici
Santa Margherita (GASM) est justement né autour de la passion pour les
courses en montagne…

35

�les chemins des vaudois
i percorsi dei valdesi
Nel 1685 il re Luigi XIV revoca l’editto di
Nantes e un clima di persecuzione pervade la Francia. Circa duecentomila
Ugonotti cercano allora rifugio nei territori protestanti in Europa e nel mondo.
Dal Delfinato, dove la Riforma è molto
diffusa, le partenze sono numerose
prima verso Ginevra, poi verso la Germania, paese in cui gli Ugonotti sono infine accolti e possono fondare delle
colonie. I Valdesi delle valli del Piemonte
che aderiscono alla Riforma, costretti a
esiliare, seguono le stesse strade, ma il
desiderio di tornare, nelle proprie valli e
rioccupare le proprie case sono più forti;
è così che nel 1689 i Valdesi esiliati saranno protagonisti di un avventuroso
cammino di ritorno, affrontando le
truppe francesi e savoiarde e rientrando
nelle terre d’origine. L’epica marcia, il
Glorioso Rimpatrio, rappresenta una
delle pagine più importanti e significative
della storia della Comunità Valdese italiana.
È così che da qualche anno sono stati
riscoperti, prima la strada del Rimpatrio
e più recentemente quelle dell’esilio.
Centro culturale valdese di Torre Pellice,
Gal Escartons e Valli Valdesi, Comuni
della zona coinvolta hanno definito e segnalato questi itinerari proponendoli
come vere e proprie occasione di trek-

36

En 1685, le roi Louis XIV révoque l’édit de
Nantes et un climat de persécution envahi
la France. Environ deux-cent mille huguenots cherchent alors refuge dans les territoires prostestants en Europe et dans le
monde. Les départs sont nombreux depuis
le Dauphiné, où la Réforme est très diffuse,
d’abord vers Genève, ensuite vers l’Allemagne, pays où les huguenots seront finalement accueillis et fonderont des
communautés. Les vaudois des vallées du
Piémont qui adhèrent à la Réforme, contraints à exiler, suivent les mêmes chemins,
mais le désir de retourner dans leurs vallées
et d’habiter à nouveau leurs maisons est
plus fort; c’est ainsi qu’en 1689 les vaudois
exilés seront les protagonistes d’un chemin
de retour aventureux, affrontant les troupes
françaises et savoyardes pour retourner
dans leurs terres d’origine. Cette marche
épique, la Glorieuse Rentrée, représente
une des pages les plus importantes et significatives de l’histoire de la communauté vaudoise italienne.
C’est ainsi que, depuis quelques années, la
route du Rentrée fut redécouverte, ainsi que
les chemins de l’exil, plus récemment. Le
Centre culturel vaudois de Torre Pellice, le
Gal Escartons e Valli Valdesi et les communes de la zone concernée ont défini et signalés ces itinéraires en les proposant
comme de véritables occasions de randon-

�king alla riscoperta di una pagina si storia davvero unica.
«Le strade degli Ugonotti e dei Valdesi»
è in ogni caso un progetto di cooperazione internazionale nato per valorizzare
i territori interessati dalla storia delle persecuzioni religiose del XVII secolo. Riunisce alcuni partner istituzionali e privati
in Svizzera, in Italia, in Germania e in
Francia.
In ogni paese le strutture nazionali coinvolgono altri partner del progetto (comuni, collettività,
parchi naturali regionali, parrocchie,
musei, associazioni, operatori turistici, etc.).
Un percorso di
1800 chilometri
L’itinerario escursionistico,
permette di scoprire
l’eredità culturale
degli esiliati e la
loro storia economica e sociale, ma
conduce anche a
scoprire bellezze
naturali e paesaggistiche, offrendo
molteplici possibilità per passeggiate culturali e
gastronomiche.
L’itinerario, che nel
tratto
francese
parte da Pöet

née, à la découverte d’une page d’histoire
vraiment unique.
“Les chemins des huguenots et des vaudois” est en tous cas un projet de coopération internationale né pour mettre en valeur
les territoires concernés par l’histoire des
persécutions religieuses du XVIIème siècle.
Il réunit des partenaires institutionels et privés en Suisse, en Italie, en Allemagne et en
France.
Dans chaque pays, les structures nationales
impliquent d’autres partenaires du projet
(communes, collectivités, parcs naturels régionaux,
paroisses, musées,
associations, opérateurs touristiques
etc.).
Un parcours de
1800 kilomètres
L’itinéraire de la randonnée permet de
découvrir l’héritage
culturel des exilés,
ainsi que leur histoire économique
et sociale, mais
porte également à
découvrir des beautés de la nature
et des paysages offrants de nombreuses possibilités de
promenades culturelles et gastronomiques.
L’itinéraire, dont la

37

�Laval nella Drôme, e si congiunge a Ginevra con l’itinerario seguito dagli esiliati
piemontesi, attraversa la Svizzera, il
Baden-Württemberg e l’Hesse fino a
Bad Karlshafen. In Germania l’itinerario
attraversa numerosi insediamenti Ugonotti e Valdesi.
Lo sviluppo complessivo dell’itinerario da
sud a nord è di circa 1800 km e prevede
inoltre da Ginevra a Bobbio Pellice un itinerario di «ritorno», il Glorioso Rimpatrio,
sul tracciato seguito dai Valdesi nella loro
epica marcia di rientro nelle valli piemontesi.
Attività attuali
Il lavoro dei partner ha permesso di allestire quasi interamente il percorso, pubblicizzarlo, organizzare eventi, realizzare
uno studio di marketing e una carta di
qualità dell’accoglienza che dovrà caratterizzate l’offerta turistica collegata all’itinerario. Le proposte di utilizzo del
percorso vanno ormai dal classico trekking alla bici o mountain bike; e forse,
domani, anche un suggestivo «trail» attraverso questo tratto alpino.
Le attività organizzate, la valenza storico
culturale dell’itinerario hanno portato alla
consegna ufficiale da parte del Consiglio
d’Europa del riconoscimento di «itinerario culturale europeo» al percorso «Le
strade degli ugonotti e dei valdesi.
Per informazioni potete contattare:
www.fondazionevaldese.org, tel. 0121932179; www.lestradedeivaldesi.it;
A.T.L. Turismo Torino e Provincia, sede
di Pinerolo, tel. 0121-795589.

38

portion française part de Poet Laval dans la
Drôme et rejoint Genève avec l’itinéraire
suivi par les exilés piémontais, traverse la
Suisse, le Bade-Würtemberg et la Hesse,
jusqu’à Bad Karlshafen. En Allemagne, l’itinéraire traverse de nombreux villages huguenots et vaudois. La longueur totale du
parcours, du sud au nord, est d’environ 1800
km et prévoit également un parcours de
“Rentrée” de Genève à Bobbio Pellice, la
Glorieuse Rentrée, sur le tracé suivi par les
vaudois dans leur épopée de retour dans les
vallées piémontaises.
Activités actuelles
Le travail des partenaires a permis de mettre
en place la quasi totalité du parcours, de le
promouvoir, d’organiser des événements,
de réaliser une étude marketing et une carte
de la qualité de l’accueil qui devra définir l’offre touristique liée à l’initnéraire. Les propositions d’utilisation du parcours vont
désormais de la randonnée classique au
vélo ou au VTT; et prochainement cette portion alpine inclura peut-être également un
“trail” évocateur.
Les activités organisées et la valeur storicoculturelle de l’itinéraire ont porté au décernement officiel de la part du Conseil de
l’Europe de la reconnaissance comme “itinéraire culturel européen” pour le parcours
“Les chemins des huguenots et des vaudois”.
Pour plus d’informations contacter:
www.fondazionevaldese.org, tel. +39 0121932179; www.lestradedeivaldesi.it;
A.T.L. Turismo Torino e Provincia, sede di Pinerolo, tel. +39 0121-795589.

�SOMMAIRE-INDICE
Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
Introduzione. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
Hockey d’antan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
Hockey d’altri tempi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
Jouer et travailler en france . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
Giocare e lavorare in francia . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
Du français à la patinoire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
In pista parlando francese . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
Guides français pour montagnes italiennes . . . . . . . . . . . . . . . . pag
Guide francesi per montagne italiane . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
Au jervis on parle français! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
Al Jervis si parla francese!. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
Travailler au delà des alpes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
Lavorare al di là delle alpi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
Les sports d’eau dans les vallées olympiques . . . . . . . . . . . . . . pag
Gli sport fluviali nelle Valli Olimpiche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
Prali, berceau du freeride . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
Prali, culla del freeride . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
Jumelages et polenta . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
Gemellaggi e polentate . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
Les chemins des vaudois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag
I percorsi dei valdesi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . pag

2
2
7
7
9
9
13
13
16
16
20
20
23
23
27
27
30
30
33
33
36
36

Ricerca condotta nel 2014

Credit photo - Crediti foto -: Alberto Delleani (pag 2-3); Matthieu Riegler (pag
13); Francesco Salvato (pag 27-28); www.pralymania.com (pag 30);
Nuova13Laghi (pag 32); G.a.s.m. (pag 35).

Progetto a cura della Fondazione Centro Culturale Valdese, su incarico della
Comunità Montana del Pinerolese.

39

�GLI SPORTELLI LINGUISTICI
Lo Stato italiano garantisce alle lingue minoritarie storiche la tutela linguistica, in
attuazione della Legge 482/99 «Norme in materia di tutela delle minoranze linguistiche storiche».
La maggior parte dei finanziamenti è destinata ogni anno alle attività degli Sportelli Linguistici a disposizione di Comuni, Enti, Associazioni e cittadini per collaborare nelle azioni di tutela e promozione delle minoranze linguistiche storiche e
della cultura a esse legata. Gli Sportelli Linguistici svolgono attività di valorizzazione, promozione e tutela delle lingue minoritarie.
Gli Sportelli Linguistici raccordano, inoltre, gli interventi pensati a livello nazionale
e regionale con le attività sui singoli territori, coordinando e dando impulso alle
azioni trasversali a diversi ambiti e settori gestite delle associazioni culturali locali
e assicurando assistenza e consulenza agli enti locali in merito all'attuazione delle
norme in materia di salvaguardia e promozione delle minoranze linguistiche presenti sul territorio.
Nel Pinerolese le due lingue tutelate ai sensi della Legge 482/99, sono il Francese
e l’Occitano; per entrambi questi idiomi sono attivi diversi Sportelli Linguistici:
SPORTELLI LINGUISTICI DI COORDINAMENTO, gestiti direttamente dalla Comunità Montana del Pinerolese, attivi a Torre Pellice e a Perosa Argentina, attuano strategie di indirizzo, predispongono i progetti e le richieste di
finanziamento, gestiscono i contatti con Regione Piemonte e Ministero dell’Interno e coordinano le attività delle associazioni culturali locali.
SPORTELLI LINGUISTICI DECENTRATI, gestiti dalle varie associazioni culturali
locali, svolgono diverse attività fornendo consulenza e traduzioni a enti, istituzioni
e privati cittadini. Ogni associazione culturale ha competenza su una determinata
area geografica.
PER INFO: Comunità Montana del Pinerolese
Sede Torre Pellice - C.so Lombardini, 2 - Tel. 0121-802597
Sede Perosa Argentina - via Roma, 22 - Tel. 0121-802513
francese@sportellolinguisticopinerolese.it
occitano@sportellolinguisticopinerolese.it
info@sportellolinguisticopinerolese.it

Progetto a cura della Fondazione Centro Culturale Valdese, su incarico della
Comunità Montana del Pinerolese.

�</text>
                  </elementText>
                </elementTextContainer>
              </element>
            </elementContainer>
          </elementSet>
        </elementSetContainer>
      </file>
    </fileContainer>
    <collection collectionId="1">
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="1">
          <name>Dublin Core</name>
          <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
          <elementContainer>
            <element elementId="50">
              <name>Title</name>
              <description>A name given to the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="2">
                  <text>Attività culturali</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="41">
              <name>Description</name>
              <description>An account of the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="3">
                  <text>Le Attività Culturali di promozione linguistica si propongono l’obiettivo principale di valorizzare e diffondere in maniera efficace studi, materiali e ricerche circa la minoranza linguistica storica, ma anche quello di proporre attività e azioni di diverso genere rivolte sia alla popolazione locale, per riappropriarsi della propria cultura linguistica e della propria identità, con un occhio attento alle nuove generazioni, sia a quella turistica, per poter meglio comprendere la storia dei luoghi che sta visitando.</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </collection>
    <itemType itemTypeId="6">
      <name>Still Image</name>
      <description>A static visual representation. Examples include paintings, drawings, graphic designs, plans and maps. Recommended best practice is to assign the type Text to images of textual materials.</description>
    </itemType>
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1617">
                <text>Le français et le sport - Opuscolo</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="39">
            <name>Creator</name>
            <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1618">
                <text>Fondazione Centro Culturale Valdese</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1619">
                <text>Opuscolo sui legami sportivi transfrontalieri</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="40">
            <name>Date</name>
            <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1620">
                <text>2015</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="49">
            <name>Subject</name>
            <description>The topic of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1621">
                <text>Sport</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="44">
            <name>Language</name>
            <description>A language of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1622">
                <text>Italiano</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="1623">
                <text>Francese</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
    <tagContainer>
      <tag tagId="9">
        <name>storia del territorio</name>
      </tag>
    </tagContainer>
  </item>
  <item itemId="212" public="1" featured="0">
    <fileContainer>
      <file fileId="210">
        <src>https://mail.archivio.reclaim.hosting/files/original/ca5d6465880afa95e8c79a6d444b4b2a.pdf</src>
        <authentication>cc5da361b17bb64923722a6011ee1c8c</authentication>
        <elementSetContainer>
          <elementSet elementSetId="4">
            <name>PDF Text</name>
            <description/>
            <elementContainer>
              <element elementId="57">
                <name>Text</name>
                <description/>
                <elementTextContainer>
                  <elementText elementTextId="1609">
                    <text>DAPHNÉ L’ARAIGNÉE
http://www.e-stoires.net/daphne/daphne0.html
Il était une fois une araignée
Qui était née dans un grenier.
Ses amis, Dorothée la poupée
L’ours Barnabé et Olivier
Le robot télécommandé
L’appelaient tous
Daphné l’araignée
Elle était toujours
Très occupée
Tout au long de l’année
En été, elle était moins agitée
Car la température était trop élevée.
Mais quand venait l’automne
Ils aimaient tous se déguiser
Son vêtement préféré
était bien sur la robe de mariée.
Même si elle n’avait jamais trouvé
Le deuxième soulier coordonné
En hiver, Daphné l’araignée
Aurait aimé aller skier
Alors elle rêvait de montagnes enneigées
Et de folles randonnées
Mais le printemps restait sa saison préférée
Car les pommiers et les poiriers
Se paraient de fleurs colorées et parfumées.
Un beau jour, tous ses amis s’étaient rassemblés
en secret
car il voulaient fêter la première années
de Daphné dans le grenier.
Chacun avait fabriqué de quoi décorer
L’espace tout entier.
La fête pouvait maintenant commercer.
Daphné toute étonnée
Etait surtout excitée
A l’idée de partager encore des longue années
Une si belle amitié.

DAPHNÉ LA RAGNETTA
C’era una volta una ragnetta
Che era nata in una soffitta
I suoi amici, Dorothée la bambola
L’orso Barnabé e Olivier
Il robot telecomandato,
la chiamavano tutti
Daphné la ragnetta
Lei era sempre
molto occupata
Durante tutto l’anno.
In estate, era un po’ meno agitata
Perché la temperatura era troppo elevata
Ma quando veniva l’autunno
Tutti loro amavano provare degli abiti
Il suo vestito preferito
Era sempre il vestito da sposa
Anche se non aveva mai trovato
La seconda scarpa coordinata.
In inverno, a Daphné la ragnetta
Sarebbe piaciuto andare a sciare
Quindi lei sognava montagne innevate
E folli passeggiate
Ma la primavera rimaneva la sua stagione
preferita
Poiché i meli e i peri si riempivano di fiori
colorati e profumati.
Un bel giorno, tutti i suoi amici
Si riunirono in segreto
Perché volevano festeggiare il primo anno
Di Daphné nela soffitta.
Ognuno aveva pensato a come decorare
Tutti gli spazi.
La festa poteva allora cominciare.
Daphné era molto sorpresa
E soprattutto eccitata
All’idea di condividere ancora lunghi anni
Con dei così belli amici.

�“Daphné et les saisons”
Nella favola si legge che la piccola protagonista svolge diverse attività a seconda delle
stagioni: riposo con il caldo dell’estate, prove di vestiti durante l’autunno, sciate in
inverno e osservazione dei fiori colorati in primavera. Ma chissà che attività stava
svolgendo mentre siamo nati noi?! Bhè, per saperlo, bisogna sapere che stagione era!
L’attività consiste nel fornire ad ogni bambino l’albero delle stagioni di Daphné (disegno
nella pagina seguente) ed aiutarlo a compilare in francese il mese del suo compleanno,
facendo notare in che stagione cade.
Successivamente l’albero e le varie scritte possono essere colorate con colori che
ricordino come si presenta la natura in quella stagione: bianco e azzurro per il freddo
inverno, rosso ed arancione per l’estate, verde per la primavera e marrone per l’autunno.

��“la Ragnatela di lettere”
Da buon ragno, Julie ha imparato anche a fare le ragnatele: però questa volta ha
ingarbugliato al suo interno anche le lettere che compongono alcune delle parole che
raccontano la sua storia.
Aiuta Daphné a rimettere a posto le parole e a capirne il significato!
L’attività consiste nel fornire ad ogni bambino (o gruppo di bambini) la ragnatela di
lettere che trovate qui di seguito: vince il bambino o il gruppo che per primo riesce a
trovare tutte le traduzioni e tutte le parole nella ragnatela.

��</text>
                  </elementText>
                </elementTextContainer>
              </element>
            </elementContainer>
          </elementSet>
        </elementSetContainer>
      </file>
    </fileContainer>
    <collection collectionId="1">
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="1">
          <name>Dublin Core</name>
          <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
          <elementContainer>
            <element elementId="50">
              <name>Title</name>
              <description>A name given to the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="2">
                  <text>Attività culturali</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="41">
              <name>Description</name>
              <description>An account of the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="3">
                  <text>Le Attività Culturali di promozione linguistica si propongono l’obiettivo principale di valorizzare e diffondere in maniera efficace studi, materiali e ricerche circa la minoranza linguistica storica, ma anche quello di proporre attività e azioni di diverso genere rivolte sia alla popolazione locale, per riappropriarsi della propria cultura linguistica e della propria identità, con un occhio attento alle nuove generazioni, sia a quella turistica, per poter meglio comprendere la storia dei luoghi che sta visitando.</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </collection>
    <itemType itemTypeId="1">
      <name>Text</name>
      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
    </itemType>
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1610">
                <text>Daphné et les saisons - Materiale didattico</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1611">
                <text>Schede di attività per bambini di circa 5-8 anni</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="40">
            <name>Date</name>
            <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1612">
                <text>2013</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="49">
            <name>Subject</name>
            <description>The topic of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1613">
                <text>Poesia</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="1758">
                <text>Attività didattica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="44">
            <name>Language</name>
            <description>A language of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1614">
                <text>Italiano</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="1615">
                <text>Francese</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="39">
            <name>Creator</name>
            <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1757">
                <text>Unione Montana del Pinerolese</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </item>
  <item itemId="211" public="1" featured="0">
    <fileContainer>
      <file fileId="209">
        <src>https://mail.archivio.reclaim.hosting/files/original/3e97b630bbd2037176654c8e57e5b4d4.pdf</src>
        <authentication>8b552d623ff5c9f0c7f4fb019c3e44e3</authentication>
        <elementSetContainer>
          <elementSet elementSetId="4">
            <name>PDF Text</name>
            <description/>
            <elementContainer>
              <element elementId="57">
                <name>Text</name>
                <description/>
                <elementTextContainer>
                  <elementText elementTextId="1602">
                    <text>GASTON LE GRILLON

GASTON IL GRILLO

http://www.e-stoires.net/Gaston/Gastoncouv.htm

Il était une fois
un drôle de grillon
qui s’appellait Gaston.
On le reconnaissant en toute saison
car il portait toujours
un noed-papillon.
Mais il était en retard
à toute occasion.
Cette année pourtant,
il serait au réveillon
car c’est lui qui organisait
la réception.
Gaston commença par mettre
des réveils dans toute la maison.
De la chambre au salon,
on entendait « Tic – Tac » sur tous le tons.
Puis il rédigera le menu au brouillon
avant de l’écrire au crayon
sur un joli carton :
Bouillon des champignons
Saumons sur croûtons
Melon aux brugnons
Et bon-bons à profusion.
Notre ami le grillon
fit bien attention
aux temps de cuisson
mais frôla l’indigestion
pour avoir goûte à tout
sans moderation !
Il ne restait que quelques heures
avant l’arrivée des ses compagnons
Lorsque sonna
le douzième coup de carillon
ils trinquèrent tous à la santé
de Gaston le grillon
Et dans un tourbillons de couleurs
volèrent les cotillons !

C’era una volta
uno strano grillo
che si chiamava Gaston.
Lo si riconosceva in tutte le stagioni
poichè portava sempre
un farfallino annodato
Ma era in ritardo
in tutte le occasioni
Tuttavia quest’anno
al veglione di capodanno ci sarebbe stato
visto che era lui che organizzava
il ricevimento.
Gaston cominciò mettendo
delle sveglie in tutta la casa.
dalla camera al salone,
si sentiva « Tic – Tac » in tutti i toni.
Poi redigerà il menu in brutta copia
prima di scriverlo con la matita
su un bel cartoncino :
Brodo di champignons
Salmone con crostini
Melone con nettarine
e bon-bons in abbondanza.
Il nostro amico grillo
fece molta attenzione
ai tempi di cottura
ma sfiorò l’indigestione
per aver assaggiato tutto
senza moderazione!
Non gli rimaneva che qualche ora
prima dell’arrivo dei suoi compagni
Quando suonò
il dodicesimo
colpo di
campana
tutti loro
bevvero alla
salute
di Gaston il grillo
E in un turbinare
di colori
volarono i
cotillons !

�“I colori del Papillon di Gaston”
Il nostro amico Gaston è un grillo piuttosto elegante e, dopo terminato i preparativi per
la festa di fine anno, presta particolare attenzione a come vestirsi. Come si legge nel
testo, Gaston ha la particolare abitudine di indossare un “noed-papillon”.
L’attività consiste nell’appendere in classe un cartellone che ritragga Gaston (utilizzare
l’immagine delle pagine seguenti che può essere stampata ed ingrandita a seconda delle
proprie esigenze) e distribuire ad ogni bambino una immagine del “papillon” da colorare
a seconda delle indicazioni riportate a fianco (le immagini sono riportate nelle pagine
seguenti).
Una volta colorato, il papillon viene ritagliato e si prosegue suddividendo i bambini in
due squadre in modo che ogni squadra abbia un solo bambino in possesso di un
accoppiamento di colori particolare. Segue una specie di “gioco del fazzoletto” in cui
l’educatore chiama a turno ogni accoppiamento di colore e il bambino che ne è in
possesso deve correre ad attaccarlo al collo di Gaston.
Vince la squadra che indovina più accoppiamenti nel minor tempo possibile.
In seguito si può coinvolgere tutto il gruppo a leggere in coro la frase “Le papillon de
Gaston est …” in modo da agevolare la memorizzazione dei nomi dei colori.

�����������“La lista della Spesa di Gaston”
Il grillo Gaston per redigere il suo impegnativo menu ha bisogno di una lista della spesa
piuttosto corposa, ma c’è un problema: la lista è redatta esclusivamente in lingua
francese.
Il gruppo di bambini deve aiutarlo a capire a cosa si riferiscono i vari ingredienti elencati
nella lista della spesa. Viene preparato un cartellone con le immagini di frutta, verdura,
alimenti vari, etc e tanti bigliettini quanti sono gli alimenti.
I bambini, vengono divisi in squadre, e ognuno di loro a turno pesca un bigliettino, ne
legge il contenuto e prova (aiutato dai suggerimenti della sua squadra) ad individuare a
quale ingrediente fa riferimento e attacca il bigliettino vicino al disegno corrispondente.
Al termine dell’attività sul cartellone ci sarà un bigliettino vicino ad ogni ingrediente e i
bambini potranno ricopiare su un quaderno la parola francese e la relativa traduzione,
oltre che esercitarsi nella pronuncia.

�</text>
                  </elementText>
                </elementTextContainer>
              </element>
            </elementContainer>
          </elementSet>
        </elementSetContainer>
      </file>
    </fileContainer>
    <collection collectionId="1">
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="1">
          <name>Dublin Core</name>
          <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
          <elementContainer>
            <element elementId="50">
              <name>Title</name>
              <description>A name given to the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="2">
                  <text>Attività culturali</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="41">
              <name>Description</name>
              <description>An account of the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="3">
                  <text>Le Attività Culturali di promozione linguistica si propongono l’obiettivo principale di valorizzare e diffondere in maniera efficace studi, materiali e ricerche circa la minoranza linguistica storica, ma anche quello di proporre attività e azioni di diverso genere rivolte sia alla popolazione locale, per riappropriarsi della propria cultura linguistica e della propria identità, con un occhio attento alle nuove generazioni, sia a quella turistica, per poter meglio comprendere la storia dei luoghi che sta visitando.</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </collection>
    <itemType itemTypeId="1">
      <name>Text</name>
      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
    </itemType>
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1603">
                <text>I colori del Papillon di Gaston - Materiale didattico</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1604">
                <text>Schede di attività per bambini di circa 5-8 anni</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="40">
            <name>Date</name>
            <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1605">
                <text>2013</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="49">
            <name>Subject</name>
            <description>The topic of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1606">
                <text>Attività didattica</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="1756">
                <text>Poesia</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="44">
            <name>Language</name>
            <description>A language of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1607">
                <text>Italiano</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="1608">
                <text>Francese</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="39">
            <name>Creator</name>
            <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1755">
                <text>Unione Montana del Pinerolese</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </item>
  <item itemId="210" public="1" featured="0">
    <fileContainer>
      <file fileId="208">
        <src>https://mail.archivio.reclaim.hosting/files/original/7a78bccc105a35ff0b81394a2ca38634.pdf</src>
        <authentication>dbfd0ff1b81e796fa8894703ca87d22b</authentication>
        <elementSetContainer>
          <elementSet elementSetId="4">
            <name>PDF Text</name>
            <description/>
            <elementContainer>
              <element elementId="57">
                <name>Text</name>
                <description/>
                <elementTextContainer>
                  <elementText elementTextId="1595">
                    <text>Julie l’Otarie

JULIE L’OTARIA

http://www.e-stoires.net/Julie2/juliecouv.htm

Il était une fois
Une jolie petite otarie
Elle s’appelait Julie.

C’era una volta
Un’otaria piccola e carina
che si chiamava Julie.

Un lundi midi,
elle fit un pari avec ses amis:
elle quitterait Woippy
pour aller en Italie !

Un lunedì a mezzogiorno
Fece una scommessa con i suoi amici:
avrebbe lasciato Woippy
per andare in Italia!

Ni le soleil, ni la pluie
N’arrêterait Julie l’otarie.
Mais mardi a minuit
Elle n’était encore qu’à Nancy.

Né il sole, né la pioggia
Avrebbero fermato Julie l’otaria.
Ma martedì a mezzanotte
Era soltanto a Nancy.

« Passes par l’Australie,
c’est un raccourci »
lui dit Emilie la pie.
« Que neni » renchérit Sophie la fourmi,
« C’est bien plus court par le Chili ».

“Passa per l’Australia,
è una scorciatoia”
le dice Emilie la gazza.
“Non è vero” rincara Sophie la formica
“è molto più corto per il Cile”.

Mercredi, jeudi
poursuivant son circuit
Julie voyait la route
S’étendre à l’infini.

Mercoledì, giovedì
Seguendo il suo percorso
Julie vedeva la sua strada
Estendersi all’infinito.

Vendredi, Julie croisa
Paul le rossignol qui devint son ami
Elle lui racconta sa vie et lui dit
Qu’elle allait perdre son pari
Et ne plus jamais oser
Rentrer au pays.

Venerdì, Julie incrociò
Paul l’usignolo che diventa suo amico
Lei gli raccontò la sua vita e gli disse
Che avrebbe perso la sua scommessa
E non avrebbe più osato
Ritornare al suo paese.

Alors Paul tout attendri
Fit un tour de magie
Abricadabril et voilà notre Julie
Au fin fond l’Italie !

Allora Paul, tutto commosso
Fece un incantesimo
Abricadabril ed ecco la nostra Julie
Alla fine trova l’Italia!

Samedi à minuit, Julie l’otarie
était de retour à Woippy.
« Tu n’as pas eu le temps
d’aller en Italie »
crièrent ses amis
« Bien sûr que si,
je vous ai même ramené des spaghettis ! »
Mais pour le dessert,
rien ne vaut les fraises de Woippy !
La foule applaudit
Julie l’otarie avait réussi
son pari !

Sabato a mezzanotte, Julie l’otarie
Era di ritorno a Woippy.
“Non hai avuto il tempo
di andare in Italia”
si lamentavano i suoi amici.
“Certo che sì,
vi ho anche portato degli spaghetti!”
Ma per il dessert,
non c’è niente che valga le fragole di Woippy!
La folla applaudì
Julie l’otaria che aveva vinto la sua scommessa!

�“Le voyage de Julie”
La piccola Julie per compiere il suo viaggio, anche a causa dei consigli poco assennati dei
suoi amici, attraversa numerosi ambienti: dall’alta montagna del continente
nordamericano, agli abissi dell’Oceano Pacifico: per fortuna che si era portata tanti
vestiti nel suo baule da viaggio!
L’attività consiste nel fornire ad ogni bambino (o gruppo di bambini) la carta del
planisfero con evidenziato il percorso di Julie (utilizzare l’immagine delle pagine seguenti
che può essere stampata ed ingrandita a seconda delle proprie esigenze) e l’immagine di
Julie con il contenuto del suo baule da viaggio (le immagini sono riportate nelle pagine
seguenti e può essere personalizzata scrivendo i nomi dei capi di abbigliamento oppure il
colore con cui essi devono essere colorati).
Una volta colorati e ritagliati i vestiti e memorizzati i loro nomi, ogni bambino viene
invitato a ragionare su quale abito sia maggiormente indicato per attraversare ognuno
degli ambienti riportati nella carta. Ogni vestito può “essere indossato” da Julie grazie ai
fermagli appositi.

���“La Francofonia: il francese oltre la Francia”
Come si è visto, il viaggio di Julie si estende a tutto il mondo, ma per fortuna
attraversando i diversi continenti, la nostra piccola otaria ha potuto esprimersi in molte
occasioni nella sua lingua madre: il Francese.
Il tema del viaggio appare particolarmente adatto per spiegare ai bambini il tema della
Francofonia e il concetto di poter utilizzare una stessa lingua in diverse parti del mondo e
con persone di diversa etnia.
Ad ogni bambino viene distribuito il mappamondo della francofonia (vedi miniatura
seguente e immagine sul blog) in cui ogni paese francofono viene rappresentato da una
figura umana con specifiche caratteristiche “etniche”. Successivamente si legge in classe
la parte testuale che fornisce una breve definizione della “francofonia” e fornisce gli
esempi del Canada e dell’Africa.
Al termine dell’attività si richiede alla classe, suddivisa in gruppi, di elaborare un “logo” o
un “simbolo” che rappresenti la “francofonia nel mondo”.

��</text>
                  </elementText>
                </elementTextContainer>
              </element>
            </elementContainer>
          </elementSet>
        </elementSetContainer>
      </file>
    </fileContainer>
    <collection collectionId="1">
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="1">
          <name>Dublin Core</name>
          <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
          <elementContainer>
            <element elementId="50">
              <name>Title</name>
              <description>A name given to the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="2">
                  <text>Attività culturali</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="41">
              <name>Description</name>
              <description>An account of the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="3">
                  <text>Le Attività Culturali di promozione linguistica si propongono l’obiettivo principale di valorizzare e diffondere in maniera efficace studi, materiali e ricerche circa la minoranza linguistica storica, ma anche quello di proporre attività e azioni di diverso genere rivolte sia alla popolazione locale, per riappropriarsi della propria cultura linguistica e della propria identità, con un occhio attento alle nuove generazioni, sia a quella turistica, per poter meglio comprendere la storia dei luoghi che sta visitando.</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </collection>
    <itemType itemTypeId="1">
      <name>Text</name>
      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
    </itemType>
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1596">
                <text>Le voyage de Julie - Materiale didattico per bambini</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1597">
                <text>Schede di attività per bambini di circa 5-8 anni</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="40">
            <name>Date</name>
            <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1598">
                <text>2013</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="49">
            <name>Subject</name>
            <description>The topic of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1599">
                <text>Poesia</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="1754">
                <text>Attività didattica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="44">
            <name>Language</name>
            <description>A language of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1600">
                <text>Italiano</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="1601">
                <text>Francese</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="39">
            <name>Creator</name>
            <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1753">
                <text>Unione Montana del Pinerolese</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </item>
  <item itemId="209" public="1" featured="0">
    <fileContainer>
      <file fileId="207">
        <src>https://mail.archivio.reclaim.hosting/files/original/d063482d2eb0ff7537774f3a9587c7f5.pdf</src>
        <authentication>4be8afe18faecdef0e049801b5587da0</authentication>
        <elementSetContainer>
          <elementSet elementSetId="4">
            <name>PDF Text</name>
            <description/>
            <elementContainer>
              <element elementId="57">
                <name>Text</name>
                <description/>
                <elementTextContainer>
                  <elementText elementTextId="1587">
                    <text>Parole chiave – Mots-clé

Approfondimento linguistico sulla mostra "Un certain sourire"
All’interno della mostra si troveranno delle parole, per lo più semplici e conosciute, ma
anche divertenti e desuete, classiche o moderne seriose o bizzarre.
In questa scheda è presente un piccolo glossario, le parole che lo compongono non sono
che piccoli “assaggi” di una lingua veicolo di una cultura straordinariamente ricca. Ci piace
pensare che, spinti da una qualche curiosità, vi avventurerete a vagabondare, tra le pagine di
un dizionario o a passeggiare tra le aiuole letterarie di questa nobile lingua nostra consorella.
Nonché minoranza linguistica storica per il nostro territorio tutelata dalla Legge 482/99.
Exposition (subst. fém.) Trad. it. = mostra, esposizione. Presentazione pubblica, per una durata di
tempo determinata e in un luogo preciso, di manufatti, opere d’arte, oggetti d’ambito diverso. Es.
Organiser, aller voir, visiter une exposition. Il termine exposition non può non ricordare l’esempio storico
delle expositions universelles o expositions internationales (talvolta chiamate per brevità expo), grandi
esposizioni pubbliche tenutesi in diverse città del mondo sin dalla metà del XIX secolo. Lo scopo
di tali grandi mostre è sempre stato di presentare a un ampio pubblico manufatti ed esempi della
cultura materiale prodotti dai diversi paesi del mondo. Non è un caso che tali esposizioni nascano in
piena rivoluzione industriale, perché costituiscono delle grandi vetrine per valorizzare i frutti dello
sviluppo e del progresso dei paesi partecipanti. Nei diversi padiglioni e spazi espositivi organizzati
ad hoc per questi grandi eventi, ciascun paese mette in mostra i propri compimenti tecnologici e
scientifici. La prima expo si tenne a Londra nel 1851 e fu in occasione dell’esposizione universale di
Parigi del 1889 che fu costruita la Tour Eiffel.

Comune di Torre Pellice

Comune di Perosa Argentina

Affiche (subst. fém.) Trad. it. = manifesto, poster. Testo o immagine stampata, dipinta, realizzata
a mano, generalmente su carta, che serve a fornire un’informazione di natura ufficiale pubblicitaria
a un grande pubblico. Es. Affiche pour la vente d’une maison; affiche publicitaire. Nel corso del XIX
secolo, il manifesto si consolida come strumento di comunicazione, ma diventa anche una vera
a propria forma d’arte a cui si applicano illustratori e artisti quali Alphonse Mucha, nell’Impero
austroungarico, o Toulouse-Lautrec, in Francia. Essi portano le stampe a raggiungere inedite vette
di creatività.
Affichette (subst. fém.) diminutivo di affiche. Trad. it. = manifestino. Es. Affichette de vitrine ;
dans l’étalage, l’affichette de vitrine est collée contre la vitrine. Generalmente, le parole che in francese
terminano per -ette, sono femminili, proprio come nel caso di affichette. Esistono però delle eccezioni,
per esempio squelette (scheletro), casse-noisette (schiaccianoci), quartette (quartetto) sono maschili.
Cliché (subst. masc.) Trad. it. = in ambito fotografico -&gt; scatto. In ambito tipografico -&gt; matrice
di stampa, superficie metallica in rilievo a partire dalla quale possono essere stampati diversi
esemplari di una fotografia, di un disegno, di un’incisione. Es. La reproduction dans la presse de dessins
et de photographies se fait au moyen de clichés typographiques. Per analogia con il processo di stampa, che
permette di riprodurre molti esemplari sempre uguali di una stessa immagine, la parola cliché ha
assunto nel corso del tempo anche il senso di frase fatta, di espressione divenuta banale a furia di
ripetizioni. Il cliché è dunque anche l’idea poco originale espressa in termini stereotipati. Va notato
che anche la parola stereotipo /stéréotype, come cliché, ha origine in ambito fotografico e tipografico.
Anche stereotipo, come il suo sinonimo cliché, indica la lastra metallica su cui vengono incisi i segni
da stampare. Nel 1973, lo scrittore Roland Barthes definisce in questo modo lo stereotipo: « Le
stéréotype, c’est le motrépété, hors de toute magie, de tout enthousiasme, comme s’il était naturel,
comme si par miracle ce mot qui revientétait à chaque fois adéquat pour des raisons différentes,
comme si imiter pouvait ne plus être senti comme une imitation: mot sans-gêne, qui prétend à
la consistance et ignore sa propre insistance » (Roland Barthes, Le Plaisir du texte, 1973, p.69) -&gt;
IT: «Lo stereotipo è la parola ripetuta, al di fuori di ogni magia, di ogni entusiasmo, come se fosse
naturale, come se per miracolo questa parola che ritorna fosse ogni volta adeguata per
ragioni diverse, come se imitare non potesse essere più sentito come un’imitazione: parola
disinvolta, che ambisce alla consistenza e ignora la propria insistenza.»

MUSEO PARIGINO A ROMA

�Tirage (subst. masc.) Trad. it. = stampa, tiratura. L’azione di stampare, tirare, e il risultato di
tale azione. Es. Tirage sur papier glacé (stampa su carta patinata); tirage limité (tiratura limitata).
Sostantivo derivato dal verbo tirer a cui si aggiunge il suffisso -age per indicare un’azione o il risultato
di tale azione. La stessa struttura [verbo + -age] si trova in parole come nettoyage (da nettoyer -&gt;
pulizia); remplissage (da remplir -&gt; riempimento); rasage (da raser -&gt;rasatura); gaspillage (da gaspiller
-&gt; spreco); couchage (da coucher -&gt; l’atto di sdraiarsi, di dormire come nella parola sac de couchage cioè
sacco a pelo); maquillage (da maquiller -&gt;trucco).
Plateau (subst. masc.) Trad. it. = in ambito teatrale -&gt; palco. In ambito cinematografico -&gt; set.
Es. Photo de plateau, photographe de plateau = foto di scena, fotografo di scena. In televisione, il plateau
è la parte dello studio in cui si trova la scenografia e su cui si svolge la trasmissione. Per questo,
spesso, in apertura di un talk show, è comune sentire il presentatore o la presentatrice che salutano
il pubblico a casa dicendo: “Bievenue sur ce plateau!” (Benvenuti in trasmissione!).
Partition (subst. fém.) Trad. it = in ambito musicale -&gt; spartito. Quaderno, volumetto in cui
è stampata una composizione musicale. Es. Une partition d ’orgue, de piano; une partition d’opéra;
déchiffrer, lire une partition; suivre sur la partition; diriger avec, sans partition; composer, écrire une partition;
la partition de «Don Juan». In realtà, la parola partition indica l’atto di spartire, separare e solo in
senso lato l’oggetto che risulta dalla separazione o che raccoglie tutte le parti di cui si compone
un tutto. Lo spartito, infatti, è il volume in cui sono stampate tutte le parti di cui è fatta una
composizione musicale. La parola partition però, può essere utilizzata anche in altri ambiti, in tal
caso però non può essere tradotta in italiano con il lemma spartito. Prendiamo, per esempio, il caso
dell’ambito geografico-politico: in Francia, la parola partition è entrata a far parte del lessico politico
in modo particolare come prestito dall’inglese per indicare, dopo il 1947, l’operazione intrapresa
dai britannici di divisione del subcontinente indiano in India e Pakistan a seguito della concessione
dell’indipendenza all’India. In tal caso, dunque, partition si traduce con la parola divisione, spartizione
e non con la parola spartito.

Comune di Torre Pellice

Comune di Perosa Argentina

Visage (subst. masc.) Trad. it. = viso, faccia, volto. Es. tratto dalla poesia À celle qui est trop gaie (A
colei che è troppo gaia) di Charles Baudelaire (dalla raccolta Les fleurs du mal):
FR.
Ta tête, ton geste, ton air
Sont beaux comme un beau paysage ;
Le rire joue en ton visage
Comme un vent frais dans un ciel clair.

IT.
L’aria che hai, la tua testa, il tuo gesto,
son belli come è bello un paesaggio,
il riso gioca sul tuo viso
come in un cielo chiaro un vento fresco.

Questa è la prima quartina di una poesia che fu condannata per offesa alla pubblica morale soprattutto per il finale scandaloso e violento. In questa prima quartina, però, le lodi dell’amata sono
tenere e tradizionali, cosa rara per un poeta maledetto come Baudelaire che probabilmente utilizza
questi cliché poetici in modo ironico, per prendersi gioco del sentimentalismo.
Équin (adj.) Trad. it = equino, equina. Proprio ai cavalli. Es. pied équin (piede equino); virus d’origine
équine (virus di origine equina). Nel secondo libro de Le Metamorfosi, il poeta greco Ovidio gioca con
l’idea che un essere umano possa avere sembianze equine e racconta il mito della ninfa Ociroe che gli
dei trasformano in cavalla perché colpevole di aver rivelato il futuro agli esseri umani.

MUSEO PARIGINO A ROMA

Laboratorio linguistico promosso dallo sportello linguistico itinerante
dell’Unione Montana del Pinerolese gestito dall'Associazione Musicainsieme.

�</text>
                  </elementText>
                </elementTextContainer>
              </element>
            </elementContainer>
          </elementSet>
        </elementSetContainer>
      </file>
    </fileContainer>
    <collection collectionId="1">
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="1">
          <name>Dublin Core</name>
          <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
          <elementContainer>
            <element elementId="50">
              <name>Title</name>
              <description>A name given to the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="2">
                  <text>Attività culturali</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="41">
              <name>Description</name>
              <description>An account of the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="3">
                  <text>Le Attività Culturali di promozione linguistica si propongono l’obiettivo principale di valorizzare e diffondere in maniera efficace studi, materiali e ricerche circa la minoranza linguistica storica, ma anche quello di proporre attività e azioni di diverso genere rivolte sia alla popolazione locale, per riappropriarsi della propria cultura linguistica e della propria identità, con un occhio attento alle nuove generazioni, sia a quella turistica, per poter meglio comprendere la storia dei luoghi che sta visitando.</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </collection>
    <itemType itemTypeId="1">
      <name>Text</name>
      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
    </itemType>
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1588">
                <text>Un certain sourire - Approfondimento lingustico</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="39">
            <name>Creator</name>
            <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1589">
                <text>Associazione Musicainsieme</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1590">
                <text>Parole chiave della mostra Un certain sourire</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="40">
            <name>Date</name>
            <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1591">
                <text>2017</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="49">
            <name>Subject</name>
            <description>The topic of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1592">
                <text>Mostre</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="44">
            <name>Language</name>
            <description>A language of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1593">
                <text>Italiano</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="1594">
                <text>Francese</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
    <tagContainer>
      <tag tagId="10">
        <name>mostre</name>
      </tag>
    </tagContainer>
  </item>
  <item itemId="208" public="1" featured="0">
    <fileContainer>
      <file fileId="206">
        <src>https://mail.archivio.reclaim.hosting/files/original/0c7008f534aa0d168299d8bd61541c8e.pdf</src>
        <authentication>ad26fb252a5b73fa44004668dc065c80</authentication>
        <elementSetContainer>
          <elementSet elementSetId="4">
            <name>PDF Text</name>
            <description/>
            <elementContainer>
              <element elementId="57">
                <name>Text</name>
                <description/>
                <elementTextContainer>
                  <elementText elementTextId="1586">
                    <text>��P IANTE

E

F IORI

DELLE NOSTRE

M ONTAGNE

L’idea di creare una pubblicazione sulle piante e sui fiori tipici delle montagne del Piemonte è nata da
molteplici stimoli: l’Associazione La Valaddo, nell’ormai lontano 2012, aveva iniziato un progetto chiamato
“Coltivare Parole” insieme all’Associazione Amici della Scuola Latina, creando un sito internet trilingue
(www.coltivareparole.it) ancora oggi on line e consultabile su questo argomento. Le piante e i fiori
spontanei delle nostre montagne sono una parte importante del patrimonio linguistico e tradizionale delle
comunità alpine e, per questa ragione, spesso le popolazioni locali attribuiscono loro proprietà curative e
nomi che cambiano a seconda della valle in cui ci si trova e, addirittura, della borgata. Per queste ragioni
abbiamo unito gli sforzi delle diverse associazioni (La Valaddo, Vivere le Alpi e Amici della Scuola Latina) per
creare una pubblicazione che provasse a riunire in un luogo unico la bellezza delle fotografie di uno
storico collaboratore de La Valaddo, Riccardo Breuza (appassionato delle nostre montagne e dei loro fiori,
prematuramente scomparso nel 2018), di Adriana Audisio e di Marta Baret, i nomi dati alle diverse
essenze nelle diverse vallate e alcune curiosità riguardanti gli usi medicinali, culinari ed erboristici delle
stesse.
La pubblicazione è organizzata in tre sezioni separate e complementari: nella prima potete trovare le
fotografie di Riccardo Breuza, di Adriana Audisio e di Marta Baret con il nome dell’essenza rappresentata
in italiano, francese e nelle diverse varianti di occitano pervenute. Per tale lavoro di ricerca e trasmissione
ringraziamo tutti i collaboratori delle Associazioni. Gli approfondimenti riguardanti gli usi culinari,
medici ed erboristici delle piante e dei fiori sono stati curati da Manuela Bertrand, laureata in Tecniche
Erboristiche e titolare dell’“Erboristeria del Ciabot” a Pinasca (TO). Le applicazioni erboristiche e
alimentari riportate in questa pubblicazione non non hanno alcun valore medico, ma solo valore storico o
culturale. Consultare sempre un medico o un professionista qualificato preventivamente all’uso di piante.
Decliniamo pertanto ogni responsabilità sul loro utilizzo a scopo curativo, estetico o alimentare.
La seconda sezione riporta, ed allarga, le ricerche effettuate per il progetto “Coltivare Parole” in cui sono
presenti il nome scientifico, italiano e francese delle essenze e, per ognuna di esse, una cartografia
georeferenziata delle varianti dei nomi occitani delle stesse; inoltre troverete approfondimenti rispetto ai
saperi locali e alla classificazione botanica. La terza sezione, infine, riporta alcuni elenchi e curiosità sulle
piante e i fiori nei diversi patouà delle valli.

1

�P LANTES ET F LEURS DE

NOS

M ONTAGNES

L’idée de créer une publication au sujet des plantes et des fleurs typiques des montagnes du Piémont est
née en conséquence de nombreuses stimulations : l’Association La Valaddo, au cours du déjà lointain 2012,
avait entamé un projet intitulé “Coltivare Parole” (Cultiver des Mots) en collaboration avec l’Association
Amici della Scuola Latina (Amis de l’École Latine), en mettant en place un site internet trilingue
(www.coltivareparole.it) disponible encore aujourd’hui en ligne et consultable à ce sujet. Les plantes et les
fleurs à croissance spontanée de nos montagnes sont une partie importante du patrimoine linguistique et
traditionnel des communautés alpines et donc, pour cette raison, souvent les populations locales leurs
attribuent des propriétés curatives et des noms qui changent d’une vallée à l’autre et même de bourgade à
bourgade. Pour ces raisons nous avons unis les efforts des différentes associations (La Valaddo, Vivere le
Alpi et Amici della Scuola Latina) afin de créer une publication essayant de concentrer dans un seul endroit
la beauté des photographies d’un collaborateur historique de La Valaddo, Riccardo Breuza (passionné de
nos montagnes et de leurs fleurs, prématurément décédé en 2018), de Adriana Audisio et de Marta Baret,
les noms différents attribués aux essences dans chaque vallée et d’autres curiosités concernant leur emploi
dans la médicine, dans la tradition culinaire et de l’herboristerie.
La publication est structurée en trois sections séparées et complémentaires: dans la première vous pouvez
trouver les photographies de Riccardo Breuza, de Adriana Audisio et de Marta Baret avec le nom de
l’essence représentée en italien, en français et dans les variantes différentes de l’occitan dont nous sommes
à connaissance. Pour ce travail de recherche et de transmission des données nous remercions tous les
collaborateurs des Associations. Les approfondissements concernant l’emploi dans la cuisine, dans la
médicine et dans l’herboristerie des plantes et des fleurs ont été soignés par Manuela Bertrand, diplômée
en Technique d’Herboristerie et propriétaire de l’ « Erboristeria del Ciabot » à Pinasca (TO). Les
applications à base de plantes et alimentaires décrites dans cette publication n’ont aucune valeur
médicale, mais seulement une valeur historique ou culturelle. Toujours consulter un médecin ou un
professionnel qualifié avant d'utiliser des plantes. Nous déclinons donc toute responsabilité quant à leur
utilisation à des fins curatives, esthétiques ou alimentaires.
La deuxième section reprend et met à jour les recherches effectuées pour le projet “Coltivare Parole” dans
lequel l’on trouve le nom scientifique, italien et français, des essences et, pour chacune, une cartographie
avec les références géographiques des variantes de leurs noms occitans ; en outre, vous pouvez trouver
également des approfondissements sur le savoir local et la classification botanique. Enfin, la troisième
section contient des listes et des faits intéressants sur les plantes et les fleurs dans les différents patouàs
des vallées.

2

�I L P ROGETTO “C OLTIVARE P AROLE ”
“Coltivare parole” è un progetto nato nel 2012 su iniziativa di due associazioni piemontesi, La Valaddo e gli
Amici della Scuola Latina di Pomaretto, grazie ai fondi regionali dedicati alla tutela delle minoranze
linguistiche (Legge 482/99).
L’obiettivo originario era quello di diffondere, attraverso un sito internet, testi, audio e video in occitano
(tradotti in italiano e in francese) anche fra le persone che non avevano una particolare sensibilità nei
confronti delle lingue minoritarie, proponendo dei contenuti di “pubblica utilità”: da questa esigenza è
nato il connubio fra gli orti e il dialetto. Questa prima fase del progetto ha visto il coinvolgimento di quasi
cinquanta persone, che sono state intervistate a più riprese per raccogliere le testimonianze orali che sono
alla base del centinaio di articoli, spesso brevi, che sono stati pubblicati in tre anni di attività.
Questa esperienza ha riscosso un certo successo, che ha convinto l’Associazione Amici della Scuola Latina di
Pomaretto a promuoverne un ampliamento, che andasse nella direzione dell’allargamento della rete
d’inchiesta (nella prima fase, le persone intervistate erano tutte originarie delle sole valli Chisone e
Germanasca) e di un maggior rigore metodologico.
Così, nel 2015, grazie a un finanziamento della Fondazione CRT, il progetto ha potuto dotarsi di un
impianto scientifico più rigoroso, con inchieste onomasiologiche ed etnobotaniche, che hanno permesso la
realizzazione di un piccolo atlante online del pinerolese e delle valli valdesi.
La ricerca alla base del progetto “Coltivare parole – Raccolta e semina di saperi agricoli nelle lingue locali”
ha visto la conduzione di una campagna d’inchiesta volta a indagare, dalla viva voce dei parlanti, il lessico
e le pratiche legate alla coltivazione di specie orticole e all’uso e alla raccolta di piante spontanee. Le
interviste, condotte da Giada Bellia e Pier Andrea Martina, hanno coinvolto almeno una persona per
ognuna delle località indagate, sebbene spesso si sia reso necessario ricorrere a più fonti. Le inchieste
hanno interessato 20 comuni della Provincia di Torino, distribuiti in due diverse macro-aree dove
l’aspetto paesistico può essere sommariamente sovrapposto all’aspetto linguistico, distinguendo la zona
montana di parlata occitana dalla zona di pianura di parlata piemontese.
A conclusione di questa fase del progetto si è organizzato un convegno, tenutosi presso la Scuola Latina di
Pomaretto il 24 settembre 2016, i cui atti sono stati curati da Aline Pons pubblicati con il titolo di
“Coltivare Parole. Lingue locali ed etnobotanica”, scaricabile gratuitamente all’indirizzo:
http://www.academia.edu/35438474/Coltivare_Parole._Lingue_locali_ed_etnobotanica_Pomaretto_Scuola
_Latina_2017.

§
Ora, grazie allo stimolo dell’Associazione La Valaddo, “Coltivare Parole” vede la pubblicazione cartacea di
parte dei dati raccolti (che restano interamente disponibili al sito https://coltivareparole.it/). Per questo
opuscolo, si è scelto di selezionare i soli materiali relativi a località site nelle valli Pellice, Chisone e
Germanasca, escludendo tutta l’area planiziale (e dunque buona parte delle località di parlata piemontese)
ma inserendo i dati raccolti dagli Atlanti Linguistici nell’area di interesse della Valaddo non coperta dalle
indagini. In particolare abbiamo integrato, laddove disponibili, i dati raccolti dall’ALEPO (Atlante
Linguistico ed Etnografico del Piemonte Montano) per le località valsusine di Chiomonte, Bardonecchia e
Sestriere, e quelli raccolti dall’ALP (Atlas Linguistique et Ethnographique de la Provence) per le località
queyrasine di Arvieux, Aguilles e Abrìes (con alcuni cenni anche ad altre località del Brianzonese).

3

�Il confronto fra i materiali originali del progetto e le voci riprese dagli atlanti necessita di alcune cautele:
innanzi tutto, tutti i fitonimi sono stati riportati sulle carte in grafia ortografica, rinunciando ad alcune
finezze della trascrizione fonetica con cui erano presentati sugli Atlanti. Inoltre, se le modalità d’inchiesta
fra le diverse campagne d’indagine sono sovrapponibili (il questionario di Coltivare Parole ha tratto
ispirazione da quello dell’ALEPO, e le inchieste si sono svolte secondo le classiche modalità in uso nella
geolinguistica), gli anni in cui queste si sono svolte non sono gli stessi. Le inchieste dell’ALP, iniziate negli
anni ’60, si sono concluse negli anni ’90, così come quelle dell’ALEPO, che erano però state avviate
soltanto nel decennio precedente; le indagini di Coltivare Parole, molto più modeste e circostanziate, si
sono invece svolte fra il 2015 e il 2016.
Consultando le carte (la cui elaborazione si deve a Davide Bianco), sarà dunque bene tenere a mente che i
dati delle località della Valle di Susa e del Queyras provengono da altre fonti; parimenti, è bene ribadire
anche qui (la scelta è diffusamente giustificata in Pons 2016), che nelle località di parlata pedemontana
(Bibiana e Villar Perosa) i dati non sono trascritti in grafia concordata ma nella grafia che l’ATPM (Atlante
Toponomastico del Piemonte Montano) ha predisposto per il piemontese, simile a quella proposta da
Bruno Villata.
Le carte sono accompagnate da un testo di commento strutturato in tre sezioni:
-

-

-

la prima, “per leggere la carta”, è stata curata da Pier Andrea Martina e Aline Pons, e offre alcuni
spunti per l’interpretazione etimologica delle diverse forme e per tentare una spiegazione della
loro disposizione spaziale;
la seconda, dedicata ai “saperi locali”, è stata curata da Giada Bellia e Pier Andrea Martina, e
raccoglie tutte le informazioni etnobotaniche testimoniate durante le inchieste dai nostri
informatori, insieme alle notizie fornite dall’ALEPO per le località che ci interessano;
la terza, dedicata alla “botanica”, è stata curata da Giada Bellia, e offre una descrizione delle
proprietà delle diverse piante, con particolare attenzione ad un loro possibile uso fitoterapico.

4

�L E P ROJET « C ULTIVER

DES

M OTS »

« Cultiver des Mots » est un projet né en 2012 par l’initiative de deux associations piémontaises, La Valaddo
et l’École Latine de Pomaret, grâce aux fonds régionaux dédiés à la tutelle des minorités linguistiques (Loi
n. 482/99).
L’objectif originaire était de diffuser, à travers un site internet, des textes audio et vidéo en occitan
(traduits en italien et en français) même parmi les gens qui n’avaient pas une sensibilité particulière vis-àvis des langues minoritaires, en proposant des contenus d’« utilité publique »: de cette exigence est née la
combinaison entre les potagers et le dialecte. Cette première phase du projet a vu l’engagement de
presque cinquante personnes, qui ont été interviewées à mante reprises afin de recueillir les témoignages
oraux qui sont à la base d’une centaine d’articles, souvent très brefs, publiés au cours de trois ans
d’activité.
Cette expérience a obtenu un certain succès, en convainquant donc l’Association Amis de l’École Latine de
Pomaret à en promouvoir un agrandissement orienté vers l’enrichissement du réseau de recherche (dans
la première phase, toutes les personnes interviewées étaient originaires seulement des vallées Cluson et
Germanasca) et vers une rigueur méthodologique plus consistante.
Ainsi, en 2015, grâce à un financement de la Fondation CRT, le projet a pu se développer dans un cadre
scientifique plus rigoureux, avec des recherches onomasiologiques et ethnobotaniques, qui ont permis la
réalisation d’un petit atlas en ligne du territoire de Pignerol et des vallées vaudoises.
La recherche à la base du projet « cultiver des mots – Récolte et semailles des savoirs agricoles dans les
langues locales » s’est déroulée avec une campagne de recherche visée à connaître, par la vive voix des
locuteurs, le lexique et les expériences relatives à la culture de produits horticoles et à l’emploi et à la
récolte de plantes à croissance spontanée. Les interviews, menées par Giada Bellia et par Pier Andrea
Martina, ont engagé au moins une personne pour chacun des endroits objet de la recherche, même si à la
fois l’on a dû recourir à plus de sources. Les recherches touchent plus de 20 communes de la Province de
Turin, et sont distribuées dans deux macro-zones différentes, là où l’aspect du paysage peut être
sommairement superposé à l’aspect linguistique, en distinguant la zone de montagnes au parler occitan
de la zone de la plaine au parler piémontais.
À conclusion de cette phase du projet l’on a organisé une rencontre, qui eut lieu auprès de l’École Latine de
Pomaret le 24 septembre 2016, dont les comptes rendus ont été soignés par Aline Pons, publiés avec le
titre « Cultiver des Mots. Langues locales et ethnobotanique » et peuvent être téléchargés gratuitement à
partir de l’adresse:
http://www.academia.edu/35438474/Coltivare_Parole._Lingue_locali_ed_etnobotanica_Pomaretto_Scuola
_Latina_2017.

§
Maintenant, grâce à l’impulsion de l’Association La Valaddo, Coltivare Parole assiste à la publication en
format papier d’une partie des données recueillies (qui restent entièrement disponibles sur le site
https://coltivareparole.it/). Pour cette brochure l’on a choisi de sélectionner seulement les matériaux
concernant les endroits situés dans les vallées Pellice, Cluson et Germanasca, tout en excluant la zone des
plaines (et donc une bonne partie des zones au parler piémontais) mais, par contre, en incluant les
données recueillies par les Atlas Linguistiques dans le domaine d’intérêt de la Valaddo et non pas encore

5

�couvert par des recherches. En particulier nous avons intégré, là où disponibles, les données recueillies
par l’ALEPO (Atlas Linguistique et Ethnographique du Piémont Montan) pour la Vallée de Suse à
Chaumont, à Bardonnèche et à Sestrières, et celles recueillies par l’ALP (Atlas Linguistique et
Ethnographique de la Provence) dans le Queyras à Arvieux, à Aguilles et à Abries (également avec des
brefs rappels concernant des autres lieux du Briançonnais).
La comparaison entre les matériaux originaux du projet et les noms repris par les atlas demande des
précautions : d’abord, tous les phytonimes ont été transcris sur les cartes avec graphie orthographique, en
renonçant aux finesses de la transcription phonétique selon laquelle ils étaient indiqués dans les Atlas. En
outre, si d’une part les méthodes de recherche au cours des différentes campagnes peuvent être
superposées (le questionnaire de Coltivare Parole eut son inspiration à partir du questionnaire de
l’ALEPO, et les recherches se déroulèrent selon les méthodes classiques utilisées dans la géolinguistique),
de l’autre, les années de ces recherches ne sont pas les mêmes. Les recherches de l’ALP, entamées au cours
des années ’60, sont terminées au cours des années ’90, ainsi que celles de l’ALEPO, qui, par contre,
avaient démarré seulement au cours de la décennie précédente ; les recherches de Coltivare Parole,
beaucoup plus modestes et circonstanciées, se sont déroulées plutôt entre 2015 et 2016.
En consultant les cartes (dont leur élaboration est à attribuer à Davide Bianco), il faudra donc tenir en
compte que les données des localités de la Vallée de Suse et de la Vallée du Queyras proviennent d’autres
sources ; de la même manière, il est important de souligner aussi dans ce contexte (le choix est largement
justifié dans le texte de Pons 2016), que dans les zones au parler piémontais (Bibiana et Villar Perosa) les
données ne sont pas transcrites dans la graphie concordée mais dans la graphie que l’ATPM (Atlas
Toponymique du Piémont Montan) a prédisposé pour le piémontais, tout-à-fait similaire à celle proposée
par Bruno Villata.
Les cartes sont accompagnées par un texte avec commentaires structuré en trois sections:
-

-

-

la première, « pour lire la carte », a été soignée par Pier Andrea Martina et par Aline Pons, et offre
des idées pour l’interprétation étymologique dans ses formes différentes et pour essayer de
donner une explication au niveau de leur position dans l’espace ;
la deuxième, dédiée aux « savoir-faire locaux », a été soignée par Giada Bellia et par Pier Andrea
Martina, et recueille toutes les informations ethnobotaniques témoignées par nos interlocuteurs au
cours de nos recherches, ainsi que les nouvelles fournies par l’ALEPO concernant les localités qui
nous intéressent ;
la troisième, dédiée à la « botanique », a été soignée par Giada Bellia, et offre une description des
propriétés des différentes plantes, avec de l’attention particulière vis-à-vis d’une éventuelle
utilisation phytothérapique.

6

�SEZIONE I

7

�ACONITO NAPELLO
Aconitum napellus L.

Aconit Napelle

In Val Germanasca si chiama: érbo toro

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranunculaceae
Nomi Comuni: aconito napello, aconito, napello, strozzalupo, erba tora, risigallo, erba riga,
radice del diavolo, erba velenosa.
Etimologia: il nome del genere pare derivi dal greco "aêoítéïí"= "dardo o giavellotto", la pianta
veniva impiegata per avvelenare le punte delle frecce, o da "dal greco "akóne" = "pezzo di pietra",
la pianta vegeta in luoghi rocciosi, o ancora da "konè" = "uccisione". Negli scritti di Teofrasto e
Dioscoride, il termine "akoniton" veniva usato per individuare una pianta velenosa
particolarmente diffusa nei pressi di acona, villaggio della bitinia. Il nome specifico dal latino
significa "rapa" a indicare la forma del rizoma.
Proprietà e Usi: nonostante la marcata tossicità, in passato la pianta era utilizzata per le
proprietà sedativa, diuretica, antireumatica, diaforetica, antitussiva, analgesica, antipiretica,
antinevralgica nelle artriti e nella gotta. Uso topico contro sciatalgia, nevralgie facciali e dolori
reumatici.
Attenzione: tutte le specie di ACONITUM contengono l'alcaloide aconitina, una delle sostanze
vegetali più tossiche che si conoscano. Agisce sul cuore e il sistema nervoso centrale fino
all’insufficienza respiratoria e cardiaca. È possibile l’insorgere di irritazione e intossicazioni
anche solo tenendo in mano l'Aconito per l’assorbimento dei principi attivi attraverso la pelle.
Curiosità: anche il termine Aconitum, oltre che la pianta, indica genericamente qualsiasi veleno
ad azione rapida. Erba legata a moltissimi Miti. Secondo una leggenda il nome deriverebbe da
Acona, dove questa pianta sarebbe germogliata per la prima volta dalla bava di Cerbero.

8

�AMBRETTA STRISCIANTE
Geum reptans L.
B enoîte Rampante / Benoite Rampante

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Rosaceae
Nomi Comuni: cariofillata delle pietraie, cariofillata strisciante, ambretta strisciante
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco “ghéuo” = io do sapore, io rendo gustoso per il
profumo, simile al chiodo di garofano, emanato dal rizoma di molte specie del genere; il nome
specifico indica gli stoloni striscianti.
Proprietà e usi: la medicina popolare attribuisce a tutte le specie del genere Geum proprietà
curative. Queste derivano dalla presenza di un glucoside, la Geina, presente in particolare nelle
radici e nelle foglie.

9

�ANEMONE FRAGOLINO (O ANEMONE DEL MONTE BALDO)
Anemone Baldensis L.

Anémone du Mont Baldo

In Val Germanasca si chiama: té d’mountannho
In Val Pellice si chiama: the ‘d mountanha

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranuncolaceae
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco "ánemos"= vento, per la facilità con cui si
distaccano i petali alla minima brezza.
Attenzione: come nella maggior parte degli Anemoni, e di tutta la famiglia delle Ranuncolaceae,
la presenza di Ranunculina nei tessuti della pianta può provocare dermatiti da contatto e
irritazioni alle mucose interne nel caso di ingestione.
Curiosità: la leggenda narra che l’Anemone nacque dal sangue di Adone e da una sostanza
magica versatavi sopra da Afrodite. Il fiore acquista la simbologia di fugacità in quanto la sua
fioritura è di breve durata per via dei venti che lo privano dei suoi petali. Da qui il nome che
deriva dal greco “Ànemos” (= vento).

10

�ANEMONE MONTANA
Pulsatilla Montana (Hoppe) Rchb.

Pulsatille des Alpes

11

�In Val Germanasca si chiama: javanél / fioc / guigoun
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: chabousèllë, javanél
In Val Pellice si chiama: troumboun

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranunculaceae
Nome Comune: anemone delle Alpi
Proprietà: usato in passato come diaforetico, febbrifugo, anticonvulsivo, espettorante, ipotensivo
e narcotico sedativo poiché deprimente del sistema nervoso e bradicardico.
Attenzione: dalle proprietà sopra descritte si riconoscono le attività tipiche dell’intossicazione.

12

�ANEMONE NARCISSINO (O ANEMONE A FIOR DI NARCISO)
Anemonastrum narcissiflorum (L.) Holub

Anémone à fleurs de narcisse
Etimologia: Il nome del genere deriva dal greco
"ánemos"= vento, per la facilità con cui si
distaccano i petali alla minima brezza e "ἀóôÞñ
astér"= astro, stella: anemone stellato; il nome della
specie deriva da "Narcissus" e "flos" (con fiori simili
a quelli del narciso)

ANEMONE PULSATILLA
Anemone Pulsatilla

Pulsatille Commune

In Val Germanasca si chiama: guigounét
In Alta Val Susa (a Salbertrand) si chiama: anhasä

13

�ANGELICA
Angelica Sylvestris L.

Angelique sauvage

In Val Germanasca si chiama: angèlico

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Apiaceae
Nomi Comuni: angelica selvatica, angelica dei boschi, erba angelica
Etimologia: il nome del genere deriva dal latino medioevale “HERBA ANGELICA”, si credeva
infatti, che la pianta proteggesse dal diavolo e curasse tutte le malattie. Il nome specifico da
latino "sylvestris" = selvatico.
Parte: radice, foglie, semi
Proprietà e usi: la pianta ha attività digestive, aperitive, carminative, toniche, diuretiche,
espettorati, emmenagoghe. Impiegata per la preparazione di amari eupeptici. È da segnalare
l’uso popolare della polvere dei semi contro i pidocchi. Le foglie e gli steli teneri si possono
consumare come verdure. Le foglie crude si possono aggiungere alle insalate miste, alle salse e
ai ripieni. In pasticceria i piccioli e i germogli, sono utilizzati nella preparazione di canditi.
Attenzione: la pianta contiene Furocumarine, molecole che aumentano la fotosensibilità della
pelle e possono causare dermatiti.

14

�AQUILEGIA ALPINA (O AQUILEGIA MAGGIORE)
Aquilegia atrata W.D.J. Koch

Ancolie des Alpes

15

�In Val Germanasca si chiama: peiroulét
In Alta Val Chisone si chiama: icloupaou / gróo dials / peiroulét / tënnho fiël
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: peirouét
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: cluchettä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranunculaceae
Nomi Comuni: aquilegia scura, aquilegia nerastra
Etimologia: il nome del genere sembrerebbe derivare per alcuni dal termine latino “aquilegium”
(cisterna) o “aquam legere” (raccogliere acqua) per la particolarità delle foglie di questa pianta di
raccogliere l’acqua piovana. Per altri invece, il termine allude alla forma degli speroni del fiore
somiglianti ai rostri dell’aquila, interpretando il nome aquilegia come aquilina. Il nome specifico
fa riferimento al colore oscuro dei petali.
Proprietà: ha proprietà antisettiche, calmanti, astringenti e detergenti, depurative, diuretiche,
diaforetiche e parassiticide.É stata usata in passato per combattere la scabbia e la tigna, per
favorire con i suoi semi, la secrezione urinaria, la tintura alcolica era utilizzata contro le cefalee,
le crisi da dispnea e da dismenorrea. Con le sue foglie si preparavano cataplasmi per combattere
foruncoli, ulcere, piaghe e scorbuto.
Attenzione: tutta la pianta e soprattutto i semi sono tossici per il loro contenuto di glucosidi
cardioattivi che liberano acido cianidrico ed alcaloidi tra cui Aquilegina e Ranunculina. Produce
un avvelenamento simile a quello del genere Aconitum: bruciori alla bocca e sulla pelle, stato di
agitazione, indebolimento delle pulsazioni cardiache, vomito, diarrea, convulsioni e morte.
Curiosità: alcuni caratteri morfologici della pianta possono ricordare il becco e gli artigli
dell’aquila, per questo motivo in passato si pensava che avesse la proprietà di rendere la vista
acuta come quella del rapace.

16

�ASFODELO
Asphodelus Albus Mill.

Asphodèle

In Val Germanasca si chiama: pouraccha

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asphodelaceae
Nome Comune: asfodelo montano, porraccio
Etimologia: Asphodelus dall’antico nome greco di questa pianta "ἀσϕοδελος asphodelos"
composto da "α" (= non, senza) e “σφάλλω sphállo” (=cadere, vacillare): che non vacilla, che
perdura.
Parti usate: tuberi e radici
Proprietà e Usi: emolliente, fluidificante, diuretico. Per l'abbondanza del contenuto in amido
venivano usati a scopo alimentare o per preparare bevande alcoliche o colle. Uso esterno come
detergenti e vulnerari, il decotto in lavande e impacchi. Nella medicina popolare veniva
consigliato il Tubero fresco schiacciato, associato alla cipolla, contro alopecia e affezioni della
pelle, scottature, dermatosi. In passato, dalla fermentazione, veniva prodotto alcol etilico. Viene
utilizzato per estrarre una sostanza colorante usata per tingere di giallo.
Curiosità: i fiori dell'asfodelo vengono da sempre ricordati nella mitologia come "fiori dei morti"
per il loro compito di accompagnare le loro anime nell'Ade. Anche vicino alle tombe si
piantavano gli asfodeli affinché i loro cari potessero nutrirsi con le sue radici. Inoltre la pianta
veniva seminata vicino alla porta di casa come rimedio contro i sortilegi.

17

�ASTRO DEI MONTI (O ASTRO ALPINO)
Aster Alpinus L.

Aster des Alpes

In Val Germanasca si chiama: margaritto
In Alta Val Chisone si chiama: marguerìtta 'd lâ ròttsa
In Val Pellice si chiama: margritta
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: margharitinä dl’adrêi

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae
Etimologia: dal greco "ἀΣΤΉΡ" che tradotto in latino " astrum" = " astro - stella o fiore a stella"
Parte usata: fiori e foglie
Proprietà: probabile similitudine con Aster amellus, specie che viene associata alle proprietà
eupeptiche, antiacide e stomachiche. Nella medicina popolare veniva utilizzava come antinfiammatorio, contro la tosse, le affezioni polmonari o come depurativa.
Curiosità: questa pianta forse è il capostipite che ha dato il nome al la famiglia delle Asteraceae.

18

�BIANCOSPINO
Crataegus monogyna Jacq.

Aubépine monogyne / Aubépine à un style

In Val Germanasca si chiama: prusét / bôsou

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Rosaceae
Nomi Comuni: biancospino comune, azaruolo selvatico, spino bianco
Etimologia: il nome del genere deriva da l greco “Kratos” (= forza), in riferimento alla robustezza
della pianta e in particolare del legno; l'epiteto specifico dal greco "mónos" (= unico) e "gynè" (=
femmina) indica che il fiore ha un solo pistillo che è l'organo riproduttore femminile.
Parte usata: foglie, sommità fiorite
Proprietà ed utilizzi: diuretiche, ipotensive, astringenti, antispasmodiche, sedative,
vasodilatatrici, antidiarroiche. In campo cosmetico il bagno di biancospino è apprezzato per le
proprietà rilassanti; foglie e fiori hanno azione normalizzante e astringente sulle pelli grasse.
Alimurgia: in Olanda e Belgio la polpa del frutto, veniva mescolata con farina per la produzione
di pane, mentre i semi tostati, durante la seconda guerra mondiale erano utilizzati come
succedaneo del caffè. In cucina i frutti del biancospino vengono usati per bevande fermentate e
per confezionare una delicata marmellata lievemente astringente. Il legno di colore rossastro,
molto duro e compatto, viene impiegato per lavori al tornio e per la produzione di carbonella.
Curiosità: nell'antica Grecia e a Roma il Biancospino era considerato una pianta fortemente
simbolica legata alle idee di speranza, matrimonio e fertilità. I romani ponevano le foglie nelle
culle dei bimbi per allontanare gli spiriti maligni. Il Cristianesimo trasformò la simbologia
associata a questa pianta; presumibilmente la corona di spine di Cristo era di Biancospino,
conseguentemente la pianta divenne simbolo di morte e di sorte avversa.

19

�BISTORTA
Bistorta officinalis Delarbre
R enouée Bistorte

In Val Germanasca si chiama: ërparâ
20

�U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Polygonaceae
Nome Comune: poligono bistorta, poligono medicinale, bistorta medicinale, serpentaria, erba
serpentina, biavetta, amarella.
Etimologia: il nome del genere dal latino "bis" (=2 volte) e "tortus" (=tortuoso), con riferimento
alla radice due volte contorta; il nome specifico fa riferimento alle proprietà officinali.
Parte usata: rizoma e foglie
Proprietà e usi: erba astringente, lenitiva, febbrifuga, diuretica, lassativa, emostatica. Per uso
interno in caso si diarrea, catarro, cistite e mestruazioni abbondanti. Per uso esterno in caso di
faringite, gengivite, perdite vaginali, fistole anali, ferite purulente, emorroidi e scottature.
Mettendo in infusione, nell'acqua del bagno, una manciata di polvere del rizoma,
opportunamente avvolta in un telo, si ottiene un ottimo bagno lenitivo e astringente. L'infuso è
consigliato anche per i capelli grassi: frizionare il cuoio capelluto quotidianamente. Un tempo la
radice tostata, mista alla farina serviva per la panificazione. Le giovani foglie possono essere
mangiate in insalata o cotte come gli spinaci.

21

�BORRAGINE
Borago officinalis, L.

Bourrache officinale

In Val Germanasca si chiama: bourai
In alta Val Susa si chiama: buracchë - puracchä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Boraginaceae
Nome Comune: borragine comune, borrana, borragine, buglossa vera, boragia, lingua rada
Etimologia: l'etimologia del nome generico è piuttosto controversa: secondo alcuni deriva
dall'arabo “abou rach” (=padre del sudore), con riferimento alle proprietà sudorifere della pianta;
altri invece sostengono che avrebbe origine dal latino “burra” (=stoffa grossolana pelosa), con
riferimento ai peli del fusto e delle foglie, che rendono la pianta ruvida al tatto; altri invece
ritengono che “borago” derivi da “Corago” da “cor” (=cuore) e “ago” (=agisco), per i suoi effetti
stimolanti; infine alcuni sostengono che il nome derivi da “barrach” parola celtica che significa
uomo coraggioso. Il nome specifico indica le proprietà officinali della pianta.
Parte usata: foglie, fiori, semi
Proprietà e usi: ha proprietà diuretiche, sudorifere e antinfiammatorie. Nella medicina popolare
è impiegata per depurare il sangue, in caso di reumatismi, tosse e mal di gola. I semi sono una
ricca fonte di acido γ-linolenico, l'olio estratto viene consigliato nei casi di dermatite atopica,
eczema, psoriasi, prevenzione delle rughe, artrite reumatoide. La tradizione usava macerare i
fiori per una settimana nel vino, ottenendo una bevanda depurativa.

22

�Attenzione: l'uso terapeutico attualmente è sconsigliato per la presenza nelle parti aeree della
pianta di alcaloidi pirrolizidinici, con attività epatotossica, genotossica e carcinogenica. Per la
stessa ragione si sconsiglia di utilizzarla a scopo alimentare. Gli alcoaloidi, sono assenti nei semi
e nell’olio prodotto dai semi
Curiosità: veniva usata dagli antichi romani nel vino per curare la malinconia e la tristezza, dai
Celti per dare coraggio ai guerrieri per affrontare i nemici in battaglia. Gli antichi Greci invece la
usavano per curare il mal di testa da sbronza.
Plinio la chiamava "Euphrosinum" perché rende l'uomo euforico: felice e contento, Sosteneva che
i fiori consumati in insalata rendono propensi al riso e sgombrano la mente dai cattivi pensieri,
le foglie e i fiori nel vino tolgono la tristezza e la malinconia e danno la felicità.

23

�BOTTON D’ORO
Trollius Europaeus L.

Trolle d’Europe

In Val Germanasca si chiama: poupoul, rioundèlla, boutoun d’or
In Alta Val Chisone si chiama: boutón d'ór
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: poupoul
In Alta Val Susa si chiama: boutun d’or; A Salbertrand: peirō
In Val Pellice si chiama: boutoun d'or

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranuncolaceae
Nomi Comuni: botton d'oro, vulparia, luparia, paparia, ranuncolo doppio, ranuncolo di montagna
Etimologia: il nome del genere, deriva dal tedesco antico “troll” = globoso, indicare la forma
globosa del fiore, anche il nome italiano di Botton d'oro, indica la caratteristica forma del fiore.
Proprietà: la radice ha attività purgativa, leggermente velenosa
Attenzione: come i ranuncoli in genere, contiene protoanemonina, per cui è pianta velenosa. Il
bestiame evita accuratamente di cibarsene, tuttavia alcuni testi accertano che la tossicità svanisce
nel fieno essiccato.

24

�CALTA PALUSTRE
Caltha Palustris L.

Populage des Marais

In Val Germanasca si chiama: sousì
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: fluu’d sanhiss

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranunculaceae
Nomi Comuni: calta palustre, farferugine
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco KALAZOS (=coppa, cesto), per la forma del
fiore; quello generico palustris (=di palude) per il suo habitat.
Proprietà ed utilizzi: i suoi principi attivi saponine, flavonoidi, colina conferiscono alla pianta
proprietà antireumatiche, antispasmodiche, diaforetiche, espettoranti, rubefacenti, diuretiche,
irritanti, calmanti il dolore, antiverruche. Viene utilizzata in tinture e cataplasmi per uso esterno
e in medicina omeopatica per curare dermatiti ed eruzioni cutanee. I bottoni fiorali venivano
usati come condimenti dopo esser stati essiccati e messi sotto aceto con aromi, ma il suo
contenuto di saponine tossiche ne sconsiglia l’uso domestico.
Attenzione: pianta tossica.
Curiosità: i suoi fiori essiccati e trattati con opportuni reagenti forniscono una tinta gialla. In
Inghilterra i fiori venivano considerati, insieme ad altre specie, i “fiori dello scapolo”: le
contadine ne facevano mazzetti dando ad ogni fiore il nome di un giovane, quello che si sarebbe
aperto per primo segnalava alla ragazza il nome al quale lei doveva rivolgere le sue attenzioni.

25

�CAMPANULA
Campanula alpestris All.

Campanule des Alpes

In Val Germanasca si chiama:
chouquëtto / araudét / arnaudétta / diâl
In Alta Val Chisone si chiama:
cloutsèttë, cloutsètta, diàls da prô
In Val Pellice si chiama: chouquëtta
In Alta Val Susa (Salbertand) si
chiama: campanettä; a Oulx:
jansanettë

CAMPANULA DEL MONCENISIO
Campanula Cenisia L.

Campanule du Mont Cenis

In Alta Val Chisone si chiama: diòl 'd lâ
ròttsa/ diàls 'd lâ ròttsa
In Val Pellice si chiama: pîroulet

26

�CAMPANULA SOLDANELLA
Campanula cochleariifolia Lam.

Campanule à Feuilles Rondes

In Val Germanasca si chiama: arnaoudét
In Alta Val Chisone si chiama: diàls 'd
mountànnhë
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama:
campanettä d’la cota
In Val Pellice si chiama: chouquëtta

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Campanulaceae
Etimologia: il nome del genere deriva dal diminutivo “CAMPANULA” (= piccola campana), il
nome della specie dal lat. 'ALPESTRIS” (= alpestre, delle Alpi) indica non tanto l'alta quota
quanto il carattere dell'habitat roccioso e aspro dove la vegetazione è spesso di ridotte
dimensione.
Proprietà e usi: tradizionalmente la parte aerea delle piante del genere Campanula erano
utilizzate come antinfiammatorie restringenti. Per esempio l’infuso veniva utilizzato in
gargarismi. Le radici venivano cotte oppure consumate crude se ben lavate e private della
cuticola esterna, mentre i getti primaverili e i fiori aggiunti alle insalate
Curiosità: nella credenza popolare le campanule sono collegate alle campane che suonano a
morto. Ha acquisito anche le simbologie di Speranza e Perseveranza per la sua capacità di
resistere alle condizioni climatiche di alta montagna. Nella mitologia le campanelle erano abitate
dalle fate maligne perciò il prato dove vegetano è legato a incantesimi e magie.

27

�CENTAUREA FRANGIATA
Centaurea Phrygia L.

Centaurée

In Val Germanasca si chiama: masoulà / masoulâ / sëntaouréo
In Alta Val Chisone si chiama: flórs 'd lâ masoulô
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: flu dla s’amasura

28

�CICERCHIA SILVESTRE
Lathyrus sylvestris L.

Gesse / Gesse commune /Pois carré / Lentille d'Espagne

In Val Germanasca si chiama: jàisa

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Fabaceae
Nomi Comuni: cicerchia silvestre, cicerchione, veccione, rubiglione
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco "LÁTHYROS" e questo da "LA" intensificativo e
"THÉRO" io riscaldo, o da "LÉTHO" io sono nascosto. L'epiteto della specie è chiaramente
riferito a "SILVA" (= selva, bosco).
Proprietà ed utilizzi: si trova riportato l’uso dei giovani getti, dal tipico sapore di pisello, in cucina.
Lessati e poi consumati conditi con solo olio extra vergine di oliva, oppure in frittate. Altre
specie dello stesso genere sono considerate ad attività astringente, soprattutto nel rizoma, e
utilizzate il lavande e cataplasmi.
Attenzione: i semi del genere Lathyrus contengono neurotossine più o meno pericolose a
seconda della specie. L’intossicazione può portare sintomi quali paralisi degli arti inferiori,
ipereccitabilità e stato convulsivo, dolori dorsali, debolezza e spasticità negli arti inferiori
Curiosità: nei periodi di carestia il consumo dei semi di Cicerchia era molto comune e
prolungato nell'anno, quindi in tante famiglie contadine, comparve la grave malattia detta
"LATIRISMO" tanto da indurre gli Stati a proibirne il consumo.

29

�CARLINA BIANCA
Carlina acaulis L.

Carline

In Val Germanasca si chiama: azënét / chardoun
In Val Pellice si chiama: card
In Alta Val Susa (Oulx) si chiama: chardousë

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae
Nomi Comuni: carlina bianca, carlina acaule
Etimologia: il nome del genere secondo alcuni autori si riferirebbe a Carlo Magno, al quale,
secondo una leggenda, un angelo avrebbe rivelato le virtù prodigiose di questa pianta per
guarire il suo esercito dalla peste; secondo altri il nome è il diminutivo di Cardo, pianta
quest`ultima molto simile alla Carlina. Il nome specifico indica la mancanza di caule.
Parte Usata: radice
Proprietà ed utilizzi: la radice amara e fortemente aromatica è conosciuta per le sue proprietà
medicinali diaforetiche, diuretiche, digestive, carminative, diaforetiche, purganti ed emetiche,

30

�emmenagoghe. Ha importanti proprietà eudermiche, per questo l’uso esterno era consigliato per
tutte le affezioni cutanee.
Nel passato la Carlina era un'erba importante ed era classificata come antidoto ai veleni, proprio
per questo era coltivata nei giardini dei monasteri.
Veniva usata per lenire il mal di denti, la polvere della radice, che veniva anche fumata, per
curare la scabbia ed altre malattie della pelle, le vesciche e le piccole piaghe. L'infuso di
polvere di radice nel vino rosso era indicata contro i reumatismi e come rimedio sudorifero
negli stati febbrili.
Il decotto di carlina può essere usato per detergere la pelle colpita da eczema e da acne. I
ricettacoli dei capolini, noti come “pane del cacciatore”, sono eduli, utilizzabili come i cuori dei
carciofi. Le radici invece, tagliate a rondelle e private della parte interna legnosa, possono essere
utilizzate per fare canditi.
Curiosità: gli antichi Sassoni la consideravano un amuleto contro il malocchio e ogni malattia.
Le foglie essiccate riescono a cagliare il latte.
Parla di questa pianta anche Teofilo G. Pons che, nel suo scritto “Vita montanara e
tradizioni popolari alpine” le attribuisce proprietà igroscopiche, affermando che la
carlina acaulis, “chiamata in dialetto chardouso, in italiano carlina, quando il tempo è bello e
soleggiato, fa bella mostra di delle sue bratee argentee disposte in forma di stella e che spiccano
in mezzo al verde circostante. Se però il tempo si guasta ed appaiono in cielo le nubi foriere di
pioggia, le bratee si contraggono ripiegandosi su se stesse, per riparare e proteggere il delicato
fiore dalla rugiada e dalla pioggia, dannose alla disseminazione del polline e relativa
fecondazione della pianta. Per queste sue meravigliose proprietà, la pianta veniva ampiamente
usata come barometro di campagna. E in Val Germanasca non era affatto raro di vederne dei
magnifici esemplari infissi sulla parete meglio esposta al sole dell’abitazione montanara, sopra
la porta di casa.”
Ma a questa pianta alcuni attribuivano proprietà ancora più sorprendenti, “così la
chardouso […], secondo il Léger, guariva dalla peste; e invero il suo ricettacolo, adeguatamente
ripulito e cucinato, è un cibo squisito, una vera leccornia”

31

�CIRSIO LANOSO
Cirsium eriophorum (L.) Scop.

Cirse laineux

In Val Germanasca si chiama: almant, armant

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae
Nomi Comuni: cardo scardaccio, cardo canuto
Etimologia: cirsium deriva dal greco “κίρσιον - kírsion (= cardone) e questo da “κρισός - kirsós”
(= varice, ingrossamento delle vene): questa patologia veniva un tempo curata con piante
appartenenti a questo genere; eriophorum: dal greco “ριον - érion” (=lana) e da “φορέω - phoréo”
(= portare, avere): con tomento lanoso.
Parte usata: radice
Proprietà ed utilizzi: la radice ha proprietà diuretiche, disintossicanti, epatostimolanti,
eupeptica gastrotonica coleretica, diaforetica sudorifera. É usato in campo terapeutico per
combattere la ritenzione idrica, calcoli urinari, dolori articolari e muscolari di origine reumatica,
in casi di raffreddore e stati influenzali. É anche una pianta commestibile. Un volta il ricettacolo
veniva usato nell'alimentazione come quello dei carciofi.
Curiosità: questa pianta è sempre cresciuta vigorosa presso le stalle, i recinti delle pecore, lungo
le mulattiere e i tratturi, poiché predilige terreni fertili. Alcune fonti indicano la sua capacità di
coagulare il latte.

32

�CLEMATIDE ALPINA
Clematis Alpina L.Mill.

Clématide des Alpes

In Val Germanasca si chiama: albûo

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranuncolacee
Etimologia: il nome generico deriva dal greco "klemàtis", col quale anticamente si indicavano
varie specie di piante rampicanti.
Parte usata: foglie
Attenzione: da considerare pericolosa.
Proprietà ed utilizzi: Le piante di questo genere contengono tutte principi sedativi, lassativi. Le
foglie hanno proprietà revulsive, irritanti, tossiche e irritanti. Per uso esterno si utilizzano
decotti, tinture e cataplasmi delle foglie contuse come cicatrizzanti di ulcere e pustole e contro
artriti, sciatiche e nevriti.
Curiosità: fonti storiche indicano l’uso delle parti legnose adoperate nell’allestimento di panieri.
Un tempo i contadini usavano tagliarne i getti più lunghi e contornarne i campi per ottenere
buoni raccolti. In alcune colture sono chiamate “gioia del viandante” perché e si incontra spesso
tra i campi. Nel linguaggio dei fiori è simbolo di Intelligenza limpida e onesta.

33

�CROCO
Crocus spp.

Crocus

In Val Germanasca si chiama: freidoulino, anoullho
34

�In Alta Val Chisone si chiama: anóllhë, anóllha
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: freidouìnë
In Val Pellice si chiama: peladé
In Alta Val Susa a Salbertrand si chiama: tlippä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Iridaceae
Nome Comune: zafferano alpino
Etimologia: il nome del genere Crocus deriva dalla parola greca "Krokos"(= filamento) in
riferimento agli stimmi sfrangiati tipici di alcune specie
Proprietà e usi: il genere Crocus comprende diverse specie, le proprietà variano a seconda della
specie e della parte utilizzata della pianta. Le principali attività sono quelle emmenagoga,
calmante antisterica, stimolante digestiva carminativa. Usato in cucina come aromatizzante,
colorante.
Attenzione: a seconda della parte utilizzata e soprattutto del metodo e della posologia, queste
piante possono avere effetti ipnotico-sedativi o stimolanti e tonici. Contengono alcuni alcaloidi
(crocina, pierocrocina, ecc.) che rendono queste piante leggermente tossiche e ne sconsigliano
l'uso domestico, nonostante in passato i suoi cormi (=bulbi) siano stati utilizzati
nell'alimentazione umana, perché ricchi d'amido e di sapore gradevole.
Curiosità: il termine "kròke" fu dato da Teofrasto per indicare il filamento e i lunghi stimmi che
simboleggiavano un legame d'amore.
Da segnalare: possibile confusione con Colchicum autumnale L. (famiglia Liliaceae) velenoso per la
presenza di Colchicina. Per distinguere i due fiori è bene controllare il numero di stami: 6 per il
Colchico, 3 per il Crocus. Inoltre, l'ovario del Colchicum è supero e di forma ovale mentre nel
Crocus è appiattito o tondeggiante.

35

�DIGITALE GIALLA GRANDI FLORA
( O D IGITALE G IALLA G RANDE )
Digitalis Grandiflora Mill.

Digitale à Grandes Fleures

In Alta Val Chisone si chiama: dzènsònë salvàddzë (velenouzë)
In Val Pellice si chiama: déal / fiour 'd lëvioun
In Alta Val Susa si chiama: dijtallä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Scrofulariaceae
Etimologia: Digitalis dal latino digitilus = piccolo dito
Attenzione: le piante del genere Digitalis contengono tutte, in quantità variabile secondo le
specie, un gruppo di glucosidi con potente effetto cardiotonico. Tali sostanze, di difficilissimo
dosaggio, vengono oggi riprodotte in laboratorio ed impiegate con successo nelle terapie
cardiache. É assolutamente da evitare l'uso famigliare della pianta, altamente tossica.
Curiosità: si favoleggia che le fate amino dormire dei fiori di queste piante, per questo motivo si
sconsiglia di tagliare la pianta in fiore per evitare sventure. Se tuttavia la si vuole cogliere,
sarebbe bene metterla in una stanza con una finestra aperta, in modo che la fata al risveglio
possa volare via.

36

�DORONICO
Doronicum austriacum L.

Doronic d’Autriche

In Val Germanasca si chiama: margaritto jaouno
In Alta Val Chisone si chiama: marguerìtta dzaouna 'd l'envèrs
In Val Pellice si chiama: margritta jaouna
In Alta Val Susa si chiama: margarittä jauna dl’enver

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae
Nomi Comuni: doronico dei macereti, doronico a fiori grandi
Etimologia: etimologia incerta per il nome del genere. Per alcuni di origine greca come
combinazione di "doron" e "nike" ossia "dono e vittoria", per altri di origine araba dal vocabolo
"dourondj", termine valido per le piante del genere in tutti i paesi dell'Oriente.
Proprietà ed utilizzi: tutte le specie del genere Doronicum posseggono principi medicinali e
furono in passato coltivati negli orti delle erbe officinali.. Gli utilizzi medicinali sono però
riservati in particolare a D. Pardalienches L. (non presente in Piemonte) il cui rizoma vanta
proprietà tonico sedativo, emmenagogo. Uso esterno dell’infuso come risolvente astringente in
lavande, irrigazioni, impacchi.
Curiosità: molte credenze aleggiano su tutte le specie di Doronicum le quali, secondo la
tradizione mediterranea, potevano infondere forza, vitalità e donare sicura vittoria sia in guerra
che nella caccia.

37

�EPILOBIO
Chamaenerion angustifolium (L.) Scop (= Epilobium angustifolium L.)

Epilobe des Alpes

38

�In Val Germanasca si chiama: érbor dë chamous
In Alta Val Chisone si chiama: floura roùia da dzìrps
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: viurī ‘d muntannhä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Onagraceae
Nomi Comuni: erba di S. Antonio, gambi rossi, garofanino maggiore, epilobio a foglie strette,
camenerio a foglie strette, fogliestrette, garofanino dei boschi.
Etimologia: il nome del genere il nome deriva dal greco "khamái" =a terra, basso e da "Nerium"
=oleandro: che ricorda un piccolo oleandro; il nome specifico da" angustus" = angusto e "folium"
= folia, ad indicare le foglie anguste.
Parte Usata: tutta la pianta
Proprietà e usi: radici emolliente e astringente, antinfiammatori. Fiori febbrifughi. Possiede
inoltre attività sedative ed espettoranti, usata per alleviare le irritazioni delle mucose della bocca
e della gola. Impiegata nel trattamento dell’adenoma della prostata e nei disturbi della minzione
a esso associato nonché nei preparati per le infiammazioni delle vie respiratorie, tosse e forme
diarroiche. Uso esterno nei casi di dermatiti, colluttori, afte. I giovani germogli possono essere
consumati come verdura sia crudi che cotti; le foglie essiccate possono esser usate come
surrogato del the, in alcune regioni del Caucaso, sono servite le estremità del rizoma come
insalata. Si consumano lessati e conditi.

39

�ERICA
Calluna vulgaris (L.) Hull (= ERICA VULGARIS L.)

Erica

In Val Germanasca si chiama: brìëro

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ericaceae
Nomi Comuni: brughiera, brugo, erica, brentoli, grecchia, sorcelli, scopetti
Etimologia: calluna deriva dal greco "kalluno" = scopare, infatti i suoi rami venivano usati per
fare scope da giardino. Erica invece deriva dal verbo greco “Ereìco” (=spezzo, rompo) per la
forza con cui rompe ghiaccio e neve sovrastanti. Vulgaris dal latino= comune, conosciuto da
tutti.
Parte Usata: sommità fiorite.
Proprietà ed utilizzi: proprietà astringenti ed antinfiammatorie, antisettiche delle vie urinarie e
antireumatiche. Vengono usate come infuso nella cura delle cistiti, nelle leucorree, nei
reumatismi e nelle albuminuria e per uso esterno nei casi di gotta, dermatosi squamose,
nevralgie reumatiche, mucose infiammate e pelli arrossate e con foruncoli. Industrialmente si
ricavano tannini e coloranti.
Curiosità: per la sua diffusione il brugo è fiore nazionale della Scozia e della Norvegia. Secondo
alcune credenze i fiori bianchi sono considerati portafortuna e talismani, quelli rosa sono segno
d’amore. nell’Ottocento era ritenuta simbolo di Solitudine. Le radici più grosse venivano
utilizzate per costruire delle pipe.

40

�ERIOFORI
Eriophorum angustifolium Honck

Linaigrette, linaigrette jonc, herbe à coton…

In Alta Val Chisone si chiama: barbizìn
In Alta Val Susa si chiama: plumacchu

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Cyperaceae
Etimologia: il nome del genere dal greco "érion" = "lana" e "phoros" = "porto", cioè "portatore di
lana", per l'aspetto fioccoso delle infiorescenze; l'aggettivo specifico, dal latino, significa "a foglie
strette".
Proprietà ed utilizzi: la pianta possiede proprietà astringenti ed antidiarroiche.
Curiosità: in tempi passati, soprattutto in paesi del nord Europa, si è tentato di usare in tessitura
le fibre dei pennacchi al posto del cotone (sotto il nome di "cotone artico"), ma le fibre sono
risultate troppo fragili e inadatte a sopportare la torsione.

41

�FIOR DI STECCO
Daphne mezereum

Bois-jol / jolibois / verdelet / vert-bois / Daphné bois-gentil / bois-gentil
/ mézéréon

In Val Germanasca si chiama: mezereo

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Thymelaeaceae
Nomi Comuni: pafne mezereo, Pepe di monte, mezereo
Etimologia: il nome generico viene dal greco DAPHNE = "alloro," per la somiglianza delle
foglie, il nome specifico dall'arabo e significa "mortale" con riferimento alla elevata tossicità della
pianta. Il nome volgare deriva dal fatto che la fioritura precede la comparsa delle foglie.
Proprietà ed utilizzi: specie tossica come le altre specie del genere Daphne. È una pianta molto
velenosa in tutte le sue parti, mortale per l'ingestione di bacche e semi.
La medicina popolare impiegava l'estratto alcolico della corteccia per uso esterno contro i dolori
reumatici. Inoltre questa pianta veniva usata come dermopurificante, dermoprotettivo e
depurativo drenante.

42

�FIORDALISO DI MONTE
Centaurea cyanus L.

Bleuet

In Val Germanasca si chiama: parosac / përsac

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco κέντρον KÉNTRON pungolo, sprone: per la
forma del bocciolo, oppure dal latino CENTAURUS, greco κένταυρος céntauros centauro,
figura mitologica metà uomo e metà cavallo; secondo alcuni autori, questo genere sarebbe
dedicato a Chirone che, al contrario degli altri centauri, aveva un’indole saggia e mite: esperto
nelle scienze e nella medicina era considerato maestro di Esculapio, di Achille e di altri eroi.
Parti usate: foglie e fiori
Proprietà e utilizzi: le specie del genere Centaurea hanno diverse proprietà che variano a
seconda della specie e della parte utilizzata. In genere hanno attività tonificanti, amaricanti,
stomachiche, diuretiche e digestive. Utilizzate anche nei casi di febbre e tosse per le proprietà
antipiretiche ed espettoranti oppure come colagoghe nei disturbi del ciclo mestruale. Per uso
esterno si mostrano utili come collirio (nelle congiuntiviti), collutorio (nelle infiammazioni della
bocca) e per detergere ferite, piaghe ed ustioni oppure in presenza di edemi, gotta, reumatismi.
In cucina, dalle foglie, si estrae un colorante utilizzato per i dolci.
Curiosità: la "cianina" pur essendo un colorante, non viene utilizzato per tingere i tessuti perché
facilmente degradata dalla luce e dagli acidi. Contiene la "cianina", un glucosite antocianico
colorante (usato anche come sensibilizzatore delle pellicole fotografiche).

43

�GAROFANO DI MONTE
Dianthus barbatus L.

Œillet des Alpes

In Val Germanasca si chiama: garofou / jalufraddo
In Alta Val Susa si chiama: garofanin

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Caryophyllaceae
Nomi Comuni: garofano montano, garofano barbato, garofano a mazzetti, speranza
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco "thiòs" = "dio o zeus" e da "ànthos" = "fiore divino
o di giove" per sottolinearne la splendida bellezza. Il nome volgare di "garofano" proviene dal
latino " caryophillus" = "garofalo" che con il tempo si trasformò nell'odierno garofano. L'epiteto
della specie è riferito alla presenza di numerose reste presenti nell'epicalice.
Parti usate: fiori
Proprietà ed utilizzi: i garofani si utilizzano in profumeria per estrarne le essenze profumate.
L'uso correlato alla medicina è stato giudicato di nessun valore, anche se nella medicina
popolare veniva usato come espettorante e diuretico.

44

�GAROFANO DEI GHIACCIAI (O GAROFANO ALPINO)
Dianthus pavonius Tausch

Oeillet

In Val Germanasca si chiama: garofou salvagge
In Alta Val Chisone si chiama: garofou salvagge / pëchô garoufanìn 'd lâ ròttsa
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: garofou salvagge
In Alta Val Susa si chiama: ülés

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Caryophyllaceae
Nome Comune: garofano pavonio
Etimologia: il nome del genere deriva dal greco “diòs”, di Zeus e “ànthos”, fiore, cioè 'fiore di
Zeus'.
Proprietà ed utilizzi: fiori dissetanti, sudoriferi, espettoranti. Per lungo tempo ai garofani furono
attribuite proprietà medicinali. Ancora nel 1700 si sosteneva “La decoctione de’ fiori di Garofano è
un potente rimedio nelle febbri maligne”, solo da poco è stato riconosciuta l'infondatezza di tali
utilizzi. In Inghilterra i garofani erano talvolta aggiunti al vino e alla birra per conferire loro un
carattere speziato.
Curiosità: molti sono i significati simbolici legati ai fiori di garofano. Nell'arte medioevale i
garofani indicavano i fidanzamenti. Il garofano rappresentò per lungo tempo il fiore della
nobiltà; fu scelto da Napoleone per decorare i nastrini della Legion d'Onore e divenne quindi
simbolo dei bonapartisti. Il garofano simboleggia l'amore sincero e di lunga durata, ma anche
l'astuzia e il sotterfugio.

45

�GENZIANA AMAROGNOLA
Gentianella amarella (L.) Borner

Gentiane amère

In Alta Val Chisone si chiama:
sounàllha ‘d la ròttsa
In Val Pellice si chiama: gënsana

GENZIANA BAVARESE
Gentiana bavarica L.

Gentiane de Bavière

In Val Germanasca si chiama: braio d'
cucuc
In Alta Val Chisone si chiama: courbô,
èou 'd ràttë
In Val Pellice si chiama: pîroulet

46

�GENZIANELLA (O GENZIANA DI KOCH)
Gentiana acaulis L.

Gentiane acaule

In Val Germanasca si chiama: braio d' cucuc, chaouso d’ cucuc
In Alta Val Chisone si chiama: dzensanèttë, dzensanètta
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: diòe, gensanettë
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: bràia ‘d cuccu
In Val Pellice si chiama: gënsianina chitta

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Gentianaceae
Etimologia: il nome generico gentiana deriva dal greco “gentiane” che secondo Plinio si riferisce
a Genzio, re dell'Illiria, il quale avrebbe fatto conoscere per primo le proprietà medicamentose
della radice di questa pianta.
Parti usate: tutta la pianta
Proprietà e utilizzi: le piante del genere Gentiana hanno, seppur con differenze specifiche,
proprietà amara aperitiva eupeptica scialagoga, stimolante digestiva, carminativa, antifermentativa, antitterica, emopoietica, antitermica, analettica, vermifuga. Tradizionalmente usate
nella preparazioni di liquori amari aperitivi e digestivi.

47

�GERANIO DEI PRATI
Geranium sylvaticum L.

Géranium des prés

In Val Germanasca si chiama: geranoiu

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Geraniaceae
Nomi Comuni: geranio silvano, geranio dei boschi
Etimologia: il nome generico dal greco géranos (= gru) per la forma dei frutti, quello specifico
richiama: il suo habitat.
Parti usate: tutta la pianta
Proprietà e usi: i gerani hanno elevato contenuto di tannini e forniscono importanti rimedi
astringenti, antidiarroici, antiemorragici. Nella tradizione si trova l’indicazione dell’uso per
esterno delle foglie fresche come vulnerarie, cicatrizzanti risolutive. In veterinaria in impiastri
antireumatici. Piante antinfiammatoria, analgesica, febbrifuga e vulneraria.

48

�GIGLIO MARTAGONE
Lilium martagon L.

Lis Martagon

In Val Germanasca si chiama: sanjann nìër
In Alta Val Chisone si chiama: lis
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: martagon
In Alta Val Susa si chiama: Sen Jan grī
In Val Pellice si chiama: Sën Jan

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Liliaceae
Nomi Comuni: giglio gigante selvatico, giglio martagone, riccio di dama, giglio a turbante,
turbante di turco
Etimologia: controversa è l'origine sia del nome generico che di quello specifico. Linneo riporta
il nome Lilium tra quelli di derivazione latina, Plinio, non fa riferimenti etimologici, ma
evidenzia che i Lilium dai fiori arrossati sono quelli che i greci chiamano "crinon". Alcuni fanno
derivare il nome latino Lilium dal greco "leirion", nome ora riferito ai gigli, ma anche ai narcisi, o
agli iris; altri ancora lo fanno derivare da un termine celtico, probabilmente "li" = candido o dal
persiano "lala" = giglio. Il nome specifico è voce spagnola e significa "riccioli dei capelli di, ma
potrebbe anche derivare dal turco "martagān" = turbante, per somiglianza di forma.
Parti usate: bulbo.
Proprietà ed utilizzi: il Bulbo ha proprietà diuretica, antiartritica, emmenagogo, espettorante,
emolliente, cardiotonica. Uso esterno come emolliente, risolutivo, fresco contuso in cataplasma.
Le foglie triturate sino a poltiglia venivano applicate al basso ventre come rimedio emmenagogo.
In passato il bulbo veniva lessato in acqua e consumato.
Curiosità: era pianta sacra al dio della guerra Marte e accompagnava i soldati sul campo di
battaglia in quanto era considerata come un valido amuleto.

49

�GIGLIO PARADISIA
Paradisea liliastrum (L.) Bertol.

Lis de Saint-Bruno

A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: cloccho
In Alta Val Susa si chiama: Sen Jan blan
In Val Pellice si chiama: Sën Jan bianc

50

�GIGLIO DI SAN GIOVANNI
Lilium bulbiferum L. var.croceum Lilium bulbiferum subsp.croceum (Chaix) Jan

Lis orangé

In Val Germanasca si chiama: san jouan – sanjann
In Alta Val Chisone si chiama: coucounéi 'd lâ ròttsa
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: senjouòn
In Alta Val Susa si chiama: Sen Jan jàunë
In Val Pellice si chiama: Sën Jan

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Liliaceae
Nome Comune: giglio aranciato
Etimologia: il nome della specie è chiaramente riferito alla presenza di bulbilli all'ascella delle
foglie superiori (raramente in croceum); il nome della subspecie è riferito al termine latino
"croceum" = "simile allo zafferano" con riferimento al colore del fiore.
Proprietà ed utilizzi: nella medicina popolare si utilizzano i bulbi per preparare decotti con
proprietà diuretiche ed emollienti.

51

�GINNADENIA DELLE ZANZARE (O MANINA ROSEA)
Gymnadenia conopsea(L.) R. Br.

Orchis Moustique

In Alta Val Chisone si chiama: siséi dâ prô

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Orchideaceae
Nome Comune: manina rosea
Etimologia: il nome generico dalle parole greche "gymnos "e "aden"= ghiandole nude: i fiori delle
specie appartenenti a questo genere hanno infatti i retinacoli che sono privi di borsicole.
L'epiteto specifico deriva dal termine greco "konops"= zanzara, per il lungo sperone simile
all'apparato boccale delle zanzare.
Proprietà ed utilizzi: alcune fonti indicano l’uso del bulbo per le proprietà emolliente e
antispasmodica. Si trovano indicazioni anche per l’so esterno in lavaggi e collutori. La specie
avrebbe anche delle supposte attività antiepilettiche e anticonvulsivanti.
Curiosità: al pari di altre orchideaceae, secondo le leggende veniva raccolta da maghi e
fattucchiere allo scopo di apportare discordia o concordia tra le famiglie. In particolare veniva
prelevata ed accuratamente conservata la parte ipogea. L'apparato radicale di tali piante ha la
forma particolare di due mani congiunte alla base e consta di due tuberi. Quando maghi e
fattucchiere volevano mettere discordia tra le famiglie e nelle questioni d'amore, separavano i
due tuberi. Al contrario, per favorire la riconciliazione famigliare o dei cuori infranti, riunivano i
tuberi della pianta precedentemente divisi. Altra versione è che le radici convergenti di queste
piante, somministrate di nascosto alle persone, avevano la capacità di pacificare gli animi.
Effetto contrario sortivano invece le radici divergenti. Per tale motivo erano dette piante della
concordia o della discordia

52

�GLOBULARIA A FOGLIE CORDATE (O VEDOVELLA)
Globularia Cordifolia

Globulaire à feuilles en cœur

53

�U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Plantaginaceae
Nomi Comuni: vedovelle celesti, globularia a foglie cuoriformi
Etimologia: il nome del genere deriva deriva dal latino globus = sfera, globo e indica la forma del
capolino, quello specifico dal latino "cordis" = cuore e "folium"= foglia: con foglia a forma di cuore.
Attenzione: specie officinale tossica. Contiene la Globularina, un glucoside velenoso. In alcune
fonti viene indicato l’uso come potente lassativo.

54

�LINARIA ALPINA
Linaria alpina(L.) Mill.

Linaire des Alpes

In Val Germanasca si chiama: erbo d l’uo
In Alta Val Chisone si chiama: suséi 'd mountànnhë

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Plantaginaceae
Nomi Comuni: linaiola alpina
Etimologia: il termine generico dal greco LÍNON = "lino" per la somiglianza delle foglie
caulinari con quelle del lino. Il termine specifico per l'areale di crescita.
Parti usate: sommità fiorite
Proprietà e utilizzi: si trovano informazioni sull’uso popolare della simile specie L. vulgaris le
cui sommità fiorite avrebbero attività diuretiche, antiatoniche intestinali e utilizzate per i dolori
mestruali. Se ne attesta l’uso esterno del decotto o sottoforma di unguento nei casi di acne, nelle
dermopatie, oppure come antiemorroidarie. La tintura dei fiori in pomate anticongiuntiviti. Una
ricetta indica la cottura delle sommità nella sugna, utilizzandolo poi come antiirritante.
Curiosità: i fiori sono eliotropici: ruotano seguendo il moto del sole. Quando il fiore è fecondato
cambia direzione rifiutando il sole, si dirige verso una fenditura e lì i frutti e semi maturano,
lasciando germogliare le nuove pianticelle in mezzo alle rocce o in un muretto.

55

�MAGGIOCIONDOLO
Laburnum alpinum (Mill.) Bercht. &amp; J. Presl

Cytise faux / Cytise à grappes / Cytise aubour /Faux ébénier

In Val Germanasca si chiama: alboùërn

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Fabaceae
Nomi Comuni: maggiociondolo di montagna, maggiociondolo alpino, laburno alpino, citiso
alpino, maggiociondolo, avorniello di monte.
Etimologia: il termine generico deriva dal latino ed è di origine incerta: si è azzardata l'ipotesi di
una radice comune con l'aggettivo "eburneum", cioè "color avorio", alludendo al colore del legno
fresco; l'attributo specifico è chiaramente riferito alla zona di vegetazione abituale della pianta.
Attenzione: è specie fortemente velenosa per la presenza dell'alcaloide Citisina che ha azione
paralizzante e convulsivante. La tossina è presente in tutte le parti della pianta ma
particolarmente nei semi.
Proprietà e utilizzi: la medicina popolare un tempo si serviva di questa pianta per la cura di
malattie nervose e contro isteria, asma e le malattie del fegato. Era impiegata anche come
antidoto contro gli avvelenamenti da arsenico.
Curiosità: vuole la leggenda che nei tempi passati le streghe usassero il Maggiociondolo per
preparare bevande psicoattive che conferivano loro senso di leggerezza e di inconsistenza del
peso corporeo. Questo stato di alterazione psichica può essere inteso come il "volo della strega".
Durante i loro sabba le streghe come segno distintivo, utilizzavano un bastone di
Maggiociondolo, sul quale si dice cavalcassero durante i loro viaggi e divenuto per questo
simbolo del volo.

56

�MARGHERITA ALPINA
Leucanthemum vulgare (Vaill.) Lam.

Marguerite des Alpes

In Val Germanasca si chiama: margaritto
In Alta Val Chisone si chiama: marguerìtta 'd San Jouòn
In Alta Val Susa si chiama: margarittä du pràa
In Val Pellice si chiama: margritta

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae
Nome Comune: margherita comune, margherita diploide, leucantemo volgare
Etimologia: questo termine risulta composto da due parole di origine greca "leukos" = "bianco" e
"anthemon-ἄνϑεμον"= "fiore" con chiaro riferimento al colore bianco delle ligule esterne.
Parti usate: fiori.
Proprietà ed utilizzi: i fiori hanno proprietà antispasmodiche, bechiche vulnerarie, broncosedativi, emmenagoghi. Per uso esterno l'azione vulneraria si manifesta specialmente nella
cicatrizzazione di ferite, ulcere della bocca, gengive e gola. L'acqua distillata è efficace come
collirio nelle congiuntiviti. Uso esterno dell’infuso come astringente in lavande, impacchi,
clisteri. Innovazioni primaverili in minestra. Pianta da taluno considerata insetticida per affinità
col Piretro. Le foglie tenere, sono commestibili, si usano crude nella misticanza di erbe diverse.
Curiosità: La margherita nel linguaggio dei fiori significa purezza, fedeltà e bontà d'animo.

57

�MUSCARI
Muscari botryoides (L.) Mill.

Muscari

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asparagaceae
Nomi Comuni: muscari azzurro, muscari botrioide, pentolini, urceolini selvatici.
Etimologia: il nome del genere ha origine dal termine arabo "muskarini" (=muschio) con
riferimento all'odore muschiato emanato da alcune specie. Altra ipotesi è che deriva dal
Sanscrito "mushka" (=testicolo) per la forma del bulbo. Il nome della specie deriverebbe dal
termine greco "botrys" che verrebbe tradotto in "grappolo" in riferimento alla sua infiorescenza.
Parti usate: bulbo
Proprietà ed utilizzi: al bulbo vengono attribuite le proprietà diuretiche ed emollienti. Uso
esterno come emolliente e rinfrescante su pelli irritate e infiammate. In cucina il bulbo trova gli
stessi impieghi delle cipolle: crudo nelle insalate, cotto in sughi, bollito in agrodolce, conservato
sott’aceto.

58

�NARCISO
Narcissus poeticus L.

Narcisse

In Val Germanasca si chiama: pancouto, pant 'couto
In Alta Val Chisone si chiama: pancoutë, pancouta
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: pancoutë
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: bambölhä; a Oulx: flu d’me
In Val Pellice si chiama: fiour 'd mai

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Amarillidaceae
Nome Comune: narciso selvatico
Etimologia: narcissus: dal greco "νάρκη nárke" (= torpore), secondo Plinio riferito alla sua intensa
profumazione (narcotico), oppure legato al mito di Narciso (Νάρκισσος Narkissos); poëticus
(=poetico o dei poeti).
Attenzione: specie officinale tossica - Proprietà e usi: Il bulbo ha proprietà emetica e depurativa,
per uso esterno era impiegato ridotto in pasta e applicato come emolliente, risolutivo. I fiori
hanno attività astringente antidissenterica, febbrifuga antitermica, antispasmodica, vomitiva. In
profumeria è impiegata per ricavarne essenza.
Curiosità: il nome di questo fiore è legato al mito di Narciso. In Cina il narciso simboleggia
felicità e prosperità, ma, secondo diversa interpretazione, può anche ricordare l’immagine del
sole, come riportato nel Cantico dei Cantici. Per altri è simbolo di amore eterno, di bellezza, di
purezza, di fertilità.

59

�NIGRITELLA ROSSA
Nigritella rubra(Wettst.) K. Richt.

Nigritelle

60

�In Val Germanasca si chiama: Calho-lait, èrbod'la councordio, man da Boundìou, souchëtto
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: calhë-làet
A Roure (Villaretto) si chiama: pruzurëtto
In Val Pellice si chiama: man
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: erbä du càlh; a Oulx: la nona

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Secondo quanto raccolto da Teofilo G. Pons, nel suo scritto “Vita Montanara e
tradizioni popolari alpine”, “l’èrbo d’ la councordio (erba della concordia), chiamata
anche man dâ Boundìou (mano di Dio), la nigritella, quel piccolo fiore d’un bel colore rosso
scuro, d’un profumo soave e penetrante, paragonabile all’odor di vaniglia, aveva il potere
magico di far nascere e mantenere reciproca simpatia a amore in due persone che ne
avessero insieme mangiato i minuscoli semi. Inoltre, dall’intreccio delle due radici a forma
di mano, bruna l’una e bianca l’altra, si riteneva pure di poter conoscere se i due cuori
sarebbero rimasti uniti per sempre, o se era meglio non fidarsi di un amore che sarebbe
stato passeggero”.

61

�PERVINCA MINORE
Vinca minor L.

Petite Pervenche

In Val Germanasca si chiama: prouvënsalo, pervanso
In Val Pellice si chiama: përvanso
In Alta Val di Susa si chiama: përvinchä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Apocynaceae
Etimologia: il nome del genere dal latino “VINCIRE” = LEGARE, perché i lunghi getti striscianti
erano usati per preparare ghirlande con cui le ragazze amavano cingersi il capo. Il nome
specifico si riferisce alle dimensioni della pianta in contrapposizione alla VINCA MAJOR L.
Attenzione: specie officinale tossica. La pervinca è considerata pianta tossica per il suo
contenuto in vincristina. In caso di assunzione di parti della pianta i primi sintomi sono a carico
dell’apparato digerente: nausea, vomito e febbre; quelli tardivi consistono in cefalea, insonnia,
delirio, neuropatie, convulsioni e coma.
Proprietà e usi: la tradizione attribuisce alle radici proprietà diuretiche e ipotensive, alle foglie
attività tonico-amare stomachiche digestive, decogestionanti. Alcune fonti ne indicano anche
un’attività antigalattogoga, mentre altre ne indicano invece una opposta attività galattogenica.
Per uso esterno ha proprietà antiinfiammatorie utili nelle dermatosi, per foruncoli ed eczemi.
L'infuso, impiegato in bagni ed impacchi era utilizzato sulle pelli delicate ed irritabili. Fonte

62

�dell'alcaloide vincamina, che viene impiegato nell'industria farmaceutica come stimolante
cerebrale e vasodilatatore.Studi in corso per un possibile impiego nei casi di ipertensione,
disturbi circolatori cerebrali, insufficienza coronarica, turbe psicocomportamentali della senilità
Curiosità: Ai fiori della Pervinca e alle foglie sempreverdi è associato il concetto di fedeltà in
amicizia e di tenacia del dolce ricordo. In Russia veniva chiamata “rondine dei fiori” per il forte
legame con la primavera. Pianta legata a Venere. Si diceva che le foglie mangiate da marito e
moglie avrebbero propiziato l’amore tra loro. Si credeva che una ghirlanda dei suoi fiori legata
al collo potesse far arrestare il flusso del sangue dal naso.

PETROCALLIDE DEI PIRENEI
Petrocallis pyrenaica L.
P étrocalle des Pyrénées

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Brassicaceae
Nomi Comuni: petrocallis dei pirenei, petrocallide dei pirenei
Etimologia: il genere deriva il suo nome dal greco “pètros” sasso, “kàllos” beltà, “che dà
bellezza alle rupi”. Il nome specifico si riferisce alla distribuzione pirenaico-alpina della specie.

63

�PRIMULA
Primula L.

Primevère

64

�In Val Germanasca si chiama: pimpinéllo / pimpinèlla / pimpëtto
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: fantinë
In Val Pellice si chiama: pimpinèlla
In Alta Val Susa a Salbertrand si chiama: ghingunettä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Primulaceae.
Etimologia: il nome del genere dal latino Primus = primo, a indicare la precoce fioritura.
Parti usate: tutta la pianta.
Attenzione: alcune specie di possono determinare dermatiti da contatto
Curiosità: la primula è uno dei primi fiori che sboccia, anche nei paesi più freddi, proprio per
questo motivo è da sempre considerata il simbolo della primavera, e del rinnovamento che
questa stagione porta con sé, è anche considerata emblema di giovinezza e di precocità, è nella
tradizione popolare di molti popoli, pianta augurale. Nel Medioevo si riteneva che applicazioni
esterne di Primula sul capo e sul petto potessero scacciare la malinconia e con i fiori si
preparavano pozioni d'amore. Si pensava che decotti di queste piante potessero curare la
paralisi.
• Primula latifolia Lapeyr.
Nomi Comuni: primula a foglie larghe
Proprietà ed utilizzi: non sono documentati utilizzi di Primula latifolia nell'ambito della
farmacopea erboristica, come altre primule questa specie contiene significative quantità di
salicilati e saponine che la rendono lievemente tossica.
• Primula vulgaris Huds.
Nomi Comuni: primula comune, primavera, occhio di civetta
Proprietà ed utilizzi: proprietà espettorante, antiinfiammatoria, ad azione analgesica e
antispastica. Nel passato venivano usate le foglie come decotto per combattere i reumatismi, con
le radici venivano realizzati infusi contro l'emicrania, il succo estratto dalle foglie si usava come
cosmetico per attenuare macchie e rughe. Plinio la consigliava in caso di paralisi, gotta e
reumatismi. I fiori, le foglie e le radici essiccate possono essere impiegati per aromatizzare vini e
tisane. In cucina, le foglie più giovani e i fiori possono essere consumate in insalata, ottime anche
lessate e nei minestroni.

65

�PRIMULA MAGGIORE
Primula elatior (L.) Hill. Primula veris L. (= P. officinalis (L.) Hill)

Primevère des bois

In Val Germanasca si chiama: pimpinéllo, pimpëtto
In Alta Val Chisone si chiama: braièttë, braiètta
In Val Pellice si chiama: pimpinèlla / jaluquet
In Alta Val Susa (Salbertrand) si chiama: cuccu

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Primulaceae
Nome Comune: primula odorosa
Proprietà ed utilizzi: il rizoma risulta avere attività antiemetica, neurotonica, bechica
espettorante, antireumatica. Uso esterno in impacchi sedativi, antiecchimosi. Altre applicazioni
riguardano il trattamento sintomatico di tosse, asma e le malattie dell'apparato respiratorio
grazie all’azione fluidificante ed espettorante delle saponine presenti. Le foglie sono state
utilizzate come antiartritiche antireumatiche, antigottose, anche per uso esterno del decotto nel
latte, in cataplasmi I fiori hanno attività calmante anticonvulsiva, bechica sudoriferia diaforetica,
diuretica, antinfiammatoria, depurativa, drenante, lassativa. Uso esterno: contusioni, pruriti,
screpolature, punture di insetto, collutori. In cucina le giovani foglie possono essere consumate
sia crude che cotte, sole od assieme ad altri tipi di verdura. Anche i fiori possono essere aggiunti
ad una insalata. Le foglie possono essere usate anche nelle minestre.

66

�REGINA DELLE ALPI
( O C ALCATREPPOLA ALPINA , E RIGIO DELLE A LPI , C ARDO A ZZURRO )
Eryngium alpinum L.
P anicaut

bleu des Alpes / chardon bleu des Alpes

In Alta Val Chisone si chiama: rénë 'd la mountànnhë, réna 'd lâ mountànnha,
tsardousa vioulètta

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Apiaceae
Nomi Comuni: calcatreppola alpina, eringio delle alpi, regina delle alpi, eringio alpino, cardo
azzurro.
Etimologia: di origine incerta, il nome generico parrebbe derivare dal greco "erungion" o "eruma",
richiamando il primo termine il riccio ed il secondo la difesa: in entrambi i casi il riferimento
sarebbe alle spine di cui sono dotate foglie, brattee e capolini, a protezione dal morso degli
erbivori.
Proprietà e usi: da segnalare la specie affine E. campestre di cui si utilizza la radice, a cui sono
attribuite attività spasolitica, diuretica, emmenagoga eupeptica colagoga, carminativa, lassativa,
antigalattogoga. Il suo impiego terapeutico è segnalato nei casi di ritenzione idrica, drenaggio,
calcolosi renale, tosse stizzosa o pertosse.
Curiosità: in passato ritenuta contravveleno dell’Aconito.

67

�RODODENDRO ROSSO
Rhododendron ferrugineum L.

Rhododendron Ferrugineux

68

�In Val Germanasca si chiama: brousé
In Alta Val Chisone si chiama: brousét, brousée (brouséi)
A Fenestrelle (Mentoulles) si chiama: brousé
In Alta Val Susa a Salbertrand si chiama: aburséi; a Oulx: bruséi
In Val Pellice si chiama: brousé

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ericaceae
Nomi Comuni: rododendro rosso, rododendro ferrugineo, rosa delle alpi
Etimologia: il nome del genere dal greco "rhodon"= "rosa" e "dendron"=" albero"=" albero delle
rose". Il nome specifico indica il colore della pagina inferiore delle foglie.
Parte usata: foglie, fiori, galle
Attenzione: specie officinale tossica. Le foglie contengono glucosidi che sono stati causa di
avvelenamenti di cavalli, pecore ed altri erbivori.
Proprietà e utilizzi: li principi attivi della pianta risiedono soprattutto nelle foglie, nelle galle e
nei fiori. Ha proprietà diaforetiche, diuretiche, depurative, antireumatiche e antigottosa, toniche
generali, anticalcolosi renale e diuretiche. Veniva utilizzata contro reumatismi articolari e litiasi
renale. Le galle hanno proprietà astringenti. L'infuso di foglie e galle era utilizzato in passato
contro la sciatica, l'artrite e le affezioni croniche della pelle.
Curiosità: nel passato i rametti secchi del Rododendro venivano utilizzati come scope e filtri per
il latte. Dalla macerazione delle galle in olio si ottiene l’"olio di marmotta" ritenuto efficace
contro i dolori reumatici e come vulnerario. Foglie e fiori entrano nella formulazione del “the
svizzero” depurativo e fortificante. Il fiore è talmente appetito dalle api, che il suo nettare in
quantità più o meno importanti è rappresentato in tutti i mieli di alta montagna.

69

�ROSA CANINA
Rosa canina L.

Rosier des chiens, Rosier des haies ou Églantier des chiens

In Val Germanasca si chiama: agoulensie, bosou, ergoulensìe, goulounzo
In Alta Val Chisone si chiama: flórs 'd lâ goulènsha
In Alta Val Susa si chiama: flu dl’argurënsié
In Val Pellice si chiama: gratacul

70

�U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Rosaceae
Etimologia: l'origine del nome generico è incerta, secondo alcuni deriverebbe dal latino "rosa" e
questo dal greco "rhódon" rosa, secondo alcuni deriverebbe dal sanscrito “vrad o vrod” (=
flessibile) con allusione alla flessibilità dei rami o dal celtico “rhood o rhuud” (= rosso). Il nome
specifico deriva dal greco "Kynosbator" "kynos" (= cane) e "batos" (= arbusto spinoso), da associare
all'uso che si faceva un tempo della radice di questa pianta per curare la rabbia.
Parte usata: falsi frutti (cinorroidi), foglie, fiori
Proprietà ed utilizzi: le foglie hanno proprietà contrastanti: sia antidiarroiche che blande
lassative. I petali sono aromatizzanti correttivi, rinfrescanti, lassativi, antidiarroici e usati
esternamente in colliri, colluttori o lavande; i frutti, detti Cinorroidi, sono utilizzati come
correttivi, rinfrescanti, vitaminici per la grande concentrazione in vitamina C, antinfiammatori
dell’apparato genito-urinario, diuretici, astringenti. L’uso esterno dei frutti come tonificante,
schiarente e levigante della pelle oppure per le proprietà antiemorroidarie. Vengono preparati
anche in conserve e marmellate.
I semi sono indicati da alcuni come antinervosi e vermifughi contro gli ascaridi.
Le galle sono dovute alla puntura di Rhodites rosea L., un imenottero. Hanno attività diuretica e
antisudorifera, per uso esterno sono astringenti e decongestionanti. Le galle erano considerate
possibili succedanee alla segale cornuta come regolatori delle contrazioni uterine.
La rosa canina viene quindi utilizzata come tonica, antinfiammatoria, antiallergica, blandamente
diuretica, cicatrizzante, antisettica, vasoprotettrice. Ottima in caso di raffreddori, influenza,
gastrite e diarrea.
Curiosità: nel linguaggio dei fiori alla Rosa canina si attribuisce l'indipendenza, ma anche la
poesia

71

�SASSIFRAGA
Saxifraga

Saxifrage

72

�In Val Germanasca si chiama: gaoudrimounnha
In Alta Val di Susa a Salbertrand si chiama: flùu dla crasilha

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Sassifragaceae
Etimologia: il nome generico deriva dal Latino "saxum" = sasso e "frangere" = rompere, significa
"pianta che spezza le pietre", poiché si trova spesso su rocce, dove riesce ad insinuare le radici
anche in piccole fessure; un'altra interpretazione fa riferimento ai "sassi renali", cioè ai calcoli,
che quest'erba riuscirebbe a sbriciolare;
Proprietà e utilizzi: le piante di questo genere possiedono proprietà diuretiche e portano
giovamento nell'alleviare i dolori provocati da calcoli renali. Le parti aeree hanno proprietà
espettoranti, antidissenteriche, astringenti. Erano utilizzate esternamente contro foruncoli
oppure in colliri.

73

�SCUTELLARIA ALPINA
Scutellaria alpina L.

Scutellaire des Alpes

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Lamiaceae.
Nome Comune: scutellaria delle Alpi
Etimologia: il nome del genere scutellaria deriva dal latino SCUTELLUM = scodella, nel senso
di borsa a forma di scodella, alludendo alla forma del suo calice, mentre il nome specifico alpina
si riferisce all'habitat in cui vive.
Parte usata: parte aerea
Proprietà e usi: alcune specie di Scutellaria sono state utilizzate in passato nel trattamento di
epilessia, insonnia, ansia, nel trattamento delle infezioni del cavo orale. Vanterebbe proprietà
antinfiammatoria, stomachica, antispasmodica, astringente, febbrifuga, nervina e tonica.

74

�SEMPREVIVO GUARDACASA
Sempervivum Arachnoideum L.

Joubarbe des Montagnes

In Val Germanasca si chiama: ocuvìa / moûtoun grâ/ oouvìa / imortèllo /
poum dë chabbro
In Alta Val Chisone si chiama: plòntë gròsë, plònta gròsa
In Alta Val Susa si chiama: viadāsi
In Val Pellice si chiama: minin

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Crassulaceae
Nome Comune: semprevivo ragnateloso
Etimologia: Sempervivum dal latino sempre vivo, probabilmente per la resistenza di queste
piante in ambienti ostili e siccitosi. Arachnoideum da Aracne. Aracne nella mitologia era una
fanciulla dalle prodigiose doti di tessitrice che, a seguito di una sfida di bravura al telaio persa
contro la dea Atena si suicidò per la vergogna. Atena la resuscitò sotto forma di ragno. L'epiteto
specifico deriva perciò da "ragno" e si riferisce alla ragnatela che ricopre le rosette basali
Parti usate: foglie fresche
Proprietà ed utilizzi: le proprietà sono comuni tra i Semprevivi. Le foglie fresche sono
diuretiche, astringenti, erano utilizzate masticate come antidolorifico dei denti. Per uso interno
contro le infiammazioni in genere. La medicina tradizionale ne consigliava l’utilizzo per

75

�dismenorrea, amenorrea come antispasmodico oppure nelle forme febbrili. L’uso esterno era
conosciuto per le proprietà lenitive. In infusi o succo per screpolature e bruciature, triturate in
aceto per curare calli e verruche, in cataplasmi antiemmorroidari, contro le ulcerazioni della
pelle e le punture degli insetti.
Curiosità: Carlo Magno ordinava di piantare il semprevivo sui tetti delle case per evitare i
fulmini. Pare che nell’antichità venisse dato un po' di succo da bere ai neonati nel primo venerdì
dopo la nascita, per proteggerli dalle convulsioni e assicurare una lunga vita.

SILENE
Silene vulgaris (Moench) Garcke

Silène enflé / Silène commun / Claquet

In Val Germanasca si chiama: eiclupilhét

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Caryophyllaceae.
Nomi Comuni: silene rigonfia, bubbolini, strigoli, erba del cucco
Etimologia: il nome generico è legato alla figura mitologica di Sileno compagno di Bacco,
perennemente ebbro e con il ventre gonfio, proprio come il calice di alcuni fiori di questo genere;
il nome specifico deriva dal latino "vúlgus" = volgo, comune, diffuso, frequente.
Utilizzi: le foglie primaverili della pianta sono utilizzate in cucina. Vengono lessati, cucinati in
padella oppure in minestre e frittate.

76

�SPERONELLA
Delphinium Dubium (Rouy &amp; Foucaud) Pawł.

Dauphinelles / Pieds-d'alouette

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Ranunculaceae.
Nome Comune: speronella alpina
Etimologia: il genere deriva il suo nome dal greco “delfis” (=delfino) alludendo alla forma
affusolata dello sperone. Il nome specifico significa in latino dubbioso, incerto.
Attenzione: data l'alta tossicità di tutte le specie del genere, l’utilizzo è sconsigliato. Contiene
alcaloidi quali la Delfinina molto tossici.
Proprietà: in tempi antichi si utilizzavano fiori e foglie per preparare infusi con proprietà
diuretiche, vermifughe, antiinfiammatorie. Si trovano informazioni dell’uso della pianta da
parte dei chirurghi poiché ritenuta cicatrizzante le ferite e in grado di saldare le fratture ossee.
Uso esterno dei fiori e dei semi come antiparassitari.

77

�SOLDANELLA COMUNE
Soldanella alpine L.

Soldanelle des Alpes

In Val Germanasca si chiama: souchëtto
In Alta Val Chisone si chiama: cloutsèttë, cloutsètta
In Alta Val di Susa a Salbetrand si chiama: drulettä

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Primulaceae
Etimologia: il termine generico è riferito alla forma delle foglie, che rammentano un soldo, cioè
una moneta (dal latino "solidum" = "massiccio", alludendo all'oro); l'attributo specifico menziona
la zona di vegetazione della pianta.
Parti usate: radice
Proprietà ed utilizzi: pur non godendo di gran valutazione sotto l'aspetto officinale, questa
graziosa pianta è stata usata dalla medicina tradizionale come blando purgante, impiegando la
radice essiccata, direttamente (polverizzata e mescolata a marmellata o miele) o per decotti.

78

�SPILLI DI DAMA
Armeria alpina Willd.

In Val Germanasca si chiama: carèsio

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Plumbaginaceae
Nomi Comuni: spillone alpino, armeria alpina, spilli di dama
Etimologia: l'etimologia è incerta, secondo alcuni da una voce celtica ar mor che significa 'presso
il mare'. L'epiteto della specie è relativo all'areale di distribuzione.

79

�STELLA ALPINA
Leontopodium alpinum Cass.

Edelweiss

In Val Germanasca si chiama: edelvàis, steiletlo
In Alta Val Chisone si chiama: itialèttë, itialètta
In Alta Val Susa si chiama: itiérä alpinä
In Val Pellice si chiama: ëlvàis / stela alpina

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Asteraceae.
Nomi Comuni: stella alpina, edelweiss
Etimologia: il nome generico dal greco "lèon"= leone e "poùs" = piede "piede di leone", poiché la
forma delle infiorescenze assomiglia nell'insieme, all'impronta di una zampa di leone; l'epiteto
specifico indica l'habitat.
Parti usate: foglie e fiori
Proprietà e utilizzi: fiori e foglie hanno proprietà astringenti stitici, bechiche.
Curiosità: in tutti i tempi questa pianta è stata considerata il simbolo degli alpinisti e della
montagna. In passato si riteneva che la pianta fosse un rimedio contro la rabbia e la dissenteria,
nonché contro il malocchio.

80

�TRIFOGLIO DELLE ALPI
Trifolium spp.

Tulipe des bois / Tulipe sauvage

In Val Germanasca si chiama: trafeùlh

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Fabaceae
Etimologia: il nome del genere deriva dal latino “tri” = 3 e “folium” = foglia, con riferimento alle
foglie ternate.
• Trifolium repens L.
Nomi Comuni: trifoglio ladino, trifoglio bianco, trifoglio rampicante.
Etimologia: l'epiteto specifico da "répo"= io striscio: strisciante.
Proprietà ed utilizzi: pianta antireumatica, depurativa, oftalmica, detergente, tonica. Indicata
per i disturbi della digestione e le diarree, le infiammazioni delle vie respiratorie, i reumatismi.
Per uso esterno, è antisettico. I fiori possono essere utilizzati in frittata. Nel passato, durante
periodi di carestia, i capolini secchi venivano raccolti per essere macinati, integrando in questo
modo la farina.

81

�TULIPANO
Tulipa sylvestris L.

Tulipe des bois / Tulipe sauvage

In Val Germanasca si chiama: tulipan / tulippo

U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Liliaceae.
Nomi Comuni: tulipano dei campi, tulipano silvestre
Etimologia: il termine generico deriverebbe dal vocabolo persiano "toliban", nome con il
quale i locali chiamano questa pianta. L'epiteto specifico deriva dal latino "silvestris"= del
bosco, selvatico.
Proprietà ed utilizzi: specie tossica. Bulbi, foglie e petali dei fiori provocano diarrea e
vomito se ingeriti.
Curiosità: in diversi miti il tulipano è scambiato tra innamorati come dichiarazione dei propri
sentimenti.

82

�VIOLA
Violaceae

Violette

83

�In Val Germanasca si chiama: viòoulëtto
In Alta Val Chisone si chiama: vioulèttë, vioulètta
In Val Pellice si chiama: vioulëtta
In Alta Val di Susa si chiama: viurëttë

84

�U SI E RBORISTICI ,

PROVERBI E CURIOSITÀ

Famiglia: Violaceae
Parte usata: parte aerea
Proprietà ed utilizzi: le piante del genere Viola hanno proprietà antinfiammatorie, diuretiche,
espettoranti, emollienti, tossifughe. Le mucillagini rendono queste piante adatte per il
trattamento delle prime vie respiratorie. Le foglie hanno blande proprietà lassative. I fiori,
utilizzati per infusi e sciroppi, hanno attività depurativa. Le radici si impiegano per decotti
espettoranti e lassativi. Per uso esterno vengono utilizzate per scottature e infiammazioni. Gli
estratti vengono utilizzati sia per via interna che per uso esterno nei casi di dermatosi come
acne, psoriasi, prurito, ulcerazioni, crosta lattea. Foglie giovani e fiori possono essere usati in
cucina, in particolare in insalate.
Curiosità: i semi delle Viole sono dotati di una piccola appendice, detta eleosoma, ricco di
sostanze grasse, di cui sono molto ghiotte le formiche. Queste raccolgono i semi e li portano nei
loro nidi sotterranei, e dopo aver consumato i nutrienti, abbandonano i semi, lasciandoli già
"seminati" e pronti a germogliare per la nuova stagione.

85

��SEZIONE II

86

�ACETOSA
RUMEX ACETOSA L.
Oseille Commune
Per leggere la carta: Le denominazioni attestate in area occitana e
a Bibiana rimandano alla caratteristica amara della pianta, alla
base del nome latino, forse anche con interferenza tra acet- e
arctium ‘bardana’; forse da lappa (DuCange, s.v.) lavasöl,
denominazione altrimenti attestata per la bardana appunto,
accanto a lavassa: il passaggio P&gt;v può essere stato accompagnato
da una reinterpretazione del nome da lavè, lavare. A Roure, simili
all’acetosa sono lî grîsin, che però verrebbero più alti (sempre nei
prati); l’informatore di Rorà ci informa che, a Villar Pellice, la
pianta si chiama: sitoura, forma che trova conferma a Bobbio
Pellice, dove l’informatore sostiene che il termine derivi dal
sapore acidulo del gambo. Il termine tsèou è stato raccolto nella
zona di Rochemolles.
Saperi locali: La pianta è conosciuta e riconosciuta in tutta l’area
d’inchiesta, sia montana sia di pianura; in tutti i luoghi si sottolinea come cresca in territori aridi, tra
le pietre, nei clapìe o nei muri a secco. Il carattere aspro viene sottolineato dall’utilizzo dei nomi in
lingua locale, soprattutto nei punti di parlata occitana. Solo un informatore (PRAROSTINO) utilizza
per identificarlo il fiore rosso –a pannocchia– probabilmente alla base del tipo piemontese ‘galüciu’.
Si mangia in minestra o nelle frittate primaverili, con altre verdure, oppure in insalata, anche se in
alcune zone non si conosce un uso estensivo in cucina, per il gusto acido (PRAMOLLO, PRAROSTINO).
A proposito del gusto acidulo con effetti rinfrescanti: gambo e foglie venivano succhiati appena colti,
quando si andava a fienare o a tagliar l’erba da dare alle vacche (PRAMOLLO, ROURE); ma anche per
gioco «al posto delle caramelle» (PRAROSTINO), benché sul fusto si possano annidare piccole uova di
tenia o altri vermi intestinali (BOBBIO PELLICE).
Botanica
Famiglia: Polygonaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 30 ai 100 cm. Il fusto si presenta rossastro nella parte
inferiore, mentre le foglie oblunghe sono sagittate e appuntite, con le punte rivolte verso il basso. Le
infiorescenze sono lasse e costituite da piccoli fiorellini rosso/verdognoli; si differenziano in piante
femminili e maschili: nelle prime le infiorescenze presentano tre stigmi, nelle seconde due.
Habitat: specie diffusa su prati magri e grassi, pascoli, margini dei sentieri e rive di ruscelli e fiumi.
Predilige i terreni ricchi di humus e sostanze nutritive. Fiorisce da aprile a luglio.
Parti usate: le foglie e i germogli giovani, dal gradevole sapore acidulo, raccolti prima della fioritura,
in genere verso marzo/aprile. Questi contengono ossalato di potassio, calcio ossalico, vitamina C e
ferro. Hanno effetto rinfrescante, depurativo, astringente e diuretico. Tuttavia la maggior parte delle
specie di Rumex (come lo spinacio e il rabarbaro) contiene ossalati e, se assunte in dosi eccessive, può
provocare problemi digestivi.

87

�Bardonecchia

Arvieux

asitourë –
tsèou brusqueutta

Aiguilles

Sestriere

asëccla (pl.)

Abriès

asì(n)tou

Pragelato
(Grand Puy)

asuitto
Prali

Roure (Bourcet)

asuitta (pl.)

Bobbio Pellice

sitoura

Perrero

asìtoula (pl.)

Fenestrelle

aseuccla (pl.)

sitouro - èrbo brusco

Chiomonte

zhoure

Bibiana

arziula èrba brüsca
- galüciu

Prarostino

Luserna
S. Giovanni

eisioula

Rorà

galüciu
Villar Perosa

azioula

Pramollo

asuitta (pl.) earbo brusco
- asuittoulo

�ACHILLEA MILLEFOGLIE
ACHILLEA MILLEFOLIUM L.
Achillée Millefeuille

Per leggere la carta: Il tipo predominante nelle valli Chisone e
Germanasca è “primofiore”, forse da intendersi ‘fiore di primavera’. In
val Pellice i nomi si possono riconoscere come composti di ‘tagliato’,
e forse hanno origine da un ‘maltagliato’ o simile, per le sue proprietà
cicatrizzanti e forse anche in connessione con pratiche di falciatura:
Penzig attesta in tutta l’alta Italia nomi riconducibili a ‘erba del taglio’.
Il tipo ‘millefiori’ di Villar Perosa, variante di ‘millefoglie’.
Saperi locali: Nelle aree montane è molto più conosciuta e utilizzata
rispetto a quanto avviene nei comuni di pianura, dove, sebbene
quasi tutti gli informatori riconoscano la pianta, pochi la utilizzano.
A FENESTRELLE venivano raccolte le sommità fiorite per preparare
delle tisane digestive e calmanti, che avevano anche funzioni
antidolorifiche. A PRALI si distingue l’achillea bianca da quella rosa:
in entrambi i casi la foglia viene utilizzata per la minestra e il fiore
per i liquori e le tisane: le informatrici sostengono che si possa
raccogliere anche nei prati vicino alle borgate. A PRAMOLLO si
metteva nell’olio con la canfora e si usava per massaggiare i muscoli.
Una volta si pestava la pianta intera, ne usciva un liquido che veniva
utilizzato per fare degli impacchi per il mal di denti. A LUSERNA si usava moltissimo, per le
emorroidi, sia in impacchi sia in infusione. A BOBBIO PELLICE si conosceva come cicatrizzante: le
foglie venivano pestate, quindi gli si urinava sopra, dopo di ché l’impacco veniva applicato sulla
ferita, che si rimarginava in pochi giorni: anche l’urina era considerata un disinfettante.
Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta 30-60 cm, dotata di un fusto ricoperto di una fitta peluria e
ramificato alla sommità. Le foglie sono fittamente suddivise, quasi al punto di assomigliare a quelle
di alcune felci. Alla sommità del fusto troviamo l’infiorescenza a corimbo, costituito da tanti piccoli
fiorellini bianco-rosati. Fiorisce da giugno a settembre.
Habitat: prati aridi, incolti, ai margini dei sentieri dal livello del mare fino ai 2500 m. È diffusa in
tutta Italia.
Parti usate: l’intera sommità fiorita, raccolta da giugno a settembre. I fiori vengono usati come tonico
della circolazione sanguigna, stomachico, antispasmodico, antiemorragico (epistassi, emorroidi
sanguinolenti, vescica infiammata), eupeptico e sono un rimedio all’inappetenza. Sono anche molto
utili nei disturbi femminili, in particolare nella dismenorrea, perché riescono a normalizzare il ciclo
doloroso e irregolare. In cosmetica viene utilizzata sotto forma distillata, con acqua; per la presenza
di azulene, alla stregua della camomilla.

88

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

couvoulp

Chiomonte

Prali

Bobbio Pellice

murtallha

Perrero

primmofloûr

Roure (Bourcet)

melatià

Rorà

milafiur

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

meltaià

Pramollo

primmafloûr

primflour - pinflour

primmofloûr

Fenestrelle

primmë-flour

�ACONITO
ACONITUM NAPELLUS L. EMEND S.
Casque-de-Jupiter

Per leggere la carta: Il tipo più diffusamente attestato (fa eccezione
soltanto la forma raccolta a Rorà) è tora (toro), voce già raccolta in
Mistral per ‘pianta velenosa’, dal lat. med. thora ‘toxicum,
venenum’ (Du Cange, s.v.). La pianta è conosciuta solo in zone
montuose, da cui scende in area pedemontana. L'informatore di
Chiomonte sembra conoscere questo fitonimo non tanto per averlo
sentito impiegare, quanto per averlo trovato in un testo poetico
chiomontino del secolo scorso.
Saperi locali: Si tratta di una pianta poco conosciuta, se non in
qualche località montana, dove è nota soprattutto per la sua
tossicità, potenzialmente pericolosa per gli animali. Le informatrici
di PRALI raccontano di come la pianta sia diffusa sul territorio:
nella località Selle, se si guardano i prati dove hanno pascolato le
mucche, si possono notare delle zone non brucate, dove gli animali
hanno evitato di mangiare questa pianta. A PRAMOLLO la pianta è diffusa soprattutto lungo i
torrenti: un tempo, quando si portavano al pascolo per la prima volta i vitelli, si strofinava loro la
pianta sul muso, in modo da far loro capire che era cattiva.
Botanica
Famiglia: Ranunculaceae
Descrizione: pianta perenne erbacea, con fusti eretti, poco ramificati, coperti di peli appressati e con
foglie profondamente palmate. Si riconosce grazie all’infiorescenza, caratterizzata da una lunga spiga
terminale di fiori blu-violacei. Questi hanno una forma di casco e sono lungamente peduncolati,
sistemati a grappolo.
Habitat: vegeta presso le rive di ruscelli, nei luoghi umidi, nei prati, nei pascoli e ai margini dei
boschi di montagna. Fiorisce da giugno ad agosto ed è presente solo nell’Italia settentrionale, fra i
1000 e i 2600 m.
Parti usate: si tratta di una pianta estremamente velenosa! Tutte le specie di Aconitum contengono
l’alcaloide aconitina, una delle sostanze vegetali più tossiche che si conoscano: bastano pochi
milligrammi per procurare la morte. La maggior concentrazione di principio attivo è presente nelle
radici, sebbene tutta la pianta sia velenosa. Si possono verificare irritazione e intossicazioni anche
solo tenendo in mano l’aconito, poiché i principi attivi vengono assorbiti molto bene attraverso la
pelle. In particolare l’azione irritante è legata alla liberazione di glucosidi da parte del fusto e delle
foglie ciò avviene quando vengono maneggiati. Questo meccanismo è assai sviluppato nelle
ranuncolacee, infatti i glucosidi liberati in risposta agli insulti meccanici sono tossici per la pianta
stessa, tanto che è una caratteristica delle Ranuncolacee non conservarsi dopo essere state recise.
Nonostante ciò, alcune specie sono utilizzate a scopo medicinale, infatti, se utilizzata correttamente,
la pianta ha numerosi effetti terapeutici.

89

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

napél

Chiomonte

Prali

èrbo toro

Fenestrelle

Bobbio Pellice

tora

Perrero

Roure (Bourcet)

confortaqueur

Rorà

tora
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

èrbo toro

�ARNICA
ARNICA MONTANA
Arnique

Per leggere la carta: La carta presenta risposte per tutte le località
montane o pedemontane: il tipo maggiormente diffuso è tabacas
(tabacos a Fenestrelle), ma in un paio di punti ricorre anche il
coetimologico dell’italiano arnica.
Saperi locali: Pur essendo una specie protetta, nell’alta Val Chisone
e in val Pellice è da sempre utilizzata. Si usano i fiori che possono
essere messi in alcool (a BARDONECCHIA e a SESTRIERE nella
grappa), da cui si ottiene la tintura (che ha una reazione più forte),
oppure in olio. Si lascia in infusione una ventina di giorni, prima al
sole e poi in un luogo fresco, scuotendolo ogni tanto e filtrandolo
quando l’olio ha preso colore. Serve come impacco o per massaggi
in caso di dolori muscolari, contusioni o slogature. A BOBBIO
PELLICE veniva usata fresca, al massimo pestata con un po’ di
strutto, mettendola come impacco sulle contusioni. A BOURCET si
pensava che sfregare un fiore di arnica su una puntura di ape o
vespa servisse ad alleviare il dolore: «Frétta lì n’tabacas!» “Strofina lì
un fiore d’arnica!”. Sempre a Bourcet si raccoglievano i capolini per venderli. Si facevano seccare
nella grangia per il grano, quindi si mettevano nei sacchi in attesa del passaggio di un negoziante di
FENESTRELLE che passava da tutte le famiglie: gli uomini avrebbero poi portato tutti i sacchi
acquistati a valle, sulle slitte. A PRAROSTINO non si usava perché si credeva facesse andar via la pelle,
mentre a PRAMOLLO si raccomanda di non mettere la tintura a contatto con delle ferite cutanee, per
piccole che siano. A CHIOMONTE è attestata l’usanza di fumare le foglie di arnica “come il tabacco”,
dalla quale probabilmente discende la denominazione tabacas. In pianura non si conosceva o, in caso
contrario, la si comprava.
Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta 20-40 cm, presenta un rizoma da cui dipartono numerose
radichette e dal quale ogni anno rivegeta la pianta. Le foglie sono disposte a formare una rosetta
basale, mentre lungo lo stelo generalmente si sviluppa un solo paio di foglie opposte. Da ogni stelo si
sviluppa un solo fiore di colore giallo oro. Fiorisce da giugno ad agosto, a seconda dell’altitudine.
Vegeta dai 500 ai 2.500 metri.
Habitat: predilige i suoli acidi, aridi e freschi. Si sviluppa su brughiere, torbiere, prati e boschi radi.
Sparsa sui rilievi delle Alpi e dell’Europa Centrale.
Parti usate: i fiori (capolini) raccolti in estate durante la fioritura. Si applica sotto forma di unguenti,
creme o tinture in caso di distorsioni, dolori muscolari e articolari, slogature e reumatismi. Per la
tossicità di alcuni composti, l’impiego è limitato per “uso esterno”, e da non applicare in caso di ferite
aperte, date le possibili reazioni avverse o allergiche.

90

�Bardonecchia

arnica

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

tabacon

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

arnica

arnica - tabac

Chiomonte

Prali

tabacas

Fenestrelle

tabacos

Bobbio Pellice

tabacas

Perrero

tabacas

Roure (Bourcet)

tabacas

tabacas

Rorà

Luserna
S. Giovanni

tabacas
Bibiana

Prarostino

tabacas

Villar Perosa

tabacas

Pramollo

tabacas

tabacas

�ARTEMISIA VULGARIS
ARTEMISIA VULGARIS L.
Armoise Commune

Per leggere la carta: Si noti che in quasi tutte le località
ricorre il tipo coetimologico dell’italiano artemisia, con
realizzazioni fonetiche più o meno distanti da questo. A
Pramollo si sottolinea come a San Germano la pianta venga
chiamata ërtemiza.
Saperi locali: La pianta vegeta spontaneamente quasi
dappertutto, e si utilizzano molto le foglie e le sommità
fiorite che vengono bevute sotto forma di infuso. L’uso
popolare la consiglia prevalentemente per le donne con
problemi mestruali o mestruazioni dolorose e in generale
per tutto l’apparato sessuale femminile; infatti un detto
diceva «se la fennë sabéssë la virtù d’l’arsëmizë i s’nën pliaria t’
lou dzours dins sa chamizë»: “se la donna conoscesse le virtù
dell’artemisia se la terrebbe ogni giorno nella sua camicia”
(PRAGELATO e SESTRIERE). La pianta veniva usata anche
per le mucche partorienti, forse per le sue virtù depurative.
A PERRERO si utilizzava anche, insieme ad altre erbe
aromatiche, per fare dei fumi all’interno delle stalle, «për fâ
l’eitubbo», ovvero per depurare e pulire il locale, dopo che le
mucche venivano portate al pascolo. A PRAROSTINO c’era un’usanza simile: si aveva l’abitudine,
quando la mucca partoriva, di far bruciare un po’ di artemisia per profumare la stalla, perché si
diceva che altrimenti le vacche avrebbero perso il latte a causa dell’odore del letame.
Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, cespugliosa, con un lungo fusto rossiccio e ramosissimo, alto
dai 50 ai 150 cm. Le foglie sono pennatorpartite, con segmenti dentati: la pagina superiore è verde
scuro e glabra, mentre la pagina inferiore è coperta di fitti peli bianco-grigiastri. Agli apici degli steli
sono riunite in pannocchie le infiorescenze bruno-giallastre.
Habitat: bordi di sentieri e di strade, incolti. Predilige i terreni azotati dal livello del mare fino ai 1000
m. Fiorisce da giugno a settembre ed è presente in tutta Italia.
Parti usate: si utilizzano le sommità fiorite (raccolte tra luglio e agosto) in tisana, che hanno proprietà
amaro-toniche, emmenagoghe, sedative e digestive, per la cura di dismenorrea e amenorrea,
irregolarità del ciclo mestruale, parassitosi intestinali, stati anoressici e dispepsia. Le radici sono
indicate anche a favore del sistema nervoso centrale in caso di sovraccitazione e stanchezza generale
(usi e tradizioni popolari attribuiscono alla pianta anche proprietà antiepilettiche). Foglie e boccioli
dei fiori apicali possono essere utilizzati anche come spezia (leggermente amarognola) per condire
piatti di carne, insalate e zuppe.

91

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

arsimîz

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

arsëmizë

artimizo

Chiomonte

Prali

ërsëmizio

Fenestrelle

arsëmizë

Bobbio Pellice

artemizia

Perrero

armiza (pl.)

Roure (Bourcet)

arsëmizo

artemizia

Rorà

Luserna
S. Giovanni

artemizia
Bibiana

Prarostino

artemiza

Villar Perosa

artemizia

Pramollo

ërtëmizo

artemizia

�ASPARAGO SELVATICO
ARUNCUS DIOICUS (W.) F.; ASPARAGUS OFFICINALIS L.; ORNITHOGALUM PYRENAICUM L.
Asperge Sauvage

Per leggere la carta: La pianta è conosciuta
solo in area montana, dove cresce; tutte le
denominazioni continuano il latino, con
l’aggettivazione ‘selvatico’, tranne quella
attestata a Fenestrelle, glaoudia. A Prali viene
riportata anche la denominazione ëspars
salvagge, che è percepita come più italianizzata;
a Prarostino l’informatrice cita anche gli spari
(asparago dei boschi) e il doumbrenque
(asparago “barba di capra”). A Luserna San
Giovanni, l’asparago «che fa la lanetta bianca
lo chiamiamo in francese, la reine des bois».
Saperi locali: L’asparago selvatico è
conosciuto solo in area montana. Forma e uso
lo avvicinano all’asparago domestico. Non
cresce ovunque, ma soltanto nelle zone umide
(PRALI), vicino ai torrentelli e nelle zone
ombrose del sottobosco (BOBBIO PELLICE,
PRAROSTINO), nelle rogge ma pure in aree un
poco pietrose, non dove ci sia troppa erba
(PERRERO). A PRAMOLLO l’informatrice ci dice
invece che la pianta si trova nei prati assolati,
dove viene raccolta per uso alimentare, o in
virtù dei suoi effetti diuretici. Viene raccolto
quando è ancora rosso, prima che salga troppo
in fretta; vengono fatti bollire, e l’acqua della
prima bollitura si butta via, perché altrimenti
sono troppo amari e si fanno bollire con acqua pulita fino a quando non sono cotti (PRALI). Si
possono mangiare in insalata o al forno con parmigiano e burro o in pinzimonio con dell’olio.
L’asparago domestico, nella zona non montana, non si piantava nell’orto ma in un terreno
appositamente adibito a sparzera. Il terreno scelto deve essere morbido, meglio se sabbioso, o
comunque drenante; si faceva una specie di fosso in cui si sotterrava del ferro, stracci, o un tempo
sarmënta di vite. Una volta preparato il terreno si prendono le radici e si mettono sottoterra, ben
coperte. Il primo raccolto avviene il secondo anno (BIBIANA), e la pianta porta con profitto per cinque
o sei anni. La raccolta è da aprile a tutta la primavera inoltrata.

92

�Botanica
Aruncus dioicus (W.) F.
Famiglia: Rosaceae
Descrizione: robusta pianta erbacea, perenne, alta fino a 2 metri quando è fiorita. Il rizoma è legnoso,
i fusti sono poco ramificati e, durante la fioritura sono molto appariscenti, appaiono come grandi
pannocchie costituite da piccoli fiori bianchi (da qui il nome “barba di capra”).
Habitat: cresce in zone umide e ama il sottobosco dei boschi submontani. Vegeta dai 500 ai 1500 m.
Fiorisce fra giugno e luglio ed è presente solo in Italia settentrionale.
Parti usate: i giovani germogli rossastri sono edibili e germogliano verso aprile-maggio.
Asparagus officinalis L.
Famiglia: Asparagaceae
Descrizione: pianta erbaceae perenne, a completo sviluppo è dotata di un fusto verde, eretto, glabro
e ramosissimo, alto fino a 1,50 m. Dai giovani germogli primaverili (turioni) si sviluppa poi una
bacca rossastra caratteristica.
Habitat: zone di mezz’ombra, su terreni acidi e ben drenati. Si trova in zone incolte e in prossimità di
corsi d’acqua. Vegeta dai 0 ai 600 m. Fiorisce fra maggio e luglio. ed è diffuso in tutta Italia.
Parti usate: i giovani germogli, chiamati turioni, sono commestibili e vengono raccolti verso aprile e
maggio.
Ornithogalum pyrenaicum L.
Famiglia: Asparagaceae
Descrizione: pianta erbaceae bulbosa, con bulbo sotterraneo allungato. Le foglie sono lineari
scanalate e appassiscono durante la fioritura. I fiori sono bianco-giallini a spiga e disposti in modo
piramidale.
Habitat: predilige terreni incolti, boscaglie e cespuglieti. Vegeta dai 0 ai 1500 m. Fiorisce fra maggio e
luglio. Diffuso in tutta l’Italia.
Parti usate: i giovani turioni consumati come gli asparagi.

93

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

Chiomonte

Prali

Bobbio Pellice

sparus sarvage

Perrero

Roure (Bourcet)

spars sarvagge

sperjo - ëspars
salvagge

Fenestrelle

glaoudia

Prarostino

sparou

Villar Perosa

spars sarvagge

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

ëspars sarvage

Pramollo

spars

ëspars (pl.)

�ASSENZIO
ARTEMISIA ABSINTHIUM L.
Absinthe
Per leggere la carta: Il tipo, pur in vesti fonetiche piuttosto
disomogenee, è lo stesso in tutta l’area, con l’eccezione di Chiomonte,
dove è attestata la forma fô.
Saperi locali: Si usavano le sommità fiorite e le foglie in tisana, per il
mal di stomaco e come vermifugo, soprattutto per i vermi dei
bambini (dë breu d’ûsénc, del brodo d’assenzio, ROURE), o per favorire
la digestione (PRAMOLLO). Si dava anche alle mucche e ai conigli per
problemi di indigestione. L’assenzio si poteva anche usare fresco,
pestato con del lardo rancido, per fare degli impacchi (pias) per le
slogature, le contusioni o le botte, come cita una testimonianza di
VILLAR PEROSA: «pœi a pistavu l’an-sens cun ël lart, […] l’ansens cun ël
sim, ël lart ransi, alura lu pistavu, a resta na papëtta e lu bütavu sle fiacüre,
esant ca i’era pa ‘l lasonil […] tisana d’ an-sens për i vèrm, lu fasiu pa ‘d
sicür ën licur, l’infuso për i vèrm, la freu, le stumiére»: “poi pestavano
l’assenzio con il lardo rancido, fino a ridurlo a una pappetta che si
metteva sulle contusioni, siccome non c’`era il Lasonil [...] tisana
d’assenzio per i vermi, non facevamo certo il liquore, infuso per i
vermi, la febbre, l’indigestione”. A BOBBIO PELLICE veniva usato
fresco, pestato nel mortaio fino a creare una pastella, per far spurgare gli ematomi e, a dosi elevate,
serviva come abortivo. A PRAMOLLO si crede che l’abuso di assenzio provochi l’epilessia. Sia a BOBBIO
PELLICE che a FENESTRELLE si utilizzava per profumare le stalle (facendo l’îtubbë, le fumigazioni) dopo che
si era tolto il letame. Si prendeva la brace dalla stufa sulla quale venivano deposti dei rametti di assenzio,
rosmarino e ginepro; serviva a depurare l’ambiente. Per il suo gusto molto amaro, a BOURCET, gli uomini
ne tenevano un rametto in bocca quando non potevano fumare. Invece a PERRERO e PRAROSTINO, per le
stesse caratteristiche, era sconsigliato darlo a uomini e bestie: dicevano che faceva andare fuori di testa.
Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne che, se sfregata, ha un odore amaro caratteristico. In primavera, dalle
radici si sviluppano getti alti 40-60 cm. con fusti molto ramificati nella parte superiore e di colore
bianco/argenteo per la presenza di peli fitti e corti. Anche le foglie, tripennate, sono pelose e di colore
bianco/argenteo nella pagina superiore, verdastro quella inferiore. I fiori appaiono come pallini gialli
radunati in pannocchie terminali.
Habitat: vegeta in luoghi incolti, argillosi e secchi, lungo i bordi delle strade e nei prati submontani. Si
trova in tutta la penisola dal livello del mare fino ai 2.000 m. Fiorisce da luglio a settembre e si raccoglie da
maggio ad agosto.
Parti usate: le foglie e le sommità fiorite. In infuso o decotto ha proprietà vermifughe, febbrifughe,
digestive ed emmenagoghe. Va usato con moderazione per la presenza di una sostanza psicoattiva, il
tujone, che a dosi elevate è neurotossico.

94

�Bardonecchia

douissë'n

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

iséns - uséns

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

ûséncs

fô - fôr

Chiomonte

Prali

ûisénc

Fenestrelle

usénc

Bobbio Pellice

uisént

Perrero

unsënc

Roure (Bourcet)

ûsénc

uisënt

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

insens èrba bianca

Prarostino

ushénc

Villar Perosa

uisént

Pramollo

ûisénc

ansens

�BARBA DI BECCO
TRAGOPOGON PRATENSIS (L.) CELAK
Salsifis des prés

Per leggere la carta: Il nome è ben attestato in tutta
l’area d’indagine: è calco del greco tragopogon
(‘barba di capro’ appunto) più che nuova
formazione – tranne nel caso della seconda
risposta fornita a Rochemolles di Bardonecchia,
erbabouc.
Saperi locali: Cresce in zone umide o comunque
non aride, nei prati o nelle rive; è conosciuto in
quasi tutte le località di inchiesta, anche se non
dappertutto è ancora utilizzato. Una volta se ne
trovava in grande quantità, mentre ora scarseggia
perché i prati non sono più concimati, ma si può
coltivare (FENESTRELLE). Della pianta si utilizzano
le radici e i germogli (FENESTRELLE), che vengono
utilizzati per preparare soprattutto tisane. Altri usi
mangerecci sono quello di prepararne minestre,
anche solo di barbabouc (PRAMOLLO, PRAGELATO),
insalate (PRAMOLLO), oppure di cuocerli in forno
gratinati con parmigiano. I germogli possono
essere mangiati in insalata, ottima per il loro gusto
acidulo (BOBBIO PELLICE), o fatti saltare in padella
con del burro (PRALI). A RORÀ non si mangia più e
anche a PRAMOLLO non si ha l’abitudine di usarlo.

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea biennale o pluriennale, con radice a fittone e fusto eretto, poco ramoso,
striato e cavo con linfa lattiginosa. Le foglie si presentano lineari, lunghe, strette e appuntite, simili a
fili d’erba e avvolgono il fusto. I fiori sono capolini apicali di colore giallo oro a forma di stella, che si
chiudono a mezzogiorno o con il tempo coperto.
Habitat: comune ai lati dei sentieri, nei prati e nei campi non eccessivamente fertili. Vegeta dal livello
del mare ai 2.100 m, e fiorisce da aprile a settembre. È presente in tutta l’Italia escluse le isole.
Parti usate: tutta la pianta è commestibile, finché è tenera e giovane, come anche la radice. Questa ha
anche proprietà diaforetiche, espettoranti, sudorifere e astringenti; infatti da sempre utilizzata come
calmante in tutte le affezioni dell’apparato respiratorio.

95

�Bardonecchia

Arvieux

barbabouc erbabouc

Aiguilles

Sestriere

barbabouc barbobouc

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

barbabouc

Prali

barbabouc

Bobbio Pellice

barbabouc

Perrero

barbabouc

Roure (Bourcet)

barbabouc

Fenestrelle

barbabouc

barbabouc - barbobouc

Chiomonte

barbabouc

Rorà

Luserna
S. Giovanni

barbabuc
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

barbabouc

Pramollo

barbabouc

�BARDANA
ARCTIUM LAPPA L.
Bardane

Per leggere la carta: La bardana presenta una
varietà di denominazioni interessante: le valli
Chisone e Germanasca sembrano più
compatte in nomi che apparentemente
rimandano a ‘grattaculo’; i nomi raccolti a
Fenestrelle «grattëcloùe o lappë» possono
portare a individuare un composto in cui la
coda sia ‘lappa’ o simile, la testa forse dal
germ. kletto ‘bardana’ (cf. FEW XVI 331)
incrociato certo con il lat. crataegus. La fortuna
del tipo andrà ricercata nella spinosità della
testa della bardana, che la avvicina alla rosa
canina (gratacul). Si fa derivare dal germ. kletto
anche gëtta «con ġ forse per analogia di ġụtáy»
(Levi, Le palatali piemontesi, Torino 1918, p.
11): nella nostra indagine abbiamo agëtte, a
Villar Perosa. Il nome napoulé (Rorà), da cui
napouleoun di San Giovanni (indizio dell’uso
giocoso della pianta), sarà da legarsi alle
nominazioni napule / lapule, attestati
dall’ALEPO
nel
basso
Piemonte,
e
riconducibili a ‘lappa’ (&lt; lappa) così come la
forma di Bardonecchia; allo stesso modo
apilhet raccolto a Bobbio, è spiegato
dall’informatore «nel senso che si appiglia»:
ragione denominativa che si ritrova in altri
nomi della pianta, non raccolti nella nostra indagine. L’informatrice di Roure ci dice che, a Perosa, la
pianta sarebbe chiamata gratacüi, mentre a Pramollo la forma grattacùou viene spiegata con la
caratteristica dei fiori uncinati di attaccarsi agli abiti e al pelo degli animali, provocando loro prurito.
In alta Valle di Susa vanno infine segnalate le forme coetimologiche dell’italiano bardana (Sestriere e
Bardonecchia), grampias (Sestriere) e grouvio e chicapoui – quest’ultimo definito come “piemontese”
(Chiomonte), che non hanno corrispondenti nell’area.
Saperi locali: Nelle località d’inchiesta montane è una pianta molto conosciuta e fino a metà del
secolo scorso anche ampiamente utilizzata a scopo medicinale. Cresce vicino agli orti, ed è una pianta
robusta che sopporta bene gli inverni. D’autunno si raccoglieva la radice, si faceva seccare e poi si
usava per farne dei decotti. Si usava per le sue funzioni depurative, per le vene varicose e per il
miglioramento generale della circolazione oppure per la cura dei capelli (BARDONECCHIA). A PRALI
si aggiungevano anche le foglie nei minestroni primaverili. Invece nelle zone di campagna

96

�pedemontane e di pianura era prevalentemente utilizzata a fini ludici: i bambini si lanciavano
addosso i fiori, che rimanevano appiccicati ai vestiti.

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta biennale, erbacea e di grandi dimensioni, che il primo anno sviluppa una rosetta
basale, nel secondo anno fiorisce e poi muore. Le foglie sono molto grandi e di forma triangolare,
mentre i capolini, di colore viola-rossastro, crescono all’apice di lunghi steli, con i singoli fiori muniti
di brattee uncinate e appuntite mediante le quali rimangono attaccate ai vestiti. La radice a fittone è
carnosa e di colore nero all’esterno.
Habitat: bordi di sentieri, incolti, radure boschive dal piano fino a 1800 m. Fiorisce da luglio fino a
settembre ed è presente in tutta Italia.
Parti usate: In cucina i piccioli delle foglie giovani vengono raschiati e sono ottimi lessati oppure
fritti, mentre le radici si consumano crude in insalata, oppure cotte impiegate come le carote o,
aggiunte alla fritture. La radice è anche curativa grazie alle mucillagini e all’amido di cui è ricca: è
considerata depurativa e diuretica se assunta sotto forma di decotto, mentre per uso esterno è
indicata in caso di malattie della pelle (come eczema e psoriasi), contro la forfora e per stimolare la
crescita dei capelli.

97

�Bardonecchia

Arvieux

bardanë - lapas

Aiguilles

Sestriere

Abriès

grampias - bardonh
- plant dâ gratcuëls

Pragelato
(Grand Puy)

gratquieul

Prali

chardoun

Bobbio Pellice

apilhet

Perrero

grattocùel

Roure (Bourcet)

grattocùel

Fenestrelle

grattëcloùe
- lappë

grouvio - chicapoui

Chiomonte

napoulé

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

Prarostino

gratacù

Villar Perosa

agëtte (pl.)

napouleoun

Pramollo

barda(n)o grattacùou

�BISTORTA
BISTORTA OFFICINALIS D.
Renouée Bistorte

Per leggere la carta: Bardonecchia, Rorà, Bobbio
Pellice e Bibiana sono concordi nel tipo ‘lingua bovina’,
motivato a Bobbio «per via della foglia che pare abbia
la forma della lingua dei bovini». Anche a Prarostino
la forma lëngabouina, motivata, come a Bobbio Pellice,
dalla somiglianza della foglia con la lingua delle
mucche. L’altro tipo, prevalente in val Chisone e
Germanasca, è ërparà; il plumin di Pragelato sarà
probabilmente un ‘piumino’, dalla forma del fiore.
Infine la forma prèlle di Chiomonte trova
corrispondenza nelle località francoprovenzali della
Valle di Susa (Mattie, Giaglione e Novalesa).
Saperi locali: Considerata un’ottima erba da foraggio
e particolarmente apprezzata dalle mucche, era molto
presente negli anni passati nei prati, mentre ora sta
scomparendo per via del troppo letame presente sul
suolo. Nelle aree montane era fra le erbe spontanee
raccolte in primavera per dare sostanza alle minestre,
alle frittate o anche solo lessate in acqua e poi passate
in padella, come con gli spinaci selvatici. A
FENESTRELLE si usava anche a scopo medicinale: Le foglie e le radici (anche polverizzate) venivano
bevute in tisana in caso di disturbi intestinali, mentre a PRAROSTINO dicevano che servisse per la
tosse, ma di non esagerare perché è “brusc”.
Botanica
Famiglia: Polygonaceae
Descrizione: erbacea perenne dotata di fusto cavo e nodoso, privo di ramificazioni. Le foglie sono
oblunghe con i margini ondulati e una grossa nervatura centrale bianca. All’apice del fusto crescono i
fiori rosa riuniti in una densa spiga cilindrica.
Habitat: forma vaste distese nei prati umidi di montagna; fiorisce da maggio ad agosto e vegeta dai
900 fino ai 2000 m. È diffusa in tutta Italia, con l’eccezione delle isole.
Parti usate: le giovani foglie possono essere mangiate crude in insalata o cotte come gli spinaci, oltre
essere considerate un ottimo foraggio per gli animali. In tempi di carestia, il rizoma contorto e
serpentiforme veniva essiccato, macinato e addizionato alla farina per allungarla. A livello
terapeutico è un’erba con proprietà astringenti, lenitive, febbrifughe, diuretiche, lassative ed
emostatiche. Per uso interno si usa in caso si diarrea, catarro, cistite e mestruazioni abbondanti. Per
uso esterno in caso di faringite, gengivite, perdite vaginali, fistole anali, ferite purulente, emorroidi e
scottature.

98

�Bardonecchia

Arvieux

lënguë bouvinë

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

plumin

prèlle

Chiomonte

Prali

ërparà

Bobbio Pellice

lengabouina

Perrero

ërparâ (pl.)

Roure (Bourcet)

ërparâ (pl.)

Fenestrelle

arparò

lënguebouìne (pl.)

Rorà

Bibiana

lengabuina

Prarostino

couligoula lëngabouina

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

ërparâ (pl.)

�BORRAGINE
BORAGO OFFICINALIS
Bourrache

Per leggere la carta: Questa carta si presenta a prima vista
compatta, con lo stesso tipo lessicale diffuso in tutte le località.
Con uno sguardo più attento è tuttavia possibile notare come le
zone di parlata occitana delle Valli Chisone, Germanasca e Pellice
presentino il dittongamento della vocale tonica, assente in area
piemontese e in Val di Susa, e come alcune località (Prali, Perrero,
Sestriere e Pragelato) non abbiano la consonante finale.
Saperi locali: A PRAGELATO, a FENESTRELLE e a BOBBIO PELLICE
gli informatori raccontano che la borragine cresce spontaneamente
negli orti: se ne raccoglieva il fiore per trarne tisane contro la tosse
e il raffreddore e a scopo diuretico-depurativo; la foglia serviva
per fare degli impacchi che toglievano l’infiammazione (a
PRAGELATO si mettevano le foglie direttamente dove si era preso
un colpo). A BARDONECCHIA era uso fare delle tisane di borragine
contro il raffreddore o il mal di pancia. Si mangiava in frittata, nei
ripieni e in minestra, con l’immancabile patata, che veniva
schiacciata con il mestolo per fare un po’di spessore (BOURCET). Si usava anche fare le frittelle con le
foglie, passandole nella pastella, ottenendo quelle che in alcune località vengono chiamate binhëtta
(PRALI E BOBBIO PELLICE): quello alimentare è l’uso più comune nella maggior parte delle località
d’inchiesta, come si rileva a PERRERO («Soun bounissim dâ fâ in pastella, e en la mêtro»). A PRAROSTINO
invece il fiore non si usava.

Botanica
Famiglia: Boraginaceae
Descrizione: pianta erbacea annuale che si dissemina spontaneamente, alta dai 20-60 cm con fusti
eretti, ramosi in alto e sovente venati di rosso. Tutta la pianta è caratterizzata da setole bianche che la
rendono ispida. Le foglie sono ovate o lanceolate, mentre i fiori sono peduncolati, penduli e riuniti in
infiorescenze terminali, con 5 petali a forma stellare di colore violetto-bluastro.
Habitat: predilige i terreni fertili e concimati e gli ambienti ruderali sabbiosi, argillosi e umidi. Specie
molto comune in tutta Italia sia spontanea che naturalizzata dal piano fino agli 800 m. Fiorisce da
aprile ad agosto.
Parti usate: la pianta intera e l’olio. Questa contiene fitoestrogeni che aumentano la secrezione lattea
(galattogena), mucillagini ad azione emolliente in caso di catarro e tosse, minerali di calcio e potassio
che donano un’azione tonico nervina, olio (estratto dai semi) ricco di Omega-6, usato per via interna
per prevenire varie patologie infiammatorie della pelle. Si sconsiglia un uso prolungato di foglie e
fiori perché contengono degli alcaloidi pirrolizidinici che sono epatotossici, mentre nell’olio questi
non sono presenti.

99

�Bardonecchia

bourachë bourash

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

bourai

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

bourai

bourasho

Chiomonte

Prali

bourai

Fenestrelle

bourais

Bobbio Pellice

bourais

Perrero

bourai (pl.)

Roure (Bourcet)

bourais

bourais

Rorà

buras
Bibiana

Prarostino

bouras

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

buras

Pramollo

bourais

buras

�CALENDULA
CALENDULA OFFICINALIS
Souci Officinale

Per leggere la carta: Il tipo più diffuso è da ricondurre a
‘cortesia’, e fa probabilmente riferimento alla pratica di
raccolta dei fiori: resiste in area montana, benché sia voce
anche piemontese, mentre in pianura è prevalente ‘calendula’.
Si noti che l’informatore di Pragelato non è sicuro nel
rispondere, mentre l’informatrice di Villar Perosa avverte che
«quaidün la cunfunt cul tagete e la ciama carugnëtte».
Saperi locali: A PRAGELATO, a PERRERO e a BOBBIO PELLICE
veniva coltivata perché altrimenti tendeva ad inselvatichire e
sparire: a PRAGELATO era più che altro ornamentale anche
perché non sopportava il freddo dell’inverno, come anche a
BOURCET e a PRAMOLLO. A PERRERO veniva usata in tisane, o
se ne facevano dei cataplasmi per curarsi in caso di lividi e
botte: si schiacciavano le foglie e le radici e si facevano degli
impacchi. A PRALI le foglie vengono utilizzate per la frittata e
nella minestra, inoltre il fiore viene fatto essiccare e utilizzato
in infuso poiché è utile per il mal di denti. Si può anche
mettere nell’olio e utilizzarla come unguento sulle
bruciature. Invece a PRAROSTINO viene spontaneamente di
anno in anno: si usa il fiore in tisana (d’estate fresco,
d’inverno secco), mettendo un pizzico di fiori secchi
nell’acqua bollente e si lascia qualche minuto in infusione, poi si beve senza zucchero e fa bene per il
sangue e per i giramenti di testa. A RORÀ viene solo utilizzata a scopo ornamentale, mentre a
LUSERNA si è persa.

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: piccola pianta erbacea annuale, alta dai 20-50 cm. Con fusto eretto, ramificato e carnoso.
Le foglie sono di color verde-grigiastro, mentre all’apice del fusto troviamo i caratteristici fiori a
capolino, che vanno dal giallo all’arancio lucente.
Habitat: coltivata nei giardini, mentre risulta spontanea negli incolti e nelle aree antropizzate dal
piano fino ai 600 m. Fiorisce da giugno a novembre ed è presente in tutta Italia.
Parti usate: i capolini raccolti durante la fioritura possono essere utilizzati sia per via interna in tisana
che ad uso esterno sotto forma di pomate o oleoliti. Hanno attività antinfiammatoria, antibatterica,
antisettica, cicatrizzante, decongestionante, lenitiva, idratante, coleretica, emmenagoga, ipotensiva,
vasodilatatrice periferica, antispasmodica.

100

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

cortezìa

Chiomonte

Prali

courtëzìo

Fenestrelle

Bobbio Pellice

courtezìa

Perrero

courtezìo

Roure (Bourcet)

courtesiò

caléndoula

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

calendula

courtezìa
Prarostino

courtezìe (pl.)

Pramollo

Villar Perosa

curtezìe (pl.)

�CAMOMILLA
MATRICARIA CHAMOMILLA L.
Camomille

Per leggere la carta: Tutte le denominazioni riportano
il tipo coetimologico dell’italiano camomilla; gli
informatori di Pramollo aggiungono che, a San
Germano, la pianta viene chiamata caramillha.
Saperi locali: Viene selvatica nei campi e anche negli
orti, dove si faceva attenzione a non sradicarla quando
si zappava la terra. Gli informatori di PRAMOLLO
sostengono che la scorta di fiori essiccati vada
rinnovata ogni anno: questi servono per curare la
febbre, il mal di testa, “e un’infinità di altri malanni”.
La tisana veniva assunta come sostituto del tè, come
calmante e per i problemi di insonnia, ma non per tutti:
a molti fa l’effetto contrario! Con l’infuso tiepido si
curavano anche i problemi agli occhi, facendo impacchi
con degli stracci bagnati o con dei batuffoli di cotone.

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea annuale, intensamente profumata, alta 20/40 cm con fusti eretti, sottili,
glabri e spesso ramificati. I fiori sono costituiti da capolini apicali, con la parte interna di colore oro,
mentre la corolla è costituita da petali ligulati bianchi.
Habitat: presente negli incolti, lungo le strade, infestante nelle coltivazioni di cereali. Vegeta tra il
livello del mare e gli 800 m. (raramente, fino ai 1.500 m). Fiorisce da maggio ad agosto ed è presente
in tutto il territorio italiano.
Parti usate: i capolini florali raccolti nel periodo della fioritura (giugno/luglio). È un’erba con azione
spasmolitica, sedativa e digestiva. Per uso interno serve in caso di problemi digestivi di origine
nervosa e stimola i globuli bianchi del sistema immunitario che hanno il compito di combattere le
infezioni (es. raffreddore o influenza). Per uso esterno è emolliente e cicatrizzante in caso di ferite e
scottature.

101

�Bardonecchia

camamilhë

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

canamilh

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

canamillhë

camamilho

Chiomonte

Prali

caramillho

Bobbio Pellice

caramillha

Perrero

caramilho

Roure (Bourcet)

caramillho

Fenestrelle

canamillhë

canamìa
Bibiana

Prarostino

canamìa

Luserna
S. Giovanni

canamìa

Rorà

canamìa
Villar Perosa

canamìa

Pramollo

caramillho canamillho

�CARDO
VARIE
Chardon

Per leggere la carta: Le diverse specie sono ben
conosciute, e continuano cardus, con suffissi per
distinzione delle specie; la zona montana di crescita è
all’origine del fatto che anche in area piemontese si
imponga, ad es., l’esito palatale di CA iniziale a
Bibiana. In molte località sono registrate diverse
forme, per lo più riconducibili a specie diverse: a
Roure la chardouso viene più in alto, e facilmente
corrisponde al ‘cardo di montagna’ (Bobbio Pellice), o
carlina acaulis (Bibiana); anche a Villar Perosa è stata
raccolta la forma ciardusso, per la carlina, oltre alla
variante fonetica cardoun. La denominazione
registrata a Pramollo corrisponde al cardo domestico,
quello selvatico è lou chardoun. L’informatore di
Perrero fa corrispondere la denominazione riportata
al ‘cardo d’argento’, le informatrici di Prali parlano
invece di un ‘cardo selvatico’. Anche l’informatrice di
Luserna San Giovanni cita l’opposizione fra il cardo
coltivato (cart, forma raccolta anche a Bobbio Pellice,
con identica definizione) e il cardo selvatico
(chardoun). A Bibiana, tutti i cardi diversi dalla carlina
sono cardoun; a Pragelato, la forma raccolta (al plurale
tsërdous) fa riferimento alla carlina acaulis.
Saperi locali: Delle diverse specie di cardo si prende in considerazione soprattutto la carlina (carlina
acaulis), cui vengono affiancate alcune specie da orto. In tutti i luoghi si sottolinea la differenza tra i
cardi mangerecci e quelli selvatici, associati talora alle malerbe o di cui si sottolinea il carattere
infestante. Il cardo selvatico prende il posto delle patate quando queste vengono raccolte (PRALI) e
quando viene negli orti si estirpa subito, altrimenti diventa difficile da debellare. È da togliere anche
nei prati in cui ne vengono molti, perché non diano fastidio alle vacche al pascolo (PRAROSTINO).
Nelle due valli Pellice e Chisone, della carlina è sottolineato l’uso ornamentale sulle case, con
funzione di segnatempo o barometro: viene messa sulla porta di ingresso delle case, rivolta a sud, e
se è aperta vuol dire che c’è il sole, se si chiude invece segna la pioggia. Il cardo d’argento è molto
buono da mangiare (cardoun) gli tagli via le foglioline attaccate che formano la corolla, gli tagli via i
semi e la parte che poi fiorisce, togli via tutto questo, poi li fai bollire nell’acqua e aceto e li metti via
sott’olio” il cardo ‘pungente’ [cardo rosso o cardo branca orsina?] veniva fatto bollire ed era dato alle
vacche quando avevano il ciclo prima di essere fecondate (San Martino). Varietà di cardo si possono
mettere nell’orto, per mangiarli nella bagna cauda, anche se non così frequentemente per il lavoro che
danno: debbono essere calzati e rincalzati e poi avvolti nella carta per farli imbianchire.

102

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

tsërdoun

Chiomonte

Prali

Bobbio Pellice

chardoussa - cart

chardoun

Perrero

cardoun

Roure (Bourcet)

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

ciardusa cardoun

Prarostino

chardoun

Villar Perosa

ciardun –
ciardusso cardoun

chardoun - cart

Pramollo

cart chardoun

chardouse (pl.)

chardoun - chardouso

Fenestrelle

cherdoun

�CELIDONIA
CHELIDONIUM MAJUS L.
Grande Chélidonie

Per leggere la carta: Il tipo più antico, vista l’area di diffusione,
pare essere quello attestato a Ghigo, Usseaux, Porte e Bibiana,
che continua lat. celidonia, con passaggio di l a r, parallelo a –e
forse sotto l’influsso di saria ‘salvia’; l’alta val Chisone aggiunge
erba, forse su impulso delle denominazioni vicine. Queste fanno
riferimento alle proprietà della pianta di curare i pouret
(significativo il nome a Grand Puy); ‘bruciaocchi’ di Villar
Perosa, dove la pianta viene identificata come cula ca fa ël lattice
giaun, è termine passe-partout per le piante con caratteristiche
simili. Le denominazioni di Bardonecchia e Chiomonte, flou d’là
“fiore del latte” e èrbo fleirardo ‘erba puzzolente’, rimandano
probabilmente al latice giallo e maleolente secreto dalla
celidonia.
Saperi locali: È conosciuta in tutta l’area di ricerca (sebbene non
dappertutto se ne conosca il nome), eccezion fatta per
PRAMOLLO. Veniva utilizzata nella medicina popolare, come rimedio naturale per porri, verruche,
calli e piccole piaghe in generale. È facile da trovare presso i muri (non d’inverno) e, quando viene
strappata, ne esce un liquido giallastro arancione («planto qu’à d’ lait» ROURE), dal forte effetto
cauterizzante, da porre sulle ferite (con le ovvie controindicazioni: «së tla tuche e büte le man ‘n buca
brüsa la lenga e ij öi» Barge, da cui il nome attestato a VILLAR PEROSA). Quando uscivano i pourét
(PERRERO, LUSERNA), si trattavano con la linfa della celidonia e si continuava a medicarli per almeno
7-8 giorni, anche per più volte al giorno (PERRERO), fino a che non sparivano. A PRAROSTINO e
BOBBIO PELLICE veniva usata anche per il mal di denti: veniva applicata sull’ascesso o sul dente
dolorante, facendo però attenzione a non ingerirla in quanto velenosa.

Botanica
Famiglia: Papaveraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, con fusto ramificato alto 50/80 cm. Ha piccoli fiori gialli a 4
petali che fioriscono da maggio a ottobre. Carattere distintivo è il lattice giallo che secerne quando
viene incisa, velenoso se ingerito.
Habitat: tipica delle zone incolte, si trova spesso accanto ai muri e ai bordi dei sentieri, solitamente in
zone un po’ ombrose, su suoli ricchi di sostanze nutritive. È comune in tutta Italia, come in Europa e
in Africa settentrionale.
Parti usate: le parti aeree della pianta e la radice. Il lattice viene usato, in medicina popolare, per la
cura delle verruche, grazie al suo effetto caustico a contatto con la pelle. L’estratto è antibatterico e
antivirale. I semi hanno un nutriente corpo oleoso molto gradito alle formiche, che così li diffondono.

103

�Bardonecchia

flou d'là

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

èrbë d’ la verua

èrbo fleirardo

Chiomonte

Roure (Bourcet)

Prali

sireunnho

Bobbio Pellice

èrba dî pourét

Perrero

èrba di pourét (pl.)

Fenestrelle

èrbë sironnhë

Rorà

säriögna
Bibiana

Prarostino

chirieunha

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

Villar Perosa

brüsaöi

�CICORIA
CICHORIUM INTYBUS L.
Chicorée Sauvage

Per leggere la carta: Accanto al tipo lessicale più
diffuso (coetimologico dell’italiano cicoria),
troviamo alcune denominazioni isolate (salada
sërvaja a Bobbio Pellice), o in uso nell’area per
indicare altre piante: è il caso della jalino graso di
Pragelato o della chicouta di Perrero. Le
denominazioni raccolta a Fenestrelle e a Roure
indicano anche la cicoria coltivata; a Luserna San
Giovanni, per distinguerle, si aggiunge
l’aggettivo sarvaja.
Saperi locali: A FENESTRELLE, dove la cicoria non
vegeta in grandi quantità, non c’era l’abitudine
di mangiarla, e a PRAGELATO non era conosciuta:
altrimenti si consumavano le foglie in insalata o
in minestra, come a Pramollo. In tempi passati, si
utilizzavano le radici essiccate e poi polverizzate
come surrogato del caffè (ROURE E LUSERNA SAN
GIOVANNI). A BOBBIO PELLICE non c’era
l’abitudine di consumarla perché il lattice che
contiene al suo interno era considerato velenoso,
mentre a LUSERNA SAN GIOVANNI si utilizzava
anche a scopo medicinale: si raccoglievano i fiori,
le foglie e le radici perché era considerata un
ottimo depurativo dell’organismo.

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta biennale o perenne, caratterizzata da una lunga radice a fittone e un fusto lungo,
eretto e ramoso, alto fino ad un metro. I fiori sono tutti ligulati di colore blu-violetto, e si
caratterizzano per chiudersi al pomeriggio e con il brutto tempo.
Habitat: presente negli incolti, ai bordi delle strade e dei sentieri dal piano fino ai 1200 m. Fiorisce da
luglio a settembre ed è presente in tutta l’Italia.
Parti usate: la radice viene raccolta in primavera o in autunno e, previa essiccazione, può essere
utilizzata come decotto per le sue proprietà “amaro-toniche”: è digestiva, depurativa, leggermente
lassativa e riduce il colesterolo. In cucina si possono utilizzare le foglie per preparare insalate sia
crude che cotte, saporite, ma decisamente amare. In passato, soprattutto nel periodo bellico, le radici
tostate venivano usate come succedaneo del caffè.

104

�Bardonecchia

sicouré

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

sicourê

Chiomonte

Prali

Fenestrelle

sicori

Bobbio Pellice

salada sërvaja

Perrero

chicouta

Roure (Bourcet)

sicorio

sicoria

Rorà

Luserna
S. Giovanni

sicoria
Bibiana

Prarostino

sicoria sarvaja

Villar Perosa

sicoria

Pramollo

jalino graso

sicoria

�CRESCIONE
NASTURTIUM OFFICINALE R.BR.
Cresson de fontaine

Per leggere la carta: In tutte le località dell’area
emerge il tipo coetimologico dell’italiano
crescione, in diverse forme fonetiche (si noti ad
esempio il passaggio, in area piemontese, dal
nesso kr- a k).
Saperi locali: Il crescione era la prima erba che
si raccoglieva: appena scioglie la neve, quando
cominciano a formarsi piccoli rigagnoli, la
pianta comincia a vegetare (PERRERO) e va
raccolta prima della fioritura, altrimenti perde
di gusto. Cresce dove ci sono le fontane o le
sorgenti, in luoghi in cui l’acqua è pulita e non
eccessivamente fredda. Si mangiava crudo e si
facevano insalate per tutta la primavera: si
mangiava assieme ad altre insalate, sempre con
delle uova sode tagliate a pezzettini (PERRERO).
Ha un gusto molto particolare: infatti contiene
molto ferro e fa bene per l’intestino e il sangue
(PERRERO, BOURCET e PRAROSTINO). A PRALI si
utilizza per fare il pesto, mentre a PRAMOLLO
se ne fanno degli gnocchi. Oggi l’impressione è
che sia meno diffuso di un tempo, forse perché
i torrentelli non sono più curati come una
volta; siccome il crescione viene dove l’acqua è
pulita, la presenza della pianta in prossimità di
una fontana può essere considerata un segno
della potabilità dell’acqua (RORÀ).
Botanica
Famiglia: Brassicaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, con il fusto immerso nell’acqua che emette numerose radichette
bianche. Pianta glabra, a foglie alterne e un po’ carnose, suddivise in 3-9 foglioline verdi lucenti. I
fiori sono piccoli e bianchi, disposti in grappoli terminali.
Habitat: presente nei fossati e nei ruscelli purché con acque correnti pure e pulite. Normalmente è
presente dal piano fino ai 1500 m. Fiorisce da maggio a luglio ed è presente in tutta Italia.
Parti usate: le parti aeree vengono consumate fresche a scopo alimentare. Viene usato nel periodo
primaverile come cura depurativa, oltre ad avere proprietà diuretiche, stomachiche e balsamiche.
Infatti è giudicato utile nelle forme bronchiali croniche per la presenza di zolfo tra i principi attivi.

105

�Bardonecchia

greisoun

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

crissò

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

crissón

Chiomonte

Prali

creisoun

Fenestrelle

creisón

Bobbio Pellice

creisoun

Perrero

creisoun

Roure (Bourcet)

creisoun

creisoun

Rorà

Luserna
S. Giovanni

chërsun
Bibiana

Prarostino

geishoun - greisoun

Villar Perosa

quërsoun

Pramollo

creisoun

chërsun

�EQUISETO
EQUISETUM ARVENSE L.
Prêle des champs

Per leggere la carta: Il tipo ‘coda di cavallo’, dalla forma
della pianta, è largamente il più attestato; la forma
registrata a Bibiana ‘coda di topo’ (pënnu forse dal nom.
di un *pinno, onis, da pinna) si riscontra, sempre a
Bibiana, sull’ALEPO e trova conforto a Oncino (carta Iii-88); non trovano riscontro altrove couratino di Roure e
erdol di Sestriere.
Saperi locali: È una pianta infestante, che cresce su
terreni acidi e umidi, vegeta soprattutto al fondo dei
campi ed è molto difficile da sradicare, perché ha la
radice che corre sottoterra. A PRAROSTINO veniva
raccolta nel periodo di settembre, quando era già bella
alta, si faceva seccare e poi si usava in tisana. L’infuso
veniva bevuto come depurativo e diuretico oppure per
fare dei pediluvi nel caso di talloniti o dolori ai piedi;
inoltre, se ne facevano degli impacchi (BOURCET). A
BOBBIO PELLICE veniva anche usata come “spugna
abrasiva” perché ricca di silice.

Botanica
Famiglia: Equisetaceae
Descrizione: specie perenne che presenta due tipi di vegetazione; una primaverile, in cui sviluppa
corti fusti cilindrici, di colore giallastro-rossiccia, simili a una clava ovoidale e allungata. Questa
forma vegetativa è quella fertile; dura pochi giorni e poi appassisce lasciando il posto alla fase
vegetativa sterile, costituita da fusti eretti e ramificati, simili a pinetti, di colore verdastro, alti da 20
cm fino ad 1 metro.
Habitat: predilige i suoli grezzi, argillosi e silicei, purché umidi; è anche comune trovarla su suoli
sassosi in montagna o nelle zone incolte antropizzate (es. scarpate ferroviarie).
Parti usate: la droga è costituita dai fusti sterili raccolti in estate e seccati. Questi sono molto ricchi in
sostanze minerali, soprattutto in silice che gli dona proprietà diuretiche, antireumatiche e
remineralizzanti; è inoltre utile per le affezioni articolari. È usato anche in cosmesi per le sue
proprietà riepitelizzanti, dona elasticità alle pelli rugose, stanche e nelle smagliature.

106

�Bardonecchia

Arvieux

coua d' chava
- cou d shavà

Aiguilles

Sestriere

erdol

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

Prali

Bobbio Pellice

èrba cavalina

Rorà

Bibiana

pënnu ’d giari

Prarostino

èrba cavalina

Villar Perosa

èrba cavalin-a

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

coua
cavalina (pl.)

èrba cavalina

Perrero

èrbo cavalino

Roure (Bourcet)

couratino

èrbo cavali(n)o

Fenestrelle

èrbë d’etònh

shavalune - co d shaval

Chiomonte

�ERICA
CALLUNA VULGARIS L. (HULL)
Bruyère

Per leggere la carta: L’area è compatta nell’attestare
bruéra e varianti, ‘brughiera’, ben documentato nell’Italia
settentrionale, in Francia e in Catalogna: cf. REP s.v. bru,
Rivoira (2012), s.v. bruchum e rimandi. A Pramollo è
attestata anche la forma singolare brìaro, sebbene di
preferenza si usi il plurale; la particolarità della forma di
Bardonecchia è spiegata dalla redazione dell’ALEPO
come un errore dovuto alla dinamica d’inchiesta.
Saperi locali: Pianta conosciuta e utilizzata solo in alcuni
luoghi d’inchiesta montani, mentre in pianura non è nota,
perché non cresce in modo spontaneo. Ma anche in
montagna si sta perdendo, mentre un tempo era
considerata una pianta infestante (RORÀ): «quando ero
ragazzino c’era gente della pianura che saliva per
comprare fasci di erica perché veniva usata negli
allevamenti del baco da seta: pare che aiutasse il bruco a
salire per andare a fare il bozzolo. Qui se ne facevano
delle fascine». A PRAMOLLO si raccoglie per farne dei
mazzi ad uso ornamentale e, quando la pianta diventa
grossa e legnosa, si può usare il legno, che è duro, per
lavorarlo. C’è chi ne faceva delle pipe. Invece a BOBBIO
PELLICE veniva usata principalmente per fare delle
riserve di legnetti piccoli: serviva per accendere il fuoco,
siccome brucia molto bene. Infine a BOURCET si usava anche a scopo terapeutico: si faceva in tisana
per purgare il sangue, talvolta mischiandola con un po’ di serpillo.

Botanica
Famiglia: Ericaceae
Descrizione: piccolo arbusto sempreverde con portamento cespuglioso caratterizzato da numerosi
fiori rosati e violacei.
Habitat: questa pianta diventa molto vistosa nel periodo della fioritura (agosto-novembre), quando
dipinge di rosa vaste aree di brughiere, sottoboschi accanto a vecchi larici o abeti tagliati, e pascoli. È
legata a suoli acidi e a terreni silicei e la si trova dalla pianura sino a 2000m. (e a volte anche 2.700m).
Parti usate: si usano i fiori o i rametti terminali fioriti. È utile nelle forme leggere di cistite,
specialmente nei bambini o nei prostatici, perché si può usare anche per lunghi periodi. Ha anche
proprietà diuretiche, depurative ed è un calmante delle vie urinarie.

107

�Bardonecchia

bravièrë

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

brìër

Chiomonte

Prali

Fenestrelle

briéra (pl.)

Bobbio Pellice

brëira

Perrero

briëra (pl.)

Roure (Bourcet)

briéra (pl.)

bruéra

Rorà

brüéra

Luserna
S. Giovanni

brüéra
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

bruéra

Pramollo

brìëra (pl.)
- brìaro

�FAVAGELLO
RANUNCULUS FICARIA L.
Ficaire fausse-renoncule

Per leggere la carta: Il nome è dato solo a
Perrero nella forma feizoulas, da ricondurre a un
tipo ‘fagiolaccio’, che è probabilmente un
dispregiativo.
Saperi locali: In generale non se ne attesta l’uso
culinario, essendo la pianta velenosa. Della
pianta si ricorda anche un uso sulle bruciature.

Botanica
Favagello: Ranuncolaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, dotata di radice tuberizzata molto ramificata. Il fusto è lungo
fino a 30 cm, mentre le foglie, di colore verde scuro a forma di cuore, sono in parte disposte a
rosetta alla base del fusto e in parte inserite lungo questo. Il fiore, uno per pianta, è disposto
all’apice del fusto.
Habitat: cresce in luoghi freschi e umidi e ombrosi, come il sottobosco. Fiorisce da febbraio a maggio.
Vegeta dal livello del mare fino ai 1.300 m.
Parti usate: le foglie giovani in insalata e minestre primaverili. La radice viene impiegata, ad uso
topico, nell’insufficienza venosa, quali pesantezza delle gambe ed emorroidi. Va ricordato che il
favagello appartiene alla famiglia delle Ranuncolacee, piante potenzialmente velenose se ingerite.

108

�FELCE DOLCE
POLYPODIUM VULGARE L.
Réglisse des bois

Per leggere la carta: Tutte le risposte raccolte
(principalmente in montagna) sono riconducibili
al tipo coetimologico del francese réglisse,
liquirizia, nelle diverse realizzazioni dialettali; a
Bibiana e a Villar Perosa gli informatori
aggiungono il determinante “dei boschi”.
Saperi locali: La felce dolce cresce lungo i muri e
si raccoglie di passaggio, quando la si scorge. Ad
esempio quando si andava al pascolo, si
raccoglieva per poi succhiarla come una
liquirizia, serviva a togliere la sete. Oppure si
raccoglieva per poi farla seccare e usarla in
tisana, come emolliente e digestiva, sovente
associata ad altre erbe, come la malva, la
genzianella o le viole di montagna. A Rodoretto
si utilizza per preparare la birra analcolica,
altrimenti prodotta con le bacche di ginepro. Può
essere resa più scura e dolce aggiungendo
appunto le radici di felce o lo sciroppo di
tamarindo.

Botanica
Famiglia: Polypodiaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, dotata di rizoma strisciante e con foglie di forma oblungalanceolata e arrotondata sulle punte, simili alle comuni felci.
Habitat: cresce su terreni ricchi di humus e poco calcarei, in luoghi umidi e ombrosi, su rupi, muri,
tronchi e ceppaie di boschi di latifoglie e aghifoglie fino ai 2.600 metri; è presente in tutta Italia.
Parti usate: il rizoma, dal sapore dolciastro e agrodolce che ricorda, per l’appunto, la liquirizia.
Questo ha una leggera azione purgante e si usa come espettorante, in tisana, nelle affezioni delle vie
respiratorie (bronchite).

109

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

argalìsio

Chiomonte

Prali

ërgalisio

Fenestrelle

ërgaisi

Bobbio Pellice

ërgalisia

Perrero

argalisio

Roure (Bourcet)

ërgalisio

argalisia

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

argalasia
’d bosc

Prarostino

Villar Perosa

argalisia

Pramollo

ërgalisio

argalisia di bosc

�FELCE MASCHIO
DRYOPTERIS FILIX-MAS (L.) SCHOTT
Fougère mâle

Per leggere la carta: Si riscontrano i due tipi, con e senza
suffissazione -èra (&lt;-aria) dunque come continuazioni di filicariam e
di filicem; dalla lettura delle carte Felce e Fougère dell’AIS e
dell’ALF sembrerebbe che quest’ultimo tipo permanga in aree
limitate mentre su una più vasta area (grosso modo tutta l’area
galloromanza) s’impone il più fortunato continuatore di filicariam.
L’informatrice di Pramollo cita anche la forma feuoujo (alla base di
feuoujaro, “felceto”) e aggiunge che, a San Germano, la pianta si
chiama: féouja. Isolata è invece la forma elicitata a Pragelato, chalet
selvaggë.
Saperi locali: La felce predilige le pietraie e i terreni diposti a bacìo;
cresce abbondante nei campi e nei pascoli abbandonati (RORÀ);
considerate come erbe infestanti nei prati, venivano tagliate e
ammucchiate in un angolo del fienile, non mischiate con il fieno: si
raccomandava di non toccarle troppo, perché «v’rmoûze» velenose (BOBBIO). In area montana ne
raccoglievano le foglie soprattutto per farne lettiera («palhassa») per il bestiame anche se non
facevano un buon letame, per cui era meglio utilizzare allo scopo foglie di castagno o di faggio
(RORÀ, BOBBIO). Le foglie secche erano utilizzate come letto su cui conservare le patate per non farle
germogliare e le carote per non farle marcire. A BOURCET si ricorda che i vecchi andavano «a la
fioujja», per raccoglierne le radici, simili a quelle della genziana, che poi rivendevano alle farmacie.
Nell’uso domestico, si utilizzavano come vermifugo e per i reumatismi.

Botanica
Famiglia: Dryopteridaceae
Descrizione: pteridofita perenne dotata di un corto e robusto rizoma dal quale, in primavera, spuntano
corti germogli pelosi e arrotolati (pastorali) che, una volta maturi, originano le grandi foglie disposte a
cespuglio lunghe fino a 1 m. Ciascuna di queste è divisa in foglioline alternate, sempre più piccole
verso l’apice e finemente seghettate; nella pagine inferiore delle foglie sono presenti dei piccoli dischetti
(sporangi) che contengono le spore, deputate alla riproduzione delle felci.
Habitat: boschi, bordi di ruscelli, pietraie e pascoli. Presente in tutta Italia dal piano fino ai 2300 m.
Parti usate: Il rizoma di felce maschio, come le altre specie del genere, contiene acido filicico o
filicina, uno dei migliori vermifughi. I suoi principi attivi sono particolarmente utili contro tenie e
ascaridi, i quali, una volta paralizzati, vengono facilmente eliminati dall’intestino mediante un
purgante. L’attività del rizoma è massima quando è fresco e diminuisce a poco a poco fino a
scomparire nel rizoma secco. La migliore preparazione è l’estratto etereo preparato da rizomi freschi.
Ma la droga è da usarsi con cautela per la tossicità dei principi attivi che possono causare gravi
disturbi all’apparato digerente, al sistema nervoso e al sistema cardiocircolatorio.

110

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

chalet selvaggë (pl.)

Chiomonte

Prali

féoujo

Fenestrelle

fioujo

Bobbio Pellice

fougire

Perrero

féouja (pl.)

Roure (Bourcet)

fiouja (pl.)

fougéra

Rorà

Luserna
S. Giovanni

fougéra
Bibiana

Prarostino

fiougge

Villar Perosa

fiuge (pl.)

feouja - fugéra

Pramollo

éuouja (pl.)
- feuoujo

�GENEPY
ARTEMISIA GENIPI WEBER
Génépi noir

Per leggere la carta: La pianta, tipica dell’ambiente
alpino che si incontra oltre il limite della vegetazione
arborea, è nota soprattutto nelle località di montagna
(l’informatrice di Prarostino sottolinea come, al suo
paese, la pianta non cresca): in tutta l’area, viene
indicata con denominazioni corrispondenti al francese
génépi.
Saperi locali: Raccolto da tutti, ora soprattutto per
trarne il liquore, un tempo era ricercato per la tisana. Si
dice inoltre che, masticandolo, faccia passare il mal di
montagna (PERRERO). A livello popolare si distinguono
la specie “femmina”, che fa più fogliame e una specie di
ombrello, dal “maschio”, che presenta uno stelo più
compatto e una specie di spiga su uno stelo scuro,
violaceo. Ogni raccoglitore ha i suoi luoghi preferiti
dove sa che cresce: ad es. in alta val Chisone, a GRAND
PUY viene soprattutto la “femmina”, mentre il
“maschio” si trova verso l’Albergian (PRAGELATO). Per
il liquore: in un litro di alcool si mettono da 35 a 50
piante, si lasciano lì almeno 40 giorni, poi si aggiunge sciroppo, fatto di 700 o 800 g. di zucchero per 1
l. d’acqua, bollito e lasciato raffreddare, filtrando con un filtro di carta (ricetta raccolta a ROURE). In
infuso si metteva il genepì, a volte abbinandolo a radici di genziana o assenzio, per digerire (BOBBIO,
PERRERO, PRAGELATO, RORÀ).
Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 5 ai 15 cm, molto aromatica, rivestita di peli sericei
grigi, con la base un poco lignificata e il fusto semplice biancastro tomentoso con rami ascendenti,
ascellari alle rosette. Le foglie sono di un color verde argentato, le basali 2-3 triforcate a divisioni
semplici, quelle del caule subsessili, le superiori spesso indivise. L’infiorescenza è una spiga, spesso
reclinata, formata da piccoli capolini ovoidi e sessili, formati da 10-20 fiori color giallo oro.
Habitat: pianta caratteristica delle regioni alpine, cresce a ciuffi tra pietraie, rupi e macereti ad altezze
comprese tra i 2300 e i 3000 m. Fiorisce tra luglio e agosto ed è endemica delle Alpi, per cui presente
lungo tutta la fascia alpina. Pianta protetta a livello regionale e nazionale.
Parti usate: sia a scopo medicinale che liquoristico si utilizza la pianticella fiorita, per le sue proprietà
amaro-toniche, digestive, antispasmodiche e diaforetiche (affezioni dell’apparato respiratorio).

111

�Bardonecchia

Arvieux

genepì - zhenepì

Aiguilles

Sestriere

Abriès

dzenepì - dzenepin

Pragelato
(Grand Puy)

dzenepì

genepì - zhenepì

Chiomonte

Prali

gë(n)ëpì

Fenestrelle

genepin

Bobbio Pellice

gënëpì

Perrero

genepì

Roure (Bourcet)

genepì

genepì

Rorà

genepì
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

genepì

genepì

�GENZIANA
GENTIANA LUTEA L
Gentiane jaune

Per leggere la carta: In tutta l’area, la pianta è conosciuta
con denominazioni riconducibili allo stesso etimo
dell’italiano genziana; fanno eccezione soltanto la risposta di
Prarostino, coucouc, che si può forse confrontare con i
termini che indicano la genzianella: anche l’informatrice di
Prali specifica che la “genziana delle nevi”, più piccola e
precoce, è chiamata chàouso d’ cucuc – e quella di
Bardonecchia, nounoù, che non trova riscontri nell’area.
Saperi locali: Conosciuta da tutti, la genziana era usata
soprattutto per il suo potere digestivo. Anche a quote non
troppo alte, vegeta soprattutto nei versanti a bacìo, fra
larici, abeti e brousé ‘rododendri’ (BOURCET). La radice,
lasciata seccare e pulita, è messa in alcool per farne un
liquore; più spesso, era messa in infusione nel vino, sia
bianco (PRAGELATO, PRAROSTINO), sia rosso – soprattutto
barbera (BOURCET, VILLAR PEROSA), a seconda che si voglia
un infuso più scuro o più chiaro (PRALI). La tisana si
prepara con la sola radice di genziana o con altre piante
amare. Alcolico o meno, il preparato a base di genziana era
assunto come digestivo o anche, al mattino o prima dei
pasti, per stimolare la fame o «aggiustare lo stomaco»
(PRAGELATO, FENESTRELLE). Macerati di genziana in acqua
erano anche dati alle vacche con problemi digestivi (RORÀ, PERRERO, CHIOMONTE).
Botanica
Famiglia: Gentianaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 40 ai 120 cm; provvista di una grossa radice molto
ramificata, scura all’esterno e gialla all’interno. Nei primi anni di vita la pianta rimane a forma di
rosetta, con le sole foglie basali, mentre negli anni successivi spunta anche il fusto. Le foglie sono
disposte in opposizione a due a due (tratto che permette di distinguerla dal velenoso veratro, che ha
le foglie del fusto alterne). I fiori sono riuniti all’apice del fusto e sono di colore giallo intenso.
Habitat: cresce nei pascoli soleggiati e sassosi delle aree montane e alpine fino ai 2200 m. Fiorisce da
giugno ad agosto ed è presente in tutta Italia, escluse la Puglia e la Sicilia.
Parti usate: la grossa radice che viene estirpata in autunno e utilizzata per la preparazione di amari,
liquori e vini medicinali per le sue proprietà amaricanti, aperitive, digestive e toniche. Queste
proprietà inoltre, stimolano l’appetito se assunte prima dei pasti, mentre dopo facilitano la
digestione.

112

�Bardonecchia

Arvieux

nounoù - zhensanë

Aiguilles

Sestriere

Abriès

gensan - dzënson

Pragelato
(Grand Puy)

dzensòn
Fenestrelle

gensònë

Prali

Bobbio Pellice

gënsana

Perrero

gënsano

Roure (Bourcet)

gensano

gënsa(n)o chàouso d’ cucuc

zhansano

Chiomonte

gënsiana

Rorà

giansan-a
Bibiana

Prarostino

coucouc

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

gënsa(n)a

giansan-a

�GENZIANELLA
GENTIANA ACAULIS L.
Gentiane acaule

Per leggere la carta: Accanto al tipo italiano si riscontra
il tipo ‘(braghe/calze del) cucu(lo)’, già spiegato da
Pellegrini e Zamboni per l’accostamento tra la forma del
fiore e la zampa dell’animale. Si discostano dai tipi
maggioritari le risposte di Bobbio Pellice e Rorà, del tipo
piroulèt (forme simili sono registrate dall’ALEPO ad
Aisone, Villar Pellice e Oncino, e altrove per indicare
l’aquilegia) e quella di Bardonecchia, forse “radice dei
corvi”.
Saperi locali: La genzianella cresce anche a
un’altitudine più bassa della genziana, sopra le borgate,
all’altezza delle bergerie, in mezzo alle viole blu
(BOURCET). Utilizzata come digestivo, se ne prepara un
liquore lasciando il fiore nell’alcool, ma soprattutto un
decotto (PRAGELATO, PRALI, PERRERO, RORÀ). La pianta
può essere usata anche per scopi decorativi (BOURCET).

Botanica
Famiglia: Gentianaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne dotata di una rosetta di foglie basali, oblunghe e finemente
seghettate, da cui si dirama il corto fusto all’apice del quale si sviluppa un singolo fiore, a forma di
campanula e di colore viola-bluastro.
Habitat: predilige prati e pascoli alpini dai 1000 fino ai 3000 m di altitudine. Fiorisce da aprile/
maggio fino a luglio ed è presente solo in Italia settentrionale e centrale.
Parti usate: i fiori e in certi casi le radici per la preparazione di liquori e digestivi. Tutte le parti
vegetali contengono glucosidi amari che stimolano la digestione, sono antipiretiche e febbrifughe. I
principi attivi delle genziane sono stati infatti utilizzati in Europa contro le febbri intermittenti prima
della scoperta e della diffusione del chinino.

113

�Bardonecchia

Arvieux

gensianë - réi d corbà

Aiguilles

Sestriere

dzenzanéla

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

dzensanél

Roure (Bourcet)

braio d’ cucuc
Prali

cucuc

Bobbio Pellice

pirourèt

Perrero

braia d’ cucuc (pl.)

Fenestrelle

gensanëtta deàes

braie d coucoù (pl.) - zhansanëtto

Chiomonte

peiroulèt

Rorà

giansanin
Bibiana

Prarostino

coucouc

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

cucuc

cause dël cucù (pl.)

�GRAMIGNA
CYNODON DACTYLON (L.) PERS.
Chiendent pied de poule

Per leggere la carta: Il tipo lessicale più diffuso, tanto in
area occitana quanto in area piemontese, è gramoun, affine
al tipo corrispondente all’italiano gramigna, che troviamo
attestato, in diverse forme fonetiche, a Pramollo, Pragelato
e Bobbio Pellice. Risulta isolata la risposta di Prarostino,
liounsa, riportata in modo episodico anche dall’ALEPO,
alle voci I-II-107 gramigna comune (a Val della Torre e
Perrero) e I-II-109 gramigna rampicante (a Pramollo e a
Entracque).
Saperi locali: Considerata un po’ ovunque una pianta
infestante, si cerca di estirpare scavando in profondità per
via delle radici a forma di spaghetto; tuttavia «torna
sempre». L’uso umano e zootecnico non è più ricordato da
tutti («si dava alle mucche, per qualcosa serviva»
BOURCET). La radice (LUSERNA) e la parte che va a
germoglio era usata in tisana, con una funzione
principalmente diuretica, da chi aveva la cistite (VILLAR
PEROSA), o per infezioni interne; bevuta fredda è molto
rinfrescante. L’infuso era inoltre dato alle vacche che avevano appena partorito (PRAMOLLO).

Botanica
Famiglia: Poaceae
Descrizione: Pianta erbacea perenne, di colore verde-glauco, munita di un lungo rizoma strisciante e
ramificato che emette stoloni epigei intrecciati che le permettono di colonizzare rapidamente il
terreno. Da questi nascono fusti alti 50-80 cm con foglie lanceolate molto strette. L’infiorescenza
terminale è composta da 4 o più spighe sottili, erette o divaricate, di colore verdastro o violaceo,
lunghe 3-4 cm, inserite in ombrella sullo stesso punto dell’asse.
Habitat: cresce nelle zone incolte, lungo i bordi stradali, sui terreni aridi e calpestati dal piano agli
800 m; è presente in tutta Italia.
Parti usate: il rizoma (la radice) è raccolto durante tutto l’anno, meglio se in autunno e utilizzato in
decotto per le sue proprietà diuretiche, depurative ed emollienti e nelle infiammazioni delle vie
digestive e urinarie.

114

�Bardonecchia

gramoun

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

gramon

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

grameunh

gramoun

Chiomonte

Prali

gramoun

Fenestrelle

gramoun

Bobbio Pellice

gramënha

Perrero

gramoun

Roure (Bourcet)

gramoun

gramoun

Rorà

Luserna
S. Giovanni

gramun
Bibiana

Prarostino

liounsa

Villar Perosa

gramoun

Pramollo

graminnha

gramun

�IPERICO
HYPERICUM PERFORATUM L.
Millepertuis perforé

Per leggere la carta: I due tipi più attestati
(trafourèllo e mille pertugi, documentati anche
oltralpe) rimandano alla caratteristica foglia
traforata (cf. REP 1521), come testimonia anche
l’informatrice di Pramollo; la denominazione di
Grand Puy trova parallelo in matagot, matagoun
(Mistral, s.v.) «chat sorcier, chat qui enrichit ceux qui
prennent soin de lui, selon une croyance populaire;
follet, lutin» forse connessa con l’uso medicinale.
Risultano isolate nell’area considerata le forme
preutous di Abriès e tracarà di Chiomonte, che però
trova
ampie
corrispondenze
nell’area
francoprovenzale della Val di Susa (Novalesa,
Giaglione, Mattie, Chianocco e Condove).
Saperi locali: L’iperico e utilizzato in pressoché
tutta l’area indagata. È raccolto come pianta
spontanea, ma era anche una delle piante che si
mettevano sui bordi dell’orto (BIBIANA). L’uso più
diffuso è la preparazione dell’olio di iperico, anche
se a PRAGELATO si attesta la preparazione
alternativa con il fiore a macerare nell’alcool
insieme a grasso di marmotta. Le sommità della
pianta fiorita si raccolgono, a volte si fanno
essiccare, si mettono a macerare nell’olio che si fa riposare all’ombra (appesi fuori della stalla: VILLAR
PEROSA), scuotendolo ogni tanto, finché non diventa rosso, filtrato. A PRAMOLLO: le sue proprietà
sono valide per tre anni. L’olio preparato era utilizzato soprattutto per le bruciature (a Bobbio Pellice
si specifica: da sole più che da fuoco), ma in generale anche contro altri mali (tra cui mal di schiena,
distorsioni, scottature, sulle articolazioni: PRALI, PRAMOLLO, PRAROSTINO) «trafourello sënt mal
eipèllo» PERRERO, «trafuréla mai desbela». A VILLAR PEROSA si ricorda anche l’uso dei gigli ‘d san
Giuan, non identificati, pestati e messi nell’olio come alternativa all’iperico. Accanto a questo uso, è
attestato l’uso in tisana, come calmante (PRALI) o per regolarizzare il ciclo mestruale (ROURE), tanto
che si diceva alle giovani «la trafourèllo i fai bén cant un îtë pâ bén».

115

�Botanica
Famiglia: Hypericaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, con fusto che puo’ raggiungere il metro di altezza, ramificato,
glabro e lignificato alla base. Le foglie sono opposte, disposte lungo tutto il fusto e dotate sulla
superficie di piccole ghiandole che appaiono come dei forellini scuri se si mette la foglia in
controluce. I fiori sono riuniti all’apice del fusto e sono color giallo oro.
Habitat: luoghi erbosi o incolti, su terreni asciutti e poveri, lungo i bordi delle strade e dei muri.
Molto diffusa, è presente in tutta Italia dal livello del mare fino ai 1.600 m. Fiorisce da maggio a
settembre.
Parti usate: le sommità fiorite e, per uso esterno, l’olio ricavato dalla macerazione in olio vegetale
della parte aerea della pianta. Questo ha proprietà cicatrizzanti e lenitive, utile per la cura di piaghe e
ustioni. A uso interno ha leggeri effetti sedativi e viene usato nel trattamento della depressione.

116

�Bardonecchia

milpartui

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

preutous

Pragelato
(Grand Puy)

matagon

tracarà

Chiomonte

Prali

trafourèllo

Bobbio Pellice

milpërtuì

Perrero

trafouréllo

Roure (Bourcet)

trafourèllo

Fenestrelle

trafourèllë

milpërtuì

Rorà

Luserna
S. Giovanni

trafuréla
Bibiana

Prarostino

trafourèlla

Villar Perosa

milpërtuì trafourèla

Pramollo

trafourèllo

trafuréla

�LASSANA
LAPSANA COMMUNIS L.
Lampsane

Per leggere la carta: La maggior parte delle località
offrono risposte che riconducono a un tipo ‘gallina
grassa’ o ‘grossa’, con l’eccezione di Bobbio Pellice
(‘piede di gallina’) e di Bourcet (bounzomme),
arricchendo così la carta ALEPO I-II–61/s. Vari i
fitonimi che in differenti località si riconducono ad
un tipo ‘gallina grassa’ e che «fanno forse riferimento
a macchie di ciuffi sparsi di erbe o a piante con più
fiori piccoli su uno stesso peduncolo, raggruppati in
colonie (come i pulcini attorno alla chioccia)».
Saperi locali: La lassana è conosciuta soprattutto in
area montana. Pianta semi-spontanea, si può
mettere nell’orto, ma solitamente viene da sola nella
terra smossa in primavera: «praticamente segue
l’uomo» (PERRERO), tanto che c’è chi la considera
una pianta infestante (BOBBIO PELLICE). Si cucinano
come gli spinaci selvatici (FENESTRELLE), in insalata
(BOBBIO), in minestra (BOURCET) o in frittata
(VILLAR PEROSA).

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: è una pianta erbacea annuale, alta dai 20 ai 120 cm, con un fusto eretto, coperto di peli,
che assume un colore rossastro con il passare del tempo. Le foglie, di forma ovato-lanceolate, sono
pelose, soprattutto nella pagina inferiore, con il margine leggermente dentato. I fiori sono riuniti in
piccoli capolini disposti a pannocchia, con 8-16 fiorellini ligulati gialli chiari.
Habitat: campi coltivati, orti, bordi di sentieri o boschi. Fiorisce da giugno a settembre ed è presente
in tutta Italia, dal piano fino a 1400 m.
Parti usate: le foglie giovani della rosetta basale prima della fioritura vengono consumate come
alimento, e si presta ad insaporire insalate, zuppe e preparazioni a base di uova.

117

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

dzalin gròs

Chiomonte

Roure (Bourcet)

bounzomme

Prali

jali(n)o graso

Bobbio Pellice

pè jalina

Perrero

jalina grasa (pl.)

Fenestrelle

jalina grosa (pl.)

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

galina grasa

Pramollo

jalina
grasa (pl.)

galin-e
grase (pl.)

�LICHENE ISLANDICO
CETRARIA ISLANDICA ACH.
Lichen d’Islande

Per leggere la carta: La pianta presenta denominazioni in
tutte le località di montagna: è attestato un tipo coetimologico
dell’italiano lichene, un tipo erba della vecchia e un tipo pane
delle capre spiegati l’uno con un racconto che vedrebbe una
vecchia rendere amaro il lichene, per punire la golosità della
sua capra (che, mangiandone, avrebbe prodotto tanto latte da
costringere la vecchia a rinunciare a una festa di nozze per
mungerla), l’altro, appunto, con la ghiottoneria delle capre.
Che ‘panÉ sia stato interpretato nel senso di ‘ciò che
mangiano (le capre)’, non vuol dire che questa ne fosse
l’origine (ma non si hanno nuove proposte): si vedano i vari
fitonimi (apparentemente) composti di ‘panÉ (es. pambianc
primula, REP; ma sarà forse da accostare pure
pimpinela/pampinela?).
Saperi locali: Nella zona di PRAGELATO veniva raccolto verso
settembre/ottobre e lo si trovava solo su alcune cortecce,
soprattutto quelle di larice. Secondo le testimonianze di PRALI
E PERRERO invece, lo si trova sulle rocce o in mezzo alle pietre, in zone dove la vegetazione è nulla o
molto rara. A PRAMOLLO e PRAROSTINO lo si andava a raccogliere nelle zone del Gran Truc, sulla
costa del Laz Arâ, fino ad arrivare alla Conca Cialancia: gli informatori sostengono che l’attuale
scarsità della pianta sia dovuta alla raccolta intensiva di cui è stata oggetto. Lo si trova già allo stato
secco, ma veniva lasciato seccare ulteriormente in sacchi di iuta o all’aperto. Si utilizzava in tisana,
soprattutto per i malanni dell’inverno: tosse, catarro, raffreddore e bronchite. Se ne faceva un
decotto, lasciando bollire il lichene nell’acqua almeno un’ora e buttando via la prima acqua di
cottura, per togliere un po’ del sapore amaro. Poi si poteva aggiungere miele, zucchero, della mela
cotta per i bambini oppure a Pragelato aggiungevano la resina dei pini e dei larici (plëgguë).
Botanica
Famiglia: Parmeliaceae
Descrizione: come tutti i licheni, è il risultato di una simbiosi tra alghe e funghi. Questo presenta un
tallo ramificato, concavo, di colore bruno-verdastro nella parte superiore, grigio chiaro inferiormente.
Sulle punte ha delle scaglie color marrone e piccole protuberanze rotondeggianti.
Habitat: molto diffuso nelle regioni artiche e in quello montane, comprese Alpi e Appennini. Cresce
nell’erba, vicino alle rocce o fra i muschi nelle foreste di conifere.
Parti usate: il tallo è usato a scopo terapeutico, grazie alla presenza di principi amari che donano
proprietà emollienti in caso di tosse e catarro; contiene inoltre l’acido usnico, una sostanza con
proprietà antibiotiche utile contro infezioni batteriche e fungine.

118

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

pon d’ tsabbrë
Fenestrelle

Prali

Bobbio Pellice

piqué - pan dle crave

Perrero

èrbo d’ la vëlho

Roure (Bourcet)

liquén

pàn d’ chabbrë

èrbo d’ la vëllho

Chiomonte

liquén

Rorà

Bibiana

pan d le crave

Prarostino

lìqquia

Villar Perosa

èrba d’ la véia

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

èarbo d’
la véllho

�LUPPOLO
HUMULUS LUPULUS
Houblon

Per leggere la carta: In tutta l’area l’unica denominazione è luvërtin,
ben diffuso nella parte settentrionale della nostra penisola, e che
sembra produrre una contrapposizione tra l’area nord-italiana
(occitano cisalpino compreso) e l’area francese, dove è attestato il tipo
coetimologico di houblon (carta 700 ALF, carta III 615 AIS). L’etimo è
incerto (discussione riassunta in REP, v. luvërtin): Salvioni ipotizzava
una ‘ortica del lupo’ (lupi urticam &gt; *lupurticium &gt; *lupurti(ci)num);
Pellegrini e Zamboni revolticium da volvere ‘che si avvolgÉ. Si noti che
anche it. luppolo a tutt’oggi non ha un etimo certo: sicuramente da
lupulum «è un derivato di lupus, omofono di lupus ‘lupo’, ma prob. di
altro sign. e di altra orig.» DELI, s.v. Si potrebbe seguire dunque
Salvioni nel legare luvërtin a lupo (di luppolo, però) e a ortica.
L’informatore di Pragelato, pur conoscendo il nome della pianta,
precisa che nel suo paese questa non vegeta.
Saperi locali: Raccolte in primavera dalla pianura alla montagna, le
punte del luppolo erano usate soprattutto come verdura. Una volta
sbollentate, si mangiavano in frittata, fatte andare in padella, a volte con un uovo, in insalata, nella
minestra o ancora fatte gratinare in forno. Cresce nelle rive e in genere nei terreni incolti ed è quasi
una pianta infestante, dove ci sia un sostegno come una griglia. Oltre all’uso culinario, con i fiori si
preparava una tisana con funzione di tranquillizzante e sonnifero (FENESTRELLE). C’era chi faceva la
birra di luppolo, con orzo, limone e fichi per farla fermentare (PERRERO).

Botanica
Famiglia: Cannabaceae
Descrizione: pianta perenne e rampicante, dotata di un grosso rizoma ramificato da cui, ogni
primavera, si sviluppano i fusti legnosi alti da 3 a 7 m, che incapaci di sostenersi da soli si avvolgono
per mezzo di spine uncinate, a qualsiasi sostegno che trovano. Le foglie sono coperte di una ruvida
peluria, sono trilobate e hanno il margine dentato. Le infiorescenze maschili e femminili crescono su
piante distinte: le prime formano pannocchie pendule, mentre le seconde formano infiorescenze
giallo-verdognole.
Habitat: vegeta al margine di boschi umidi, siepi, fossi e negli incolti, dal piano fino a 1200 m.
Fiorisce da giugno ad agosto ed è presente in tutta Italia.
Parti usate: i giovani germogli che spuntano in primavera dal rizoma vengono impiegati in cucina
come succedanei degli asparagi, oppure vengono aggiunti crudi alle insalate. Le infiorescenze
femminili, raccolte quando sono ancora verdi, possono essere usate in tisana, oltre che essere
impiegate come aromatizzante amaro per la birra.

119

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

luvërtin

Chiomonte

Prali

luvërtin

Fenestrelle

luvertin

Bobbio Pellice

luvërtin

Perrero

luvërtin

Roure (Bourcet)

luvërtin

luvërtin

Rorà

Luserna
S. Giovanni

lüvërtin
Bibiana

Prarostino

luvërtin

Villar Perosa

luvërtin

Pramollo

luvërtin

lüvërtin

�MALVA
MALVA SYLVESTRIS L.
Grande mauve

Per leggere la carta: La carta presenta due tipi lessicali principali,
malva e (a)riundèla entrambi diffusi anche nel Queyras.
L’informatrice di Villar Perosa sostiene che la zia, di Porte,
chiamasse la pianta ariundéla; questa denominazione, secondo
l’informatore di Bobbio Pellice, sarebbe da ricondurre alla forma
delle foglie, rotonda (riounda). Effettivamente, la voce (a)riundela
sarà da interpretarsi ‘rotondella’ (riond si trova ancora come
aggettivo in luna riunda); l’area di diffusione del tipo ‘malva’ è tale
per cui si può pensare che non dipenda dall’italiano.
Saperi locali: Della malva venivano utilizzate le foglie e i fiori: le
prime soprattutto in minestra e frittata, mentre i secondi venivano
fatti seccare e utilizzati durante l’inverno come infuso, ma anche
sotto forma di impacchi per la pelle, come pediluvi e per lavaggi
intimi. La malva viene usata in particolar modo come emolliente e
per alleviare le infiammazioni. A PRALI alle donne partorienti si
facevano fare dei bagni nell’acqua di malva per favorire la
dilatazione e come calmante; a PRAROSTINO si usava dare un beverone di malva, segale e acqua
bollita alle mucche che avevano appena partorito per favorire la montata lattea. A SESTRIERE la
malva veniva data agli animali per curare loro i dolori addominali, mentre a BARDONECCHIA era
considerata “rinfrescante” per uomini e bestie. La malva era anche considerata ottima per le
infiammazioni del cavo orale: a PRAGELATO si curavano gli ascessi ai denti con impacchi di malva
mentre a LUSERNA S. GIOVANNI, per le infiammazioni delle gengive, si prendeva un infuso di malva
e fiori di borragine. Infine si diceva che la malva avesse effetti positivi per la cura delle emorroidi,
come cita una testimonianza di Barge: «na vota s fasia ëd decot, ma për cosa u savriu pa, forse për ël
catar; fasia anche ën decot për le moroidi, as bütava a bagn» (“una volta si faceva il decotto, ma non
saprei per cosa, forse per il catarro; si faceva anche un decotto per le emorroidi, si metteva a bagno”).
Botanica
Famiglia: Malvaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne con fusto ricoperto di peli ispidi. Le foglie sono rotondeggianti
e divise in 5-7 lobi con margine dentato. Dalle ascelle fogliari si sviluppano mazzetti di 2-6 fiori,
ciascuno con 5 petali rosaviolacei che presentano venature più scure.
Habitat: cresce su terreni incolti, bordi di sentieri; predilige terreni ricchi e porosi. Vegeta dal livello
del mare ai 1600 metri; fiorisce da maggio a settembre.
Parti usate: le foglie e i fiori. Entrambi hanno proprietà emollienti, in caso di infiammazioni del cavo
orale (gengiviti, afte etc.), bronchiti e tosse, cistiti e infiammazioni vescicali, oltre che essere
stimolante intestinale in caso di stipsi. Per uso esterno è utilizzata in semicupi nelle vaginiti e nelle
emorroidi.

120

�Bardonecchia

mòouvë

Arvieux

Aiguilles

mòouvo

Sestriere

mâlva

Abriès

maiva

Pragelato
(Grand Puy)

malvë

maouvio

Chiomonte

Prali

malvo

Fenestrelle

màevë

Bobbio Pellice

rioundela

Perrero

malva

Roure (Bourcet)

malvo

fiou d’ nevioun

Rorà

Luserna
S. Giovanni

ariundela
Bibiana

Prarostino

arioundèla

Villar Perosa

arioundèla

Pramollo

malvo

malva

�MIRTILLO
VACCINIUM MYRTILLUS L.
Myrtille

Per leggere la carta: Il tipo più diffuso è areze, erze, su cui cf.
REP 73-74, con ripresa del dibattito etimologico; le
denominazioni registrate in alta val Chisone (aiéddra, eidra)
sembrano dar ragione alla vecchia ipotesi di Bertoldi di una
derivazione dall’agg. atra (ater) ‘nero, scuro’, alla base del fr.
airelle (Italia Dialettale 1). L’informatore di Fenestrelle sostiene
che il termine sia di origine saracena. A Pramollo si conosce
anche il nome del mirtillo rosso (Vaccinium vitis-idaea):
l’amarëtto. Quest’ultimo è noto per essere un disinfettante delle
vie urinarie: in passato le foglie essiccate erano usate per la
cura delle cistiti e delle diarree. Con i frutti si fanno ottime
confetture o gelatine, sebbene la pianta sia in forte
diminuzione sui pascoli alpini.
Saperi locali: È conosciuto e viene utilizzato in tutte le zone di
ricerca, anche se in alcune non era molto diffuso e rendeva
poco (PRAROSTINO E RORÀ). Il mirtillo selvatico cresce
spontaneo e veniva raccolto principalmente per preparare
marmellate; tuttavia a PERRERO si usava anche farli bollire per
poi spremerli e ricavarne un succo gelatinoso e dolce, o farli seccare (più raramente vista la difficoltà
del processo). Il mirtillo rosso con cui si fanno le marmellate, chiamato amarëtta (PRAMOLLO) proprio
per il gusto amaro, è praticamente sparito per colpa del sottobosco troppo sporco. Di solito cresce in
un terreno pulito e pietroso. La pianta è bassa e non è da confondere con il pinmërlét (uva orsina), che
invece non è buona.
Botanica
Famiglia: Ericaceae
Descrizione: arbusto nano dotato di fusto eretto, verde con piccole foglie ovate, seghettate ai margini
e terminanti a punta, che crescono lungo tutto il fusto. I fiori crescono lungo le ascelle fogliari, di
forma sferica-campanulata e di colore prima verde poi rossastro. I frutti sono di colore nero-bluastro,
coperti di una patina azzurrognola, con una polpa rosso-bluastra.
Habitat: è caratteristico del sottobosco montano, soprattutto foreste di conifere e latifoglie, oltre che
delle brughiere montane. Vegeta dai 200-2000 m. È presente in Italia settentrionale e centrale. Si
raccolgono i frutti verso luglio-agosto.
Parti usate: i frutti in varie preparazioni culinarie, ma anche per le sue virtù terapeutiche. Contiene
naturalmente antocianine (che migliorano la visione notturna), vitamine, flavonoidi e minerali. Se
consumati freschi, hanno effetto lassativo, mentre secchi o come succo hanno effetto astringente. Le
foglie hanno proprietà antiinfiammatorie in caso di infiammazioni della mucosa dell’occhio, della
cavità orale e della pelle.

121

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

aiéddra (pl.)

Chiomonte

Prali

èrzo

Fenestrelle

eidra (pl.)

Bobbio Pellice

èrze (pl.)

Perrero

Roure (Bourcet)

eurza (pl.)

arëzza

Rorà

Luserna
S. Giovanni

arëzza
Bibiana

Prarostino

èrza (pl.)

Villar Perosa

arëzze (pl.)

Pramollo

arëzza (pl.)

arëzze (pl.)

�MORA
RUBUS CAESIUS L.
Ronce des champs

Per leggere la carta: La carta si presenta uniforme dal
punto di vista lessicale: in tutte le località è infatti
attestato il tipo mora, sebbene in genere si sia preferito
esprimerlo al plurale. A Roure gli informatori hanno
aggiunto al nome del frutto anche il nome della pianta
di rovo: rounza.
Saperi locali: Le more selvatiche, spontanee, vegetano
dall’area basso collinare fino alla bassa montagna;
crescono in gran quantità, un po’ ovunque, ma
soprattutto vicino alle mulattiere (BOBBIO PELLICE) o
in alcuni frutteti lasciati all’abbandono (BIBIANA).
Accanto alle more selvatiche ci sono anche quelle
coltivate, che presentano una differenza di gusto e che
hanno la particolarità di non marcire: più si lasciano lì
più diventano verdi, «tornano indietro»; questa
particolarità le rende più facilmente commerciabili.
L’uso principale è quello di farne marmellate, per le
quali si prende solo il succo, con molto zucchero
(PRAROSTINO). Marmellata e sciroppo erano usati
soprattutto per il mal di gola. Per lo stesso uso si utilizzavano anche i getti primaverili: si facevano i
gargarismi con l’infuso, dopo averlo lasciato raffreddare (LUSERNA).

Botanica
Famiglia: Rosaceae
Descrizione: arbusto perenne, alto da 1 a 3 m, con fusti lunghi e arcuati, muniti di robuste spine. Le
foglie hanno il margine dentato e la pagina superiore verde brillante, mentre quella inferiore biancofeltrata. I fiori sono costituiti da 5 petali di colore bianco-rosato. A partire da agosto maturano i frutti
aggregati neri e lucidi.
Habitat: margini dei boschi, siepi, radure, incolti dal livello del mare fino ai 1200 m. Fiorisce da
giugno fino ad agosto ed è presente in tutta l’Italia.
Parti usate: i frutti agrodolci vengono raccolti a piena maturazione e mangiate crude oppure lavorate
in succhi, liquori, gelatine, sciroppi, marmellate e per aromatizzare l’aceto. Le giovani foglie sono
adatte per aromatizzare insalate e tisane. Infatti grazie alla presenza di tannini astringenti, sono
molto efficaci per arrestare le diarree, emorragie, contro il mal di gola e per la raucedine.

122

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

mora (pl.)

Chiomonte

Prali

Bobbio Pellice

moure (pl.)

Perrero

mora (pl.)

Roure (Bourcet)

amoura (pl.)

moro (pl.)

Fenestrelle

mora (pl.)

moure (pl.)

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

moure (pl.)

Pramollo

moura (pl.)

mure (pl.)

�ORTICA
URTICA DIOICA L.
Grande ortie

Per leggere la carta: In tutta l’area le denominazioni
sono riconducibili a uno stesso tipo ortica, sebbene
alcune forme (Chiomonte, località del Queyras e
dell’Oisans) presentino l’arretramento dell’accento; a
Prarostino il plurale oscilla fra urtìa e urtìe, e in
generale l’intera carta, che presenta sia forme singolari
sia forme plurali, consente di mettere in evidenza le
differenze fra le desinenze.
Saperi locali: L’ortica è una pianta che cresce
ovunque, ma i suoi usi si diversificano e moltiplicano
salendo dalla pianura alla montagna. L’uso alimentare
è tuttavia diffuso in gran parte dell’area di indagine: le
punte di ortica sono le prime a raccogliersi in
primavera e si mettono nelle frittate o nelle minestre
di erbette, ad es. la minestra di ortiche e patate, ortiche
pimpinele e polmonaria (BIBIANA, VILLAR PEROSA,
PERRERO,
PRALI,
BOURCET,
FENESTRELLE,
PRAGELATO); meno diffuso ma noto l’uso nel risotto o
nel ripieno degli agnolotti, insieme alla borragine
(«ntël cumaut di agnulot ënséma al buras: van propi bin;
mac le föie trità bütàntie ëd ricotta nsema, e sun delicati»,
“nel ripieno degli agnolotti insieme alla borragine: vanno proprio bene; solo le foglie tritate insieme
alla ricotta, e sono delicati”, Barge). L’uso del macerato di foglie d’ortica è attestato per gli scopi più
diversi. L’altro uso più conosciuto (RORÀ, PERRERO, PRALI) è quello del macerato di ortiche contro i
pidocchi delle piante, eventualmente lasciando macerare insieme alle ortiche del tabacco. Passando
all’uomo, un uso è legato ai capelli, sia per degli sciacqui per i capelli grassi (FENESTRELLE), sia contro
la perdita di capelli (BIBIANA, PRAGELATO), anche con le foglie non lasciate in infusione: «si facevano
degli impacchi con appositi stracci fatti a tasca, dove le foglie venivano inserite; ricordo una signora
che teneva questo impacco sulla testa notte e giorno» (PRAGELATO). Altri usi medicamentosi sono
fare il brodo di ortiche, che era utilizzato per l’ulcera (PRALI), per rendere bella la pelle e soprattutto
contro l’acne (LUSERNA); sembra infine che ci si punga apposta quando si ha la sciatica, perché le
bolle tirerebbero fuori l’acqua (BOURCET, letto in un libro).

123

�Botanica
Famiglia: Urticaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 30 ai 150 cm, fittamente ricoperta di peli ispidi e corti e
peli urticanti. Le foglie sono disposte in maniera opposta lungo il fusto, di colore verde scuro e
grossolanamente seghettate. Le infiorescenze si differenziano tra piante maschili e femminili: le
prime sono verdi-giallognole e rivolte verso l’alto, mentre le femminili sono grigiastre e pendule.
Habitat: incolti, bordi di sentieri e boschi, aree antropizzate dal piano fino a 1800 m. Fiorisce da
giugno ad ottobre ed è diffusa in tutta la penisola.
Parti usate: le giovani foglie si consumano in zuppe, risotti, frittate o come colorante negli impasti. I
peli urticanti vengono distrutti con la cottura, mentre se si vuole consumare cruda, bisogna pestarla
con un mattarello. Le foglie stimolano la diuresi, il metabolismo, sono depurative e anti reumatiche.

124

�Bardonecchia

Arvieux

ùrtieu

ortië - ourtìa

Aiguilles

Sestriere

urtìa (pl.)

Abriès

òrtieu

Pragelato
(Grand Puy)

urtìa (pl.)

orcho

Chiomonte

Prali

urtìo

Fenestrelle

urtìo

Bobbio Pellice

urtìa

Perrero

urtìa (pl.)

Roure (Bourcet)

eurtià (pl.)

urtìa

Rorà

Luserna
S. Giovanni

ürtia
Bibiana

Prarostino

urtìa (pl.)

Villar Perosa

urtìa

Pramollo

urtìa (pl.)

ürtie (pl.)

�PARIETARIA
PARIETARIA OFFICINALIS L.
Pariétaire officinale

Per leggere la carta: Accanto al tipo italiano parietaria,
cui forse è da ricondurre anche la forma panataria di
Prarostino, è diffuso, nelle valli Chisone e Germanasca,
il tipo panchaoudét. Sembra invece isolata la forma
cucouasa, raccolta a Bobbio Pellice e già rilevata
dall’ALEPO nel limitrofo Comune di Villar Pellice. Il
tipo erba delle lumache, che sulla carta compare solo a
Chiomonte, è in realtà diffuso in tutta la media e bassa
valle di Susa.
Saperi locali: La parietaria, conosciuta in buona parte
dell’area indagata, presenta gli usi più diversi. Raccolta
d’estate, normalmente le foglie si fanno seccare prima
dell’uso. Il più attestato è quello dell’infuso o decotto
con funzione diuretica e in generale depurativa delle
vie urinarie; si beve anche quando si ha la cistite
(BIBIANA, LUSERNA, «për fâ pîsà» PERRERO,
FENESTRELLE). Altro uso medicamentoso è quello degli
impacchi per togliere l’infiammazione (PRAROSTINO) o
per farne fasciature quando si hanno delle ferite, con
probabile azione emostatica (VILLAR PEROSA). La foglia
coriacea viene utilizzata per pulire i vetri o con funzione di sapone (BOBBIO PELLICE). L’uso
alimentare di mettere le «pouinte ëd panataria» nella minestra è attestato a PRAROSTINO, FENESTRELLE,
PERRERO. A PRAMOLLO si attesta l’uso di farne impacchi per le vacche.

Botanica
Famiglia: Urticaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 20-80 cm, con fusti erette e poco ramificati. Le foglie
sono lanceolate mentre i fiori si presentano come densi glomeruli ascellari di colore verdiccio. Tutta
la pianta è ricoperta da una peluria non urticante.
Habitat: Suoli boschivi, macerie, muri, ruderi, terreni abbandonati, su substrato azotato, umido o
asciutto, da 0 a 900 m s.l.m. Fiorisce da maggio a ottobre ed è presente in tutta Italia.
Parti usate: si raccolgono i giovani germogli e le foglie più tenere a scopo alimentare, mentre tutta la
parte aerea fiorita è impiegato in terapia come diuretico, depurativo e anti reumatico.

125

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

Prali

Bobbio Pellice

cucouàsa

Perrero

pan-chaoudét

Roure (Bourcet)

pan-chaoudét

pan-chaoudét

Fenestrelle

panchaoudiz

èrbo d le lumase

Chiomonte

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

Prarostino

panataria

Villar Perosa

parietaria

Pramollo

pan-chaoudét

panciaudèt

�PIANTAGGINE
PLANTAGO LANCEOLATA L.
Plantain lancéolé

Per leggere la carta: Sebbene la carta presenti diverse
denominazioni isolate (foujolo a Chiomonte, èrba ‘d san
giuan a Villar Perosa, milho a Rorà e èrba dî canarini a
Bobbio Pellice), il tipo lessicale più frequente è il
corradicale dell’italiano piantaggine, in diverse vesti
fonetiche (si noti ad esempio la resa della vocale tonica in
alta val Chisone o l’evoluzione del nesso pl- in val Pellice e
nelle aree linguisticamente piemontesi). Il tipo orecchie
d’asino, attestato a Chiomonte e a Bardonecchia come
prima risposta, si ritrova anche nel Brianzonese (a
Monêtier-les-Bains), mentre le forme feulha de chinc cota
(Bardonecchia) e [pianta] d’lâ sinc cota (Bourcet) fanno
probabilmente riferimento alle cinque nervature della
foglia. Gli informatori hanno manifestato alcune incertezze
nel produrre la denominazione dialettale della pianta: le
fonti di Pramollo segnalano di aver appreso la
denominazione consultando il dizionario di Pons/Genre,
ma di non averla mai sentita usare. A Rorà si sottolinea che
“qualcuno la chiama: così”, mentre a Bibiana, oltre alla
denominazione riferita, che l’informatore sostiene di aver
sentito in paese, la pianta si chiama: anche cutlin-a (cfr.
ALEPO I-II-184, nei punti di Boves, Chiusa Pesio e
Pamparato). A Villar Perosa non si è certi del Santo citato
nella denominazione e a Bobbio Pellice l’informatore
segnala che il termine citato è piemontese; quest’ultimo è peraltro interessante perché richiama:
l’impiego della pianta come mangime per gli uccelli.
Saperi locali: L’uso più attestato della piantaggine è quello per l’alimentazione animale: l’erba
veniva data ai conigli o ai maiali (SESTRIERE), la pannocchia, sgranata, veniva data al pollame
(BOBBIO, LUSERNA). L’uso alimentare –in tisane, in insalata, in frittata e nella minestra– e medicinale
è più attestato in montagna, e nelle valli Chisone e Germanasca (da VILLAR PEROSA a FENESTRELLE).
A BOURCET si individuano due varietà, «d’lâ sinc cota» e il «plantanh»; la foglia di piantaggine si
metteva sui foruncoli, in un bendaggio di stoffa, e si diceva togliesse l’infezione: «la tirë foro lou
mazant». Anche a BARDONECCHIA “serviva per far spurgare le ferite con pus”(ALEPO I-II-184). I
semi e le foglie vengono usati per preparare tisane per alleviare la tosse e i disturbi intestinali
(FENESTRELLE); a PERRERO si attesta l’uso della foglia su una ferita da taglio.

126

�Botanica
Famiglia: Plantaginaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 10 ai 40 cm, con fusto eretto e privo di foglie. Le foglie
sono disposte in una rosetta basale, con forma lunga e dritta e con nervature longitudinali.
L’infiorescenza è disposta all’apice del fusto ed è costituita da una spiga di fiorellini marroni.
Habitat: prati, pascoli, bordi dei sentieri, campi coltivati e negli incolti. Vegeta dal piano fino ai 2000
m ed è diffusa in tutta l’Italia. Fiorisce da maggio a settembre.
Parti usate: le foglie giovani possono essere consumate in insalate, zuppe e come contorno; inoltre,
dopo varie cotture, sviluppano un aroma che ricorda quello dei funghi. Mentre in infuso si utilizza
come espettorante delle vie respiratorie, oltre che avere attività anti batterica, anti infiammatoria e
immunostimolante.

127

�Bardonecchia

Arvieux

ourëlha d'ane /
feulha d chinc cota

Aiguilles

Sestriere

Abriès

coriola / planton

Pragelato
(Grand Puy)

plantónh

Prali

Bobbio Pellice

èrba dî canarini

plantanh

Perrero

plantanh

Roure (Bourcet)

milho

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

piantagn
/ cutlin-a

Prarostino

Villar Perosa

èrba ’d
san giuan

piantanh

Pramollo

plantanh

plantanh - d’lâ sinc cota

Fenestrelle

plantònh

ourélhe d'anën / foujolo

Chiomonte

�PRIMULA
PRIMULA VERIS L.
Primevère officinale

Per leggere la carta: La carta dei termini relativi alla
primula si presenta piuttosto variegata: a una zona
centrale in cui è attestato il tipo pimpinela, in varie
forme fonetiche, fanno da corona una serie di altre
denominazioni isolate (primula, pangin, primavera,
cavalét, cucuc, braiétta). A Fenestrelle si registra anche la
pronuncia coucouc, la denominazione di Roure si
riferisce alla “primula che penzola, l’altra non veniva”,
a Rorà la “primula di montagna” si chiama: anche
pimpinèla d’ la tous.
Saperi locali: In tutte le aree di ricerca è attestato l’uso
mangereccio, sebbene questo uso non sia documentato
per la primula di montagna “a gambo alto”, che era però
utilizzata a RORÀ e a SESTRIERE per preparare dei decotti
per la tosse. L’utilizzo più diffuso è per la preparazione
di minestre, dove poteva essere mischiata anche con altre
piante: a FENESTRELLE l’ortica e il couièt, a BOBBIO
PELLICE il tarassaco, le coste e le costine. Sempre a
BOBBIO PELLICE si faceva anche una vellutata di fiori di
primula. A PRAGELATO E A RORÀ si usavano i fiori per le
frittate, nonostante la primula non vi fosse comunemente
usata. A FENESTRELLE è attestato anche l’uso di foglie e
radici come rimedio per l’insonnia.

Botanica
Famiglia: Primulaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, costituita da una rosetta di foglie basali pubescenti, da cui
diparte il fusto alto 12-22 cm. I fiori si sviluppano all’apice del fusto in ombrelle dense formate da 515 fiori di colore giallo intenso.
Habitat: prati e boschi aridi, soprattutto di conifere. Fiorisce da aprile a giugno. Vegeta dal piano fino
ai 2300 m. È diffusa in tutto il Centro e Nord Italia.
Parti usate: le radici e i fiori sono utilizzate a scopo terapeutico come espettoranti nelle tossi grasse e
bronchiti, mentre le giovani foglie, raccolte in primavera, possono essere consumate sia crude che cotte.

128

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

pempiètta

Abriès

dialéit

Pragelato
(Grand Puy)

braiétta (pl.)

boun fënno

Chiomonte

Prali

cavalét

Bobbio Pellice

pimpinèlla

Perrero

Rorà

Bibiana

pampinéla

Prarostino

pimpinèla

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

pimpinéllo

pimpinéle (pl.)

pimpinèla (d’la tous)

pimpinélla (pl.)

Roure (Bourcet)

pimpi(n)éllo

Fenestrelle

cucuc - coucouc

�RABARBARO ALPINO
RUMEX ALPINUS L.
Oseille des Alpes

Per leggere la carta: La carta presenta un ristretto
ventaglio di risposte, anche perché non si è
indagata la denominazione della pianta nel
territorio di pianura o di prima collina, in ragione
della sua assenza alle basse quote: l’informatrice
di Villar Perosa segnala che la pianta non è
presente nel suo paese. Per quanto riguarda le
denominazioni raccolte, è possibile distinguere
fra quelle autoctone, del tipo lavas o tsèou, e quelle
mediate dall’italiano o dal francese (Rorà), del
tipo rabarbaro: si noti che è possibile supporre, per
queste ultime, un incrocio di referenti con il
rabarbaro domestico, come ci viene testimoniato
dall’informatore di Bobbio Pellice, che usa il
nome italiano per indicare il Rheum raponticum
L. o il Rheum rhabarbarum undulatum L.
Saperi locali: Il rabarbaro alpino è conosciuto in
buona parte dell’area d’indagine, sebbene nella
zona montuosa, dove vegeta, si registri una
maggior
ricchezza
di
informazioni.
Gli
informatori distinguono tra il rabarbaro
spontaneo e quello da piantare nell’orto, contro il
muro o in zona esposta al sole; l’uso più comune,
soprattutto di quest’ultimo, è quello di farne una marmellata, un poco amara (PRAMOLLO, PRALI,
PRAGELATO); questo è anche l’unico uso attestato in pianura. In montagna si usa anche aggiungerne
un poco alle mele cotte (BOBBIO PELLICE). La varietà spontanea cresce tra le ortiche nei terreni ben
concimati, ad esempio dal letame delle vacche (PRALI, BOBBIO PELLICE), oppure in terreni umidi
sotto al bachas (ROURE). Pianta acidula e fresca, il rabarbaro selvatico veniva usato d’estate per tenere
il burro al fresco (BARDONECCHIA, PRAGELATO, ROURE) o per involvere l’impasto delle calhëtta (un
piatto a base di patate grattugiate, PRALI). Apprezzato dalle vacche al pascolo, a Fenestrelle si attesta
l’uso della radice in decotto, come regolatore dell’intestino. L’uso della pianta in minestra, quando è
ancora piccola, è conosciuto ma non diffuso proprio per via dell’acidità (ROURE).

129

�Botanica
Descrizione: sono piante perenni, di grandi dimensioni e rigogliose, con robusti rizomi da cui viene
emesso ogni anno un nuovo apparato vegetativo, fusti eretti e ramificati in alto e striati, alti dai 60 ai
120 cm. Le foglie, di grandi dimensioni, sono in gran parte riunite in una rosetta basale con margine
intero o dentato, più o meno ondulato. I fiori sono bisessuali, riuniti in pannocchie terminali
lungamente peduncolate che possono raggiungere alcuni decimetri di lunghezza.
Habitat: la specie domestica si trova comunemente coltivata negli orti, mentre quella selvatica è
diffusa nei pascoli e negli alpeggi, specialmente attorno alle aree di riposo del bestiame, alle malghe e
ai letamai. Vegeta dai 1500 ai 2400 m in tutta Italia escluse le isole.
Parti usate: a scopo medicinale è impiegata la radice del più noto rabarbaro cinese, che ha notevoli
proprietà toniche, digestive, depurative e lassative. Ma già anticamente, nelle vallate alpine, il
rabarbaro alpino veniva impiegato per le medesime proprietà. Le foglie possono essere impiegate
nelle insalate, ma l’uso più comune è quello di cuocerle ed utilizzarle come gli spinaci, ma attenzione
per l’alto contenuto di acido ossalico che conferisce alle foglie crude il caratteristico sapore acidulo:
devono essere consumate in piccole quantità e sono vivamente sconsigliate alle persone che soffrono
di gotta, reumatismi, artriti.

130

�Bardonecchia

tsèou

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

lavósa

Chiomonte

Prali

lavaso

Fenestrelle

lapòs

Bobbio Pellice

lavas

Perrero

rabarbaro

Roure (Bourcet)

lavasa (pl.)

rubarba

Rorà

Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

rabarbaro

�RAPERONZOLO
CAMPANULA RAPUNCULUS L.
Campanule raiponce

Per leggere la carta: La denominazione più diffusa è
rampun, con alcune eccezioni (rambanella a Fenestrelle,
stesso tipo lessicale con diversa suffissazione). È più
facile che il nome venga da rapa con suff. one(m)
incrociato con rampa, con conseguente mantenimento
dell’occlusiva. Gli informatori di Bibiana e Bobbio
Pellice esprimono dei dubbi sulle loro risposte.
Saperi locali: Non è ovunque utilizzato, anche se è
piuttosto conosciuto: dagli informatori; è messo in
evidenza il caratteristico fiore rosa - violaceo
(PRAMOLLO) e la crescita spontanea nelle rive e negli
orti. La radice cruda tagliata a pezzetti, che si raccoglie
in primavera («quando mette le foglioline gli vai
dietro» PERRERO), si mangia in insalata insieme ad altre
erbe. La rosetta di foglioline alla base viene consumata
in frittata a VILLAR PEROSA.

Botanica
Famiglia: Campanulaceae
Descrizione: pianta erbacea biennale, alta dai 30 ai 60 cm, con radice bianca, ingrossata e carnosa. Le
foglie basali sono disposte a rosetta, di forma oblunga, di colore verde chiaro e si sviluppano a fine
autunno e inizio primavera. A primavera inoltrata, si sviluppano le foglie lungo il fusto, lanceolate e
alterne e il fiore, viola-bluastro, peduncolato a forma di campanula.
Habitat: diffuso negli incolti, campi, vigne, oliveti e radure boschive. Vegeta dal livello del mare ai
1.500 metri; fiorisce da maggio a luglio ed è presente in tutta l’Italia.
Parti usate: le radici carnose e le foglie giovani basali sono usate in cucina.

131

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

Chiomonte

Prali

Fenestrelle

Bobbio Pellice

rabba ëd tèra

Perrero

rampoun

Roure (Bourcet)

rambanella

Rorà

Luserna
S. Giovanni

rampoun
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

rampoun

Pramollo

rampoun

gabiusa plise ënvèrse
- rampoun

�SAPONARIA OFFICINALIS
SAPONARIA OFFICINALIS L.
Saponaire Officinale

Per leggere la carta: È stato possibile
raccogliere le denominazioni dialettali della
saponaria solo in tre località: Pragelato, Bobbio
Pellice, Bibiana. In due casi i nomi dialettali
sono costruiti sulla stessa radice dell’italiano
“sapone”, mentre a Bibiana si fa riferimento al
verbo “lavare”.
Saperi locali: La pianta cresce in abbondanza
ma è identificata solo in alcune località
dell’area di indagine: le denominazioni
dialettali riflettono l’uso come ‘sapone’
naturale (uso attestato a BOBBIO PELLICE e
BIBIANA). A BOBBIO PELLICE si specifica che la
saponaria veniva utilizzata quando il sapone
fatto in casa non era sufficiente, per lavare i
capi più piccoli.

Botanica
Famiglia: Caryophyllaceae
Descrizione: Pianta perenne, erbacea, provvista di rizoma strisciante e ramificato di colore bruno
rossastro; i fusti, alti fino ad 1 metro, sono eretti o ascendenti, glabri o leggermente pubescenti,
talvolta legnosi alla base. Gli steli hanno foglie opposte, ovali, oblunghe e ricurve, le inferiori
brevemente picciolate, le superiori opposte ai nodi, ricoperte di peli corti o glabre. I fiori di colore
rosa più o meno intenso, con 5 petali appena smarginati, sono riuniti in cime compatte all’apice degli
steli. Emanano un delicato profumo, soprattutto verso sera.
Habitat: predilige i terreni freschi e umidi, vicino ai corsi d’acqua, aree ruderali e campi. Fiorisce da
giugno a ottobre, vegeta fino ai 1000 m. ed è presente in tutta l’Italia.
Parti usate: le radici, contengono delle sostanze, le saponine, che hanno la proprietà di produrre
schiuma a contatto con l’acqua. Possono essere inoltre utilizzate in ambito terapeutico per la loro
azione mucolitica ed espettorante a livello bronchiale ma vanno assunte con moderazione, data la
loro tossicità.

132

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

savouno

Chiomonte

Prali

Fenestrelle

Bobbio Pellice

èrba dël savoun

Perrero

Roure (Bourcet)

Rorà

Bibiana

èrba lavoira

Prarostino

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

Villar Perosa

�SILENE
SILENE VULGARIS (M.) GARCKE
Silène enflé

Per leggere la carta: Dei due tipi più attestati, il primo
(eicouplòou, schoupet, etc.) rimanda allo scoppiettìo che
si può produrre per gioco con i fiori, come è ricordato
a Pragelato; il secondo, cuièt, diffuso in tutta l’area
piemontese (da coi, ‘cavolo’) rimanda all’uso
alimentare.
Saperi locali: È conosciuta e raccolta in tutta l’area
d’inchiesta. L’uso alimentare è piuttosto attestato: in
prati non molto concimati, dove il terreno è un po’ più
povero (LUSERNA) le foglie erano raccolte piccole e
tenere, prima che risultassero fibrose; si mettono in
minestra (PRAGELATO, PRAROSTINO) o in padella come
fossero spinaci (PRAROSTINO): in ogni caso non si
consumano crude. Per altri è da darsi solo alle vacche,
come foraggio (ROURE), e comunque non va utilizzata
per l’alimentazione umana.

Botanica
Famiglia: Caryophyllaceae
Descrizione: pianta erbacea, con un fusto che può raggiungere anche i 50-60 cm di altezza, sottile ed
eretto. Le foglie, verde cenere con una venatura biancastra centrale, sono opposte e ovali. Sulla cima
dei gambi sono disposti i fiori, bianchi e di forma panciuta e ovoidale.
Habitat: erba infestante, è comune nei prati, dalla pianura alla montagna, oltre che ai bordi dei
sentieri e nelle aree ghiaiose. Fiorisce da maggio a ottobre. Vegeta dal livello del mare ai 2800 m. ed è
presente in tutta Italia.
Parti usate: in cucina si usano i germogli teneri, raccolti all’inizio della primavera, quando sono
appena lunghi 5-6 cm per poi essere sbollentati e mangiati come contorno di altre pietanze.

133

�Bardonecchia

clopes

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

eschoupé (pl.)

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

icloupaou

eicouplòou

Chiomonte

Prali

schoupét

Fenestrelle

eicloup

Bobbio Pellice

schoupét

Perrero

couiét

Roure (Bourcet)

Luserna
S. Giovanni

chouquëtte

Rorà

couièt

cuièt
Bibiana

Prarostino

schouplèt

Pramollo

Villar Perosa

s-ciuflèt

�TANACETO
TANACETUM VULGARE L.
Tanaisie

Per leggere la carta: L’area delle Valli Valdesi è piuttosto compatta
nel definire la pianta con il tipo lessicale tanaìa, in diverse vesti
fonetiche (a Prarostino l’informatrice sostiene che il tanaceto si
possa chiamare anche arquibus, dal nome del noto liquore che si
produce con la pianta). La Valle di Susa presenta invece due
denominazioni distinte, senboun frizà a Bardonecchia e shartreuzo a
Chiomonte: anche quest’ultima deriva probabilmente dal celebre
liquore Chartreuse.
Saperi locali: Il tanaceto è conosciuto e utilizzato in quasi tutta
l’area di indagine; pianta spontanea e semispontanea, cresce spesso
ai margini degli orti. L’uso alimentare è quello tipico delle erbe
primaverili, e viene cucinato soprattutto in frittata (BIBIANA,
VILLAR PEROSA, PERRERO, PRALI). L’uso medicamentoso è ancora
ben conosciuto, confortato da alcuni detti: «Tanaìo, tanaìo së ma
màire të sabìo dë soun mâl i nën garìo» (“Tanaceto, tanaceto, se mia
madre ti avesse conosciuto sarebbe guarita dal suo male) (PRALI),
«Së onnhi donna sabësse la virtù d’ la tanaìa pa nen ort saria sënsa» (“Se
ogni donna conoscesse le virtù del tanaceto, nessun orto ne sarebbe
privo”) (BOBBIO PELLICE). In tisana, si usava come digestivo e per «purgare il sangue» (ROURE), se ne
attesta anche un uso veterinario, contro i vermi e in generale per il mal di pancia dei vitelli
(FENESTRELLE); si dava anche un beverone alle vacche che avevano appena partorito, probabilmente
come disinfettante (PRAMOLLO).
Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: Pianta erbacea perenne da 60 a 120 cm di altezza, fortemente aromatica, con un rizoma
strisciante e ramificato, legnoso, provvista di fusti eretti, fogliosi e ramificati nella parte superiore.
Foglie con picciolo di 5-15 cm, alterne, glabre, seghettate sul bordo; le foglie del caule inguainanti
presentano sul retro delle piccole ghiandole. Le infiorescenze sono all’apice del fusto disposti in
corimbi compatti, densi ed appiattiti con fiori tubulosi di un color giallo-oro.
Habitat: diffusa nei terreni incolti, lungo i corsi d’acqua e i pendii erbosi di montagna fino ai 1600 m.
Fiorisce da giugno a settembre ed è presente in tutta l’Italia escluso il sud.
Parti usate: le sommità fiorite e le foglie. Per l’alto contenuto in olii essenziali e principi amari, vanta
proprietà amaro-toniche, digestive e febbrifughe. Inoltre si usava abitualmente per profumare
ambienti e biancheria, come insetticida per eliminare o tenere lontano pidocchi, pulci e tarme dai
materassi, dai sacconi e dalle cucce degli animali domestici e repellente per allontanare i topi dai
depositi di granaglie. È bene ricordare che, se assunto ad alti dosaggi, risulta tossico a causa della
presenza di tujone (soprattutto nell’o.e), che provoca spasmi muscolari ed è eccitante.

134

�Bardonecchia

Arvieux

senboun frizà

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

tanaìa

shartreuzo

Chiomonte

Prali

tanaìo

Fenestrelle

tanaìo

Bobbio Pellice

tanaìa

Perrero

tanaìo

Roure (Bourcet)

tanarìo

tënaìa

Rorà

Luserna
S. Giovanni
Bibiana

Prarostino

tënaìa - arquibus

Villar Perosa

tanaìa

Pramollo

tanaìe

tanaìa

�TARASSACO
TARAXACUM OFFICINALE L.
Pissenlit

Per leggere la carta: I nomi del tarassaco sono ben studiati
(ad es. da S. Canobbio e T. Telmon in Miscellanea per
Giuliano Gasca-Queirazza, Alessandria 1988): la densità di
punti della nostra inchiesta porta dunque alcune conferme.
Semplificando, l’area di parlata piemontese si attesta sul
tipo ‘girasolÉ, il tipo ‘muso porcino’ è ben riconoscibile nelle
forme della val Pellice; meno riconoscibile, ma riconducibili
allo stesso tipo le denominazioni in alta val Chisone e
Germanasca, in val di Susa e in Queyras. ‘Cicoria’ è un tipo
legato all’uso alimentare testimoniato a San Germano.
Saperi locali: Il tarassaco si trova nei prati ben concimati; a
PERRERO si usava andare a raccoglierlo in montagna, dopo
lo scioglimento delle slavine, nei prati dove andavano a
riposare le mucche. I tarassaci si raccolgono appena
spuntano, per metà ancora sottoterra, e risultano
tenerissimi e per niente amari. Si possono mangiare prima
che mettano il fiore, quando le foglioline sono piccole e
tenere, crudi in insalata, magari aggiungendo un uovo e del
limone, oppure sbollentando le foglie e passandole in padella come uno spinacio. Invece la radice
andrebbe raccolta in autunno; questa si fa seccare, si spezzetta e poi si fa bollire in acqua. Il decotto
veniva usato come depurativo per i reni, il fegato e il sangue e per le inappetenze.

Botanica
Famiglia: Asteraceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, alta dai 20 ai 30 cm, con uno stelo cavo e privo di foglie. Da
questo, se spezzato, fuoriesce un lattice bianco. Le foglie sono tutte riunite in una rosetta basale, di
forma oblunga e molto diversificate fra loro (alcune quasi intere, altre irregolarmente lobate o
dentate). I fiori sono riuniti in capolini singoli di colore giallo all’apice del fusto. Da ogni fiore si
origina un achenio (frutto secco), provvisto del caratteristico pappo: un ciuffo di peli bianchi, che
agisce come un paracadute, essendo trasportato dal vento e agevolando così la dispersione del seme.
Habitat: prati, pascoli, sentieri, terreni sia fertili sia incolti. Fiorisce da febbraio a maggio in massa e
poi per tutto l’anno, inverno escluso. Vegeta in tutta l’Italia dal livello del mare ai 1700 metri.
Parti usate: in cucina si usano le tenere e giovani rosette primaverili crude o cotte e come verdura
depurativa primaverile. Mentre la radice e le foglie vengono usate per le loro proprietà diuretiche,
depurative, come disintossicante epatico e come amaro-tonico nei problemi digestivi.

135

�Arvieux

moureù

Bardonecchia

mërpounsìe

Aiguilles

Sestriere

Abriès

chardeui

marì poursin

Pragelato
(Grand Puy)

maripoursin

Roure (Bourcet)

malpoursin

Prali

Bobbio Pellice

mourepoursin

Rorà

Luserna
S. Giovanni

girasul
Bibiana

Prarostino

mourëpoursin

Villar Perosa

girasul

mourepoursin girasoul - pisanlì

Pramollo

mourpoursin

mourepoursin

mourpoursin

Perrero

virasouléilh - marpounsin

Fenestrelle

maripoursin

arvisiiòou - roussilhòou

Chiomonte

�TIMO SERPILLO
THYMUS SERPYLLUM L.
Serpolet

Per leggere la carta: La carta linguistica si presenta
compatta, con il tipo corradicale all’italiano serpillo che
emerge in quasi tutte le località per le quali si è
ottenuta una risposta. Si noti infine che l’informatrice
di Villar Perosa, nel parlato spontaneo, usa
l’accentazione comune alle altre località: sërpoùl.
Saperi locali: Il timo serpillo si raccoglie sulle pietraie
o sui terreni meno fertili, sui bordi delle strade. L’uso
più conosciuto e attestato in quasi tutta l’area
d’indagine è quello in tisana e in decotto e per la
preparazione del liquore (in tempi più recenti), la
funzione quella digestiva di stimolo dell’appetito.
Come pianta aromatica si usa per la carne, soprattutto
l’arrosto (PRAGELATO, PRAMOLLO, PRALI) o nei boudin.
Più raro l’uso medicamentoso (attestato anche a
BARDONECCHIA): vi si ricorreva per alleviare la tosse
e, schiacciando la pianta fresca sulla pelle, per
diminuire il bruciore delle punture (FENESTRELLE,
PERRERO).

Botanica
Famiglia: Lamiaceae
Descrizione: piccolo arbusto aromatico, con fusti striscianti sul suolo, che a ogni nodo produce delle
radici avventizie da cui dipartono altri piccoli fusti. Le foglie, pubescenti, sono distanti nei rami fertili
e avvicinate in quelli sterili e sono di forma ovale e leggermente allungata. I fiori, rosati, sono
raggruppati all’apice dei fusticini.
Habitat: predilige i terreni incolti, soleggiati, tra le rocce e lungo i pendii erbosi. È diffuso dalla
pianura alla montagna fino ai 2200 m. Fiorisce da aprile ad agosto.
Parti usate: le sommità fiorite sono impiegate in ambito terapeutico sotto forma di infusi, in caso di
tosse, bronchiti e per stimolare l’apparato digestivo. Inoltre l’olio essenziale ha azione antisettica e
balsamica. Infine in cucina viene largamente utilizzato per insaporire carne e pesce.

136

�Bardonecchia

serpoun

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

serpoul

Abriès

serpoul

Pragelato
(Grand Puy)

serpoul

serpoulh

Chiomonte

Prali

sërpoul

Fenestrelle

sèrpoul

Bobbio Pellice

sërpoul

Perrero

Roure (Bourcet)

seipoul

sërpoul

Rorà

Luserna
S. Giovanni

sërpul
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

sërpoul

Pramollo

sërpoul

së’rpul

�VALERIANELLA
VALERIANELLA LOCUSTA L. (LATERR.)
Mâche

Per leggere la carta: Le denominazioni raccolte nelle Valli
Valdesi sono tutte riconducibili a un tipo lessicale, da intendersi
come ‘insalatina’, spia dell’uso alimentare; lo stesso uso
potrebbe essere alla base della forma raccolta a Bardonecchia
(letteralmente “dolcetta”). A Chiomonte è invece stato elicitato
ranpounsoun, di motivazione oscura.
Saperi locali: Conosciuta e utilizzata in tutta l’area d’inchiesta
montana e pedemontana, meno in pianura: si sottolinea come ci
sia chi va a raccoglierla in montagna perché è più piccola.
Spontanea, si sottolinea come cresca nei campi coltivati, dove la
terra è stata concimata o dissodata e non nei prati dove rimane
soffocata tra le altre erbe (FENESTRELLE, ROURE, PERRERO,
PRAMOLLO), o nei fossi freschi «quando si inizia a fare il prato
avvicendato». L’uso è sempre alimentare (mai medicinale, si
sottolinea a PRAGELATO): si mangia in insalata, meglio se con
delle uova sode.

Botanica
Famiglia: Caprifoliaceae
Descrizione: pianta erbacea perenne, con foglie inferiori disposte in una rosetta basale, di forma
oblunga, mentre quelle superiori sono leggermente più dentate. La rosetta fogliare si forma nel
primo autunno, mentre lo stelo fiorale nella primavera successiva. Le infiorescenze sono formate di
piccoli fiori raccolti in corimbi di colore azzurro tendente al bianco.
Habitat: comune nei prati, nei campi, nei vigneti e negli incolti. Fiorisce da aprile a maggio ed è
diffusa in tutta l’Italia dal livello del mare ai 1400 m.
Parti usate: la rosetta basale, raccolta quando è tenera e priva dei fiori, è usata in cucina, soprattutto
come insalata. Ha un alto contenuto in vitamina A, C e in ferro.

137

�Bardonecchia

dousëtta

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

saladétta

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

serzèi

ranpounsoun

Chiomonte

Prali

saladét

Fenestrelle

saladina

Bobbio Pellice

Perrero

saladét

Roure (Bourcet)

saladin

sarzèt

Rorà

Bibiana

salëzèt

saladèt
Prarostino

Luserna
S. Giovanni

saladèt

Pramollo

Villar Perosa

salëzèt

�VERBASCO
VERBASCUM THAPSUS L.
Molène bouillon-blanc

Per leggere la carta: Prevalente il tipo ‘coda di volpe’ (o
almeno così interpretato), con riferimento alla forma del
fiore o forse anche della foglia. Le forme lëvioun/luvioun
continua il latino avedonem con concrezione dell’articolo:
da questa base si spiegano più facilmente forme come
lëvioun (Bobbio Pellice); forme con lu– forse potranno
essere aggiunte al dossier lupus (non il lupo, ma alle spalle
di luppolo/luvërtin). Si noti che gli informatori di Villar
Perosa iniziano dicendo di non conoscere il nome della
pianta, poi aggiungono la denominazione riportata
avvertendo che “si dice così in montagna”.
Saperi locali: A RORÀ, FENESTRELLE, PERRERO se ne
raccoglievano i fiori, che venivano poi fatti seccare (uso
attestato anche a PERRERO) e utilizzati per tisane o decotti
per curare tosse e catarro. A PRAMOLLO è riportato l’uso
dei fiori anche per le vacche. Veniva anche usato come
“carta igienica” per la consistenza delle sue foglie
(BOBBIO PELLICE).

Botanica
Famiglia: Scrophulariaceae
Descrizione: pianta erbacea, di aspetto molto variabile, con fusti alti fino a 2 metri, fogliosi, rigidi,
talvolta ramosi, con pelosità bianco-giallastra. La sua radice affusolata e cilindrica produce il primo
anno una rosetta basale costituita da grandi foglie, sino a 45 cm, obovate, molli, molto tomentose,
finemente seghettate, sessili o quasi. La rosetta basale dura nell’inverno e produce nel secondo anno,
un fusto alto e robusto coperto di foglie. I fiori sono raggruppati in fascetti di 6/7 elementi e formano
una lunga spiga di colore giallo pallido. I fiori vivono soltanto un giorno e sono costantemente
sostituiti da nuovi elementi.
Habitat: incolti, bordi stradali, scarpate e in generale suoli poveri. Cresce fino ai 1800 m, fiorisce da
maggio a settembre ed è presente in tutta l’Italia.
Parti usate: i fiori raccolti di primo mattino, non troppo maturi. Il fitocomplesso è emolliente,
espettorante, edulcorante, il che rende i fiori ottimi adiuvanti delle tisane espettoranti per tossi,
raffreddori e bronchiti.

138

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

gro shardoun

Chiomonte

Prali

Fenestrelle

couvóep

Bobbio Pellice

lëvioun

Perrero

counvolp

Roure (Bourcet)

Rorà

Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

Luserna
S. Giovanni

Pramollo

coumvoùëlp

cua ’d vulp

�VERBENA
VERBENA OFFICINALIS L.
Verveine

Per leggere la carta: Tutte le denominazioni raccolte
risalgono allo stesso etimo cui risale l’italiano verbena,
pur con una certa variazione fonetica. L’informatrice
di Roure riferisce un termine che ha sentito usare a
Perosa Argentina; quella di Pramollo riporta la
denominazione appresa dal Dizionario Pons/Genre e
quella di Villar Perosa, non conoscendo il nome della
pianta, vi si riferisce come “cula ca pistu për le
contusioni“.
Saperi locali: La verbena era usata per preparare
tisane a BOURCET e a PERRERO per dare profumo agli
arrosti. Altro uso attestato è quello terapeutico. A
VILLAR PEROSA e RORÀ era pestata per preparare
impacchi contro botte, contusioni, infiammazioni e per
estrarre l’umido dalla pelle o dalle articolazioni. A
LUSERNA SAN GIOVANNI si prendeva, sempre pestata,
per curare i nervi.

Botanica
Famiglia: Verbenaceae
Descrizione: piccola pianta erbacea perenne, alta 20-40 cm con piccoli fusticini semi-legnosi alla base,
con foglioline lanceolate e dentate e piccoli fiori poco appariscenti raccolti in lunghe spighe sottili di
colore rosato.
Habitat: predilige i luoghi incolti e ruderali, margini delle strade e dei sentieri. Cresce in tutto il
territorio italiano dalla pianura fino ai 1000 m. Fiorisce da maggio a ottobre.
Parti usate: tutta la parte aerea della pianta fiorita è utile come antispasmodico per l’emicrania, nei
dolori gastrici, disturbi mestruali e nella menopausa, stimolazione della secrezione lattea e
facilitazione del parto se assunta nelle ultime settimane di gravidanza.

139

�Bardonecchia

vërvénë

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

verbéin

vervéno

Chiomonte

Prali

Fenestrelle

Bobbio Pellice

Perrero

vervénno

Roure (Bourcet)

veivéno

barbéna

Rorà

Luserna
S. Giovanni

verbéna
Bibiana

Prarostino

Villar Perosa

verbéna

Pramollo

barbéno

�VIOLA TRICOLOR
VIOLA TRICOLOR L.
Pensée sauvage

Per leggere la carta: La maggior parte delle denominazioni
raccolte appartiene al tipo corradicale dell’italiano violetta. La
pluralità di denominazioni per questo fiore così noto è
piuttosto diffusa: l’informatrice di Roure distingue fra lâ
viouléttâ bloia e lâ viouléttâ jaouna, a Prali viene citata anche la
forma viòoulëttin, che a Pramollo viene fatta corrispondere, al
femminile viòoulëtîna a “quelle bianche” (mentre quelle viola
sono viòoulëtta). Anche a Villar Perosa si sottolinea la
distinzione fra viole gialle e blu: ëd solit giaune, përché pöi cüìu
cle viulëtte chë sürtìu dop ël gran o la sél ca l’eru cite; së ün dis le
viole ëd muntagna sun le viole blö. Particolarmente interessanti
sono le forme attestate a Luserna San Giovanni (dove ci si
riferisce a “quella sul giallo col fiore piccolo e con i petali
superiori viola”) e a Bobbio Pellice, del tipo galletto. Tale
lessotipo, privo di riscontri in lessicografia, emerge anche nei
materiali dell’ALEPO, che alla voce I-II-267 viola del pensiero
registra un hapax a Villar Pellice: jalouquét.
Saperi locali: L’uso della viola è concentrato perlopiù in area
montana. L’utilizzo attestato con maggior frequenza è quello
di aromatizzare tè (BOBBIO PELLICE) o altre tisane; l’infuso di
violette è usato come tisana da sera (PERRERO), o come rimedio
per la tosse (FENESTRELLE), mal di testa e in generale per le malattie da raffreddamento
(PRAGELATO), per le sue proprietà antinfiammatorie (PRAMOLLO); l’effetto diuretico è attestato a
PRALI. A PRAROSTINO si testimonia l’uso di far cuocere il fiore, con aggiunta di burro e sale, contro la
bronchite. Altro uso è quello in minestra (LUSERNA SAN GIOVANNI), di riso e latte (RORÀ); a PRALI si
raccoglie la ricetta della poutillho di farina di mais e semola, a cui cottura ultimata erano aggiunte le
violette.
Botanica
Famiglia: Violaceae
Descrizione: pianta annuale o pluriennale con piccoli fusti eretti o ramificati. I fiori hanno
colorazioni ricche di varianti, ma in genere i petali superiori sono viola-bluastri, i due centrali
giallognoli o lilla e quello inferiore giallo con striature viola.
Habitat: prati, bordi di sentieri, terreni sia incolti che coltivati. Fiorisce da aprile a settembre dalla
pianura alla montagna.
Parti usate: le sommità fiorite sono impiegate per via interna ed esterna per varie affezioni: dalla
crosta lattea del lattante, eritemi e dermatiti infantili, eczemi negli adulti. Gli infusi sono anche
depurativi, diuretici, sudoriferi e febbrifughe.

140

�Bardonecchia

Arvieux

Aiguilles

Sestriere

vioulétta

Abriès

Pragelato
(Grand Puy)

viouléttë

vioulëtto

Chiomonte

Prali

Bobbio Pellice

jalouquèt

Perrero

Roure (Bourcet)

vioulétta (pl.)

viòoulëtto viòoulëttin

Fenestrelle

vioulètta (pl.)

Bibiana

viulëtta (pl.)

Prarostino

vioulëtte (pl.)

Luserna
S. Giovanni

vioulëtte (pl.)

Rorà

viulëtte (pl.)
Villar Perosa

galuchèt

Pramollo

viòoulëtta (pl.)
- viòoulëtîna

�SEZIONE III

141

�FIOR I E PIA NTE NEL PA TOU À D I
MENTO ULL ES E VILLA RET TO*
*L’inserto è stato interamente curato da Luca Martin Poetto.

ITALIANO

OCCITANO

NOME SCIENTIFICO

abete bianco
abete rosso
abrotano
acero campestre, oppio
acero montano
acetosa dei muri
acetosa dei prati
acetosella, carpigna
achillea odorosa
achillea villosa, genepì bianco
aconito
aconito. napello
agarico bianco

sòp
sufi
avreù
obbre
plòe
aseucclë da murs
aseucclë
èrbë da cucuc
róttë
dounsèrio
èrbo toro, èrbo d'la toro, toro
èrbo toro, èrbo d'la toro, toro
panouflo

agarico della ferula

champinhon

aglio
aglio selvatico
agrifoglio
albicocco
alchemilla
alloro, lauro
alno, ontano
altea, malvaccione
amarella, artemisia, canapaccia
ambretta. gallinaccio
anemone delle alpi
appio. sedano selvatico
aquilegia
aquilegia alpina
arancio
armeria volgare
arnica
asclepiade, erba seta,
vincetossico
asfodelo
asparago
assenzio

òlh
alhét
agréou
dramounhénc
sinqueno
lorié
vernë
malvavisc
arsemizë
gabiouzë
chabousèllë, javanél
appi
peiroulét, tennho-fìel
peirouét
orangié
érbo d'la caréa
tabacòs

Abies alba Miller.
Picea abies (L) H. Karsten.
Artemisia obrotanum L.
Acer campestris L.
Acer pseudoplatanus L.
Rumex scutatus L.
Rumex acetosa L.
Oxalis acetosella L.
Achilleo moschoto Wulfen.
Achillea nana L.
Aconitum onthora L.
Aconitum nopellus L.
Polyporus officinalis Fr.
Pleurotus eryngii var. ferulae
Lanzi.
Allium sativum L.
Allium vineale L.
Ilex aquifolium L.
Prunus armeniaca L.

malmégge
pouracchë
aspòrs
usénc

142

Laurus nobilis L.
Alnus glutinosa (L.)
Althea officinalis L.
Artemisia vulgaris L.
Knautia arvensis L.
Pulsatilla alpina Schrank.
Apium graveolens L.
Aquilegia vulgaris L.
Aquilegia alpina L.
Citrus sinensis (L.) Osbeck.
Armeria alpina Willd.
Arnica montana L.
Vincetoxicum hirundinaria
Medikus.
Asphodelus olbus Miller.
Asparagus offinalis L.
Artemisia obsinthium L.

�attaccamano
avena
avena folle
balsamina

glèttë
avénë
ovenando
belh 'om

bambagia selvatica

imortèlla

barba di capra. barba di becco,
coda dì volpe

aspòs salvagge

barbabietola gialla

bleò

barbabietola rossa

carottë roue

barbone. vite bianca
bardana, lappa
basilico
beccabunga
biancospino
bieta, bietola bianca, bietola da
coste
bistoria, serpentina
bonagra, ononide, restabovi
borraggine
bosso
botton d’oro
brugo
bulbocastagno
cadrangola, lupinella
caglio bianco, pergolato

boutla salvajja
lapòs
bazlicò
favaso
prusét

calamento, nepetella

èrbo d' l'encalament

calendula
calta
camedrio
camomilla
campanella dei prati,
raperonzolo
canapa

courteziò
sousì
calamandreò
canamillhë

Galium aparine L.
Avena sativa L.
Avena fatua L.
Balsamina hortensis L.
Antennaria dioica (L.)
Gaertner.
Aruncus dioicus (Walter)
Fern.
Beta vulgaris L. var. rapa
alba
Beta vulgaris L. var. rapa
rubra
Bryonia dioica Jacq.
Arctium lappa L.
Ocymum basi/icum L.
Veronica beccabunga L.
Crataegus oxiacantha L.
Beta vulgaris L. var. rapa
cicla
Polygonum bistorta L.
Ononis spinosa L.
Borrago officinalis L.
Buxus sempervirens L.
Trollius europaeus L.
Calluna vulgaris (L.) Hull.
Bunium bulbocastanum L.
Onobrychis viciifo/ia Scop.
Galium mollugo L.
Satureja calamintha ssp.
nepeta (L.) Link.
Calendula orvensis L.
Calendula officinalis L.
Teucrium chomaedris L.
Matricaria chamomilla L.

rambanèllë

Campanula rapunculus L.

chenobbou

cannella

canèllë

cappellini
carciofo
cardo
cardo dei campi, scardaccione
carice

léouso
artichoc
còrt
chardon
lécho

Cannabis sativa L.
Cinnamomum zeylanicum
Blume.
Agrostis stolonifera L.
Cynara scolymus L.
Cynara cardunculus L.
Cirsium arvense (L.) Scop.
Carex spp. L.

cóotë
erparô
ratabuou
bouraes
bóes
poupoul
brièrë
linsouét
jaét
èrbo da group

143

�carlina
carlina
carota
castagno

azenét
chardousë
pastounaddë
châtanhé

cavolaccio, farfaraccio

chaplòs

cavolo

choe

cavolo rapa

rabbë

cece
celidonia
cent'occhio, paperina

sizre
sireunnhë
pavarinë

centaurea

senlaouréo

Carlina vulgaris L.
Carlina acaulis All
Daucus carota L.
Fagus sativa Miller.
Petasites hybridus (L.) G.,
M. &amp; Sch.
Brassica oleracea L.
Brassica oleracea L. var.
gongyloides
Cicer arietinum L.
Chelidonium maius L.
Stellaria media (L.) Vili. s.
Centaurium umbellatum
Gilib.

centinoda, correggiola,
poligono maschio
cerchi delle streghe

tirasetco

Polygonum auiculare L.

arget vioù

cerfoglio comune

chofoulhét

ceserone. veccione, rubiglione
cicerchia
cicoria
cicuta
cilìegio
cìliegio
cinquefoglie
clematide vitalba
coda di volpe
colchico

pezarèl. pezarèllo
jaiso
sicori
sicuttë
sireizìe
sereezié
èrbo d' la sinquéno
aebeò courdélh
tartareò
anollhë,vacharèllë

colubrina, buon enrico

orla

consolida maggiore
convolvolo de i campi
crescione
crespino
croco
cumino dei prati
cuscuta
delfinio
ditola
dulcamara
edera
elleboro, veratro
epatica, erba trinità

érbo do panaris. niali
courioe
creison
pittou
freidouìnë
cummel
èrbo d' l'endurmio
clavèl-dent
brutia
amordou, amaradou
èirë
vràerë
èrbo dì bouisoun, trei-corn

Clitocybe geotropa Bull.
Anthriscus cerefolium (L.)
Hoffm.
Lathyrus silvestris L.
Lathyrus sativus L.
Cichorium inthybus L.
Conium maculatum L.
Prunus cerasus L.
Prunus auium L.
Potentilla reptans L.
C/emalis vitalba L.
Melampyrum orvense L.
Colchicum autumnale L.
Chenopodium bonus-enricus
L.
Symphitum officina/e L.
Conuolvulus arvensis L.
Nasturtium officinale R. Br.
Berberis vulgaris L.
Crocus albiflorus Kil.
Carum corvi L.
Cuscuta europaea L.
Delphinium elatum L.
Clavaria coralloides L.
Solanum dulcamara L.
Hedera helix L.
Veratrum album L.
Hepatica nobilis Schreber.

144

�equiseto, rasperella
erba cipressina
erba cornetta, fior di
cappuccino
erba crociana, uva di volpe
erba da taglio, pinguicola
erba di San Giovanni
erba giudaica
erba medica
erba nocitola
erba passa, pinocchiella, erba
pignola

èrbë d'éetònh
laitin

Equisetum arvense L.
Euphorbia cyparissias L

chouquetta

Consolida regalis S. F. Gray.

tosi
èrbë d ' la talhèurë
raffi
chanavèllo
luzèrnë
choiìlét

Paris quadrifolia L.
Pinguicola uulgaris L.
Glechoma hederacea L.
Galeopsis tetrahit L.
Medicago sativa L.
Laserpitium latifolium L.

picouloump. pitocouloump

Sedum album L.

argrò, eulh grò, gaoudri,
mounnha
eichaletto
èrbo d ' San Péire, sampéira

Peucedanum ostruthium (L.)
Koch.
Asplenium trichomanes L.
Tanacetum balsamita L.

pan d'uzuèl

Briza media L.
Parietaria officinalis L.
Anchusa officinolis L.

evonimo, fusaggine
faggio
fagiolo
fagiolo

pan-chaoudét
bouraes
bourai di champ o salvagge,
lengo bouvino
bounét d'préire
faou
fataccou
féezeul

falsa camomilla

caramilhas

farfaro, tossilaggine
farinaccio selvatico

pimpèttë, ounglètto
senîclë

Evonymus europaeus L
Fagus si/vatica L
Phaseolus coccineus L.
Phaseolus uulgaris L.
Tripleurospermum inodorum
(L.) Sch.-Bip.
Tussilago farfara L.
Chenopodium album L.

erba rena. imperatoria
erba rugginina
erba Santa Maria
erba tremolina, tentennino, poa
delle Alpi
erba vetriola, muraiola
erba viperina
erba viperina

Echium vulgare L.

farinaccio, sorbo di montagna,
sorbo bianco
fava
favagello. ficaria

aié

Sorbus aria Crantz.

fòvë
coulhandro

felce

Fiougë

felce dolce, regolizia
festuca di montagna
fico
finocchiella , finocchio alpino,
imperatrice
finocchio
fior di stecco, mezereo
fiordaliso

ergaìsi, arizouzèttë
ventre·mol
figuié

Vicia faba L.
Ranunculus fica ria L.
Pteridium aquilinum (L.)
Kuhn.
Polypodium vulgare L.
Festuca flavescens Bell.
Ficus carica L.

sitra

Meum athamanticum Jacq.

fenoulh
péou re mat
parsòc

Foeniculum vulgare Miller.
Daphne mezereum L.
Centaurea cyanus L.

145

�fragola
frangola, ontano nero
frassino
frumento

maeousié
cournouié
fràesë
froument

frumento marzuolo

froument trame

fumosterno
funghi parassiti delle
graminacee (carboni)

frumentèro

Fraga ria uesca L.
Frangula alnus Miller.
Fraxinus excelsior L.
Triticum vulgare Vill.
Triticum aestiuum L. var.
typicum
Fumaria officina/is L.

charbouclë

Ustilago spp.

fungo dell'esca

bazano

fungo dell'esca
gallinaccio
garofano
garofano alpino
genepì
genepì femmina
genepì maschio
genziana delle nevi
genziana maggiore
genzianella
giaggiolo, ireos
giglio bianco
giglio rosso
ginepro
girasole
gittaione. nigella
giunco

gramigna
gramigna

bazano
garittë
garofou
garofou salvagge
gienepi fumél
genepì fumél
genepì môclë
chaouso d · cucuc
gensònë
diòe, gensanettë
coutònë
lis
senjouòn
genébbrë
viro-soulélh
nélo
jounc
èrbo d'Id chamma, Santo
Mario
gramon
gramon

grano saraceno

granét

grano saraceno

granét blanc

iperico
ipomea
ippocastano
lamio bianco
lampone
lapazio. rabarbaro alpino
larice
lassana

trafourèllë
couriolo d' jardin
châtanhé d'Indi
urtio morto
ampié
lavòsë, lapòs
bleton
jalino gròsë

giusquiamo nero

146

Fomes Jomentarius (Fr.)
Kickx.
Fomes ignarius (Fr.) Kickx.
Cantharellus cibarius Fr.
Dianthus caryophyllus L.
Dianthus neglectus Loisel.
Senecio incanus L.
Artemisia mutellina Vill.
Artemisia genipi Weber
Gentiana verna L.
Gentiana lutea L.
Gentiana acaulis L.
Iris germanica L.
Lilium candidissimumum L.
Lilium bulbiferum L.
Juniperus communis L.
Helianthus annuus L.
Agrostemma githago L.
Juncus effusus L.
Hyosciamus niger L.
Agropyron repens (L.) P. B.
Cynodon dactylon (L.) Pers.
Fagopyrum esculentum
Moench.
Fagopyrum tataricum (L.)
Gaertner.
Hypericum perforatum L.
Ipomea purpurea Lam.
Aesculus hippocastanum L.
Lamium album L.
Rubus idaeus L.
Rumex alpinus L.
Larix decidua Miller.
Lapsana communis L.

�Lattugaccio

ameougie, amoougie

lavanda

lavandë

lentaggine, viburno
lenticchia
levistico
lichene
lichene d"islanda
ligustro
lillà, serenella
limone
lino
lucciola
lucciola
lunaria
lupino
luppolo
mais
malva

tatié
lentillhë
sisilio
pan 'd chabbrë
èrbë d' la vèllhë
sangre
lilà
limoun, sitron
lin
chebelùa
chebelùo
èrbo d ' l'uo
luin
luvertin
méi
màevë

mandorlo

amandoulie

marconella
margherita
margheritina, pratolina
marrubio
martagone

marcouréllo
margarittë
margarittë
maroubi
martagon

matricaria

reichaoudo

mazza di tamburo
mazzolina
melo
melo cotogno
melo selvatico
menta
menta piperita

cucuméllë
pè d' lèoure
poumié
coudonh
poumìe salvagge
mentë
mentë

menta selvatica , mentastro

mentôtrë

millefoglie
mirtillo
mirtillo rosso
morella. erba morta. Solano
degli orti
mughetto
narciso

primmë -flour
eidrié
pan de féino, panféino
mourèlla
muguét
pancoutë

147

Chondrilla juncea L.
Lavandula angustifolia
Miller.
Viburnum lantana L.
Lens culinaris Medikus.
Levisticum officina/e K.
citraria islandica
Cetraria islandica Ach.
Ligustrum vulgare L.
Syringa vulgaris L.
Citrus limon L.
Linum usitatissimum L.
Luciola nivea (L.) DC.
Luzula lutea (All.) DC.
Botrichium lunaria (L) Sw.
Lupinus albus L.
Humulus lupulus L.
Zea mays L.
Malva si/vestris L.
Prunus dulcis (Miller) D. A.
Webb.
Mercurialis perennis L.
Leucanthemum vulgare Lam.
Bellis perennis L.
Marrubium vulgare L.
Lilium martagon L.
Tanacetum parthenium (L.)
Sch.
Lepiota procera Pers.
Dactylis glomerata L.
Malus communis Poir.
Cydonia oblonga Miller.
Malus si/vestris Miller.
Mentha spicata L. em Harley
Mentha piperita L.
Mentha longifolia (L.)
Hudson em. Harley.
Achillea millefolium L.
Vaccinium mirtillus L.
Vaccinium uitis-idaea L.
Solanum nigrum L. em.
Miller.
Convallaria maialis L.
Narcissus poeticus L.

�nasturzio, tropeolo, cappuccina
nepetella
nespolo
nigritella
nocciolo
noce
nontiscordardimé
olivo

capusino
netto
nouflié
calhë-làet, pruzurètto
ouanhé
nouié
“aimez-moi", mamouà
ouivié

olmo

oemë

ontanello
ontano bianco
orecchio di sorcio, pilosella
origano
ortica
ortica
orzo
panace, sfondilio
panico
papavero da oppio
papavero selvatico
patata
peperone
pepolino , serpillo

draou
vèrno biancho
èrbo da runh
oourient
urtiò
urtìo gréo
eorgë
plantoursinë, chaabrèuc
baravai
donno doumétio
donnë
trifflë
pouvron
serpoul

pero

prusié

pero corvino
persicaria, sanguinaria
pesco
petacciola, piantaggine
petacciola, piantaggine
pino
pino cembro
pioppo tremolo
pisello
poa delle Alpi
polio
porro
pozzolella

maenchié
chàmba rouia
persié
plantònh
plantanh
pin
èlvou
àebrë
pée
pan d'uzuèl
pouliot
pourë
pousiano

prezzemolo

persilh

primula di montagna

cucuc

prugnolo

agrenié

148

Tropaeolum maius L.
Nepeta caloria L.
Mespilus germanica L.
Nigritella nigra Rehb.
Corylus avellana L.
Juglans regia L.
Myosotis palustris With .
Olea europaea L.
Ulmus campestris L. em.
Hudson.
Alnus viridis (Chaix) DC.
Alnus incana (L.) Mönch.
Hìeraclum pilosella L.
Origanum vulgare L.
Urtica dioica L.
Urtica urens L.
Hordeum vulgare L.
Heracleum sphondylium L.
Setaria italica (L.) Beauv.
Papaver somniferum L.
Papaver rhoeas L.
Solanum tuberosum L.
Capsicum annuum L.
Thymus serpyllum L. s. I.
Pyrus pyraster (L.)
Burgsdorf.
Amelanchier ovalis Medikus.
Polygonum alpinum All.
Prunus persico (L.) Batsch.
Plantago lanceolata L.
Plantago maior L.
Pinus siluestris L.
Pinus cembro L.
Populus tremula L.
Pisum satiuum L.
Poa alpina L.
Teucrium polium L.
Allium porrum L. em. Lam.
Portulaca oleracea L.
Petroselinum crispum
(Miller) A. W. Hill.
Primula veris L. em.
Hudson. s.l.
Prunus spinosa L.

�ranuncolo acre
ranuncolo glaciale
rapa
ravanello
ribes
riso
robinia

boutoun d 'or
carlino
rabbë
ravanin
uo-passerìe, uo-pastrìe
ri
gazillë, gaziò

rododendro

brousé

rosa canina
rosmarino
rovere, quercia
rovo
rovo
rovo erbaiolo
ruca

agouensié
rosmarin, rousmarin
rourë
rounzo follo
ronzë
pe-merle
ruggo

ruta
sabina
salice
salice
salice bianco
salvastrella, sanguisorba
salvia
salvia dei prati
sambuco di montagna
sambuco nero
santoreggia
scabiosa
scarleggia
scorsonera, barba di becco
scrofularia, ruta canina
segale
segale cornuta

senape
setaiola

róttë
sabino, sauino
sòi
sòi
gourié, sòi
sizeretto
sàevi
bonz-ommi
sèuc
sèuc
seréa
masouô
savio mouscatèllo
barbabouc
èrbo do urum
sèel, blà
San Peire, gran d' San Peire
ocuvìa, moutoun gra, poum
de chabbro
senëvvrë
porconi

silene

éeclop

semprevivo

sorbo selvatico, sorbo degli
uccellatori
spinacio
stella alpina
stellina odorosa

Ranunculus acris L.
Ranunculus glacia/is L.
Brassica rapa L.
Raphanus satiuus L.
Ribes rubrum L.
Oryza sativa L.
Robinia pseudo acacia L.
Rhododendrum ferrugineum
L.
Rosa canina L.
Rosmarinus officinalis L.
Quercus robur L.
Rubus caesius L.
Rubus fruticosus L.
Rubus saxalilis L.
Eruca sati va Miller.
Ruta graveolens L.
Juniperus sabina L.
Salix purpurea L.
Salix viminalis L.
Salix alba L.
Poterium sanguisorba L.
Salvio officinolis L.
Salvio protensis L.
Sambucus racemoso L.
Sambucus nigro L.
Saturejo hortensis L.
Centaurea scabiosa L. s. str.
Salvio se/area L.
Tragopogon pratensis L.
Scrophulario canino L.
Secale cereale L.
Claviceps purpurea (Fr.) Tul.
Sempervivum tectorum L.
Sinapis alba L.
Festuca cinerea Vill.
Silene vulgaris (Moench)
Garcke.

pissë

Sorbus aucuparia L

éepinòs
steiletlo
acuzoou

Spinacio oleracea L.
Leontopodium alpinum Cass.
Galium odoratum (L.) Scop.

149

�stipa
stramonio
susino
tamerice
tanaceto. aniceto

plumét
èrbë da derbon
brinhounhé
tamaris
tanaiò

tarassaco, piscialletto

marpoursin

tasso
tiglio
timo
topinambur

ziou
télh, tieul
tim
tupinabò

tragoselino maggiore

vali

trifoglio
trifoglio alpino

trafeulh
fion

trombone

troumboun

uva di monte
uva orsina

pimbarlet, pimerlet
pinmerlét

uva spina

gruzèllë

valeriana

saadét

veccia
verbasco, tasso barbasso
verbena
veronica
veronica
vescia di lupo
vilucchione
viola del pensiero
viola di montagna
viola gialla
viola tricolore
viola, violetta
violaciocca rossa
vite
zafferano
zucca
zucca
zucca

vesso
couvoép
barbéno
gipertèro
té d' mountannhë
pét de loup
courioe
pansé
viouettë
viouletto jaouno
viouletto biancho, vioouletin
viouletto, vioouletto
vioulìe
vis
safran
coucourdoun
cóssë
coucourdo

zucca del pellegrino

boutto rabbo

zucchino

cousot

150

Stipa pennato L. s. I.
Datura stramonium L.
Prunus domestica L.
Myricaria germanica L.
Tanacetum vulgare L.
Taraxacum officinale Weber s
.
Taxus baccata L.
Tilia platyphyllos L.
Thymus vulgaris L.
Heliantlius tuberosus L.
Pimpinella maj)r (L.)
Hudson.
Trifolium spp.
Trifolium a/pinum L.
Narcissus pseudo narcissus
L.
vaccinuim vitis
Arctostaphylos uva ursi L.
Ribes grossularia L. var. uva
crispa
Valerianella locusta (L.)
Laterrade em. Betcke.
Vicia sativa L.
Verbascum thapsus L.
Verbena officinalis L.
Veronica allionii Vill.
Veronica prostrata L.
Lycoperdon spp.
Calystegia sepium (L.) R Br.
Viola tricolor L. ssp. tricolor
Viola calcarata L.
Viola biflora L.
Viola tricolor L.
Viola odorata L.
Matthiola incana (L.) R. Br.
Vitis vinifera L.
Crocus sativus L. em. Hill.
Cucurbita maxima DC.
Cucurbita pepo L.
Lagenaria vu lgaris Ser.
Lagenaria siceraria (Molina)
Standley.
Cucurbita minima L.

�FIOR I E PIA NTE NEL PA TOU À D I
PRAGELATO*
*L’inserto è stato interamente curato da Renzo Guiot.

ITALIANO
achillea
achillea s.f.
aconito
aglio orsino
s.m.
alchemilla
alpina
anemone
anemone
alpina
angelica
silvestre
angelica
silvestre
aquilegia
alpina
aquilegia
alpina
armèria
spinosa
arnica
arnica
arquebuse

artemisia

artemisia
officinalis
assenzio
astro dei
monti
benedetta

OCCITANO
SINGOLARE
l'
ipàrdzë
l'
armizë
tsousìa 'd la
'l
madònnë

PLURALE
louz
ipàrdzi
laz
armiza
tsousìa 'd la
lou
madònnë

l'

alhét

louz

alhéi

'l

parpleuië

lou

parpleuìs

la

lóbbë

lâ

lóbba

'l

fióoc

lou

fiócs

'l

sesialó ⁿ

lou

sesialón

'l

sesìë

lou

sesìëls

l'

icloupaou

louz

icloupaou

lou

gróo dials

'l

garoufanì ⁿ

lou

garoufanìn

'l
'l
l'

matagó ⁿ
tabacó ⁿ
arquibusë

lou
lou

matagón
tabacón

l'

asemizë

laz

arsemìza

l'

usènc

louz

usèncs

l'

usènc

louz

usèncs
marguerìtta
'd lâ ròttsa
tsabousèlla

lâ
la

tsabousèllë

lâ

151

NOTE

la fennë
virtouzë î
port
l'arsemizë fin
dint sa
tsamizë

PROVERBIO:
la donna virtuosa
porta l'artemisia fin
dentro la sua
camicia (ossia: la
conserva preziosa)

�borraggine
botton d'oro
caglio
odoroso
calendula
camomilla
campanula
campanula
campanula
cenisia
campanula
cenisia
campanula
soldanella
carlina
carota
centaurea
centaurea
piumos
cerfoglio
cirsio lanoso
colchico
crescione
croco s.f.
digitale
digitale gialla
grandi flora

'l
'l

bourài
boutó ⁿ d'ór

lou
lou

bourài
boutón d'ór

la

raparèllë

lâ

raparèlla

la
la
la

courtizìa
canamìllhë
cloutsèttë

lâ
lâ
lâ
lou

'l

diòl 'd lâ
ròttsa

courtizìa
canamìllha
cloutsètta
diàls da prô
diàls 'd lâ
ròttsa
diàls 'd lâ
ròttsa
diàls 'd
mountànnhë
tsardousa
pastounàdda
massoulô
flórs 'd lâ
masoulô
tsafulhéi
tsardón
anóllha
crisón
anóllha
diàls

lou
lou
lou

la
la
la

tsardousë
pastounàddë
massoulô

lâ
lâ
lâ
lâ

'l
'l
l'
'l
l'
'l
la

tsafulhét
tsardó ⁿ
anóllhë
crisó ⁿ
anóllhë
diòl
dzènsònë
salvàddzë
(velenouzë)

lou
lou
laz
lou
laz
lou

lâ

marguerìtta
dzaouna 'd
l'envèrs
floura roùia
da dzìrps
luzèrna

lou
lou

barbizìn
parpleuìs

doronico

lâ

epilobio

lâ

erba medica
erba rota
eriofori
farfaraccio

la
la
'l

luzèrnë
rout
parpleuië

farferugine

la

pimpiettë

lâ

pimpietta
(pëmpietta)

fior di giove
fioraio
fiordaliso

'l
'l
0

garoufanì ⁿ
fluristë
la massoulô

lou
lou
lâ

garoufanìn
fluristi
massoulô

152

.

CURIOSITA': dopo la fioritura le
foglie molto larghe (laz ounglètta)
erano un ottimo cibo per i maiali

.

�fiordaliso

'l përsòc

lou përsòcs

.
lou persòcs i
mallhon
l'iordze fin
din lou sôcs
.

PROVERBIO:
i fiordalisi
danneggiano l'orzo
fin dentro i sacchi

floura (flórs)

la fai pa nì
feullhë nì
flourë

MODO DI DIRE:
non mettere né
foglia né fiore essere sempre allo
stesso punto ossia
vegetare

lou suséi

.

fiordaliso

'l

persòc

lou

persòcs

fiordaliso

'l

përsòc

lou

përsòcs

fiore

la

flourë

lâ

fiore del
trifoglio
fioretto

la

flourèttë

lâ

garofanino

'l

garoufanì ⁿ

lou

garofano dei
ghiacciai

lou

genepì
femmina
genepì
maschio
genziana
amarella
genziana
bavarica
genziana
bavarica
genziana
lutea
giglio
giglio di s
giovanni
giglio
martagone
ginnadenia
delle zanzare
gramigna
kummel
lampone

la

dzensòn

'l

lis

lichene

'l

'l
'l

dzenepì ⁿ
fumèllë
dzenepì ⁿ
mòclë

lou

dzenepìn

lou

dzenepìn

lâ

sounàllha 'd
la ròttsa

lou

courbô

louz

èou 'd ràttë

lou

lis
coucounéi 'd
lâ ròttsa

lou

'l
'l
l'

gramó ⁿ
cummèl
òmpë
pó ⁿ 'd
tsabbrë

flourètta
garoufanìn
da prô
pëchô
garoufanìn
'd lâ ròttsa

lou

matagón

lou

suséi dâ prô

lou

gramón

laz

òmpa
pón 'd
tsabbrë

lou

153

�lilla

'l

lilla

linaria alpina
lupinella di
monte
maggio
ciondolo
margherita
margherita
alpina
martagone
menta
silvestre
menta
silvestre
mentastro
Miosodite
nano o
genzianella di
primavera
mirtillo
mirtillo
mughetto

lou
lou

'l

dzalét

lou

dzaléi

'l

San Jouò ⁿ

lou

'l

martagó ⁿ

lou

San Jouòn
marguerìtta
'd San Jouòn
martagón

'l

mentótrë

lou

mentótri

la

mèntë
lou

mentòtri

eulh 'd ràttë

louz

èou 'd ràttë

aièddrë
poumarlét

laz
lou

'l

muguét

lou

aièddra
poumarléi
muguéi
(mouguée)

lâ

l'

muscari
(cipollaccio
scuro)
narciso

'l

preirét

lou

la

lâ

nigritella

la

pancoutë
mó ⁿ da Boun
Diou

nigritella

nigritella
nigra
non ti scordar
di me
ombrellifera
di montagna
orchidea
ortica

lilla
suséi 'd
mountànnhë

lâ
lâ

preirée
(preiréi)

.

pancouta
món da
Boun Diou
mòn da
Boun Dìou e
da diàou

la

mó ⁿ 'da
Boun Diou e
da diàou

lâ

món da
Boun Diou e
dâ diàou

l'

èulh 'd rattë

louz

èou 'd ràttë

la

plantoursìnë

lâ

plantoursìna

la
l'

susèttë
urtìa

lâ
laz

susètta
urtìa

154

Letteralmente: “la mano di Dio e
del diavolo”, in quanto la radice è
formata da due piccole mani
contrapposte, una bianca e una
nera

�ortica (fiore)
papavero
papavero
paradisia
(giglio)
peonia
peverina
alpina
piantaggine
piè di gallo
pisello
servatico
pisello
servatico
potentilla
primula
maggiore
rabarbaro
alpino
ranuncolo
ranuncolo dei
ghiacciai
(bianco)
ranuncolo dei
ghiacciai
(misto)
ranuncolo
giallo
regina delle
alpi
regina delle
alpi
ribes alpino
rododendro

la

dònnë

laz
lâ
lou

l

dzilh

lou

dzilhs

la

pivouanë

lâ

la
'l

plantònë
plumét

lâ
lou

pivouana
garoufanìn
'd lâ ròttsa
plantòna
pluméi

'l

pezasìa

lou

pezasìa

la

pezòsë

lâ

pezòsa

la

regalìsshë

lâ

regalìssha

la

braièttë

lâ

braiètta

la

lavòsë

lâ

lavòsa

'l

boutó ⁿ d'ór

lou

boutón d'ór
lóbba
blòntza da
pràô

lou

lâ

lâ

lóbba 'd lâ
ròttsa

la

rózë

lâ

lóbba
dzàouna
réna 'd lâ
mountànnha
tsardousa
vioulètta
grouzèlla
brousée
(brouséi)
brousée
(brouséi)
róza

'l

bounzòmmë

lou

bounzòmmi

lâ

vioulètta
salvàddza

lâ

plònta gròsa

lâ
la

rénë 'd la
mountànnhë

lâ
lâ

la

grouzèllë

lâ

'l

brousét

lou

rododendro
rosa
salvia dei
prati
sassifraga
viola
sempre vivo
dei monti

urtìa
dònna
papaveri

lou

155

�semprevivo
senecio
alpino
soldanella
minore
spinacio di
montagna
stella alpina
stella alpina
stipa pennata
strigolo
strigolo s.m.
tanaceto
tanaceto
taràssaco
tarassaco
(fiore)
tasso
barbasso
Timo serpillo

tossilaggine

trifoglio
(fiore)
trifoglio
(generico)
tulipano di
bosco

la

plòntë gròsë

plònta gròsa

lou

matagón

la

cloutsèttë

lâ

cloutsètta

l'

òrlë

laz

òrla

l'
l'
'l
l'
l'
'l
'l
'l

itialèttë
itialèttë
plumét
icloupaou
asclóp
tanaìa
tanaìa
maripoursì ⁿ

laz
laz
lou
louz
louz
lou
lou
lou

itialètta
itialètta
pluméi
icloupaou
asclóps
tanaìa
tanaìa
maripoursìn
flórs dâ
maripoursìn

lâ
'l

couvólp

lou

couvólps

'l

serpoul

lou

serpouli

l'

unglèttë

laz

unglétta

'l

susét

lou

suséi

'l

trifeulh

lou

trifeulhs

la

poulìqquë

lâ

poulìcca

uva spina

la

vaso dei fiori

'l

veccia

'l

grouzèllë
blòntsë
vózë 'd lâ
floura
dzarslìa

veratro

'l

viola

la

viola bianca

lâ

lou

grousèlla
blòntsa
vózi 'd lâ
flórs (floura)
lou dzarslìa

vëràirë

lou

vëràiri

vioulèttë

lâ

vioulètta
vioulètta
blòntsa

lâ
lou

lâ

156

CURIOSITA’: quando il fiore
muore si sviluppano foglie nane
ma di notevole larghezza che
venivano date in pasto ai maiali
essendo tenerissime
.

.
Pianta velenosa spesso confusa
con la genziana ma con foglie
finemente pelose

�FIOR I E PIA NTE NEL PA TOU À DELL A
VAL GERMANASCA*
*L’inserto è stato tratto dal dossier pubblicato dalla rivista Beidana 37/2000 (con la prefazione di Andrea Genre).

ITALIANO

OCCITANO

NOME SCIENTIFICO

abete bianco
abete rosso
abrotano
acero campestre, oppio
acero montano
acetosa dei muri
acetosa dei prati
acetosella, carpigna
achillea odorosa
achillea villosa, genepì bianco
aconito
aconito. napello
agarico bianco

sap
sufi
avreù
obbre
plai, plaie
asuitta di mur
asuitta di pra
èrbo da cucuc, pan d 'ozèi
routto
dounsèrio
èrbo toro, èrbo d'la toro, toro
èrbo toro, èrbo d'la toro, toro
panouflo

agarico della ferula

champinhoun

aglio
aglio selvatico
agrifoglio
albicocco
alloro, lauro
alno, ontano
altea, malvaccione
amarella, artemisia, canapaccia
ambretta. gallinaccio
anemone delle alpi
appio. sedano selvatico
aquilegia
aquilegia alpina
arancio
armeria volgare
arnica
asclepiade, erba seta,
vincetossico
asfodelo
asparago
assenzio

alh
alhét
agréou
dramounhénc
lorie
vèrno nìero
malvavisc
ersemizo
gabiouzo
fioc, guigoun, guigounét
appi
peiroulét, tennho-fìel
peiroulét
orangìe
érbo d'la caréa
tabacas

Abies alba Miller.
Picea abies (L) H. Karsten.
Artemisia obrotanum L.
Acer campestris L.
Acer pseudoplatanus L.
Rumex scutatus L.
Rumex acetosa L.
Oxalis acetosella L.
Achilleo moschoto Wulfen.
Achillea nana L.
Aconitum onthora L.
Aconitum nopellus L.
Polyporus officinalis Fr.
Pleurotus eryngii var. ferulae
Lanzi.
Allium sativum L.
Allium vineale L.
Ilex aquifolium L.
Prunus armeniaca L.
Laurus nobilis L.
Alnus glutinosa (L.)
Althea officinalis L.
Artemisia vulgaris L.
Knautia arvensis L.
Pulsatilla alpina Schrank.
Apium graveolens L.
Aquilegia vulgaris L.
Aquilegia alpina L.
Citrus sinensis (L.) Osbeck.
Armeria alpina Willd.
Arnica montana L.
Vincetoxicum hirundinaria
Medikus.
Asphodelus olbus Miller.
Asparagus offinalis L.
Artemisia obsinthium L.

malmégge
pouraccho
ospèrge
Usénc. Usenc

157

�attaccamano
avena
avena folle
balsamina

gletto
ovéno
ovenando
belh 'om

bambagia selvatica

imortèlla

barba di capra. barba di becco,
coda dì volpe
barbabietola gialla

bléo biancho, bléo-rovo

barbabietola rossa

bléo rouso

barbone. vite bianca
bardana, lappa
basilico
beccabunga
biancospino
bieta, bietola bianca, bietola da
coste
bistoria, serpentina
bonagra, ononide, restabovi
borraggine
bosso
botton d’oro
brugo
bulbocastagno
cadrangola, lupinella
caglio bianco, pergolato

boutla salvajja
lapas
bazlicò
favaso
prusét

erparà
ratabuou
bourai
boùis
poupoul, rioundèlla
brìiero
linsoulét
jalét
èrbo da group

calamento, nepetella

èrbo d' l'encalament

calendula
calta
camedrio
camomilla
campanella dei prati,
raperonzolo
canapa

courti!zìo
sousì
calamandréo
caramillho

Galium aparine L.
Avena sativa L.
Avena fatua L.
Balsamina hortensis L.
Antennaria dioica (L.)
Gaertner.
Aruncus dioicus (Walter)
Fern.
Beta vulgaris L. var. rapa alba
Beta vulgaris L. var. rapa
rubra
Bryonia dioica Jacq.
Arctium lappa L.
Ocymum basi/icum L.
Veronica beccabunga L.
Crataegus oxiacantha L.
Beta vulgaris L. var. rapa
cicla
Polygonum bistorta L.
Ononis spinosa L.
Borrago officinalis L.
Buxus sempervirens L.
Trollius europaeus L.
Calluna vulgaris (L.) Hull.
Bunium bulbocastanum L.
Onobrychis viciifo/ia Scop.
Galium mollugo L.
Satureja calamintha ssp.
nepeta (L.) Link.
Calendula orvensis L.
Calendula officinalis L.
Teucrium chomaedris L.
Matricaria chamomilla L.

rampoun

Campanula rapunculus L.

charbou

cannella

canéIlo

cappellini
carciofo
cardo
cardo dei campi, scardaccione
carice

léouso
artichò, artichoc
cart
chardoun
lécho

Cannabis sativa L.
Cinnamomum zeylanicum
Blume.
Agrostis stolonifera L.
Cynara scolymus L.
Cynara cardunculus L.
Cirsium arvense (L.) Scop.
Carex spp. L.

ospèrge salvagge

bléo. coto

158

�carlina
carlina
carota
castagno

azenét
chardouso
carotto
chatanhìe

cavolaccio, farfaraccio

chaplas

cavolo

chòl

cavolo rapa

rabbo-chòl

cece
celidonia

sizre
sireunnho

centaurea

senlaouréo

Carlina vulgaris L.
Carlina acaulis All
Daucus carota L.
Fagus sativa Miller.
Petasites hybridus (L.) G., M.
&amp; Sch.
Brassica oleracea L.
Brassica oleracea L. var.
gongyloides
Cicer arietinum L.
Chelidonium maius L.
Centaurium umbellatum
Gilib.

centinoda, correggiola,
poligono maschio
cent'occhio, paperina
cerchi delle streghe

tirasetco

Polygonum auiculare L.

pavorino
argen viou

cerfoglio comune

chofoulhét

ceserone. veccione, rubiglione
cicerchia
cicoria
cicuta
cilìegio
cìliegio
cinquefoglie
clematide vitalba
coda di volpe

pezarèl. pezarèllo
jaiso
sicario
sicutto
sireizìe
sireizìe
èrbo d' la sinquéno
albùo
tartaréo
anoullho, freidoulino,
vacharèllo

Stellaria media (L.) Vili. s.
Clitocybe geotropa Bull.
Anthriscus cerefolium (L.)
Hoffm.
Lathyrus silvestris L.
Lathyrus sativus L.
Cichorium inthybus L.
Conium maculatum L.
Prunus cerasus L.
Prunus auium L.
Potentilla reptans L.
C/emalis vitalba L.
Melampyrum orvense L.

colchico
colubrina, buon enrico

farinét, orla

consolida maggiore
convolvolo de i campi
crescione
crespino
croco
cumino dei prati
cuscuta
delfinio
ditola
dulcamara
edera

érbo do panaris. niali
couriolo
creisoun
pittou
freidoulino
chiréi
èrbo d' l'endurmio
clavèl-dent
brutia
amordou, amaradou
éire, léire

159

Colchicum autumnale L.
Chenopodium bonus-enricus
L.
Symphitum officina/e L.
Conuolvulus arvensis L.
Nasturtium officinale R. Br.
Berberis vulgaris L.
Crocus albiflorus Kil.
Carum corvi L.
Cuscuta europaea L.
Delphinium elatum L.
Clavaria coralloides L.
Solanum dulcamara L.
Hedera helix L.

�elleboro, veratro
epatica, erba trinità
equiseto, rasperella
erba cipressina
erba cornetta, fior di
cappuccino
erba crociana, uva di volpe
erba da taglio, pinguicola
erba di San Giovanni
erba giudaica
erba medica
erba nocitola
erba passa, pinocchiella, erba
pignola

uroire
èrbo dì bouisoun, trei-corn
cavalino, èrbo cavalino
laitin

Veratrum album L.
Hepatica nobilis Schreber.
Equisetum arvense L.
Euphorbia cyparissias L

chouquetta

Consolida regalis S. F. Gray.

tosi
èrbo d ' la talheuiro
raffi
chenavèlla
luzèrno
choiìlét

Paris quadrifolia L.
Pinguicola uulgaris L.
Glechoma hederacea L.
Galeopsis tetrahit L.
Medicago sativa L.
Laserpitium latifolium L.

picouloump. pitocouloump

Sedum album L.

argrò, eulh grò, gaoudri,
mounnha
eichaletto
èrbo d ' San Péire, sampéira

Peucedanum ostruthium (L.)
Koch.
Asplenium trichomanes L.
Tanacetum balsamita L.

pan d'uzèl

Briza media L.
Parietaria officinalis L.

evonimo, fusaggine
faggio
fagiolo
fagiolo

pan-chaoudét
bourai di champ, bourai
soluogge, lengo bouvino
bourai di champ, bourai
soluogge, lengo bouvino
bounét d'préire
faou
fataccou
feizeul

falsa camomilla

caramilhas

farfaro, tossilaggine
farinaccio selvatico
farinaccio, sorbo di montagna,
sorbo bianco
fava
favagello. ficaria
felce
felce dolce, regolizia
festuca di montagna
fico
finocchiella , finocchio alpino,
imperatrice

oungletto
senice

Evonymus europaeus L
Fagus si/vatica L
Phaseolus coccineus L.
Phaseolus uulgaris L.
Tripleurospermum inodorum
(L.) Sch.-Bip.
Tussilago farfara L.
Chenopodium album L.

alìe

Sorbus aria Crantz.

favo
coulhandro
Féouja
ergalisio
ventre·mol
figuie

Vicia faba L.
Ranunculus fica ria L.
Pteridium aquilinum (L.) Kuhn.
Polypodium vulgare L.
Festuca flavescens Bell.
Ficus carica L.

sitra

Meum athamanticum Jacq.

erba rena. imperatoria
erba rugginina
erba Santa Maria
erba tremolina, tentennino, poa
delle Alpi
erba vetriola, muraiola
erba viperina
erba viperina

160

Anchusa officinolis L.
Anchusa officinolis L.

�finocchio
fior di stecco, mezereo
fiordaliso
fragola
frangola, ontano nero
frassino
frumento

fenoulh
péou re mat
parosac, persac
maiousie
vèrna putta
fraise
froument

frumento marzuolo

froument trame

fumosterno
funghi parassiti delle
graminacee (carboni)
fungo dell'esca
gallinaccio
garofano
garofano alpino
genepì
genepì femmina
genepì maschio
genziana delle nevi
genziana maggiore
genzianella
giaggiolo, ireos
giglio bianco
giglio rosso
ginepro
girasole
gittaione. nigella
giunco
giusquiamo nero
gramigna
gramigna

frumentèro

Foeniculum vulgare Miller.
Daphne mezereum L.
Centaurea cyanus L.
Fraga ria uesca L.
Frangula alnus Miller.
Fraxinus excelsior L.
Triticum vulgare Vill.
Triticum aestiuum L. var.
typicum
Fumaria officina/is L.

charboucle, cherboucle

Ustilago spp.

bazano
goritto
garofou
garofou salvagge
gienepi jaoun
genepì fumél
genepì macle
chaouso d’ cucuc
gensano
braio d' cucuc
coutèllo
lis
sunjann, sanjouann
genébbre
viro-soulélh
nélo
jounc
èrbo d'Id chamma, Santo Mario
gramoun, pendo
gramoun

grano saraceno

granét

grano saraceno

granét blanc

iperico
ipomea
ippocastano
lamio bianco
lampone
lapazio. rabarbaro alpino
larice

trafourèllo
couriolo d' jardin
chatanhie d'Indio
urtio morto
ampoulie
lavaso
mèlze

Fomes Jomentarius (Fr.) Kickx.
Cantharellus cibarius Fr.
Dianthus caryophyllus L.
Dianthus neglectus Loisel.
Senecio incanus L.
Artemisia mutellina Vill.
Artemisia genipi Weber
Gentiana verna L.
Gentiana lutea L.
Gentiana acaulis L.
Iris germanica L.
Lilium candidissimumum L.
Lilium bulbiferum L.
Juniperus communis L.
Helianthus annuus L.
Agrostemma githago L.
Juncus effusus L.
Hyosciamus niger L.
Agropyron repens (L.) P. B.
Cynodon dactylon (L.) Pers.
Fagopyrum esculentum
Moench.
Fagopyrum tataricum (L.)
Gaertner.
Hypericum perforatum L.
Ipomea purpurea Lam.
Aesculus hippocastanum L.
Lamium album L.
Rubus idaeus L.
Rumex alpinus L.
Larix decidua Miller.

161

�lassana
Lattugaccio
lavanda
lentaggine, viburno
lenticchia
levistico
lichene d"islanda
ligustro
lillà, serenella
limone
lino
lucciola
lucciola
lunaria
lupino
luppolo
mais
malva

jalino graso. jalinetto graso
ameougie, amoougie
lavando. salvias
tatoulìe
lentillho
sisilio
èrbo d' la vél ho
sangre
lila
limoun
lin
chebelùa
chebelùo
èrbo d ' l'uo
luin
luvertin
mélio
malvo

mandorlo

amandoulie

marconella
margherita
margheritina, pratolina
marrubio
martagone
matricaria
mazza di tamburo
mazzolina
melo
melo cotogno
melo selvatico
menta
menta piperita

marcouréllo
margaritto
margaritin
marefi
sanjann nier
reichaoudo
cucuméllo
pè d' lèoure
poumie
coudonh
poumìe salvagge
mento
mento

menta selvatica , mentastro

mentatre

millefoglie
mirtillo
mirtillo rosso
morella. erba morta. Solano
degli orti
mughetto
narciso
nasturzio, tropeolo, cappuccina

primmo-flour
erzaìe
pan de féino, panféino
érbo mouréllo
mugué
pancouto, pant 'couto
capusino

162

Lapsana communis L.
Chondrilla juncea L.
Lavandula angustifolia Miller.
Viburnum lantana L.
Lens culinaris Medikus.
Levisticum officina/e K.
Cetraria islandica Ach.
Ligustrum vulgare L.
Syringa vulgaris L.
Citrus limon L.
Linum usitatissimum L.
Luciola nivea (L.) DC.
Luzula lutea (All.) DC.
Botrichium lunaria (L) Sw.
Lupinus albus L.
Humulus lupulus L.
Zea mays L.
Malva si/vestris L.
Prunus dulcis (Miller) D. A.
Webb.
Mercurialis perennis L.
Leucanthemum vulgare Lam.
Bellis perennis L.
Marrubium vulgare L.
Lilium martagon L.
Tanacetum parthenium (L.) Sch.
Lepiota procera Pers.
Dactylis glomerata L.
Malus communis Poir.
Cydonia oblonga Miller.
Malus si/vestris Miller.
Mentha spicata L. em Harley
Mentha piperita L.
Mentha longifolia (L.)
Hudson em. Harley.
Achillea millefolium L.
Vaccinium mirtillus L.
Vaccinium uitis-idaea L.
Solanum nigrum L. em.
Miller.
Convallaria maialis L.
Narcissus poeticus L.
Tropaeolum maius L.

�nepetella
nespolo

nocciolo
noce
nontiscordardimé
olivo

netto
neipoulìe
calho-lait , èrbo d ' la
councordio, man da Boundìou
aoulanhie
nouvìe
“aimez-moi", mamouà
ooulivìe, oulivìe

olmo

oùelme

ontanello
ontano bianco
orecchio di sorcio, pilosella
origano
ortica
ortica
orzo
panace, sfondilio
panico
papavero da oppio
papavero selvatico
patata
peperone
pepolino , serpillo

draou. draouzé, draouzo
vèrno biancho
èrbo da runh
oourient
urtìo
urtìo gréo
e urge
plaoutasino, plaoutaso, plaouto
baravai
donno doumétio
donno
trifflo, triffo
pouvroun
serpoul

pero

prusìe

pero corvino
persicaria, sanguinaria
pesco
petacciola, piantaggine
petacciola, piantaggine
pino
pino cembro
pioppo tremolo
pisello
poa delle Alpi
polio
porro
pozzolella

amarenchie
chàmba rouia
pérsaìe
plantanh
plantanh
pin
èluou
albro
pé, pois
pan d'uzèl
pouliot
pouretto
pousiano

prezzemolo

parensemmo, parensemmou

primula di montagna
prugnolo

pimpinéllo
bosou nier

nigritella

163

Nepeta caloria L.
Mespilus germanica L.
Nigritella nigra Rehb.
Corylus avellana L.
Juglans regia L.
Myosotis palustris With .
Olea europaea L.
Ulmus campestris L. em.
Hudson.
Alnus viridis (Chaix) DC.
Alnus incana (L.) Mönch.
Hìeraclum pilosella L.
Origanum vulgare L.
Urtica dioica L.
Urtica urens L.
Hordeum vulgare L.
Heracleum sphondylium L.
Setaria italica (L.) Beauv.
Papaver somniferum L.
Papaver rhoeas L.
Solanum tuberosum L.
Capsicum annuum L.
Thymus serpyllum L. s. I.
Pyrus pyraster (L.)
Burgsdorf.
Amelanchier ovalis Medikus.
Polygonum alpinum All.
Prunus persico (L.) Batsch.
Plantago lanceolata L.
Plantago maior L.
Pinus siluestris L.
Pinus cembro L.
Populus tremula L.
Pisum satiuum L.
Poa alpina L.
Teucrium polium L.
Allium porrum L. em. Lam.
Portulaca oleracea L.
Petroselinum crispum
(Miller) A. W. Hill.
Primula veris L. em. Hudson. s.l.
Prunus spinosa L.

�ranuncolo acre
ranuncolo glaciale
rapa
ravanello
ribes
riso
robinia
rododendro
rosa canina
rosmarino
rovere, quercia
rovo
rovo
rovo erbaiolo
ruca
ruta
sabina
salice
salice bianco
salvastrella, sanguisorba
salvia
salvia dei prati
sambuco di montagna
sambuco nero
santoreggia
scabiosa
scarleggia
scorsonera, barba di becco
scrofularia, ruta canina
segale
segale cornuta

senape
setaiola

boutoun d 'or
carlino
rabbo
ravanél. rauanét
uo-passerìe, uo-pastrìe
ri
gazillho
brousé
agoulensie, bosou, ergoulensìe
rosmarin, rousmarin
roure
rounzo
rounzo follo
pe-merle
ruggo
routto
sabino, sauino
sali, salìe
gourìe. sali. salìe
sizeretto
salvio
bouniom. bounom
sambuc
seuic
seréa
masoula
savio mouscatèllo
barbabouc, barbobouc
èrbo do urum
sèel
San Peire, gran d' San Peire
ocuvìa, moutoun gra, poum de
chabbro
seneuvro
porconi

silene

eicloupét

semprevivo

sorbo selvatico, sorbo degli
uccellatori
spinacio
stella alpina
stellina odorosa
stipa

Ranunculus acris L.
Ranunculus glacia/is L.
Brassica rapa L.
Raphanus satiuus L.
Ribes rubrum L.
Oryza sativa L.
Robinia pseudo acacia L.
Rhododendrum ferrugineum L.
Rosa canina L.
Rosmarinus officinalis L.
Quercus robur L.
Rubus fruticosus L.
Rubus caesius L.
Rubus saxalilis L.
Eruca sati va Miller.
Ruta graveolens L.
Juniperus sabina L.
Salix purpurea L.
Salix alba L.
Poterium sanguisorba L.
Salvio officinolis L.
Salvio protensis L.
Sambucus racemoso L.
Sambucus nigro L.
Saturejo hortensis L.
Centaurea scabiosa L. s. str.
Salvio se/area L.
Tragopogon pratensis L.
Scrophulario canino L.
Secale cereale L.
Claviceps purpurea (Fr.) Tul.
Sempervivum tectorum L.
Sinapis alba L.
Festuca cinerea Vill.
Silene vulgaris (Moench)
Garcke.

pis'ro, pìssero

Sorbus aucuparia L

spinas
steiletlo
acuzoou
péel-fin, plumé t, séo

Spinacio oleracea L.
Leontopodium alpinum Cass.
Galium odoratum (L.) Scop.
Stipa pennato L. s. I.

164

�stramonio
susino
tamerice
tanaceto. aniceto

èrbo da derboun
dalmeizinie
tamaris
tanaie, tanaìo

tarassaco, piscialletto

mourpoursin

tasso
tiglio
timo
topinambur

ziou
télh
tim
tupinabò

tragoselino maggiore

vali

trifoglio
trifoglio alpino
trombone

trafeulh, trafulhét
fioun
troumboun
pan de voùelp, pimerlét,
pinmerlét

uva orsina
uva spina

groouzèlla, gloouzèlla

valeriana

saladét

veccia
verbasco, tasso barbasso
verbena
veronica
veronica
vescia di lupo
vilucchione
viola del pensiero
viola di montagna
viola gialla
viola tricolore
viola, violetta
violaciocca rossa
vite
zafferano
zucca
zucca
zucca

vesso
couvouelp
barbéno
gipertèro
èrbo jazent, té d' mountannho
pét de loup, vesso
couriolo larjo
panséo
viouletto d' mountannho
viouletto jaouno
viouletto biancho, vioouletin
viouletto, vioouletto
vioulìe
vis
safran
coucourdoun
cousso
coucourdo

zucca del pellegrino

boutto rabbo

zucchino

cousot

165

Datura stramonium L.
Prunus domestica L.
Myricaria germanica L.
Tanacetum vulgare L.
Taraxacum officinale Weber s
.
Taxus baccata L.
Tilia platyphyllos L.
Thymus vulgaris L.
Heliantlius tuberosus L.
Pimpinella maj)r (L.)
Hudson.
Trifolium spp.
Trifolium a/pinum L.
Narcissus pseudo narcissus L.
Arctostaphylos uva ursi L.
Ribes grossularia L. var. uva
crispa
Valerianella locusta (L.)
Laterrade em. Betcke.
Vicia sativa L.
Verbascum thapsus L.
Verbena officinalis L.
Veronica allionii Vill.
Veronica prostrata L.
Lycoperdon spp.
Calystegia sepium (L.) R Br.
Viola tricolor L. ssp. tricolor
Viola calcarata L.
Viola biflora L.
Viola tricolor L.
Viola odorata L.
Matthiola incana (L.) R. Br.
Vitis vinifera L.
Crocus sativus L. em. Hill.
Cucurbita maxima DC.
Cucurbita pepo L.
Lagenaria vu lgaris Ser.
Lagenaria siceraria (Molina)
Standley.
Cucurbita minima L.

�EL NÙ DLA FLÛ ‘D NOTRA MUNTANNHA
IL NOME DEI FIORI DELLE NOSTRE MONTAGNE*
*L’inserto è stato interamente curato da Clelia Baccon.

Note introduttive :
1. Nel presente elenco ho riportato il nome di fiori, e/o relative pianticelle e bacche,
appartenenti alle erbe e ai cespugli presenti quassù tra la flora spontanea. Ho
contrassegnato con un asterisco quelli ricercati per proprietà curative o come ingredienti
della cucina nostrana.
2. Per la pronuncia dell’occitano salbertrandese, e la grafia adottata, consiglio la lettura delle
pagg 61, 62, 63, riportate nel Cahier N. 21 dell’Ecomuseo Colombano Romean.
3. Nell’elenco sono riportati, nell’ordine, il nome in italiano, il mìnome scientifico e quello in
occitano di Salbertrand delle piante e dei fiori.
achillea “Achillea millefolium”

icursàudä

*altea “Althaea officinalis”

altéa

anemone “Pulsatilla”

anhasä

aquilegia alpina

cluchettä

aquilegia minore

campanettä

*aristolochia “Aristolochia clematitis”

janjèbre

Il tubero, in minino dosaggio, veniva utilizzato (opportunamente grattugiato ed impastato con burro)
come digestivo per i bovini.
*arnica montana

arnicä

*artemisia “Artemisia vulgaris”

artamisä

Favorisce le mestruazioni. Un vecchio proverbio dice: “Se ‘nä fennä i cuneiséss la virtǜ dl’artamisä, i la
cunservarìa din sa chamisä”(se una donna conoscesse le virtù dell’artemisia, se la terrebbe preziosa).
*assenzio “Artemisia absinthium”

uisën

*barba di becco “Tropogon pratensis”

barbabuk

*biancospino “Crataegus monogyna”

abòsiu

*borragine “Borrago officinalis”

puracchä

166

�botton d’oro “Trollius europaesus”

peiȓō

*calendula “Calendula officinalis”

flū ‘d susì (fiore del pensiero)

camedrio “Teucrium chamaedrys”

calamandrìä

*camomilla

camamilhä

campanella “Campanula rotundifolia”

campanettä

canna (ombrellifera dei prati)

cücümellä

cardo selvatico

chardun

cardo “Carlina acaulis”

chardusä

*celidonia “Chelidonium majus”

erbä dla varüā

Il suo succo combatte le verruche.
*cerfoglio

chafulhé

coda cavallina “Equisetum arvense”

cuä ‘d rat

colchico “Colchicum autumnale”

tlippä

*crescione “Nasturtium officinale”

grisun

crespino “Berberis vulgaris”

afurté

cresta di gallo “Rhinantus minor”

tartaȓiä

*cumino “Carum carvi”

chaȓéi

digitale “Digitalis purpurea”

djitallä

epilobio “Epilobium angustifolium”

viuȓī ‘d muntannhä

É la violacciocca di montagna; mentre la prima ha i petali gialli, questa li ha rosa. In estate, quando
percorrevo la strada militare, che lassù a 1800 m. attraversa il Gran Bosco, potevo assaporarne il delicato
profumo.
erba angelica “Angelica sylvestris” batòu
La presenza di questa pianta interferisce positivamente con la presenza del nostro fungo più squisito:
l’űlhetta (gallinaccio grigio)
erba medica (fieno greco)

lüsernä

*erba Roberta “Geranium robertianum”

erbä ‘d nèr (tonico)

167

�farfaraccio “Petasites albus”

unglasä

felce dolce “Polypodium vulgare”

argaȓisiä dla müȓälha

Liquirizia dei muri
*finocchio

fenulh

fiore di stecco “Daphne mezereum”

bō jentil (legno gentile)

(velenoso)
fiordaliso “Centaurea eyanus”

furnhérä

*gallio “Gallium verum”

erbä du calh

Si usava per far cagliare il latte
garofano

gaȓòflë

garofanino di monte “Dhiantus glaciale”

ülhé

*genepì “Artemisia glacialis”

jenepì

*genziana “Genziana lutea”

jansanä

genzianella “Genziana acaulis”

bràia ‘d cuccu

giaggiolo

gralhò

giglio bianco di monte “Paradisea
liliastrum”

Sen Jan blan

giglio rosso “Lilium bulbiferum”

Sen Jan jàunë (San Giovanni giallo)

giglio martagone “Lilium martagon”

Sen Jan grī

ginestrino “Lotus corniculatus”

braia d’üsè (mutande di uccello)

giunchiglia “Narcissus junquilia”

bambölha jàuna (narciso giallo)

*iperico

millapartū (mille buchi)

168

�*issopo
lantana “Viburnum lantana”

isop
tatuȓī (e tattuä i fiori)

I suoi rametti (detti tatuiera o riolta) essendo molto flessibili, sono usati per chiudere le fascine di legna
raccolta nei boschetti.
*lavanda “Lavandula officinalis”
e anche “Lavandula spica”

lavändä – la salvia

se si considerano i suoi fiori: la salvia.
Qui a Salbertrand ne fu impiantata una distilleria alla quale dedico il capitolo conclusivo.
*levistico (sedano montano) “Levisticum officinale”: appiä
*lichene

likén

liquirizia

argaȓisiä

loglierello “Lolium perenne”

marjà

lupinella

jalé

maggiociondolo “Laburnum anagyroides” albū
A Salbertrand la processione del Corpus Domini sfila tra i rami del maggiociondolo in fiore.
*malva “Malva rotundifolia”

malvä

malva “Malva silvestris”

ghimovä

margherita

margaȓittä

*melissa “Melissa officinalis”

melissä

*menta “Mentha arvensis”

mentä

menta “Mentha aquatica”

mentatrë

mirtillo “Vaccinium myrtillus” (frutto)

iȓeişä

mughetto “Convallaria majalis”

mighé

169

�muscari “Muscari botryoides”

préȓi

narciso “Narcissus poeticus”

bambölhä

non ti scordar di me “Myosotis scorpioides”:non ti scordar di me
olivello spinoso “Hippophae hamnoides” flū dl’ipinà
ortica (dal latino “urtica”)

flū ‘d la-ş-örtia

palla di neve “Viburnum opulus”

palla di neve

papavero (rosolaccio) “Papaver rhaeras”

pavō

peonia

pavō du-ş-or

piumetti “Stipa pennata”

plümacchu

primula “Primula veris”

cuccu

prugnolo “Prunus spinoso”

flū dl’agreinī

le sue bacche bluastre: agréina
ribes “Ribes rubrum”

ambrüchī (la pianta)
ambrücha (il frutto)

rododendro “Rhododendrum ferrugineum”:aburséi
rosa

rosä

rosa di macchia “Rosa canina”

flū dl’arguȓensī

le sue bacche rosse, ovali: arguȓensa (e anche “gratakiū)
*salvia (dal latino “Salvia”)

salvia finä

*sambuco “Sambucus nigra”

sambǜ

scabiosa “Centaurea scabiosa”

flū d’amasuȓā

semprevivi (crassulacee)

viadāsi

170

�senape selvatica “Sinapis arvensis”

ravanellä

silene “Silene inflata”

iclupòu

silene “Silene acaulis”

ghingunettä

grazioso fiorellino rosaceo presente nei prati di alta montagna
*spinacio selvatico

ipinār du prā

stella alpina “Leontopodium alpinum”

itiérä alpinä

tanaceto “Tanacetum vulgare”

chartröşä – erbä finä

*tarassaco “Taraxacum officinale”

maȓipursī

(dente di leone)
In primavera quassù i suoi fiori colorano di giallo le prode, i campi e i prati. Le foglie sono commestibili.
*tasso barbasso “Verbascum thapsus”

flū ‘d leviùn

trifoglio

flū ‘d triuȓë

*timo “Thynus praecax”

serpùn

*uva

rappä ‘d rişin (grappolo)

uva spina “Ribes grossularia”

gurslī (la pianta)
gursella (il frutto)

uva ursina “Arctostaphylos”

pläntä dla gälla
gallä (il frutto)

*valeriana

valeȓianä

*valerianella “Valerianella olitoria”
dusettä
In primavera era compito di noi bambini recarci nei campi in cerca di dusetta. “É questa l’insalata meglio
tollerata dalle persone deboli di stomaco e, per il ricco contenuto di vitamina A, è un fattore molto
importante di equilibrio nella crescita”. (da SELEZIONE del Reader’s Digest – dicembre 1979 – pag.
335).
verbena “Verbena officinalis”

vervenä

*veronica “Veronica officinalis”

te ‘d muntannhä

171

�viola farfalla “Viola calcarata”

viurettä ‘d muntannhä

Quelle presenti sulla montagna dell’adréi (esposta a levante) hanno i petali gialli; quelle presenti sulla
montagna dell’enver (esposta a ponente) hanno i petali azzurri. Tutte già molto ricercate per uso
medicinale. Si dedicavano alla loro raccolta gli abitanti delle frazioni di montagna. Punto di vendita era la
fiera dell’escapler di Oulx (“fiera dello scapolare” perché avviene in concomitanza con la festa della
Madonna del Carmine, 16 luglio).
viola mammola “Viola odorata”

viurettä

viola campestre “Viola tricolor”

viurettä du chän

viola del pensiero

panséä

vischio “Viscum album”

pin fraché – vischio

É un parassita dei pini e degli abeti. A dicembre, tra le sue foglie coriacee e pertanto resistenti al gelo,
appaiono le tenere, vischiose, bacche argentate. Questo ne fa una pianticella beneaugurante per le Festività
di Natale e Capodanno. Inoltre quelle bacche sono una golosità per gli uccelli (che poi si asciugano il becco,
sfregandolo sulla morbida corteccia delle conifere e diffondendo così nuove pianticelle).

172

�LA LAVANDA: IL

FIORE CHE HA ALIMENTATO LA NOSTRA ECONOMIA .

La lavanda un tempo regnava sovrana in questo comune
(Salbertrand). Cespi di profumatissimi fiori azzurrini erano
sparsi ovunque sugli aridi gerbidi del piano, lungo le
prode di mulattiere e sentieri, al margine dei coltivi nelle
località soleggiate della costa.
I fiori di lavanda vennero sfruttati quassù anche a fini
economici: ne fu concessa più volte la raccolta sul suolo
comunale dietro pagamento di somme prestabilite.
La grande disponibilità del prodotto diede poi origine
all’impianto, presso il ponte Chenebières, di una distilleria
artigianale (il cui fabbricato scomparve con la costruzione
dell’autostrada).

Questo

avvenne

in

seguito

all’autorizzazione rilasciata dal Comune – in data 11/5/1920
– alla “Ditta Carra Matteo e Bertolotti Giovanni” per la
raccolta dei fiori, dietro pagamento di 300 lire annue. Al riguardo si precisava che se ne sarebbe
distillata l’essenza a Salbertrand.
La distilleria funzionò per una ventina d’anni. Così ce ne parla Giorgio nipote di Giovanni
Bertolotti:Nel periodo tra le due guerre, il nonno faceva funzionare la distilleria con l’aiuto di
mio padre e di qualche altra persona. La lavanda era portata in distilleria dalle donne del paese;
ne arrivavano carri colmi anche dalle frazioni e dai paesi
vicini.Può sembrare strano, ma questa attività anziché
essere dannosa per la pianta, ne favoriva lo sviluppo in
quanto le potature annuali la irrobustivano e cresceva
rigogliosa.Dai vecchi registri trovati per casa si può capire
che i soldi guadagnati in questo modo non erano tanti, ma
sicuramente per quei tempi erano un aiuto per l’economia
locale, quasi esclusivamente agricola. (C’è ancora chi
ricorda che negli anni trenta la lavanda destinata alla
distilleria di Salbertrand, era pagata 2 lire il Mg.)
I fiori di lavanda venivano messi con acqua dentro un
enorme alambicco poi, sfruttando ceppi di legna di scarto
(cioè il pezzo di tronco con le radici), venivano fatti bollire.
Il vapore si condensava in una serpentina raffreddata
dall’acqua del vicino rio Gironda. Poi la condensa veniva
fatta passare in un recipiente che separava la parte oleosa
(essenza) dall’acqua di scarto.
(da: “Salbertrand –Storia di una Comunità alpina e della sua valle” di Clelia Baccon Bouvet).

173

�174

�B IBLIOGRAFIA

E

S ITOGRAFIA

DELLA

S EZIONE I

ALEPO (2007), Atlante Linguistico ed Etnografico del Piemonte Occidentale, Tavole Scelte,
Priuli &amp;Verlucca, Aosta
Appendino G., Colombo M.L., Luciano R., Gatti C. (2010), Piante Venenose, arabAFenice,
Boves
Campanini E. (2012) Dizionario di Fitoterapia e Piante Medicinali, Tecniche Nuove, Milano
Capasso F., Grandolini G., Izzo A.A. (2015), Fitoterapia, Springer
Cattabiani A. (2012), Florario, Oscar Mondadori, Milano
Colombo M.L., Luciano R. (2007), Ombrellifere della Provincia di Cuneo, arabAFenice,
Boves
Gatti C., Luciano R. (2008), Erbe spontanee commestibili, arabAFenice, Boves
Godet J.D. (1994), Piante Alpine, Edagricole, Bologna
Pomini L. (2000), Erboristeria Italiana, Edizioni Vitalità, Saluzzo
Stefenelli S. (1977), I Fiori della Montagna, Priuli &amp; Verlucca, Romano Canavese
Vaglio M. (2014), Erbe delle Valli Alpine, Priuli &amp; Verlucca, Borgaro Torinese
www.actaplantarum.org
www.salute.gov.it

175

�B IBLIOGRAFIA

CITATA DELLA

S EZIONE II

AIS = Jaberg, K./Jud, J. (1928-1940), Sprach- und Sachatlas Italiens und der Südschweiz, 8
voll., Ringier, Zofingen.
ALEPO = Canobbio, S./Telmon, T. (2005-), Atlante Linguistico ed Etnografico del Piemonte
Occidentale, 4 voll., Priuli &amp; Verlucca, Pavone Canavese
ALF = Gilliéron, J./Edmont, E. (1902-1914), Atlas linguistique de la France, 35 fasc. più 4
fasc. di suppl., Champion, Paris.
ALP = Bouvier, J-C./Martel, C. (1975-2016), Atlas linguistique de la Provence, 4 voll.,
CNRS/Alpes de Lumieres, Paris/Forcalquier.
Bertoldi, V. (1924-25), «Genealogie di nomi designanti il mirtillo (Mirtillus Vaccinum), in
L’Italia Dialettale, I, pp. 91-113; 161-167.
Canobbio, S./Telmon, T. (1988), «Le denominazioni del Taraxacum officinale Web. in
Piemonte», in Cornagliotti, A./Fontanella, L./Piccat, M./Rossebastiano, A./Vitale
Brovarone, A. (a cura di), Miscellanea di studi romanzi offerta a Giuliano GascaQueirazza, Edizioni dell’Orso, Alessandria, I: 99-137.
DELI = Cortelazzo, M./ Zolli, P. (1999), Dizionario etimologico della lingua italiana, 5 voll.,
Zanichelli, Bologna.
Du Cange = Charles du Fresne, sieur du Cange (1678), Glossarium Ad Scriptores Mediae et
Infimae Latinitatis, 3 voll.
FEW = W. Von Wartburg (1922-2003), Franzosisches etymologisches Worterbuch. Eine
Darstellung des galloromanischen Sprachschatzes, 25 voll., Mohr/Zbinden,
Basel/Bonn/Leipzig/Strasbourg/Paris.
Levi, A. (1918), Le palatali piemontesi, Fratelli Bocca Editori, Torino.
Mistral, F. (1879-1886), Lou tresor dou Felibrige: dictionnaire provençal-français, Edisud, Aixen-Provence.
Pellegrini, G.B./Zamboni, A. (1982), Flora popolare fiulana. Contributo all’analisi etimologica
e areale del lessico regionale del Friuli – Venezia Giulia, 2 voll., Casamassima, Udine.
Penzig, O. (1924), Flora popolare italiana, 2 voll., Genova.
Pons, A. (2016), «Coltivare Parole. Un piccolo atlante fitonimico del Pinerolese e delle
Valli Valdesi», in Bollettino dell’Atlante Linguistico Italiano, n. 40, pp. 153-162.
Pons, A. (a cura di 2017), Coltivare Parole. Lingue locali ed etnobotanica. Atti del convegno
del 24 settembre 2016, Pomaretto, Associazione Amici della Scuola Latina.
REP = Cornagliotti, A. (a cura di 2015), Repertorio Etimologico Piemontese, Centro Studi
Piemontesi, Torino.
Salvioni, C. (1900) «A proposito di amis», in Romania, XXIX/116, pp. 546-558.

176

��L’Associazione

Culturale

La

Valaddo

di

Roure,

in

collaborazione con l’Associazione Culturale Vivere le Alpi di
Pinerolo e gli Amici della Scuola Latina di Pomaretto, e grazie
ai finanziamenti per la tutela e valorizzazione delle minoranze
linguistiche storiche (L. 482/99) gestiti dall’Unione Montana
del Pinerolese e dall’Unione Montana dei Comuni delle Valli
Chisone e Germanasca, in continuità con il progetto “Coltivare
Parole” (www.coltivareparole.it), ha promosso questo volume
di raccolta dei nomi di piante e fiori delle montagne pinerolesi
in diverse varianti di patouà e in francese.
Unitamente a questo prezioso patrimonio vi sono indicazioni
riguardanti gli usi erboristici e tradizionali di tali piante.

177

�</text>
                  </elementText>
                </elementTextContainer>
              </element>
            </elementContainer>
          </elementSet>
        </elementSetContainer>
      </file>
    </fileContainer>
    <collection collectionId="1">
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="1">
          <name>Dublin Core</name>
          <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
          <elementContainer>
            <element elementId="50">
              <name>Title</name>
              <description>A name given to the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="2">
                  <text>Attività culturali</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="41">
              <name>Description</name>
              <description>An account of the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="3">
                  <text>Le Attività Culturali di promozione linguistica si propongono l’obiettivo principale di valorizzare e diffondere in maniera efficace studi, materiali e ricerche circa la minoranza linguistica storica, ma anche quello di proporre attività e azioni di diverso genere rivolte sia alla popolazione locale, per riappropriarsi della propria cultura linguistica e della propria identità, con un occhio attento alle nuove generazioni, sia a quella turistica, per poter meglio comprendere la storia dei luoghi che sta visitando.</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </collection>
    <itemType itemTypeId="1">
      <name>Text</name>
      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
    </itemType>
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1579">
                <text>Piante e Fiori delle nostre montagne - Volume&#13;
</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="39">
            <name>Creator</name>
            <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1580">
                <text>Associazione La Valaddo&#13;
</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="1751">
                <text>Associazione Amici della Scuola Latina</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="1752">
                <text>Associazione culturale Vivere le Alpi</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1581">
                <text>Un libro sulle piante e i fiori tipici delle montagne piemontesi e i loro usi tradizionali</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="40">
            <name>Date</name>
            <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1582">
                <text>2017</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="49">
            <name>Subject</name>
            <description>The topic of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1583">
                <text>Biodiversità</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="44">
            <name>Language</name>
            <description>A language of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1584">
                <text>Italiano</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="1585">
                <text>Francese</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
    <tagContainer>
      <tag tagId="9">
        <name>storia del territorio</name>
      </tag>
    </tagContainer>
  </item>
  <item itemId="197" public="1" featured="0">
    <fileContainer>
      <file fileId="195">
        <src>https://mail.archivio.reclaim.hosting/files/original/b9f703b45a280e770393183474c7328f.pdf</src>
        <authentication>7153553f1b5764bce248705898784901</authentication>
        <elementSetContainer>
          <elementSet elementSetId="4">
            <name>PDF Text</name>
            <description/>
            <elementContainer>
              <element elementId="57">
                <name>Text</name>
                <description/>
                <elementTextContainer>
                  <elementText elementTextId="1491">
                    <text>ASSOCIAZIONE AMICI DEL COLLEGIO VALDESE
Testi italiano/ francese dell’esposizione
“Un viaggio tra le piante di Edouard Rostan”
Pannello n.1
Percorrere l’ambiente significa non solo camminare ma anche guardare
Negli anni 80 dell’800 il botanico Edouard Rostan pensava che conoscere le piante del proprio
territorio significasse acquisire uno strumento di crescita individuale importante, e per questo donò
il suo erbario delle Valli valdesi al Museo valdese. I fogli di quell’erbario furono affidati al
professor Giovanni Maggiore che al Liceo valdese non solo li custodì e completò, ma che li usò
come prezioso strumento didattico anche per le sue uscite con le classi “sul campo”.
Oggi l’erbario è custodito al Museo valdese a Torre Pellice dove le sue digitalizzazioni sono
consultabili per i visitatori.
Il percorso che state per intraprendere racconta il territorio che avete intorno sia utilizzando la
fotografia che Rostan “scattò” attraverso il suo erbario quasi 150 anni fa sia raccontando come le
piante si muovono e dialogano con l’ambiente che le circonda, vengono raccontate e sono state
“usate” dall’uomo contribuendo a cambiare il paesaggio.
Un percorso che si inserisce in un duplice progetto: uno pensato nell’ambito della legge 482/99
sulle lingue minoritarie e che prova a raccontare con parole scritte e parlate (è sufficiente inquadrare
il Qrcode qui a fianco, quanto vedrete nelle tre lingue del territorio, l’italiano, il francese e
l’occitano); il secondo legato all’itinerario culturale europeo “Le strade degli ugonotti e dei valdesi”
che racconta un tratto di storia europea che ha attraversato questa valle e che ha visto la migrazione
forzata e il ritorno della popolazione valdese. Con loro si sono mosse anche le piante e il sapere per
coltivarle. Uno spostamento che ha rimodellato anche l’aspetto dei territori e che anticipa quello che
sul campo possiamo vedere guardando con attenzione quanto ci scorre a fianco camminando.
Le piante, come gli uomini, si muovono, colonizzano, hanno una storia, entrano in dialogo con
quanto le circonda; il viaggio che state per intraprendere vi parlerà proprio di questo…
Se déplacer dans l’environnement signifie non seulement marcher mais aussi regarder.
Vers 1880, le botaniste Edouard Rostan était convaincu que connaître les plantes de son
environnement permettait d’acquérir un outil important pour la croissance individuelle. C’est pour
cette raison qu’il fit don de son herbier des Vallées vaudoises au Musée vaudois. Les feuilles de cet
herbier furent confiées au professeur Giovanni Maggiore du Lycée vaudois qui non seulement les
conserva et les compléta mais les utilisa aussi comme précieux outil didactique lors de ses sorties de
classe « sur le terrain ».
Aujourd’hui, l’herbier est conservé au Musée vaudois de Torre Pellice où les visiteurs peuvent
consulter la version numérique.
L’itinéraire s’inscrit dans un double projet : l’un conçu dans le cadre de la loi 482/99 protégeant les
langues minoritaires (il suffit de scanner le QR code pour accéder aux textes dans les trois langues
du territoire : italien, français et occitan) et le second lié à l’itinéraire culturel européen « Sur les pas
des Huguenots et des Vaudois ». Ce dernier reparcourt les chemins de l’exil et du retour aux Vallées
du peuple vaudois ; ceux-ci avaient pris avec eux des plantes et les connaissances nécessaires pour
les cultiver. Ces déplacements ont contribué à façonner les territoires car les plantes, tout comme les
hommes, bougent, colonisent, ont une histoire et dialoguent avec l’environnement.
Le voyage que vous allez entreprendre va justement vous parler de tout ça…

�Pannello n.2
Pierre Edouard Rostan
Pierre Edouard Rostan (San Germano Chisone, 1826-1895) fu medico, botanico, amante delle
montagne, cultore delle tradizioni e delle parlate locali, l’occitano e il francese, promotore e primo
presidente della Société d’Histoire Vaudoise, stimolatore delle ricerche sulla storia e l’archeologia
delle valli.
La straordinarietà di questo personaggio sta nell’aver attraversato – dalla modesta e remota condotta
medica di Perrero – con le sue centinaia di lettere e con i suoi innumerevoli scambi di piante, il
mondo botanico ottocentesco di cui ci fa conoscere i nomi più prestigiosi, delle università e dei
musei di Firenze, Ginevra, Vienna, Parigi, San Pietroburgo, Stoccolma, Edimburgo, fin negli Stati
Uniti, Sud Africa e in Nuova Zelanda, dove sono conservati fogli dei suoi erbari. La sua
corrispondenza, quasi mille lettere sono conservate all’Archivio della Società di Studi valdesi, è
scritta quasi esclusivamente in francese, lingua che conosceva meglio dell’italiano, com’era
consuetudine nella popolazione valdese dell’Ottocento.
Benché le sue raccolte di piante siano andate perdute, tutte o in parte, durante la II Guerra mondiale,
possiamo valutare in forse 10-15.000 campioni la consistenza di quell’erbario, in larghissima parte
relativo alle Alpi Cozie; mentre si compone di 1.877 fogli quello conservato a Torre Pellice, e
regalato da Rostan per scopi didattici a uso degli studenti del Liceo valdese.
Quest’ultimo erbario si trova oggi al Museo valdese di Torre Pellice, ove è possibile consultarne i
contenuti grazie all’importante lavoro di informatizzazione effettuato al Museo Regionale di
Scienze Naturali di Torino.
Pierre Edouard Rostan
Pierre Edouard Rostan (San Germano Chisone, 1826-1895) était médecin, botaniste, grand amateur
de montagne et passionné par les traditions et les langues locales - l’occitan et le français. Il fut
promoteur et premier président de la Société d’Histoire Vaudoise, encourageant les recherches sur
l’histoire et l’archéologie des Vallées.
C’est un personnage extraordinaire qui, depuis son modeste et lointain cabinet médical de Perrero, a
été l’un des protagonistes du monde botanique du XIXème siècle. Avec ses lettres et ses
innombrables échanges de plantes, il nous a fait connaître les noms les plus prestigieux des
universités et des musées de Florence, Genève, Vienne, Paris, Saint-Pétersbourg, Stockholm,
Édimbourg, jusqu’aux États-Unis, Afrique du Sud et Nouvelle-Zélande, où des feuilles de ses
herbiers sont conservées. Sa correspondance, dont près d'un millier de lettres se trouvent dans les
archives de la Société d'études vaudoises, est rédigée presque exclusivement en français, langue
qu'il connaissait beaucoup mieux que l'italien, comme c'était l'usage au sein de la population
vaudoise au XIXe siècle.
Bien que sa collection de plantes ait été presque entièrement détruite pendant la Deuxième Guerre
mondiale, il a été toutefois possible d’estimer qu’elle se composait de 10-15.000 exemplaires, la
plupart provenant des Alpes Cottiennes. Les 1.877 feuilles conservées au Musée vaudois de Torre
Pellice ont été offertes par Rostan aux élèves du Lycée vaudois. On peut les consulter grâce à la
numérisation effectuée par le Musée Régional des Sciences Naturelles de Turin.

�Pannello n.3
Il paesaggio vegetale ieri e oggi
Il paesaggio vegetale è un quadro in continuo movimento frutto delle interazioni tra le attività
umane e i processi naturali.
La successione è quel processo attraverso il quale, col passare del tempo, le comunità vegetali si
sostituiscono l’una all’altra in uno stesso luogo.
Nel paesaggio esistono dunque delle logiche dinamiche che agiscono su un mosaico di ambienti
diversi (prati, boschi, coltivi, ecc.). Popolazioni animali e vegetali interagiscono tra loro e una serie
di perturbazioni o interferenze, tra cui quelle umane sono spesso determinanti, tendono a indirizzare
l’evoluzione della vegetazione. Tra l’abbandono di un seminativo (ad esempio un campo di patate),
la sua colonizzazione da parte di specie erbacee e legnose e la formazione di un nuovo bosco
possono passare in condizioni favorevoli pochi decenni.
In natura la stabilità è una condizione spesso fugace e illusoria, anche nel caso dello sviluppo finale
di una vegetazione forestale evoluta: si vengono a determinare dei cicli naturali nel bosco che sono
caratterizzati da fasi giovanili, fasi adulte e infine fasi di invecchiamento e deperimento, il cui crollo
favorisce l’installarsi di una nuova generazione di giovani alberi.
I prati e i pascoli di bassa e media quota sono ambienti semi-naturali che non esisterebbero in
natura se non grazie all’azione dell’uomo nel tempo tramite lo sfalcio o il pascolo: essi infatti si
sono originati dal taglio e dal dissodamento di antichi boschi e, nonostante ciò, costituiscono un
elemento ricco di biodiversità e di elevato valore sia da un punto di vista paesaggistico sia
economico.
Le paysage végétal, hier et aujourd’hui
Le paysage végétal est un tableau en perpétuel mouvement, fruit des interactions entre les activités
humaines et les évolutions naturelles.
La succession est ce processus par lequel, au fil du temps, des communautés végétales se
remplacent au même endroit.
Dans des conditions favorables, quelques décennies suffisent entre l’abandon d’une terre arable (par
exemple un champ de pommes de terre), sa colonisation par des espèces herbacées et ligneuses et la
formation d’une nouvelle forêt.
Les prairies et les pâturages de basse et moyenne altitude sont des milieux semi-naturels qui
n’existeraient pas sans le fauchage ou la pâture. Ils sont issus d’anciennes forêts défrichées et ils
constituent un milieu riche en biodiversité ; ils ont une grande valeur tant du point de vue du
paysage que du point de vue économique.

Pannello n.4
Prati, pascoli e piante da frasca
Fino al secondo dopoguerra sotto l’influenza delle attività agricole e pastorali si è venuto a creare
un paesaggio culturale legato all’economia di sussistenza. Di questo paesaggio sono testimoni
ancora oggi i prati e i pascoli, le piante da frasca (in maggioranza frassini,), le “barsaglie” (ovvero i
pascoli rupestri frequentati dalle capre), i terrazzamenti in pietra a secco in cui si praticavano le
colture della vite assieme a colture erbacee e i castagneti da frutto. Il castagno fino alla metà del

�Novecento ha consentito alla popolazione delle valli di vivere in grande sobrietà, ma in mirabile
equilibrio con l'ambiente.
Un tempo i boschi erano spesso radi, pascolati e di basso sviluppo (“buissonate”) a eccezione delle
“bandite” (vedasi quella degli Eyssart, che proteggeva l’omonima borgata), “i boschi neri” poco
accessibili come quelli della Biava o dell’Imeut (a base di abete bianco) o il “Bò de Ciarnira”,
“magnifique bois de tilleul” così menzionato nel “Guide des Vallées Vaudoises” di inizio XX secolo
nei pressi di Villanova, tra la borgata di Gardaou e il vallone di Coumbalira.
Rispetto ai tempi di Edouard Rostan oggi sono diventate rare certe piante dei prato-pascoli, le
specie avventizie delle colture come il gittaione (Agrostemma githago), presenti un tempo assieme
al grano saraceno. Nell’erbario di Rostan tra i campioni raccolti a Bobbio Pellice si trova la cuscuta
(Cuscuta europea), pianta parassita che è ancora possibile rinvenire localmente abbarbicata sopra le
ortiche.
Prairies, pâturages et arbustes
Jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, les activités agricoles et pastorales créaient un paysage
culturel lié à l’économie de subsistance dont témoignent encore aujourd’hui les prairies, les
pâturages, les futaies (en majorité des frênes, voir photo 1), les « barsaglie » (les pâturages rupestres
des chèvres), les terrasses en pierres sèches où l’on cultivait la vigne, avec d’autres cultures
herbacées (« autin », sur la photo n. 2 près du monument de Sibaud) et les châtaigniers. Jusqu’à la
moitié du XX siècle, les châtaigniers ont permis aux gens de vivre de manière très sobre mais en
équilibre avec l’environnement.
Autrefois, les bois étaient clairsemés, on y allait en pâture et surtout ils étaient très peu développés
(« buissonate ») à l’exception des « bandite » (comme celle des Eyssart qui protégeait le hameau),
les « bois noirs », peu accessibles comme ceux de la Biava ou de l’Imeut (composés essentiellement
de sapins blancs) ou le « Bò de Ciarnira », un « magnifique bois de tilleul », comme on le souligne
dans le Guide des Vallées Vaudoises, près de Villanova, entre le hameau de Gardaou et le vallon de
Coumbalira.
Par rapport à l’époque de Rostan, aujourd’hui certaines plantes des pâturages se font rares, telles les
espèces adventices comme la nielle des blés (Agrostemma githago), autrefois présente avec le
sarrasin. Dans l’herbier de Rostan, parmi les espèces récoltées on trouve la grande cuscute (Cuscuta
europe), une plante parasite des orties.

Pannello n.5
Le Piante in movimento
Così come noi le piante si muovono. I loro semi possono viaggiare utilizzando alcuni mezzi di
trasporto quali vento, acqua e animali. I semi volano, navigano oppure usano l’autostop di un
qualche animale di turno che ingerisce semi appetibili, oppure si attaccano ai loro peli. Lo scopo di
questi viaggi è spostarsi un po’ più distante rispetto alla pianta che li ha generati in modo da
diffondere la specie.
L’uomo entra prepotentemente in gioco nella dispersione delle piante! Nel corso della storia,
l’essere umano ha spostato semi da una parte all’altra del Pianeta, volontariamente oppure no,
spesso trasportando sotto le suole delle scarpe o nel risvolto dei pantaloni, carichi preziosi. La sorte
di questi “clandestini” è quella di non riuscire ad adattarsi alle nuove condizioni in cui vengono a
trovarsi, oppure di prosperare addirittura meglio rispetto alla terra natia, diventando ospiti
ingombranti per le specie autoctone.

�Ecco perché è difficile immaginarsi le specie presenti sul territorio anche solo un secolo fa: queste
cambiano, si spostano, imperversano, altre periscono senza che noi quasi ce ne accorgiamo. L’uomo
nel corso del tempo ha imparato a convivere con l’alternarsi delle specie vegetali, le conosceva e
sapeva di quali poteva fidarsi, piante medicinali, mangerecce, tintorie e quelle dalle quali doveva
diffidare o difendersi, specie infestanti delle coltivazioni, velenose.
Le piante, con l’uomo, continueranno a viaggiare come è sempre stato in tutta la storia di
convivenza tra specie vegetali e esseri umani.
Les plantes en mouvement
Les plantes bougent. Leurs graines peuvent voyager avec le vent, l’eau et les animaux. Elles volent,
naviguent ou font du stop étant ingérées ou s’accrochant aux poils. Le but est bien évidemment de
s’éloigner le plus possible de la plante originaire afin d’en diffuser l’espèce.
L’homme joue un rôle très important dans la propagation des plantes ! Tout au long de l’histoire, il a
déplacé les graines aux quatre coins de la planète, volontairement ou non, sous ses semelles ou dans
le revers de son pantalon. Le destin de cette précieuse cargaison « clandestine » a deux issues : soit
elle n’arrive pas à s’adapter aux nouvelles conditions soit elle prospère mieux qu’avant, devenant
souvent un hôte indésirable pour les espèces indigènes.
Voilà pourquoi il est très difficile d’imaginer les espèces qui étaient présentes sur le territoire il y a
un siècle. Elles changent, se déplacent, prospèrent ou périssent sans qu’on s’en aperçoive. Au fil du
temps, l’homme a appris à cohabiter avec l’alternance des espèces végétales, il les connaissait et
savait comment utiliser les plantes médicinales et comestibles, se méfiant des espèces venimeuses et
infestantes.
Comme depuis toujours dans l’histoire de la cohabitation entre l’homme et les espèces
végétales, les plantes continueront de voyager.

Pannello n.6
ll giardino botanico alpino “Bruno Peyronel”
Nel territorio di Bobbio Pellice è visitabile, in estate, un orto botanico che grazie alla propria quota
di 2.290 metri s.l.m. è tra i più alti d’Italia e d’Europa. Il Giardino è situato poco più a valle del col
Barant, sul versante che scende alla Conca del Prà, su una superficie di 17.000 metri quadrati. La
conformazione del sito e la ricchezza dei suoli e delle esposizioni danno naturalmente origine a una
decina di ambienti floristici rappresentativi della flora alpina del Alpi Cozie.
Il Giardino del Colle Barant è stato inaugurato dalla Comunità montana val Pellice nel 1991 ed è
dedicato al prof. Bruno Peyronel, illustre botanico originario della val Germanasca scomparso nel
1982.
Nel Giardino sono state classificate oltre 300 specie spontanee naturalmente presenti, di cui 15
endemiche e oltre 30 inserite tra le piante a protezione assoluta: si tratta di una biodiversità floristica
stimata del 30% superiore a quella di analoghe stazioni alpine. Possiamo ammirare la vegetazione
delle rocce, la zona di greto, la valletta nivale, il pascolo alpino, gli arbusteti e la zona umida dove
si trova la Gentiana rostanii. specie scoperta da Edouard Rostan e a lui intitolata.
In luglio e agosto l’area viene allestita con cartelli esplicativi e presidiata dai botanici
dell’Associazione Naturalistica Pinerolese, che propongono visite guidate per evidenziare la
peculiarità dell’ambiente alpino e le conseguenti strategie di sopravvivenza delle piante.
Il Giardino è raggiungibile in circa 90 minuti sia dal rifugio Barbara Lowrie che dal rifugio Willy
Jervis: l’avvicinamento a piedi consente una progressiva immersione nell’area di pregio ambientale
e giunti sul Colle ci si può rifocillare al rifugio escursionistico Barant.
www.giardinopeyronel.it

�Le jardin botanique alpin « Bruno Peyronel »
Sur le territoire de Bobbio Pellice, on peut visiter pendant l’été un jardin botanique qui est l’un des
plus élevés d’Europe avec ses 2.290 m d’altitude. Il se situe près du Col Barant, sur le versant qui
descend vers la Conca du Pra, et s’étend sur une superficie d’environ 17.000 mètres carrés. La
conformation du site, la richesse de ses sols et son exposition permettent le développement de plus
de dix milieux floristiques, représentatifs de la flore alpine des Alpes Cottiennes.
Le Jardin du Col Barant a été inauguré par la Comunità Montana Val Pellice en 1991 et est dédié à
Bruno Peyronel, un illustre botaniste du Val Germanasca disparu en 1982.
On a classé plus de 300 espèces spontanées, dont 15 sont endémiques et plus de 30 sont répertoriées
parmi celles strictement protégées : il s’agit d’une biodiversité floristique de 30% supérieure à celle
d’autres stations alpines similaires. Nous pouvons admirer la végétation des rochers, de la zone des
lits de gravier, de la vallée nivale, des pâturages alpins, des arbustes et de l’aire humide où pousse la
Gentiana rostanii, une espèce découverte par Rostan et qui porte son nom.
Pendant les mois de juillet et d’août, la zone est aménagée avec des panneaux explicatifs. Des
botanistes de l’Associazione Naturalistica Pinerolese proposent des visites guidées illustrant les
particularités du milieu alpin et les stratégies de survie des plantes.
Le jardin est accessible à pied en 90 minutes environ, aussi bien depuis le refuge Barbara Lowrie
que depuis le refuge Willy Jervis. L’approche permet une immersion progressive dans cette aire de
valeur environnementale et une fois au col, on peut se restaurer au refuge Barant
www.giardinopeyronel.it

�</text>
                  </elementText>
                </elementTextContainer>
              </element>
            </elementContainer>
          </elementSet>
        </elementSetContainer>
      </file>
    </fileContainer>
    <collection collectionId="1">
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="1">
          <name>Dublin Core</name>
          <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
          <elementContainer>
            <element elementId="50">
              <name>Title</name>
              <description>A name given to the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="2">
                  <text>Attività culturali</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="41">
              <name>Description</name>
              <description>An account of the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="3">
                  <text>Le Attività Culturali di promozione linguistica si propongono l’obiettivo principale di valorizzare e diffondere in maniera efficace studi, materiali e ricerche circa la minoranza linguistica storica, ma anche quello di proporre attività e azioni di diverso genere rivolte sia alla popolazione locale, per riappropriarsi della propria cultura linguistica e della propria identità, con un occhio attento alle nuove generazioni, sia a quella turistica, per poter meglio comprendere la storia dei luoghi che sta visitando.</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </collection>
    <itemType itemTypeId="1">
      <name>Text</name>
      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
    </itemType>
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1492">
                <text>Un viaggio tra le piante di Rostan - Pannelli</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="39">
            <name>Creator</name>
            <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1493">
                <text>Associazione Amici del Collegio Valdese</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1494">
                <text>Pannelli descrittivi dell'itinerario storico naturalistico intitolato a E. Rostan</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="40">
            <name>Date</name>
            <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1495">
                <text>2021</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="49">
            <name>Subject</name>
            <description>The topic of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1496">
                <text>Escursioni</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="1750">
                <text>Biodiversità</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="44">
            <name>Language</name>
            <description>A language of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1497">
                <text>Francese</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="1498">
                <text>Italiano</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
    <tagContainer>
      <tag tagId="1">
        <name>sentieri ed itinerari</name>
      </tag>
    </tagContainer>
  </item>
  <item itemId="196" public="1" featured="0">
    <fileContainer>
      <file fileId="194">
        <src>https://mail.archivio.reclaim.hosting/files/original/a4ccad4127f5010c1678788d76afe337.jpeg</src>
        <authentication>0a1bd0e35d798d542bb14c7930c11a4b</authentication>
      </file>
    </fileContainer>
    <collection collectionId="1">
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="1">
          <name>Dublin Core</name>
          <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
          <elementContainer>
            <element elementId="50">
              <name>Title</name>
              <description>A name given to the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="2">
                  <text>Attività culturali</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="41">
              <name>Description</name>
              <description>An account of the resource</description>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="3">
                  <text>Le Attività Culturali di promozione linguistica si propongono l’obiettivo principale di valorizzare e diffondere in maniera efficace studi, materiali e ricerche circa la minoranza linguistica storica, ma anche quello di proporre attività e azioni di diverso genere rivolte sia alla popolazione locale, per riappropriarsi della propria cultura linguistica e della propria identità, con un occhio attento alle nuove generazioni, sia a quella turistica, per poter meglio comprendere la storia dei luoghi che sta visitando.</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </collection>
    <itemType itemTypeId="1">
      <name>Text</name>
      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
    </itemType>
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1485">
                <text>Un viaggio tra le piante di Rostan - Locandina</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="39">
            <name>Creator</name>
            <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1486">
                <text>Associazione  Amici del Collegio Valdese</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1487">
                <text>Locandina dell'itinerario storico naturalistico intitolato a E. Rostan</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="40">
            <name>Date</name>
            <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1488">
                <text>2021</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="49">
            <name>Subject</name>
            <description>The topic of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1489">
                <text>Escursioni</text>
              </elementText>
              <elementText elementTextId="1749">
                <text>Biodiversità</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="44">
            <name>Language</name>
            <description>A language of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1490">
                <text>Italiano</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
    <tagContainer>
      <tag tagId="1">
        <name>sentieri ed itinerari</name>
      </tag>
    </tagContainer>
  </item>
</itemContainer>
